dimanche 22 mars 2026

SEMAINE DU 16 AU 22 MARS. ÉVANGILES

                             SEMAINE DU 16 AU 22 MARS. ÉVANGILES

 

 

LUNDI 16 MARS. Jn 4, 43-54

 

https://giboulee.blogspot.com/2022/03/jean-4-43-54-seigneur-descend-avant-que.html

 

Que dire de ce texte? On a un Jésus peut-être un peu désabusé qui revient de Samarie où il a été accueilli comme un prophète puis comme le Messie. Il semble que pour lui, en Galilée il sera méprisé, mais ce n'est pas ce qui se passe. On lui fait bon accueil. Mais que s'est-il passé à Jérusalem entre Jn 2 et Jn 4. Il y a le dialogue de nuit avec Nicodème et le témoignage de Jean. Au chapitre 2, à la fin il y a son entrée un peu fracassante dans le Temple et ça c'est au moment de la Pâque. Apparemment ce signe a été bien reçu par ses compatriotes.

 

On a donc un Jésus qui est celui qui tient tête aux autorités, qui n'est plus n'importe qui. On a un homme d'un certain rang qui n'hésite pas à "monter" à se rencontre. Il me semble que les verbes descendre et monter ont leur importance. 

 

Un homme qui se fait rabrouer, mais qui ne réagit pas comme le permettrait son rang (faire arrêter Jésus, le conduire de force à Capharnaüm). Non, un homme qui se bat juste pour son fils, un père. Et qui accepte ce qui lui est dit et qui redescend vers chez lui, avec une certaine angoisse. Heureusement que les serviteurs viennent pour lever cela; 

 

Je me demande en pensant à l'évangile de Luc qui parle de la femme de l'intendant d'Hérode, s'il ne pourrait pas s'agir de la maman de l'enfant qui a été guéri;

 

Autre chose, dans les synoptiques (guérison du serviteur ou enfant du centurion), ce dernier, du moins chez Luc, fait remarquer que lui quand il dit à un serviteur, va, il va. Là c'est Jésus sui dit "va" à cet dignitaire royal et il obéi. C'est comme si, il reconnait en Jésus l'autorité suprême.

 

 

43 En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée. 

44 – Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. 

 

45 Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. 

 

Finalement l'accueil semble de bonne qualité, même s'il vient de Samarie, lieu des impies. 

 

46 Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm.

 47 Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. 

 

A cana, il doit être sûr de recevoir un bon accueil pour lui et ses disciples. Mais là, il y a cette rencontre. Un fonctionnaire royal qui est aussi un père.

 

48 Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » 

 

Le pauvre, il s'en prend plein la tronche et on dirait qu'il paye pour tous ceux qui réclament des signes qui prouveraient que Jésus est bien le messie. 

 

49 Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » 

50 Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.

 

La demande est réitérée mais peut-être autrement; c'est une vraie demande, d'un père pour son garçon, et cela Jésus l'entend et il demande à l'homme de poser un sacré acte de foi. Et il continue sa propre route, pendant que le père redescend chez lui;  

 

51 Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. 

52 Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure, (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. » 

 

53 Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison

 

54 Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

 

Pour le rédacteur de cet évangile, il s'agit bien là d'un signe. La parole ne revient pas sans avoir accomplie son œuvre. 

 

 

MARDI 17 MARS. Jn 5, 1-16

 

https://giboulee.blogspot.com/2019/12/va-et-ne-peche-plus-jn-5-14.html

 

Dimanche dernier on a entendu la guérison de l'aveugle-né. Du coup je me suis demandé comment on fait pour vivre quand on a passé toute sa vie à mendier. Je me souviens que lorsque je suis allée en Terre Sainte en 1963, mendier était quelque chose de normal. Il y avait des hordes d'enfants qui nous suivaient. Bien entendu cette mendicité organisée c'est autre chose. Mais mon mendiant roumain, qui a une prothèse de hanche (enfin il dit) et qui de promène avec une béquille et qui est capable de se mettre à genoux et de se relever sans problèmes, que faut-il penser? S'il retrouvait une marche facile (qu'il n'a peut-être jamais perdue, mais laissons-lui le bénéfice du doute), est ce qu'il chercherait du travail? Je peux imaginer que du temps du Jésus du travail on en trouvait, même si la parabole des ouvriers de la douzième heure, semble montrer le contraire. Mais quelle révolution à l'intérieur de soi? 

 

 

1 À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. 

 

Le rédacteur insiste beaucoup sur l'importance des fêtes pour Jésus et de son assiduité. Il est un "bon juif, il obéit à la loi qui demande de célébrer les fêtes.

 

Un petit détour touristique pour voir ce qui se passe, près de la porte des brebis, pour celui qui un peu plus tard dira qu'il est le bon pasteur. Il me semble que les brebis qui servaient pour des sacrifices étaient parquées pas loin du temple et passaient ou sortaient pas cette porte. 

 

2 Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, 

3 sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. 

4[...] 

 

Bref tous ceux qui n'ont pas le droit de rentrer dans le Temple, les exclus. Ceux que Jésus guérit en pagaille dans les synoptiques.

 

5 Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. 

 

Il ne s'agit pas d'un possédé, il s'agit d'un malade qui est paralysé depuis trente huit ans. Il y a me semble t-il quelque chose entre les quarante ans (trente neuf ) me semble t il et cette durée symbolique. Il est peut-être temps que l'exode de cet homme, ce séjour dans le désert se termine. 

 

https://www.lavie.fr/ma-vie/spiritualite/en-carecircme-avec-saint-jean-3-la-gueacuterison-du-paralytique-30291.php#:~:text=Cet%20épisode%20advint%20deux%20ans,une%20purification%20spirituelle%20déjà%20profonde.

 

C'est au bout de deux ans que le peuple est condamné à rester dans le désert, donc de fait 38 ans. 

 

6 Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » 

7 Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » 

 

Toujours surprenant cette réponse. On pourrait s'attendre à un oui mais c'est quelque chose ce n'est pas de ma faute si je n'y arrive pas à être guéri, je suis trop lent. Mais je fais ce que je peux. Ne sois pas fâché. 

 

8 Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » 

9 Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat.

 

Jésus ne réagit pas, il continue à lui parler, et c'est un ordre (voir le paralysé de Capharnaüm). Mais là, c'est lève- toi. Ne laisse pas ton brancard sur place, pour qu'il encombre, '(je dirai c'est mets -toi debout, baisse-toi pour ramasser ton brancard et quitte ces lieux, marche; Il aurait pu rester sur place, mais l'autorité de Jésus est telle, qu'il obtempère. Plus tard, Pierre prendra le boiteux par la main pour le relever. Là c'est autre chose. 

 

10 Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pieds : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » 

11 Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » 

12 Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » 

13  Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. 

 

Ce qui est curieux, c'est que là, l'homme guérit, ne dit rien pour justifier Jésus et que plus tard, il se contentera de dire le nom de celui qui l'a guéri aux pharisiens. C'est très différent de la démarche de l'aveugle -né.

 

14 Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » 

 

Il y a le somatique qui est un jour tombé sur cet homme, peut-être à la suite de quelque chose qu'il a fait. Je pense abus d'alcool par exemple. Il peut maintenant qu'il est guéri physiquement se mettre dans une situation qui porterait atteinte à sa vie spirituelle. Est-ce une menace, un avertissement? C'est peut-être important pour nous. Une guérison, peut procurer de la joie, une conversion mais parfois de l'orgueil. Moi j'ai été guéri. Qu'est-ce que je suis un type bien admirez moi (pas celui qui m'a guéri).

 

15L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. 

 

16 Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.

 

 

MERCREDI 18 MARS. Jn 5, 17-30

 

17 En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » 

18 C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. 

 

 

Il essaye de leur faire comprendre que shabbat ou pas, rien ne l'empêche d'être ce qu'il est, d'être ce pourquoi il a été envoyé. Libérer, faire sortir les hommes de ce désert où ils tournent en rond. Il est évident que cela personne ne peut l'entendre.

 

19 Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. 

 

Bien sûr, le fils fait ce que fait son père, (mais pour les humains, nous, c'est loin d'être le cas, on préfère souvent prendre une autre direction). Sauf que là, on est avec un Dieu décrit comme bon, alors c'est cela que fait le fils et essaye de le révéler. Il s'agit de sortir du dieu juge.

 

20 Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement. 21 Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. 

22 Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger

 

Le père fera revenir le fils d'entre les morts. Le fils agit déjà ainsi, mort physique, mort spirituelle.

 

23 afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. 

 

Affirmation de la divinité. Honorer. Honorer ses parents. Rendre au Père son Poids. 

 

 

24 Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie.

 

25 Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. 

26 Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ;

 27 et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme

 

28 Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; 

29 alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. 

 

30 Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. »

 

 

JEUDI 19 MARS. ST JOSEPH. Mt 1,16.18-21.24a.

 

En pensant à ce texte ce matin, je me disais si on admet la chronologie de Luc, que Marie est partie voir une soi-disant cousine, et qu'à son retour, elle annonce à Joseph qu'elle est enceinte. Comment un homme peut-il réagir devant une telle annonce. Il a dû échafauder tellement de choses, pour en arriver à la conclusion de la renvoyer chez elle avec un acte de répudiation. Cela a peut-être pris un certain temps. Où est Marie pendant ce temps-là. Comment est-ce qu'elle vit cette attente? Pour Joseph c'est une sacrée épreuve. Et le voilà qui essaye de trouver le sommeil, une nuit de plus. Matthieu parle de l'ange du Seigneur; mais qu'est ce que joseph a perçu? L'ange du Seigneur, dans mon imaginaire, cela fait peur. Là il entend une voix qui répond à son angoisse. Ne crains pas (mais qu'est-ce qu'on va dire ou penser de lui), de prendre chez toi Marie; l'enfant qu'elle attend c'est le projet de Dieu. 

 

Comment Joseph peut-il réagir à une telle affirmation? On ne le sait pas. L'ange continue en lui disant que c'est lui qui nommera cet enfant : Dieu sauve. 

 

Il sort de cet état second et il obéit. Peut-être que le doute est encore là, mais il obéit et en cela il est un peu le miroir de marie. L'un et l'autre acceptent des destins qui leur échappe complètement pour s'accorder à une volonté qui les dépasse complètement.

 

16 Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. 

 

Intéressant le jeu des prénoms. Avec la résurrection il n'est plus Jésus, mais Jésus L'oint. L'envoyé, le rempli de l'Esprit Saint, le fils du Très Haut. Normalement il aurait dû être Jésus bar Joseph; là, cela fait penser à Alexandre Le grand; C'est à al fois son titre de gloire, mais aussi son identité, sa deuxième identité. Il peut sauver parce qu'il est Fils de Dieu, qui a reçu la plénitude de l'Esprit.

 

18 Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. 

19 Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.

 20Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; 

 

21elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

 

 24aQuand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.

 

Nous obéirons et nous écouterons.

 

Quel modèle extraordinaire. Mais ce n'est pas, parce qu'on n'a pas de paroles de Joseph rapportées par les narrateurs, qu'il faut le considérer comme un homme taiseux. On n'en sait rien.

 

Si je fais du mauvais esprit, si joseph est mort avant que Jésus ne commence son ministère, comment peut-on savoir tout ça. N'est ce pas le narrateur qui rapporte ces faits pour montrer que Jésus n'est pas le fils biologique de Joseph, dont il porte le nom et qui lui a appris le métier de charpentier, que ce père adoptif est de la lignée de David, que c'est un homme juste, car un homme qui se soumet au vouloir du Seigneur, donc le père parfait.

 

 

JEUDI 20 MARS. 7,1-2.10.14.25-30.

 

Polémique autour de verbe connaître; un peu ce qui se passe aussi à Nazareth, mais là ça prend une autre dimension, sauf que la menace de mort demeure la même, et que Jésus semble même provoquer. Importance de la relation avec le Père, que Lui connait, qui l'a envoyé, et auquel il obéit en tout.

 

  ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer. 

 

Il faut revenir soit au chapitre 5, la guérison du paralytique, soit au chapitre 6, qui se passe en Galilée, avec le discours sur le pain de vie. Mais j'opterai pour un retour au chapitre 5. 

 

2 La fête juive des Tentes était proche. 

 

Sortie du désert. 

 

Les frères de Jésus, donc sa famille biologique, a plutôt tendance à se moquer de lui. Eux montent, Jésus reste. 

 

10 Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.

 

 

Puis discussion des juifs pour savoir s'il va oser monter ou pas.

 

 14On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait. 

 

Jésus se justifie; il a le droit d'enseigner. Justification de la guérison le jour du sabbat.

 

25 Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? 26Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ? 

 

Peut-on se faire confiance? Ou faut -il attendre que les chefs disent ce qu'il faut croire? Et s'ils se trompaient les chefs? 

 

27 Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » 

28 Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas. 

29 Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. » 

 

Union. Obéissance. 

 

30 On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.

 

 

SAMEDI 21 MARS. 7, 40-53

 

Là au moins c'est la péricope en entier; On a un peu l'impression que beaucoup arrivent à croire en lui, ceux que les grands-prêtres appelle les "maudits", les gardes qui ont entendu sont retournés, mais les grands-prêtres qui ne veulent pas se déplacer pour l'entendre, qui campent sur leurs positions, qui refusent même de l'écouter (demande de Nicodème), re renferment dans leur endurcissement, ce qui va conduire à la mort. 

 

Le christ peut-il venir de Galilée… Excellente question;

 

40 En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » 

41 D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ?

 

 42 L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » 

43 C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. 

44 Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. 

 

45 Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » 

46 Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » 

47 Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? 

48 Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? 

49 Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »

 

 50 Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : 

51 « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » 

52 Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »

 

C'est un peu stupide, car les prophètes ont des origines très diverses. Certes personne ne vient de Galilée, mais est-ce une raison? Drôle de manière d'interpréter les écritures.

 

53 Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.

 

 

DIMANCHE 22 MARS. Jn 11, 1-45

 

https://giboulee.blogspot.com/2023/03/jn-11-1-5-dimanche-de-careme-le.html

Comportement très différent des deux sœurs. Je peux imaginer que Marthe voudrait bien passer un savon à Jésus, et pour cela, elle ne veut pas que Marie soit avec elle. Car le comportement de Marie est autre. Elle se jette à ses pieds, dit que s'il avait été là, son frère ne serait surement pas mort, mais elle est dans sa peine, dans sa souffrance, elle ne revendique rien. Simplement elle est. 

 

Une amie, sur son blog fait remarquer que la version courte gomme complètement Marie. Il me semble aussi, que l'une dit, si tu avais été là (dans cette maison, mais au moment où nous t'attendions), mon frère ne serait pas mort. Ce qui renvoie à un reproche, même si en faisant le décompte des jours, il semble que Lazare serait mort de toutes les manière? Marie, elle dit ici et là c'est sans équivoque.  

 

1 En ce temps-là, il y avait quelqu'un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. 

2 Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. 

 

Etonnant, car cela se passera après la guérison de Lazare. (pas envie de parler de résurrection). 

 

3 Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » 

4 En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » 

 

5 Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.

 

Donc humainement il aurait dû retourner en Judée, mais ce n'est pas le plan de Dieu, et ce qu'il fera, signera complètement sa condamnation. 

 

 6 Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. 

7 Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » 

8 Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » 

9 Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; 

10 mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » 1 1 11 Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » 

12 Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » 

13 Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. 

14 Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, 

15 et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » 

16 Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! » 

 

17 À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. 

18 Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, 

19 beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.

 

 20 Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. 

 

 Est-elle la seule à savoir que Jésus est là? Pourquoi Marie ne bouge-t-elle pas? Si on lit la suite, c'est un peu comme si Marthe ne transmet pas la nouvelle à sa sœur. Elle veut voir Jésus, avant, parler avec lui. 

 

21 Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. 

22 Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »

 23 Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »

24 Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »

 25 Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; 

26 quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » 

27 Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » 

 

28 Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » 

29 Marie, dès qu’elle l’entenditse leva rapidement et alla rejoindre Jésus. 

30 Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. 

31 Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. 

 

32 Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » 

 

33 Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,

 34 et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » 35 Alors Jésus se mit à pleurer. 

36 Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » 

37 Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » 

 

38 Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. 

39 Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » 

 

40 Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » 

 

41 On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé.

 4 2Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » 

 

43 Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! »

44 Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »

 

 45 Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui. 

dimanche 15 mars 2026

SEMAINE DU 9 AU 15 MARS. ÉVANGILES

 SEMAINE DU 9 AU 15 MARS. ÉVANGILES

 

 

LUNDI 9 MARS. Lc 4, 24-30.

 

Pour qu'un miracle se fasse, le demander et accueillir celui qui a le pouvoir de l'accomplir;

 

 

Jésus est vainqueur des tentations. Il ne commence pas son ministère à Jérusalem mais en Galilée. Tout semble bien se passer, puisque là où il passe, on fait son éloge. Et le voilà à Nazareth, chez lui. Au tout début, cela se passe bien et brusquement ça se gâte, comme si une attaque du mauvais se déclenchait.

 

22 Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? »

23 Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm ; fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” »

 

 

Il vient d'affirmer que l'Esprit de Dieu est sur lui, qu'il a reçu l'onction, et là ça se gâte. Jésus ils le connaissent, d'où aurait-il reçu cette onction qui ferait de lui le Serviteur ? Pour qui se prend-il. C'st là qu'arrive la phrase de l'évangile de ce jour : nul n'est prophète dans son   pays. On apprend aussi qu'il a déjà été à Capharnaüm. Jalousie? Pourquoi n'a-t-il pas commencé par son lieu de naissance? 

 

 

 

24 Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. 

 

On a un peu l'impression qu'il lit dans leur tête, au-delà même de ce qu'ils semblent penser sur le moment. Pour qui se prend-il? On le connait. Pourquoi ne fait -il pas de miracles ici? Il y a certainement de la jalousie et du mépris. 

 

Ensuite il se compare à Elie, et à Elisée, c'est vraiment le comble. Des miracles oui il va en faire, mais pas ici, où il n'est pas accueilli;

 

25 En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; 

26 pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. 

27 Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » 

 

28 À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux

29 Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. 

Etonnant ce "ils se levèrent, et le menèrent". On a l'impression que Jésus ne veut pas de scandale, mais il ne veut pas non plus que son sang retombe sur eux. Là il n'est pas question de lapidation, mais de se débarrasser de lui , de le faire taire. La colère a débouché sur la haine.

 

30 Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

 

C'est un moyen de ne pas rendre Nazareth coupable. Il y a pour moi la miséricorde qui agit,  et le miracle est là. Sauf que les habitants ne s'en rendent pas compte. Bien sûr, il y a aussi un combat contre les forces du mal qui  (du coup cela fait un peu penser aux tempêtes sur le lac quand il s'en va en territoire païen). 

 

Finalement texte qui donne à méditer.

 

 

MARDI 10 MARS. Mt 18, 21-35. 

 

https://giboulee.blogspot.com/2023/08/mt-18-21-35-le-debiteur-impitoyable.html

 

 

Chapitre 18 de Matthieu, comment vivre en communauté. Est-ce que pardon est pareil que réconciliation?

 

Intéressant ce qui précède : 12 Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?13 Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.14 Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu.

 

5 Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. 16 S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins.17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain.

 

18 Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.19 Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.20 En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »

 

 

 

21 En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » 22 Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. 

 

Peut-on pardonner tout et n'importe quoi, sans même que le pardon ne soit demandé? Si on admet que jésus est mort pour tous, alors en principe oui, sauf que nous, nous sommes tout sauf des rédempteurs. 

 

Pour ma part, je continue à penser que c'est mieux quand le pardon est demandé et que d'un point de vue thérapeutique et/ou pédagogique parfois il dire non, pour que l'autre réagisse. C'est trop facile de dire pardon ou désolé ! 

 

Par ailleurs régler ses comptes pour moi c'est très différent des offenses qui vous atteignent je dirais au plus profond, presque dans votre chair.

 

C'est vrai que le notre père des béatitudes dit bien remets nous nos dettes comme nous remettons à nos débiteurs. Ensuite cela part sur la notion de fautes, d'offenses. Je sais bien aussi que les pbs d'héritages sont souvent source de querelles qui peuvent durer sur plusieurs générations, mais quand même. 

 

Peut-être qu'on peut dire que symboliquement, cette personne qui doit une somme non remboursable, c'est l'humanité et que si celle-ci se tourne vers Dieu,( voir Jonas à Ninive), Dieu pardonne, mais ensuite, à chacun de faire que cela ouvre sur la compréhension de l'autre, pas sur la violence, parce que là, on est dans la violence. 

 

Répondre à l'amour par la violence, en soi c'est le mal.

 

23 Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. 

24 Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). 

25 Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.

 

 26 Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” 

27 Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. 

 

28 Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” 

29 Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” 

30 Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. 

 

31 Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. 

 

32 Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. 

33 Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” 3

34 Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. 

35C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

 

Il vaut parfois pardonner du bout des lèvres que ne pas pardonner du tout, et essayer de reprendre une relation disons normale avec celui qui a fait du mal. 

 

Ceci la miséricorde de Dieu est infinie et espérer que petit à petit la mienne augmente, mais elle en est bien loin. C'est aussi espérer que l'autre peut changer.

 

 

MERCREDI 11 MARS. Mt 5, 17-19

 

La loi en soi est bonne, mais quand elle devient une sorte d'idéal et surtout quand elle débouche sur la fermeture et la non vie, alors elle n'est plus bonne. Elle a été pervertie. Cela est un risque permanent.

 

 

17 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. 

 

Peut-on entendre accomplir dans le sens de donner du sens? Loi de vie, loi de mort? La loi et la foi.

 

18 Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise

 

19 Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

 

 

JEUDI 12 MARS. Lc 11, 14-23.

 

Qu'est ce qui empêche de croire que Jésus est l'envoyé?

 

14 En ce temps-là, Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration. 

 

D'un côté l'admiration de l'autre le doute. Peut-être que c'est l'abondance qui déroute. S'il fait autant d'exorcismes réussis, (ce que ne font pas les disciples des pharisiens apparemment), c'est qu'il a fait un pacte avec le Diable. Alors qu'il nous prouve qu'il est bien en lien avec Dieu, et que celui-ci donne un signe. Alors nous croirons en lui.

 

15 Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » 

 

16 D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. 

 

17 Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. 

18 Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. 

19 Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. 

20 En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. 

 

Comme je l'ai dit ailleurs, Jésus est très "gentil" de répondre aussi posément à quelque chose qui est une véritable insulte. Ouvrez les yeux. Peuple à la nuque raide de la première lecture.

 

21 Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. 

22 Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. 

 

Normalement il s'agit de la défaite du malin, Jésus serait le plus fort. Mais …

 

23 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »

 Rassembler qui ou quoi? 

 

VENDREDI 13 MARS. Mc 12, 18b-34

 

On est à Jérusalem, peu de temps avant la passion; il y a eu des envoyés des sadducéens et des pharisiens pour le mettre en difficulté. Là il semble que ce soit un peu différent, que ce scribe est plus dans le désir d'être instruit. 

 

Donner de l'amour. Recevoir et donner.

 

 

28b En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements  ? » 

29 Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. 

30 Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’ 

31 Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » 

 

32 Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. 

33 L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »

 

 34 Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

SAMEDI 14 MARS. Lc  18, 9-14

 

Ce chapitre commence par la nécessité de prier sans se décourager. Le veuve et le juge inique, et la péricope de ce jour suit directement. On est pas très loin de Jéricho. Il y aura la dernière annonce de la passion, et la guérison de l'aveugle à l'entrée de la ville. 

 

Jésus, une fois de plus essaye de faire réfléchir les pharisiens, les faire rentrer en eux-mêmes. Ce n'est pas en montrant en Dieu tout ce qu'on est capable de faire de conforme à ce qu'il attend, que celui-ci en tient compte. Pour lui, ce qui compte c'est de se tourner vers lui, et de lui demander son aide pour changer ce qui doit (ou peut) être changé. C'est se reconnaître faible. Incapable. Le regard de Dieu est différent du regard que chacun porte sur soi. L'un se croit juste, l'autre pas. Et pourtant? 

 

Ce n'est pas qu'est ce que Je fais, mais qu'est ce que Tu attends de moi. 

 

Mais…..

 

Devant la porte de notre Eglise, il y a un mendiant, un monsieur entre deux âge, qui parle mal le français, mais qui appelle tous les gens un peu âgés (dont nous bien sûr) papa et maman (ce qui m'insupporte profondément) dès qu'on lui donne un petit quelque chose, il demande plus. Bref je passe devant lui, en lui disant bonjour et ça s'arrête là. Je sais qu'il vient de loin, Viry Chatillon ce qui laisse à supposer qu'il y a une répartition des lieux de mendicité. Bref, avec celui-là j'ai beaucoup de mal. La semaine dernière, il regarde mes chaussures avec envie (et pourtant ce ne sont pas des chaussures de marque) montre les siennes en disant qu'elles ne sont pas à sa taille, que lui c'est du 40, 41. Pas la taille de nos chaussures. Comme c'est le carême, je me dis que je peux faire un effort, et je tire quand même 60 euros au distributeur pour les lui donner ce dimanche, en précisant que je veux que ce soit pour des chaussures. Par ailleurs Philippe lui donne de l'argent toutes les semaines. 

 

La semaine s'écoule et aujourd'hui il y a ce texte sur le publicain et le pharisien. Je pense à ce monsieur, qui est à la porte de l'église. La semaine dernière, il est entré pendant la messe, ce qu'il fait souvent car il fait bien froid dehors. En général il reste au fond. Là il vient devant, ce qui permet de passer sur une bouche de chaleur. Tout cela c'est comme d'habitude. Seulement, cette fois-là il s'agenouille pas loin de l'autel, et s'incline profondément. A t il prié ou pas? Je ne le sais pas je l'imagine. En quelle langue? Peut-être est-il roumain orthodoxe, parce qu'il ne communie jamais, même quand il est dans le fond de l'église et que la procession pour la communion commence. Ce que j'ai vu devant mes yeux, ce dimanche-là, c'est bien l'attitude du publicain. Je me suis sentie très pharisien, moi assise à mon banc, (presque à ma place). Je ne dis pas que je me sente justifiée parce que je vais à la messe le dimanche, mais là c'est un peu comme si mes yeux s'ouvraient. Enfin il a fallu toute la semaine pour ça, que je me décide à prendre de l'argent, de préparer pour lui, de renoncer à lui dire que j'aimerai bien voir les chaussures qu'il aura achetées, plus d'autres choses dont une au niveau de l'argent). 

 

Alors on peut croire qu'on n'est pas du côté des pharisiens, et pourtant. Ne pas juger que c'est difficile. 

 

 

            9 En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : 

 

Là il n'est pas parlé explicitement des pharisiens. C'est juste "certains" et cela peut aussi s'appliquer à ceux qui se sont convertis et qui peuvent regarder de travers s'autres qui ne se sont pas convertis. Juger de la foi de l'autre. 

 

Peut-être que Jésus parle aussi de lui. Comment est-il regardé par beaucoup? N'est-il pas méprisé? 

 

10 « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). 

11 Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. 

12 Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’ 

 

 Bref, je fais tout bien, et tu dois être content de moi, voire même m'admirer.  Sauf qu'il n'y a pas demande. Il y a une action de grâce. Et c'est tout. Peut-on parler de louange? 

 

13 Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’ 

 

Là on est dans une attitude de crainte. Crainte qui n'empêche pas la confiance.

 

 

            14 Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre.

             Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

 

 

DIMANCHE 15 MARS. Jn 9, 1-41 Aveugle-né.

 

https://giboulee.blogspot.com/2023/03/jn-4-1-41-guerison-de-laveugle-ne-4.html

 

1 En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. 

2 Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » 

3 Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. 

 

4 Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.

 

Assez énigmatique cette phrase. Le malin qui agit de plus en plus? Pour travailler il faut voir clair, quelle que soit l'origine de la source lumineuse. Et pourtant si Jésus est la lumière, on doit pouvoir travailler, à condition qu'il soit là, quelle que soit sa manière.

 

 5 Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » 

 

 

Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, 

7 et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait. 

 

Extrêmement concis. Là il y a bien un travail. Création, recréation. 

 

            8 Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » 

 

Ce qui laisse à suppose qu'une fois guéri l'homme revient à sa place habituelle. Cela parait assez étonnant. Attend- il qu'on vienne le chercher pour rentrer dans sa demeure? 

 

9 Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » 

10 Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » 

11 Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : “Va à Siloé et lave-toi.” J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. » 

12 Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. » 

 

            13On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. 

14 Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. 

15 À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » 16 Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés

17 Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » 

 

            18 Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents 

19 et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’à présent il voie ? »

 2 0Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle. 21 Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. » 

22 Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ. 

23 Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! » 

 

            24 Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » 

25 Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. » 

26 Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? » 

27 Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »

 

 28 Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples. 

29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. » 

 

30 L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. 

31 Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. 

32 Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. 

33 Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » 

 

34 Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors

 

            35 Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » 

36 Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » 

37 Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » 

38 Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui

 

39 Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » 

 

 

            40 Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? »

 41 Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure. »