dimanche 19 avril 2026

SEMAINE DU 13 AU 19 AVRIL. ÉVANGILES

 SEMAINE DU 13 AU 19 AVRIL. ÉVANGILES

 

 

 

.LUNDI 13 AVRIL Jn 3, 1-8

 

 

1 Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs. 

2 Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. » 

 

Intéressant le nous.  C'est un peu comme si Nicodème, parlait au nom d'un certain nombre de pharisiens, et on verra bien que certains auront foi en lui. C'est une belle déclaration, à la quelle Jésus aurait pu dire merci et demander ce qu'il veut exactement.

 

3 Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » 

4 Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? » 

 

La réponse a de quoi déconcerter. Certes par son baptême, il est signifié que Jésus vient d'en haut. Cela dit aussi que la Loi que l'on suit aveuglement n'est pas suffisante, elle ne donne pas la vie "éternelle" s'il n'y a pas d'amour dedans. Donc pour voir, (connaître), ce royaume et donc la Présence, quelque chose est nécessaire à tout homme, et ce quelque chose, Jésus peut le donner.

 

La réponse de Nicodème, n'est pas vraiment digne d'un Rabbi. Elle montre qu'il est abasourdi, décontenancé, et il y a de quoi. 

 

5 Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. 

6 Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. 

7 Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. 

 

Et pourtant Jésus enfonce le clou. Il s'agit bien de recevoir une nouvelle naissance, un bain d'eau qui purifie et délivre des péchés commis, (enfin c'est ce que j'imagine, parce que la délivrance du péché qui est là aux portes, on ne peut pas s'en abstraire) et de l'Esprit qui lui est l'onction de Dieu, sa Présence permanente en tout homme, permet d'entrer dans le Royaume, mais c'est lui, qui est la porte et le chemin. Voir Jn 10.

 

Quelque part si,  il y a de quoi être étonné. Peut-être qu'il dit, il ne suffit pas d'être circoncis pour entrer dans le royaume.

 

8 Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »

 

Ce que je me disais, en réfléchissant à ce verset, c'est que le vent on ne peut pas l'enfermer, le mettre en cage et que c'est pareil avec Jésus. On ne lui met pas la main dessus, on ne peut pas lui mettre une étiquette, le mettre dans une case. Il est et il n'est pas. Et il en est ainsi pour ceux qui ont ce souffle en eux;

 

 

MARDI 14 AVRIL. Jn 3, 7b-15

 

Pour qu'en Lui, tout homme qui croit ait la vie éternelle, mais il y a déjà l'annonce de la passion; 

 

 

7b En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut. 

 

Question de traduction, naître d'en haut (à la ressemblance de Jésus,  avec aussi référence à Gn 1- ou naître à nouveau, c’est-à-dire quelque part, faire un choix. Choisir soit de suivre ce qu'on pourrait appeler ses instincts, soit d'essayer de les maîtriser, pour devenir à l'image de Dieu, puisque par le don de sa vie et de son esprit, Jésus rend cela possible. Mais c'est aussi ne plus se contenter de rituels, de la Loi, mais d'écouter en soi, le souffle, qui demande d'aller vers l'autre. Et ça, on ne sait pas toujours où ça mène.

 

8Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » 

 

Se laisser conduire, mais en même temps, discerner. 

 

9Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? » 

 

N'est ce pas la question que l'on se pose souvent? 

 

10 Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ? 

 

11 Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. 

 

Curieusement cela m'évoque le début de la 1° lettre de Jean. Ce que nous avons vu, ce que nos mains ont touché, nous vous l'annonçons. Là, le rédacteur, explicite ce qui sera dans tout son évangile la discorde entre Jésus et les savants (du moins certains). Ils ne reçoivent pas son témoignage parce que souvent c'est en contradiction avec la Loi.

 

12 Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? 

 

Et là, c'est parti sur un mot, qui sert de fil, le mot ciel. Mais il permet d'aller plus loin, si les hébreux qui regardaient le serpent étaient sauvés de la mort physique, de même ce qui regarderont celui qui exposé sur la croix et croiront que celui-là est le sauveur, recevront ce que les juifs semblent chercher désespérément (synoptiques), la vie éternelle.

 

13 Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. 

 

 Sauf que ça, c'est prophétique; or il y a Hénok et Elie qui sont montés au ciel, mais au temps fixé. Pas facile du tout à comprendre.

 

14 De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé

15 afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.

 

 

MERCREDI 15 AVRIL. Jn 3, 16-21

 

Faire le mal; Faire la vérité.

 

Faire le mal on comprend d'emblée. Faire la vérité, c'est accepter justement d'être éclairé et reconnaître que ses propres idées soient mauvaises. Quand on dit qu'on va faire la vérité sur un évènement, c'est qu'on va rechercher tout ce qui a été faux jusque là et qui empêche de porter un jugement impartial ou du moins honnête. C'est enlever les parties obscures. C'est bien choisir la lumière pour que tout soit au grand jour.

 

Là faire la vérité c'est bien reconnaître que l'homme Jésus est bien plus que cela, qu''il est celui qui a été envoyé pour que les hommes accèdent à la lumière, sortent de leurs ténèbres, sortent de ce qui les obscurcit pour être éclairés par l'amour. 

 

 

16 En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. 17Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » 

 

Ceci invite au silence. Ce que dit Jésus est inimaginable. Un Dieu qui donne ce qu'il a de plus cher, de plus intime, un Dieu qui donne la vie éternelle (à mon avis autre que celle donnée par l'arbre de la vie dans le jardin, mais ça reste à prouver). Un Dieu qui demande de croire en celui qui a envoyé.

 

18 Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. 

 

19 Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. 

 

J'ai du mal comme tous les ans, avec ce jugement. D'une part Jésus ne vient pas pour juger, mais pour sauver; croire en lui, (reconnaître en lui la lumière), permet d'échapper à la mort (si je comprends bien); de ne pas refuser la lumière qui a pris corps dans notre monde de ténèbre. 

 

Peut-être faut-il revenir au prologue.

 

 

20 Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; 

21 mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

 

Peut-on dire que faire la vérité, c'est être en phase avec Dieu Lumière et agir avec lui, pour que le mal recule?

 

 

JEUDI  16 AVRIL. Jn 3, 31-36

 

Deuxième partie du chapitre. Jésus est Judée. Des envoyés viennent voir Jean le baptiseur.

 

 

31 « Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous,

32 il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. 

 

Répétition qui permet de comprendre qui est cet homme au sujet du quel les envoyés des pharisiens posent des questions. Jean n'est pas. Celui-là il vient d'en haut, il vient du. Ciel et u-il est plus grand (au-dessus) de tous les hommes. Annonce de ce qui sera la vie de Jésus, son témoignage ne sera pas reçu par la majorité.

 

 

33 Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai. 

34 En effet, celui que Dieu a envoyé, dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure.

 35 Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. 

 

Définition du Fils; il est aimé par le Père et il a l'esprit en abondance, sans aucune restriction, totalement;

 

36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

 

La vie éternelle, est donnée par la foi dans le fils; MAIS ATTENTION  si pas de foi dans le fils, papa pas content et grosse colère et la colère de Dieu, ça c'est quelque chose.

 

 

VENDREDI 17 AVRIL. Jn 6 1-15

 

Il savait bien ce qu'il allait faire 

 

 

1 En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. 

2 Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades.

 

 3 Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.

 4 Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.

 

Pour moi, cela évoque presque les béatitudes. Jésus est assis, posture de l'enseignant. Peut-être que cela fait un certain temps qu'il les enseigne. Peut-être parle t il de cette libération, de ce passage de Dieu, de ce sang versé sur les linteaux et qui chasse la mort?  

 

 5 Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui

 

Un peu comme un aimant. Il découvre que le monde est là, autour de lui. D'où viennent ils tous ces gens? Signes sur les malades, nous on en voit un en Galilée (le fils du fonctionnaire) et un à Jérusalem, le paralytique. Mais ce sont des miracles. Comment passer de miracle à signe? 

 

Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » 

 

C'est très étonnant, Jésus semble penser tout de suite à la foule qui est affamée, mais de quoi est-elle affamée, il n'y a pas eu de discours avant; Jésus est comme Moïse sur la montagne. Et ensuite on va passer aux prés d'herbe fraîche. On est donc dans du symbolique, pas de géographique; 

 

Ce signe intervient après la guérison du paralytique;

 

6 Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. 

7 Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » 

 

Donc nous cet argent on ne l'a pas; pour Philippe il s'gait d'acheter, pas de demander, de partager.

 

8 Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : 

9 « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »

 

André a un regard différent. Il y a ce jeune garçon, il y a ce qu'il a avec lui et qu'il a peut-être proposé à André? André on ne le voit pas beaucoup dans cet évangile. Il est allé chercher Pierre. Puis Jésus a appelé Philippe qui a cherché Nathanaël. Jésus a posé la question du Où, Philippe répond par le côté impossible. Chez André il y a de la confiance. Et ce petit garçon, peut-être que pour lui c'est possible de donner à tout le monde avec ce qu'il a lui;

 

 10 Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. 

Jésus a ce qui lui faut, quelque chose donné avec de l'amour et de la foi; Il ne va pas décevoir ce petit garçon qui a tout donné; Et pourtant il y en a du monde. Il fait asseoir dans l'herbe, ce qui fait penser en tous les cas moi au psaume 23.

 

11 Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.

 

Là, c'est Jésus qui prend de fait l'initiative pour tout; il veut donner à manger, il prend ce peu et il en fait de l'abondance plus que la manne. Et des restes il y en a.

 

 12 Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » 

13 Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. 

 

Dieu nourrit comme dans le désert, mais avec abondance ce qui est différent de la manne. Côté" symbolique, avec cette drole de phrase; pour ceux qui prenaient de cette nourriture.

 

Après que tous en eurent mangé. 

 

14 À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. »

15 Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

 

 Comment passer du miracle au signe.

 

 

 

Si Jésus se retire à nouveau, mais cette fois seul, on peut penser qu'au début il s'est retiré avec les disciples pour se mettre à l'abri, un peu comme David. Nous on sait que ce n'est pas de cette royauté là qu'il veut, que ce n'est pas la sienne ; bref il disparait. Dans la péricope suivante, il va réapparaitre, mais cela évoque la résurrection : ils croyaient voir un esprit. 

 

 

 

Hors de question de rester à Jérusalem depuis la guérison de ce paralysé qui avait comme le lui avait demandé Jésus porté son grabat le jour du Sabbat. Il faut dire qu'oser affirmer que Dieu était son propre Père et que lui Jésus, ne faisait que faire comme Lui, cela ne pouvait pas passer, ils ne pouvaient pas entendre, ils ne pouvaient pas comprendre, comprendre qu'écouter et croire en la parole de cet homme, c'est cela qui donnerait la vie éternelle et non la pratique aveugle de la Loi. Ils ne pouvaient surtout pas entendre tout l'amour qui était là. Alors oui, pour conserver la vie, il valait mieux retourner en Galilée et pourtant la fête de la Pâque était proche, cette fête que nous célébrons chaque année qui fait mémoire de notre libération, du sang de l'agneau posé sur les linteaux de nos portes, les pains sans levain. Le passage de l'Ange du Seigneur et notre passage à travers la mer. 

 

En Galilée nous avons beaucoup marché, Jésus avait guéri beaucoup de malades, et nous nous trouvions sur les bords du lac. Ce jour-là, il nous avait pris avec lui sur la montagne, il s'était assis et nous avait parlé. Le temps nous ne l'avions pas senti passé, nous étions bien avec lui. 

 

Mais de fait nous n'étions pas seuls, des gens étaient arrivés petit à petit, puis d'autres et encore d'autres qui voulaient certainement demander des guérisons. Jésus a cessé de parler, et a vu tous ces gens. Il m'a alors demandé où nous pourrions acheter du pain pour donner à manger à toute cette foule. Je dois dire que sa question m'a interloqué, où diable veut-il que nous trouvions autant d'argent, même avec le salaire de deux cent journées, il n'y airait qu'n tout petit peu de pain pour chacun d'entre eux. Des fois je me demande ce qu'il a en tête. Pour moi c'était vraiment impensable et pourtant à Cana en Galilée n'avait-il pas fait mettre de l'eau dans les jarres de purification pour que celle-ci devienne un vin capiteux, comme le vin dont parle le prophète Isaï?  Bref pour moi, il me demandait l'impossible. 

 

Là-dessus arrive André, avec un jeune garçon qui avait entendu la demande de Jésus et qui apportait cinq pains d'orge et deux poissons. Lui aussi devait être un peu fou, comment nourrir une foule avec si peu, mais parfois les enfants ils pensent de drôles de chose. Mais Jésus dit souvent qu'il s'agit de croire et ce petit il croyait vraiment. 

 

Jésus a souri, il n'a pas renvoyé le garçon en lui disant que c'était pour lui, il a pris les pains, des pains d'orge, la farine du pauvre, mais aussi la farine qui sert pour la fête de la Pâque.

 

 Il nous a demandé de faire asseoir tout le monde, car il y avait une belle herbe verte à cet endroit. Il y a eu comme un silence; un beau silence, un bon silence.; il les a bénis, comme on le fait toujours, et s'est mis à les distribuer à la foule, seulement là, ce n'étaient plus cinq pains et deux poissons, mais tout à profusion, un peu comme l'avait le prophète Élisée autrefois, qui de 20 pains en avait fait 100.  Et il y a eu bien plus que ce que l'on aurait pu acheter avec mes deux cents deniers.

 

Quand tout le monde a fini de manger il nous demandé de rassembler ce qui restait et croyez- moi ou pas, mais il y avait douze panières remplies des morceaux qui restaient. Cela m'a fait au psaume qui parle du juste qui se sent abandonné par le très haut, mais sauvé par le très haut tient ses promesses et donne à manger en abondance, car là c'était l'abondance. Il leur avait donné comme autrefois l'avait Moïse, enfin pas Moïse mais le Très- Haut de la manne, mais en abondance, une manne qui ne périssait pas. C'était peut-être cela le signe au-delà du miracle, voir en Jésus non pas un prophète, mais l'Envoyé, Dieu présent parmi nous.

 

Seulement un tel miracle, ça fait du bruit si je puis dire et cette foule, cinq mille hommes, sans compter les femmes et les enfants, ils voulaient le prendre pour le proclamer leur roi. Un roi qui donne à manger à tous, ça, c'est un roi comme on l'espère tous, un roi qui fera sortir de la pauvreté et de la misère. Seulement Jésus, et ça, nous le savons, il ne sera pas ce roi-là. Alors comme il s'est si bien le faire, il a disparu dans la montagne. Il faut dire qu'en Galilée il est chez lui et qu'il connait toutes les grottes. Mais du coup, nous nous sommes retrouvés seuls à ne pas savoir que faire. La meilleure solution était de retourner à Capharnaüm. Pourquoi ne l'avons-nous pas attendu? Je ne le sais pas, quelque chose nous poussait à partir. Et nous sommes partis dans la nuit;

 

Seulement la tempête s'est levée; Comme vous le savez la date de la Pâque coïncide avec la nouvelle lune, alors c'était une nuit bien noire. Le vent s'est levé, et la tempête était vraiment une très mauvaise tempête et nous étions complétement perdus. Et voilà qu'une silhouette apparait, une silhouette un peu comme un fantôme et nous, qui sommes pourtant des hommes faits, nous étions morts de peur. Mais une voix est sortie de cette ombre, c'était celle de Jésus qui nous a dit "c'est moi, n'ayez plus peur". Entendre le son de sa voix quel soulagement, quel bonheur. Nous voulions qu'il vienne dans la barque avec nous, mais et là c'était vraiment incompréhensible, alors que nous étions en plein milieu du lac quand la tempête nous est tombée dessus, nous avons accosté, comme s'il était le maître du temps mais aussi de l'espace, Jésus Dieu, le Verbe.

 

Je me demande aussi si ce que nous avons vécu là, ce n'est pas ce que nous serions amenés à vivre après sa mort, quand nous étions réfugies dans la salle haute. Sa mort avait été une vraie tempête, nous étions désemparés, perdus, et d'un coup, comme ce soir-là ii était là, vivant, et il nous donnait sa paix. 

 

Mais ce matin-là en arrivant à Capharnaüm, nous ne pouvions pas imaginer ce que note maître allait dire sur cet autre pain qui donne la vie et de la polémique qui en suivrait.

 

 

 

SAMEDI 18 AVRIL. Jn 6, 16-

 

16 Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer. 

17 Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples. 

 

18 Un grand vent soufflait, et la mer était agitée. 

 

19 Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est-à-dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur

 

20 Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. » 

21 Les disciples voulaient le prendre dans la barque ; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient.

 

Tel que c'est dit Jésus ne monte pas dans la barque. La barque accoste. On a l'impression d'un court circuit du temps et de l'espace. 

 

 

DIMANCHE 19 AVRIL. Luc 24, 13-35

 

Actes des apôtres, la phrase de Pierre; prêtez l'oreille. (prête une oreille attentive au cris de ma prière) Is 49, etc… Ecouter et prêter l'oreille.

 

Pretez l'oreille

 

Ex15.26 Il dit : « Si tu écoutes bien la voix du Seigneur ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l’oreille à ses commandements, si tu observes tous ses décrets, je ne t’infligerai aucune des maladies que j’ai infligées aux Égyptiens, car je suis le Seigneur, celui qui te guérit. »

 

Nb23.18 Et Balaam prononça ces paroles énigmatiques : « Lève-toi, Balaq, écoute ! Prête-moi l’oreille, fils de Cippor !

2R19.16 Prête l’oreille, Seigneur, et entends, ouvre les yeux, Seigneur, et vois ! Écoute le message envoyé par Sennakérib pour insulter le Dieu vivant.

Ne1.06 que ton oreille soit attentive, et tes yeux ouverts, pour écouter la prière de ton serviteur. Aujourd’hui, devant ta face je prie jour et nuit pour les fils d’Israël, tes serviteurs : je confesse les péchés des fils d’Israël, nos péchés contre toi ; moi-même et la maison de mon père, nous avons péché !

Ne1.11 Ah ! Seigneur, que ton oreille soit attentive à la prière de ton serviteur, et à la prière de tes serviteurs qui se plaisent à craindre ton nom. Fais qu’aujourd’hui ton serviteur réussisse et trouve miséricorde en face de cet homme. » J’étais en effet échanson du roi.

 

 

Jb13.17 Écoutez, écoutez ma parole, prêtez l’oreille à mon explication.

 

Jb34.02 « Sages, écoutez mes paroles ; savants, prêtez-moi l’oreille.

Jb34.03 Car l’oreille apprécie les discours comme le palais goûte la nourriture.

Jb34.16 Si tu as de l’intelligence, écoute ceci, prête l’oreille au son de mes paroles !

Jb36.10 Il leur ouvre l’oreille pour les avertir et leur ordonne de se détourner du mal.

 

 

Ps44.11 Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille ; oublie ton peuple et la maison de ton père :

 

Ps77.01 Écoute ma loi, ô mon peuple, tends l'oreille aux paroles de ma bouche.

 

Ps129.02 Seigneur, écoute mon appel ! * Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière !

 

 

Si33.19 Écoutez-moi, grands de ce peuple, et vous qui présidez l’assemblée, prêtez l’oreille !

 

Is28.23 Tendez l’oreille, écoutez ma voix ; soyez attentifs, écoutez ma parole :

Is32.09 Femmes insouciantes, debout ! Écoutez ma voix ! Filles présomptueuses, prêtez l’oreille à ma parole :

 

Is48.01 Écoutez ceci, maison de Jacob, vous qui portez le nom d’Israël, vous qui êtes issus de Juda, vous qui prêtez serment par le nom du Seigneur, qui faites mémoire du Dieu d’Israël, mais sans loyauté ni justice.

 

Is50.04 Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute.

 

Is55.03 Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle : ce sont les bienfaits garantis à David.

 

Jr35.15 Inlassablement je vous ai envoyé tous mes serviteurs les prophètes, pour dire : “Revenez chacun de votre mauvais chemin, rendez meilleurs vos actes et n’allez pas suivre d’autres dieux pour les servir ; vous habiterez sur le sol que je vous ai donné, à vous et à vos pères.” Mais vous n’avez pas prêté l’oreille, vous ne m’avez pas écouté.

Jr44.05 Mais ils n’ont pas écouté ni prêté l’oreille, pour se détourner de leur mal et cesser de brûler de l’encens à d’autres dieux.

Lm3.56 tu m’as entendu dire : « Ne ferme pas l’oreille à mes soupirs, à mes clameurs ! »

 

 

Ac2.14 Alors Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles.

 

 

 

 

13 Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, 

14 et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. 

15Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. 

 

Attitude très rabbinique me semble t il. essayer de trouver du sens et même scruter les écritures, mais comment les scruter.

 

16 Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. 

 

Je ne pense pas que ce soit endurcissement. Marie-Madeleine ne reconnait pas Jésus. Je n'imagine pas non plus que ce soit le ressuscité revêtu de sa gloire, mais un homme qui vient, s'intéresse, se met à leur portée et va rectifier leur approche des écritures; mais il le fait avec amour et compassion.

 

Marie Madeleine le reconnait à son timbre de voix. Les femmes qui saisissent les pieds, semblent vouloir s'assurer qu'il est bien un être de chair avec des os. Eux le reconnaissant soit au moment de la fraction du pain soit à sa manière de rompre le pain. Et cela, ils ont pu le voir non le soir de la cène, mais lors des multiplications des pains. C'est un signe pour eux, comme la voix pour Marie. Ou ça n'a rien à voir, c'est l'ouverture des yeux, l'intelligence du cœur. 

 

17 Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. 18 L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » 

19 Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : 

2 0 comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.

 21 Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. 

22 À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, 

23elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. 

24 Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » 

 

25 Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! 

26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »

 27 Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. 

 

28 Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. 29 Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. 

30 Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. 

 

31 Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. 

32 Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » 

33 À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent :

 34 « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »

 

 35 À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

samedi 11 avril 2026

SEMAINE DU 5 AU 12 AVRIL OCTAVE DE PÂQUES.


 

 

LUNDI 5 AVRIL M 28, 8-15

 

Pierre 1 qui sont désignés d’avance par Dieu le Père, et sanctifiés par l’Esprit, pour entrer dans l’obéissance et pour être purifiés par le sang de Jésus Christ. 

 

 

 

8 En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. 

 

C'est vrai que ça court beaucoup .. 

 

9 Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui.

10 Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » 

 

11 Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé. 

12 Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme 

13 en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.” 

14 Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. » 

15 Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.

 

 

MARDI 7 AVRIL. JN 20, 11-18

 

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Comme dans le début de ce chapitre, il y a beaucoup de verbes. 

 

 

11 En ce temps-là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se penchavers le tombeau. 

 

Elle se tient près. Elle est entre dedans, comme si elle ne savait plus où se mettre. Elle est dehors, mais aussi dedans, parce qu'elle pleure celui qui devrait être dedans. 

 

Elle se penche. Cela me fait penser à la femme adultère du chapitre 8. Là c'est Jésus qui se penche, et qui se relève par la suite. Mais quand on se penche, on regarde une partie et on on s'exclue du reste.

12 Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. 

13 Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »

 

Là, elle découvre quelque chose, il y a deux personnes qu'elle n'avait pas vues. Quand sont-ils arrivés? Cela ne l'intéresse pas. Pourtant ils ont mais ces deux qui ont une posture importante (les chérubins qui veillent sur le propitiatoire de l'arche), et qui parlent (donc ce sont des vrais personnages), ils semblent s'intéresser à elle. Une question, pourquoi pleures-tu? Et si c'était un reproche? Venant des anges c'est bien possible.

 

Ils ne lui font pas peur, elle donne son explication, et elle aimerait bien qu'ils lui disent où le corps a été déposé.

 

 14 Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. 

 

Comme ils n'ont pas répondu, ils ne sont pas intéressants; alors elle cesse de regarder dans cette direction et quelque part, elle revient un peu à une autre réalité. 

 

15 Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » 

 

Et là elle aperçoit (toujours à travers ses larmes), quelqu'un, quelqu'un qui lui parle et qui pose une vraie question : qui cherches -tu? 

 

Cette petite séquence me fait toujours penser à l'appel d'André et du disciple. Où habites-tu? Venez et voyez. 

 

En tous les cas, celui-là, il va peut-être lui donner enfin la réponse qu'elle attend désespérément. Enfin elle n'en n'est pas sûre et il semble qu'elle cesse de le regarder. Il va faire comme les autres, il va me laisser tomber. Peut-être qu'elle commence à désespérer.

 

16-Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.

 

Et c'est au creux de son désespoir qu'elle entend la voix de celui qu'elle aime et qu'elle comprend que comme il l'avait dit, comme les anges ont essayé de le lui faire entendre, il n'est pas ici, personne ne l'a enlevé, il s'est réveillé d'entre les morts, mais il est devenu le tout Autre. 

 

On peut comprendre qu'elle a envers ce Tout Autre, qu'elle reconnait et ne reconnait pas, une attitude qui est celle des femmes chez Matthieu, le retenir en s'accrochant à ses pieds et en se prosternant (ce qui est plus simple pour éviter que la personne ne se sauve). Mais Jésus anticipe, non ce n'est pas cela qu'il veut. 

 

17 Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

 18 Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

 

Et c'est l'envoi, et elle elle le fait, contrairement aux femmes de Marc;

 

 

MERCREDI 8 AVRIL. Lc 24, 13-35. Emmaüs. 

 

Qui est cet inconnu, qui s'intéresse à moi, qui pose des questions, qui me pose des questions, qui prend le temps d'expliquer. Qui est-il celui-là qui veut poursuivre sa route tout seul? Qui est-il celui qui entre chez moi, qui partage mon repas, qui reste avec moi, et qui me guérit? J'aime bien cette interprétation des yeux qui s'ouvrent comme chez un aveugle. Quel est celui qui accomplit les promesses, qui ouvre les yeux des aveugles? 

 

 

13 Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, 

14 et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. 

15 Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. 

16 Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.

 

 

Belle description, mais est-ce la tristesse qui empêche de reconnaître? Car l'homme qui marche avec eux, semble être un juif comme les autres. Mais c'est un homme qui s'emblée s'intéresse, qui va poser des questions. Qui attend des réponses. Qui en donne. Qui est-il cet inconnu?

 

Qui Jésus était-il pour eux? Un prophète puissant en actes et en paroles? Le libérateur d'Israël? Un homme injustement condamné? Quelqu'un qui est peut-être revenu à la vie, ce qui parait impossible, et peut-on croire les femmes qui racontent avoir vu des anges?  Certes le tombeau est vide, mais on peut l'avoir volé..

 

 

 17 Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. 

18 L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » 

19 Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple :

20 comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. 

21 Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël

. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.

 22 À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, 

23 elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. 

 

24 Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » 

 

Peut-être que ces deux-là, aimeraient bien croire ce que les femmes ont dit, mais ils n'osent pas. 

 

25 Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! 

26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »

 27 Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. 

 

Explication de textes.

 

28 Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin.

 29 Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.

 

L'amitié. Cela évoque un peu Marthe et Marie. Quand Jésus entre chez quelqu'un ce n'est pas pour rien. Il guérit…

 

 30 Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.

 31 Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards

 

Le regard peut ne pas voir, mais les yeux du cœur aux peuvent percevoir ce que les yeux ne voient pas ou plus. 

 

32 Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »

 

33 À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. 

Pour moi, c'est une image de résurrection, de guérison; ils ont laissé leur tristesse, leurs doutes, leur dépression, ils peuvent se lever et agir (lève-toi, prends ton grabat et rentre chez toi).-

Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : 

34 « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » 

 

Il faut qu'il apparaisse à un homme pour que la foi devienne possible. Dur, dur…

 

35 À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

 

JEUDI 9 AVRIL. Lc 24, 35-48

 

Personne donc ne doit penser que le baptême consiste simplement dans le pardon des péchés et la grâce de la filiation adoptive ; il en était ainsi pour le baptême de Jean, qui ne procurait que le pardon des péchés. Mais nous savons très précisément que notre baptême, s'il est purification des péchés et nous attire le don de l'Esprit Saint, est aussi l'empreinte et l'image de la passion du Christ. C'est pourquoi saint Paul proclamait : Ne le savez-vous pas ?  Nous tous, qui avons été baptisés en Jésus Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés. Nous avons donc été mis au tombeau avec lui par le baptême.

 

 

https://giboulee.blogspot.com/2025/04/luc-24-13-33-luc-2433-48-mercredi-et.html

 

 

35 En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. 

 

Au moment de la fraction du pain ou à sa manière de rompre le pain? 

 

36Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » 

 

On retrouve ça chez Jean. D'un coup il est là, et il salue shalom. 

 

37 Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. 

 

Un peu comme lors de la tempête apaisée après la multiplication des pains. 

 

38 Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? 

 

Tu en poses de drôles de questions Jésus, mets toi à leur place, à notre place. Il y a de quoi en perdre son latin (son araméen ou son grec). Dire , raconter c'est une chose, mais te voir pour de vrai, alors qu'on ne s'attend pas du tout à ça.. 

 

39 Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! 

 

Oui, tes pieds et tes mains, ils sont différents maintenant. Ils sont marqués à tout jamais.

 

Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » 

 

40Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.

 

Pas si simple, parce que dans le livre de Tobie, l'ange a une vraie apparence humaine, et fait semblant de manger. Mais eux, ils voient. Ont-ils osé toucher comme les femmes? 

 

 41Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. 

 

Finalement ce qui se passe là, décrit pas mal Jn 20 et le fait que Thomas n'aie pas pu se fier à leur témoignage;

 

Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » 

42Ils lui présentèrent une part de poisson grillé

 43qu’il prit et mangea devant eux.

 

Là encore évangile de Jean, Jn 21 (lecture de demain). 

 

 44Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » 

45Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. 

 

 

 

Il fait appel à leur mémoire. Cela c'est important, et ensuite il développe et là il fait du nouveau. Avant ils ne pouvaient pas faire les liens, cela ne pouvait pas concerner Jésus de Nazareth, mais un personnage un peu mythique;

 

46Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,

 47et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. 

48 À vous d’en être les témoins. »

 

On peut penser que c'est la conclusion de son discours, mais la résurrection n'est pas annoncée clairement sauf peut-être dans le livre d'Osée (le troisième jour il nous rendra la vie). Je trouve plutôt que c'est la feuille de route. Conversion en son nom  pour le pardon des péchés (ce que la loi ne donne pas), et le lieu. 

 

Être témoins. 

 

 

VENDREDI 10 AVRIL. Jn 21, 1-14

Rappel. 

Jn 20 

28 Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

29 Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

30 Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre.

31 Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

 

La Pasteure N. Fabre, fait remarquer qu'on pêche vêtu et qu'on est nu quand on nage, mais que Pierre fait l'inverse. Étonnant. Elle insiste sur la parole qui peut être comme un vêtement. 

 

C’est à l’écoute de celui qui parle qu’ils vont reprendre leur geste. Agir à l’écoute de la parole du Ressuscité : voilà la nouveauté radicale qu’apprend cette scène. 

Non plus agir sur la seule capacité de nos compétences, mais en faisant confiance à la parole de Celui qui a traversé la mort et qui est vivant pour l’éternité et nous rend vivants d’une manière de vivre toute nouvelle. 

Et cette parole, relayée par un autre, le disciple que jésus aimait – encore un disciple qui n’est pas nommé – permet à Pierre de ne plus être nu, mais de s’habiller.

La parole vient revêtir à nouveau Pierre, comme dans le dialogue qui suivra notre texte où Jésus revient avec délicatesse sur le reniement de Pierre pour le recouvrir de son pardon et d’un nouvel appel.

 

Moi j'ai toujours pensé que Pierre sachant que Jésus étant sur la rive, ne voulait pas être trouvé nu par lui sur la rive. Nu comme enfant qui vient de naître. Et pourtant durant cette traversée, que s'est-il passe dans le cœur de Pierre? Comme Jésus va-t-il l'accueillir, parce qu'ils auraient dû être en train d'annoncer la parole et pas de reprendre la vie de tous les jours, la vie d'avant la rencontre. Après tout, en Jean 20, Jésus a transmis l'Esprit en soufflant sur eux et le pouvoir du pardon, alors que Dieu seul pardonne. Ils ont aussi été envoyés avec donc ces deux armes, l'esprit saint et ce pouvoir immense de remettre ou de maintenir le péché.  Et ils se sont défilés, ils sont partis. Alors Jésus vient remettre un peu d'ordre, mais il a cette fonction nourricière qui est peut-être première. S'assurer du bien-être, mais aussi de la nourriture partagée, (avec leur poisson à eux), pour que le groupe devienne corps. 

 

1 En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.

 

Chez Jean on a deux apparitions le premier jour de la semaine, une pour une femme au tombeau, une avec les apôtres moins un, le même jour.  Une deuxième ou troisième pour Thomas, donc pour ceux qui ne croient que ce qu'ils voient. Et on aurait pu en rester là. 

 

On peut penser que le rédacteur veut proposer quelque chose de plus à son église. Pourquoi cette insistance sur Pierre et sur le disciple que Jésus aime? Pourquoi s'appeler soi-même ainsi? Pourquoi se démarquer? Jésus quand il parle à Judas, lui dira mon ami. 

 

2 Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples.

 3 Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.

 

On retrouve Simon, Nathanaël, (pas André), Thomas qui a vu, Jean et Jacques (qui ne disent rien dans cet évangile, mais qui peuvent montrer l'importance des pêcheurs dans ce groupe. Thomas on ne sait pas d'où il vient, et les deux autres non plus. En fait on a quatre de Galilée, et 3 extérieurs, soit 7. Est -ce important sur le plan symbolique?   

 

Ce peut être la nuit dans le cœur, ils ne prennent rien. Le vide.

 

Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. 5Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » 

6 Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. 

 

Le voilà lui dans l'aube naissante, cette drôle d'appellation, (les enfants. En Jn 13, il y a mes petits-enfants, après le départ de Judas).

 

Au tombeau, à l'aube, il y a le vide du tombeau, les linges pliés. Là ça passe du rien au tout, à l'abondance. Et aussi à la confiance.

 

7 Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau.

8 Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. 

9 Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. 

10 Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre.

 

 J'ai me semble- t- il déjà réfléchi dur cette expression se jeter à l'eau; Il faut du courage pour ça. Mais aussi, on n'a plus rien à perdre.

Qu'est ce qui se passe entre Simon et Jésus, avant que les autres arrivent? Le feu de braise, qui introduit ce qui se passera ensuite, les trois demandes de Jésus? 

 

 

 11 Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.

 

12 Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. 

 

13 Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson. 

14 C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.

 

 

SAMEDI 11 AVRIL. MC 16, 9-15. 


Pauvre Jésus. Personne ne veut croire qu'il est revenu à la Vie, qu'il est le Vivant.

 

9 Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. 

10 Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient. 

11Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire.


Et d'une qui est disqualifiée. En plus une vilaine pécheresse, n'importe quoi. 

 

12Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. 

13 Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus


Contraire à ce qui se passe chez Luc, mais pourtant au total, on a trois témoins, mais ça ne suffit pas.

 

14 Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité. 


Il faut prendre les grands moyens, se montrer Lui. Et pas content Jésus. Mais 

 

15 Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. »


la mission: annoncer à toute la création . Commentaire de Guillaume sur cela 'toute la création. 

 

 

DIMANCHE 12 AVRIL. Jn 20, 19-31. Pourquoi dimanche de la divine miséricorde? 

 

La Paix soit avec vous. 

 

Du voir au toucher, du toucher au voir (autrement).

 

Qu'est-ce que Jésus a à pardonner à Thomas? 

 

Il n'était pas là ce dimanche là. Comme tous les hommes (si on croit Marc, il n'a pas cru aux racontars des femmes, alors là, une hallucination collective, où va-t-on? T puis au chapitre 11, Thomas affirme qu'il veut suivre Jésus à Béthanie en sachant qu'il risque de perdre sa vie. C'est encore Thomas qui entame le jeu des questions au chapitre 14, et qui permet finalement à Jésus d'affirmer que ce dernier est lez chemin la vérité, la vie. Finalement c'est grâce à Thomas qu'on a la béatitude qui nous concerne tous (encore que de nos jours, il me semble que pour beaucoup de personnes, même s'ils ne voient pas avec leurs yeux, ils voient avec les yeux du cœur, et que ce sont ces yeux- là qui se sont ouverts pour Thomas. Alors merci Thomas pour ta relative incrédulité; 

 

 

 

 

19 C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » 

 

Quel préambule. En fait c'est le soir (pas les ténèbres, mais pas loin). En théorie Pierre a eu une apparition de Jésus, du moins chez Marc; chez le quel, le repas est différent). Mais là, c'est la peur, qui règne, la peur de l'arrestation, de la mise à mort. Ils se cachent, ils se terrent. Et voilà l'imprévu de Dieu qui se manifeste. Il est là, il parle, mais croient-ils ce qu'ils voient? Non la vision de Jésus, ne procure pas la paix, mais la peur, comme sur le lac autrefois, après la multiplication des pains, quand ils avaient affronté la tempête. Non, la paix, ils ne la recoivent pas, ils ont la trouille.

 

20 Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. 

 

Là, il se passe quelque chose comme à Emmaüs, l'ouverture des yeux, qui semble se faire ici, avec la vision des mains et du côté, mais pas une vision sanguinolente, non . De cela je suis sûre. Ce n'est plus le défiguré de la croix, c'est leur Jésus mais avec quelque chose non pas en moins, mais en plus; le côté a été réparé et pourtant il ne l'est pas. Le cœur est peut-être visible. Mais pour moi, à la fois il est transpercé par la lance, donc par quelque chose qui a crée un tel trou un tel dégât que ce ne n'est pas réparable et pourtant, il est vivant avec ce cœur fendu, trou, avec le trou dans le côté. Et c'est beau; oui, il est le Vainqueur.

 

21 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » 22Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. 

23À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

Là, cette deuxième fois, ils peuvent recevoir la Paix en plénitude. Cela avait déjà été dit après le lavement des pieds, mais ils n'avaient pas compris. Maintenant, ils entendent, ils comprennent. Et ils peuvent être envoyés, devenir les envoyés. 

 

Pour cela, ils ton besoin de cet Esprit qu'il avait promis de leur donner (Jn 15 et 16). Tour prend son sens, et en prime le discernement qui va permettre que les péchés soient remis ou pas. 

 

Donc tout est bien qui fini bien. Sauf que…

 

24 Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. 

25 Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » 

 

Avec Jésus on est au présent. Là changement de temps grammatical (en grec?)? Un n'était pas là. Imparfait. Les autres ne disent pas, mais disaient, un peu comme s'il y avait une volonté de convaincre, qu'ils avaient vu le Seigneur. Et là, le Thomas du chapitre 14, reste bien fidèle à lui-même, il ne les comprend pas, c'est impensable, ils sont fous, mais pas lui, alors lui, il ne contentera pas de croire, il touchera. Voilà, ce sera comme ça et pas autrement.

 

26Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux.. 

 

De nouveau récit à l'imparfait. Là, le groupe est au complet. 

 

Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » 

27Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » 

 

 

C'est donc en soi, la troisième fois que la Paix, que Sa Paix est donnée. Mais peu importe les réactions des uns et des autres, il a une mission à faire. Il doit convaincre Thomas . Il faut que Thomas passe de la non croyance, (incrédulité si on veut) non pas à la crédulité parce que quelqu'un de crédule, on peut lui faire avaler n'importe quoi, mais croyant. C'est bien ce passage-là, qui lui est demandé de faire, et cela tient compte de l'intelligence de Thomas, du cœur de Thomas. C'est tout entier, qu'il croira. Et le miracle se fait. 

 

 

28 Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » 

 

Peut-être que là, Thomas voit plus loin que les autres qui ont juste reconnu leur Jésus revenu à la vie.

 

Lui, c'est bien le Très Haut qu'il voit en Jésus. Mais il ne se prosterne pas. 

 

29 Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » 

 

 

30 Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. 

31 Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

 

Amusant que le mot signe revienne. On aurait pu avoir un deuxième livre des signes, mais rien que pour les disciples, mais ces signes sont tus, parce que pas nécessaires. Les autres sont suffisant pour croire en Jésus qui est Christ (envoyé rempli d'Esprit Saint) et Fils de Dieu. Et que la vie soit donnée en son nom.