dimanche 30 août 2026

SEMAINE DU 24 AU 30 AOÛT. ÉVANGILES

 SEMAINE DU 24 AU 30 AOÛT. ÉVANGILES

 

 

LUNDI 24 AOÛT. Jean 1,45-51.

 

45 En ce temps-là, Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » 46 Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens et vois

 

 

47 Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » 

 

Est-ce qu'il y a un jeu de mots avec Israël le nom donné à Jacob qui est celui qui est rusé et qui avec son nouveau prénom perdrait cette capacité? En tous les cas, que Nathanaël dise ce qu'il pense c'est évident, mais c'est surprenant. 

 

Là ce n'est pas Nathanaël qui voit, mais c'est Jésus qui le voit venir à lui. Cela reprend bien l'injonction de Philippe, viens et vois. 

 

48 Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » 

 

Il se passe beaucoup dans le voir; là c'est du voir avant. 

 

49 Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » 

 

Il y a le titre de Rabbi (donc de Nazareth il peut sortir quelque chose de bon)? Celui de Fils de Dieu ( mais c'est un peu j-honorifique, j'ai dit vous êtes des Dieux, vous tous), et Roi d'Israêl donc royauté. 

 

50 Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » 

 

Un peu désabusé Jésus, il ne t'en faut pas grand-chose pour changer d'avis. Serais-tu versatile Nathanael? 

 

Sauf que parfois ce sont de toutes petites phrases qui peuvent faire un choc. 

 

51 Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

 

Là, il ne s'adresse plus à Nathanaël, mais à ses premiers appelés, le ciel 'enfin ou ouvert", les anges comme dans le songe de Jacob. Désormais c'est Lui l'échelle qui permet aux hommes d'aller vers le Père. 

En pensant à ce texte, mais pas seulement à lui, je me rends compte que parler à Jésus, c'est relativement facile, parce que je peux (plus ou moins) avoir une ou des représentations. Du moins pour le dire autrement, il est quelqu'un. Il a en lui ce cœur brûlant comme le buisson ardant qui ne cesse du brûler. Pour Marie et les saints, peu importe leur physique, ils ont des images, ils ont une histoire. Mais Dieu, celui dont on ne prononce pas le nom, celui qu'on ne peut pas voir (Moïse), pour lui il n'y a pas de représentations. Il est le Seigneur, c'est le titre qu'il se donne dans le premier testament. Il peut y avoir des images de royauté, mais comment se représenter la royauté dans l'au-delà? Isaïe a vu ce qu'il pouvait voir. Certains saints ont vu, mais je pense aussi que cela correspond à leur époque, à ce qu'ils pouvaient voir, parce que Dieu sait notre pauvreté; on peut parler de lui, on peut le louer, le glorifier, le magnifier, mais se le représenter, moi aujourd'hui je n'en suis pas capable. Mon savoir me dit que contempler Jésus c'est avoir un petit accès à ce Dieu que les chrétiens appellent Père. 

 

Il y a tous les qualificatifs accolés à la divinité de la première personne de la Trinité. Mais tout lui revient finalement. Et qui est -il? l'inconnu pour moi demeure et pourtant je crois en lui, en sa présence. 

 

 

 

MARDI 25 AOÛT. Matthieu 23,23-26.

 

23 En ce temps-là, Jésus disait : Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité. Voilà ce qu’il fallait pratiquer sans négliger le reste.

 

On t'a dit oh homme ce qui est bon et ce que l'éternel attend de toi. C'est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde et que tu marches humblement avec ton Dieu..;

 

 24 Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron, et vous avalez le chameau ! 

 

Intéressant, quand on est trop occupé à chercher la petite bête, c'est la grosse qui vient vous manger..

 

Pourquoi filtrez- vous le moucheron? Pour vous pour ou pour les autres? Ne pas se tromper.

.

25 Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette, mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance ! 

26 Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe, afin que l’extérieur aussi devienne pur.

 

Dedans dehors; apparences; le dedans pas le dehors. Analogie entre le matériel pour manger et le cœur. 

 

 

MERCREDI 26 AOÛT. Matthieu 23,27-32.

 

Bien violent ce texte. Bien questionnant aussi. J'espère ne pas être trop hypocrite et remplie de mal, mais vu certaines de mes réactions, du mal il y en a.

 

27En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures. 

28 C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal. 

 

Ce qui veut dire que Jésus lui, voit au-delà des apparences. Il leur reproche leur hypocrisie et le mal qui est présent en eux.

 

29 Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, vous décorez les tombeaux des justes,

30 et vous dites : “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.”

 

 31 Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. 

32 Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères ! »

 

Jésus dit peut-être tout haut ce qui dans l'évangile de Marc était dit dès le début, la pulsion de mort contre lui. Non vous n'êtes pas différents de ceux qui vous ont précédé, quoique vous pensiez ou disiez, vous êtes même pire qu'eux. 

 

Comparaison poison. A qui vous comparerai je dit Jésus, à des enfants qui n'ont pas pas voulu danser… 

 

Finalement ce chapitre 23 si on le reprend, commence par des conseils aux disciples: ne soyez pas comme eux (les scribes et les pharisiens), puis il s'adresse directement pour essayer de les convertir, mais c'est très violent, il montre comment ils jouent avec la loi en l'interprétant, puis il s'attaque directement à leur comportement (et en cela il prophétise). Annonce d'un temple qui sera désert (comme au temps de l'exil). Annonce d'un châtiment. Vous n'avez pas su me reconnaitre (ni reconnaître Celui qui l'a envoyé). 

 

 

JEUDI 7 AOÛT. Mt 24, 42-51

 

Le chapitre 24 est le chapitre apocalyptique de Matthieu. Là on va directement à la fin. Pour finir dans les temps… 

 

42 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Veillez, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. 

 

C'est au présent. Intéressant. Et toute la péricope est sur cette veille. Qui est le voleur? Il faut déjà se protéger de lui, et c'est aussi le travail de l'intendant mais veiller en attendant le retour du maître, donc être aux aguets contre le travail du mal et protéger ceux dont on a la charge. Ne pas faire n'importe quoi, sous prétexte qu'on pense qu'il n'y aura pas de fin de monde ni de justement.

 

43 Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. 

 

Mais le sait-il? aucune idée. Je pense que non, mais de ce fait il faut veiller sans cesse pour éviter que celui qui vient voler les brebis ne rentre dans la maison et s'empare aussi de ce qui est bon pour elles. 

 

44 Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.

 

 45 Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ? 

46 Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! 

47 Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.

 

Cela passe de la gestion de l'alimentaire à la gestion de tous les biens. Fidèle en peu de choses.

 

 48 Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde”,

 49 et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, 

50 alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, 

51 il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

 

Rejet et les justes eux, seront avec le maitre et les bons intendants. Il y a bien un jugement;

 

VENDREDI 28 AOÛT. Mt 25, 1-13

 

Première illustration du veillez, car vous ne savez pas quand le maître viendra. 

 

Nécessaire de prévoir, (huile de la lampe). Mais ça peut être autre chose. L'esprit saint ne s'achète pas chez les marchands. Qu'est que qui sert à voir clair dans la nuit ou sur la route? Quelqu'un parlait de l'espérance quand l'espoir est mort. Mais l'espérance c'est ne vertu théologale. Peut-être que c'est pour cela qu'elles sont arrivées trop tard, l'abandon de l'espoir et le remplacement pas l'espérance a pris trop de temps. Mais même si elles n'entrent pas, elles peuvent garder l'espérance, parce que ce maître là il ne va pas laisser dehors indéfiniment. S là

 

On ne part pas complètement le nez au vent… 

 

Qu'est ce que cette nuit où ne sait pas ou plus, si l'époux va venir ou non? Cela peut être ces temps d'épreuves qui n'en finissent pas .Mais la voix, elle jaillit dans la nuit. Donc la nuit est toujours là. Et c'est dans la nuit qu'il faut se mettre en route, et ne pas laisser sa lampe s'éteindre au moindre courant d'air. 

Sortir à la rencontre de l'époux;

Un cri . 

Sortez.

Préparer sa lampe (c'est extérieur à soi);

Une demande de partage refusée (on ne connait pas la durée et le lieu).

Ouverture fermeture de la porte. La sélection ou l'élection.

Une demande refusée (ça en fait deux pour les imprévoyantes, insensées dirait François).

 

1 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. 

 

Il y a ce futur. Est-ce qu'il pense à ce que deviendra l'église plus tard? Mais cela veut dire que même pour ceux qui se disent croyant, ce n'est pas gagné pour la vie éternelle. 

 

2 Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : 

3 les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,

 4 tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. 

 

Cela peut décrire la société ecclésiale, ceux qui vivent un peu de l'air du temps et les autres (qui n'ont pas forcément bonne réputation). 

 

5 Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. 

 

6 Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.” 

 

Deuxième étonnement. Le cri. Le cri du veilleur, mais quelque chose de fort, qui sort du sommeil de la torpeur, de l'oubli.  Et un ordre. Sortez…

 

7 Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. 8Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” 

 

9 Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.” 

10 Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. 

11 Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !” 

12 Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.” 

 

13Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

 

 

 

 

 

SAMEDI 29 Mc 6, 17-29

 

Peut-on dire que parce que Jésus a dit Je suis la Vérité, Jean en disant la Vérité est mort au nom du Jésus? Pour ma part, ça ne marche pas très bien. Pour moi; Jean a fait son travail de prophète, il a dit à celui qui gouvernait qu'au lieu de suivre la loi, il suivait sa loi à lui et en cela il faisait le mal. 

 

Ceci dit Hérode le père d'Hérode, n'a jamais craint de faire le mal pour assurer son pouvoir. Là c'est un peu différent,  et on ne sait pas très bien s'il n'a pas été le jouet d'Hérodiade depuis le début, car pour elle, ce devait être beaucoup mieux d'être la femme d'Hérode que celle de Philippe, dont personne n'a rien retenu.  

 

Ce qu'on sait c'est que Jean est donc en prison, sur ordre du Roi (ou d’Hérodiade) et que celle-ci ne supporte pas qu'il ait osé en quelque sorte l'outrager, en disant haut et fort que c'était mal. Alors il faut le faire taire. 

 

Je suppose qu'elle a dû faire des essais pour le tuer 'poison ou autre', mais ça n'a pas marché.

t c'est là où on est frappé par l'ambivalence d'Hérode, qui a peur de Jean, mais qui va l'écouter, parler avec lui. D'un côté il est embarrassé parce que Jean doit démontrer qu'il a eu tort, et de l'autre, il l'écoute avec plaisir. (Peut-être qu'au fond de lui, il sait qu'il s'est fait manipuler).

 

Puis arrive ce qui doit arriver, Hérode est "séduit" par sa belle-fille et lui fait une promesse folle, une promesse d'ivrogne. Il désaoule quand celle-ci lui demande la tête de Jean, mais exit Jean; dont les disciples viennent prendre le corps. Et la tête, et la tête? Où est-elle? 

 

Le message d'Hérodiade est clair, toute personne qui ose me critiquer et/ou critiquer le roi est mon ennemi et sera mis à mort. 

 

On ne peut s'identifier à personne dans ce récit. On peut plaindre Salomée et le garde. Mais la mort de Jean est importante pour Jésus. Et c'est peut-être cela qui compte.

Jésus va prendre toute son envergure. Il est celui qui doit venir, on ne doit pas en attendre un autre. 

Je crois que cela est à mettre avec la stérilité d'Elisabeth. Il fallait qu'elle soit stérile pour que Jean vienne au monde en même temps que Jésus et puisse annoncer non pas un messie qui doit venir, mais un Messie qui est là. Il ne faut pas non plus qu'il porte de l'ombre au message de Jésus, message très différent ce que qu'il avait annoncé lui, en parlant du messie comme celui qui va faire le grand ménage en Israël et qui était très déconcerté par ce que Jésus disait et faisait. 

 

 

17 En ce temps-là, Hérode avait donné l’ordre d’arrêter Jean le Baptiste et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. 

18 En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » 

 

19 Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas 

20 parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. 

 

21 Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. 

22 La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » 

23 Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » 

 

24 Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. » 

25 Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » 

26 Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. 

27 Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. 

28 Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. 

 

29 Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

 

DIMANCHE 30 AOÛT. Matthieu 16,21-27.

 

Si on prend la première lecture, on peut dire surtout avec la traduction utilisée par Nouïs, (tu m'as dupé et je me suis laissé faire, tu m'as séduit… ) que l'on peut porter sa vocation comme une croix, parce que Jérémie ne se dérobe pas. De même que Jésus ne se dérobe pas et que les disciples (avec l'aide de l'Esprit) ne se déroberont pas, même si cela leur coute la vie.

 

"La voie du disciple est le changement qui consiste à passer de la situation où le sujet est au centre, et où le Christ est un des éléments de son existence, à la situation où le Christ est au centre, et où le sujet se pose comme disciple. Ne plus se poser la question de savoir qui est le Christ pour moi, mais qui suis-je pour le Christ ? "

 

21vEn ce temps-là, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. 

 

Quel message. Quitter la Galilée où tout se passe bien, aller à Jérusalem, être contre dit par les chefs, être mis à mort (comme les prophètes) mais revenir à la vie. On peut comprendre que cela est plus que difficile à entendre; voir impossible. Et là Pierre va lui faire la morale et en plus ne pas le croire. 

 

22 Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. » 

23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » 

 

 

Au lieu d'avoir de l'aide, Jésus prend en pleine figure le doute de Pierre, ce doute qui sous couvert de gentillesse, ne peut que le faire douter lui-même. (la transfiguration aura lieu juste après). 

 

 

24 Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. 

25 Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. 

 

 Et comme souvent Jésus fait feu de tout bois. Il ne propose pas une vie avec un chemin rempli de roses. Certes les disciples peuvent guérir et même redonner la vie, mais le disciple doit choisir une vie qui peut sembler aller vers la mort, parce que c'est cela qui donne la vie, à condition que ce soit dans l'amour; ne pas faire de soi le centre du monde, accepter la mort, reconnaître son péché; et croire au salut.

 

26 Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? 

27 Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. »

 

Finalement chez Matthieu il y a beaucoup la thématique du jugement. Rendre à chacun selon sa conduite. Et cela nous concerne aujourd'hui. 

samedi 22 août 2026

SEMAINE DU 17 AU 23 AOÛT. EVANGILES

 SEMAINE DU 17 AU 23 AOÛT. EVANGILES

 

 

LUNDI 17 AOÛT. Mt 19, 16-22

 

Curieusement je n'avais que la phrase de Marc en tête. Donc dans un cas on aurait que dois-je faire de bon. Avec comme réponse celui qui est bon c'est Dieu et Dieu seul. Donc observe ses commandements, ça c'est Matthieu et chez Marc, Jésus réfute pour lui l'adjectif de bon, et le renvoie sur Dieu, avec la même finale. Chez Luc, mais c'est plus tardif, c'est comme chez Matthieu. Et moi, où est ce que je mets cet adjectif? Jésus me semble t il ne dit pas de lui qu'il est bon. Il est doux et humble de cœur. 

 

Et si je reviens à des choses surement déjà écrites, il y a ce verbe avoir, posséder, être sûr d'être sauvé. Et si d'un côté je sais que je suis sauvée, parce qu'il a donné sa vie pour nous les hommes, d'un autre, je suis tellement consciente de mon indignité que je ne m'imagine pas entre directement dans la vision dite béatifique. J'essaye peut-être de faire un peu pour ne pas être d'emblée privée de cette vision, mais pour le reste, je fais confiance. 

 

Si pour cet homme il s'agit des 613, pas étonnant qu'il pose une question. Jésus finalement ne retient que la seconde partie de dix paroles, et rajoute lev 19. Et là, aimer son prochain comme soi-même, que c'est difficile. Et déjà ce n'est pas si simple. 

 

Il semble qu'on soit dans le faire .. Donc Jésus essaye de le déloger. Finalement même s'il s'en va tout triste, quelque chose a pu changer en lui pour la suite, mais cela c'est le secret. 

 

 

 

 

16 En ce temps-là, voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » 

 

Dans Marc 10, 17 Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »

18 Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. 

 

(Bon est un adjectif bien un adverbe. 

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17 Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » 

 

18 Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « ‘Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage.

19 Honore ton père et ta mère.’ Et aussi : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ » 

 

20 Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? » 

 

Pour lui, pas de pbs. Il est dans le faire et c'est là où on peut parler de déplacement (en tous les cas pour lui). Il s'agit quelque part de se dépouiller (ou d'accepté d'être dépouillé). Jésus ne lui demande pas de lui donner cet argent, mais de le donner aux pauvres. Là il s'agit de perfection. Donc pour le suivre lui, il s'agit bien de se renoncer à soi-même.  Et que c'est difficile.

 

21 Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » 

22 À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

 

 

MARDI 18 AOÛT. Mt 19, 23-30

 

Si la richesse est un signe de bénédiction, pas étonnant que les disciples soient déconcertés. Cela va un peu à l'encontre de tout. Mais si on prend la conclusion, Jésus déconstruit beaucoup de certitudes. Il déplace comme on dit. La logique du royaume est autre;

 

23En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux. 

24 Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. » 

 

25 Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? » 

26 Jésus posa sur eux son regard et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. » 

 

27 Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? » 

28 Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël. 

 

Cela reste une interrogation. J'ai souvent l'impression que du temps de Jésus, on pensait qu'il y aurait comme une terre donnée à ceux qui avaient choisi de donner leur vie à Jésus. Avec une organisation gouvernementale calquée sur un modèle terrestre. Mais aujourd'hui, cela parait tellement (enfin me parait) tellement impensable. C'est quelque chose qui échappe totalement. Pourquoi le ciel serait-il organisé de la même manière que la terre. Le roi la reine et le petit dauphin. Maintenant ce qui est affirmé là, c'est la capacité de jugement qui leur sera donnée;

 

29 Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. 30 Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers. »

 

Donc surprise, surprise. 

 

 

 

MERCREDI 19 AOÛT. Mt 20, 1-16 ouvriers de la 11 ème heure

 

Belle illustration de la phrase de conclusion sur la richesse. Mais pas tout à fait la même. Beaucoup de premiers seront derniers et beaucoup de derniers seront premiers. 

 

Là si on prend la parabole, il s'agit de travail à la vigne ( à la mission). Ce n'est pas parce que tu as plus travaillé que x ou y que tu auras une meilleure récompense que lui. Mais c'est bien vague. 

 

Il me semble que certains commentateurs, dont un rapprochement entre les heures auxquelles sort le maitre du domaine et les heures de la passion.  

 

Ce qui me semble intéressant aussi, c'est que quelqu'un cherche à embaucher, quelqu'un se déplace pour trouver du monde. C'est le maître qui vient vers les humains, pas l'inverse. 

 

1 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. 

2 Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. 

3 Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire.

 4 Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” 

5 Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. 

 

6 Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” 

Effectivement ils auraient pu trouver quelque chose à faire ailleurs, aider leur femme par exemple… Au lieu de se tourner les pouces à attendre;

 

7 Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.”

 

Leur réponse, pas de notre faute. Personne n'est venu nous chercher. 

 

 8 Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” 

9 Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. 

10 Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. 

 

11 En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : 

12 “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !” 

 

Cela c'est un verbe qui caractérise en général les pharisiens.  Pax contents, sauf qu'un contrat est un contrat. 

 

 

13 Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? 

14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : 

15 n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” 

 

16 C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

 

 

JEUDI 20 AOÛT. Mt 22, 1-14

 

Il faut bien terminer pour la première semaine de septembre, alors on saute.

Donc Jésus est entré à Jérusalem et il a foutu le bazar en chassant les marchands. Il est donc loin de se faire des amis. 

 

Là on a deux histoires. L'une qui concerne ceux qui ne veulent pas être les convives de la noce et qui massacrent. Ils sont tués en retour. Là il semble que Jésus présente un Dieu qui correspond à la justice humaine.

 

Puis une deuxième, celle de l'homme qui n'a pas revêtu la robe blanche. Impression que le banquet qui été pour une élite et désormais ouvert à tous. Là à la limite il n'y a plus de purs et s'impurs, puisqu'on prend les bons et les méchants. On touche du doigt l'abondance, et ce qu'a fait Jésus en guérissant les bons et les méchants. 

 

Mais il y a quand même quelque chose à respecter. Pour entrer, il faut accepter (peut-)être) de se dépouiller de soi. Peut-être que le vêtement est offert, et on peut le refuser. Et c'est ce qui se passe/on ne sait pas pourquoi. Pourtant le roi s'adresse gentiment à lui, mon ami; C'est je suppose la non réponse qui provque l'exclusion, mais les non réponses on les trouve aussi du côté des "savants"; 

 

1 En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles : 

2 « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils

 

 

C'est donc le temps choisi. Seulement ils font la sourde oreille, et vont même bien plus loin. Ils massacrent les envoyés. Tuer pour ne pas écouter. 

 

3 Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. 4Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.” 

 

5 Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; 

6 les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. 

 

7 Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville.

 

 

 

 8Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. 9 Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.” 

 

10 Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. 

 

11 Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. 

12 Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence. 

 

13 Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.” 

 

Si j'en crois M-N Thabut celui qui pleure et qui grince des dents c'est le méchant quand il voit que le juste qu'il a attaqué est sauvé et se trouve dans le royaume et pas lui. Cet homme, ce serait un peu comme l'ivraie qui aurait voulu s'infiltrer. Mais on a dit qu'il y avait des méchants. Peut-être y a-t-il méchants et méchants. Les autres méchants ont revêtu la robe des noces, donc ils ont accepté de changer, de se convertir. Celui-là il n'en n'a pas été capable. Alors il ne peut pas rester.

 

14 Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

 

 

VENDREDI 21 AOÛT. Mt 22, 34-40

 

34 En ce temps-là, les pharisiens, apprenant qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, 

35 et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : 

36 « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » 

37 Jésus lui répondit : « ‘Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.’

 

38 Voilà le grand, le premier commandement. 

39 Et le second lui est semblable : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ 

40 De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

 

Toujours "ce" mettre à l'épreuve, essayer de le discréditer. Qui est discrédité au final. 

 

 

SAMEDI 22 AOÛT. Matthieu 23,1-12.

 

Critique en règle des scribes et des pharisiens. Ils ont le savoir, donc utilisez leur savoir, mais ne vous comportez pas comme eux, car ils ne sont pas des modèles. 

 

On a un peu l'impression de retrouver le chapitre des béatitudes; hypocrites. Importance du regard des autres, de la considération. Et là j'entends une bascule, si tu veux être mon disciple, suis ce que je te demande de faire, d'être, mais fais- le pour moi et avec moi, mais jamais pour le regard des autres. Si tu veux aider par ton savoir, fais là, mais n'en reste pas là. 

 

1 En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples

2 et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. 

Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. 

4 Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. 

 

Cette phrase là, m'a toujours fait réfléchir, car je pense à l'attitude de l'église vis-à-vis des divorcés remariés, et surtout à ces divorcées (plus souvent des femmes) qui se retrouvent devant le fait accompli. Si elles ont la chance de trouver un autre, elles sont exclues des sacrements, ce que je trouve injuste et injustifié. Et bien souvent pas d'aide des prêtres, mais des jugements;

 

5Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; 

6 ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues 

7et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.

 

C'est comme si ce titre est un peu usurpé. Mais c'est un peu comme si on leur donnait du "monsieur le docteur" et ils s'en glorifient. 

 

8 Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères

9 Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. 

10 Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. 

            11Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. 

 

12 Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »

 

Pas si simple cette finale. Il y a la notion d'horizontalité, vous êtes d'abord tous frères, donc il n'y en  pas certains qui doivent courir après fonctions (vertical) et si cela se fait, celui qui a la position verticale, ne doit pas se prendre ni pour moi, ni pour le Père des Cieux, mais s'abaisser et servir. 

 

 

DIMANCHE 23 AOÛT. Mt 16,13-20. 

13 En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » 

14 Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » 

 

Il ne demande pas qui suis-je pour eux, mais qui est le Fils de l'homme. Est-ce référence au prophète Daniel?  Il ne se dit pas "fils de Dieu", mais Fils de l'homme. ce que l'homme peut être de mieux sur cette terre, à ce moment là? 

 

15 Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

 

Pour les disciples la question est un peu différente. Pour vous, qui suis-je? C'est plus direct. 

 

16 Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » 

 

Du coup, ce qui me semble intéressant c'est que Simon-Pierre, lui passe du Fils de l'homme à Fils du Dieu vivant. Reconnaissance à la fois de la messianité et de la divinité avec la filiation directe. Et cela sera confirmé lors de la transfiguration.

 

17 Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. 

 

J'aime bien le rapprochement avec "je te bénis Père, d'avoir caché cela aux sages et aux savants et de l'avoir révélé aux touts petits". 

 

18 Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. (Is 28, 14-18)

 

19 Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

 

20 Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ.

dimanche 16 août 2026

SEMAINE DU 10 AU 16 AOÛT. ÉVANGILES

  SEMAINE DU 10 AU 16 AOÛT. ÉVANGILES

 

 

LUNDI 10 AOÛT Jn 12, 24-26

 

 

Dans ce chapitre, on est au début 6 jours avant la Pâque, Jésus a redonné vie à Lazare;  a eu l'onction à Béthanie. On peut supposer que 5 jours avant c'est l'entrée dans Jérusalem, et que c'est là que les grecs demandent à voir Jésus. André et Philippe viennent le dire à Jésus, 

Jésus leur dit que c'est maintenant le moment où le fils de l'homme va être glorifié. Autrement dit pour moi, maintenant c'est le moment choisi qui s'accomplit.  Et ce sont les versets de ce jour, qui peuvent s'appliquer aux disciples mais que Jésus accomplit en premier. Il montre l'exemple comme il montrera l'exemple pour le lavement des pieds. 

 

24 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. 

 

Sauf que le grain de blé, à conditions que la terre soit préparée et que la pluie soit au rendez-vous, ne peut pas faire autrement que de germer au bout d'un certain temps. Là Jésus est le grain de blé, ce qui pour moi ce matin évoque le discours sur le pain qui donne la vie. S'il n'y a pas de pain à recevoir, à partager, la vie n'est pas. La vie est possible parce que le pain est là, parce qu'avant le grain de blé a en quelque sorte donné sa vie pour que l'épis sorte de son enveloppe.

 

25 Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. 

 

L'aimer lui, où que cela puisse mener.

 

26 Si quelqu'un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l’honorera. »

 

Être honoré par le Père.. 

 

En tous les cas, cela illustre bien le choix de vie de Laurent le diacre;

 

 

MARDI 11 AOÛT. MT 18, 1-5, 10

 

https://giboulee.blogspot.com/2024/10/mt-18-1-5-10.html

 

 

Mt 17 22 Comme ils étaient réunis en Galilée, Jésus leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes . 

 

Juste après la transfiguration, qui de fait est chez Matthieu encadrée par ces deux annonces, ça a dû être difficile pour les disciples en Galilée. 

 

 

1 À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »

 

2 Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, 

3et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. 

4 Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. 

5 Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. 

 

C'est drôle, j'avais toujours entendu quelque chose qui renvoie aux disciples entre eux. Là c'est une autre question, qui est le plus grand (que faut-il faire ou être) pour être celui qui a le plus de chance d'être un grand chef dans ce royaume promis. Et là, il ne va s'agir de faire, mais d'être, d'être comme un enfant (mal vu à cette époque dit-on), puis d'être comme un petit.

 

 

Le dernier verset peut s'entendre comme celui qui ouvre son cœur pour ne pas rejeter un enfant, alors qu'il n'a pas forcément envie, que cet enfant ne lui donnera rien (enfin ça c'est à voir), c'est Jésus qui est doux et humble de cœur qu'il accueulle.

 

 

 

06 Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’il soit englouti en pleine mer.

07 Malheureux le monde à cause des scandales ! Il est inévitable qu’arrivent les scandales ; cependant, malheureux celui par qui le scandale arrive !

08 Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer dans la vie éternelle manchot ou estropié, que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel.

09 Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans la vie éternelle, que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.

 

10 Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. 

 

En d'autres termes ne jugez pas, ne vous fiez pas aux apparences. 

 

12 Quel est votre avis ? 

 

Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? 

13 Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. 

 

14 Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »

 

Donc malheur a vous si vous êtes cause de scandale pour un seul de ces petits et à vous d'aller les chercher pour qu'ils ne soient pas perdus;

 

12 AOÛT. Mt 18, 15-20 

 

On est bien dans les règles de vie ou de survie de la nouvelle communauté. 

 

15 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.

 

 Il me semble que bien souvent on dit si ton frère a péché fais lui des reproches, en quelque sorte, comme on dit maintenant, "confronte le" et qu'on oublie le "contre toi". Il s'agit bien de quelque chose qui dérape dans la relation dite fraternelle communautaire. Et faire ce travail là, travail qui est difficile, me semble indispensable. C'est pouvoir dire aussi ce qu'on a ressenti, mais ne pas le dire n'importe comment.  Peut-on dure qu'il s'agit de quelque chose qui a provoqué une blessure (comme on dit maintenant)? 

 

Donc premier temps, l'intime. Puis si ça ne va pas, on élargit le cercle. Mais il s'agit quand même d'une affaire qui doit avoir une certaine importance, puisqu'au final ça va vers l'exclusion.

 

16 S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. 

17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. 

 

Il s'agit alors d'une décision ecclésiale et la faute commise n'est pas n'importe quelle faute. Je penserai plutôt à ce que Jésus dit de celui qui scandalise un seul de ces petits, cela peut être par la conduite, mais aussi pour du doute, par dire du mal. Par mettre en cause l'autorité de quelqu'un, mais est ce que cela est une faute contre le frère? 

 

 

 Est-ce que c'est déjà au niveau de l'hérésie, et qu'est -e que péché contre son frère? 

 

Ce qui repose pour moi cette question au niveau de la phrase : tu m'as blessé" parce que celui est l'agresseur, bien souvent ne sait pas qu'une phrase anodine peut compte tenu du passé de l'autre, faire très mal. Compliqué. 

 

18 Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. 

 

Comme on dit tu ne l'emporteras pas au paradis. Heureusement que personne ne sait ce qui peut se passer au moment de la mort;

 

19 Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. 

 

On peut supposer que ce qui s'est passé avant renvoie à la discorde, au doute, à la colère et surtout à la scission. Là jésus oppose la scission qui va vers la solitude et l'union. 

 

20 En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »

 

  Comme tous ans, je bute sur le pareillement.Peut-être qu'il s'agit d'opposer deux frères qui se font du mal  à deux frères qui sont en paix et qui peuvent prier pour obtenir quelque chose. Le père regarde l'était de ceux qui prient. Ça c'est peut-être important. 

 

 

JEUDI 13 AOÛT. Mt 18, 21_35, 19,1

 

https://giboulee.blogspot.com/2023/08/mt-18-21-35-le-debiteur-impitoyable.html

 

 

2 1 En ce temps-là,  Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » 

22Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

 

Si on prend le texte de la messe, on a l'impression que Pierre a un peu ruminé tout ce qui a été dit sur ce qu'on appelle de nos jours la correction fraternelle. Dans l'évangile, cela donne au contraire l'impression que c'est une réaction que l'on pourrait tous avoir.

 

Et comme manifestement c'est presque impossible à "admettre" alors Jésus explique à sa manière. 

 

Il y a d'abord cet homme, qui reçoit quelque chose d'immense, qui a su toucher les tripes du Roi (il est assez extraordinaire ce Roi là, qui rend une justice qui n'est pas juste) au sens au quel nous aurions tendance à l'entendre). 

 

Mais quelque part, (il me fait un peu penser au fils de la parabole de Luc qui vient pour ne pas crever de faim, et qui ne comprend peut-être pas la miséricorde, l'amour de son vieux père pour lui.

 

Quelque part, il a juste eu de la chance, il a su y faire . Il y a quelque chose qui permet de comprendre a minima, comment il a pu se mettre dans une telle situation. La partie bonne en lui, n'est pas atteinte. Il n'est pas transformé. 

 

Alors quand il retrouve cet autre qui lui doit des sous, il lui saute dessus (comme un ennemi sur sa proie) pour se faire rembourser et la demande de l'autre il ne l'entend pas; 

 

Heureusement qu'il y a des témoins et qu'une certaine jsutice est faite; Mais pourquoi ce qui s'est passé a glissé sur lui? Est-ce que parfois, je ne suis pas un peu comme cela… Ne pas voir, ne pas entendre, ne pas se dire Dieu est capable de cet amour qui peut déplacer une montagne et ce pour moi.  

 

 23 Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. 

24 Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). 

25 Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. 

26 Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” 

27 Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.

 

 28 Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” 

29 Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” 

30 Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. 

 

31 Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. 

32 Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. 

33 Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” 

34 Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. 

35 C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » 

 

 

19, Lorsque Jésus eut terminé ce discours, il s’éloigna de la Galilée et se rendit dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain.

 

 

VENDREDI 14 AOÛT. MT 19, 3-12. On est en Judée…

 

 

3 En ce temps-là, des pharisiens s’approchèrent de Jésus pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ?

 

Il est possible que tout se joue sur le n'importe quel motif car il me semble que dans le deutéronome, le motif est plus que vague. Mais là, il s'agit de trouver quelque chose pour le mettre en défaut et donc maintenant qu'il est en Judée, de le disqualifier. 

 

4 Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme, 

5 et dit : ‘À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair.’ 

6 Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » 

 

La Pasteure N.Fabre fait remarquer qu'il y a bien une séparation nécessaire, d'avec les ascendants du côté de l'homme (ce ne semble pas être symétrique, comme si  - et hélas c'est que qu'on peut lire par exemple avec Mika la femme de David qui est reprise par le père Saul et donné à un autre). Comme si la femme restait en partie propriété de sa famille.

 

Mais là Jésus s'appuie sur la Genèse et se moque un peu des pharisiens qui ne savent pas lire et interpréter. Une seule chair, désir de Dieu, et on ne peut pas faire autrement qu'obéir.

 

7 Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? » 

8 Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi. 

 

Il peut être nécessaire parfois de quitter des règles que personne ne peut tenir, enfin là il s'agit essentiellement des hommes. 

 

9 Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère. » 

 

Au total Jésus remplace la règle floue de Moïse par une règle compréhensible : pas de renvoi sauf en cas d'union illégitime. 

 

10 Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. » 

11 Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné.

 

Réaction assez violente des disciples (pas d'accord avec toi… Vaut mieux ne pas se marier si on est obligé de rester avec son épouse toute sa vie. 

 

12 Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; 

    il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; 

   il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. 

 

Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »

 

Pas si simple 

 

 

SAMEDI 15 AOÛT. ASSOMPTION Lc 1, 39-56 (visitation).

 

Homélie qui passe en revue toutes les fêtes de Marie. Cela m'a semblé bien bien long. 

 

 

39En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. 

40 Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.

 41 Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, 

 

Il s'en suit une transformation visible (enfin de ceux qui lisent). D'une femme qui s'est cachée toute sa vie à cause de sa stérilité, voilà qu'elle parle d'une voix forte et qu'elle devient prophète. L'enfant trésaille et transmet la puissance de vie qu'il vient de recevoir à sa mère.

 

42 et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. 

43 D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? 

44 Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. 

 

45 Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » 

 

Peut-être que c'est une béatitude assez universelle. Heureux ceux et celles qui ont cru (ou qui croient à li 'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. Parfois cela peut-être quelqu'un qui vous dit une parole qui vient bien du Seigneur. Là, il est question d'accomplissement et le oui de Marie, ou le je suis la servante, provoque quelque chose d'immédiat en elle.  

 

46 Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, 

47 exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

 

Merci.

 

48 Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. 

 

Paroles prophétiques; mais qui peut évoquer Judith qui en tranchant la tête d' holopherne est surement considérée comme bien heureuse.

 

49Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! 

50 Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. 

 

Louange. 

 

51 Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. 

 

52Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. 

53 Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. 

54 Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,

 

 

55 de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » 56 Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

 

 

DIMANCHE 16 AOÛT. MT 15, 15-21

 

https://giboulee.blogspot.com/2023/08/mt-15-21-28-la-femme-syro-phenicienne.html

 

Homélie consacrée aux guides. Savoir faire demi tout.. S'adapter aux changements. La cordée;

 

21 En ce temps-là, partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. 

22  Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »

23 Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! »

 

En général quand Jésus se retire d'une région, c'est qu'il est préférable pour lui de se mettre à l'abri. Son heure n'est pas venue. 

 

Pour ma part, je pense que cette femme a entendu parler de Jésus et qu'il y a déjà des tentatives de chasser ce démon qui s'est emparé de son enfant. Alors quand elle apprend que Jésus arrive, elle sait au plus profond d'elle-même que c'est celui-là et celui-là seul qu'elle veut pour sauver sa fille. Celui-là et pas un autre. Alors elle va se battre pour ça. 

 

L'attitude de cette femme est très différente de celle décrite par la suite pour la demande de guérison de l'enfant épileptique, mais la demande est faite pas un homme, un homme déçu par les disciples qui n'ont rien pu faire. 

 

Ici les disciples non seulement ne font rien, mais ils demandent à Jésus de la renvoyer, parce qu'elle fait trop de bruit, elle gueule trop. Le rédacteur parle seulement de la phrase prends pitié de moi, Seigneur Fils de David (très proche de celles des aveugles de Jéricho), et qui est pourtant très sobre. C'est Seigneur, viens à mon secours, il n'y a que toi qui puisse m'aider et guérir ma fille ! 

 

Donc du côté de Jésus, pas le moindre geste, comme si ça glissait sur lui, du côté des disciples, c'est elle nous ennuie (et je suis polie), fais-la taire, et du côté de la femme, c'est je m'accroche à lui, non je ne me tairai pas. 

 

 

             24 Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »

25 Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! »

 

Jésus prend la parole, comme pour expliquer aux disciples qu'il a lui-même envoyé en mission uniquement aux brebis perdues de la maison d'Israël qu'il n'a pas été envoyé pour les païens (ce qui assez contraire au texte d'Isaîe de la première lecture).

 

Elle a entendu, mais elle fait comme si elle n'avait pas entendu. Et elle s'adresse directement à lui, en se prosternant (en le reconnaissant comme quelqu'un devant qui on se prosterne). Et là, elle ne crie pas, elle parle.

 

26 Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »27 Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » 

28 Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

 

La phrase de Jésus est assez violente :  toi  ne viens pas voler le pain que je donne aux miens, ce pain n'est pas fait pour des chiens de païens comme toi. Il n'est pas pour toi. 

 

Est-ce que la femme a entendu parler de la multiplication des pains et des douze corbeilles avec les restes? Prendre les restes ou les miettes, ça ne prive personne. Mais pourquoi J2sus fléchit-il à ce moment-là? Que perçoit-il chez cette femme? Peut-être qu'elle reconnaît en lui bien plus qu'un thaumaturge, et que sa confiance en lui n'est pas entamée par cette rudesse. Finalement je ne sais pas. Ce qui est certain c'est que le regard de Jésus change, il ne voit plus la femme païenne, mais la femme qui a foi en lui, envers et contre tout et qui ne lâche pas. 

 

Et la guérison se fait, mais là aussi avec une phrase ambigue. Que tout se passe comme tu le veux (toi). Est-ce que cette femme, comme la femme qui perdait du sang, a fait qu'une force est sortie de Jésus? 

 

Mais même si on dit que Jésus a changé à ce moment-là, qu'il a perçu qu'il devait aller plus loin (ce qui sera confirmé par la seconde multiplication des pains), il me semble que c'est au-delà de cette connaissance. 

 

La femme est allée au devant de Jésus, elle a pris le risque de se faire jeter, et elle l'a été, mais elle demeure quelle que part debout. (Même si elle se prosterne). Elle sait que homme là, est plus que ce qu'elle en voit, qu'il est Dieu et qu'il est bien plus puissant que les dieux qu'elle a adorés jusque là. C'est en lui qu'elle met son espérance et sa foi, en lui seul. Alors miettes ou pas, quelque chose change dans le regard. Elle n'est plus une cananéenne, elle est une croyante. Sa fille est possédée par un esprit mauvais, elle, elle reçoit de l'Esprit Saint.