samedi 21 février 2026

SEMAINE DU 16 AU 22 FÉVRIER. ÉVANGILES

 SEMAINE DU 16 AU 22 FÉVRIER. ÉVANGILES

 

LUNDI 16 FÉVRIER. Mc 8, 11_13

 

Ceci intervient la multiplication des pains en territoire païen.  Retour en Galilée et questionnement des pharisiens. Mais cela parait étonnant qu'ils n'aient pas entendu parler de ce qui vient de se passer, sauf qu'ils sont peut-être très choqués par ce qui vient de se passer en terre étrangère. Qui est-il celui-là?.

 

11En ce temps-là, les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. 

 

12 Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. 

 

Comment entendre ce soupir? Est-ce que c'est la lassitude, qu'est ce qu'ils ont à me chercher querelle en permanence, pourquoi sont-ils tellement obtus? Est de la fatigue? Est-ce de la tristesse? Ce qui se passe après sur la barque, avec le levain des pharisiens pourrait aller dans le sens de "ils sont incurables", mais si on se projette dans les actes des apôtres et dans les lettres de Paul, ce sont bien ces mêmes pharisiens qui en ramenant à la circoncision, font quelque part capoter la grâce donnée à Dieu, par sin Fils à tous les hommes.

 

Ailleurs, il sera question du signe de Jonas. 

 

» 13Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive.

 

Cela me parait important "il les quitta". Ça ne sert à rien de s'obstiner. On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif. C'est un peu la mise en acte de ce qu'il a dit à ses disciples, si on ne veut pas vous recevoir, partez. (en tous les cas chez Matthieu).

 

 

MARDI 17 FÉVRIER Mc 8, 14-21

 

Jésus a bien dû soupirer une fois de plus. 

Je me disais aussi que c'est Marc qui écrit ce texte, et que par la suite, ce sont bien des pharisiens qui vont mettre le bazar en parlant de la circoncision et en la mettant comme conditions aux croyants non juifs.

 

Quant aux reproches des Jésus, on peut les entendre (je peux les entendre) littéralement. Même le faire mémoire n'est pas si simple.

 

Avoir la foi ou comprendre, ce n'est pas si simple;

 

 

14 En ce temps-là, les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque. 

15 Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! »

 

Il faut peu de levain pour faire monter la pâte. Le levain est quand même une figure de vie, mais comme toute figure, il a son inverse. 

 

 16 Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains. 17Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ?

 

18 Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ? 

 

 Elles ont des oreilles et n'entendent pas, des yeux et ne voient pas. 

 

19 Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze. 

20– Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. » 

21 Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »

 

 

Juste après, c'est la guérison en temps de l'aveugle à Betsaïde, la ville d'André et de Pierre, donc ils sont en Galilée. Est-ce que cette guérison en deux temps, évoque la difficulté des disciples à croire après la résurrection? 

 

 

MERCREDI 18 FÉVRIER. M, 6 1- 6, 18

 

Importance de faire dans le secret.

 

On a affaire à un bon enseignant, il donne une sentence et il l'explicite en montrant ce qu'il ne faut pas faire. Mais les "savants" en prennent pour leur grade. 

 

Ce qui me semble aussi important c'est la relation à ce père, qui est dans cet ailleurs cieux. Lui, il est, il est présent, il voit. Il voit aussi le cœur, et l'esprit dans lequel c'est pratiqué. Et la relation qui là, est une relation directe (pas d'intermédiaires), et une relation qui se renforce au cours du temps. 

 

Je ne sais pas comment Dieu pour rendre, en ouvrant les yeux et les oreilles du cœur peut-être. Dans les psaumes, la récompense c'est souvent la victoire au final sur les ennemis, sur les impies, sur ceux qui veulent du mal. C'est une certaine prospérité. Mais aujourd'hui? Le don de l'esprit? 

 

 

1En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.

 

 

            2 Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense

 

Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, 4afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. 

 

 

            5 Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.

 

 6 Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. 

 

            16 Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense

17 Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; 

18 ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »

 

 

 

Jeudi 19 Février. Lc 9, 22-25. Manque le verset 21.

 

2 2En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. » 

 

 

Pas facile ce texte, parait un peu hors de ma portée. Cela commence par la première annonce de la passion aux disciples. Si on replace dans le contexte, c'est juste après la profession de foi de Pierre et avant la transfiguration. Pierre reconnaît en Jésus le Messie, mais Jésus interdit de le révéler. C'est l'annonce d'un messie non triomphant , mais souffrant. Avec quand même l'annonce de la résurrection. Ils savent que Jésus est maître de la mort, (fils de la veuve), mais lui, comment peut-il revenir à la vie, ça c'est autre chose. Qui le ramènera parmi les vivants? 

 

23 Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. 

 

Puis il se tourne vers "tous" les autres qui sont derrière lui, qui le suivent, mais qui ne sont pas juste à côté de lui, comme le groupe des douze. 

 

Ils ont dû être assez surpris. Ce n'est plus conversion comme chez Jean, mais autre chose. Ne pas faire de soi le centre du monde, et regarder Jésus pour le suivre. La croix, chaque jour, est-ce la vie avec ses difficultés, ou le mal qui est là, et qu'il faut "prendre" pour ne pas être submergé par lui.

 

 

24 Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. » 

25 Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? »

 

Des sentences, qui centrent sur un après. Mais le fait qu'on ne peut pas se sauver tout seul, mais que c'est Lui qui peut faire cela, en entrant en nous, en prenant la place (qu'on veut bien lui donner). 

 

VENDREDI 19 FÉVRIER. Mt 9, 14-15.

 

Sommes-nous les invités à la Noce? De fait c'est une notion que j'intègre très mal. Les noces de l'agneau, sont quand même des noces qui passent par le don total sur la croix. On peut dire que le contrat est signé avec le sang qui tombe sur la terre (cela me fait penser à Abel, à ce premier sang versé, qui normalement appelle à un sang versé en réparation).  Bref pas au clair du tout.

 

Ceci dit, il peut y avoir une alternance de deuil et de joie.

 

Le chapitre 9 est un chapitre bien rempli. Il commence par la guérison du paralytique à Capharnaüm et de l'affrontement entre Jésus et les Pharisiens. Qui est-il celui-là qui pardonne les péchés. C'est l'appel de Matthieu, et comme Jésus mange avec des gens pas bien, c'est je suis le médecin des malades (Dieu guérit). 

 

Puis ce sont les disciples de Jean qui passent à l'attaque. Et là Jésus se présente comme l'époux, donc comme Dieu. 

 

Jésus pardonne, Jésus guérit, Jésus en étant l'époux renouvelle l'alliance.

 

 

14 En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » 

 

15 Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront.

 

 

SAMEDI 21 FÉVRIER. Lc 5, 27-32

 

Pourquoi Léa donne t elle ce prénom à son troisième né? 

 

Gn 29, 4 Elle devint encore enceinte et enfanta un fils. Elle dit : « Maintenant, cette fois-ci, mon mari va s’attacher à moi car je lui ai donné trois fils ! » C’est pourquoi on l’appela Lévi.

 

27En ce temps-là, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » 

28 Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait. 

 

C'est drôle le "remarqua". Qu'est ce qui se passe en Jésus à ce moment-là, pour qu'il le demande de le suivre et que ça marche? Il a la même réaction que les 4 premiers appelés, il abandonne (ils quittent),mais il y a "il se leva" qui est pour moi signe de résurrection, et il suit. C'est sobre et c'est beau. Maintenant la tête des quatre autres? Ça c'est autre chose. Mais Lévi n'en n'a que faire. 

 

29 Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. 

 

C'est la joie, et ce sont ses amis qui viennent. Des pas comme il faut aux yeux de certains. 

 

30 Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » 

 

Ils ne s'en prennent pas directement à lui, mais dire cela c'est le disqualifier aux yeux des disciples; Regardez qui vous suivez, il n'est vraiment pas bien cet homme. Et vous devenez des pécheurs en mangeant avec eux; 

 

31 Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. 

32 Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »

 

Si vous vous estimez en bonne santé, vous n'avez pas besoin de moi, mais si comme Lévi et ses amis vous vous reconnaissez pécheurs, avoir besoin de pardon, d'amour, de considération (je dirai même être estimés, avoir du poids) alors oui, venez à moi, parce que c'est pour les malades que je suis venus, malades dans leur cœur pour qu'ils changent de vie, parce que cela je peux le faire pour eux et avec eux.

 

Lévi raconte. 

 

Je ne sais toujours pas ce qui a pu se passer en lui, ce jour là. Pourquoi m'a-t-il remarqué, moi, collecteur d'impôts, un rejeté par tous, même si socialement j'ai une belle situation. Peut-être qu'il pensait avoir besoin de quelqu'un qui s'y connait avec l'argent, ce qui n'est pas le cas des pêcheurs qui sont avec lui. 

 

Je ne sais pas pourquoi moi, mais ce que je sais, c'est que j'étais assis à mon bureau et qu'il m'a dit de le suivre; je ne sais pas bien ce qui s'est passé, mais il y avait son regard rempli d'un tel amour que moi le détesté, le honni par mes compatriotes, je n'ai pas hésité une seconde. Je me suis levé, j'ai tout laissé en plan, aux autres de se débrouiller et je l'ai suivi. J'étais un homme neuf, un homme restauré. Désormais, c'est à lui que je suis lié, parce que c'est le sens de mon prénom. 

 

J'ai célébré ça en donnant un grand repas, où tous mes amis étaient invités. Je voulais qu'ils rencontrent Jésus, qu'ils rencontrent ses amis, ceux qui le suivent et le suivront, j'étais tellement heureux. C'était un peu un repas de noces, mes noces avec Lui. Je sais que cela paraît fou, mais c'était cela. Et le vin coulait, les plats se succédaient et Jésus participait à ma joie. 

 

Des scribes, sont arrivés, avec leur air pincé et supérieur. Je sais qu'ils nous haïssent, qu'ils nous considèrent comme des traîtres, comme des pécheurs, parce que souvent nous pressurons nos frères injustement, que nous ne respectons pas les traditions ni les fêtes. Il nous faut bien travailler tous les jours pour vivre. Ils ont demandé aux autres pourquoi ils mangeaient et buvaient avec nous. Boire et manger avec nous, c'est comme être avec des lépreux. Comme si nous étions contagieux. Ce qui était contagieux là, c'était bien la joie, mais eux, ils y sont complètement hermétiques.  Ils récriminaient contre eux, donc contre nous, ça ils savent bien faire. Pourquoi ne peuvent-ils pas se réjouir? Parce que moi, j'étais comme mort et maintenant je suis vivant. 

 

Jésus a pris la parole, et cela m'a fait du bien, qu'il soit comme un berger qui protège ses brebis des loups qui cherchent à déchirer. Il leur a dit, que les gens en bonne santé n'ont pas besoin de médecin, mais que ce sont les malades qui ont en besoin. Pour lui, le péché et la maladie c'est un peu pareil. Et c'est pour nous qu'il est venu; pour nous sortir de ce qui nous embourbe, qui nous aveugle (et des fois l'argent c'est bien ce qu'il fait) qui nous rend sourd aux autres. 

 

Béni soit-il de m'avoir appelé, de m'avoir sauvé, de m'avoir permis d'accéder à une autre vie, une vie vivante.

 

 

 

 

DIMANCHE 22 FÉVRIER. Mt 4, 1-11. Les tentations. Juste après le baptême. 

 

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Il vient d'être en quelque sorte intronisé comme Fils en qui Dieu trouve ou met toute sa joie. Jésus comme réceptacle de la Joie du Père. C'est toujours une image qui m'a fascinée. Les cieux ouverts et l'esprit saint qui vient en lui et sur lui. Quelque part il semble armé pour sa mission, qu'on ne connait pas encore. 

 

Seulement voilà, avant de parler de l'amour du Père, il lui faut lui, vivre quelque chose. Bien sûr on peut parler du héros qui doit subir des épreuves pour s'emparer d'un trésor. Là, il y a cette durée symbolique des quarante ans, (mais c'est au bout de deux fois quarante ans que Moïse reçoit sa mission). Il y a les quarante ans dans le désert, temps de la mort d'une génération entière. Peut-on parler d'une purification, de l'éradication de ceux qui refusent de voir en Dieu, la source de la liberté, qui ne lui font pas confiance? Est-ce la confiance de Jésus qui est mise à l'épreuve, donc sa foi?  Peut-être aussi qu'il nous représente. Se confronter avec soi-même. Savoir ce que l'on désire, et pourquoi? 

 

Les trois tentations. On a tellement écrit, (et moi aussi). 

Finalement c'est une variation autour de la tentation initiale, être comme des dieux (peut-être pas être comme Dieu), mais avoir l'attribut de la connaissance. Dire que la vie éternelle était là, à portée de main, et du coup c'est elle qui est perdue dans la foulée. Les cieux sont fermés. Une connaissance est là, mais tellement imparfaite, tellement partielle. Quan( à la vraie vie, elle est perdue, et ne sera redonnée que la Jésus qui est tenté. Peut-être que ces tentations et comme une réparation du cœur de Père de Dieu, qui a dû (en théorie il ne souffre pas en étant Dieu, du moins le Dieu des philosophes),souffrit de ce choix de el'homme.

 

Jésus refuse cette place, et c'est déjà comme un premier geste d'amour reçu par le Père et donné par le fils.

 

Mais c'est Dieu, sa parole qui est comme un bouclier, même si le diable s'en sert en bon joueur d'échec. 

 

1 En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. 

2 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. 

 

Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » 

4 Mais Jésus répondit : « Il est écrit : ‘L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.’ »

 

Est-il sur que Jésus est le bon adversaire avec le si? Ne pas utiliser la puissance pour soi, mais les autres

 

 5 Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple 6et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : ‘Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre.’ » 

7 Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : ‘Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu.’ 

 

Effectivement spectaculaire, mais ce n'est pas ça la foi;

 

 8 Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.

 9 Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. » 

10 Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : ‘C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte.’ » 

 

Le pouvoir. 

 

11Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.

 

Les cieux sont vraiment ouverts, comme ils seront ouverts au matin de la résurrection. 

samedi 14 février 2026

SEMAINE DU 9 AU 15 FÉVRIER. ÉVANGILES

 

LUNDI 9 FÉVRIER. Mc  6, 53-57 

 

Après la tempête et la marche sur les eaux. 

 

On ne peut qu'être admiratif devant cet élan de foi. Ce qui m'interroge peut-être c'est "ils reconnurent Jésus". Est-ce qu'ils pensaient qu'il aurait pu périr dans la tempête? Le "et aussitôt" est un peu curieux. Certes ce sont les disciples et normalement Jésus ne devrait pas être avec eux. Si les habitants se posent des questions, ils n'en disent rien, ce qui est différent de ce qui se passe dans l'évangile de Jean. Là, c'est comme si, le groupe des apôtres s'ouvre et que Jésus en sort et est reconnu. Presque une image de résurrection : les cieux qui s'ouvrent et le Fils de l'homme qui surgit. C'est une reconnaissance devant cette bonne nouvelle etc'est différent de ce qui s'est passé à Nazareth. 

 

Et cela procure un élan de vie : chercher tous ceux qui sont dans le besoin et les conduire à cet homme (miraculé?) miraculeux. Et cet élan de vie, donne la vie, est transmis à tous ceux qui touchent. 

 

C'est magnifique.

 

Cela fait un contraste énorme avec le début du chapitre 7, qui commence par la remarque désobligeante des pharisiens sur les mains pas lavées et le conflit entre tradition et Loi donnée à Moïse et qui devient vidée (mais c'est plus fort que ça), c'est perverti par l'usage des tradition? Vidée de son sens, dans un but précis, donner de l'argent au temple. Ce qui revient presque à faire du temple un lieu d'idolâtrie. 

 

GUILLAUME suppose que Jésus aborde en décapole et s'extasie sur l'homme de Gérasa qui a par son témoignage fait connaître Jésus dans tout le pays.  Normalement ils devaient aller du côté de Bethsaïde, on nous a dit que les vents étaient contraires, donc ils n'ont pas du bouger énormément. Par contre Génésareth est à l'oppose de Capharnaüm, lieu que Jean retient pour le discours sur le pain de vie. Je suis un peu perplexe quand même.

 

53 En ce temps-là, après la traversée, abordant à Génésareth, ils accostèrent. 

54Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus.

 

Tous ceux-là ne sont pas au courant de ce qui s'est passé avant, multiplication des pains et la tempête. Enfin peut-être que la tempête ils l'ont ressentie, mais là, c'est plutôt un cadeau pour eux. Une barque, du monde et ce Jésus, le guérisseur. Alors, c'est "le bouche à oreille" qui fonctionne. " Le Jésus, il est chez nous"

 

55 ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait. 

 

Là; ces sont des braves gens qui parcourent toute la région, qui appellent; et c'est la région qui va être comme purifiée à ton contact.

 

56 Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.

 

Importance du toucher. Ce n'est pas guéris, c'est plus que cela. Aie seulement la foi. La frange c'est ce qui touche le sol, ce n'est même pas très propre. Pour les infirmes, ça ne doit pas être facile. Du coup, j'imagine comme une chaine humaine, qui relient Jésus à la personne qui demande la guérison. Importance des frères;

 

 

MARDI 10 FÉVRIER. Mc 7, 1_13

 

Est-ce qu'on n'en est pas là à nouveau? Poids des traditions qui étouffe la parole de Dieu et la Parole du Fils, même le souffle de l'esprit.

 

1En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, 

2 et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. 

 

En gros, ça commence vraiment à intriguer, puisque même ses scribes venus de Jérusalem sont là, et qu'ils "regardent" dans un but de déconsidérer. Sur RCF, le commentateur, parle des règles données pour ceux qui participent au service du temple, d'où la pureté, mais que les pharisiens veulent appliquer à tout le monde. Tout ce qui est entrave à la vie, doit être purifié. 

 

3 – Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; 

4 et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats.

 

Manifestement c'est de l'explicatif pour ceux qui découvrent Jésus. 

 

 5 Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » 

6 Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : ‘Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. 

7 C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.’  

 

Attachement maladif ou regard tourné vers Dieu et vers le prochain;

 

8 Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. »

 

 9 Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour établir votre tradition.

 10 En effet, Moïse a dit : ‘Honore ton père et ta mère.’ Et encore : ‘Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.’ 

11 Mais vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont ‘korbane’, c’est-à-dire don réservé à Dieu”, 12alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère ; 

 

13 vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »

 

 

MERCREDI 11 FÉVRIER. (POUR BEAUCOUP N-D DE LOURDES). Mc 7, 14-23

 

On a eu le temps avec les scribes, que Jésus met un peu KO. 

 

Là, on a un temps avec la foule, mais on peut penser que c'est une question qui se pose dans les nouvelles communautés, si des juifs veulent imposer (outre la circoncision), les règles alimentaires qui viennent quand même de la Tora. Donc Jésus est formel, et s'il dit écoutez moi, c'est que c'est important ce n'est pas ce qui rentre dans la bouche de l'homme qui le rend impur parce que ça n'y reste pas. 

 

Sauf que pour moi, il y a la fellation imposée qui fait que la souillure est là, et qu'elle est quasi permanente. Je sais que Jésus s'adresse aux hommes en général, pas aux femmes ou aux enfant qui subissent ce viol, mais ceux là, ne peuvent pas évacuer ce qu'on a mis de force en eux.

 

14 En ce temps-là, appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien.

15 Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » 

16[…] 

 

C'est presque amusant, sur le "de nouveau" c'est comme si lorsque le conflit est là avec les pharisiens, la foule, s'en va. Elle ne se sent pas concernée, ou peu;

 

 

17 Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole. 

18 Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, 

19 parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » 

C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.

 

Discours très clair ici. Il y a une différence entre des aliments qui peuvent faire du mal au corps (et du coup peut-être à l'esprit, spiritus) et rendre tout le corps impur.

 

20 Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. 

21 Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, 

22 adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. 

23 Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

 

Là, on croit presque entendre Paul. L'homme. 

 

Comment contrôler les pensées? Importance de l'esprit. 

 

 

JEUDI 12 FÉVRIER. Mc 7, 24-30. La femme syro phénicienne. La païenne. 

 

ce qui m'étonne un peu, c'est que de grandes foules sont déjà venues à Jésus pour se faire guérir, dont des gens de cette région. Et Jésus ne fait pas d'histoire, il ne demande pas si le possédé ou le malade est juif ou pas. Pourquoi est-ce que c'est différent là? Qu'est-ce que Marc veut nous faire comprendre? Que le Salut est d'abord proposé au peuple élu. Bon ça se comprend. Mais pourquoi cette exclusion? Est-ce que Jésus a peur de se faire une fois de plus mal voir? Est-ce qu'il a peur de ne pas être compris? Pourtant Isaïe parle bien des nations et des iles lointaines.

 

Peut-être qu'il veut (que Marc veut) nous faire comprendre que ce qui compte, ce n'est plus l'appartenance à une race, à une nation, mais la foi en un homme, appelé Jésus. Il y a en cette femme la même foi que l'on a entendu chez la femme hémorroïsse. 

 

24 En ce temps-là,  Jésus partit et se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache, mais il ne put rester inaperçu : 

 

. Cela suppose qu'il y a des gens qui l'accueillent et le connaissent. S'il est avec ses disciples, il ne peut pas passer inaperçu. C'est peut-être juste le lieu, mais manifestement ça ne marche jamais. Donc le guérisseur est là. Et cette femme qui entend parler de lui, qui a une petite fille malade, va jouer le tout pour le tout. Elle va le trouver. Il faut que sa fille guérisse.

 

 

 

25 une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds.

26 Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.

 

C'est la même posture que celle de Jaïre, Mais la réponse est bien différente.

 

 27 Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » 

28 Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Alors il lui dit : 

 

Est-ce que les petits enfants veulent être rassasiés? C'est peut-être ce qui se passe entre Jésus et cette femme qui va permettre la seconde multiplication des pains, en territoire non juif. Sa foi à elle, ouvre un chemin aux autres. 

 

Je sais que lors de l'exode, en 1940, quand nous sommes arrivés à Bordeaux, j'avais deux semaines max et je n'étais pas en bon état, Maman est allée supplier le maire de Bordeaux de lui donner des bons pour avoir du lait en poudre, et pour moi, elle aurait fait n'importe quoi pour en avoir, un peu comme cette femme. C'est une démarche universelle que de supplier pour son enfant. 

 

 

29 « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. » 

 

Elle dit quoi (c'est moins explicite que chez Matthieu pour une fois. Elle lui dit qu'elle sait qu'elle est impure comme les petits chiens, mais elle sait que sa puissance est telle, que même les miettes, seront suffisantes pour sauver sa petite fille. Elle ne veut pas voler quelqu'e chose qui ne lui appartient pas, (elle ne met pas la main sur Jésus, même si chez Matthieu, elle fait vraiment le siège), elle veut juste que sa fille aille bien et comme le centurion, elle se contente de la parole. 

 

30 Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle.

 

Comment ce retour s'est-il passé pour elle? Un peu comme dans l'évangile de Jean, la guérison du fils du dignitaire, qui se contente d'une parole et qui prend un long chemin pour retourner chez lui. Doute, ou foi? 

 

Est-ce que moi je m'en serai contentée? Est-ce que j'aurais été dans la joie d'avoir pu parler, demander et avoir été écoutée?  Je ne sais pas trop.

 

Mais je pense qu'elle ouvre un chemin dans le cœur de Jésus.

 

Matthieu 15, 22-28

Marc 7, 24-30

21 Partant de là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.

 

 

24 En partant de là, Jésus se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache. Mais il ne put rester inaperçu :

 

 

22 Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »

 

 

 

 

 

23 Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! »

 

24 Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »

25 Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! »

 

 

 

 

25 une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds.

26 Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.

 

26 Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »

27 Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »

27 Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »

 

 

28 Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Alors il lui dit :

 

 

28 Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

29 « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. »

 

30 Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle.

 

 

 

 

VENDREDI 13 FÉVRIER. Mc 7, 31-37

 

https://giboulee.blogspot.com/2022/02/marc-7-31-37-ils-lui-demandaient-de.html

 

31 En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole

 

32 Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler et supplient Jésus de poser la main sur lui.

 

Lui ne sait pas ce qui se passe. Lui, il est passif. On le conduit à un homme qu'il ne connait pas, on parle devant lui. Peut-être que s'il parle il sait un peu lire sur les lèvres. Qui est cet homme?  

 

33 Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. 

34 Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » 35Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement

 

Et voilà que cet homme le prend par la main (ou pas) mais lui fait signe de le suivre. Et manifestement il fait comprendre aux autres de ne pas venir. Qu'est ce qui va se passer? 

Là Jésus se comporte avec lui comme tout guérisseur. Il touche les oreilles, il met sa salive sans sa langue (je dirai presque dans sa salive, comme pour la changer, la transformer). Peut-être que ces gestes sont là pour expliquer ce que Jésus veut pour lui, à la demande de ces "gens" qui l'ont conduit à cet homme.

 

Jusque-là Jésus le regarde, maintenant il ne le regarde plus. Il a les yeux tournés vers le ciel et manifestement il prie. Il soupire et le souffle divin est là, sur cette souffrance. Une parole, ouvre toi, et le ressenti de l'homme qui entend le bruit du vent autour de lui, qui comprend qu'il est guéri et qui se met à parler. Libération. Il est libre, libre comme l'air qui l'a enveloppé à un moment. Il n'est plus infirme, il est guéri.

 

Le correctement, me fait penser à la guérison du possédé dans Luc. L'homme est vêtu correctement. Le lien social est rétabli.

On retrouve le "il soupira" juste après quand les pharisiens demandent à Jésus un signe. 

 

36 Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient.

 

37 Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »

 

Il y aurait deux références, une à Isaïe 29, 18, une à un psaume : Comme leurs idoles ils « ont une bouche et ne parlent pas… des oreilles et n’entendent pas. » (Psaume 113) Or voilà que l’Évangile de ce jour nous donne une pitoyable illustration de ce monde païen : un sourd muet est amené à Jésus.

 

 

SAMEDI 14 FÉVRIER. LC 10, 1-9 STS CYRILLE ET METHODE.

 

(messe ppur la dédicace d'une église, à St Pierre du Perray). Pierre vivantes (un peu la thématique de l'homélie de l'évêque).

 

Priez et allez. Dites, restez. Guérissez et dites..

 

Dite paix à cette maison. 

Dites le règne de Dieu s'est approché. 

 

1 En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.

 

 2  Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. 

Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. 4Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. 5Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’ 6S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. 7Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. 8Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. 9Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” »

 

 

DIMANCHE 15 FÉVRIER. Mt 5, 17-37

 

Un nom savant pour ce type de discours : on vous a dit et moi je vous dis. Les antinomies;

 

Lire en allant au delà de la tradition;

 

Les modalités de cet interdit dépendent des cultures. Dans l’évangile, Jésus lui donne l’extension la plus large en le poussant jusqu’à la colère. Il ne suffit pas de ne pas tuer son prochain, il faut aussi ne pas l’humilier, ne pas l’abaisser, ne pas le mépriser. Bonhoeffer a dit que depuis l’évangile, entre moi et mon prochain il y a le Christ, il devient une image de Dieu. Abaisser mon prochain, c’est abaisser Dieu lui-même.

 

Dans ce paragraphe, Jésus dénonce l’hypocrisie de ceux qui sont de bons pratiquants religieux et qui aiment vivre dans le conflit au dehors. C’est l’attitude du pharisien de la parabole qui jeûne deux fois par semaine et qui donne la dîme de ses revenus, mais qui méprise le collecteur d’impôt qui n’est pas aussi vertueux que lui.

 

Tu ne sortiras pas de là avant d’avoir payé jusqu’au dernier quadrant, autrement dit : tu seras plus sévèrement jugé sur la façon dont tu traites ton prochain que sur ton offrande. Cette parole s’adresse aux fidèles, ceux qui ne mettent pas les pieds à l’Église, au moins, ne sont pas hypocrites.

 

Comme pour le meurtre, Jésus étend le champ de l’adultère à la convoitise. Au fond de lui chacun sait quelle est la différence entre l’admiration devant une belle personne et la convoitise, entre la rencontre et la séduction.

 

Comment ne pas convoiter ? La tradition a posé deux principes : L’interdit. Je ne convoite pas ce qui m’est inaccessible. Un citoyen ne convoitera pas la fille du roi mais la fille de son voisin. Toutes les femmes sont aussi sacrées que la fille du roi !

 

Et la reconnaissance pour ce qu’on a, comme antidote à la convoitise de ce que l’on n’a pas.

 

 

 

17En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. 

18 Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. 

 

19 Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. » 

 

20 Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. 

 

21Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : ‘Tu ne commettras pas de meurtre’, et si quelqu'un commet un meurtre, il devra passer en jugement. 

22 Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. 

 

23 Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, 

24 laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. 

 

25Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. 26Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. » 

 

27 Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu ne commettras pas d’adultère.’ 

28 Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. 

 

29 Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne. 

30 Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne. 

 

31 Il a été dit également : ‘Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation’. 

32 Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère. » 

 

33 Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : ‘Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.’ 

34 Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, 35ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi. 36Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. 

 

37 Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais. »