dimanche 8 février 2026

SEMAINE DU 2 AU 8 FÉVRIER. ÉVANGILES.


 

Semaine assez difficile pour moi. Donc certains textes ont juste été entendus, mais pas travaillés.

 

LUNDI 2. PRESENTATION. Lc 2, 22-40

 

Que dire de ces textes? Celui de Malachie avec les fils de Lévi qui sont purifiés me plait. Après tout, si Marie est cousine d'Elisabeth, peut-être qu'elle est de cette tribu. Il y a surtout plus que la purification la consécration. Si on relit le livre de Samuel, quand un enfant est consacré il devient en quelque sorte propriété de Dieu, d'où le rachat. Là on ne sait pas trop si les colombes, c'est pour Marie ou pour l'enfant. 

 

II y a aussi le lieu, le temple qui est comme illuminé par la lumière qui est vue seulement pas des deux anciens (comme on dit maintenant). Il y a cette présence de l'Esprit, il y a ce timing de Dieu, qui m'interpelle toujours. Il n'y a pas de hasard et cela c'est beau. 

 

 

22 Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, 

23 selon ce qui est écrit dans la Loi : ‘Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.’ 

 

24 Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : ‘un couple de tourterelles ou deux petites colombes.’ 

 

25 Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. 

26 Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. 

27 Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, 

28 Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : 

29 « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. 

30 Car mes yeux ont vu le salut 

31 que tu préparais à la face des peuples : 

32 lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » 

33 Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. 3

34 Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction 

35 – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » 

 

36 Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, 

37 demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. 

38 Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem

 

39 Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. 

40 L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

 

 

MARDI 3 FÉVRIER.  Mc 5, 21-43.

 

En écoutant la première lecture avec la réaction de David par rapport à la mort de son fils, qui est étonnante, parce qu'Absalon a voulu prendre sa place, l'a obligé à fuir, et a pris toutes ses femmes (prophétie de Nathan). Je me disais que les grands-prêtres, ou en tous les cas les pharisiens (et ce sera la même chose pour Paul ultérieurement), pensent avoir fait quelque chose de bien en mettant à mort Jésus et que leur Dieu doit se réjouir. Or le comportement de David, montre qu'il n'en n'est rien et là, encore moins, puisque Jésus ne s'est jamais rebellé mais est resté dans la soumission totale. Un Dieu qui apprendrait la souffrance. Je ne sais pas si Dieu (définition philosophique) est insensible, sans émotions, mais ce qui se passe avec David, peut donner une toute petite image de ce qui a pu se passer dans cet ailleurs que nous imaginons (à nos images) et dont nous ne savons rien, parce que quand Dieu se manifeste, il faut bien qu'il s'adapte à nos pauvres manières de voir et de croire, mais quand Jésus est mis en pièces sous le fouet, je peux imaginer la douleur qui a dû ou a pu envahir ce lieu, je peus imaginer la souffrance et pourtant en même temps quelque chose d'autre qui sait que le Salut, est donné au monde, à la multitude. Mais pour une fois, je trouve en David quelque chose qui réfléchit un peu le visage de ce Dieu qui nous dit la bible ne se réjouit pas de la mort de méchant, de l'impie. 

 

Marc 5, 21-43

 

Ce sont des péricopes que j'aime. Elle me semble centrées sur la foi. Ce que Jésus dit à Jaïre, ne crains pas, crois seulement. C'est ce que Jésus passera son temps à dire à ses disciples par la suite. 

 

Il y a le mot fille qui revient, et c'est un peu la spécialité de Luc, les femmes. Il y a la jeune fille, de douze ans. Est-ce que le douze peut être une représentation symbolique d'Israël, Israël est en train de mourir et Jésus va lui redonner vie.

 

Il y a cette femme, que Jésus va appeler sa fille, qu'il a remarquée parmi tous ces gens qui le poussent, l'enserrent (en théorie elle est derrière lui, c'est par derrière, dans son dos que quelque chose de passe), qui est malade depuis douze ans. Elle est impure, et Jésus la délivre de son impureté qui l'exclue du monde. C'est aussi ce qu'il fera avec les pécheurs. 

 

Cette force qui sort de Jésus reste un peu un mystère pour moi. Elle fait comme un lien entre cette femme exclue, et Jésus, quelque chose qui se vit d'abord dans le corps. Et qui affirme bien l'incarnation. 

 

Il y a beaucoup de verbes dans ces péricopes, ça tombe aux pieds de Jésus par deux fois. Une fois pour une demande, une fois pour dire toute la vérité, mais quelle vérité? Oser dire qu'elle a osé toucher mais que le vêtement, pour ne pas le rendre impur. 

 

21 En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. 

22 Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds 

23et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » 

24 Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait

 

La foi de cet homme fait contraste avec ce qui s'est passé à Gérasa. Et cet homme ce n'est pas n'importe qui, c'est un chef de synagogue. Jésus ne se fait pas prier, la maladie, c'est pour lui.

 

La foule qui écrase, c'est étonnant. Elle est presque maléfique, un peu comme les vagues qui se jettent sur la barque, qui empêchent presque Jésus d'avancer.

 

 

25 Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… 

 

       26elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé  tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré –

 

 

27 cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. 

28 Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » 

29 À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. 

30 Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » 

31 Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » 3

32 Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. 

33 Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. 

34 Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » 

 

Ne t'occupe pas des autres, de ce qu'ils disent, pensent, toi tu as eu ce que tu désirais, sois en paix, (enfin), ne te ronge plus les sangs, et profite de cette guérison. Là, personne ne rend grâce à  Dieu, ce qui est un peu différent de certains autres miracles (je pense à l'aveugle de Jéricho)).

 

35Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fillevient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » 

36 Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » 

37Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. 

38 Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. 

39 Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. »

Le Père Paul a fait le lien avec Lazare, (Lazare dort, allons le réveiller). La mort comme un sommeil et non comme une fin. 

 

40 Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant.

 41 Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » 

42 Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur

43 Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

 

Comment ne pas le faire savoir? Avec toute la foule, les pleureuses, les joueurs de flûte qui sont là.

Fermement, se retrouve après la transfiguration et le fait que les disciples ne comprennent pas ce que veut dire ressusciter d'entre les morts, mais qu'ils ne disent rien, conformément à ce que Jésus leur a demandé : Mc 9, 10-11

 

 

MERCREDI 4 FÉVRIER. Mc 6, 7-12

 

Au chapitre 3, par deux fois, les gens de Nazareth essayent de le ramener à la raison. Il est fou, et ensuite la famille de Jésus. Là, on dirait qu'il fait un essai, car malgré tout c'est un peu dangereux de revenir dans "son lieu d'origine". Et ça ne se passe pas très bien. 

 

Autant dans les péricopes d'hier, la foi était magnifiée, autant là, il semble bien que croire en quelqu'un que l'on a vu grandir, c'est difficile. Et cela peut -être vrai encore aujourd'hui. Parfois comment croire que quelqu'un est devenu autre que ce que l'on croyait qu'il deviendrait; 

 

1En ce temps-là,  Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. 

 

Là, je peux imaginer que les disciples sont un peu des gardes du corps, et le protègent. Où logent-ils? Chez Marie? J'imagine aussi, que c'est un temps qui est bon pour Jésus et pour sa mère. Puis arrive le jour du Sabbat. 

 

2 Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains? 

 

3  N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. 

4Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »

 

Ce profondément choqués est très différent de la stupeur lors de la reprise de la vie chez la fille de Jaïre. Pour Jésus, cela va plus loin, c'est du mépris. Et cela renvoie à Is 53, 3 Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien.

 

5 Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. 

6 Et il s’étonna de leur manque de foi. Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.

 

Cela fait un peu penser à ce qu'il dira ensuite sur les villes qui refusent d'accueillir les envoyés. Il ne reste pas dans ce lieu, qui est un lieu qui se ferme au lieu de s'ouvrir. Mais il n'y a pas de miracles, juste des enseignements. 

 

Pauvre Jésus, pauvre Marie. Cela n'a pas dû être facile ni pour l'un; ni pour l'autre. Ici pas de joie, pas de merci, juste de l'hostilité. Image de ce qui se passera à Jérusalem.

 

 

 JEUDI 5 FÉVRIER. Mc 6, 7-12

 

 

7En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, 

8 et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. 

9« Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » 

 

10 Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ.

 11 Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » 

 

12 Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. 13Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

 

 

VENDREDI6 FÉVRIER. Mc 6, 14-29                    

 

 

14En ce temps-là,  comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » 15Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » 16Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » 17Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. 18En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » 19Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas 20parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. 21Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. 22La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » 23Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » 24Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. » 25Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » 26Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. 27Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. 28Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. 29Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

 

 

SAMEDI 7 FÉVRIER Mc 30-34

 

30 En ce temps-là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. 

 

31 Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. 

 

32 Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. 

 

33 Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. 

34 En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.

 

 

DIMANCHE 8 FÉVRIER. Mt 5,13-16

 

On démarre au fil des dimanches, mais ça ne va pas durer avec le carême qui arrive, ce si long discours après les béatitudes.

 

13 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. 

 

Il me semble qu'ailleurs le sel est foulé par les cochons. Mais comment rendre la saveur quand c'est éventé. Ce qui veut dire qu'on a quelque chose à faire ou à être; est ce que l'esprit saint, fait de nous ce sel, sel qui nous donne de la saveur, sel qui nous conserve, et comment ne pas laisser l'esprit s'éteindre en nous?  Il y a la recommandation de Paul je crois à Tite de renouveler le don qu'il a reçu de l'Esprit quand Paul lui a imposé les mains.  C'est peut-être ça;

 

14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. 

15 Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. 

 

On n'est pas la lumière, mais la lumière peut être réfléchie. Pour moi, c'est plus l'image du miroir qui renvoie la lumière ou du prisme qui la diffracte. Que le miroir ne soit pas terni, c'est ma demande.

 

16 De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. » 

samedi 31 janvier 2026

SEMAINE DU 26 JANVIER AU 1° FÉVRIER. EVANGILES

 

 

 

LUNDI 26 JANVIER. Lc 10, 1-9 St Tite & Timothée. 

 

Peut-être aller regarder la première lecture, parce que ce texte, impression de trop le connaître. La feuille de route du missionnaire. Mais savoir qu'on est comme une brebis au milieu des loups, et que les loups c'est partout. Parfois même en soi.

 

 1En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. 

2 Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. 

 

            3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. 

 

4 Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. 5Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’ 

6 S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. 7 Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. 

 

8 Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. 

 

9 Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” »

 

 

MARDI 27 JANVIER. Mc 3, 31-35

 

22 Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »

23 Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ?

24 Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir.

25 Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir.

26 Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.

27 Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.

28 Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.

29 Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. »

30 Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »

31 Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler.

 

 

31 En ce temps-là, comme Jésus était dans une maison, Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. 

32 Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » 

33 Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » 

34 Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. 

35 Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

 

 

MERCREDI 28 JANVIER. Mc 4, 1-20 Parabole du Semeur.

 

https://giboulee.blogspot.com/search?q=parabole+du+semeur

 

1 En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit. Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage. 

 

Cela évoque ce qui s'est déjà passé, au chapitre 3, quand il demande que l'on tienne une barque prête, parce que la foule qui veut le toucher, est presque sur le point de l'écraser, ou aussi qu'ils s'écrasent les uns les autres. Mais c'est un moyen dire : pas de guérisons. Aujourd'hui enseignement.

 

Quelqu'un disait que ce type d'enseignement était aussi un moyen de se mettre à l'abri des pharisiens et des scribes.

 

 

 

2 Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et dans son enseignement il leur disait : 

 

3 « Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer. Et c'est un semeur qui marche.

 

 

Son temps est arrivé. Il sort, parce que c'est son temps à lui. Semer, semer et espérer que cela va donner du fruit. Enfin là, il sème du grain.

 

4 Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé. 

 

Eux ne sont pas venus pour rien. L'oiseau pour moi, c'est un peu ma partie infantile. Elle reçoit son compte. Et ce n'est pas si mal.

 

5Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ; 

6et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché. 

7 Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l’ont étouffé, et il n’a pas donné de fruit. 

 

Là c'est la partie moi, un peu comme s'il y avait deux moi, un tourné vers l'extérieur, (tout beau, tout flamme) un plus intérieur, celui qui commence à laisser pousser, mais les soucis arrivent et la confiance se tarit;

 

8 Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un. » 

 

Et un troisième moi, serait celui que j'appelle aujourd'hui mon âme? Cette partie de moi qui est si pauvre;

 

9 Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » 

 Dt 29; 03 Mais, jusqu’à ce jour, le Seigneur ne vous a pas donné un cœur pour connaître, des yeux pour voir, des oreilles pour entendre.

 

10 Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles.

 

Là) c'est un tout petit groupe. A croire que cet enseignement passe au dessus de la tête et que ça fait beaucoup de bord du chemin.

 

11 Il leur disait : « C’est à vous qu’est donné le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles.  

12Et ainsi, comme dit le prophète : “Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon.” » 

 

13 Il leur dit encore : « Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ? 

 

14 Le semeur sème la Parole. 

15 Il y a ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée : quand ils l’entendent, Satan vient aussitôt et enlève la Parole semée en eux.

 16 Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie ; 

17 mais ils n’ont pas en eux de racine, ce sont les gens d’un moment ; que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils trébuchent aussitôt. 

18 Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole, 

19 mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et toutes les autres convoitises les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. 

 

20 Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un. »

 

 

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897)

carmélite, docteur de l'Église

Manuscrit autobiographique A, 75 v° - 76 r°

 

21En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Est-ce que la lampe est apportée pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ?

 22 Car rien n’est caché, sinon pour être manifesté ; rien n’a été gardé secret, sinon pour venir à la clarté. 

23Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »

 

 

 24 Il leur disait encore : « Faites attention à ce que vous entendez ! La mesure que vous utilisez sera utilisée aussi pour vous, et il vous sera donné encore plus.

 25 Car celui qui a, on lui donnera ; celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a. »

 

 

VENDREDI 30 JANVIER Mc 4, 26-34

 

 Jésus dit à ses disciples d'annoncer que le royaume de Dieu est tout proche. Lui, il est la présence, donc 'est possible de l'entendre comme cela. Dieu s'est approché, il est là, sous la forme d'un homme. Mais le règne, c'est Dieu qui prend sa place sur la terre et un monde qui vit autrement. Il propose deux paraboles. Est-ce que Dieu aujourd'hui règne sur notre terre? Je dirai que non. Il a des petits espaces où on essaye de vivre en faisant sa volonté, en aimant. Mais il y en a tellement d'autres où il est absent. Je trouve que les series télé montrent bien cette absence ou cette méconnaissance. On a perdu les rites et c'est assez dramatique. 

 

 

 

26 En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : 

27 nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. 

28 D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. 

29 Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. »

 

Là on peut dire que cela se passe tout seul, que c'est dieu qui jette la semence (ou son Fils); et ensuite que c'est comme un gâteau qu'on a mis dans le four, on attend que ça cuise et ensuite on le mange. Il fait des ingrédients, de la chaleur, du temps, mais ça se fait tout seul.  

 

On ne tire pas sur les feuilles d'une salade pour la faire pousser. Le facteur temps.

 

30 Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? 

 

31 Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. 

32 Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »

 

Il n'est pas grand, il est minuscule, mais là encore quand les conditions sont réunies alors il grandit. Peut-être que c'est juste ça, essayer de travailler la terre pour que ce qui est jeté en elle puisse croitre. 

 

Finalement on n'a pas grand-chose à faire. Prépare les ingrédients, et on attend.

 

 33 Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. 

34 Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

 

C'est là, où j'aimerai avoir été une petite souris pour écouter ses explications. 

 

 

SAMEDI 31 JANVIER Mc 4, 35-41. Avant de partir ailleurs. 

 

« Jésus dormait sur le coussin à l'arrière »

 

Thérèse de l'enfant Jésus.

 

      J'aurais dû, ma Mère chérie, vous parler de la retraite qui précéda ma profession. Elle fut loin de m'apporter des consolations ; l'aridité la plus absolue et presque l'abandon furent mon partage. Jésus dormait comme toujours dans ma petite nacelle ; 

 

ah, je vois bien que rarement les âmes le laissent dormir tranquillement en elles. Jésus est si fatigué de toujours faire des frais et des avances qu'il s'empresse de profiter du repos que je lui offre. Il ne se réveillera pas sans doute avant ma grande retraite de l'éternité, mais au lieu de me faire de la peine cela me fait un extrême plaisir.

 

      Vraiment je suis loin d'être une sainte, rien que cela en est une preuve. Je devrais, au lieu de me réjouir de ma sécheresse, l'attribuer à mon peu de ferveur et de fidélité, je devrais me désoler de dormir (depuis sept ans) pendant mes oraisons et mes actions de grâces. Eh bien, je ne me désole pas : je pense que les petits enfants plaisent autant à leurs parents lorsqu'ils dorment que lorsqu'ils sont éveillés ; je pense que pour faire des opérations, les médecins endorment leurs malades. Enfin je pense que « Le Seigneur voit notre fragilité, qu'il se souvient que nous ne sommes que poussière » (Ps 102,14). 

 

     Ma retraite de profession fut donc, comme toutes celles qui la suivirent, une retraite de grande aridité. Cependant, le Bon Dieu me montrait clairement, sans que je m'en aperçoive, le moyen de lui plaire et de pratiquer les plus sublimes vertus. J'ai remarqué bien des fois que Jésus ne veut pas me donner de provisions : il me nourrit à chaque instant d'une nourriture toute nouvelle ; je la trouve en moi sans savoir comment elle y est. Je crois tout simplement que c'est Jésus lui-même caché au fond de mon pauvre petit cœur qui me fait la grâce d'agir en moi et me fait penser tout ce qu'il veut que je fasse au moment présent. Laisser passer la lumière, ne pas l'enfouir sous son lit. La parole est faite pour être méditée, mais pas pour rester à l'intérieur de soir.

 

 

La tempête chez Marc.

 

Si je vais dans Marc 6, avec l'autre tempête, c'est quand même la même question, pourquoi êtes-vous aussi craintifs, n'avez-vous pas encore la foi. Qu'il soit là ou pas, il est là. Alors comme dit la petite Thérèse, peut-être peut-on ne pas le réveiller pour un oui et pour un non. Mais le premier réflexe est bien d'appeler. Dieu n'aime pas voir mourir les siens. 

 

35 Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » 

36 Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient.

 

Ce qui laisse à supposer qu'eux non plus n'ont pas eu le temps de se changer et qu'eux aussi sont peut-être fatigués. On a eu les paraboles dans ce chapitre 4 .  On ne sait pas ce qui se passe, mais c'est le soir, et il y a du monde. Et lui décide d'un coup de partir pour un ailleurs. Est-ce vraiment de l'autre côté, en territoire non juif? Si c'est le cas, c'est une assez grande traversée. 

 

37 Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. 

 

J'aime ce style où les eaux sont personnifiées. Elles se jettent sur la barque et dans la barque. Elles ont un projet, faire sombrer tout l'équipage. Qu'en est-il des barques qui accompagnent Jésus? Peut-être ont-elles fait demi-tour, avec la nuit qui est là. 

 

38 Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »

 

Sainte fatigue. On peut penser qu'ils ont hésité à le réveiller, mais là ils vont tous périr et lui avec. Nous sommes perdus. Perdus parce que nous avons perdu notre chemin perdu parce que nous allons mourir et lui avec. On ne lui dit pas "faitquelque chose", mais cela ne te fait rien"? 

 

39 Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. 

 

40 Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » 

 

41 Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux

: « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

 

Et la question que Marc veut que nous nous posions, qui est-il celui-là. 

 

 

 

 

 

 

La tempête apaisée, avant de passer dans territoire géradsénien.

 

Matthieu 9, 23

Marc 4, 35 

Luc 8, 22

23 Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent.
 
 
 
 
 
 
24 Et voici que la mer devint tellement agitée que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait.
25 Les disciples s’approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
26 Mais il leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs, hommes de peu de foi ? » Alors, Jésus, debout, menaça les vents et la mer, et il se fit un grand calme.
 
 
27 Les gens furent saisis d’étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »

 

36 Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient.
 
 
 
37 Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait.
38 Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
39 Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
40 Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »
 
 
 
 
 
41 Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

 

22 Un jour, Jésus monta dans une barque avec ses disciples et il leur dit : « Passons sur l’autre rive du lac. » Et ils gagnèrent le large.
 
 
23 Pendant qu’ils naviguaient, Jésus s’endormit. Une tempête s’abattit sur le lac. Ils étaient submergés et en grand péril.
24 Les disciples s’approchèrent et le réveillèrent en disant : « Maître, maître ! Nous sommes perdus ! » Et lui, se réveillant, menaça le vent et les flots agités. Ils s’apaisèrent et le calme se fit.
 
 
 
25 Alors Jésus leur dit : « Où est votre foi ? » 
 
 
 
 
 
 

Remplis de crainte, ils furent saisis d’étonnement et se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour qu’il commande même aux vents et aux flots, et que ceux-ci lui obéissent ? »



DIMANCHE 1° FÉVRIER. Mt 5, 1_12aes, v

 

Que dire des béatitudes?  En choisir une, les choisir toutes, voir comment en Jésus elles se réalisent? Ou simplement, faire partie de la foule, le regarder cet homme qui vient de nulle part, bien le regarder. Penser à Moïse, penser à Tout Puissant qui s'adressait sur la montagne mais qui remplissait de peur, alors que celui-là il parle avec force et conviction, mais il est douceur, et surtout entendre ce bonheur qui est tellement différent de celui proposé dans le deutéronome au chapitre 30. Heureux, bien heureux qui écoutent la parole… qui la gardent dans leur cœur.


Deux béatitudes au présent : la première et la dernière. 

 

 

1 En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. 

2 Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :

 

 3 « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. 


4 Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. 

Pourquoi pleurent-ils? Pour moi, ce n'est pas la tristesse normale liée à la perte ou au manque, c'est autre chose, c'est Dieu qui n'est pas entendu, pas écouté, pas reconnu. 



5 Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. 



6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. 


7 Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.


 8 Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. 


9 Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. 


10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. 


11 Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. 12aRéjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »