samedi 6 juin 2026

SEMAINE DU 1 AU 7 JUIN. ÉVANGILES

 

 

 

LUNDI 1°JUIN. Mc 12, 1-12

 

Lecture du livre de Job. Jb 30, 1. Manquerait il un peu d'humilité? 

 

29.04 tel que j’étais à l’automne de mes jours, quand Dieu était le familier de ma demeure,
29.05 quand le Puissant était encore avec moi, et que mes garçons m’entouraient,
29.06 quand je lavais mes pieds dans le lait et que le rocher près de moi ruisselait d’huile à flots !
29.07 Lorsque je sortais aux portes de la cité et que sur la place j’installais mon siège,
29.08 à ma vue les jeunes gens s’esquivaient, les vieillards se levaient et restaient debout.
29.09 Les notables retenaient leurs paroles et mettaient la main sur leur bouche.
29.10 La voix des chefs s’atténuait, la langue leur collait au palais.
30.01 Et maintenant, je suis la risée de plus jeunes que moi, dont je méprisais trop les pères pour les mettre avec les chiens de mon troupeau.

 

 

 

 1En ce temps-là, Jésus se mit à parler en paraboles aux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens : 

« Un homme planta une vigne, il l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. 

 

Langage biblique si je puis dire. L'homme est bien le propriétaire. Il attend certainement un peu pour voir comment sa vigne prospère et donne du fruit. Et il la loue. Ou alors, il la confie à des vignerons qui s'occupent de la croissance, qui attendent qu'elle donne du fruit et qui vendent le vin. Ce doit -être plutôt ça. Il y a le travail des vignerons, qui avec le temps, pensent que la vigne est à eux, puisqu'ils ont travaillé. 

 

Le moment venu, il envoya un serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par eux ce qui lui revenait des fruits de la vigne. 

 

Quel est le terme pour le moment? Kaïros? 

 

Mais tel que c'est raconté, cela se déroule dans le temps. Et quelque chose ne va pas. Ce n'est pas seulement le refus de donner l'argent. Je ne sais pas, mais pour moi, il y a autre chose, qui me fait penser aux mauvais bergers d'Ézéchiel. Il y a comme si la vigne était entretenue avec de mauvais produits, comme si on voulait la faire produire toujours plus, (en exploitant ceux qui sont embauchés pour travailler à la vigne). Mais comme s'il y avait aussi quelque chose à cacher sur une mauvaise gestion. 

 

Alors tuer va dans le même sens, il y a du mal dans la vigne. Et c'est bien ce mal qui fait que le fils sera tué. Pas de respect. Il est un gêneur.

 

 

3 Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le renvoyèrent les mains vides. 

Donc pas question de payer quoique ce soit. Ils ont travaillé, ça leur appartient. 

 

4 De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ; et celui-là, ils l’assommèrent et l’humilièrent. 

 

Cela me fait penser aux hommes que David envoie en ambassade et qui reviennent la barbe à demi coupée. Mais là, on est passé des coups, à plus fort.

 

5 Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d’autres serviteurs : ils frappèrent les uns et tuèrent les autres. 

 

Cela parait fou, qu'il continue à envoyer, envoyer encore pour que la violence s'exerce encore plus et que tous les serviteurs soient exterminés. 

 

6 Il lui restait encore quelqu’un : son fils bien-aimé. Il l’envoya vers eux en dernier, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” 

7 Mais ces vignerons-là se dirent entre eux : “Voici l’héritier : allons-y ! tuons-le, et l’héritage va être à nous !”

 

 8 Ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. 

 

Plus d'héritier, donc la vigne sera à eux. Mais là, la patience est arrivée aussi à son terme. 

 

9 Que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignerons, et donnera la vigne à d’autres. 

 

La vigne sera donnée à d'autres qui sauront aussi la respecter, et lui faire donner un bon fruit, pas frelaté, 

 

10 N’avez-vous pas lu ce passage de l’Écriture ? ‘La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : 

11 c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux !’ » 

 

12 Les chefs du peuple cherchaient à arrêter Jésus, mais ils eurent peur de la foule. – Ils avaient bien compris en effet qu’il avait dit la parabole à leur intention. Ils le laissèrent donc et s’en allèrent.

 

Mais Jésus centre sur le désir de mort des anciens, et le dévoile. Il annonce que désormais la vigne sera confiée à d'autres et que lui sera la pierre d'angle du nouveau royaume.

 

 

MARDI 2 JUIN. MC 12, 13-17

 

Un lien avec Marc 3 (la guérison de l'homme à la main atrophiée). Est il permis ou non…

 

 

1 3On envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler,

 14 et ceux-ci vinrent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? » 

 

Comme le paquet cadeau est bien enveloppé. Quelle méchanceté.

 

15 Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. » 

 

16 Ils en apportèrent une, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? – De César », répondent-ils. 

 

Concordance entre l'effigie et l'inscription. Jésus a bien payé l'impôt pour le temple, histoire de la didrachme chez Matthieu, et dans les lettres importance d'être en règle avec les autorités.

 

17 Jésus leur dit : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.

 

 

Je peux me réjouir de la manière dont Jésus dénoue les choses, mais qu'est -ce que j'en fais pour moi? 

 

Être à l'effigie de celui qui a donné la vie? Évangile au quotidien.

 

 

MERCREDI 3 JUIN. Mc 12, 18-27

 

En toi est la source de vie , par ta lumière nous voyons la lumière. Ps 35. Beau programme pour cette année neuve. 

 

Cette histoire, on peut imaginer que les saducéens se la racontent entre eux, ou la proposent aux pharisiens qui croient en la résurrection, pour prouver combien c'est absurde de croire à la résurrection. En soi, c'est une sorte de démonstration. Sauf que là encore, Jésus se sert du récit pour les faire bouger, pour en faire un enseignement et un enseignement qu'ils peuvent entendre, puisqu'il s'appuie sur le Pentateuque. Dieu n'est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants;

 

 

18 En ce temps-là, des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – vinrent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient : 

19 « Maître, Moïse nous a prescrit : ‘Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.’ 

20 Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance. 

21 Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement. 

22 Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi. 

 

23 À la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » 

 

Belle démonstration de l'absurdité de croire en la résurrection de corps;

 

24 Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ?

 

25 Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans les cieux. 

 

26 Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : ‘Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ?’ 

 

2 7Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. »

 

 

JEUDI 4 JUIN. Mc 12, 28-34

 

Notre cœur n'était-il pas tout brûlant… le cœur de Jésus (aujourd'hui) peut-on le voir comme le buisson ardent, qui brûle sans se consumer? 

 

 

28b En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements  ? » 

 

Dans d'autres textes, on a la même association, du deutéronome et du lévitique. Là, on ne sait pas trop si le scribe pose une question technique, scolastique pour mettre Jésus en défaut ou s'il profite de la présence pour poser une question importante pour lui, lui qui transmet la loi. 

 

29 Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. 

30 Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’ 

31 Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » 

Donc centration sur rester à l'écoute, ouvrir son cœur à la parole, et aimer (un amour qui décentre de soi), se tourner vers la source.

 

Pour continuer en se tournant vers l'autre, mais est ce que la fin renvoie vraiment à l'amour de soi? C'est ce qu'on dit, mais ce n'est pas si simple. 

 

 

32 Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. 

33 L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » 

 

Belle synthèse.

 

34 Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

 

Fin des interrogations qui veulent le conduire à la chute devant le peuple.

 

 

VENDREDI 5 JUIN. Mc 12, 35-37

 

Essayer de ne pas être du côté des scribes, qui critiquent, cherchent à prendre en défaut, mais du côté de la foule qui écoute avec plaisir. Chez Luc, c'est suspendue à ses lèvres.

 

35 En ce temps-là, quand Jésus enseignait dans le Temple, il déclarait : « Comment les scribes peuvent-ils dire que le Messie est le fils de David ? 

36 David lui-même a dit, inspiré par l’Esprit Saint : “Le Seigneur a dit à mon Seigneur : 'Siège à ma droite jusqu'à ce que j’aie placé tes ennemis sous tes pieds !’” Psaume 109

37 David lui-même le nomme Seigneur. D’où vient alors qu’il est son fils ? » Et la foule nombreuse l’écoutait avec plaisir.

 

 

SAMEDI 6 JUIN. Mc 12, 38-44

 

Pour Paul quand il dit qu'il a gardé la foi, j'ai eu une image. La foi comme une sorte de vase, disons in récipient creux, qui contient la foi. Il ne dit pas pour moi, aujourd'hui, qu'il est resté croyant (il n'a pas perdu la foi, malgré tout ce qu'il a vécu), non cette foi, ce trésor qu'il a reçu lors de la vision sur la route de Damas, il l'a conservé intact et il l'a transmis à d'autres. Jésus mort et ressuscité pour le salut. Jésus qui vit en lui, lui est crucifié pour le monde…

 

 

38 En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, 

39  les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners.

 40 Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. » 

Je ne sais pas si mot veuve va servir d'accroche pour la péricope qui suit. Mais on a deux temps dans ce texte.

 

Un temps d'enseignement pour tous ceux qui sont là, ceux qui l'écoutent avec plaisir. 

 

Et comme un temps d'arrêt où Jésus se déplace. A qui cette salle du trésor est-elle ouverte? Là à nouveau il est assis. Et c'est lui qui regarde la foule qui va et vient. 

 

Et brusquement comme une pépite pour lui, cette femme, cette pauvre veuve (est-elle pauvre parce que les scribes lui ont tout pris, est-elle pauvre parce qu'elle n'a personne pour subvenir à ses besoins, (et là il peut penser à sa mère qui risque d'être dans cette situation après sa condamnation et sa mort, puisque lui, ne prendra pas soin d'elle sur le plan matériel), et il voit que cette femme donne tout, son tout à elle. 

 

Alors il faut que lui Jésus, transmette cela à ses disciples. On peut aux yeux du monde donner quelque chose de ridicule, alors qu'aux yeux de Dieu, c'est tout donner et se donner avec, avec une confiance totale. 

 

Quand on a cette lecture je pense le dimanche, on a le texte de la veuve de Sarepta;

 

41 Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. 

42 Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. 

43 Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. 

44 Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

 

 

DIMANCHE 7 JUIN. JN 6, 51-58. 

 

Nouïs, commente d'autres textes. Le repas chez Matthieu après son appel, un texte d'Osée et un texte de Paul.

 

Discours sur le pain de la vie. 

 

Finalement il vaudrait mieux se taire et laisser les paroles entrer tout doucement en soi, s'infiltrer pour qu'elles fassent corps avec moi et m'entrainent dans cette vie qui commence dès maintenant parce qu'il s'est fait chair un jour du temps, et qu'il a donné son essence (si j'ose dire), son sang pour qui nous vivions.

 

 

51 En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » 

52 Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »

 

Discours dans la synagogue de Capharnaüm après la multiplication des pains. 

En soi il y a de quoi se poser des questions, voir de se quereller. Parce qu'on face à un mystère. De quel pain s'agit il? de quelle chair? Pour moi aujourd'hui, le "moi je suis le pain vivant" c'est un "Je suis ". Dieu a pu donner la manne dans le temps, aujourd'hui, en Xt il donne la vie. La parole est un pain, mais le pain donné c'est plus que cela. C'est pérennité de la présence.

 

 53 Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.

 

Avoir la vie. La grande question des pharisiens (synoptiques) c'est que faire pour avoir la vie éternelle, pour reprendre vie après la mort corporelle; et là, Jésus leur donne une indication. Peut-on entendre, nourrissez-vous de moi, comme un bébé se nourrit de sa mère, acceptez que je vous nourrisse de tout ce que je suis, de tout mon être, de toute ma personne. Que je devienne le nécessaire pour vous.

 

 

54 Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

 

Cela répond bien à leur quête d'éternité, de se survivre. Enfin là, ce serait résurrection de la chair à la fin des temps, mais la vie éternelle est déjà donnée. La vie éternelle c'est  qu'ils te connaissent, toi et ton envoyé (moi)

 

55 En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. 

 

Je suis le chermin, la vérité et la vie. Mais il ne dit pas le comment. 

 

56 Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. 

57 De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.

 

 58 Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

 

C'est à rapprocher du ce qui va se passer à la Cène, mais là, que pouvaient ils comprendre, sauf le lien entre la manne (pain descendu et donné à Moïse par le père), ils pouvaient peut-être le comprendre, mais ce n'est pas évident. Comment un homme peut-il se faire pain, se faire nourriture et boisson. Le sang appartient à Dieu, c'est la vie. Là aussi Jésus dit bien que il est le Vivant.

dimanche 31 mai 2026

SEMAINE DU 25 AU 31 MAI. ÉVANGILES


 

LUNDI 25 MAI. Jn 20, 25-34

 

 

25 Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.

 

On a un groupe de femmes dont deux sont de la même famille et une autre qui a le courage de se montrer, d'être là, qui n'a pas pris la fuite. On peut imaginer le regard porté sur elles. Le rédacteur ne parle pas de lui. L'attention est centrée sur les femmes. On peut imaginer ce que Marie peut ressentir, en voyant son fils dans cet état. Le glaive de douleur qui la traverse;

 

 26 Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »

 27 Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. 

 

 

Pour moi, ce qui se passe là, c'est comme une protection pour sa mère. Il vaut mieux pour elle, qui est déjà veuve, ne pas retourner à Nazareth pour elle celle dont le fils a été condamné, mais abandonner ce clan, pour désormais être dans cette nouvelle famille. Protection et reconnaissance. Et à charge pour le disciple de veiller sur celle qui a cru. 

 

Il y a encore autre chose, c'est que Jésus, même sa mère, il nous la donne. Il ne garde vraiment rien pour lui. Il demande à sa mère de ne pas se centrer sur lui, sur la souffrance qu'elle ressent de voir son fils dans cet état, dans sa souffrance à elle, mais de s'occuper de cet homme, simplement parce que Jésus aime celui-là. 

 

Marie change de famille. 

 

 

28 Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » 

29 Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. 

30Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. 

 

 

Ce qui m'étonne toujours, c'est la totale maîtrise de Jésus sur les évènements. Il reprend le psaume: j'avais soif et ils m'ont donné du vin aigre. Là il le prend. Puis il baisse la tête et meurt, alors qu'on s'attend à l'inverse. Mais c'est peut-être du Jean. Jésus maître de la mort; Et le remettre l'esprit. A qui le remet-il? Au Père, ou est-ce déjà un don qui nous est fait. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il donne tout. Il remet tout. Si l'esprit est remis au Père, alors la résurrection sera bien œuvre de ce dernier;

 

 

3 1Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. 32 Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. 

 

Cette manière de faire mourir est affreuse. 

 

33Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, 34mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

 

Cela sera repris par Jean, l'eau, le sang et l'esprit, qui rendent témoignage; en même temps cela confirme la mort par asphyxie et pour moi, ce cœur transpercé par une lance romaine est un cœur irréparable. Cela fait un trou énorme, Quand Jésus apparaitra par la suite, lui qui est dieu, n'a plus besoin d'un cœur d'homme pour vivre. Ce n'est plus le cœur qui est lui donne le mouvement et l'être, c'est autre chose, c'est l'Esprit;

 

 

MARDI 26 MAI. Mc 10, 28-31

 

Là il faut vraiment revenir en arrière. C'est l'épisode du jeune homme riche. Alors qui peut être sauvé? Ce qui est impossible aux hommes est possible pour Dieu. 

 

 

2 8En ce temps-là, Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » 

 

Ceci dit, ils n'ont pas vendu tous leurs biens… Mais ils ont quitté une vie normale, pour suivre Jésus en permanence. Mais la maison de Pierre demeure à lui, ainsi que sa barque, si on en croit Jn 21. 

 

Jésus avait beaucoup demandé à cet homme. et celui-ci était tout triste. 

 

29 Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre 

 

Il y a le "à cause de moi et à cause de l'évangile", ce qui évoque d'abord une rencontre, un appel, et ensuite une mission: la bonne nouvelle reçue, il faut la répandre. 

 

30 sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. 

 

Éternelle question de la vie éternelle. 

 

31 Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. »

Qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende.

MERCREDI 27 MAI. Mc 11,  32-45

 

3 annonces de la passion. Trois reniements. Est-ce qu'il y a beaucoup de triplets comme cela dans la bible? 

 

Douceur de Jésus avec les deux fils du tonnerre.  Il essaye de leur faire comprendre que ce n'est pas ça l'important. Et il confirme l'appel initial : oui ma coupe vous la boirez. Et peut-être qu'ainsi en étant mon, corps vous serez acteurs du saluait.

 

 

 

32 En ce temps-là, les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem ; Jésus marchait devant eux ; ils étaient saisis de frayeur, et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte. Prenant de nouveau les Douze auprès de lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver : 

 

Retrouver ce qui se passe entre Jésus et les douze. On a un peu l'impression qu'il les rassemble autour de lui, parce que le temps est compté et qu'il faut qu'ils entendent et comprennent, en particulier cette charte d'être le serviteur.

 

Mais il y a ces termes, frayeur, peut-être ont-ils peur pour eux. Et s'ils s'étaient trompés en lui suivant, et crainte pour la foule. Climat anxiogène .

 

33 « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes,

 34 qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. » 

 

Et voilà le programme.

 

35 Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. » 

36 Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » 

37 Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. » 

 

38 Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? » 

39 Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé. 

 

40 Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. » 

 

 

41 Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.

 

 

42 Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir.

 43 Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. 

44 Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : 

45 car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

 

Serviteur c'est une chose, esclave c'est autre chose. 

 

 

JEUDI 28 MAI. Mc 10,46b-52.

 

Du coup on ne sait pas très bien d'où Jésus est parti pour entamer la montée à Jérusalem. Il arrive à Jéricho, la ville la plus basse. Pour monter vers le lieu de la présence du Père. 

 

46b En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. 47 Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » 

 

Est-ce que le fils de David, implicitement suggère que Bartimé l'aveugle voit en cet homme qu'il ne voit pas un sauveur, un roi sauveur, ou est-ce juste une sorte de phrase honorifique pour que Jésus, se penche vers lui. Il s'agit bien que Jésus prenne pitié de lui, lui le mendiant, lui l'aveugle.

 

48 Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » 

 

Ne pas se laisser faire par les autres. Persévérer en croyant qu'on va être entendu. (Contrairement à ce qu'on pouvait croire à l'époque, la cécité n'est pas lié au péché et sa foi est totale, et de même que je figuier sera desséché, cet homme au contraire retrouvera sa sève. On a là un homme de foi. 

 

49 Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » 

 

Je suis toujours étonnée par le changement de comportement de la foule. D'un côté il casse les oreilles et on le fait taire, comme on le fait avec les mendiants et à partir du moment où Jésus lui, entend l'appel, alors on commence à le regarder autrement.  On lui dit de quitter sa posture. 

 

.

50 L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. 

 

En fait, lui ne sait pas que Jésus s'est arrêté; On vient lui porter la nouvelle. Alors il se passe quelque chose. Il bondit comme un chamois. il court, sans peur de l'obstacle. Il y a déjà une transformation visible à l'œil nu.

 

 

51 Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » 

 

Une demande simple, qui change tout. Il y a le Rabbouni que l'on trouve en Jn 20. Il ne voit pas Jésus, mais il le "sent" au plus intime de lui-même, cet homme est son maître à lui, son petit maître, son maître chéri; sa foi est totale. Toi tu peux tout. 

 

52 Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

 

Et le voilà en route avec les autres.

 

 

VENDREDI 29 MAI. Mc 11, 11-25

 

Les versets précédents rapportent l'arrivée de Jésus sur son petit âne (et le choix de cette monture). Il y a juste la descente et donc la remontée vers le Temple. Pas de commentaire des autorités. Pourtant quelle scène, très symbolique. D'emblée Jésus prend la stature du roi-messie.

 

 

11 Après son arrivée au milieu des acclamations de la foule, Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il parcourut du regard toutes choses et, comme c’était déjà le soir, il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze

 

C'est très étonnant. C'est comme s'il découvrait ce lieu. Peut-être le regarde t il avec des yeux neufs. Il sait aussi que désormais les sacrifices seront inutiles et que ce lieu ne se sera plus le lieu de la présence. Mais l'est-il encore? 

 

12 Le lendemain, quand ils quittèrent Béthanie, il eut faim

 

On parle de Béthanie, si c'est chez Marthe et Marie, j'imagine mal que Jésus puisse avoir faim. Bethphagée veut dire maison des figues. Faut-il fait un lien avec ce village? 

 

13 Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose ; mais, en s’approchant, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues. 

 

Si ce n'est pas la saison des figues, c'est étonnant comme comportement. Espère t il qu'il en reste de la saison passée? Mais il y a le lien avec le figuier où l'on médite. Et avec le temple où il est entré la veille. Peut-être qu'il aurait pu y avoir des figues précoces. 

 

14 Alors il dit au figuier : « Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! » Et ses disciples avaient bien entendu. 

 

Et c'est la phrase qui est une constatation. Plus personne ne pourra manger de tes fruits. 

 

15 Ils arrivèrent à Jérusalem. Entré dans le Temple, Jésus se mit à expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le Temple. Il renversa les comptoirs des changeurs et les sièges des marchands de colombes, 

16 et il ne laissait personne transporter quoi que ce soit à travers le Temple. 

 

Une action d'éclat, qui est un peu comme une purification. 

 

17 Il enseignait, et il déclarait aux gens : « L’Écriture ne dit-elle pas : Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations ? Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »

 

Puis un enseignement qui éclaire ce qui vient de se passer, l'acte qu'il vient de faire.

 

18 Apprenant cela, les grands prêtres et les scribes cherchaient comment le faire périr. En effet, ils avaient peur de lui, car toute la foule était frappée par son enseignement.

 

Colère des autorités, qui ne peuvent rien à ce moment là.

 

 19 Et quand le soir tomba, Jésus et ses disciples s’en allèrent hors de la ville.

 

 20 Le lendemain matin, en passant, ils virent le figuier qui était desséché jusqu’aux racines. 

21 Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : « Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché. » 

 

22 Alors Jésus, prenant la parole, leur dit : « Ayez foi en Dieu.

 

 23Amen, je vous le dis : quiconque dira à cette montagne : “Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer”, s’il ne doute pas dans son cœur, mais s’il croit que ce qu’il dit arrivera, cela lui sera accordé ! 

24 C’est pourquoi, je vous le dis : tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez obtenu, et cela vous sera accordé. 

 

25 Et quand vous vous tenez en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes. »

 

Peut-on dire que si la prière de Jésus est exaucée, c'est qu'il est "le pur" par excellente, le sans péché. Pas contre si nos prières ne sont pas exaucées, c'est peut-être parce que nos péchés liés au non pardon de ce que nous pensons être une offense, nous écartent de Dieu qui n'entend pas nos demandes, le péché faisant obstacle.  Il y. aussi la foi. Or juste avant on a eu la guérison de Bartimée.

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On peut dire aussi, qu'il est important que nous n'ayons pas de rancœur contre le frère quand nous nous adressons à Dieu, pour demander une grâce .Être plein de lui, et pas de nous. Cela renvoie bien à Matthieu, si ton frère a quelque chose contre toi, laisse la ton offrande et va te réconcilier. Et puis, cette foi totale, que tout est possible (si vous aviez la foi, gros comme un grain de sénevé, vous diriez à cet arbre, va te planter et il le ferait). 

 

Il y a aussi dire merci. 

 

 

SAMEDI 30 MAI.MC 11, 27-33

 

 

27 En ce temps-là, Jésus et ses disciples revinrent à Jérusalem. Et comme Jésus allait et venait dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver. 

28 Ils lui demandaient : « Par quelle autorité fais-tu cela ? Ou alors qui t’a donné cette autorité pour le faire ? » 

Ce allait et venait dans le temple, montre bien que Jésus se sait parfaitement libre, mais cela me fait toujours penser aux pères d'autrefois qui attendaient la naissance d'un enfant, en marchant de long en large. Jésus sait qu'il va se passer quelque chose après le geste contestataire, et il se demande quand ça va lui tomber dessus, car il sait bien qu'il a en grande partie signé son arrêt de mort, puisqu'il touche à l'économie;

 

29 Jésus leur dit : « Je vais vous poser une seule question. Répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais cela. 

30 Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? Répondez-moi. » 

 

Certainement manière bien rabbinique de poser une question. Sauf qu'ils ne peuvent répondre par une autre question et qu'ils sont pris à leur propre piège. Finalement cela me fait un peu penser à la femme adultère de Jean 8. 

 

31 Ils se faisaient entre eux ce raisonnement : « Si nous disons : “Du ciel”, il va dire : “Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?”

 32 Mais allons-nous dire : “Des hommes” ? » Ils avaient peur de la foule, car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète. 

 

33 Ils répondent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Alors Jésus leur dit : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela. »

 

 

DIMANCHE 31 MAI. Jn 3, 16-18

 

A propos du texte de l'exode. Nouïs.

 

Le livre de l’Exode contient deux grandes parties, la première qui raconte la sortie d’Égypte et la marche dans le désert, et une seconde qui rapporte les prescriptions relatives à la construction du sanctuaire pour médiatiser les relations entre Dieu et son peuple. À propos de cette partie, un commentaire a dit que la Bible ne compte que 34 versets pour raconter la création du monde alors que la construction du sanctuaire prend entre 500 et 600 versets.

Il en a déduit qu’il est dix fois plus facile pour Dieu de faire un cadre à l’humanité que pour l’humanité d’accueillir la présence de Dieu.

 

 

 

16 En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.

 

Qui perd sa vie à cause de moi la sauvera. 

 

Commentaire A. Nouïs intéressant, tous les mots sont épluchés. Le monde chez Jean, c'est les ténèbres, c'est le rejet de Dieu. C'est ce monde qui ne veut pas de lui, qui le rejette que Dieu choisit d'aimer. Et dans aimer il y a le don, donc du mouvement. Il ne garde pas pour lui. Il donne, il se donne. Il donne ce qui est le plus précieux, le fils unique. Comment articuler avec Abraham et ne pas faire du sacrifice quelque chose de négatif. Ce que Dieu veut c'est donner à ce monde de ténèbre, le moyen de sortir des ténèbres,  et pour cela en apprenant à aimer jusqu'au bout, à la manière de Jésus. Les galates (laudes de ce vendredi), Ga 2, 19B-20)

 

"Avec le Christ, je suis fixé à la croix : je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. Ma vie aujourd’hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré pour moi." Peut résumer un peu.

 

 17 Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » 

 

Pas pour juger, mais pour sauver, pour faire enfin croitre en nous ce qui est à l'image et à la ressemblance. Sauvé de ce qui attire vers la volonté de détruire, de prendre la place, peut-être aussi de juger.

 

18 Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

 

Il y a bien un jugement, mais est-ce dès cette vie, ou à la mort, où au jugement final (enfin quelque part, j'ai un peu de mal à y croire, parce que c'est quelque chose de l'ordre de l'irreprésentable). Si oin prend Mt 25, on peut supposer qu'un jour du temps, il y a aura un jugement pour ceux qui seront sur cette terre. Si on rajoute tous les morts, ça devient fou. Et d'après Luc, il y a déjà eu un jugement, le pauvre Lazare. 

), 

Ce qui est certain c'est que le jugement se fait sur la foi en celui qui a été envoyé pour nous changer, pour montrer une autre manière d'aimer (agapè), une autre relation, un monde où les valeurs sont comme inversées. Vivre de cette manière, c'est déjà mettre un pas dans la vie éternelle, avec la présence en soi de cet Esprit Saint, qui agit..

 

 

dimanche 24 mai 2026

SEMAINE DU 18 AU 24 MAI. ÉVANGILES

 

LUNDI 18 MAI. Jn 16, 29-33

 

Il me semble que ce chapitre de Jean il est question de l'esprit saint mais aussi d'une sorte de polémique pour savoir où Jésus s'en va et pour la part, je ne trouve pas que la ou les réponses soient tellement satisfaisantes et très claires. Alors ce changement chez les disciples est quand même assez étonnant. Si Jésus parle en images, ce serait au chapitre 15 avec la vigne et les sarments. Ensuite, pas vraiment. 

 

Par quel miracle comprennent-ils qu'il est "sorti de Dieu" et que veut dire cela : sorti de Dieu? Relation avec le prologue? 

 

Sauf que Jésus les mouche assez brutalement. Vous dites que vous croyez, mais vous allez m'abandonner; le seul qui restera (du moins dans le récit de la passion) ce sera effectivement Dieu. (on n'entend pas le début du psaume 21).

 

 

29 En ce temps-là, les disciples de Jésus lui dirent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images. 

30 Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. » 

 

31 Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez ! 

32Voici que l’heure vient – déjà elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi . 

 

33 Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. »

 

Je suppose que l'on peut entendre monde par ténèbre, mal. 

 

 

MARDI 19 MAI. Jn 17, 1-11a

 

 

1 En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. 

2 Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. 

 

3 Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ

 

C'est bien la thématique de cet évangile et aussi celle de la première épitre de Jean.

 

4 Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. 

5 Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.

J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole

 

 

 

7 Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi,

 8 car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé

 

Disons que c'est la finale du chapitre 16, maintenant nous savons que tu es sorti de Dieu, mais avant de recevoir le don de l'esprit, une partie de moi doute vraiment de cette reconnaissance, à ce moment- là. Ce serait comme si, durant ce long discours qui est à la fois testament et discours d'A dieu, quelque chose avait évolué chez les disciples, ce dont je doute. Qu'ils croient que Jésus est l'envoyé, c'est cohérent avec Jn 6, l'affirmation de Pierre, mais…

 

 

9 Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi.

 10 Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux.

 11a Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi.

 

Image curieuse venue pendant la messe. Si jésus n'est plus dans le monde, c'est que d'une certaine manière, il n'est plus dans les ténèbres qui vont être vaincues, qui sont déjà vaincues.il est comme déjà élevé au-dessus de cette zone d'ombre (c'est l'image que j'ai reçue) il est au-dessus, il va vers le Père, il rentre dans sa demeure, et cela va très bien avec cette souveraineté de Jésus dans le récit de la Passion selon St jean, ou Jésus, est déjà souverain. C'est presque une petite ascension qui est visible là, (pour moi).

 

 

MERCREDI 20 MAI. Jn 17, 11b-19

 

 

11b En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nomle nomque tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes

 

Il me semble que dans cet évangile quand Jésus parle de Dieu, il le nomme toujours Père. C'est un désir magnifique, l'unité pour ceux qui reconnaissent en Dieu un père, mais pas un "petit père des peuples", mais un père papa.

 

1 2Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. 

 

Jésus se présente là comme le berger du troupeau. Il y a bien une brebis qui s'est égarée, mais est-elle perdue?

 

 

13 Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés

 

Don de la joie, mais peut-on facilement se réjouir du départ de son berger, même si on sait que c'est cela qui le rend heureux.

 

14 Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde.

 15 Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. 16 Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.

 

 17 Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité

 

18 De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. 19 Et pour eux je me sanctifiemoi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »

 

Commentaire Pour eux je me sanctifie

 

Adressée au Père saint, la prière de Jésus rend compte de la sanctification des disciples, fidèles à sa parole et unis les uns aux autres et à leur Seigneur. La sanctification permet ainsi de redéfinir leur exclusion du monde, non comme un acte ostracisant, mais comme une élection divine

 

Dans le langage biblique, le saint défini Dieu lui-même dans sa transcendance. La sanctification du croyant représente son adéquation à la volonté et aux commandements de Dieu

 

Dans cette prière, cette sanctification est pourtant ordonnée à d’autres lieux. 

            Le premier est celui de l’écoute de la Parole qui n’est autre, en cet évangile, que le Verbe incarné, Jésus-Christ (Jn 1,14). Il est Celui qui révèle tout le dessein créateur et salvifique de Dieu. 

Bien plus, sa sanctification est associée à son envoi dans le monde, par le Père, qu’il manifestera pleinement à la croix. 

La livraison de sa vie, par amour, devient une véritable offrande sanctifiante destinée à la communauté des disciples. 

 

            Le Christ s’offre pour faire vivre sa communauté. L’existence de cette dernière n’est donc plus de l’ordre de la survie mais de la mission. 

 

Les disciples sont, par leur amour mutuel, leur unité et leur persévérant attachement au Christ, missionnés, envoyés dans le monde pour révéler l’amour du Père (17,23). C’est ce que développera la section suivante (17,20-26).

 

 

            JEUDI 21 MAI. Jn 17,20-26

 

 

20 En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. 

 

21 Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé

 

22 Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :

 23 moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. 

 

24 Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. 

 

25 Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. 

26 Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »

 

Texte qui concerne les disciples, mais aussi ceux qui reconnaitront en Hésus le Fils, l'envoyé. 

 

On a l'unité comme signe.

Don ce la gloire, qui permet l'unit.

Être avec, contempler sa gloire.la gloire resplendissante;

Justice du Père. 

 

Impression qu'on pourrait faire comme un bouquet avec tous les mots, ces adjectifs.

 

 

 

VENDREDI 22 MAI. Jn 21, 15-19 

 

 

15Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade.

 

En principe quand on se manifeste, quand on va à une manifestation, il s'agit de faire quelque chose, de montrer quelque chose. Là dans un premier temps Jésus se fait reconnaître à ses disciples qui semblent être revenus à leur vie normale d'avant. Comme s'il disait, ce n'est pas ça que j'attends de vous. Puis il fait comprendre à Simon-Pierre, qu'il attend quelque chose de précis de lui. Quoiqu'il ait fait, quelle qu'ait été sa vantardise (si tous t'abandonne, moi je ne te laisserai pas), il aime et cela suffit. A lui de trouver les lieux de nourriture et le conduire le troupeau, dont Jésus est le Berge.

 

 

 Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » 

 

16 Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » 

17 Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. 

 

18 Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » 

19 Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »

 

 

SAMEDI 23 mai. JN 21, 20-25

 

 

Curieuse cette finale. Apr qui a-t-elle été écrite. Ce que ça dit, c'est que chacun a un rôle, une place, et que seul Jésus peut la donner. On ne la prend pas, on est choisi. Parfois être chef peut ne pas correspondre du tout à ce qu'on voulait. Pierre dans cet épisode est un peu comme Thomas, Philippe et Jude au chapitre 14, mais du coup, il a l'air un peu d'une andouille (comme souvent dans cet évangile ou surtout dans la partie des heures, Jean a le beau rôle) 

 

Certes la réponse est un peu sibylline, parce qu'elle semble parler d'un retour de Jésus; mais l'important et cela reste vrai, quel que soit le rôle que l'on a dans l'église c'est bien de demeurer en lui, de rester greffé au cep, et de nous émerveiller des merveilles accomplies par l'esprit saint, demain ces confirmations, mais aussi ce pélé de Chartres avec 20.000 personnes.

 

 

20 En ce temps-là, Jésus venait de dire à Pierre : « Suis-moi. » S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. C’est lui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? » 

21 Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » 

 

22 Jésus lui répond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. » 

 

Comme au chapitre 14, un peu cinglant dans sa réponse le Jésus;

 

23 Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? »

Il s'agit bien d'un écrit assez spécifique pour l'église johannique;

 

 24 C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est vrai. 

 

Qui est le nous…

 

25 Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.

 

 

DIMANCHE 25 MAI . PENTECÔTE. Jn 20, 19-23

 

 

19 C’était après la mort de Jésus.

 

Étonnant, pourquoi parler de la mort et pas de la résurrection? Pourtant elle a eu lieu, Marie-Madeleine en est témoin.

 

 Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » 

 

Premier jour de la semaine, nouvelle Genèse, nouvelle création. Tel que c'est décrit, c'est informe et vide. Un peu beaucoup la panique. Et jésus qui débarque, ce qui doit augmenter la peur. Pourtant Jean ne le dit pas. Peut-être quand même une intense stupéfaction, un saisissement.

 

Eux sont muets, Jésus parle. Est-ce simplement un salut, ou déjà plus? Peut-être peut-on entendre, soyez en paix, ne soyez pas, ne soyez plus bouleversés. Souvenez-vous de mes paroles, de mes dires (Chouraqui). Vous vous êtes lamentés, alors que le monde était dans la joie, mais ce temps est fini. Recevez ma Paix.

 

 

 

20 Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. 

 

Puis après la parole, la vision qui est sollicité. Il porte bien des marques uniques qui sont les siennes, mais il est Autre.

 

21 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »

 

Une mission. Si la paix est sur eux et en eux, alors ils sont prêts pour être comme Lui des témoins de l'amour du Père et des témoins de ce que le mal a été vaincu;

 

22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. 

 

Puis, comme le fait remarquer MN Thabut, c'est le don de l'esprit, avec le souffle comme Dieu qui insuffle une haleine de vie dans Adam. Nouvelle création (voir aussi le livre de Joël).  En fait c'est un don totalement gratuit pour nous. 

 

23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

 

Et cette autre mission. Les commentateurs, surtout Nouis) insistent beaucoup sur le pardon. La rémission des péchés n'est plus un rituel une fois par an; elle aussi délégation du pouvoir du Très Haut, qui seul peur remettre les péchés.