LUNDI 27 AVRIL. Jn 10, 11-
11 En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.
12 Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse.
13 Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
Est-ce que les pharisiens et autres sont des mercenaires? Si la question est "donner sa vie pour ses brebis" qui en dehors de lui le fait?
14 Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent,
15 comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.
16 J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.
17 Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau.
18 Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoirde nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »
J'ai du mal avec la finale, le pouvoir de la recevoir de nouveau.
MARDI 28 AVRIL. Jn 10,22-30
19 De nouveau les Juifs se divisèrent à cause de ces paroles.
20 Beaucoup d’entre eux disaient : « Il a un démon, il délire. Pourquoi l’écoutez-vous ? »
21 D’autres disaient : « Ces paroles ne sont pas celles d’un possédé… Un démon pourrait-il ouvrir les yeux des aveugles ? »
22 Alors arriva la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver.
22On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver.
23 Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon.
24 Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le-nous ouvertement ! »
Pour moi, Jésus va et vient et les autres arrivent et l'encercle, ce qui rappelle un peu Jn 8. Mais il s'agit en quelque sorte de le bloquer dans la déambulation, éviter qu'il ne parte; lui poser un ultimatum et c'est ce qui se passe. Sauf que là, ils ne demandent plus de signe. Ils veulent une réponse claire.
Pour dire autrement la suite : Ouvrez enfin les yeux, sortez de votre aveuglement et vous saurez qui je suis sans que j'ai besoin de vous le dire.
Mais si vous ne voulez pas entendre, c'est que vous refusez d'être de mes brebis. Vous n'écoutez pas ma voix, vous refusez de me connaître et de me suivre (être mes disciples). (ils sont comme pharaon qui a les signes et qui refuse de croire à cet Dieu qui est plus grand que lui
Alors elles, ces brebis que vous méprisez, elles auront la vie éternelle, cette vie après laquelle vous courrez après. Vous pouvez leur faire ce que vous voulez, elles ne me quitteront pas pour vous suivre vous, elles m'appartiennent parce qu'elles sont le cadeau de mon père. Et comme lui et moi nous sommes Un, vous ne pourrez pas les arrachez à la main du père. Elles sont dans le royaume et pas vous;
25Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
La réponse de Jésus, ouvrez enfin les yeux, sortez de votre aveugle et vous saurez qui je suis sans que j'ai besoin de vous le dire.
Mais si vous ne voulez pas entendre, c'est que vous refusez d'être de mes brebis. Vous n'écoutez pas ma voix, vous refusez de me connaître et de me suivre (être mes disciples).
Alors elles, ce brebis que vous méprisez, elles aurant la vie éternelle, cette vie après laquelle vous courrez après. Vous pouvez leur faire ce que vous voulez, elles ne me quitteront pas pour vous suivre vous, elles m'appartiennent parce qu'elles sont le cadeau de mon père. Et comme lui et moi nous sommes Un, vous ne pourrez pas les arrachez à la main du père. Elles sont dans le royaume et pas vous;
26 Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis.
27 Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
28 Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main.
29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père.
30 Le Père et moi, nous sommes UN. »
Dans mon souvenir le verset 29 a été source d'hérésie, car pour moi c'était mon père est plus grand que moi, mais c'est peut-être ailleurs. Jn 14, 28
MERCREDI 29 AVRIL Matthieu 11,25-30.
2 5En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.
26 Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
27 Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »
28 « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
29 Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
30 Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger.
Jean 12,
« Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit mais en Celui qui m’a envoyé ; et celui qui me voit, voit Celui qui m’a envoyé.
Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.
Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée :c’est elle qui le jugera au dernier jour. Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé : le Père lui-même, qui m’a envoyé, m’a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ; et je sais que son commandement est vie éternelle.
Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l’a dit. »
JEUDI 30 AVRIL Jn 13,16-20
16 Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi : « Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.
17 Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites
Le maître de Jésus, si je puis dire, c'est son Père. Celui qui l'a envoyé c'est aussi son Père. En tant qu'humain il dit bien qu'il n'est pas plus grand. Mais cela c'est pour nous aussi. Le maître mot étant certainement humilité. Ce qui pose quand même la question des titres. Et cela se termine par une béatitude, mais un peu au conditionnel. A vous de comprendre cela et de le pratiquer; Je suis votre maître, je suis celui qui envoie, mais ne vous prenez pas pour moi.
À croire que Jésus dit cela pour Judas, à moins que ce ne soit un de ces coup de pattes dont le rédacteur a le secret.
19 Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS.
Un peu compliqué, parce que quand ces choses sont arrivées, avant le don de l'esprit, ils n'ont pas trop compris que Jésus est.
20 Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »
Là, il me semble que c'est le rédacteur qui parle à sa communauté. Si vous recevez celui que moi le ressuscité j'envoie, c'est moi que vous recevez et comme Je Suis, vous recevez aussi mon Père.
VENDREDI 1° MAI : Jn 14, 1-6
1 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Si on lit tel quel, on peut bien entendre vous êtes bouleversés. J'ai annoncé que l'un de vous était un traître, j'ai fait un geste incongru, et je vous ai demandé de vous aimer les uns les autres comme moi je vous ai (aurai) aimé, cad donner ma vie pour vous. La suite, je peux l'entendre comme : vous avez confiance en mon Père, ayez la même confiance en moi, puisque comme Lui, JE SUIS.
2 Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ?
3 Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.
Mais que vient faire cette question de demeures? S'agit-il de ceux non juifs qui deviendront des croyants et qui auront les "mêmes droits" que les juifs ou d'autres, inconnus? En tous les cas, peut-être qu'on peut retenir la notion d'ouverture. Dans cet autre royaume, chacun pourra trouver sa place, avoir sa place, je suis là, pour la vie, et j'ouvre la porte, moi qui suis la porte. L'important aussi, c'est Jésus parle de lui après la résurrection, il est le Verbe, mais nous les hommes, nous aurons une place auprès de lui. Il ne sera un Dieu qui est avec uniquement des Esprits.
Cette image d'un Dieu, qui vient nous chercher, nous prendre presque par la main pour nous conduire chez lui, c'est une représentation sublime. Un Dieu qui prend aussi son bonheur dans la compagnie des humains, qu'il nomme ses amis;
4 Pour aller où je vais, vous savez le chemin. »
Pour aller dans cet ailleurs, vous savez ce qu'il faut faire, la vie éternelle qui commence déjà maintenant.
5 Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
6 Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »
Personne ne peut "connaître" YHWH sans passer par Jésus qui connait et qui révèle.
SAMEDI 2 MAI. Jn 14, 7-14
Voir ou connaître.
7 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »
Personne ne peut voir Dieu sans mourir. Mais il y a le verbe connaître qui est différent. Celui qui connait, qui est en lien avec Jésus est automatiquement en lien avec son Père, qui devient Notre Père.
8 Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Demande de la communauté Johannique et de nous. Désir de voir Dieu, différent de connaître.
9 Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?
Pas montrer, reconnaître qui habite en Christ.
10 Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres.
Assez étonnant, le Père, là semblerait se servir du fils comme d'une marionnette. Faire ses propres œuvres.
11 Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
On retrouve les polémiques avec les "juifs". Regardez ce que je fais et comprenez qui agit en moi.
12 Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parceque je pars vers le Père. »
Je suppose que le parce que qui introduit la mort et la résurrection, est la condition nécessaire pour que celui qui a confiance en Christ, fasse des œuvres semblables aux siennes;
13 et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
14 Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. »
Importance de la foi, de la confiance totale et inébranlable; comme en Dieu;
DIMANCHE 3 MAI. Jn 14, 1-14
1 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
2 Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ?
Je voudrai bien savoir où on trouve cette affirmation avant ce chapitre.
3 Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.
Là c'est une magnifique promesse. Là je suis, je veux que vous soyez aussi.
4Pour aller où je vais, vous savez le chemin. »
5 Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
6Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »
Commentaire Noïs.
Les trois notions de chemin, de vérité et de vie peuvent se comprendre selon une analogie trinitaire, chacun des termes renvoyant aux deux autres. Dans la bouche de Jésus, la vérité est encadrée par le chemin et la vie. La vérité chrétienne est d’abord un chemin, elle ne se présente pas comme une série d’affirmations auxquelles on doit adhérer, mais comme une marche. Elle est ensuite associée à la vie, une vérité qui ne serait pas porteuse de vie ne serait pas évangélique.
Dans le Premier Testament, un mot récapitule ces trois données, c’est celui de Torah qui évoque la vérité, le chemin, la mise en route, l’enfantement. Lorsque Jésus dit c’est moi qui suis le chemin, la vérité et la vie, on peut entendre : « Je suis la Torah ». Cette lecture permet de dépasser l’antagonisme entre la loi et la grâce en opérant un rapprochement entre les deux testaments.
7 Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »
8 Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
9Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?
10 Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres
.
11 Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
Nouïs : Ce verset évoque ce qu’on appelle en théologie la périchorèse qui est la relation entre chaque personne de la Trinité, chacune ne pouvant se comprendre que dans sa relation aux deux autres.
12 Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père. »