samedi 9 novembre 2019

SEMAINE DU 4 AU 10 NOVEMBRE: ÉVANGILES

SEMAINE DU 4 AU 10 NOVEMBRE: ÉVANGILES

LUNDI 4 NOVEMBRE. Lc 14, 12-14


Si on revient aux versets précédents, tout se passe au cours d'un repas. Jésus commence le jour du Sabbat par guérir un homme atteint d'hydropisie, puis il y a l'histoire des premières places: quiconque s'élève sera abaissé et quiconque s'abaisse sera élevé. Une sentence. 
Dans cette péricope Jésus d'adresse directement à celui qui l'a invité. La question que l'on peut se poser, c'est dans quelle catégorie se met Jésus? Qu'est ce qu'il apporte lui? Est ce qu'il va rendre l'invitation? Peut-être oui, mais pas dans le ici et maintenant..

12 En ce temps-là, Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour. 

13 Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ;

14 heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

Une belle béatitude.. Heureux seras tu.. Cela te sera rendu à la résurrection des justes (et tu seras considéré comme un juste).


MARDI 5 NOVEMBRE: Lc 14, 15-24

15 En entendant parler Jésus, un des convives lui dit : « Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! »

A la béatitude précédente, un convive répond. Il a bien compris que la récompense est pour le futur. Et heureux celui qui partagera ce repas. Et là, on a une réponse de Jésus qui n'est pas triste, si je puis dire; ceux qui seront invités à ce festin, ce seront les autres, ceux qui sont dehors, qui n'ont pas le droit d'être invités.. Et vous, qui avez toujours mieux à faire, vous allez laisser passer l'heure. 

16 Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. 

 C'est un grand dîner, donc on a l'idée de somptueux. Et l'idée de réception avec beaucoup. On ne sait pas qui est ce "monde". S

Seulement il y a un hic. L'invitation est faite, mais on ne sait pas quand elle prendra effet. Alors on l'oublie un peu cette invitation et on finit même par l'oublier. Et un jour.. ou plutôt un soir, voilà qu'on vous la rappelle cette invitation.

17 À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.” 
18 Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.” 
19 Un autre dit : “J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi.” 
20 Un troisième dit : “Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne peux pas venir.”

Et du coup, impossible de laisser tout en plan, et les excuses pleuvent. Enfin il n'y en a que trois. Sont-ils prototypes de toutes les excuses? Il y a deux excuses motivées pas l'argent, (achat d'un champ, donc extension de son domaine, et achat de bœufs, ça ce serait l'objet dont on a envie et dont il faut se servir tout de suite) et une excuse motivée par l'affectif. Oui, c'est finalement bien représentatif.  

 21De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.” 

Là c'est dans la ville que le serviteur va cherchez les pauvres, et les infimes. 

22 Le serviteur revint lui dire : “Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place.” 
23 Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie. 

Et là, c'est dehors. Comme si ça prenait aussi ceux qui sont vraiment à l'extérieur, mais les même, les pauvres et les infirme. 

Quant à faire rentrer de force, cela me paraît toujours aussi curieux. C'est un peu comme si le maître avait peur que les invités voyant ce qui se passe, essayent de forcer le passage, de s'emparer des places encore laissées; disponibles ou vides. 

24 Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner.” »

 A la fin des temps, qui sera donc le bienheureux? Celui qui comme Dieu aura invité les pauvres et les infirmes? Quant aux invités, (Israël?), la punition est sévère.. Mais c'est une parabole. 

MERCREDI 6 NOVEMBRE  Lc 14, 25-33

On passe sans transition à la reprise de la route. Peut-être que l'idée, faire route avec Jésus, ne pas savoir (ne pas bien savoir où il va) est importante. Et dans une foule, on est un peu perdu. On a eu ce qui s'est passé au cours d'un repas, et les repas, je me dis que si on en fait le compte, ça doit en faire beaucoup, et cela renvoie quand même à l'oralité; et je me dis que Jésus est beaucoup là comme pour combler l'oralité et l'oralité c'est quand même le stade de formation le plus important pour l'être humain. Et c'est lui qui va combler les vides, les manques, les besoins. Seulement pour qu'il puisse faire cela, le moins que l'on puisse dire, c'est que la médication peut sembler un peu amère..

25 En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : 

Je suppose qu'il n'avait pas de porte voix. Alors je vous bien tous les gens qui se disent, mais qu'est ce qu'il dit, qu'est ce qu'il a dit… Et on leur donne la couleur..

26 « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. 

27 Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.

On a deux fois, "ne pas être mon disciple". De fait dans le premier Testament, Dieu est quand mis en permanence à la première place. Et là Jésus fait pareil. Il se met à la première place, mais d'une manière concrète: le préférer lui à… et c'est peut-être aussi le chemin qui mène au Père .

Puis, il y a la croix, avec mon éternelle question, qu'est ce que la croix représentait du temps de Jésus? Est ce que ce serait une sortie d'ajout de Luc, pour les disciples venus des nations? Porter sa croix, se reconnaître comme le dernier des derniers, aller vers la mort (parce que la croix c'est ça) mais savoir que par la croix on va vers la vie (et là ce serait du Paul). Je ne sais pas. Mais il y a bien la nécessité de passer par cette étape pour être son disciple. 

 28 Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? 
29 Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui 
30 “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” 

31 Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? 
32 S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. 

Là, on a comme deux petites paraboles qui semblent dire: est ce que vous en êtes capables vous qui me suivez un peu comme des moutons, qui attendez des miracles, alors que je vais vers la mort?  Réfléchir avant d'agir, sauf que mon expérience, c'est bien que lorsque j'ai été regardée par Jésus, je ne me suis pas posé de question, j'ai changé et j'ai choisi de faire avec lui.

33 Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »

Et finalement la péricope se conclue bien par le début et une sentence: celui qui ne renonce pas… Ne peut pas être mon disciple. 
On a là, d'une manière très synthétique ce que Jésus attend et demande. Mais là encore, dans une dimension de catéchèse, lui l'a fait le premier. Et on revient un peu à l'épitre aux Philippiens ou à Paul qui dit qu'il considère le monde comme une ordure.

JEUDI 7 NOVEMBRE: Lc  15, 1-10

Il y a les foules. La foule soit elle vient pour écouter, soit elle vient pour demander, soit elle vient pour suivre (disciples). Et il y a les repas, et il y a les repas où Jésus est invité /il s'invite; Marthe et Marie, Zachée, Lazare et les repas où il est invité (pharisiens) et où ça ne se passe pas bien. Dans le chapitre 14, on a la longue séquence du repas, puis la foule qui suit, et qui finalement se fait remonter les bretelles. A savoir, si vous voulez être mes disciples, réfléchissez, parce que ce que je vous demande, ce n'est possible que si l'esprit est en vous.. Du coup, on se sent tellement impuissant que les paraboles qui s'adressent ici à ceux qui sont rejetés, parce que cette foule là existe aussi, à ceux qui ne sont pas capables, sont des paraboles qui donnent de l'espoir. Même si vous égarez, j'irai vous chercher. Même si vous perdez une partie du trésor donné par Dieu, si vous rompez l'alliance, vous retrouverez l'alliance.

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
 Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » 

 On a donc deux groupes, les "moches" et les "purs". Et une fois de plus les purs ne comprennent pas ce que fait Jésus; c'est hors normel. Manger avec eux. Importance de l'oralité..

Alors Jésus leur dit cette parabole :

Il s'adresse aux pharisiens qui sont censés être riches..
 « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? 5Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, 
et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !” 

Peut-être faut-il opposer la récrimination à la joie. 

7Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. »

et la joie dans le ciel qui répond à la joie sur la terre. 

 Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? 

Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !” 
A nouveau la joie.  Pièce retrouvée. Couronne refaite, alliance retrouvée.

10 Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »

Manifestement le fil conducteur c'est le mot joie. Et on verra dans la parabole suivante que cette joie est loin d'être partagée par tous, qu'elle peut même générer de la jalousie.. Et 

VENDREDI 8 NOVEMBRE. Lc 16, 1-8.

Et bien non, pas la parabole du fils. On saute…

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. 
Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.” 

C'est étonnant. Cela vient direct après les deux fils. Là on a un intendant qui s'en met plein les poches au détriment de son maitre. Il soustrait, il se sert. Il dilapide comme le premier fils faisait dans la parabole. Et là, la sentence vient de l'extérieur.. On prévient le maître. Du coup, comme le fils, il se demande comment sortir de cette mauvaise situation.

Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. 
Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.” 

Comme me fils, il "rentre " en lui-même, pour trouver une solution. Là il ne tourne pas vers le patron (le père), mais vers les autres, ce que le fils ne pouvait plus faire, puisqu'il était devenu un pauvre parmi les pauvres. Et la solution c'est que les autres, lui doivent quelque chose à lui, qu'il allège leur dette, de manière astucieuse. Pas trop, mais suffisamment pour que la dette soit là. 

Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” 
Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.” 
Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.”

 Je pense que de nos jours, cela s'appelle des faux en écriture.. Mais il est possible aussi que le gérant ne triche qu'un peu, parce qu'il vivait lui-même de ce devaient les autres. 

 8Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. »

 D'accord il fait son éloge, mais il ne le garde pas pour autant. Peut-être que Jésus veut faire comprendre qu'on doit continuer à se servir de son intelligence quand on sert le royaume, et trouver des solutions qui ne tomberont pas du ciel. C'est un peu aide toi et le ciel t'aidera, sauf que ce n'est pas très honnête..

SAMEDI 9 NOVEMBRE. Jn 2, 13-22. Basilique St Jean de Latran.

13 Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. 

Fête juive, donc les agneaux qu'on doit sacrifier, sauf que normalement ils ne devaient pas être dans le temple. D'où ce qu'on appelle la colère de Jésus.

14 Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. 
15 Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, 
16 et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » 

Il y a de l'action, chasser les marchands d'animaux, ainsi que les animaux. 
Jeter par terre la monnaie des changeurs. 
Mais aussi de la parole, qui finalement explique l'action: enlevez cela d'ici. Cessez de faire de la maison de "mon" Père, une maison de commerce. Autrefois on disait une maison de voleurs. 

17 Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : ‘L’amour de ta maison fera mon tourment.’ 
Et une sorte de première conclusion (comme il y en aura une autre juste après), des disciples, qui comparent je pense Jésus à ces hommes Pinhas et Judas Maccabée. Mais la phrase doit être une phrase de psaume:69, 9: car le zèle de ta maison me dévore, et les outrages de ceux qui t'insultent tombent sur moi et 119? 139; mon zèle me consume, parce que mes adversaires oublient tes paroles.

Il y a déjà là, un accomplissement comme cela se fera sur la croix;

18 Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » 
19 Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »
 20 Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » 

Des disciples qui n'ont rien compris (car quand se sont-ils souvenus de cette phrase), on passe aux "juifs" dont à mon avis beaucoup se réjouissent, car Jésus s'oppose aux grands-prêtres qui cherchent à faire du bénéfice.. Le signe renvoie à l'autorité: qui es-tu pour te permettre de faire cela. Et là comme souvent dans Jn, ça dérape. Jésus se pose en magicien (comme dans ces contes où il faut construire un palais merveilleux en quelques jours, pour pouvoir épouser la fille du roi, ou pour garder la vie.

21 Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. 
On a là, la clé de lecture, mais elle ne devient compréhensible que dans "après coup"
22 Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

Et cela se conclue de nouveau par une phrase qui concerne les disciples, mais qui renvoie à la foi.

DIMANCHE 10 Lc 20, 27-38

On est à Jérusalem, et bien proche de la passion. Et là, on démarre ces conflits, qui ont plus ou moins pour but de faire condamner Jésus, comme un faux prophète (donc à la lapidation). Et je pense que les sadducéens proposent un cas d'école; montrer que la résurrection n'a pas de sens.

27 En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus
28 et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : ‘Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.’ 

 On part sur une phrase, et on veut montrer qu'elle peut être absurde, ce qui est une contestation quand même vigoureuse du pentateuque. 

29 Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; 
30 de même le deuxième, 
31 puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. 
32 Finalement la femme mourut aussi. 
33 Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » 

Donc la petite histoire. Pauvre femme qui se tape les 7 mecs. Qui est stérile dans cette histoire? Donc étonnant qu'elle n'aie pas été répudiée…

34 Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. 
35 Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, 
36 car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. 

Intéressant la distinction que Jésus fait entre les enfants de ce monde, qui en ayant des enfants, continuent à vivre. Cette prospérité là, étant une sorte d'éternité. 
Mais il y a le monde à venir, le monde d'après. Et pour Jésus, ceux qui entreront dans cette vie là, n'auront plus besoin d'éternité. Donc plus de mariage; mais aussi une phrase magnifique au présent: ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.

37 Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur ‘le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.’
38 Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. »

 Là, on peut dire qu'il cloue le bec des sadducéens, mais là encore avec une phrase magnifique: "tous en effet vivent pour lui". Et cela c'est déjà ce que Jésus fait quand il est sur la terre des vivants.

dimanche 3 novembre 2019

SEMAINE DU 28 OCTOBRE AU 3 NOVEMBRE. ÉVANGILES.



LUNDI 28 OCTOBRE: Apôtres. Lc 6, 12-19 (retour de Bretagne…)

Texte en deux temps. Jésus seul qui doit choisir. Alors il prend son temps. Il va ailleurs. La montagne, le lieu qui rapproche de Dieu. Et il passe toute la nuit. Et le lendemain, c'est l'appel. C'est lui qui choisit, qui nomme (enfin pour Pierre), mais il donne bien un nom; apôtres. 

Puis temps deux. On quitte la montagne, on va vers le terrain plat et là il y a 'd'autres disciples, et la foule.

Et la foule, elle attend son prophète, son guérisseur, son exorciste.  Pas son Messie, enfin je ne pense pas. Ils sont aussi venus pour être enseignés (le semeur sorti pour semer).. 

1 2En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. 
13 Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres : 
14 Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, 
15 Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote,
16 Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître. 

17 Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. 
18 Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé. 
19 Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.

 J'aime cette dernière phrase.  Il y a de l'incarné là-dedans. Il y a aussi cette idée de la présence de l'esprit, en Jésus, qui agit de manière autonome. Il va vers la personne malade, vers la personne possédée, et il pénètre en elle et la sauve. Car là, il s'agit bien de salut. La force les guérissait tous.


MARDI 29 OCTOBRE. Lc 13,18-21

C'est un évangile que j'aime bien. Il y  a le "jetée" dans son jardin. Quel jardin? Il y a ce geste. Elle est tombée un peu n'importe où, mais la terre était meuble et a pu l'accueillir, la garder en elle, lui donner le temps de s'enfoncer, et de donner naissance. Importance su temps. Importance de la patience et même de ne pas savoir ce que cette graine (la plus petite je crois lit-on ailleurs) qui devient quelque chose de grand et d'utile, en tous les cas pour les oiseaux du ciel. .

J'aime bien aussi les phrases qui rythme le texte.. 

18 En ce temps-là, Jésus disait : « À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ? 

Jésus se questionne? A quoi vais-je le comparer? 


19 Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. » 

Et la comparaison c'est un peu celle du semeur, mais il ne sème pas vraiment. Il a cette graine dans la main et il la jette un peu au hasard. Le jardin n'est pas le champ. C'est un lieu clos. Est ce qu'on plante une graine de moutarde dans un jardin? Etonnant. Toujours est-il qu'elle devient, peut-être pas un arbre, mais un arbuste. Et dans les buissons, les oiseaux peuvent faire leur nid.

20 Il dit encore : « À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ? 
21 Il est comparable au levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »

Là je pense toujours à Sara, qui se retrouve avec ses trois mesures de farine, qui doit faire du pain pour les hommes que son mari à invités/3 mesures… 3 hommes… Une ville détruite, une naissance. Le chêne de Mambrée. Et ça prend du temps..


MERCREDI 30 OCTOBRE: LC 13, 22-30

Ma réflexion du matin c'était su le "maitre de maison", parce que selon les textes il est bien différent.
Le premier texte, c'est l'ami inopportun et là le maitre de maison qui est dedans se lève et ouvre et donne, il répond à la prière. Lc 11, 5-8
Ensuite il y le maitre de l'épisode des serviteurs quelconque. Celui là, il ne fait pas de cadeaux. Luc 17, 5-10
Il y a le maitre qui s'il avait su quand le voleur serait arrivé aurait.. Luc 12, 39 qui débouche sur l'intendant fidèle.
Lc 14, 21; les invités qui ne viennent pas, et le maître qui invite les pauvres, les estropies, …

Il y a le maître du dedans de la maison.. Celui fait entrer ou sortir, qui donne, qui se fait servir ou qui sert..Bref c'est le même et pas le même.. Ne pas avoir de préjugés sur Dieu.. Ne pas mettre la main sur une image qui peut satisfaire, parce que le contraire est là. Et aujourd'hui, c'est un peu ce qui est présenté.

22 En ce temps-là, tandis qu’il faisait route vers Jérusalem, Jésus traversait villes et villages en enseignant. 

Là, normalement  Jésus va vers Jérusalem, mais on ne sait pas trop où il va. Simplement, pas de miracles, mais des enseignements. Donc c'est peut-être dans ce cadre là que la question lui est posée.

23 Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » Jésus leur dit : 
24 « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas. 

Et là on a une sentence: efforcez vous d'entrer par la porte étroite.. Avec la notion que ce n'est pas facile. Comment s'y prendre?

25 Lorsque le maître de maison se sera levé pour fermer la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : “Seigneur, ouvre-nous”, il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes.” 

On peut supposer là, qu'il s'agit de la fin des temps. Quand tout sera fini, accompli. Sauf qu'on ne sait pas si le maître c'est Jésus ou D.ieu.. Et la réponse est très dure, elle évoque celle de la parabole des vierges sages et insensées. Il y a aussi une porte fermée. Et on n'a pas la formule magique de "Sésame ouvre toi".

26 Alors vous vous mettrez à dire : “Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.” 
27 Il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice.” 

Ce que dit Jésus, c'est "vous pensez que le seul fait de me voir, de m'écouter, de manger avec toi, ça suffit, mais ce que je demande c'est bien plus que cela".

28 Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors.
29 Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin 
dans le royaume de Dieu.

 Et là, comme souvent chez Luc, ça s'élargit aux nations.. Vous vous n'entrerez pas, parce que vous avez écouté sans faire. Et là c'est comme si la phrase "écoute Israël" n'avait pas porté ses fruits. Tu as entendu, mais tu n'as pas écouté, tu ne m'as pas écouté. Alors les nations qui m'auront reconnu, elles entreront. 

30 Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »

Et une phrase sentence: il y a des derniers (ceux que vous considérez comme des nuls, des impies, des publicains) qui seront les premiers à entrer, et des premiers (vous) qui seront tout au fond.. Ce qui renvoie à la parabole de celui qui est invité au repas et qui prend la meilleure place. 

JEUDI 31 OCTOBRE. Lc 13, 31-35 


31 En ce jour-là, quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire : « Pars, va t’en d’ici : Hérode veut te tuer. »

Comme quoi, certains pharisiens ne veulent pas sa mort et le mettent en garde. En principe, si on se base sur le texte d'hier, il est quelque part pour aller à Jérusalem. 

32 Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui et demain, et, le troisième jour, j’arrive au terme. 

Le troisième jour… Je sais que Dieu me relèvera (ce doit être cette phrase dans Osée ou dans Amos, je ne sais jamais). Arriver au terme. Jésus a un projet. Cela reprend presque le "il prit avec courage ou avec détermination la route de Jérusalem).

33 Mais il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem. 

Là on  a comme une annonce prophétique. Et pourtant s'il est mort à Jérusalem, il est mort en dehors des murs..

34 Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! 

Bien sûr quand je lis ce texte, je pense à cette église, en face des murailles du temple, Dominus Flevit, avec son dôme en forme de larme et la fresque de la poule sur un des murs. 

35 Voici que votre Temple est abandonné à vous-mêmes. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz : ‘Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !’ »

Si le Temple est abandonné à vous-mêmes, cela veut dire que Dieu n'est pas ou plus présent, puisque Dieu est en Jésus. Mais la phrase, Beni celui qui vient au nom du Seigneur, elle sera bien dite le jour de l'entrée à Jérusalem, mais là, à qui est-elle censée s'adresser? Aux juifs ou à ceux des nations? 

VENDREDI 1° NOVEMBRE: TOUSSAINT. Mt 5, 1-12

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. 
Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : 

On a un cadre, une montagne que Jésus gravit, il monte, il est en haut, et il a quelque chose à donner, il enseigne, il va donner des paroles, différentes de celles de Moïse. Il n'y a que le calme sans cette séquence.

« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.

Là, c'est déjà donné. Ceux qui ont conscience du donateur, qui ne s'approprient pas le don, ont Dieu en eux, et donc le royaume.

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. 
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. 
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. 

Et là, on passe à un futur, de quel futur s'agit- l? 
Qu'est ce qui fait pleurer? Quand Jésus pleure, c'est parce qu'il n'est pas entendu, parce que le royaume est rejeté. 
Qui sont les doux? Ceux qui sont comme lui, doux et humbles de cœur? La terre en héritage, c'est dans un psaume, je crois 36 (ou 35). 
Qui sont ceux qui ont faim et soif de justice, et de quelle justice s'agit il? parce que ceux là, il sont les plus nombreux.

Peut-être que cela fait une triade. Ceux qui ont le cœur broyé, ceux qui ont le cœur humble et doux, ceux qui sont révoltés par le manque de justice. Mais le "rasssassié" c'est le propre de Jésus. Peut-être qu'il parle aussi de lui. Venez à moi, vous tous qui…

7Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. 
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. 
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. 
10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. 


Là, c'est une autre séquence. Pratiquer la miséricorde, avoir le cœur pur (pas si simple ça), ne pas faire régner la discorde, et être persécuté pour la justice. 
Voir Dieu, être appelé fils de dieux, avoir le royaume. 

Là encore je peux penser que le modèle, c'est Jésus.

11 Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
12a Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »
Et la finale, Lui en nous, nous en Lui.

SAMEDI 2 NOVEMEBRE. Mt 25, 31-46 
Et c'est reparti pour les brebis et les vilains boucs, ou chèvres.



3 1En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. 
32 Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : 
33 il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. 

34 Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. 
35 Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; 
36 j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” 
37 Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
38 tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? 
39 tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” 

40Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” 

41 Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. 
42 Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; 
43 j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.
44 Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?”
 45 Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”
 46 Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Heureusement Daniel a pris un autre texte: Luc 12,35-40

J'aime ce maître que se met en tenue de service et qui passera pour les servir. 


35 Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées.
36 Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.
37 Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.
38 S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !
39 Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
40 Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »


DIMANCHE 3 NOVEMBRE. Lc 19, 1-10

En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. 
Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. 
Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. 
Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. 


D'abord il y a eu l'aveugle, et là il y a Zachée. 
Si comme le dit le dictionnaire des prénoms, Zachée vient de Zakkaï en araméen, le juste, ou dans d'autres traduction le pur. Et Jésus va lui redonner son sens premier et c'est magnifique. 
Au début, on a cet homme qui grimpe en haut pour voir. Si on compare avec Bar Timée, lui aussi voulait voir, et il faisait du bruit pour être finalement vu. Là, Zachée veut juste voir. A t il entendu parler de Jésus? Il est quand même assez loin de la Galilée. Jéricho n'est pas si loin de Jérusalem, mais il veut voir, mais pas être vu, contrairement à l'aveugle qui lui sait qui est Jésus et et veut quelque chose pour lui. Je pense que Zachée ne veut rien..

5Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » 

Et là, lui qui ne voulait pas être vu, il est vu, il est appelé par son nom. Il doit descendre vite. Et ça ne peut pas attendre, parce que le destin de Jésus c'est Jérusalem. Mais il faut (et c'est important) qu'il (Jésus) décale son emploi du temps pour aller demeurer. Je crois que ce verbe chez Luc, n'est pas si fréquent, mais c'est la position de Marie qui demeure au pieds de Jésus. Demeurer, visiter, rester. Car dans demeurer, il y a quelque chose de permanent. Et cela revient presque à dire que Jésus sait que quelque chose va changer chez ce petit homme, considéré comme le dernier des derniers..


Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. 

Et vite il descendit… Vite… vite.. Et c'est avec joie qu'il accueille Jésus. Peut-être que dans la voix, dans l'appel, dans le regard, quelque chose s'est passé. 

Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. » 

Maintenant qui est le tous? Est ce qu'ils sont jaloux? C'est bien possible. Pourquoi lui, pourquoi pas moi.. C'est vrai que quand on lit certaines histoires actuelles de rencontre de Jésus avec des personnes qui n'ont pas bonne réputation, on peut se dire, mais pourquoi lui, pourquoi pas moi. 

Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » 
 Je pense que la notation, Zachée debout est une image de résurrection. Il n'est plus le petit qui se cache. Et il propose deux choses: donner ses biens (la moitié) aux pauvres et là, il respecte la loi et ensuite le tort. Mais normalement c'est deux fois et pas quatre. Donc soit il veut réparer au centuple, soit de fait il n'a pas à réparer..

Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. 

Ce qui est certain c'est que Jésus dit que le salut est arrivé pour cette maison. Et la maison c'est la lignée. Et c'est bien pour tous les fils d'Israël que Jésus est venu. 

10 En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »
Quant à venir chercher et sauver ce qui était perdu, il y a une double action, mais avec la possibilité pour l'être humaine de dire non. Il faut reconnaître qu'on est dans la perdition pour accepter le salut et c'est peut-être ce que Zachée a vécu, dès que Jésus l'a regardé, quand il était accroché à son sycomore.

En hébreu : Shikma : שִׁקְמָה
  
Arbre de grande envergure atteignant facilement 20 mètres de haut.
Ces branches basses se développent horizontalement. Le sycomore de la Bible est le Ficus sycomorus.


Connu sous le nom du figuier d'Égypte, Natif de la SHEFELA (1 Rois 10,27), il est le symbole de réhabilitation parce qu'il développe de nouvelles branches quand on le coupe. Même totalement enseveli dans le sable, il continue de croitre.

Mais venant d'Egypte, il n'a pas bonne réputation. Il est comme Zachée..

mardi 29 octobre 2019

SEMAINE DU 21 AU 27 OCTOBRE. EVANGILES.



LUNDI 21 OCTOBRE: Lc 12, 13-21

Je suis assez frappée en ce moment par les "sentences" de Jésus qui émaillent l'évangile de Luc, et qui bien souvent encadrent une parabole. Là on a " gardez vous de toute avidité, car la vie de quelqu'un même dans l'abondance, ne dépend pas de ce qu'il possède" avec une réflexion sur le mot "vie".  Et "Voici ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même et non pour Dieu".

La question de l'héritage renvoie à la mort. Un parent est mort, et on a son héritage qui peut donner l'impression d'avoir, donc de vivre mieux. Mais, ce n'est pas de cela dont Jésus parle. On va te redemander ta vie, dit Dieu..

13 En ce temps-là, du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » 
14 Jésus lui répondit : « Homme, qui donc m’a établi pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »

j'ai toujours bien aimé (ou trouvé un peu gonflés) ces personnages qui de fait interpellent Jésus (je me dis qu'ils ne manquent pas d'air), qui l'interrompent. Là, il me semble que Jésus lui cloue un peu le bec. Mais cela va permettre de rebondit sur autre chose. 

15 Puis, s’adressant à tous : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. » 

On pourrait dire que Jésus "rebondit". Il y a eu le dialogue, et là, il y a une parole pour tous. Et donc la sentence, avec le double sens du mot vie.

16 Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont le domaine avait bien rapporté. 
17 Il se demandait : “Que vais-je faire ? Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.” 

On a donc un homme qui est déjà riche (béni de Dieu?) et qui devient encore plus riche et qui ne sait pas où mettre sa récolte. Mais donner aux autres, manifestement ça ne lui vient pas. Et c'est là où il y a vie et vie.

18 Puis il se dit : “Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens. 

Là, il trouve une solution. Démolir et reconstruire. Engranger, ne rien perdre.
19 Alors je me dirai à moi-même : Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition, pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.” 

Et là, c'est bizarre. Comme si cet homme, se retirait de la course, ne plantait plus. Il a de quoi vivre et il fait un peu comme Quohélet. Il est dans la plénitude, il a vaincu le manque. Il est un peu comme l'homme riche qui ne voit pas Lazare. Est-ce cela jouir de l'existence?

20 Mais Dieu lui dit : “Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ?” 

Là, c'est un peu comme un midrash. Dieu est présent et il parle.Jésus dit que traiter son frère de fou, ce n'est pas bien. Mais pour Dieu, ça ne se pose pas!  Avec la question de l'Au-delà. Ce que tu as accumulé tu ne l'emporteras pas avec toi, ce n'est pas là-dessus que se fera le jugement.  Cela ne te protégera pas. Et il y  a "redemander ta vie".  La vie, c'est don. Et tu as oublié le donateur. C'est peut-être ça aussi ce que Jésus veut faire comprendre: pas maitre de sa vie.

21 Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

Et la sentence, la mort pour celui qui amasse pour lui-même. Donc attention à ce que vous faites de l'argent qui vous est confié.

MARDI 22 OCTOBRE: Lc, 12, 35-38

Manque un morceau. Ne passe soucier de ce qu'on aura à manger, de comment on se vêtira.. Cherchez plutôt le royaume et cela vous sera donné de surcroit.

32 Sois sans crainte, petit troupeau : votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume.
33 Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voler n’approche pas, où la mite ne détruit pas.

34 Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.


35 Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. 

On reste dans les ordres, à savoir ce qu'il faut faire pour obtenir le royaume.  Donc tenue de service (si le maître est parti à la noce, pas nous..). Ceinture autour des reins et lampe allumée. Est ce que cela renvoie à l'obscurité? En tous les cas, rester dans l'action. 

36 Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. 
37 Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.   

Là, il y a comme une explication: rester ainsi, c'est montrer qu'on est dans l'attente du retour. Du retour de celui qui est absent et que l'on n'a donc pas oublié.

Suit alors une béatitude.. Et le serviteur devient celui qui est servi. 

38 S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

On a quand même comme une espèce des testing de la part de ce maître. Est ce que, quelle que soit l'heure de la nuit, ils sont dans l'attente, est-ce que je suis en eux, même si je suis absent. Combien de temps sont-ils capables de vivre ainsi, de ne pas m'oublier.. 

MERCREDI 23 OCTOBRE: Luc, 12, 39-48

39 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. 
40 Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » 

On reprend l'image du "maître de maison", le Dominus des romains il me semble, donc pour Luc, le Maître, peut-être le Père. Et là, on a l'image d'un Père protecteur. Mais est-ce qu'il sait à quelle heure le voleur viendra. Est ce qu'il n'y a pas une image de tentation? Sauf que Jésus lui, parle du retour de la fin des temps, de son retour à lui. Avec la nécessité de veiller, pour ne pas être pris au dépourvu.

41 Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ? »

La question de Pierre, pose deux questions. S'agit-il d'une parabole (je ne le crois pas). Mais pas d'un questionnement sur ce qui a été dit bien avant sur comment créer des trésors dans les cieux. 

 42 Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ? 
43 Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
 44Vraiment, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens. 

Là encore, on peut dire que Jésus répond par une périphrase ou une autre parabole. Que peut-on dire si toi, tu fais cela? Tu seras un heureux. Et pour le dire autrement, les bien de ton maître deviendront les tiens.

45 Mais si le serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, 
46 alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles. 

Deuxième cas de figure; prendre la place du maître. Du coup, on se retrouve dehors.

47 Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. 
48 Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, celui-là n’en recevra qu’un petit nombre. 

Jamais trop bien compris ces deux versets. Sauf si on pense qu'il s'agit d'Israël et des nations. En gros, celui qui a mal agit, mais qui n'avait pas l'instruction sera moins puni. Mais il y a une différence entre des coups de bâtons et être mis dehors et partager le sort des infidèles.


49 À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. »

Une phrase sentence. Est ce que la parabole des talents est en train de se profiler? Nécessité de faire fructifier ce qui a été confié. 

JEUDI 25 OCTOBRE: Lc 12, 49-53

49 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! 
50 Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli ! 
Si Jésus a dit cela, les disciples n'ont rien du comprendre. Apporter un feu (et non pas le feu), de quel feu parle-t-il? on dit toujours que c'est l'Esprit Saint, et si c'était tout simplement l'amour? Mais ce feu là, il n'est pas si facile que ça, a allumer. 

Le baptême, il a bien été baptisé par Jean, alors de quoi s'agit-il? Dans Luc, il y a bien eu les annonces de la passion, mais là encore, qu'en avaient-ils entendus, compris? Et il est question d'angoisse. 

Il y a le feu, mort et vie. Il y a l'eau, mort et vie. Les deux peuvent être angoissants.


51 Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division. 

Là, une sentence de Jésus. Plus que curieuse. On attend qu'il soit le Prince de la Paix (annoncé par les prophètes), mais là, il est question de division. Pour moi, la division est une bonne chose, elle permet la vie. En fait il ya la multiplication de l'abondance, du don. La division c'est aussi la mort de la cellule, pour permettre la vie. Choisir Jésus c'est introduire la division. 

52 Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ; 
53 ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »

Dans certains régimes totalitaires, c'est aussi ce qui se passe. La division permettant aussi de dénoncer et d'avoir un plus. La division liée au choix, qui crée des inimitiés. Le choix aussi comme dans Quohélet. Un temps pour… 


VENDREDI 25 OCTOBRE. Lc 12, 54-59

54 En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive.
 55 Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive. 
56 Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? 
57 Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ? 

 La transition semble de faire avec le verbe juger.. Mais c'est curieux. 

58 Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison. 

 Est ce une manière de faire courante? Le but c'est quand même d'éviter quelque chose. Est ce que cela renvoie au jugement après la mort, pour les personnes qui n'ont pas su interpréter les signes et contre lesquelles Dieu est en colère et assigne en jugement? Peut-être, peut-être pas.
59 Je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. »

SAMEDI 27 OCTOBRE:  LC 13, 1-9

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. 
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? 

Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.

 Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? 
5Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » 


Deux faits divers.. Des troupes qui tuent des non manifestants.. ou des manifestants.. 
Une tour qui s'écroule (comme quoi, rien de nouveau, stade Furiani par exemple). Et deux phrases qui rythment.. 

Et bien je vous le dis, pas du tout. Mais si vous ne vous convertissez pas vous périrez tous de même. 

Mais il y a périr et périr. Perdre la vie, qui est une chose, perdre plus que cela. Se convertir. Encore et toujours. 

La question, c'est pourquoi Luc rapporte t il cette parabole. Qui est le figuier? Est ce que c'est Israël? Sauf que c'est un peu facile de projeter sur un autre. Je peux être le figuier qui ne donne plus de figues et surtout qui épuise la vigne; et cela on n'y pense pas trop.. Mais dans l'histoire, il y a quelqu'un qui prend la défense du figuier. Cela fait très prophétique. Mais faire le lien avec ce qui a été rapporté avant? Le figuier est-il actif ou passif? 

Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier plant, dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. 

Donc pas content, comme Jésus qui ne trouvant pas de figues sur un figuier le maudira..

Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?” 

Le vigneron serait-il Jésus? Le maître Dieu? Et il y a les 3 ans.. Couper c'est brutal.. Pas la vigne et le figuier au même endroit.

Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le, encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
 Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »

Le sursis. Mais qu'adviendra t il? 



DIMANCHE 27 OCTOBRE: Lc 18, 9-14

Comment ne pas tomber dans la morale. Est ce que Jésus est un moralisateur? Est ce qu'il n'essaye pas juste de faire changer notre regard sur celui qui nous avons tendance à mettre dans une case, étiquette pas bon? Comment sortir du mépris. Et si pour les pharisiens Jésus était le publicain, le méprisé?

J'ai lu un commentaire ou le pharisien est bien entendu comparé au catho "bien", mais pourquoi ne pas prendre pour cible, les protestants (luthériens ou calvinistes), les orthodoxes ou les évangéliques? Un peu facile de toujours prendre les catholiques comme cible. Là Jésus se centre sur la justice.. Qui est juste? Celui qui fait ou celui qui se rend compte de ce qu'il ne fait pas. Et puis, peut-être que ce "publicain" avait vraiment fait quelque chose dont il pouvait avoir honte. Simplement il reconnaît qui il est, ce qu'il est, et il demande que malgré tout, Dieu lui soit propice (favorable) ce qui laisse à supposer qu'il y a une demande, mais qu'il a bien peur, que compte tenu de ce qu'il a fait, il ne soit pas entendu. Bon, cela s'appelle couper les cheveux en quatre, mais je pense que si Luc est l'évangile de la miséricorde, c'est bien de cela aussi dont il s'agit. On n'obtient pas la justice par le faire, mais par l'être..

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici :

Comment peut-on être convaincu d'être juste. On fait ce qu'on peut, mais de là à s'ajuster à la volonté de Dieu, voire même à la connaître ou à la reconnaître.... 

10 « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). 

Même démarche des deux: monter (monter est important, puisque ensuite, Jésus dira qu'ils redescendent chez eux).  Mais deux appartenances; le pharisien et celui qui travaille avec l'occupant romain, donc qui fait advenir la mort..

11 Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. 
12 Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’ 

On est dans le je je je. Dieu, regarde comme je suis un mec bien. Je fais tout ce qui est écrit, et je suis différent des autres. Qu'est ce que je suis mieux que celui là, la bas. N'empêche, que celui-là, là-bas, il l'a quand même repéré.. 

13 Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’ 

Favorable, propice.. Fais-moi du bien, même si je ne fais pas ta volonté, même si je me détourne de toi. Sous-entendu, je sais qu'un cœur brisé broyé, tu n'as pas de mépris..

14 Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Là,tel que Jésus dit les choses, on a une scène de résurrection. Celui qui était comme sur son grabat, retrouve la santé, la santé devant Dieu. Il est devenu un homme juste. Il s'est laissé retrouver par Dieu. Il est la brebis qui est portée et qui est revenue dans le troupeau. L'autre, finalement on n'en sait rien et c'est mieux.;