dimanche 9 août 2026

SEMAINE DU 3 AOÛT AU 9 AOÛT. ÉVANGILES

 SEMAINE DU 3 AOÛT AU 9 AOÛT. ÉVANGILES

 

LUNDI 3 AOÛT. Mt 14, 23-36

 

Il gravit la montagne.

Ordonne. Etendit la main.

 

22 Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, il obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. 

23 Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. 

 

24 La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. 

25 Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. 

26 En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier.

 

 27 Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » 

 

Cela me fait penser aux guérisons, celle du paralytique, celle de la femme qui perd du sang. Là il s'agit bien de les guérir d'une peur qui peut vous rendre malade; la peur qui bloque tout, qui paralyse; Quand Jésus étend la main pour empêcher Pïerre de s'enfoncer, de sombrer, il le tire (psaume) des eaux qui passent sur lui. Jésus guérit et délivre, mais il laisse la liberté. 

 

28 Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » 

29 Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.

 

Souvent Jésus dit va ou allez… Là c'est autre chose. 

 

30 Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » 

31 Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » 

 

32 Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.

 

33 Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » 

 

34 Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth. 

35 Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. 

36 Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui le faisaient furent sauvés.

 

 

MARDI 4 AOÛT. Mt 14, 1-2, 10-14 

 

1 Alors des pharisiens et des scribes venus de Jérusalem s’approchent de Jésus et lui disent :

 2 « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? En effet, ils ne se lavent pas les mains avant de manger. » 

 

03 Jésus leur répondit : « Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au nom de votre tradition ?

 

C'est réponse du tac au tac, ce qui est différent de ce qui se passe quand il est accusé de guérir parce qu'il aurait fait alliance avec le mauvais.  

 

Mais il prend le temps de répondre, d'expliquer et d'aller vers la conversion, ce qui ne se fera pas, vu ce que disent les disciples au verset 12: pharisiens scandalisés; 

 

04 Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.

05 Et vous, vous dites : “Supposons que quelqu’un déclare à son père ou à sa mère : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont un don réservé à Dieu.”

06 Dans ce cas, il n’aura plus à honorer son père ou sa mère.” Ainsi, vous avez annulé la parole de Dieu au nom de votre tradition ! Hypocrites !

07 Isaïe a bien prophétisé à votre sujet quand il a dit :

08 Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi.

09 C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. »

 

10 Jésus appela la foule et lui dit : « Écoutez et comprenez bien ! 

11 Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur. » 

 

12 Alors les disciples s’approchèrent et lui dirent : « Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés en entendant cette parole ? » 

13 Il répondit : « Toute plante que mon Père du ciel n’a pas plantée sera arrachée. 

14 Laissez-les ! Ce sont des aveugles qui guident des aveugles. Si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou. »

 

Là, c'est plus que costaud comme jugement. En fait, ils se sont plantés eux-mêmes, voir auto-proclamés. Et ils tomberont. 

 

 

MERCREDI 5 AOÛT. Mt 15, 21-28.

 

Commentaire du P. Mario. Pas facile Jésus, là il n'a pas bon caractère. 

Il est vrai homme, donc il découvre l'universalité un peu plus tard. La femme est têtue, une vraie savoyarde; 

 

Une phrase entendue par lui, parfois Dieu nous exauce et ce n'est pas ce qu'il fait de mieux.

 

Il a parlé de l'importance de reconnaître ses bêtises, mais le fil m'échappe. Il y avait peut-être la notion de savoir s'adapter, de changer, de ne pas se rigidifier. Se corriger aussi quand on se trompe et le reconnaître; 

 

Prise de bec si je puis dire avec les pharisiens sur le pur et l'impur, il vaut mieux ne pas rester. Jésus a quitté l'endroit où il était après la mort de Jean, là, il quitte Génésareth. Et il se trouve quand même en territoire païen, donc impur. Lui qui a dit à ses disciples de ne pas aller en Samarie. 

La description de la femme, qui dit en criant, ou qui crie ne disant, évoque ce qui s'est passé avec les deux possédés. Eux aussi crient. Si on compare avec la femme hémorroïsse qui se contente de toucher, en Israël ça semble ne pas crier, enfin sauf les esprits impurs. 

 

Il ne semble pas que l'empathie fonctionne. Il ne bouge pas. Serait-il fatigué, a-t-il envie qu'on lui "foute" la paix? Après tout il n'est pas chez lui. Donc silence.

 

21 En ce temps-là, partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. 

22 Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » 

23 Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! » 

 

Sauf que la madame elle elle insupporte les disciples qui ne savent pas que faire et qui demandent à Jésus de faire quelque chose.

 

24 Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » 

 

Finalement, à qui s'adresse cette phrase? Aux disciples ou à cette maman en souffrance? 

 

25 Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! » 

26 Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » 

27 Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » 

 

Je pense qu'elle a entendu cette réponse, mais elle ne lâche pas. Venir à son secours. 

Et la réponse de Jésus qui la traite de voleuse. Elle se sort très bien de l'impasse, et montre qu'elle ne lâche pas, qu'elle ne vole rien, qu'elle se contente des miettes, après tout Jésus a opéré tellement de guérisons ailleurs. 

 

28 Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

 

On peut avoir à l'usure, mais là, c'est autre chose. C'est comme si, elle ramenait Jésus à un rôle universel, rôle dont il semble ne pas vouloir à ce moment-là.

JEUDI 6 AOÛT. MT 17, 1-9

 

1 En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne.

 

Peut-on dire qu'il gravit la montagne avec eux, pour les conduire prier son Père avec Lui? Et que ce qui va arriver, montrer ce que d'ordinaire les yeux ne peuvent pas voir, comme plus tard ce sera difficile de reconnaitre le Ressuscité? Et cela est pour nous difficile de reconnaitre Le Xt dans sa gloire, même de l'imaginer? 

 

 2 Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.

 

Nul ne peut regarder le soleil en face sans mourir. Les expressions de Matthieu me semblent plus fortes que celles de Luc. Eux ont vu celui qui est l'Astre d'en Haut. Ils ont vu ses vêtements (peut-être pas blancs comme on les représente toujours devenir blancs comme la lumière.

 

Essayer de retenir cette image.

 

3 Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. 

 

Ici c'est juste une apparition, on ne sait rien de l'entretien.

 

4 Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » 

 

Si Pierre n'avait pas parlé que ce serait-il passé? Il veut que cet instant dure, mais c'est l'inverse qui se produit. Parfois savoir se taire, surtout quand on est dépassé.

 

5 Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » 6 Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte

 

Cela renvoie à l'exode; à cette nuée qui est présence; à cette nuée habitée et qui peut parler. La crainte est plus que normale. Où trouve t on face contre terre? Certainement dans des  visions. 

 

7 Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » 

 

8Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul.

 

9 En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

 

Attendre pour raconter. 

 

Ce qui me surprend dans cette rédaction, une fois de plus c'est le manque de détails  que l'on trouve tant chez Marc que chez Luc.

 

Pierre raconte. (je vais essayer de suivre uniquement le texte matthéen, qui montre la primauté de Pierre, puisqu'il est le seul à prendre la parole, même si cela peut sembler un peu maladroit. 

 

Nous étions près de la ville de Césarée de Philippe quand il nous avait demandé ce que les gens disaient de lui. Nous lui avions plus ou moins répondu, parce que ce n'est pas facile. Je crois que pour beaucoup, il est une sorte de magicien qui fait des miracles en veux-tu en voilà, qui est même capable de donner à manger à des gens qui ont le ventre vide et qui le suivent soit pour eux, soit pour qu'un proche soit guéri. Mais ça nous ne l'avons pas dit, parce que certains voient en lui un nouveau Jean Baptiste, d'autres le prophète Elie,  d'autres le prophète Jérémie, bref qu'ils voient en lui un prophète. 

 

Puis il nous a posé la même question à nous ses disciples de la première heure. Et là, ma réponse est partie toute seule, je n'ai pas réfléchi une seconde et j'ai affirmé qu'il était le Christ, (celui qui a reçu l'onction, le Messie), le Fils du Dieu Vivant. Il a eu l'air très heureux de ce que je venais de dire, sauf que comme je l'ai dit, la phrase est venue sans que je réfléchisse et il a confirmé cela en me disant que moi Simon, le fils de Yonas, j'étais bien heureux, car c'était son Père qui es aux Cieux qui m'avait révélé cela. Il m'a ensuite affirmé (mais là j'ai eu du mal à encaisser) qu'il me donnerait à moi (moi qui ne suis qu'un pêcheur de Galilée) les clés du Royaume des cieux (comme si je devais en être l'intendant et posséder la clé de la porte de la cité céleste) et que tout ce que je lierai sur la terre serait lié dans les cieux, et tout ce que je délierai sur la terre serait délié dans les cieux. Là je ne sais pas trop ce que ça signifie, mais cela montre que terre et ciel sont en lien, et je pense que le lien c'est lui, qui ouvre un passage entre les deux. C'est comme s'il me disait que je pourrais un jour décider qui pourrait entrer ou qui en serait exclu, garder le poisson que je venais de pêcher ou le rejeter… 

 

Puis il nous a dit de ne dire à personne qu'il était celui que le peuple attendait, le Messie. 

 

Nous avons repris notre marche et là, il a dit quelque chose de terrible, qui était l'inverse de ce que j'imaginais; Il a qu'il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup à cause des anciens, des grands-prêtres et des scribes, être mis à mort et ressusciter le troisième jour. Alors ça, ça ne passait pas du tout, du tout. S'il est le messie, le roi d'Israël, comment peut-être se voir en butte de ceux qui doivent le reconnaître comme le Messie, parce qu'ils connaissent les écritures, ce n'est pas possible. Pourquoi doit-il être tué? Ce n'est pas pensable. Quant à revenir à la vie trois jours après, cela me semble inimaginable. 

 

Et cela a tourné dans ma tête, et j'ai fini par marcher jusqu'à être à côté de lui, et lui dire que ça c'était peut-être dans sa tête, mais que ce n'était pas possible que Dieu ne pouvait pas accepter ça. Il l'a très très mal pris et il m'a traité de suppôt de Satan, m'a dit de lâcher, de se mettre à distance de lui comme si j'étais un pestiféré. Bref je me suis senti humilié, parce que moi je l'aime et que je ne veux pas qu'il lui arrive du mal. 

 

Petit à petit nous sommes arrivés dans la région de l'Hermon, cette montagne où le Jourdain prend sa source. Un matin il m'a appelé avec Jean et Jacques et nous sommes partis avec lui. Pour moi, c'était un peu comme s'il avait oublié ce qui s'était passé. Je me sentais très heureux.

 

Nous avons marché longtemps. Au cours d'une halte, il s'est mis a prier, nous nous étions un peu plus loin. Là quelque chose est arrivé, dont j'ai encore du mal à parler aujourd'hui; Son voriisage est devenu comme un soleil, son vêtement est devenu lumière. Moi, Simon, de mes aux d'homme je contemplais ce que personne n'a jamais vu, celui qui est le le créateur, celui qui est notre Soleil, celui qui se drape dans la lumière.

 Facile à

Avec lui se trouvaient notre père Moïse et le prophète Elie, ce prophète qui sur la montagne de l'Horeb a senti la Présence du très Haut comme une brise lègere. Et moi, et nous, parce que cette vision elle était pour nous trois, je voyais cela de mes yeux de chair. 

 

Là, je n'avais qu'un désir, c'est que le temps se fige, que le temps s'arrête, que cela dure indéfiniment. J'ai alors proposé de dresser trois tentes, à nous trois cela serait rapide, mais ce n'était pas malin du tout, mais je suis comme ça. Un énorme nuage est alors monté de l'horizon, nous a enveloppé et nous avons entendu une voix qui nous disait que Jésus était son fils bien aimé, et que nous devions l'écouter. Là nous avons été envahi par une crainte énorme, nous sommes tombés face contre terre. Ce qui est étonnant c'est que Jésus rayonnant de la Présence nous avons pu le regarder, alors que là, la peur nous avait saisis, nous ne pouvions que nous prosterner, ne pas regarder.

 

Je ne sais pas combien de temps cela pu durer. Nous avons entendu la voix de notre maître qui nous disait de nous relever et de ne plus avoir peur. Enfin cela c'est plus facile à dire qu'à faire, parce que moi, en tous les cas, je tremblais de la tête aux pieds. Je pensais au prophète isaïe qui avait été saisi par son indignité quand Dieu s'était révélé à lui et moi, je me sentais tellement petit, tellement indigne d'avoir entendu la voix du tout puissant, d'avoir été enveloppé de cette nuée qui avait été présente durant toute la traversée du désert. 

 

Une partie de moi avait été comme ravie, une autre était dans la terreur; 

 

Il nous a dit de ne parler à personne de ce que nous avions vu et cela m'arrangeait bien car les autres auraient pensé que nous étions fous, que personne ne peut voir Dieu sans mourir. Et nous, nous avons vu et nous avons entendu. 

 

J'espérai que cette vision m'avait changé, mais quand jésus a été arrêté, quand j'étais dans la cour du grand-prêtre, tout cela je l'ai oublié et j'ai renié celui qui était en train de donner sa vie pour moi, pour nous, pour que nous puissions contempler un jour sa Gloire. J'ai oublié, je n'ai pensé qu'à sauver ma peau, lui qui m'avait sauvé des eaux, lui qui m'avait aimé, lui qui de pasteur était devenu la brebis que l'on mène à l'abattoir, lui le serviteur qui apportait le salut  à toute l'humanité, lui qui m'aimait et que moi j'aimais tellement maladroitement. 

 

 

 

VENDREDI 7 AOÛT. Mt 16 24-28 

 

On revient donc avant la transfiguration. On est juste après que Pierre ait reconnu Jésus comme le Fils de Dieu. Il y a eu une annonce de la passion et Pierre s'est fait remettre à sa place, plus que vertement. Passe derrière moi Satan. Jésus n'a pas parlé du mode de sa mort.  Et cela vient juste après qu'il ait presque chassé Pierre, comme on chasse un démon; 

 

 

 

24 En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. 

 

Le triptyque, "se renoncer à soi- même, prendre sa croix et le suivre"; Ne pas le lâcher des yeux, le suivre quel que soit le chemin qu'Il prenne; et croire, croire, croire. 

 

Lève-toi, prends ton grabat et marche. 

 

25 Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. 

 

Aujourd'hui, je penserai plus à âme qu'à vie. Comment espérer que mon âme puisse accéder là où réside la Pureté totale, l'Amour complet? Je n'en sais rien. Je ne peux qu'espérer; 

 

26 Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? 

27 Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. » 

 

28 Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le Fils de l’homme venir dans son Règne. »

 

 

SAMEDI 8 AOÛT. Mt 17, 14-20

 

Assez étonnant, ici il est question de la foi des disciples qui n'ont pu guérir l'enfant, et pas de la foi du Père de l'enfant. Le Seigneur je crois, mais viens en aide à mon manque de foi est absente. On peut peut-être faire un // avec la syro-phénicienne. Grande est ta foi. Sa foi à lui, n'est pas mise en cause.

 

 

14 En ce temps-là, Quand ils eurent rejoint la foule, un homme s’approcha de Jésus, et tombant à ses genoux, 

15 il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup. Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau. 

16 Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. » 

 

Il me semble qu'il y a un autre père qui tombe aussi aux genoux de Jésus, pour demander la guérison de sa fille. Mais ce geste me parait important, d'autant qu'il suit quand même la guérison de la fille de la femme cananéenne. 

 

17 Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. » 

18 Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri.

 

Là c'est la même phrase que pour la guérison de la fille de la canannéenne.

 

A qui cette phrase d'adresse t elle? Normalement les disciples ont ce pouvoir de chasser les démons. Ont-ils oublié que c'est Dieu qui délivre, pas eux? 

 

En tous les cas, Jésus répond à la demande de ce père, sans aucun commentaire. Il fait ce qu'on lui demande. Pas de commentaires dans la foule; rien.

 

19 Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »

 2 0Jésus leur répond : « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. »

 

 

DIMANCHE 9 AOÛT. Mt 14, 22_33

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Deux souvenirs personnels.

 

En 1945, au mois de juin, il faisait très chaud. Je n'he labitais pas loin de la Seine. On est allé se baigner. C'était très bon. Je prends je pense mon goûter et j'étais rhabillée. J'avais un ballon qui a la mauvaise idée de tomber dans l'eau et qui commence à s'éloigner. Et là, comme je sais que je ne dois pas déranger ma mère, je suis persuadée que je vais marcher sur l'eau pour récupérer le ballon et je me mets en route. Heureusement quelqu'un qui était au bord m'a rattrapée, ramenée à ma mère et m'a aussi rendu mon ballon. 

 

A Monaco je pense en 1947. Je me promène avec ma mère le long de la mer en dehors de Monaco. Il y a des vagues. Elle s'arrête pour parler avec une dame amie. Moi je me mets à marcher sur une sorte de digue en pierres, je veux dire avec des pierres qui forment une ligne droite e j'arrive tout au bout. Là, ça s'effondre sous moi. Je me vois plus ou moins à genoux, dans l'eau et des vagues qui se jettent sur moi. Chaque fois que je veux sortir la tête de l'eau, mes cheveux sont complétement défaits, une nouvelle vague arrive et me submerge. Je ne peux pas crier, je suis là. Arrive un homme vêtu de blanc, mais pour moi pantalon et chemise. Il ne dit rien, il me tire de là, me soulève et je me retrouve sur le trottoir, sèche, comme si rien ne s'était passé. Freud dirait souvenir écran, mais aujourd'hui, pour moi, il s'est bien passé quelque chose. J'ai bien rencontré quelqu'un dont je ne savais rien qui m'a sauvée des grandes eaux. 

 

 

22 Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. 

23 Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. 

J'aime ce "il gravit" qui a quelque chose de solennel. Il faut dire qu'il vient de nourrir une grande foule, que celle-ci ne put rester passive devant ce qui s'est passé. Mais le moment n'est pas venu. C'est lui qui a décidé de faire cela, effectivement il aurait pu les renvoyer acheter de quoi manger, mais il a choisi de ne pas le faire. Besoin de louer son père qui a permis cela? Mais dialogue nécessaire. Temps de silence, temps pour lui, alors qu'il est tout le temps bouffé par les autres, même s'il leur donne à bouffer, s'il les comble. Lui aussi a besoin de se rafaire, de se restaurer (au sens de se refaire).

 

24 La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. 

 

Lui, il est au calme si on peut dire, pour les autres, c'est autre chose. C'est une nuit mauvaise, une nuit qui sent la mort, et ils sont seuls. 

 

25 Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. 

26 En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. 

27 Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » 

 

D'un côté il y a Jésus qui vient à leur secours, et de l'autre il y a la panique, la peur devant cette forme qui se déplace sur les vagues. Est-ce que la phrase suffit à les rassurer? Peut-être que la demande de Pierre, exprime le doute. 

 

28 Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » 

29 Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. 

30 Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » 

 

Le doute est parti, il sort du bateau, marche sur l'eau et d'un coup ça se gâte, parce qu'il reprend conscience du monde qui l'entoure, des vagues du vent et là, panique et il s'enfonce et appel au secours. O dieu, viens à mon aide, Seigneur viens à mon secours;

 

31 Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »

Ta main me conduit, ta droite me saisit, sur moi tu as posé ta main.

 

 32 Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba

 

Mais là, il n'y a pas, comme dans la première tempête chez Marc je crois Jésus qui menace qui que ce soit. Quand Jésus et Pierre entrent dans la barque, le vent tombe de lui-même, comme vaincu. 

 

33 Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

 

Cela se situe avant la confession de Pierre à Césarée. Le vraiment me parle. Il me semble qu'il y a là bien plus que de dire simplement fils de Dieu, d'une certaine manière le peuple choisi a Dieu pour Père. Mais là, c'est reconnaître qui il est, c'est un peu la réponse à ce que dir Jésus, dans "c'est moi". C'est moi qui suis avec vous, c'est moi qui suis le chemin, c'est moi qui donne l'eau. 

 

 

mardi 4 août 2026

SEMAINE DU 27 JUILLET AU 2 AOÛT. EVANGILES


 

LUNDI 27 JUILLET Mt 13, 31-35 (quand la semaine rattrape le dimanche)..;

 

 

31En ce temps-là, Jésus proposa aux foules une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ

 

Celui-là il ne la jette pas, mais il la prend (donc l'a choisie) et la sème dans son champ. Donc il en attend quelque chose. Certes c'est tout petit, mais il sait qu'avec le temps elle va pousser. 

 

. 32C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. »

 

Dans cette parabole il se passe même un miracle, elle devient un arbre, ce qui veut dire aussi que la terre du champ a été travaillée.  Du plus petit on passe au plus grand, mais ce n'est pas grand pour grand, c'est pour aider les oiseaux à se nicher. Si on devient un peu grand, si on se développe, c'est pour les autres/

 

 

33Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » 

 

Intéressant ce verbe enfouir. Cela va un peu avec le trésor enfoui dans le champ, mis au plus profond. Comme un jour Jésus sera enfoui peut-être pas au plus profond, mais enfoui quand même dans la terre, et ce pour que la pâte (l'humanité) puisse passer du plat au volume, 

Qu'elle puisse être gonflée par l'esprit saint, pour devenir l'homme nouveau. 

 

34Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, 35accomplissant ainsi la parole du prophète : ‘J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.’

 

Psaume 78, 2. C'est un psaume qui se termine par l'éloge de David, le roi berger, et qui rapporte combien le peuple est dur d'oreille et oublie ce que Dieu a fait quand il répond aux demandes;

 

 

MARDI 28 JUILLET Mt 13, 36-43

 

 

 

36 En ce temps-là, laissant les foules, Jésus vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » 

 

Chez Matthieu, la parabole du semeur est expliquée. Celle de l'ivraie arrive juste après. Peut-etre qu'entre eux, ils ont essayé de comprendre, mais manifestement ça na pas marché. Donc demande avec le clairement, ce qui laisse à supposer qu'ils ne comprennent pas toujours les explications de Jésus.

 

37 Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; 

 

Donc Lui, puisqu'il se nomme comme cela. Il sème le bon grain. Le semeur qui était sorti pour semer, qui était-ce?  Enfin lui ne sème que du bon et en principe partout. on peut supposer que c'est dans la bonne terre. Seulement cette bonne terre, elle appartient à tout le monde, aux bons et aux mauvais. 

 

38 le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. 

 

En fait c'est plus compliqué. Il y a le monde. Dans le monde il y a ceux qui sont du côté de Jésus ensemencés par la parole. De l'autre, les mauvais qui veulent tout faire pour les empêcher de croitre. Et ce qui va fonctionner c'est le doute, la fausseté. Qui croire? 

 

39 L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. 

40 De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. 

41 Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; 

42 ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. 

 

Les justes seront délivrés des mauvais, qui découvriont qu'ils se sont trompés ou qu'ils ont été trompés;

 

43 Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

 

 

MERCREDI 29 JUILLET; JN 11, 9, 20-27

 

9En ce temps-là, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. 

 

20 Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. 

21 Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. 

22 Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » 

23 Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » 

24 Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » 

 

25 Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ;

 2 6quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » 

27 Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »

 

Quelle foi. Parce qu'entendre ce que Jésus dit quand il dit je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, fut-il mort, vivra. Est-ce que Lazare avait cette foi- là, ou est-ce la foi de son cœur qui permet le renouvellement de la vie? Jésus dit quelque chose de général, mais là, quelle foi il a fallu à Marthe. Elle ne répond pas d'ailleurs à la question posée. Elle affirme que celui qui lui parle est bien plus que le Jésus de Nazareth, l'ami de la famille. Elle comprend qu'il est l'oint, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde (pour sauver le monde et pas pour le juger ou le condamner). Elle répond à la question par une affirmation qui ne peut venir que de l'Esprit Saint. 

 

C'est finalement un texte très difficile. Cela anticipe ce qui se passe au chapitre 14, je suis le chemin, la Vérité et la Vie. Là c'est je suis la résurrection et la vie (aujourd'hui, pas dans u futur hypothétique)? 

 

 

JEUDI 30 JUILLET Mt 13, 47-53

 

Intéressant le rôle des anges dans ce chapitre. Ils sortiront (d'où)? De leur ciel, ils viendront sur cette terre et feront finalement le sale boulot, celui du tri; C'est un peu différent de mt 25;

Nouis insiste lui beaucoup sur le travail de tri que nous avons à faire, et prendre le temps comme un temps de grâces (enfin il me semble). Il insiste aussi sur non pas l'enfer, mais le feu qui purifie. C'était très positif chez lui. 

 

Peut-être comme dans RCF regarder les verbes jeter ramener, tirer. Puis s'asseoir, ça c'est important; prendre le temps; ramasser et donc trier; 

 

47 En ce temps-là, Jésus disait aux foules : «Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.

 48 Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. 

 

On voit bien la scène, les poissons sur le sable (ou les galets) répandus, et là on tris.

 

49 Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes 

50 et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » 

Ceux qui pensaient être sauvés grinceront des dents en comprenant qu'ils se sont plantés et peut-être la jalousie règne t elle dans ce lieu, qui est le lieu de vie de celui qui introduit le doute.

 

51 « Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ».

 52 Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » 

 

53 Lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, il s’éloigna de là.

VENDREDI 31 JUILLET. Mt 13, 54-58

 

 

Ils étaient profondément choqués ! 

D'où lui vient tout cela? 

 

On a toujours ce passage brutal (cf Luc) où les gens passent de l'admiration et reconnaissent qu'il y a quelque chose en cet homme qu'ils connaissent bien, à quelque chose qui est de l'ordre de la dénégation. Ce n'est pas possible. Cela fait penser à ce qui se passera à Jérusalem avec les rameaux et la foule lors du procès. 

 

Comme si la foi se tarissait d'un coup. Et pas de foi, rien ne se passe car la relation est morte;

 

54 En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? 

 

55 N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ?

56 Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? » 

 

57 Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. » 

 

58 Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

 

 

 

SAMEDI 1° AOUT Mt 14, 1-12. 

 

Conclusion, vaut mieux ne pas boire avant de s'engager de la sorte devant d'autres. 

 

1En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, apprit la renommée de Jésus 

2 et dit à ses serviteurs : « Celui-là, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » 

3 Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison. C’était à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe. 

4 En effet, Jean lui avait dit : « Tu n’as pas le droit de l’avoir pour femme. » 

5 Hérode cherchait à le faire mourir, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète.

 

 6 Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa au milieu des convives, et elle plut à Hérode. 

7 Alors il s’engagea par serment à lui donner ce qu’elle demanderait. 

Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. »

 

 9 Le roi fut contrarié ; mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. 

10 Il envoya décapiter Jean dans la prison. 

11 La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère. 12Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, qu’ils ensevelirent ; puis ils allèrent l’annoncer à Jésus.

 

 

DIMANCHE 2 AOUT. Mt 14, 13-21. Multiplication des pains. 

 

 

Ce que j'aime dans ce texte, c'est que ce sont les provisions des disciples qui permettent à Jésus de faire ce qu'il fait. Peut-être que cela les a beaucoup ennuyés, mais c'est ce partage qui est important. D'ailleurs ces provisions, elles étaient aussi pour Jésus, donc c'est un peu comme la veuve du temple, il ne s'agit pas du superflu, mais du nécessaire, de l'indispensable. Avec une confiance totale.

 

13 En ce temps-là, quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. 

 

14En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. 

15 Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoiedonc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! » 

 

16 Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » 

17 Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » 

18 Jésus dit : « Apportez-les-moi. » 

19 Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. 

 

20 Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. 

21 Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.

samedi 25 juillet 2026

SEMAINE DU 20 AU 27 JUILLET ÉVANGILES

 SEMAINE DU 20 AU 27 JUILLET ÉVANGILES

 

 

LUNDI 20 JUILLET. Mt 12, 38-42

 

38 En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. » 

39 Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas.

 40 En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits. 

41Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.

 42 Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. »

 

 

Mt 12, 46-50

 

46 En ce temps-là, comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler.

 

Cela parait toujours curieux, cette sorte d'intrusion de la famille. Là, ils ne veulent que lui parler. Enfin ils cherchent à lui parler. Que veulent-ils lui dire, cela on ne le sait ps. Si on se réfère à Marc, c'est l'idée qu'il est devenu fou, qu'il est grand temps qu'il arrête, et qu'il revienne sans faire de vagues à la maison. Bref quil leur soit soumis et avoir Marie avec eux, c'est plus simple. Là c'est Marie et les frères 

 

 47 Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. »

 

Quelqu'un transmet le message donc interrompt Jésus, puisque Jésus est "en train de parler aux foules". Et curieusement c'est à cette personne là que Jésus répond. 

 

 48 Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » 

C'est presque:  pourquoi me parles tu de ma famille. Ma famille qui est-elle? C'est presque comme s'il disait, ma famille, ma maison tout ça j'ai abandonné pour la mission donnée par mon Père. (En fait on ne sait pas du tout au bout de combien de temps ils se manifestent? Pour ma part, je pense quand les menaces de mort sont trop fortes, et peut-être que les pharisiens sont allés les voir pour faire pression sur eux. 

 

49 Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères.

 

Ce verne me touche; c'est le verbe utilisé me semble t il pour la multiplication des pains et pour la Pâque. C'est un peu comme si par ce geste, qui est banalement montrer, il va plus loin, il en fait un corps, De ces hommes et de ces femmes, il fait des proches, il fait une famille, quelque part il les consacre.

 

50Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

 

Questionnement sur la volonté, car il est certain que même si Marie est là (peut-être à son corps défendant), elle fait depuis toujours la volonté de celui que son fils appelle son Père. Le commentaire de RCf était basé sur comment faire (pas connaître, mais faire, la vivre ou en vivre). C'est ce que fait Jésus, depuis qu'il a quitté sa famille. Et si nous faisons comme lui, alors nous entrons dans cette autre famille (familiarité) avec lui, avec parfois plus que la fraternité, parce que certains peuvent avoir avec lui une relation de type mère fils. Je pense que ça met bien en évidence la proximité. Il peut y avoir des rivalités avec les frères avec la mère, c'est autre chose.

 

 

Marie raconte.

 

Cela fait des mois que Jésus est parti. Depuis tout le monde me regarde un peu de travers. Il est même venu chez nous avant de commencer vraiment ce pourquoi il est dans ce monde. En fait tout a commencé après l'arrestation de Jean. Il a alors quitté la Judée, il est revenu ici, dans cette petite ville qui l'a vu grandir, apprendre le métier de Joseph, et partir un jour. Si les gens me regardent de travers, c'est qu'il commence à être très connu et qu'il s'est mis à dos les pharisiens et les hérodiens. Alors les gens d'ici, ont commencé à avoir peur. Les soldats romains, surtout depuis que Pilate est procurateur de notre région, tuent très facilement tous ceux qui semblent s'opposer à eux. Il vaut mieux faire profil bas, or mon fils ne fait pas profil bas. Je sais quand même que lorsque ça chauffe trop, il ne s'obstine pas, il part dans une autre contrée. 

 

Tout cela pour dire que la famille a fait pression sur moi pour qu'on aille le chercher, le ramener à la raison, avant qu'il ne soit trop tard. Ils pensaient que mon fils ne pourrait refuser d'obéir; lui qui connait si bien la parole et qui l'explique, mais qui l'explique autrement.

 

Donc ce jour-là, il enseignait quand nous sommes arrivés. D'après ce qu'on nous a dit, il venait d'être traité de suppôt de Satan par les pharisiens. Il avait dit à ceux qui lui réclamait un signe du ciel pour prouver qu'il était bien celui qu'il disait être le Fils de l'homme, qu'il n'y aurait qu'un seul signe, celui du prophète Jonas qui était resté trois jours dans les entrailles du poisson. Cela a été pour moi comme un coup de poignard. Je sais bien au fond de moi que tout ce qu'il fait ne le conduit pas à la gloire sur cette terre, mais à la mort, mais j'essaye de ne pas y penser.

 

Notre petit groupe est donc arrivé et nous avons dit que nous le demandions parce que nous voulions lui parler. Quand je dis : " nous", il s'agit de la famille, pas moi. Quelqu'un lui a transmis notre demande. Nous étions dehors, Lui et ses disciples à l'intérieur. C'est dur pour moi cette distance. Mais nous l'entendions quand même. 

 

Je l'ai alors entendu répondre à celui qui lui avait parlé de nous, qui lui avait dit que ur moi sa mère et ses frères cherchaient à lui parler, enfin je ne devrai pas dire répondre parce qu'il n'a pas répondu, mais qu'il a posé une question étonnante pour ses auditeurs. Il a demandé, il leur a demandé qui était sa mère, qui étaient ses frères? Il y a eu un silence. Un grand silence. 

 

Mon fils a alors étendu la main vers ceux qui étaient à ses côtés, qui l'entouraient, et a dit à tous : voici ma mère, voici mes frères, car celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux est pour moi, un frère, une sœur, une mère. 

 

C'est une phrase qui peut faire mal, et je pense que cela a été le cas de ceux de la famille qui étaient avec moi, qui m'avaient entraînée avec eux, et ma foi tant pis. Oui mon Jésus il a une nouvelle famille, il se crée une nouvelle famille avec une relation centrée sur l'amour, sur le respect, sue l'ouverture. Faire la volonté de son Père, c'est sortir du jugement, c'est regarder au-delà de ce que l'on voit, c'est aimer. Alors moi, je suis sa mère biologique parce que je l'ai porté en moi durant neuf mois et que j'ai peut-être de lui une connaissance que personne d'autre ne peut avoir, mais aujourd'hui, parce que la volonté du Père, je l'accepte, parfois le la devance, je suis pour lui une mère, une mère aimante, une mère qui lui ouvre son cœur comme son cœur à lui est ouvert pour tous.

 

Nous sommes rentrés chez nous, je dois dire bredouille puisqu'il n'est pas rentré avec nous, mais que Dieu soit béni, parce qu'Il fait la Volonté de son Père qui est dans les Cieux et que la volonté de son Père, c'est que pas un de ces petits qui viennent à lui ne se perde, mais soient sauvés.

 

MERCREDI 22 JUILLET? MARIE-MADELEINE. Jn 21, 1-11_21

 

De:  "apercevoir à voir". Rester dehors. Se tourner vers la mort, se tourner vers la vie.

https://giboulee.blogspot.com/2024/07/jean-20-1-20-fete-de-marie-madeleine.html

 

1 Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. 

 

11 Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. 

12 Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. 

13 Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »

 

Finalement tout se passe dehors. Contrairement aux deux hommes, elle n'est pas entrée dans le tombeau. On peut presque die que tout se passe à distance. Pourtant il s'en passe des choses à l'intérieur. 2 anges. Une question. Une réponse qui dit l'inquiétude  : je ne sais pas où on l'a déposé. Vu qu'ils ne répondent pas, ils ne sont pas intéressants, alors elle regarde vers la vie, vers le jardin.

 

 

14 Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. 

15 Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »

 

Là, elle a enfin un interlocuteur qu'elle pense valable. Celui-là, il doit bien savoir ce qui est advenu du corps. Mais elle ne lui demande pas de l'aide. Ce qui est sidérant. Une femme porter le corps d'un homme qui mesure près de 1m80. 

16 Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. 

 

Puisque le voir ne fonctionne pas, Jésus passe à un autre sens, l'audition. Et là, ça fonctionne.

 

17 Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » 

 

Alors un envoi et des ordres si. L'on peut dire.

 

18 Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », 

et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

 

 

Marie de Magdala raconte.

 

Je ne sais pas ce qui m'a pris, mais quand j'ai vu dans le jardin cet homme qui me regardait gentiment, mes larmes ont cessé, alors qu'elles n'avaient pas cesser de couler depuis que j'étais allée réveiller Simon-Pierre et Jean, pour leur dire que le corps de mon Jésus avait disparu. 

 

J'ai bien vu deux hommes dans la grotte où son corps a été déposé, qui m'ont demandé pourquoi je pleurais. C'est normal qu'une femme pleure quand celui qu'elle aime lui a été enlevé par le mort. C'est normal qu'une femme pleure quand elle a vu son aimé mis à mort sur une croix comme un malfaiteur. C'est normal qu'une femme pleure quand elle voit un soldat donner un coup de lance dans le côté de celui qui est là, mort, et qu'elle voit du sang et de l'eau couler, tellement le coup a été violent et a atteint le cœur, ce cœur qui a tant aimé. Oui c'est normal. Qu'est-ce qu'ils croyaient ces deux- là?  

 

Comment aurai-je pu voir en eux des anges qui célébraient la nouvelle alliance, qui étaient comme les Kérubins de l'arche que Moïse avait fait faire sur les ordres du Très Haut, alors que je voyais un peu trouble à cause de mes larmes et qu'ils ne répondaient pas à ma demande: retrouver son corps.

 

Avec l'autre, c'était différent. Il semblait attentif , présent à moi, à ma douleur. J'ai pensé que cet inconnu était le jardinier chargé de l'entretien du jardin et donc des tombes. J'ai supposé qu'il avait enlevé le corps, parce qu'après tout, c'était un tombeau neuf qui appartenait peut-être à quelqu'un qui l'avait retenu pour lui. 

 

Je lui ai demandé qu'il me dise où était le corps et que je le prendrai. Quand j'y repense, je me dis que j'étais un peu folle, comme moi aurai-je pu porter le corps d'un homme aussi grand ? Mais j'étais sûre de pouvoir le faire. C'était impensable qu'il demeure sans sépulture. 

 

J'ai levé les yeux vers lui pour lui faire ma demande, puis à nouveau j'ai regardé vers le tombeau vide. Et là j'ai entendu sa voix, qui disait mon prénom. Comment avais-je pu ne pas le reconnaître? C'est une question que je me poserai toute ma vie, mais je sais que deux disciples ont marché avec lui sur la route de Jérusalem à Emmaüs ne l'ont reconnu, jusqu'au moment où Lui a voulu qu'ils le reconnaissent. 

 

Pour moi, ça a été pareil, d'un coup il était là, avec moi, le même et pas le même. 

 

Je dois dire que quand j'ai entendu sa voix, au fond de moi, j'avais envie de lui dire mon amour, tu es vivant comme tu l'avais dit, tu es là, tu es entier, tu es si beau. Mais le seul mot qui est sorti de ma bouche, ce fut "mon maître à moi", Rabounni, mon maître certes, mais mon maître chéri.

 

Il m'a demandé de ne pas le retenir, et il a bien fait, parce que je n'avais qu'une envie, me jeter sur lui, le toucher, le sentir, le regarder. Enfin quand je dis cela, ce n'est pas tout à fait vrai. Une partie de moi avait ce besoin de le toucher, une autre sentait bien qu'il y avait désormais une distance à ne pas franchir, sauf si lui décidait qu'elle pouvait être franchie. 

 

J'avais aussi l'impression qu'il venait de revenir à la vie depuis peu, que lui-même était comme étonné de ce corps neuf. Plus de traces des coups, plus de traces de sang, plus rien, du moins pour moi. Plus tard, Thomas verra les trous laissés par les clous et par le coup de lance. Mais ce jour-là, ce matin béni entre tous, c'est sa voix, le son de mon prénom qui m'a permis de le reconnaître lui le Vivant.

 

Il m'a donc demandé deux choses, la première était de ne pas le retenir parce qu'il n'était pas encore monté vers le Père. Il n'a pas dit vers mon Père. Juste vers Le Père. La seconde était de trouver ses frères pour leur dire qu'il montait vers celui qui est son père et leur Père, vers celui qui est son Dieu et leur Dieu. Cela m'a paru un peu compliqué à comprendre, mais il a disparu et je suis allée comme il me l'a ordonnée d'aller vers les frères. Il n'a pas dit vers mes disciples, mais mes frères, comme si quelque chose de nouveau était advenu. Je leur ai dit que j'avais vu le Seigneur, mais je ne suis pas sûre qu'ils m'aient crue. En tous les cas moi, j'ai fait ce que Lui m'avait demandé et moi je sais qu'il est le Vivant, le Fils du Père, débordant de ce qu'Il appelait La vie éternelle ! 

 

 

JEUDI 23 JUILLET. JN 15, 1-8 ou Mc 3,31-35 (presque identique à Mt 12, 46-50

 

 

1 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. 

 

 

 Est-il question d'une fausse vigne dans le premier testament?  Il est question d'une vigne qui ne donne pas le fruit attendu, une vigne qui est mise en pièce…  Lui jésus est cette vigne qui donne de beaux fruits, qui fait du bon vin et c'est le Père qui est le vigneron, donc qui décide quand tailler, amender, donner les grappes, faire la vendange etc. 

 

2 Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. 

3 Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.

 

C'est donc le Père qui juge et qui est actif. Cette parole s'adresse certes aux disciples, mais elle renvoie au premier testament, quand Dieu décide que les bêtes sauvages viennent tout détruire. 

 

Comment se fait la purification qui permet de porter du fruit?  Jésus dit que sa parole est purification. A qui irions-nous tu as les paroles de la vie éternelle.

 

 4 Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.

 

 5 Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.

6 Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.

 7 Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.

 

8 Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

 

 

VENDREDI 24 JUILLET Mt 13, 18-22

 

 

18 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. 

 

 

C'est vrai qu'ils ont entendu, qu'ils se sont demandés pourquoi leur Maître se mettait à parler en paraboles, paraboles qui devaient leur paraître bien hermétiques; la réponse de Jésus sur le pourquoi, n'éclaire pas vraiment. Après tout, le salut concerne tous les hommes, alors pourquoi parler et que cela ne serve à rien? Est-ce que le petit nombre est la bonne terre? 

 

La manière dont Jésus, commence est assez solennelle, avec le " écoutez". Peut-être que c'est aussi un moyen dont le rédacteur se sert, pour dire que désormais le peuple choisi, c'est le ce nouveau noyau qui s'est constitué autour de Jésus, de son vivant et qui va grandir petit à petit.

 

Arrive l'explication; le commentaire de RCF dit et j'aime bien, qu'il y a en tout être un peu de bonne terre, et ce qui importe c'est qu'elle existe et qu'elle puisse permettre à une parole reçue un jour, de porter son fruit et du coup de porter aux autres. 

 

19 Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin.

 

Entendre sans comprendre. Apparemment c'est ce qui se passe avec certains, avec ceux qui disent que Jésus a fait un pacte avec Béelzéboul. Il parait évident que là, la graine ne put pousser; 

 

 20 Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; 

21 mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt. 

 

Il a donné ordre à ses anges pour qu'à la pierre ton pied ne se heurte.

 

 

22 Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. 

 

23 Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

 

 

 

SAMEDI 25 JUILLET. St Jacques. Mt 20, 20-28

 

 

20 En ce temps-là, la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. 

21 Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. » 

 

Pas dégonflée la madame. Mais ce qui est étonnant c'est qu'elle soit là parmi les femmes qui suivent. Pauvre Monsieur Zébédée, ses deux fils et sa femme. 

 

22 Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » 

 

Manifestement pour Jésus, la maman est téléguidée par les garçons, et c'est à eux qu'il répond;

 

23 Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. » 

 

24 Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. 

 

RCF suppose que les dix se sont fait doubler, ce qui explique leur indignation; Peut-être. Peut-être pas.

 

25 Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. 

 

Ne pas commander en maître et ne pas faire sentir son pouvoir (pas de joug ).

 

26 Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; 

27 et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. 

 

Pour être grand, se faire serviteur. 

Pour être le chef se faire esclave. Pas facile à comprendre.

 

Mais en filigrane, ce serait aimez vous comme je vous ai aimés. Pas de plus grand amour. Sauf que là. L'amour n'a rien à voir avec être le chef;

 

28 Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

 

 

 

DIMANCHE 26 JUILLET Mt 13, 44-52

 

Les commentaires d'Antoine Nouïs 

 

IL pouvait arriver que le propriétaire d’un champ décède et que l’acheteur de sa terre trouve un trésor caché. Le trésor devient alors une image de la grâce, car on n’a rien fait pour le mériter.

L’homme qui l’a trouvé est dans sa joie. La grâce suscite la joie.

 

-Dans la première parabole, le règne de Dieu est une grâce imméritée alors que dans la seconde il est le fruit d’une quête.

-La foi est les deux, elle est un don et elle est le résultat d’une quête. Nous ne devons jamais nous lasser de la rechercher et nous devons l’accueillir comme une grâce imméritée.

 

-Le filet est une image de notre monde, mais aussi une image de notre réalité intérieure. En chacun de nous, il y a du bon et du mauvais, de la générosité et de l’égoïsme, de la bonté et de l’orgueil. Comme le dit l’apôtre Paul : Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas (Rm 7.19). En nous, il y a ce que Paul appelle le péché qui fait que nous ne sommes pas transparents à nous-mêmes.

Nous n’avons pas à nous en culpabiliser, c’est notre nature. En revanche nous avons à travailler notre intériorité pour réduire la part de ce péché dans l’attente d’une libération complète à la fin des temps.

-Les pleurs et les grincements de dents

 

C’est dans cette perspective que nous pouvons entendre le verset qui dit que les mauvais seront jetés dans la fournaise ardente. Il ne s’agit pas d’un enfer dans lequel seront jetés les réprouvés, mais de la bonne nouvelle de la disparition par le feu de tout ce qui est mauvais en nous. C’est ainsi que Paul parle du jugement de Dieu. C’est un feu qui brûle tout ce qui n’a pas besoin d’être éternisé dans notre vie – nos fautes, nos peurs, nos rancunes et nos regrets – pour ne laisser subsister en nous que ce qu’il y a de plus beau.

 

-       Le maître et son trésor

 

Un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes. Le trésor pour nous est celui de nos différentes traditions.

De ce trésor, le disciple doit retenir des choses anciennes qui demeurent justes et pertinentes et des choses nouvelles apportées par le Christ dans notre temps.

Recevoir l’Évangile comme une parabole, c’est entendre que sa parole n’est ni la répétition de l’ancien ni de l’entièrement nouveau, mais un panachage des deux.

 

 

 

44 En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ.

 

45 Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. 

46 Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. »

 

 47 Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. 

 

48 Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. 

49 Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes 

50 et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » 

 

M-N Thabut « Pleurs et grincements de dents » (même verset 42) : Matthieu reprend ici une expression classique dans la Bible pour dire la rage et le désespoir des impies devant le bonheur des justes. Exemple : « Ils ouvrent la bouche à tes dépens, tous tes ennemis ; ils sifflent et grincent des dents. » (Lm 2,16). On trouve des formules similaires dans le livre de Job (Jb 16,9) et dans les Psaumes (Ps 35,16 ; Ps 37,12 ; Ps 112,10). On la trouve plusieurs fois chez Matthieu (Mt 8,12 ; 13,42.50 ; 22,13 ; 24,51 ; 25,30) et une fois chez Luc (Lc 13,28).

 

51 « Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ». 

52 Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »