dimanche 6 septembre 2026

SEMAINE DU 31 AOÛT AU 5 SEPTEMBRE. ÉVANGILES

 SEMAINE DU 31 AOÛT AU 5 SEPTEMBRE. 

 

 

LUNDI 31 AOÛT. Lc 4, 16-30

 

La citation utilisée par Jésus vient d'Isaïe 61, le troisième Isaïe, celui qui est censé donner du courage aux exilés. La dernière phrase de ce chapitre est intéressante, : Car, comme la terre fait éclore son germe, Et comme un jardin fait pousser ses semences, Ainsi le Seigneur, l'Éternel, fera germer le salut et la louange, En présence de toutes les nations.

 

En Jésus est le Salut, en Jésus est la louange;

 

16 En ce temps-là, Jésus vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. 

 

Si on lit la suite du texte, on comprend que Jésus a commencé son ministère à Capharnaüm et qu'il revient à Nazareth au bout d'un certain temps. Les habitants ont bien pu se poser des questions. Et le voilà qui arrive et qui dans la synagogue, s'attribue les versets qui commencent le chapitre 61 d'Isaïe,(mais à l'époque y avait-il déjà des chapitres et des versets, puisque tout se suivait?)

 

 

17 On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : 

18 ‘L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, 

19 annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.’ 

 

Jésus affirme qu'il est celui qui a reçu l'onction donc le messie, avec une mission spécifique, être un nouveau Moïse, libérer, rendre la liberté, mais plus encore, permettre de voir ce qui est voilé, non compris, obscur. Il y a du présent et du futur dans ces versets; Annoncer leur délivrance (pour quand, là on peut penser au présent), pour les aveugles c'est un futur, puis une action remettre en liberté les opprimés et enfin annoncer une année favorable; 

 

 

 

20 Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. 

 

21 Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » 

22 Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » 

 

Est-ce là où ça se gâte? La référence à le fils de Joseph, le fils du charpentier, qui a laissé sa mère pour jouer au prophète? 

 

23 Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm ; fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” » 

 

Et là, que se passe t il? est ce qu'il souligne une sorte de jalousie? Pourquoi est ce que tu n'as pas commencé par nous? 

 

Mais si j'avais commencé chez vous, est ce que vous m'auriez reconnu comme un prophète? Si Elie et Elisé ont fait des guérisons et des miracles pour des non juifs, c'est que sur leur terre, cela n'aurait pas été reconnu. 

 

24 Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. 

 

25 En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; 

26 pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. 

27 Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » 

 

Manifestement il a touché une corde sensible, puisque le geste est celui d'une lapidation. On le chasse de manière à ce qu'il tombe et se tue. 

 

28 À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. 2

29 Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. 

 

30 Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

 

Ce "au milieu d'eux," m'a toujours questionnée. Du coup j'ai pensé à Jn 20, où malgré la porte close, Jésus est au milieu d'eux, ou au retour des disciples d'Emmaüs, où Jésus est au milieu d'eux. Il y a quelque chose là, qui annonce déjà la résurrection et donc la mort. 

 

 

MARDI 1° SEPTEMBRE. Lc 4, 31-37

 

 

 

Premier match Jésus 1 Esprit Impur 0. Mais les spectateurs semblent terrifiés : quel est cet homme qui a un tel pouvoir. C'est un des qualificatifs de Jésus, l'autorité et c'est aussi, il dit et il fit que l'on trouve dans le début de la Genèse.

 

Cela peut-être une demande, que Jésus prenne autorité sur les esprits mauvais (les anciens et les plus récents qui sont en moi, en nous).

 

3 1En ce temps-là, Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. 

32 On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité

 

33 Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte : 

34 « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » 

35 Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal. 

 

Ce qui semble certain ici, c'est que personne ne conteste le fait que cette guérison ait lieu un jour de Sabbat.

 

Est-ce que cet homme savait qu'il était possédé? Ce qui est certain c'est que quelque chose en lui le pousse non pas à dire mais à crier, crier pour faire taire, crier pour interrompre. Et c'est peut-être cela qui est la marque. Obliger Jésus à la fermer. Et pourtant une question, es tu venu pour nous perdre? Si on y pense c'est une drôle de question. On perd quelque chose, quand quelqu'un fait quelque chose de très mal il est perdu( pour la société). Alors c'est bien est ce que tu veux nous détruire, nous enlever cette humanité qui est notre fond de commerce. Alors nous n'aurons plus rien à faire, et ce sera la mort pour nous. 

 

Et le truc qui est censé être une attaque envers la menace, tu es le saint de Dieu. Et pour le moment, Jésus ne doit pas être reconnu. Le temps de Dieu. 

 

La réponse est étonnante; C'est d'abord, silence, tais -toi, ferme là. Puis sors de cet homme. Oui je suis venu pour te perdre, toi et les tiens.

 

Ce qui se passe en suite, m'a toujours surprise. C'est comme si l'homme changeait de place. S'il est au milieu, c'est peut-être aussi parce qu'il retrouve sa place dans la société, place qu'il avait perdue en se laissant prendre par cet esprit. Et cela s'arrête là.

 

36 Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! » 

 

37 Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région.

 

Luc insiste beaucoup sur la réputation de Jésus. 

 

La guérison d'un possédé dans la synagogue de capharnaüm. 

 

Depuis quelques temps, il m'arrive de dire tout haut des choses que je voudrais taire, et cela insupporte ma famille. Ils disent que je suis possédé par un esprit impur, parce que parfois je dis des choses qu'il ne faut pas dire, des choses secrètes. Alors on me regarde de travers. 

 

Cela ne m'empêche pas d'aller comme tout bon juif à la synagogue le jour où le shabbat est célébré. Ce jour-là, il y avait le nouveau prophète, ce Jésus qui vient de Nazareth. Je m'étais installé assez loin de l'endroit où se placent les chantres. Je me méfie un peu de moi, puisque je ne contrôle pas mes paroles. Mais jusqu'à ce jour, je n'avais jamais eu d'ennuis. 

 

Il parlait avec autorité, ce Jésus. Il ne se référait pas à ce que disaient certains rabbis pour expliquer les écritures, non il parlait de sa propre autorité, avec autorité. Il disait que le royaume de Dieu était là, qu'il était tout proche, qu'il nous fallait, comme le dit aussi Jean le Baptiseur, changer de vie, faire du très haut le centre de notre vie, mais aussi aimer notre prochain. Il disait que le salut était là, tout proche.  

 

Tout à coup, une force m'a poussé à crier, à invectiver ce Jésus. Mais ce n'était pas vraiment ma voix. C'était affreux, cela ne m'était jamais arrivé. Quelqu'un en moi hurlait et disait  : que nous veux-tu Jésus de Nazareth, es-tu venu pour nous perdre? Tout le monde me regardait. D'où venaient ces mots? Ce Jésus de Nazareth, il ne veut que notre bien, pourquoi est-ce que je disais le contraire? Pourquoi me faisait-il peur? Qui parlait en moi? 

 

Son regard est venu se fixer sur moi sur moi. Enfin pas sur moi, au-dessus de moi, comme s'il voyait quelqu'un qui n'était pas moi et qui était en moi. Il a dit très fermement, sans crier, mais avec autorité : " tais-toi, ferme-là ! Sors de cet homme ! 

 

Je sentais que la force mauvaise qui était en moi était incapable de résister, mais elle m'a obligé à quitter la place que j'avais choisie pour me retrouver en plein milieu de l'assemblée, de fait la place à laquelle je me mettais avant de commencer à dire des choses que je ne voulais pas dire. 

 

Quelle que part, je sentais en moi un grand calme, une immense reconnaissance pour cet homme qui m'avait guéri de cette force qui me possédait, et qui me rendait ma place dans l'assemblée de mes frères. 

 

Tout le monde était dans la stupéfaction. Certains se demandaient comment cette simple parole, avait pu avoir raison de la force mauvaise. C'était bien la première fois qu'un esprit impur était chassé devant eux, avec seulement des mots, de simples mots. Pas de gestes, pas d'incantations, juste ces quelques mots. 

 

Jésus a quitté la synagogue et est allé dans la maison d'un des pêcheurs de notre ville, Simon; Moi, je suis rentré chez moi, car je voulais dire à ma famille de me pardonner de n'avoir pas compris que j'avais été possédé par un esprit mauvais et de n'avoir pas demandé au très Haut de me guérir. Je vais aller au Temple et j'offrirai un sacrifice d'action de grâce. 

 

Je suis sûr que ce Jésus, il est bien ce que le mauvais esprit m'a obligé à crier, le fils du très Haut, mais que son heure n'est pas venue. 

 

Que Dieu soit loué et remercié de nous envoyer cet homme, qui sera j'en suis sûr le berger de notre peuple.

 

 

 

MERCREDI 2 SEPTEMBRE. Lc 4, 38-44

 

 

38 En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. 

 

Est-ce Simon qui a invité Jésus chez lui à la sortie de la synagogue? Une belle-mère qui est-ce? La femme de son père, ou la mère de sa femme. Si on prend l'évangile de Jean, Simon est de Bethsaïde, donc à Capharnaüm il loge peut-être chez la mère de sa femme, qui elle reste au village avec les enfants de Simon. 

 

39 Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait. 

 

Ici il y a beaucoup de gestes. Il se penche sur elle qui est couchée. Il parle à la fièvre en la menaçant (de quoi? ) et la guérison est là avec un verbe de résurrection. Elle reprend la place son rôle dans la société. 

 

40 Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait. 

41 Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui. 

 

A nouveau les ou la menace, mais je pense que c'est le ton de la voix. Là il impose les mains, à chacun (pas du collectif, du sur mesure). Quant aux démons qui ont tous la même démarche, dire avant l'heure qui il est, il les expluse.

 

42 Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.

 

Un peu comme Pierre qui ne veut pas que Jésus aille à Jérusalem, les habitants qui ont mis la main sur une perle, ne veulent pas le lâcher. Et ça, ça peut nous concerner. Tu es "mon " Jésus "tu es à moi, tu dois t'occuper de moi", ne va pas ailleurs. Les disciples d'Emmaüs feront aussi cela, mais pas de la même manière. Ce n'est pas pour eux c'est pour lui, pour qu'il n'affronte pas la route de nuit et les brigands.

 

43 Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » 

44 Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.

 

Le modèle, annoncer la bonne nouvelle dans les lieux où se réunissent les juifs toutes les semaines. C'est ce que fera Paul. 

 

 

JEUDI 3 SEPTEMBRE. Lc 5, 1-11

 

Jésus a guéri la belle-mère de Simon, il a fait un tas de miracles, mais malgré tout Simon ne suit pas Jésus (c'est différent chez Jean).

Alors là, pardon, mais Jésus met vraiment le paquet. Ces quatre- là, il le veut. Cette pêche, on ne la trouve que dans Luc (peut-être autrement dans Jean 21, qui est aussi centré sur un appel). Et on peut peut-être la rapprocher de l'appel d'Isaïe, qui entend et qui répond, avec le même constat: celui de l'impureté. Éloigne-toi de moi, car je suis un homme pêcheur dit Simon, et Is 6, 5  "Je dis alors : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! "Mais que ce soit Isaïe ou les pêcheurs, ils se lèvent et ils se mettent en route. Ils partent. Là ils laissent ce qui faisait leur identité, la barque, les filets, et ils suivent cet homme qui n'est plus Rabbi, mais Seigneur et qui laisse une petite fortune aux deux familles. Enfin une fortune éphémère je crois;

 

 

 

1 En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.

 

Danger de la foule qui opprime, compresse, étouffe. Prendre de la distance, reprendre de l'air. Et en même temps, se faire entendre; 

 

Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. 

3 Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. 

 

Là on se centre uniquement sur la barque de Simon, qui connaît Jésus et qui lui doit peut-être quelque chose. Et qui ne l'a pas suivi quand il a quitté la ville pour aller annoncer la parole ailleurs.

 

4 Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » 

5 Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » 

6 Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. 

7 Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient.

 

Elles enfonçaient. Le trop qui peut être danger.

 

 8 À cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » 

9 En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; 

10 et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras.» 

 

On a le changement de nom pour Simon, qui traduit quelque chose de la naissance. Peut-être faudrait-il remplacer effroi (on a déjà eu cela dans un texte précédent, la guérison du possédé), par crainte qui me semble plus approprié.

 

11 Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

 

Vu que Jésus est dans la barque, il vaut mieux retourner sur le rivage. Ils laissent tout, ce qui doit être bon pour Zébédée. On découvre là que c'est déjà une petite société de pêche, avec surement son fonctionnement, ses règles. 

 

 

VENDREDI 4 SEPTEMBRE. Lc 5, 33-39

 

Guérison du lépreux, guérison du paralytique et pardon, appel de Lévi repas chez Lévi et critique des pharisiens; Lc 5 31 Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades.32 Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »

 

33 Ils lui dirent alors :

 

J'ai regardé d'autres traductions, ce  mot n'apparait pas, mais par contre ce qui se passe là, arrive après que Jésus d'une certaine manière leur ait clôt le bec en disant qu'il était là lui pour les malades et les pécheurs. Il est là pour guérir et pour sauver. Du coup il me semble que les pharisiens veulent reprendre le dessus, d'où cette question sur le comportement de ses disciples qui ne suivent pas les bonnes règles.

 

C'est très étonnant ce alors (pas retenu dans le lectionnaire). Comment le comprendre. Tes disciples ne sont pas des gens bien, et tu ne les formes pas comme Jean l'a fait. Tu ne respectes rien et tu leur enseigne à faire de même. Tu manges avec n'importe qui, tu ne te purifie pas, qui es-tu.

 

Et c'est du style, vous ne pouvez pas comprendre. Je suis le vin nouveau, l'étoffe neuve et je fais craquer votre tissu et vous ne voulez pas de mon vin nouveau, parce que vous avez peur de faire craquer vos convictions; votre savoir. Vous rejetez la nouveauté, peur de gouter quelque chose de différent.

 

En fait on a deux temps dans cette péricope. Temps 1, Jésus dit de lui qu'il est l'époux ce qui ne doit pas plaire. Versets 33-35. Mais eux ne prieront pas pour un messie inconnu, ils prieront pour que Je revienne. Mais c'est difficile de savoir si Jésus pense à se mort (donc à ce temps court qui va précéder sa résurrection ou le temps après l'ascension). Comme c'est Luc qui rédige, je penserai plutôt au temps de l'église; 

 

 

33 En ce temps-là, les pharisiens et les scribes dirent alors à Jésus : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! » 

 

Il y a ce qui se fait, ce qui est bien depuis toujours, jeuner et prier pour accélérer la venue du messie, et les tiens, ils ne font pas ça, ils mangent, ils boivent. Tu leur enseignes quoi? En plus ils mangent et boivent avec n'importe qui. Tu es vraiment nul ou alors tu es autre? 

 

34 Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ? 

35 Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. » 

 

 

Temps 2, les deux paraboles qui n'en sont peut-être qu'une. 

 

36Il leur dit aussi en parabole : 

 

« Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux. 

 

Celle-là peut être très critique, vous ne valez pas la peine que l'on abime un vêtement neuf pour cacher l'usure qui est chez vous. Ça ne collera jamais, il vaut mieux ne pas toucher au neuf et vous laissez vous avec vos trous, que vous ne voulez pas voir.

 

37 Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. 

38 Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves. 

39 Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »

 

Je suis le vin nouveau, il me faut des outres neuves, des personnes différentes. Et le vin neuf deviendra lui aussi un vin vieux, que tout le monde désirera boire. Mais il faut du temps. Mais là encore, c'est mon message il vous est impossible de l'entendre, vous êtes enfermés dans vos certitudes, dans vos attentes. Ouvrez les yeux et les oreilles, et comprenez que le royaume de Dieu est là, parmi vous, au milieu de vous.

 

 

SAMEDI 5 SEPTEMBRE. Lc 6, 1-5 les épis arrachés.

 

Je suis toujours étonnée par la présence des pharisiens qui semblent pister Jésus. Mais peut-être se rendent-ils tous à la synagogue puisque c'est un jour de Sabbat. Prendre des épis, ils peuvent, mais pour les froisser et manger ils auraient du attendre la fin du sabbat. Règle ajoutée au moment de la reconstruction du Temple. Sauf que Jésus va défendre ses disciples. Que risquent-ils pour avoir violé cette règle? Comme souvent il s'appuie sur ce qu'on trouve dans la bible, là, ce qui se passe dans le livre de Samuel quand David prend la fuite et demande au prêtre de lui donner du pain (et par la suite, l'épée de Goliath).  Bref nécessité fait loi et la loi est là pour rendre libre pas pour faire de nous ses esclaves.

 

Ce qu'il dit ensuite, qu'il est le maître du Sabbat a dû faire frémir dans les chaumières. Fils de l'Homme et Dieu présent. 

1 Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains.

 2 Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » 

3 Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?

 4 Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. » 

 

5 Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

 

 

DIMANCHE 6 SEPTEMBRE. Mt 18, 15-20

 

Si le péché commis par le frère contre moi, est si grave qu'il nécessite en cas de refus d'amendement la présence de deux frères, puis de la communauté, de quoi peut-il s'agir? J'ai pensé à Hérode qui a pris la femme de son frère. Mais on ne sait pas. Sauf que la non conversion entraine le rejet. Maintenant comme Jésus lui, dit qu'il est venu pour les pécheurs tout n'est pas perdu.

 

15En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. 

16 S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. 

17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. 

 

Peut-être qu'il faut réfléchir sur le considère le "comme". Car il peut y avoir autre chose que du rejet, je veux dire de la tristesse et le désir qu'il change. Est-ce que cela veut dire exclusion? Peut-être pas. Ceci dit c'est un péché qui concerne deux personnes. 

 

18 Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. 

 

19 Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. 

20 En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »

 

Peut-être que le début renvoie à la désunion, à la présence du malin qui crée la discorde; et que le pareillement, renvoie, lui à l'union.   Se mettre d'accord pour demander au Père. Et cela passe par Jésus. 

dimanche 30 août 2026

SEMAINE DU 24 AU 30 AOÛT. ÉVANGILES

 SEMAINE DU 24 AU 30 AOÛT. ÉVANGILES

 

 

LUNDI 24 AOÛT. Jean 1,45-51.

 

45 En ce temps-là, Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » 46 Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens et vois

 

 

47 Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » 

 

Est-ce qu'il y a un jeu de mots avec Israël le nom donné à Jacob qui est celui qui est rusé et qui avec son nouveau prénom perdrait cette capacité? En tous les cas, que Nathanaël dise ce qu'il pense c'est évident, mais c'est surprenant. 

 

Là ce n'est pas Nathanaël qui voit, mais c'est Jésus qui le voit venir à lui. Cela reprend bien l'injonction de Philippe, viens et vois. 

 

48 Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » 

 

Il se passe beaucoup dans le voir; là c'est du voir avant. 

 

49 Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » 

 

Il y a le titre de Rabbi (donc de Nazareth il peut sortir quelque chose de bon)? Celui de Fils de Dieu ( mais c'est un peu j-honorifique, j'ai dit vous êtes des Dieux, vous tous), et Roi d'Israêl donc royauté. 

 

50 Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » 

 

Un peu désabusé Jésus, il ne t'en faut pas grand-chose pour changer d'avis. Serais-tu versatile Nathanael? 

 

Sauf que parfois ce sont de toutes petites phrases qui peuvent faire un choc. 

 

51 Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

 

Là, il ne s'adresse plus à Nathanaël, mais à ses premiers appelés, le ciel 'enfin ou ouvert", les anges comme dans le songe de Jacob. Désormais c'est Lui l'échelle qui permet aux hommes d'aller vers le Père. 

En pensant à ce texte, mais pas seulement à lui, je me rends compte que parler à Jésus, c'est relativement facile, parce que je peux (plus ou moins) avoir une ou des représentations. Du moins pour le dire autrement, il est quelqu'un. Il a en lui ce cœur brûlant comme le buisson ardant qui ne cesse du brûler. Pour Marie et les saints, peu importe leur physique, ils ont des images, ils ont une histoire. Mais Dieu, celui dont on ne prononce pas le nom, celui qu'on ne peut pas voir (Moïse), pour lui il n'y a pas de représentations. Il est le Seigneur, c'est le titre qu'il se donne dans le premier testament. Il peut y avoir des images de royauté, mais comment se représenter la royauté dans l'au-delà? Isaïe a vu ce qu'il pouvait voir. Certains saints ont vu, mais je pense aussi que cela correspond à leur époque, à ce qu'ils pouvaient voir, parce que Dieu sait notre pauvreté; on peut parler de lui, on peut le louer, le glorifier, le magnifier, mais se le représenter, moi aujourd'hui je n'en suis pas capable. Mon savoir me dit que contempler Jésus c'est avoir un petit accès à ce Dieu que les chrétiens appellent Père. 

 

Il y a tous les qualificatifs accolés à la divinité de la première personne de la Trinité. Mais tout lui revient finalement. Et qui est -il? l'inconnu pour moi demeure et pourtant je crois en lui, en sa présence. 

 

 

 

MARDI 25 AOÛT. Matthieu 23,23-26.

 

23 En ce temps-là, Jésus disait : Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité. Voilà ce qu’il fallait pratiquer sans négliger le reste.

 

On t'a dit oh homme ce qui est bon et ce que l'éternel attend de toi. C'est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde et que tu marches humblement avec ton Dieu..;

 

 24 Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron, et vous avalez le chameau ! 

 

Intéressant, quand on est trop occupé à chercher la petite bête, c'est la grosse qui vient vous manger..

 

Pourquoi filtrez- vous le moucheron? Pour vous pour ou pour les autres? Ne pas se tromper.

.

25 Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette, mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance ! 

26 Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe, afin que l’extérieur aussi devienne pur.

 

Dedans dehors; apparences; le dedans pas le dehors. Analogie entre le matériel pour manger et le cœur. 

 

 

MERCREDI 26 AOÛT. Matthieu 23,27-32.

 

Bien violent ce texte. Bien questionnant aussi. J'espère ne pas être trop hypocrite et remplie de mal, mais vu certaines de mes réactions, du mal il y en a.

 

27En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures. 

28 C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal. 

 

Ce qui veut dire que Jésus lui, voit au-delà des apparences. Il leur reproche leur hypocrisie et le mal qui est présent en eux.

 

29 Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, vous décorez les tombeaux des justes,

30 et vous dites : “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.”

 

 31 Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. 

32 Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères ! »

 

Jésus dit peut-être tout haut ce qui dans l'évangile de Marc était dit dès le début, la pulsion de mort contre lui. Non vous n'êtes pas différents de ceux qui vous ont précédé, quoique vous pensiez ou disiez, vous êtes même pire qu'eux. 

 

Comparaison poison. A qui vous comparerai je dit Jésus, à des enfants qui n'ont pas pas voulu danser… 

 

Finalement ce chapitre 23 si on le reprend, commence par des conseils aux disciples: ne soyez pas comme eux (les scribes et les pharisiens), puis il s'adresse directement pour essayer de les convertir, mais c'est très violent, il montre comment ils jouent avec la loi en l'interprétant, puis il s'attaque directement à leur comportement (et en cela il prophétise). Annonce d'un temple qui sera désert (comme au temps de l'exil). Annonce d'un châtiment. Vous n'avez pas su me reconnaitre (ni reconnaître Celui qui l'a envoyé). 

 

 

JEUDI 7 AOÛT. Mt 24, 42-51

 

Le chapitre 24 est le chapitre apocalyptique de Matthieu. Là on va directement à la fin. Pour finir dans les temps… 

 

42 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Veillez, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. 

 

C'est au présent. Intéressant. Et toute la péricope est sur cette veille. Qui est le voleur? Il faut déjà se protéger de lui, et c'est aussi le travail de l'intendant mais veiller en attendant le retour du maître, donc être aux aguets contre le travail du mal et protéger ceux dont on a la charge. Ne pas faire n'importe quoi, sous prétexte qu'on pense qu'il n'y aura pas de fin de monde ni de justement.

 

43 Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. 

 

Mais le sait-il? aucune idée. Je pense que non, mais de ce fait il faut veiller sans cesse pour éviter que celui qui vient voler les brebis ne rentre dans la maison et s'empare aussi de ce qui est bon pour elles. 

 

44 Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.

 

 45 Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ? 

46 Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! 

47 Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.

 

Cela passe de la gestion de l'alimentaire à la gestion de tous les biens. Fidèle en peu de choses.

 

 48 Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde”,

 49 et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, 

50 alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, 

51 il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

 

Rejet et les justes eux, seront avec le maitre et les bons intendants. Il y a bien un jugement;

 

VENDREDI 28 AOÛT. Mt 25, 1-13

 

Première illustration du veillez, car vous ne savez pas quand le maître viendra. 

 

Nécessaire de prévoir, (huile de la lampe). Mais ça peut être autre chose. L'esprit saint ne s'achète pas chez les marchands. Qu'est que qui sert à voir clair dans la nuit ou sur la route? Quelqu'un parlait de l'espérance quand l'espoir est mort. Mais l'espérance c'est ne vertu théologale. Peut-être que c'est pour cela qu'elles sont arrivées trop tard, l'abandon de l'espoir et le remplacement pas l'espérance a pris trop de temps. Mais même si elles n'entrent pas, elles peuvent garder l'espérance, parce que ce maître là il ne va pas laisser dehors indéfiniment. S là

 

On ne part pas complètement le nez au vent… 

 

Qu'est ce que cette nuit où ne sait pas ou plus, si l'époux va venir ou non? Cela peut être ces temps d'épreuves qui n'en finissent pas .Mais la voix, elle jaillit dans la nuit. Donc la nuit est toujours là. Et c'est dans la nuit qu'il faut se mettre en route, et ne pas laisser sa lampe s'éteindre au moindre courant d'air. 

Sortir à la rencontre de l'époux;

Un cri . 

Sortez.

Préparer sa lampe (c'est extérieur à soi);

Une demande de partage refusée (on ne connait pas la durée et le lieu).

Ouverture fermeture de la porte. La sélection ou l'élection.

Une demande refusée (ça en fait deux pour les imprévoyantes, insensées dirait François).

 

1 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. 

 

Il y a ce futur. Est-ce qu'il pense à ce que deviendra l'église plus tard? Mais cela veut dire que même pour ceux qui se disent croyant, ce n'est pas gagné pour la vie éternelle. 

 

2 Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : 

3 les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,

 4 tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. 

 

Cela peut décrire la société ecclésiale, ceux qui vivent un peu de l'air du temps et les autres (qui n'ont pas forcément bonne réputation). 

 

5 Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. 

 

6 Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.” 

 

Deuxième étonnement. Le cri. Le cri du veilleur, mais quelque chose de fort, qui sort du sommeil de la torpeur, de l'oubli.  Et un ordre. Sortez…

 

7 Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. 8Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” 

 

9 Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.” 

10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. 

11 Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !” 

12 Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.” 

 

13Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

 

 

 

 

 

SAMEDI 29 Mc 6, 17-29

 

Peut-on dire que parce que Jésus a dit Je suis la Vérité, Jean en disant la Vérité est mort au nom du Jésus? Pour ma part, ça ne marche pas très bien. Pour moi; Jean a fait son travail de prophète, il a dit à celui qui gouvernait qu'au lieu de suivre la loi, il suivait sa loi à lui et en cela il faisait le mal. 

 

Ceci dit Hérode le père d'Hérode, n'a jamais craint de faire le mal pour assurer son pouvoir. Là c'est un peu différent,  et on ne sait pas très bien s'il n'a pas été le jouet d'Hérodiade depuis le début, car pour elle, ce devait être beaucoup mieux d'être la femme d'Hérode que celle de Philippe, dont personne n'a rien retenu.  

 

Ce qu'on sait c'est que Jean est donc en prison, sur ordre du Roi (ou d’Hérodiade) et que celle-ci ne supporte pas qu'il ait osé en quelque sorte l'outrager, en disant haut et fort que c'était mal. Alors il faut le faire taire. 

 

Je suppose qu'elle a dû faire des essais pour le tuer 'poison ou autre', mais ça n'a pas marché.

t c'est là où on est frappé par l'ambivalence d'Hérode, qui a peur de Jean, mais qui va l'écouter, parler avec lui. D'un côté il est embarrassé parce que Jean doit démontrer qu'il a eu tort, et de l'autre, il l'écoute avec plaisir. (Peut-être qu'au fond de lui, il sait qu'il s'est fait manipuler).

 

Puis arrive ce qui doit arriver, Hérode est "séduit" par sa belle-fille et lui fait une promesse folle, une promesse d'ivrogne. Il désaoule quand celle-ci lui demande la tête de Jean, mais exit Jean; dont les disciples viennent prendre le corps. Et la tête, et la tête? Où est-elle? 

 

Le message d'Hérodiade est clair, toute personne qui ose me critiquer et/ou critiquer le roi est mon ennemi et sera mis à mort. 

 

On ne peut s'identifier à personne dans ce récit. On peut plaindre Salomée et le garde. Mais la mort de Jean est importante pour Jésus. Et c'est peut-être cela qui compte.

Jésus va prendre toute son envergure. Il est celui qui doit venir, on ne doit pas en attendre un autre. 

Je crois que cela est à mettre avec la stérilité d'Elisabeth. Il fallait qu'elle soit stérile pour que Jean vienne au monde en même temps que Jésus et puisse annoncer non pas un messie qui doit venir, mais un Messie qui est là. Il ne faut pas non plus qu'il porte de l'ombre au message de Jésus, message très différent ce que qu'il avait annoncé lui, en parlant du messie comme celui qui va faire le grand ménage en Israël et qui était très déconcerté par ce que Jésus disait et faisait. 

 

 

17 En ce temps-là, Hérode avait donné l’ordre d’arrêter Jean le Baptiste et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. 

18 En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » 

 

19 Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas 

20 parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. 

 

21 Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. 

22 La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » 

23 Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » 

 

24 Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. » 

25 Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » 

26 Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. 

27 Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. 

28 Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. 

 

29 Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

 

DIMANCHE 30 AOÛT. Matthieu 16,21-27.

 

Si on prend la première lecture, on peut dire surtout avec la traduction utilisée par Nouïs, (tu m'as dupé et je me suis laissé faire, tu m'as séduit… ) que l'on peut porter sa vocation comme une croix, parce que Jérémie ne se dérobe pas. De même que Jésus ne se dérobe pas et que les disciples (avec l'aide de l'Esprit) ne se déroberont pas, même si cela leur coute la vie.

 

"La voie du disciple est le changement qui consiste à passer de la situation où le sujet est au centre, et où le Christ est un des éléments de son existence, à la situation où le Christ est au centre, et où le sujet se pose comme disciple. Ne plus se poser la question de savoir qui est le Christ pour moi, mais qui suis-je pour le Christ ? "

 

21vEn ce temps-là, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. 

 

Quel message. Quitter la Galilée où tout se passe bien, aller à Jérusalem, être contre dit par les chefs, être mis à mort (comme les prophètes) mais revenir à la vie. On peut comprendre que cela est plus que difficile à entendre; voir impossible. Et là Pierre va lui faire la morale et en plus ne pas le croire. 

 

22 Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. » 

23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » 

 

 

Au lieu d'avoir de l'aide, Jésus prend en pleine figure le doute de Pierre, ce doute qui sous couvert de gentillesse, ne peut que le faire douter lui-même. (la transfiguration aura lieu juste après). 

 

 

24 Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. 

25 Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. 

 

 Et comme souvent Jésus fait feu de tout bois. Il ne propose pas une vie avec un chemin rempli de roses. Certes les disciples peuvent guérir et même redonner la vie, mais le disciple doit choisir une vie qui peut sembler aller vers la mort, parce que c'est cela qui donne la vie, à condition que ce soit dans l'amour; ne pas faire de soi le centre du monde, accepter la mort, reconnaître son péché; et croire au salut.

 

26 Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? 

27 Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. »

 

Finalement chez Matthieu il y a beaucoup la thématique du jugement. Rendre à chacun selon sa conduite. Et cela nous concerne aujourd'hui. 

samedi 22 août 2026

SEMAINE DU 17 AU 23 AOÛT. EVANGILES

 SEMAINE DU 17 AU 23 AOÛT. EVANGILES

 

 

LUNDI 17 AOÛT. Mt 19, 16-22

 

Curieusement je n'avais que la phrase de Marc en tête. Donc dans un cas on aurait que dois-je faire de bon. Avec comme réponse celui qui est bon c'est Dieu et Dieu seul. Donc observe ses commandements, ça c'est Matthieu et chez Marc, Jésus réfute pour lui l'adjectif de bon, et le renvoie sur Dieu, avec la même finale. Chez Luc, mais c'est plus tardif, c'est comme chez Matthieu. Et moi, où est ce que je mets cet adjectif? Jésus me semble t il ne dit pas de lui qu'il est bon. Il est doux et humble de cœur. 

 

Et si je reviens à des choses surement déjà écrites, il y a ce verbe avoir, posséder, être sûr d'être sauvé. Et si d'un côté je sais que je suis sauvée, parce qu'il a donné sa vie pour nous les hommes, d'un autre, je suis tellement consciente de mon indignité que je ne m'imagine pas entre directement dans la vision dite béatifique. J'essaye peut-être de faire un peu pour ne pas être d'emblée privée de cette vision, mais pour le reste, je fais confiance. 

 

Si pour cet homme il s'agit des 613, pas étonnant qu'il pose une question. Jésus finalement ne retient que la seconde partie de dix paroles, et rajoute lev 19. Et là, aimer son prochain comme soi-même, que c'est difficile. Et déjà ce n'est pas si simple. 

 

Il semble qu'on soit dans le faire .. Donc Jésus essaye de le déloger. Finalement même s'il s'en va tout triste, quelque chose a pu changer en lui pour la suite, mais cela c'est le secret. 

 

 

 

 

16 En ce temps-là, voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » 

 

Dans Marc 10, 17 Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »

18 Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. 

 

(Bon est un adjectif bien un adverbe. 

.

 

 

17 Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » 

 

18 Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « ‘Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage.

19 Honore ton père et ta mère.’ Et aussi : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ » 

 

20 Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? » 

 

Pour lui, pas de pbs. Il est dans le faire et c'est là où on peut parler de déplacement (en tous les cas pour lui). Il s'agit quelque part de se dépouiller (ou d'accepté d'être dépouillé). Jésus ne lui demande pas de lui donner cet argent, mais de le donner aux pauvres. Là il s'agit de perfection. Donc pour le suivre lui, il s'agit bien de se renoncer à soi-même.  Et que c'est difficile.

 

21 Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » 

22 À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

 

 

MARDI 18 AOÛT. Mt 19, 23-30

 

Si la richesse est un signe de bénédiction, pas étonnant que les disciples soient déconcertés. Cela va un peu à l'encontre de tout. Mais si on prend la conclusion, Jésus déconstruit beaucoup de certitudes. Il déplace comme on dit. La logique du royaume est autre;

 

23En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux. 

24 Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. » 

 

25 Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? » 

26 Jésus posa sur eux son regard et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. » 

 

27 Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? » 

28 Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël. 

 

Cela reste une interrogation. J'ai souvent l'impression que du temps de Jésus, on pensait qu'il y aurait comme une terre donnée à ceux qui avaient choisi de donner leur vie à Jésus. Avec une organisation gouvernementale calquée sur un modèle terrestre. Mais aujourd'hui, cela parait tellement (enfin me parait) tellement impensable. C'est quelque chose qui échappe totalement. Pourquoi le ciel serait-il organisé de la même manière que la terre. Le roi la reine et le petit dauphin. Maintenant ce qui est affirmé là, c'est la capacité de jugement qui leur sera donnée;

 

29 Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. 30 Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers. »

 

Donc surprise, surprise. 

 

 

 

MERCREDI 19 AOÛT. Mt 20, 1-16 ouvriers de la 11 ème heure

 

Belle illustration de la phrase de conclusion sur la richesse. Mais pas tout à fait la même. Beaucoup de premiers seront derniers et beaucoup de derniers seront premiers. 

 

Là si on prend la parabole, il s'agit de travail à la vigne ( à la mission). Ce n'est pas parce que tu as plus travaillé que x ou y que tu auras une meilleure récompense que lui. Mais c'est bien vague. 

 

Il me semble que certains commentateurs, dont un rapprochement entre les heures auxquelles sort le maitre du domaine et les heures de la passion.  

 

Ce qui me semble intéressant aussi, c'est que quelqu'un cherche à embaucher, quelqu'un se déplace pour trouver du monde. C'est le maître qui vient vers les humains, pas l'inverse. 

 

1 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. 

2 Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. 

3 Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire.

 4 Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” 

5 Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. 

 

6 Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” 

Effectivement ils auraient pu trouver quelque chose à faire ailleurs, aider leur femme par exemple… Au lieu de se tourner les pouces à attendre;

 

7 Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.”

 

Leur réponse, pas de notre faute. Personne n'est venu nous chercher. 

 

 8 Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” 

9 Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. 

10 Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. 

 

11 En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : 

12 “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !” 

 

Cela c'est un verbe qui caractérise en général les pharisiens.  Pax contents, sauf qu'un contrat est un contrat. 

 

 

13 Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? 

14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : 

15 n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” 

 

16 C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

 

 

JEUDI 20 AOÛT. Mt 22, 1-14

 

Il faut bien terminer pour la première semaine de septembre, alors on saute.

Donc Jésus est entré à Jérusalem et il a foutu le bazar en chassant les marchands. Il est donc loin de se faire des amis. 

 

Là on a deux histoires. L'une qui concerne ceux qui ne veulent pas être les convives de la noce et qui massacrent. Ils sont tués en retour. Là il semble que Jésus présente un Dieu qui correspond à la justice humaine.

 

Puis une deuxième, celle de l'homme qui n'a pas revêtu la robe blanche. Impression que le banquet qui été pour une élite et désormais ouvert à tous. Là à la limite il n'y a plus de purs et s'impurs, puisqu'on prend les bons et les méchants. On touche du doigt l'abondance, et ce qu'a fait Jésus en guérissant les bons et les méchants. 

 

Mais il y a quand même quelque chose à respecter. Pour entrer, il faut accepter (peut-)être) de se dépouiller de soi. Peut-être que le vêtement est offert, et on peut le refuser. Et c'est ce qui se passe/on ne sait pas pourquoi. Pourtant le roi s'adresse gentiment à lui, mon ami; C'est je suppose la non réponse qui provque l'exclusion, mais les non réponses on les trouve aussi du côté des "savants"; 

 

1 En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles : 

2 « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils

 

 

C'est donc le temps choisi. Seulement ils font la sourde oreille, et vont même bien plus loin. Ils massacrent les envoyés. Tuer pour ne pas écouter. 

 

3 Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. 4Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.” 

 

5 Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; 

6 les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. 

 

7 Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville.

 

 

 

 8Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. 9 Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.” 

 

10 Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. 

 

11 Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. 

12 Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence. 

 

13 Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.” 

 

Si j'en crois M-N Thabut celui qui pleure et qui grince des dents c'est le méchant quand il voit que le juste qu'il a attaqué est sauvé et se trouve dans le royaume et pas lui. Cet homme, ce serait un peu comme l'ivraie qui aurait voulu s'infiltrer. Mais on a dit qu'il y avait des méchants. Peut-être y a-t-il méchants et méchants. Les autres méchants ont revêtu la robe des noces, donc ils ont accepté de changer, de se convertir. Celui-là il n'en n'a pas été capable. Alors il ne peut pas rester.

 

14 Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

 

 

VENDREDI 21 AOÛT. Mt 22, 34-40

 

34 En ce temps-là, les pharisiens, apprenant qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, 

35 et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : 

36 « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » 

37 Jésus lui répondit : « ‘Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.’

 

38 Voilà le grand, le premier commandement. 

39 Et le second lui est semblable : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ 

40 De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

 

Toujours "ce" mettre à l'épreuve, essayer de le discréditer. Qui est discrédité au final. 

 

 

SAMEDI 22 AOÛT. Matthieu 23,1-12.

 

Critique en règle des scribes et des pharisiens. Ils ont le savoir, donc utilisez leur savoir, mais ne vous comportez pas comme eux, car ils ne sont pas des modèles. 

 

On a un peu l'impression de retrouver le chapitre des béatitudes; hypocrites. Importance du regard des autres, de la considération. Et là j'entends une bascule, si tu veux être mon disciple, suis ce que je te demande de faire, d'être, mais fais- le pour moi et avec moi, mais jamais pour le regard des autres. Si tu veux aider par ton savoir, fais là, mais n'en reste pas là. 

 

1 En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples

2 et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. 

Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. 

4 Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. 

 

Cette phrase là, m'a toujours fait réfléchir, car je pense à l'attitude de l'église vis-à-vis des divorcés remariés, et surtout à ces divorcées (plus souvent des femmes) qui se retrouvent devant le fait accompli. Si elles ont la chance de trouver un autre, elles sont exclues des sacrements, ce que je trouve injuste et injustifié. Et bien souvent pas d'aide des prêtres, mais des jugements;

 

5Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; 

6 ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues 

7et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.

 

C'est comme si ce titre est un peu usurpé. Mais c'est un peu comme si on leur donnait du "monsieur le docteur" et ils s'en glorifient. 

 

8 Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères

9 Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. 

10 Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. 

            11Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. 

 

12 Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »

 

Pas si simple cette finale. Il y a la notion d'horizontalité, vous êtes d'abord tous frères, donc il n'y en  pas certains qui doivent courir après fonctions (vertical) et si cela se fait, celui qui a la position verticale, ne doit pas se prendre ni pour moi, ni pour le Père des Cieux, mais s'abaisser et servir. 

 

 

DIMANCHE 23 AOÛT. Mt 16,13-20. 

13 En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » 

14 Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » 

 

Il ne demande pas qui suis-je pour eux, mais qui est le Fils de l'homme. Est-ce référence au prophète Daniel?  Il ne se dit pas "fils de Dieu", mais Fils de l'homme. ce que l'homme peut être de mieux sur cette terre, à ce moment là? 

 

15 Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

 

Pour les disciples la question est un peu différente. Pour vous, qui suis-je? C'est plus direct. 

 

16 Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » 

 

Du coup, ce qui me semble intéressant c'est que Simon-Pierre, lui passe du Fils de l'homme à Fils du Dieu vivant. Reconnaissance à la fois de la messianité et de la divinité avec la filiation directe. Et cela sera confirmé lors de la transfiguration.

 

17 Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. 

 

J'aime bien le rapprochement avec "je te bénis Père, d'avoir caché cela aux sages et aux savants et de l'avoir révélé aux touts petits". 

 

18 Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. (Is 28, 14-18)

 

19 Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

 

20 Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ.