LUNDI 25 MAI. Jn 20, 25-34
25 Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
On a un groupe de femmes dont deux sont de la même famille et une autre qui a le courage de se montrer, d'être là, qui n'a pas pris la fuite. On peut imaginer le regard porté sur elles. Le rédacteur ne parle pas de lui. L'attention est centrée sur les femmes. On peut imaginer ce que Marie peut ressentir, en voyant son fils dans cet état. Le glaive de douleur qui la traverse;
26 Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
27 Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Pour moi, ce qui se passe là, c'est comme une protection pour sa mère. Il vaut mieux pour elle, qui est déjà veuve, ne pas retourner à Nazareth pour elle celle dont le fils a été condamné, mais abandonner ce clan, pour désormais être dans cette nouvelle famille. Protection et reconnaissance. Et à charge pour le disciple de veiller sur celle qui a cru.
Il y a encore autre chose, c'est que Jésus, même sa mère, il nous la donne. Il ne garde vraiment rien pour lui. Il demande à sa mère de ne pas se centrer sur lui, sur la souffrance qu'elle ressent de voir son fils dans cet état, dans sa souffrance à elle, mais de s'occuper de cet homme, simplement parce que Jésus aime celui-là.
Marie change de famille.
28 Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. »
29 Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche.
30Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.
Ce qui m'étonne toujours, c'est la totale maîtrise de Jésus sur les évènements. Il reprend le psaume: j'avais soif et ils m'ont donné du vin aigre. Là il le prend. Puis il baisse la tête et meurt, alors qu'on s'attend à l'inverse. Mais c'est peut-être du Jean. Jésus maître de la mort; Et le remettre l'esprit. A qui le remet-il? Au Père, ou est-ce déjà un don qui nous est fait. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il donne tout. Il remet tout. Si l'esprit est remis au Père, alors la résurrection sera bien œuvre de ce dernier;
3 1Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. 32 Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Cette manière de faire mourir est affreuse.
33Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, 34mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Cela sera repris par Jean, l'eau, le sang et l'esprit, qui rendent témoignage; en même temps cela confirme la mort par asphyxie et pour moi, ce cœur transpercé par une lance romaine est un cœur irréparable. Cela fait un trou énorme, Quand Jésus apparaitra par la suite, lui qui est dieu, n'a plus besoin d'un cœur d'homme pour vivre. Ce n'est plus le cœur qui est lui donne le mouvement et l'être, c'est autre chose, c'est l'Esprit;
MARDI 26 MAI. Mc 10, 28-31
Là il faut vraiment revenir en arrière. C'est l'épisode du jeune homme riche. Alors qui peut être sauvé? Ce qui est impossible aux hommes est possible pour Dieu.
2 8En ce temps-là, Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. »
Ceci dit, ils n'ont pas vendu tous leurs biens… Mais ils ont quitté une vie normale, pour suivre Jésus en permanence. Mais la maison de Pierre demeure à lui, ainsi que sa barque, si on en croit Jn 21.
Jésus avait beaucoup demandé à cet homme. et celui-ci était tout triste.
29 Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre
Il y a le "à cause de moi et à cause de l'évangile", ce qui évoque d'abord une rencontre, un appel, et ensuite une mission: la bonne nouvelle reçue, il faut la répandre.
30 sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.
Éternelle question de la vie éternelle.
31 Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. »
Qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende.
MERCREDI 27 MAI. Mc 11, 32-45
3 annonces de la passion. Trois reniements. Est-ce qu'il y a beaucoup de triplets comme cela dans la bible?
Douceur de Jésus avec les deux fils du tonnerre. Il essaye de leur faire comprendre que ce n'est pas ça l'important. Et il confirme l'appel initial : oui ma coupe vous la boirez. Et peut-être qu'ainsi en étant mon, corps vous serez acteurs du saluait.
32 En ce temps-là, les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem ; Jésus marchait devant eux ; ils étaient saisis de frayeur, et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte. Prenant de nouveau les Douze auprès de lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver :
Retrouver ce qui se passe entre Jésus et les douze. On a un peu l'impression qu'il les rassemble autour de lui, parce que le temps est compté et qu'il faut qu'ils entendent et comprennent, en particulier cette charte d'être le serviteur.
Mais il y a ces termes, frayeur, peut-être ont-ils peur pour eux. Et s'ils s'étaient trompés en lui suivant, et crainte pour la foule. Climat anxiogène .
33 « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes,
34 qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. »
Et voilà le programme.
35 Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. »
36 Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »
37 Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. »
38 Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? »
39 Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.
40 Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. »
41 Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.
42 Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir.
43 Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur.
44 Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous :
45 car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »
Serviteur c'est une chose, esclave c'est autre chose.
JEUDI 28 MAI. Mc 10,46b-52.
Du coup on ne sait pas très bien d'où Jésus est parti pour entamer la montée à Jérusalem. Il arrive à Jéricho, la ville la plus basse. Pour monter vers le lieu de la présence du Père.
46b En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. 47 Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »
Est-ce que le fils de David, implicitement suggère que Bartimé l'aveugle voit en cet homme qu'il ne voit pas un sauveur, un roi sauveur, ou est-ce juste une sorte de phrase honorifique pour que Jésus, se penche vers lui. Il s'agit bien que Jésus prenne pitié de lui, lui le mendiant, lui l'aveugle.
48 Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! »
Ne pas se laisser faire par les autres. Persévérer en croyant qu'on va être entendu. (Contrairement à ce qu'on pouvait croire à l'époque, la cécité n'est pas lié au péché et sa foi est totale, et de même que je figuier sera desséché, cet homme au contraire retrouvera sa sève. On a là un homme de foi.
49 Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »
Je suis toujours étonnée par le changement de comportement de la foule. D'un côté il casse les oreilles et on le fait taire, comme on le fait avec les mendiants et à partir du moment où Jésus lui, entend l'appel, alors on commence à le regarder autrement. On lui dit de quitter sa posture.
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50 L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.
En fait, lui ne sait pas que Jésus s'est arrêté; On vient lui porter la nouvelle. Alors il se passe quelque chose. Il bondit comme un chamois. il court, sans peur de l'obstacle. Il y a déjà une transformation visible à l'œil nu.
51 Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »
Une demande simple, qui change tout. Il y a le Rabbouni que l'on trouve en Jn 20. Il ne voit pas Jésus, mais il le "sent" au plus intime de lui-même, cet homme est son maître à lui, son petit maître, son maître chéri; sa foi est totale. Toi tu peux tout.
52 Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.
Et le voilà en route avec les autres.
VENDREDI 29 MAI. Mc 11, 11-25
Les versets précédents rapportent l'arrivée de Jésus sur son petit âne (et le choix de cette monture). Il y a juste la descente et donc la remontée vers le Temple. Pas de commentaire des autorités. Pourtant quelle scène, très symbolique. D'emblée Jésus prend la stature du roi-messie.
11 Après son arrivée au milieu des acclamations de la foule, Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il parcourut du regard toutes choses et, comme c’était déjà le soir, il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze.
C'est très étonnant. C'est comme s'il découvrait ce lieu. Peut-être le regarde t il avec des yeux neufs. Il sait aussi que désormais les sacrifices seront inutiles et que ce lieu ne se sera plus le lieu de la présence. Mais l'est-il encore?
12 Le lendemain, quand ils quittèrent Béthanie, il eut faim.
On parle de Béthanie, si c'est chez Marthe et Marie, j'imagine mal que Jésus puisse avoir faim. Bethphagée veut dire maison des figues. Faut-il fait un lien avec ce village?
13 Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose ; mais, en s’approchant, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues.
Si ce n'est pas la saison des figues, c'est étonnant comme comportement. Espère t il qu'il en reste de la saison passée? Mais il y a le lien avec le figuier où l'on médite. Et avec le temple où il est entré la veille. Peut-être qu'il aurait pu y avoir des figues précoces.
14 Alors il dit au figuier : « Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! » Et ses disciples avaient bien entendu.
Et c'est la phrase qui est une constatation. Plus personne ne pourra manger de tes fruits.
15 Ils arrivèrent à Jérusalem. Entré dans le Temple, Jésus se mit à expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le Temple. Il renversa les comptoirs des changeurs et les sièges des marchands de colombes,
16 et il ne laissait personne transporter quoi que ce soit à travers le Temple.
Une action d'éclat, qui est un peu comme une purification.
17 Il enseignait, et il déclarait aux gens : « L’Écriture ne dit-elle pas : Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations ? Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »
Puis un enseignement qui éclaire ce qui vient de se passer, l'acte qu'il vient de faire.
18 Apprenant cela, les grands prêtres et les scribes cherchaient comment le faire périr. En effet, ils avaient peur de lui, car toute la foule était frappée par son enseignement.
Colère des autorités, qui ne peuvent rien à ce moment là.
19 Et quand le soir tomba, Jésus et ses disciples s’en allèrent hors de la ville.
20 Le lendemain matin, en passant, ils virent le figuier qui était desséché jusqu’aux racines.
21 Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : « Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché. »
22 Alors Jésus, prenant la parole, leur dit : « Ayez foi en Dieu.
23Amen, je vous le dis : quiconque dira à cette montagne : “Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer”, s’il ne doute pas dans son cœur, mais s’il croit que ce qu’il dit arrivera, cela lui sera accordé !
24 C’est pourquoi, je vous le dis : tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez obtenu, et cela vous sera accordé.
25 Et quand vous vous tenez en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes. »
Peut-on dire que si la prière de Jésus est exaucée, c'est qu'il est "le pur" par excellente, le sans péché. Pas contre si nos prières ne sont pas exaucées, c'est peut-être parce que nos péchés liés au non pardon de ce que nous pensons être une offense, nous écartent de Dieu qui n'entend pas nos demandes, le péché faisant obstacle. Il y. aussi la foi. Or juste avant on a eu la guérison de Bartimée.
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On peut dire aussi, qu'il est important que nous n'ayons pas de rancœur contre le frère quand nous nous adressons à Dieu, pour demander une grâce .Être plein de lui, et pas de nous. Cela renvoie bien à Matthieu, si ton frère a quelque chose contre toi, laisse la ton offrande et va te réconcilier. Et puis, cette foi totale, que tout est possible (si vous aviez la foi, gros comme un grain de sénevé, vous diriez à cet arbre, va te planter et il le ferait).
Il y a aussi dire merci.
SAMEDI 30 MAI.MC 11, 27-33
27 En ce temps-là, Jésus et ses disciples revinrent à Jérusalem. Et comme Jésus allait et venait dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver.
28 Ils lui demandaient : « Par quelle autorité fais-tu cela ? Ou alors qui t’a donné cette autorité pour le faire ? »
Ce allait et venait dans le temple, montre bien que Jésus se sait parfaitement libre, mais cela me fait toujours penser aux pères d'autrefois qui attendaient la naissance d'un enfant, en marchant de long en large. Jésus sait qu'il va se passer quelque chose après le geste contestataire, et il se demande quand ça va lui tomber dessus, car il sait bien qu'il a en grande partie signé son arrêt de mort, puisqu'il touche à l'économie;
29 Jésus leur dit : « Je vais vous poser une seule question. Répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais cela.
30 Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? Répondez-moi. »
Certainement manière bien rabbinique de poser une question. Sauf qu'ils ne peuvent répondre par une autre question et qu'ils sont pris à leur propre piège. Finalement cela me fait un peu penser à la femme adultère de Jean 8.
31 Ils se faisaient entre eux ce raisonnement : « Si nous disons : “Du ciel”, il va dire : “Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?”
32 Mais allons-nous dire : “Des hommes” ? » Ils avaient peur de la foule, car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète.
33 Ils répondent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Alors Jésus leur dit : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela. »
DIMANCHE 31 MAI. Jn 3, 16-18
A propos du texte de l'exode. Nouïs.
Le livre de l’Exode contient deux grandes parties, la première qui raconte la sortie d’Égypte et la marche dans le désert, et une seconde qui rapporte les prescriptions relatives à la construction du sanctuaire pour médiatiser les relations entre Dieu et son peuple. À propos de cette partie, un commentaire a dit que la Bible ne compte que 34 versets pour raconter la création du monde alors que la construction du sanctuaire prend entre 500 et 600 versets.
Il en a déduit qu’il est dix fois plus facile pour Dieu de faire un cadre à l’humanité que pour l’humanité d’accueillir la présence de Dieu.
16 En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
Qui perd sa vie à cause de moi la sauvera.
Commentaire A. Nouïs intéressant, tous les mots sont épluchés. Le monde chez Jean, c'est les ténèbres, c'est le rejet de Dieu. C'est ce monde qui ne veut pas de lui, qui le rejette que Dieu choisit d'aimer. Et dans aimer il y a le don, donc du mouvement. Il ne garde pas pour lui. Il donne, il se donne. Il donne ce qui est le plus précieux, le fils unique. Comment articuler avec Abraham et ne pas faire du sacrifice quelque chose de négatif. Ce que Dieu veut c'est donner à ce monde de ténèbre, le moyen de sortir des ténèbres, et pour cela en apprenant à aimer jusqu'au bout, à la manière de Jésus. Les galates (laudes de ce vendredi), Ga 2, 19B-20)
"Avec le Christ, je suis fixé à la croix : je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. Ma vie aujourd’hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré pour moi." Peut résumer un peu.
17 Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »
Pas pour juger, mais pour sauver, pour faire enfin croitre en nous ce qui est à l'image et à la ressemblance. Sauvé de ce qui attire vers la volonté de détruire, de prendre la place, peut-être aussi de juger.
18 Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Il y a bien un jugement, mais est-ce dès cette vie, ou à la mort, où au jugement final (enfin quelque part, j'ai un peu de mal à y croire, parce que c'est quelque chose de l'ordre de l'irreprésentable). Si oin prend Mt 25, on peut supposer qu'un jour du temps, il y a aura un jugement pour ceux qui seront sur cette terre. Si on rajoute tous les morts, ça devient fou. Et d'après Luc, il y a déjà eu un jugement, le pauvre Lazare.
),
Ce qui est certain c'est que le jugement se fait sur la foi en celui qui a été envoyé pour nous changer, pour montrer une autre manière d'aimer (agapè), une autre relation, un monde où les valeurs sont comme inversées. Vivre de cette manière, c'est déjà mettre un pas dans la vie éternelle, avec la présence en soi de cet Esprit Saint, qui agit..