dimanche 4 octobre 2026

SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE. ÉVANGILES

SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE. ÉVANGILES

 

LUNDI 28 SEPTEMBRE. Lc 9, 46-50

 

Qui n'est pas contre nous est pour nous. 

 

46 En ce temps-là, une discussion survint entre les disciples pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand. 

 

47 Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur, prit un enfant, le plaça à côté de lui

48 et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand. » 

 

49 Jean, l’un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous. »

 50Jésus lui répondit : « Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous. »

 

 

MARDI 29 SEPTEMBRE. St Michel Jn 1,47-51

 

4 7En ce temps-là, lorsque Jésus vit Nathanaël venir à lui, il déclara à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »

 

Si israël est le nouveau donné à Jacob, dont le nom me semble t il est parfois traduit comme le rusé, dire de Nathanel qu'il est un véritable israélite, veut il dire que Jésus a vu le comportement de Nathanaêl qui a dit que de Nazareth il ne peut rien sortir de bon, qui ne mâche pas des mots? Possible et c'est assez johannique. Transcendance de Jésus. Jésus est censé s'adresser à André et à Pierre et à Jean. Nathanaël entend et il peut être étonné. 

 

 48 Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »

 

Et la réponse est là, je t'ai vu et je t'ai aussi entendu.

 

 49 Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »

 

Le roi d'Israël. Si N est un vrai israélité, alors il reconnait cet homme à la fois comme fils de Dieu et Roi d'Israël. Là c'est "le fils de Dieu". 

 

50 Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »

 

Il ne t'en faut pas des masses pour changer ton fusil d'épaule; 

 

Est-ce que cela évoque ce que dire Thomas à la fin de l'évangile, mon Seigneur et mon Dieu? C'est moins fort, mais quand même.

 

51 Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

 

Pour moi cela reprend Jacob et son songe avec l'échelle et le ciel ouvert; Mais l'échelle c'est Jésus; 

 

 

MERCREDI 30 SEPTEMBRE; Lc 9, 57-62.

 

 

Job très pessimiste. Pas sûr qu'il écoute. Il est "trop" pour s'occuper de moi et entendre ma revendication et ma plainte;

 

Deux hommes qui s'adressent à lui et au milieu Lui qui s'adresse à un homme. Le sandwich. 

Quand il appelle, c'est maintenant et c'est ce qui va se passer avec le groupe des choisis, qui vont épauler les apôtres. Un peu comme si à ce moment- là, il vaut mieux qu'eux restent auprès de Jésus, mais que la mission se fasse le plus largement possible. Mais eux même s'ils doivent guérir les malades, ne reçoivent pas au sens strict de pouvoir.

 

Le suivre, quand comment. Là on sent un peu l'urgence. En fait on a l'impression que la finale du chapitre 9 est assez pessimiste. 

 

La mission c'est annoncer le règne de Dieu.

 

57 En ce temps-là, en cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. 

58 Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » 

 

Réfléchis, je ne vais de proposer quelque chose de tout repos. Pas de sécurité.

 

59 Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » 

60 Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »

 

 C'est la même injonction qu'à Matthieu. Suis-moi. Il se leva et le suivi. Là, c'est pas maintenant. 

 

61 Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. »

 62 Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

 

 

JEUDI 1° OCTOBRE. Lc 10, 1-12

Texte les lectures de ce matin; Ph 3, 07" Mais tous ces avantages que j’avais, je les ai considérés, à cause du Christ, comme une perte.

8 Oui, je considère tout cela comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur. À cause de lui, j’ai tout perdu ; je considère tout comme des ordures, afin de gagner un seul avantage, le Christ,

9 et, en lui, d’être reconnu juste, non pas de la justice venant de la loi de Moïse mais de celle qui vient de la foi au Christ, la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi.

 

 

 

1En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.

 

Pas seuls, deux par deux. On a beaucoup écrit là-dessus. 

 

 2 Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. 

 

RCF se réjouir de ce que la moisson soit abondante. 

 

3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.

 

Bon ça c'est un peu inquiétant quand même. Peut-être que les loups peuvent parfois changer??

 

 4 Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. 

5 Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’

 6 S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. 7 Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. 

 

La paix comme un oiseau, comme un cadeau; l'agneau donne la paix, même s'il doit être mangé; c'est aussi ce que fait Jésus à chaque instant.

 

8 Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. 9 Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” » 

 

Ce n'est pas vous qui guérissez c'est moi à travers vous. Préparer mon approche c'est ce bien qui se donne en avant -première. Ensuite il y aura d'autres paroles; 

 

10 Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : 

11 “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.” 

12 Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville. »

 

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1 À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? » 

 

Une fois de plus je me demande ce que veut dire être le plus grand dans le royaume. Est-ce que cela a encore une importance. L'important c'est bien d'y entrer, et pour moi, je suis loin d'en être sûre, mais j'espère en l'amour et je crois au purgatoire. Mais Le Seigneur sait. 

 

2 Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, 

3 et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

 

Donc là, Jésus leur dit quelque chose. Quittez votre orgueil, votre esprit de compétition, acceptez de ne rien valoir, alors là vous pourrez entrer dans le royaume. Finalement cela évoque le petit reste du premier testament, ceux qui se savent totalement dans la main de Dieu, qui lui font confiance et qui ont pu rentrer dans la terre promise après l'exil; 

 

 4 Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. 

 

Curieux le "se faire". Mais bien des saints l'ont fait. 

 

5 Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. 

 

10Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

 

Là, on apprend que les anges des petits, peut-être les notres voient la face de dieu, ce qui est le privilège normalement des archanges; mais peut-être que là, Jésus démolit quelque chose, une certaine conception, qui ferait trop de classification;

 

 

SAMEDI 3 OCTOBRE. Lc 10, 17-24

 

 

17 En ce temps-là, les soixante-douze disciples que Jésus avait envoyés revinrent tout joyeux, en disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. » 

18 Jésus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair. 

19 Voici que je vous ai donné le pouvoir d’écraser serpents et scorpions, et sur toute la puissance de l’Ennemi : absolument rien ne pourra vous nuire.

20 Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. » 

 

 

Jésus leur avait dit de guérir les malades. Là on retrouve peut-être le lien entre maladie et possessions. Ils ont guéri, ils délivré et ils sont dans la joie. Mais c'est bien au nom de Jésus que cela se passe. Il y a ensuite une référence au psaume 90, qui demeure à l'abri du très haut et loge à l'ombre du tout puissant. Je n'avais pas fait le rapprochement. Celui qui est envoyé par Jésus, qui fait du bien en son nom, même s'il est tué, son nom est inscrit dans le cœur de Dieu.

 

 

21 À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. 

 

 

22 Tout m’a été remis par mon Père. 

Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; 

et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler

. » 

23 Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! 

 

C'est toujours aussi beau et c'est beaucoup mieux que chez Matthieu. Jésus peut vraiment exulter. On ne sait pas du tout si les apôtres sont partis en mission chez Luc, mais là pour les disciples oui. Ou ils sont tous partis ensemble. Et ce qui vient de se passer c'est peut-être exaltant, exultant. Mais c'est sous l'action de l'Esprit Saint;

 

Est-ce que les autres synoptiques parlent de l'esprit saint autant que Luc qui l'a vu à l'action après la mort et la résurrection? 

Louange,  et une sorte d'action de grâce sur la relation du Père et du Fils. 

 

24 Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

 

 

DIMANCHE 4 OCTOBRE. Matthieu 21,33-43.

 

3 3En ce temps-là,  Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. 

Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. 

 

34 Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. 

35 Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. 

36 De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. 

37 Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” 38Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” 

 

39 Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. 

 

40 Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » 

41 On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » 

 

42 Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : ‘La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux !’

 43 Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. » 

dimanche 27 septembre 2026

SEMAINE DU 21 AU 28 SEPTEMBRE. ÉVANGILES

 

 

 

LUNDI 21 SEPTEMBRE. Mt 9, 9-13

 

Si on prend le système sandwich, on a la guérison du paralytique avec le pardon des péchés, l'appel de Matthieu et la question des disciples de Jean sur le Jeûne et la réponse de Jésus : il est l'époux. Le temps des noces est donc arrivé.

 

9 En ce temps-là, Jésus sortit de Capharnaüm et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit.

 

L'appel de Matthieu suit donc directement la guérison du paralytique au quel les péchés ont été remis. Peut-être est-il préférable que Jésus s'esquive un certain temps. Là on nous dit qu'il sort, donc il passe devant la guérite ou peut se trouver Matthieu. Qui regarde un publicain? Personne, je pense même qu'on détourne le regard. On ne veut pas le voir, on ne veut pasd qu'il vous voit, qu'il vous demande de l'argent ou si vous avez payé ce que vous devez. Jésus lui, semble totalement libre par rapport à cela. Lui, il voit cet homme et il lui parle. Il l'appelle à sa suite, lui Jésus, lui l'homme dont tout le monde parle dans Capharnaüm. Et le miracle se produit, car après tout Matthieu aurait pu hausser les épaules. Non il a été regardé non pas comme le publicain, mais comme un homme. Et le voilà intégré au groupe des premiers appelés, lui qui a si mauvaise réputation.

 

 10 Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. 11 Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » 

12 Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades

 

Ici ce n'est pas Matthieu qui donne un repas c'est une différence. Cela se passe à la maison, (normalement celle de Pierre) et du coup ce qu'a fait Jésus, donne de la confiance à ceux qui ne sont pas regardés amicalement. Ce qui déplait aux pharisiens qui en profitent pour poser une question qui est embarrassante, car Jésus en faisant cela, ne fait pas ce que dit si souvent le psalmiste qui se tient à l'écart du méchant. Car il y a ce lien si facile entre "méchant l'impie et celui qui finalement a une réputation simplement ternie parce que sa manière de vivre , qu'il n'a pas forcément choisie, fait qu'il est considéré comme un pécheur. C'est un peu comme si à une autre époque un prêtre aurait accepté de manger chez des divorcés remariés…

 

La réponse de Jésus est immédiate, je vais là où on a besoin de moi. Pas vous. 

 

13 Allez apprendre ce que signifie : ‘Je veux la miséricorde, non le sacrifice’. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

 

Toujours le choix de l'article, article défini. 

 

MARDI 22 SEPTEMBRE. Lc 8, 19-21

 

Petit texte somme toute plus court que chez Marc et qui se situe plus tardivement, mais le message reste le même. Cela vient juste après la parabole du semeur. 

 

Que celui qui a des oreilles entende. Qu'en est -il de la famille de Jésus, sachant qu'à Nazareth les choses ne se passent pas bien pour lui. Quand on veut "trouver" Jésus on veut lui demander quelque chose. Que veulent-ils? Si on se base sur Marc, ce serait de rentrer à Nazareth, de faire profil bas. Marie à mon avis sert de caution, il doit obéir à sa mère si elle le lui demande. Seulement…

 

19 En ce temps-là, la mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause de la foule. 

 

C'est amusant, cela me fait penser à Zachée qui ne pouvait pas voir Jésus, à cause de la foule et de sa petite taille. 

 

Ici la foule c'est un peu comme pour la guérison du paralysé guéri de ses péchés. La foule fait obstacle. Mais des gens vont faire la navette, entre Jésus et sa famille, qui semble vraiment ne pas pouvoir passer.

 

 

20 On le lui fit savoir : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. » 

 

21 Il leur répondit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »

 

Cela s'appelle quand même répondre à côté de la plaque. Mais cela peut s'entendre comme, ma famille ne veut pas écouter la parole de Dieu qui est proclamée par moi, (enfin là c'est un peu gros pour Marie, qui garde tout dans son cœur), ma famille, désormais elle est composée de ceux qui écoutent la parole et la mette en pratique. 

 

Ceci dit, rien ne prouve que J2sus ne les a pas rencontré après.

 

Mettre en pratique disait Jean Serge au Prieuré ce matin. Faire la volonté du Père, et de là il est passé au Notre Père et au pardon. Pour Pardonner il fait aimer, et au tôtal, c'est aimer comme Jésus aime. Et cela c'est toute une vie et encore;

 

 

MERCREDI Lc 9, 1-6   Envoi des Apôtres;

 

1En ce temps-là, Jésus rassembla les Douze ; il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et de même pour faire des guérisons ; 

2 il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades. 

 

 

 

Dans le film choosen, on a l'impression que les "choisis" ne sont pas toujours présents, qu'ils vivent un peu leur vie. Là il y a ce rassembler qui me parait important. C'est quelque chose de collégial qui se passe là. Tous reçoivent ensemble cette délégation de pouvoir. Pouvoir et autorité sur les esprits mauvais, et guérisons. Tous sans exceptions et tous si on en croit la fin du texte, ont annoncé le royaume et fait des miracles. Comment ont-ils vécu cela?  Quelle a été la joie qui pouvait être la leur, ou quel orgue? C'est toujours difficile; 

 

3 Il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange.

 

Partir sans rien, pas de provisions, faire confiance. Et ça, ça ne doit pas être facile. Je dirai ne pas prévoir, être sûr que Dieu va pourvoir. 

 

 4 Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y ; c’est de là que vous repartirez.  

5 Et si les gens ne vous accueillent pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds : ce sera un témoignage contre eux. »

 

Cela m'a toujours paru important. Ne pas papillonner, ne pas chercher mieux, rester dans le premier lieu où la porte a été ouverte, où vous avez été reçu, accueillis, nourrie es. En même temps, si personne ne veut de vous, alors partez ailleurs, mais marquez le coup en secouant la poussière de vos pieds. 

 

 

 6 Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.

 

 

JEUDI 24 SEPTEMBRE. Lc 9, 7-9

 

 

7 En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts. 

8 D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. »

 9 Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? »Et il cherchait à le voir.

 

 

VENDREDI 25 SEPTEMBRE. Lc 9, 18-22. Première annonce de la Passion.

 

Manque quand même la multiplication des pains (je pense l'unique chez Luc à vérifier, mais là il n'est pas question du tout de Césarée de Philippe et de Jésus qui pose cette même question à ses disciples sur la route, alors qu'ils arrivent dans une ville avec beaucoup d'autels pour sacrifier aux autres dieux, du moins c'est ce que j'ai lu). Je pense que si Luc insiste sur le fai que Jésus était en prière, c'est que le Père ou l'Esprit lui ont suggéré de poser cette question, d'autant que 8 jours après il y aura la transfiguration.

18 En ce jour-là, Jésus était en prière à l’écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea : « Au dire des foules, qui suis-je ? » 

 

Comme les disciples étaient là… c'est quand même un peu curieux. En tous les cas, il y a cette question un peu déconcertante, qui reprend quand même l'interrogation d'Hérode qui aurait voulu voir Jésus et que pense bien qu'il n'est ni Jean Baptiste, ni Elie, ni un prophète ancien. 

 

19 Ils répondirent : « Jean le Baptiste ; mais pour d’autres, Élie ; et pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. » 

 

C'est la même chose que pour Hérode et donc pour ce qu'on dit. 

 

20 Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Pierre prit la parole et dit : « Le Christ, le Messie de Dieu. » 

 

Et pour moi, qui es-tu toi qui fut si longtemps mon grand frère, mon seul ami qui me comprenait et qui se contentait juste d'être avec moi, à côté de moi. 

 

21 Mais Jésus, avec autorité, leur défendit vivement de le dire à personne, 

 

Et quand c'est avec autorité, cela fait penser à la tempête apaisée, aux expulsions d'esprits mauvais etc. Tout n'est pas forcément bon à dire tout de suite. Là ce n'est pas le moment. 

 

22 et déclara : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »

 

Première annonce de la passion, qui sera suivie de nombreuses sentences. Peut-être que c'est un peu la manière de Luc de rassembler par catégories les paroles de Jésus.

 

 

SAMEDI  26 SEPTEMBRE. 43B-45. Annonce publique de la passion. Qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende, même si ça le déconcerte. Ecoute du cœur? 

 

J'ai remis certains versets manquants parce que pour moi, compte tenue de la transfiguration qui aura lieu quelques jours plus tard, cela m'aide.

 

23 Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive.

24 Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera.

25 Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ?

26 Celui qui a honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire, la sienne, celle du Père et des saints anges.

 

27 Je vous le dis en vérité : parmi ceux qui sont ici présents, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le règne de Dieu. »

28 Environ huit jours après avoir prononcé ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il gravit la montagne pour prier.

 

43bEn ce temps-là, comme tout le monde était dans l’admiration devant tout ce qu’il faisait, Jésus dit à ses disciples :

 

Cela arrive après la guérison de l'enfant épileptique que Jésus arrive à guérir. Et dans Luc c'est beau, car il y a le dialogue avec le papa, je crois, mais viens en aide à mon manque de foi; Ce qui est intéressant c'est le "tout le monde". 

Cela du coup pour moi, dépasse quand même le monde des disciples. Cette phrase a déjà été écrite, admiration. 

D'un côté il y a la foule, de l'autre les disciples. Et tout le monde entendra quand même. Disciples ou admirateurs, ou badauds. 

 

Parce que ce qui se dit là, c'est ne vous y fiez pas. L'admiration est éphémère. Aujourd'hui ils m'admirent, demain ils me livreront aux mains des hommes, tout fils de l'homme que je sois. Mais moins explicite que ce qu'il a dit aux apôtres après la profession de foi (assez restreinte de Simon, tu es le Christ (l'oint) le Messie de Dieu, (le futur Roi ). 

 

La parole voilée qui évoque Emmaûs. 

 

44« Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant : le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. »

45Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée, si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens, et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.

 

 

DIMANCHE 27 SEPTEMBRE. Mt 21, 28-32. Les deux Fils. 

 

A propos de l'épitre aux Philippiens. Commentaire de Nouïs; 

 

Que dit le texte ? – Le Christ s’est abaissé

 

L’hymne christologique du deuxième chapitre évoque l’évidement d’un Christ qui était divin et qui est devenu humain, non seulement humain mais esclave, non seulement esclave mais crucifié. La suite du texte précise : C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé (Phi 2.9).

 

Ce mouvement est fondamental en théologie, car il évoque un Dieu qui renonce à régner du haut de sa toute-puissance, mais qui accepte de renoncer à tous ses attributs divins en allant jusqu’à la mort de sa divinité pour que l’humain puisse vivre. Ce mouvement est la grande particularité du christianisme dans le domaine des religions.

 

Quand Paul déclare : Ayez entre vous les dispositions qui sont en Jésus-Christ, il fait de ce mouvement le fondement de l’éthique chrétienne. C’est le renversement des valeurs que l’on trouve dans les évangiles lorsque Jésus annonce que les derniers seront les premiers, que les petits sont les vrais grands et que les maîtres sont ceux qui servent. C’est à partir de ce fondement que Paul invite ses interlocuteurs à cultiver l’humilité en regardant les autres comme étant supérieurs à eux-mêmes (Phi 2.3).

 

Pour illustrer ce verset, Luther raconte l’histoire de deux chèvres qui se rencontrent sur une passerelle étroite et qui se trouvent coincées car elles ne peuvent passer l’une à côté de l’autre sans tomber dans le précipice et elles ne savent pas reculer. Il n’y a alors que deux solutions : soit elles se battent pour tenter de faire tomber l’autre, soit l’une des deux se couche et l’autre lui passe dessus. Des deux chèvres, la plus grande est celle qui s’abaisse.

 

Quel est le lien avec le passage de l’Évangile ? – La parabole des deux fils

 

Lorsqu’en conclusion de la parabole des deux fils, Jésus déclare que les collecteurs des taxes et les prostituées devancent les plus hautes autorités religieuses dans le royaume de Dieu, il est au cœur du renversement de l’évangile.

 

Le mouvement décrit dans l’épître aux Philippiens s’adresse d’abord aux autorités religieuses de tous les temps. Les grands dans l’Église, ceux qui ont des responsabilités et qui exercent des ministères, ne sont rien dans l’ordre du royaume s’ils ne savent se faire petits. Les plus grands ne sont ni ceux qui se voient le plus ni ceux qui sont en haut de l’échelle, mais ceux qui sont le plus serviteurs.

 

 

28 En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.” 

29 Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. E di

 

Se repentir d'avoir dit non, d'avoir voulu faire sa propre volonté. Ça je connais bien. En fait je préfère dire non et y aller que faire l'inverse.

 

 

30 Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” et il n’y alla pas. 

 

31 Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. » Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. 

32 Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. »

 

Je pense aussi que Jésus réenfonce le clou, par rapport à Jean le Baptiste, voir la question concernant l'autorité.

dimanche 20 septembre 2026

SEMAINE DU 14 AU 20 SEPTEMBRE. ÉVANGILES

  


LUNDI 14 SEPTEMBRE. Ste Croix. Jn 3, 13_17

 

Pas juger, pas condamner, sauver. 

Quand je serai élevé de terre, j'attirerai tout à moi. Au sol dans les synoptiques, les foules s'amassent autour de Jésus, jusqu'à l'enserrer, l'étouffer. La force qui sort de Lui; là c'est autre chose. J'y ai toujours vu la force d'un aimant, qui attirer la limaille qui ne peut pas résister. Mais du coup, ça pose la question de la liberté.

 

Et pourtant un certain Elie est bien monté au ciel, mais emporté par un char. Et il n'était pas descendu du ciel lui. 

 

Est-ce un moyen d'affirmer d'emblée (encore plus, si on se base sur le prologue) la divinité de Jésus. Le Fils de l'homme; 

 

13 En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme. 

 

 

14 De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, 

15 afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. 

 

Quelque chose d'inéluctable, un peu ma condition nécessaire, indispensable. Le seul moyen de permettre aux humains d'accéder à la vie éternelle, c'est que le fils de l'homme comme le serpent de bronze soit cloué sur un mat, pour être élevé. Pour que les hommes puissent le regarder, et croire ce cette loque parce qu'elle s'est faite obéissance, donne la salut. Là il n'est pas vraiment question de rédemption

 

16 Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. 

 

Avec le car, c'est encore plus beau; si Dieu n'aimait pas ce qu'il a créé, il n'aurait rien à faire, laisser le monde aller à sa perte. Mais ce que Dieu a créé, ce qui fut bon, ce qui fut à son image et à sa ressemblance et qui se perd, Dieu ne l'accepte pas. On ne parle pas d'un combatr mais juste d'amour.

 

17 Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »

 

 

MARDI 15 SEPTEMBRE. Jn 20, 25-27

 

 

25 Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. 

 

Pour moi, une ambiguité pour cette autre Marie. Je sais que c'est sœur/ cousine, sauf que Luc lui n'emploie pas forcément l'un pour l'autre Elisabeth est bien cousine, pas sœur. Mais l'important est peut-être que Marie ne soit pas complètement seule devant cette horreur qui se passe sous ses yeux. C'est quelque chose d'atroce qu'elle vit. Infinies douleurs. Mère écartelée qui ne peut que regarder la souffrance, l'agonie. Glaive de douleur avait dit Siméon. Et c'est cette image qui restera. Mais il parle, il ne l'abandonne pas. Il lui donne une place dans cette famille neuve, cette famille bâtie en principe sur Agape; cette famille où elle donnera aussi cet Agape. 

 

26 Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » 

27 Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

 

Il dit "à partir" j'aurais dit aussitôt. C'est peut-être étonnant que Jésus confie sa mère non pas à Pierre, mais à Jean. Une fois de plus, c'est lui qui a le beau rôle. Mais cela peut vouloir dire que Jésus donne des missions aux uns et autres et pas qu'aux responsables patentés. On dit que le disciple bien aimé cela peut être chacun d'entre nous, j'ai un peu de mal avec cette hypothèse. Même si en théorie ce disciple n'a pas de nom dans l'évangile, il semble bien en être le rédacteur et le style me semble assez proche en tous les cas de la première épitre attribuée à Jean. 

 

Ce qui est sûr aussi, c'est qu'en mettant Marie, vraiment dans cette commuauté, cela la met à l'abri des regards mauvais, du mépris qu'elle aurait essuyé toute sa vie en retournant à Nazareth après la mort de Jésus. Parce que c'est une mort infamante qui porte préjudice à tout le village.

 

MERCREDI 16 SEPTEMBRE. Lc 7, 31-35

 

On reprend le chapitre 7. Jean de sa prison a envoyé des disciples pour demander à Jésus s'il est bien celui qui doit venir.  Jésus répond par une citation d'Isaïe, complète par une petite phrase étonnante; Heureux qui ne trébuchera pas à cause de moi. Puis il s'adresse aux foules et c'est l'éloge de Jean Baptiste et une critique des pharisiens qui n'ont pas reçu le baptème alors que les publicains eux l'ont reçu et ont reconnu que Dieu est juste. Et c'est le passage d'aujourd'hui, qui peut s'adresser aux pharisiens qui refusent et Jean et Jésus, mais pas que. C'est si facile de critiquer pour ne pas se convertir.

 

 

"J'ai joué de la flute sur la place du marché, et personne avec moi n'a voulu danser"…  Père Duval. Mon Dieu que cela parait loin, ces premiers prêtres chanteurs;

 

31 En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ? 

R 

C'est une drôle de question que pose Jésus. S'il la posait pour nous, que dirait-il? A quoi ressemblez-vous? A des gens qui sont perdus et ne le reconnaissent pas, à des gens qui s'enivrent de sensations pour croire qu'ils vivent, à des gens qui sont massacrés au nom de valeurs qui ne sont pas les leurs? De gens qui massacrent qui tuent, qui terrorisent. Que dirais tu de nous Jésus? 

 

32 Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent en disant : “Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré.”

 

Ris ou pleure, fais quelque chose, mais ne reste pas comme ça… C'est quelque chose par rapport à l'indifférence. 

 

33 Jean le Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : “C’est un possédé !” 

 

34 Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” 

Donc un pécheur. 

 

 

35 Mais, par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste.

 

Il semblerait qu'il y ait deux mots en grecs pour dire enfant. Et que le mot retenu, montre la proximité de l'enfant et de son père; Ceux qui sont proches de Lui, ouvrent les yeux et reconnaissent la justice du Père.

 

 

JEUDI 17 SEPTEMBRE Lc 7, 36-50

 

Il me semble que l'on dit que lorsqu'un personnage sera important par la suite, Luc le présente d'abord. Il est donc possible que cette femme soit celle dont il parle au chapitre 8, celle dont il a expulsé 7 démons. Si c'est cela peut-on faire l'hypothèse que cette femme a été d'abord guérie par Jésus, qu'ensuite telle qu'elle est, elle vient chez Simon, remplie de reconnaissance, je dirai éperdue de reconnaissance, et qu'elle le manifeste comme elle seule peut le faire, par des pleurs de tendresse, par des soins sur les pieds, par le don du parfum. Elle donne et se donne. Mais cela ne colle pas tout à fait avec le texte, où il semblerait que cette femme déboule là, avec une demande implicite, et la reconnaissance du mal qui est en elle avec la certitude que seul Jésus peut la sauver. Et on trouve là, la même phrase que pour la femme hémorroïsse,  va en paix, ta foi t'a sauvée.

 

 

36 En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. 

37 Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. 

38 Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum. 

39 En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » 

 

40 Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » 41 Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. 

42 Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? » 

43 Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus.

 

 44 Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. 

45 Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. 

46 Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. 

 

47 Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » 

48 Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés.

 

Personne ne sait quand les péchés ont été pardonnés. Sauf que Jésus semble dire que c'est là, maintenant, pendant qu'elle fait ces gestes d'amour. Si je garde mon hypothèse d'un avant, les gestes d'amour se comprennent mieux. Là pour moi les gestes surtout manifestent l'amour qui la remplit puisque la miséricorde elle l'a expérimenté. Ou alors, dès qu'elle, la femme de mauvaise vie entre dans cette pièce, se met aux pieds de Jésus, en quelque sorte le touche, le touche comme elle seule sait faire, qu'il s'est passé quelque chose. 

 

Faire le rapprochement avec Marie de Béthanie, je crois que je l'ai fait dans le passé, mais que je l'ai rejeté par la suite. 

 

Ce n'est que quand la dette est levée que les débiteurs aiment le créancier, d'autant plus que la somme est plus importante. 

 

Bref, je cale.

 

 49 Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » 

 

Là, il n'y a pas de scandale. Ils sont simplement étonnés et se posent des questions sur cet homme qu'ils prennent comme Simon pour un prophète. 

 

 

50 Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! » lc 8, 46 Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix. »

 

 

VENDREDI 18 SEPTEMBRE. Lc 8, 1-3

 

Quand  Luc écrit, il n'y a pas de coupures en chapitres, donc cela suit directement. Il y a eu l'appel des apôtres précédemment au chapitre 6. Là il y a comme une centration sur les femmes (comme il y en aura avec Paul, puisque Luc est le même écrivain). Par contre, pour les apôtres pas question de guérison de quoique ce soit. Les femmes, ont toutes comme une dette envers Jésus. Elles ont été guéries, mais pas que. Elles ont fait une expérience que les apôtres n'ont pas fait, sauf Paul, celle de la miséricorde et de cela elles pourront témoigner; C'est autre chose. Voilà ce qu'il a fait pour moi… 

 

1 En ce temps-là, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, 

2 ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, 

3 Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources.

 

On pourrait s'attendre à ce que Jeanne qui est la femme de l'intendant d'Hérode puisse puiser facilement, mais c'est contrebalancé par la phrase, qui le servaient en prenant sur leurs ressources, ce qui évoque déjà ce qui se passera pour la veuve du Temple, qui met son nécessaire et non son superflu. 

 

D'un côté les hommes qui sont au service de la parole (sauf que là, ils écoutent, ils sont formés) et les femmes qui permettent que cette communauté prenne vie, source de vie. 

 

 

SAMEDI 19 SEPTEMBRE.L8, 4-16

 

https://giboulee.blogspot.com/2023/07/mt-13-1-20-la-parabole-du-semeur-16.html

 

Je pense que j'aurai fait partir le chapitre 8 avec cette parabole, sauf que chez Luc, il y a des paraboles (voir ce qui s'est passé chez Simon au chapitre 7), contrairement à Matthieu.

 

Et de chaque ville, on venait vers Jésus. C'est beau tous ces hommes (femmes? ) qui se mettent en marche pour écouter le "jeune prophète de Galilée" disait le frère Hughes. La foule là, n'est pas menaçante pour lui, elle ne l'écrase pas. Simplement elle semble dense. Je les vois tous assis, et cela fait comme un immense tapis. Et c'est sur ce tapis que la graine de la parole est jetée. Mais là, on sait juste que la parole est comme de la semence, comme une graine qui désirerait  s'enfouir dans la terre pour germer et porter du fruit. Sauf que les choses ne vont pas être simples, ni pour la graine, ni pour le semeur. Parce qu'il a tellement envie que la parole porte du fruit, se multiplie, qu'il jette jette jette sans mesure et partout et que la graine ne va pas pouvoir faire ce pourquoi elle est faite. Elle va mourir, soit sur une terre trop sèche, trop tassée, soit une terre en quantité insuffisante, soit une terre mal travaillée. Mais elle finira par prospérer quand même. D'où vient la différence de rendement? Cela reste un peu un mystère . Différentes qualités de terres, plus ou moins bien travaillées avant ? 

 

4 En ce temps-là, comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus, il dit dans une parabole : 

 

5 « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent, et les oiseaux du ciel mangèrent tout.

 6 Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité. 

7 Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. 

 

8 Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. » Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » 

 

9 Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole. 

 

10 Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit : ‘Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre.’ 

 

11 Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. 

 

12 Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés. 

13 Il y a ceux qui sont dans les pierres : lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. 

14 Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. 

15 Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. »

 

 

DIMANCHE 20 SEPTEMBRE. Mt 20,1-16a.

 

Je vous donnerai ce qui es juste.

 

 

19, 30 30 Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers.

 

Si on met cette parabole entre ces deux sentences, elle peut être entendue comme un avertissement. Je vais en embaucher d'autres, car ce qui compte c'est que tous travaillent à , dans et pour le royaume. Je vais revenir et à cette époque là, le retour est considéré comme proche, alors lors du jugement, vous risquez de ne pas appréciez de voir que les derniers arrivés auront la même part que vous dans mon royaume. Ma justice n'est pas la vôtre (du moins tant que l'Esprit Saint n'est pas reçu en plénitude, et oui, des derniers seront premiers… Ce qui importe c'est que chacun recoive ce dont il a besoin. J'aime l'image de la manne, tous en font la récolte, mais on ne fait pas de provisions, chacun reçoit ce dont il a besoin pour vivre sa journée. Donne nous aujourd'hui notre pain de ce jour.

 

1 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. 

2 Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. 

3 Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. 

4 Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” 

5Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. 

 

6 Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” 

7 Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.” 

 

8 Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” 

 

9 Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. 

 

10 Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. 

11 En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : 

12 “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !” 

 

13 Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? 

14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : 

 

15 n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” 

 

16 C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »


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Antoine Nous. Regards Protestants. La bonté du maître

 

Introduction

 

Les premiers mots de notre séquence font le lien avec le passage qui précède qui est la rencontre de Jésus avec l’homme riche.

 

L’homme ne peut pas suivre Jésus parce qu’il est enfermé dans ses richesses. Jésus l’aide à réfléchir à l’aide d’une parabole dont le message est que la bonté de Dieu est plus grande que notre compréhension du juste et de l’injuste.

 

Points d’exégèse

 

Attention sur deux points.

 

Une situation sociale douloureuse

 

La parabole fait référence à une situation sociale douloureuse qui est celle des journaliers. Les ouvriers agricoles se retrouvaient le matin sur la place du village dans l’espoir d’être embauchés pour la journée.

 

Quand ils l’étaient, ils pouvaient manger, mais si personne ne les faisait travailler, ils tombaient dans la misère.

 

Le texte dit que lorsqu’il a vu que des travailleurs qui étaient sur place sans rien faire, le propriétaire les embauche, non parce qu’il a des besoins, mais parce qu’il ne veut pas que des hommes ne puissent pas travailler.

 

La stratégie du maître pour payer ses employés

 

À la fin de la journée de travail, il dit à son intendant : « Appelle les ouvriers et paie-leur leur salaire, en allant des derniers aux premiers. »

 

Sachant que tous les ouvriers vont être payés la même somme, la demande ne peut que susciter les protestations des premiers. Si le maître avait voulu avoir la paix, il aurait commencé par les premiers qui seraient partis avec le salaire convenu sans savoir que les derniers allaient recevoir la même somme.

 

Si le maître commence par les derniers, c’est qu’il a un message à adresser à tous ses employés.

 

Pistes d’actualisation

 

1er thème : Qu’est-ce qu’un juste salaire ?

 

La parabole ouvre la porte à l’utopie d’un monde où les humains seraient tous traités avec dignité, ceux qui travaillent beaucoup et ceux qui ont attendu toute la journée avant de pouvoir le faire. Nous sommes bien dans l’économie du règne des cieux et non dans celui de la logique de notre monde.

 

Incidemment, cette parabole nous donne une leçon sur ce qu’est un salaire juste : c’est la rémunération qui permet à un homme et à sa famille de vivre dignement.

 

2e thème : Se libérer de la comparaison

 

Le message de la parabole est un appel à nous libérer de la comparaison.

 

Depuis le début de la Genèse, nous savons que la comparaison peut être mortifère. Dans le récit de Caïn et Abel, le premier est jaloux parce que son offrande n’a pas été accueillie alors que celle de son frère l’a été. Que ce serait-il passé si aucune des deux offrandes n’avait été accueillie ? La situation de Caïn aurait été la même, en revanche, il serait apaisé par rapport à son frère.

 

Ce qui met Caïn en colère, c’est que son frère a ce qu’il n’a pas. Quand Dieu lui dit que le péché est tapi à sa porte et qu’il doit le dominer (Gn 4.7), il l’invite à sortir de l’esprit de comparaison et à se libérer de la jalousie

 

Le problème de l’esprit de comparaison est que nous trouverons toujours un voisin plus privilégié que nous, ce qui nous condamne à la rancune.

 

3e thème : Verrais-tu d’un mauvais œil que je sois bon ?

 

Ce verset qui conclut la parabole en est la clef. Plutôt que de scruter l’assiette de son voisin, des fois qu’il en aurait plus que nous, nous sommes invités à nous inscrire dans la reconnaissance pour ce que nous avons.

 

Nous sommes d’accord pour que Dieu soit bon avec nous, mais nous regardons d’un moins bon œil qu’il le soit plus avec les autres qu’avec nous. Pourtant le verset qui dit : Verrais-tu d’un mauvais œil que je sois bon ? est la clef de la parabole.

 

Les maîtres ont dit que pour se libérer de la comparaison, il fallait s’inscrire dans la reconnaissance. Ils ont dit que le jalousie et l’esprit de comparaison sont comme une bougie qui nous brêle de l’intérieur et que s’inscrire dans la reconnaissance revient à approcher la bougie d’un brasier : elle fond et disparaît.

 

Une illustration : La parabole des deux frères

 

Soit une parabole. Deux frères reçoivent un même appel de Dieu pour se mettre au service de l’Évangile.

 

Le premier entend cet appel, quitte sa famille et renonce à un bel avenir. Il part à l’étranger et se met au service des plus pauvres afin de les aider à trouver une dignité. Comme il est talentueux, son comportement dérange les gens bien installés, et ces derniers se débrouillent pour le faire condamner pour une fausse raison. Il est humilié et mis à mort. Quand il arrive au ciel, le Seigneur l’accueille et lui dit : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ! Tu m’as rendu un service qui vaut mille talents. Je vais maintenant te donner une récompense qui vaut un milliard de talents : entre dans la joie de ton Seigneur ! »

 

Le second fils entend l’appel de Dieu mais décide de ne pas y répondre car il ne veut pas renoncer à la vie qui lui est promise. Il se marie et fonde une famille heureuse. Il crée une petite affaire et comme il est talentueux, elle prospère et il devient riche et célèbre. De temps en temps, il se souvient de sa foi et il donne un peu d’argent aux œuvres et consacre un peu de temps à sa femme et ses enfants. Arrivé au terme de sa vie, il meurt rassasié de biens et de jours, entouré des siens. Quand il arrive au ciel, le Seigneur l’accueille et lui dit : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ! Tu m’as rendu un service qui vaut vingt talents. Je vais maintenant te donner une récompense qui vaut un milliard de talents : entre dans la joie de ton Seigneur ! »

 

L’aîné est surpris quand il apprend que son jeune frère reçoit la même récompense que lui. Comme il est au ciel, il a compris ce que la grâce signifie et déclare : « Avec ce que je sais maintenant, si je pouvais refaire ma vie, j’aurais encore plus de raisons de vivre au service de cet Évangile qui accueille pareillement tous les hommes dans ton Royaume ! »

 

Pour aller plus loin :

Les théologiens Antoine Nouis et Michel Barlow commentent le texte biblique de Matthieu 20, 1-16 : https://regardsprotestants.com/video/bible-theologie/on-nachete-pas-le-salut/