dimanche 16 août 2026

SEMAINE DU 10 AU 16 AOÛT. ÉVANGILES

  SEMAINE DU 10 AU 16 AOÛT. ÉVANGILES

 

 

LUNDI 10 AOÛT Jn 12, 24-26

 

 

Dans ce chapitre, on est au début 6 jours avant la Pâque, Jésus a redonné vie à Lazare;  a eu l'onction à Béthanie. On peut supposer que 5 jours avant c'est l'entrée dans Jérusalem, et que c'est là que les grecs demandent à voir Jésus. André et Philippe viennent le dire à Jésus, 

Jésus leur dit que c'est maintenant le moment où le fils de l'homme va être glorifié. Autrement dit pour moi, maintenant c'est le moment choisi qui s'accomplit.  Et ce sont les versets de ce jour, qui peuvent s'appliquer aux disciples mais que Jésus accomplit en premier. Il montre l'exemple comme il montrera l'exemple pour le lavement des pieds. 

 

24 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. 

 

Sauf que le grain de blé, à conditions que la terre soit préparée et que la pluie soit au rendez-vous, ne peut pas faire autrement que de germer au bout d'un certain temps. Là Jésus est le grain de blé, ce qui pour moi ce matin évoque le discours sur le pain qui donne la vie. S'il n'y a pas de pain à recevoir, à partager, la vie n'est pas. La vie est possible parce que le pain est là, parce qu'avant le grain de blé a en quelque sorte donné sa vie pour que l'épis sorte de son enveloppe.

 

25 Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. 

 

L'aimer lui, où que cela puisse mener.

 

26 Si quelqu'un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l’honorera. »

 

Être honoré par le Père.. 

 

En tous les cas, cela illustre bien le choix de vie de Laurent le diacre;

 

 

MARDI 11 AOÛT. MT 18, 1-5, 10

 

https://giboulee.blogspot.com/2024/10/mt-18-1-5-10.html

 

 

Mt 17 22 Comme ils étaient réunis en Galilée, Jésus leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes . 

 

Juste après la transfiguration, qui de fait est chez Matthieu encadrée par ces deux annonces, ça a dû être difficile pour les disciples en Galilée. 

 

 

1 À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »

 

2 Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, 

3et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. 

4 Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. 

5 Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. 

 

C'est drôle, j'avais toujours entendu quelque chose qui renvoie aux disciples entre eux. Là c'est une autre question, qui est le plus grand (que faut-il faire ou être) pour être celui qui a le plus de chance d'être un grand chef dans ce royaume promis. Et là, il ne va s'agir de faire, mais d'être, d'être comme un enfant (mal vu à cette époque dit-on), puis d'être comme un petit.

 

 

Le dernier verset peut s'entendre comme celui qui ouvre son cœur pour ne pas rejeter un enfant, alors qu'il n'a pas forcément envie, que cet enfant ne lui donnera rien (enfin ça c'est à voir), c'est Jésus qui est doux et humble de cœur qu'il accueulle.

 

 

 

06 Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’il soit englouti en pleine mer.

07 Malheureux le monde à cause des scandales ! Il est inévitable qu’arrivent les scandales ; cependant, malheureux celui par qui le scandale arrive !

08 Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer dans la vie éternelle manchot ou estropié, que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel.

09 Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans la vie éternelle, que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.

 

10 Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. 

 

En d'autres termes ne jugez pas, ne vous fiez pas aux apparences. 

 

12 Quel est votre avis ? 

 

Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? 

13 Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. 

 

14 Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »

 

Donc malheur a vous si vous êtes cause de scandale pour un seul de ces petits et à vous d'aller les chercher pour qu'ils ne soient pas perdus;

 

12 AOÛT. Mt 18, 15-20 

 

On est bien dans les règles de vie ou de survie de la nouvelle communauté. 

 

15 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.

 

 Il me semble que bien souvent on dit si ton frère a péché fais lui des reproches, en quelque sorte, comme on dit maintenant, "confronte le" et qu'on oublie le "contre toi". Il s'agit bien de quelque chose qui dérape dans la relation dite fraternelle communautaire. Et faire ce travail là, travail qui est difficile, me semble indispensable. C'est pouvoir dire aussi ce qu'on a ressenti, mais ne pas le dire n'importe comment.  Peut-on dure qu'il s'agit de quelque chose qui a provoqué une blessure (comme on dit maintenant)? 

 

Donc premier temps, l'intime. Puis si ça ne va pas, on élargit le cercle. Mais il s'agit quand même d'une affaire qui doit avoir une certaine importance, puisqu'au final ça va vers l'exclusion.

 

16 S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. 

17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. 

 

Il s'agit alors d'une décision ecclésiale et la faute commise n'est pas n'importe quelle faute. Je penserai plutôt à ce que Jésus dit de celui qui scandalise un seul de ces petits, cela peut être par la conduite, mais aussi pour du doute, par dire du mal. Par mettre en cause l'autorité de quelqu'un, mais est ce que cela est une faute contre le frère? 

 

 

 Est-ce que c'est déjà au niveau de l'hérésie, et qu'est -e que péché contre son frère? 

 

Ce qui repose pour moi cette question au niveau de la phrase : tu m'as blessé" parce que celui est l'agresseur, bien souvent ne sait pas qu'une phrase anodine peut compte tenu du passé de l'autre, faire très mal. Compliqué. 

 

18 Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. 

 

Comme on dit tu ne l'emporteras pas au paradis. Heureusement que personne ne sait ce qui peut se passer au moment de la mort;

 

19 Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. 

 

On peut supposer que ce qui s'est passé avant renvoie à la discorde, au doute, à la colère et surtout à la scission. Là jésus oppose la scission qui va vers la solitude et l'union. 

 

20 En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »

 

  Comme tous ans, je bute sur le pareillement.Peut-être qu'il s'agit d'opposer deux frères qui se font du mal  à deux frères qui sont en paix et qui peuvent prier pour obtenir quelque chose. Le père regarde l'était de ceux qui prient. Ça c'est peut-être important. 

 

 

JEUDI 13 AOÛT. Mt 18, 21_35, 19,1

 

https://giboulee.blogspot.com/2023/08/mt-18-21-35-le-debiteur-impitoyable.html

 

 

2 1 En ce temps-là,  Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » 

22Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

 

Si on prend le texte de la messe, on a l'impression que Pierre a un peu ruminé tout ce qui a été dit sur ce qu'on appelle de nos jours la correction fraternelle. Dans l'évangile, cela donne au contraire l'impression que c'est une réaction que l'on pourrait tous avoir.

 

Et comme manifestement c'est presque impossible à "admettre" alors Jésus explique à sa manière. 

 

Il y a d'abord cet homme, qui reçoit quelque chose d'immense, qui a su toucher les tripes du Roi (il est assez extraordinaire ce Roi là, qui rend une justice qui n'est pas juste) au sens au quel nous aurions tendance à l'entendre). 

 

Mais quelque part, (il me fait un peu penser au fils de la parabole de Luc qui vient pour ne pas crever de faim, et qui ne comprend peut-être pas la miséricorde, l'amour de son vieux père pour lui.

 

Quelque part, il a juste eu de la chance, il a su y faire . Il y a quelque chose qui permet de comprendre a minima, comment il a pu se mettre dans une telle situation. La partie bonne en lui, n'est pas atteinte. Il n'est pas transformé. 

 

Alors quand il retrouve cet autre qui lui doit des sous, il lui saute dessus (comme un ennemi sur sa proie) pour se faire rembourser et la demande de l'autre il ne l'entend pas; 

 

Heureusement qu'il y a des témoins et qu'une certaine jsutice est faite; Mais pourquoi ce qui s'est passé a glissé sur lui? Est-ce que parfois, je ne suis pas un peu comme cela… Ne pas voir, ne pas entendre, ne pas se dire Dieu est capable de cet amour qui peut déplacer une montagne et ce pour moi.  

 

 23 Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. 

24 Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). 

25 Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. 

26 Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” 

27 Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.

 

 28 Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” 

29 Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” 

30 Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. 

 

31 Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. 

32 Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. 

33 Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” 

34 Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. 

35 C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » 

 

 

19, Lorsque Jésus eut terminé ce discours, il s’éloigna de la Galilée et se rendit dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain.

 

 

VENDREDI 14 AOÛT. MT 19, 3-12. On est en Judée…

 

 

3 En ce temps-là, des pharisiens s’approchèrent de Jésus pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ?

 

Il est possible que tout se joue sur le n'importe quel motif car il me semble que dans le deutéronome, le motif est plus que vague. Mais là, il s'agit de trouver quelque chose pour le mettre en défaut et donc maintenant qu'il est en Judée, de le disqualifier. 

 

4 Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme, 

5 et dit : ‘À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair.’ 

6 Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » 

 

La Pasteure N.Fabre fait remarquer qu'il y a bien une séparation nécessaire, d'avec les ascendants du côté de l'homme (ce ne semble pas être symétrique, comme si  - et hélas c'est que qu'on peut lire par exemple avec Mika la femme de David qui est reprise par le père Saul et donné à un autre). Comme si la femme restait en partie propriété de sa famille.

 

Mais là Jésus s'appuie sur la Genèse et se moque un peu des pharisiens qui ne savent pas lire et interpréter. Une seule chair, désir de Dieu, et on ne peut pas faire autrement qu'obéir.

 

7 Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? » 

8 Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi. 

 

Il peut être nécessaire parfois de quitter des règles que personne ne peut tenir, enfin là il s'agit essentiellement des hommes. 

 

9 Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère. » 

 

Au total Jésus remplace la règle floue de Moïse par une règle compréhensible : pas de renvoi sauf en cas d'union illégitime. 

 

10 Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. » 

11 Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné.

 

Réaction assez violente des disciples (pas d'accord avec toi… Vaut mieux ne pas se marier si on est obligé de rester avec son épouse toute sa vie. 

 

12 Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; 

    il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; 

   il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. 

 

Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »

 

Pas si simple 

 

 

SAMEDI 15 AOÛT. ASSOMPTION Lc 1, 39-56 (visitation).

 

Homélie qui passe en revue toutes les fêtes de Marie. Cela m'a semblé bien bien long. 

 

 

39En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. 

40 Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.

 41 Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, 

 

Il s'en suit une transformation visible (enfin de ceux qui lisent). D'une femme qui s'est cachée toute sa vie à cause de sa stérilité, voilà qu'elle parle d'une voix forte et qu'elle devient prophète. L'enfant trésaille et transmet la puissance de vie qu'il vient de recevoir à sa mère.

 

42 et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. 

43 D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? 

44 Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. 

 

45 Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » 

 

Peut-être que c'est une béatitude assez universelle. Heureux ceux et celles qui ont cru (ou qui croient à li 'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. Parfois cela peut-être quelqu'un qui vous dit une parole qui vient bien du Seigneur. Là, il est question d'accomplissement et le oui de Marie, ou le je suis la servante, provoque quelque chose d'immédiat en elle.  

 

46 Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, 

47 exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

 

Merci.

 

48 Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. 

 

Paroles prophétiques; mais qui peut évoquer Judith qui en tranchant la tête d' holopherne est surement considérée comme bien heureuse.

 

49Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! 

50 Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. 

 

Louange. 

 

51 Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. 

 

52Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. 

53 Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. 

54 Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,

 

 

55 de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » 56 Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

 

 

DIMANCHE 16 AOÛT. MT 15, 15-21

 

https://giboulee.blogspot.com/2023/08/mt-15-21-28-la-femme-syro-phenicienne.html

 

Homélie consacrée aux guides. Savoir faire demi tout.. S'adapter aux changements. La cordée;

 

21 En ce temps-là, partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. 

22  Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »

23 Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! »

 

En général quand Jésus se retire d'une région, c'est qu'il est préférable pour lui de se mettre à l'abri. Son heure n'est pas venue. 

 

Pour ma part, je pense que cette femme a entendu parler de Jésus et qu'il y a déjà des tentatives de chasser ce démon qui s'est emparé de son enfant. Alors quand elle apprend que Jésus arrive, elle sait au plus profond d'elle-même que c'est celui-là et celui-là seul qu'elle veut pour sauver sa fille. Celui-là et pas un autre. Alors elle va se battre pour ça. 

 

L'attitude de cette femme est très différente de celle décrite par la suite pour la demande de guérison de l'enfant épileptique, mais la demande est faite pas un homme, un homme déçu par les disciples qui n'ont rien pu faire. 

 

Ici les disciples non seulement ne font rien, mais ils demandent à Jésus de la renvoyer, parce qu'elle fait trop de bruit, elle gueule trop. Le rédacteur parle seulement de la phrase prends pitié de moi, Seigneur Fils de David (très proche de celles des aveugles de Jéricho), et qui est pourtant très sobre. C'est Seigneur, viens à mon secours, il n'y a que toi qui puisse m'aider et guérir ma fille ! 

 

Donc du côté de Jésus, pas le moindre geste, comme si ça glissait sur lui, du côté des disciples, c'est elle nous ennuie (et je suis polie), fais-la taire, et du côté de la femme, c'est je m'accroche à lui, non je ne me tairai pas. 

 

 

             24 Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »

25 Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! »

 

Jésus prend la parole, comme pour expliquer aux disciples qu'il a lui-même envoyé en mission uniquement aux brebis perdues de la maison d'Israël qu'il n'a pas été envoyé pour les païens (ce qui assez contraire au texte d'Isaîe de la première lecture).

 

Elle a entendu, mais elle fait comme si elle n'avait pas entendu. Et elle s'adresse directement à lui, en se prosternant (en le reconnaissant comme quelqu'un devant qui on se prosterne). Et là, elle ne crie pas, elle parle.

 

26 Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »27 Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » 

28 Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

 

La phrase de Jésus est assez violente :  toi  ne viens pas voler le pain que je donne aux miens, ce pain n'est pas fait pour des chiens de païens comme toi. Il n'est pas pour toi. 

 

Est-ce que la femme a entendu parler de la multiplication des pains et des douze corbeilles avec les restes? Prendre les restes ou les miettes, ça ne prive personne. Mais pourquoi J2sus fléchit-il à ce moment-là? Que perçoit-il chez cette femme? Peut-être qu'elle reconnaît en lui bien plus qu'un thaumaturge, et que sa confiance en lui n'est pas entamée par cette rudesse. Finalement je ne sais pas. Ce qui est certain c'est que le regard de Jésus change, il ne voit plus la femme païenne, mais la femme qui a foi en lui, envers et contre tout et qui ne lâche pas. 

 

Et la guérison se fait, mais là aussi avec une phrase ambigue. Que tout se passe comme tu le veux (toi). Est-ce que cette femme, comme la femme qui perdait du sang, a fait qu'une force est sortie de Jésus? 

 

Mais même si on dit que Jésus a changé à ce moment-là, qu'il a perçu qu'il devait aller plus loin (ce qui sera confirmé par la seconde multiplication des pains), il me semble que c'est au-delà de cette connaissance. 

 

La femme est allée au devant de Jésus, elle a pris le risque de se faire jeter, et elle l'a été, mais elle demeure quelle que part debout. (Même si elle se prosterne). Elle sait que homme là, est plus que ce qu'elle en voit, qu'il est Dieu et qu'il est bien plus puissant que les dieux qu'elle a adorés jusque là. C'est en lui qu'elle met son espérance et sa foi, en lui seul. Alors miettes ou pas, quelque chose change dans le regard. Elle n'est plus une cananéenne, elle est une croyante. Sa fille est possédée par un esprit mauvais, elle, elle reçoit de l'Esprit Saint. 

dimanche 9 août 2026

SEMAINE DU 3 AOÛT AU 9 AOÛT. ÉVANGILES

 SEMAINE DU 3 AOÛT AU 9 AOÛT. ÉVANGILES

 

LUNDI 3 AOÛT. Mt 14, 23-36

 

Il gravit la montagne.

Ordonne. Etendit la main.

 

22 Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, il obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. 

23 Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. 

 

24 La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. 

25 Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. 

26 En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier.

 

 27 Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » 

 

Cela me fait penser aux guérisons, celle du paralytique, celle de la femme qui perd du sang. Là il s'agit bien de les guérir d'une peur qui peut vous rendre malade; la peur qui bloque tout, qui paralyse; Quand Jésus étend la main pour empêcher Pïerre de s'enfoncer, de sombrer, il le tire (psaume) des eaux qui passent sur lui. Jésus guérit et délivre, mais il laisse la liberté. 

 

28 Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » 

29 Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.

 

Souvent Jésus dit va ou allez… Là c'est autre chose. 

 

30 Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » 

31 Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » 

 

32 Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.

 

33 Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » 

 

34 Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth. 

35 Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. 

36 Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui le faisaient furent sauvés.

 

 

MARDI 4 AOÛT. Mt 14, 1-2, 10-14 

 

1 Alors des pharisiens et des scribes venus de Jérusalem s’approchent de Jésus et lui disent :

 2 « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? En effet, ils ne se lavent pas les mains avant de manger. » 

 

03 Jésus leur répondit : « Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au nom de votre tradition ?

 

C'est réponse du tac au tac, ce qui est différent de ce qui se passe quand il est accusé de guérir parce qu'il aurait fait alliance avec le mauvais.  

 

Mais il prend le temps de répondre, d'expliquer et d'aller vers la conversion, ce qui ne se fera pas, vu ce que disent les disciples au verset 12: pharisiens scandalisés; 

 

04 Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.

05 Et vous, vous dites : “Supposons que quelqu’un déclare à son père ou à sa mère : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont un don réservé à Dieu.”

06 Dans ce cas, il n’aura plus à honorer son père ou sa mère.” Ainsi, vous avez annulé la parole de Dieu au nom de votre tradition ! Hypocrites !

07 Isaïe a bien prophétisé à votre sujet quand il a dit :

08 Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi.

09 C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. »

 

10 Jésus appela la foule et lui dit : « Écoutez et comprenez bien ! 

11 Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur. » 

 

12 Alors les disciples s’approchèrent et lui dirent : « Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés en entendant cette parole ? » 

13 Il répondit : « Toute plante que mon Père du ciel n’a pas plantée sera arrachée. 

14 Laissez-les ! Ce sont des aveugles qui guident des aveugles. Si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou. »

 

Là, c'est plus que costaud comme jugement. En fait, ils se sont plantés eux-mêmes, voir auto-proclamés. Et ils tomberont. 

 

 

MERCREDI 5 AOÛT. Mt 15, 21-28.

 

Commentaire du P. Mario. Pas facile Jésus, là il n'a pas bon caractère. 

Il est vrai homme, donc il découvre l'universalité un peu plus tard. La femme est têtue, une vraie savoyarde; 

 

Une phrase entendue par lui, parfois Dieu nous exauce et ce n'est pas ce qu'il fait de mieux.

 

Il a parlé de l'importance de reconnaître ses bêtises, mais le fil m'échappe. Il y avait peut-être la notion de savoir s'adapter, de changer, de ne pas se rigidifier. Se corriger aussi quand on se trompe et le reconnaître; 

 

Prise de bec si je puis dire avec les pharisiens sur le pur et l'impur, il vaut mieux ne pas rester. Jésus a quitté l'endroit où il était après la mort de Jean, là, il quitte Génésareth. Et il se trouve quand même en territoire païen, donc impur. Lui qui a dit à ses disciples de ne pas aller en Samarie. 

La description de la femme, qui dit en criant, ou qui crie ne disant, évoque ce qui s'est passé avec les deux possédés. Eux aussi crient. Si on compare avec la femme hémorroïsse qui se contente de toucher, en Israël ça semble ne pas crier, enfin sauf les esprits impurs. 

 

Il ne semble pas que l'empathie fonctionne. Il ne bouge pas. Serait-il fatigué, a-t-il envie qu'on lui "foute" la paix? Après tout il n'est pas chez lui. Donc silence.

 

21 En ce temps-là, partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. 

22 Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » 

23 Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! » 

 

Sauf que la madame elle elle insupporte les disciples qui ne savent pas que faire et qui demandent à Jésus de faire quelque chose.

 

24 Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » 

 

Finalement, à qui s'adresse cette phrase? Aux disciples ou à cette maman en souffrance? 

 

25 Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! » 

26 Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » 

27 Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » 

 

Je pense qu'elle a entendu cette réponse, mais elle ne lâche pas. Venir à son secours. 

Et la réponse de Jésus qui la traite de voleuse. Elle se sort très bien de l'impasse, et montre qu'elle ne lâche pas, qu'elle ne vole rien, qu'elle se contente des miettes, après tout Jésus a opéré tellement de guérisons ailleurs. 

 

28 Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

 

On peut avoir à l'usure, mais là, c'est autre chose. C'est comme si, elle ramenait Jésus à un rôle universel, rôle dont il semble ne pas vouloir à ce moment-là.

JEUDI 6 AOÛT. MT 17, 1-9

 

1 En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne.

 

Peut-on dire qu'il gravit la montagne avec eux, pour les conduire prier son Père avec Lui? Et que ce qui va arriver, montrer ce que d'ordinaire les yeux ne peuvent pas voir, comme plus tard ce sera difficile de reconnaitre le Ressuscité? Et cela est pour nous difficile de reconnaitre Le Xt dans sa gloire, même de l'imaginer? 

 

 2 Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.

 

Nul ne peut regarder le soleil en face sans mourir. Les expressions de Matthieu me semblent plus fortes que celles de Luc. Eux ont vu celui qui est l'Astre d'en Haut. Ils ont vu ses vêtements (peut-être pas blancs comme on les représente toujours devenir blancs comme la lumière.

 

Essayer de retenir cette image.

 

3 Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. 

 

Ici c'est juste une apparition, on ne sait rien de l'entretien.

 

4 Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » 

 

Si Pierre n'avait pas parlé que ce serait-il passé? Il veut que cet instant dure, mais c'est l'inverse qui se produit. Parfois savoir se taire, surtout quand on est dépassé.

 

5 Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » 6 Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte

 

Cela renvoie à l'exode; à cette nuée qui est présence; à cette nuée habitée et qui peut parler. La crainte est plus que normale. Où trouve t on face contre terre? Certainement dans des  visions. 

 

7 Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » 

 

8Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul.

 

9 En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

 

Attendre pour raconter. 

 

Ce qui me surprend dans cette rédaction, une fois de plus c'est le manque de détails  que l'on trouve tant chez Marc que chez Luc.

 

Pierre raconte. (je vais essayer de suivre uniquement le texte matthéen, qui montre la primauté de Pierre, puisqu'il est le seul à prendre la parole, même si cela peut sembler un peu maladroit. 

 

Nous étions près de la ville de Césarée de Philippe quand il nous avait demandé ce que les gens disaient de lui. Nous lui avions plus ou moins répondu, parce que ce n'est pas facile. Je crois que pour beaucoup, il est une sorte de magicien qui fait des miracles en veux-tu en voilà, qui est même capable de donner à manger à des gens qui ont le ventre vide et qui le suivent soit pour eux, soit pour qu'un proche soit guéri. Mais ça nous ne l'avons pas dit, parce que certains voient en lui un nouveau Jean Baptiste, d'autres le prophète Elie,  d'autres le prophète Jérémie, bref qu'ils voient en lui un prophète. 

 

Puis il nous a posé la même question à nous ses disciples de la première heure. Et là, ma réponse est partie toute seule, je n'ai pas réfléchi une seconde et j'ai affirmé qu'il était le Christ, (celui qui a reçu l'onction, le Messie), le Fils du Dieu Vivant. Il a eu l'air très heureux de ce que je venais de dire, sauf que comme je l'ai dit, la phrase est venue sans que je réfléchisse et il a confirmé cela en me disant que moi Simon, le fils de Yonas, j'étais bien heureux, car c'était son Père qui es aux Cieux qui m'avait révélé cela. Il m'a ensuite affirmé (mais là j'ai eu du mal à encaisser) qu'il me donnerait à moi (moi qui ne suis qu'un pêcheur de Galilée) les clés du Royaume des cieux (comme si je devais en être l'intendant et posséder la clé de la porte de la cité céleste) et que tout ce que je lierai sur la terre serait lié dans les cieux, et tout ce que je délierai sur la terre serait délié dans les cieux. Là je ne sais pas trop ce que ça signifie, mais cela montre que terre et ciel sont en lien, et je pense que le lien c'est lui, qui ouvre un passage entre les deux. C'est comme s'il me disait que je pourrais un jour décider qui pourrait entrer ou qui en serait exclu, garder le poisson que je venais de pêcher ou le rejeter… 

 

Puis il nous a dit de ne dire à personne qu'il était celui que le peuple attendait, le Messie. 

 

Nous avons repris notre marche et là, il a dit quelque chose de terrible, qui était l'inverse de ce que j'imaginais; Il a qu'il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup à cause des anciens, des grands-prêtres et des scribes, être mis à mort et ressusciter le troisième jour. Alors ça, ça ne passait pas du tout, du tout. S'il est le messie, le roi d'Israël, comment peut-être se voir en butte de ceux qui doivent le reconnaître comme le Messie, parce qu'ils connaissent les écritures, ce n'est pas possible. Pourquoi doit-il être tué? Ce n'est pas pensable. Quant à revenir à la vie trois jours après, cela me semble inimaginable. 

 

Et cela a tourné dans ma tête, et j'ai fini par marcher jusqu'à être à côté de lui, et lui dire que ça c'était peut-être dans sa tête, mais que ce n'était pas possible que Dieu ne pouvait pas accepter ça. Il l'a très très mal pris et il m'a traité de suppôt de Satan, m'a dit de lâcher, de se mettre à distance de lui comme si j'étais un pestiféré. Bref je me suis senti humilié, parce que moi je l'aime et que je ne veux pas qu'il lui arrive du mal. 

 

Petit à petit nous sommes arrivés dans la région de l'Hermon, cette montagne où le Jourdain prend sa source. Un matin il m'a appelé avec Jean et Jacques et nous sommes partis avec lui. Pour moi, c'était un peu comme s'il avait oublié ce qui s'était passé. Je me sentais très heureux.

 

Nous avons marché longtemps. Au cours d'une halte, il s'est mis a prier, nous nous étions un peu plus loin. Là quelque chose est arrivé, dont j'ai encore du mal à parler aujourd'hui; Son voriisage est devenu comme un soleil, son vêtement est devenu lumière. Moi, Simon, de mes aux d'homme je contemplais ce que personne n'a jamais vu, celui qui est le le créateur, celui qui est notre Soleil, celui qui se drape dans la lumière.

 Facile à

Avec lui se trouvaient notre père Moïse et le prophète Elie, ce prophète qui sur la montagne de l'Horeb a senti la Présence du très Haut comme une brise lègere. Et moi, et nous, parce que cette vision elle était pour nous trois, je voyais cela de mes yeux de chair. 

 

Là, je n'avais qu'un désir, c'est que le temps se fige, que le temps s'arrête, que cela dure indéfiniment. J'ai alors proposé de dresser trois tentes, à nous trois cela serait rapide, mais ce n'était pas malin du tout, mais je suis comme ça. Un énorme nuage est alors monté de l'horizon, nous a enveloppé et nous avons entendu une voix qui nous disait que Jésus était son fils bien aimé, et que nous devions l'écouter. Là nous avons été envahi par une crainte énorme, nous sommes tombés face contre terre. Ce qui est étonnant c'est que Jésus rayonnant de la Présence nous avons pu le regarder, alors que là, la peur nous avait saisis, nous ne pouvions que nous prosterner, ne pas regarder.

 

Je ne sais pas combien de temps cela pu durer. Nous avons entendu la voix de notre maître qui nous disait de nous relever et de ne plus avoir peur. Enfin cela c'est plus facile à dire qu'à faire, parce que moi, en tous les cas, je tremblais de la tête aux pieds. Je pensais au prophète isaïe qui avait été saisi par son indignité quand Dieu s'était révélé à lui et moi, je me sentais tellement petit, tellement indigne d'avoir entendu la voix du tout puissant, d'avoir été enveloppé de cette nuée qui avait été présente durant toute la traversée du désert. 

 

Une partie de moi avait été comme ravie, une autre était dans la terreur; 

 

Il nous a dit de ne parler à personne de ce que nous avions vu et cela m'arrangeait bien car les autres auraient pensé que nous étions fous, que personne ne peut voir Dieu sans mourir. Et nous, nous avons vu et nous avons entendu. 

 

J'espérai que cette vision m'avait changé, mais quand jésus a été arrêté, quand j'étais dans la cour du grand-prêtre, tout cela je l'ai oublié et j'ai renié celui qui était en train de donner sa vie pour moi, pour nous, pour que nous puissions contempler un jour sa Gloire. J'ai oublié, je n'ai pensé qu'à sauver ma peau, lui qui m'avait sauvé des eaux, lui qui m'avait aimé, lui qui de pasteur était devenu la brebis que l'on mène à l'abattoir, lui le serviteur qui apportait le salut  à toute l'humanité, lui qui m'aimait et que moi j'aimais tellement maladroitement. 

 

 

 

VENDREDI 7 AOÛT. Mt 16 24-28 

 

On revient donc avant la transfiguration. On est juste après que Pierre ait reconnu Jésus comme le Fils de Dieu. Il y a eu une annonce de la passion et Pierre s'est fait remettre à sa place, plus que vertement. Passe derrière moi Satan. Jésus n'a pas parlé du mode de sa mort.  Et cela vient juste après qu'il ait presque chassé Pierre, comme on chasse un démon; 

 

 

 

24 En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. 

 

Le triptyque, "se renoncer à soi- même, prendre sa croix et le suivre"; Ne pas le lâcher des yeux, le suivre quel que soit le chemin qu'Il prenne; et croire, croire, croire. 

 

Lève-toi, prends ton grabat et marche. 

 

25 Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. 

 

Aujourd'hui, je penserai plus à âme qu'à vie. Comment espérer que mon âme puisse accéder là où réside la Pureté totale, l'Amour complet? Je n'en sais rien. Je ne peux qu'espérer; 

 

26 Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? 

27 Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. » 

 

28 Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le Fils de l’homme venir dans son Règne. »

 

 

SAMEDI 8 AOÛT. Mt 17, 14-20

 

Assez étonnant, ici il est question de la foi des disciples qui n'ont pu guérir l'enfant, et pas de la foi du Père de l'enfant. Le Seigneur je crois, mais viens en aide à mon manque de foi est absente. On peut peut-être faire un // avec la syro-phénicienne. Grande est ta foi. Sa foi à lui, n'est pas mise en cause.

 

 

14 En ce temps-là, Quand ils eurent rejoint la foule, un homme s’approcha de Jésus, et tombant à ses genoux, 

15 il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup. Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau. 

16 Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. » 

 

Il me semble qu'il y a un autre père qui tombe aussi aux genoux de Jésus, pour demander la guérison de sa fille. Mais ce geste me parait important, d'autant qu'il suit quand même la guérison de la fille de la femme cananéenne. 

 

17 Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. » 

18 Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri.

 

Là c'est la même phrase que pour la guérison de la fille de la canannéenne.

 

A qui cette phrase d'adresse t elle? Normalement les disciples ont ce pouvoir de chasser les démons. Ont-ils oublié que c'est Dieu qui délivre, pas eux? 

 

En tous les cas, Jésus répond à la demande de ce père, sans aucun commentaire. Il fait ce qu'on lui demande. Pas de commentaires dans la foule; rien.

 

19 Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »

 2 0Jésus leur répond : « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. »

 

 

DIMANCHE 9 AOÛT. Mt 14, 22_33

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Deux souvenirs personnels.

 

En 1945, au mois de juin, il faisait très chaud. Je n'he labitais pas loin de la Seine. On est allé se baigner. C'était très bon. Je prends je pense mon goûter et j'étais rhabillée. J'avais un ballon qui a la mauvaise idée de tomber dans l'eau et qui commence à s'éloigner. Et là, comme je sais que je ne dois pas déranger ma mère, je suis persuadée que je vais marcher sur l'eau pour récupérer le ballon et je me mets en route. Heureusement quelqu'un qui était au bord m'a rattrapée, ramenée à ma mère et m'a aussi rendu mon ballon. 

 

A Monaco je pense en 1947. Je me promène avec ma mère le long de la mer en dehors de Monaco. Il y a des vagues. Elle s'arrête pour parler avec une dame amie. Moi je me mets à marcher sur une sorte de digue en pierres, je veux dire avec des pierres qui forment une ligne droite e j'arrive tout au bout. Là, ça s'effondre sous moi. Je me vois plus ou moins à genoux, dans l'eau et des vagues qui se jettent sur moi. Chaque fois que je veux sortir la tête de l'eau, mes cheveux sont complétement défaits, une nouvelle vague arrive et me submerge. Je ne peux pas crier, je suis là. Arrive un homme vêtu de blanc, mais pour moi pantalon et chemise. Il ne dit rien, il me tire de là, me soulève et je me retrouve sur le trottoir, sèche, comme si rien ne s'était passé. Freud dirait souvenir écran, mais aujourd'hui, pour moi, il s'est bien passé quelque chose. J'ai bien rencontré quelqu'un dont je ne savais rien qui m'a sauvée des grandes eaux. 

 

 

22 Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. 

23 Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. 

J'aime ce "il gravit" qui a quelque chose de solennel. Il faut dire qu'il vient de nourrir une grande foule, que celle-ci ne put rester passive devant ce qui s'est passé. Mais le moment n'est pas venu. C'est lui qui a décidé de faire cela, effectivement il aurait pu les renvoyer acheter de quoi manger, mais il a choisi de ne pas le faire. Besoin de louer son père qui a permis cela? Mais dialogue nécessaire. Temps de silence, temps pour lui, alors qu'il est tout le temps bouffé par les autres, même s'il leur donne à bouffer, s'il les comble. Lui aussi a besoin de se rafaire, de se restaurer (au sens de se refaire).

 

24 La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. 

 

Lui, il est au calme si on peut dire, pour les autres, c'est autre chose. C'est une nuit mauvaise, une nuit qui sent la mort, et ils sont seuls. 

 

25 Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. 

26 En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. 

27 Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » 

 

D'un côté il y a Jésus qui vient à leur secours, et de l'autre il y a la panique, la peur devant cette forme qui se déplace sur les vagues. Est-ce que la phrase suffit à les rassurer? Peut-être que la demande de Pierre, exprime le doute. 

 

28 Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » 

29 Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. 

30 Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » 

 

Le doute est parti, il sort du bateau, marche sur l'eau et d'un coup ça se gâte, parce qu'il reprend conscience du monde qui l'entoure, des vagues du vent et là, panique et il s'enfonce et appel au secours. O dieu, viens à mon aide, Seigneur viens à mon secours;

 

31 Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »

Ta main me conduit, ta droite me saisit, sur moi tu as posé ta main.

 

 32 Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba

 

Mais là, il n'y a pas, comme dans la première tempête chez Marc je crois Jésus qui menace qui que ce soit. Quand Jésus et Pierre entrent dans la barque, le vent tombe de lui-même, comme vaincu. 

 

33 Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

 

Cela se situe avant la confession de Pierre à Césarée. Le vraiment me parle. Il me semble qu'il y a là bien plus que de dire simplement fils de Dieu, d'une certaine manière le peuple choisi a Dieu pour Père. Mais là, c'est reconnaître qui il est, c'est un peu la réponse à ce que dir Jésus, dans "c'est moi". C'est moi qui suis avec vous, c'est moi qui suis le chemin, c'est moi qui donne l'eau.