samedi 31 janvier 2026

SEMAINE DU 26 JANVIER AU 1° FÉVRIER. EVANGILES

 

 

 

LUNDI 26 JANVIER. Lc 10, 1-9 St Tite & Timothée. 

 

Peut-être aller regarder la première lecture, parce que ce texte, impression de trop le connaître. La feuille de route du missionnaire. Mais savoir qu'on est comme une brebis au milieu des loups, et que les loups c'est partout. Parfois même en soi.

 

 1En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. 

2 Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. 

 

            3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. 

 

4 Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. 5Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’ 

6 S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. 7 Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. 

 

8 Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. 

 

9 Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” »

 

 

MARDI 27 JANVIER. Mc 3, 31-35

 

22 Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »

23 Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ?

24 Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir.

25 Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir.

26 Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.

27 Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.

28 Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.

29 Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. »

30 Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »

31 Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler.

 

 

31 En ce temps-là, comme Jésus était dans une maison, Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. 

32 Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » 

33 Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » 

34 Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. 

35 Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

 

 

MERCREDI 28 JANVIER. Mc 4, 1-20 Parabole du Semeur.

 

https://giboulee.blogspot.com/search?q=parabole+du+semeur

 

1 En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit. Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage. 

 

Cela évoque ce qui s'est déjà passé, au chapitre 3, quand il demande que l'on tienne une barque prête, parce que la foule qui veut le toucher, est presque sur le point de l'écraser, ou aussi qu'ils s'écrasent les uns les autres. Mais c'est un moyen dire : pas de guérisons. Aujourd'hui enseignement.

 

Quelqu'un disait que ce type d'enseignement était aussi un moyen de se mettre à l'abri des pharisiens et des scribes.

 

 

 

2 Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et dans son enseignement il leur disait : 

 

3 « Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer. Et c'est un semeur qui marche.

 

 

Son temps est arrivé. Il sort, parce que c'est son temps à lui. Semer, semer et espérer que cela va donner du fruit. Enfin là, il sème du grain.

 

4 Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé. 

 

Eux ne sont pas venus pour rien. L'oiseau pour moi, c'est un peu ma partie infantile. Elle reçoit son compte. Et ce n'est pas si mal.

 

5Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ; 

6et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché. 

7 Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l’ont étouffé, et il n’a pas donné de fruit. 

 

Là c'est la partie moi, un peu comme s'il y avait deux moi, un tourné vers l'extérieur, (tout beau, tout flamme) un plus intérieur, celui qui commence à laisser pousser, mais les soucis arrivent et la confiance se tarit;

 

8 Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un. » 

 

Et un troisième moi, serait celui que j'appelle aujourd'hui mon âme? Cette partie de moi qui est si pauvre;

 

9 Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » 

 Dt 29; 03 Mais, jusqu’à ce jour, le Seigneur ne vous a pas donné un cœur pour connaître, des yeux pour voir, des oreilles pour entendre.

 

10 Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles.

 

Là) c'est un tout petit groupe. A croire que cet enseignement passe au dessus de la tête et que ça fait beaucoup de bord du chemin.

 

11 Il leur disait : « C’est à vous qu’est donné le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles.  

12Et ainsi, comme dit le prophète : “Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon.” » 

 

13 Il leur dit encore : « Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ? 

 

14 Le semeur sème la Parole. 

15 Il y a ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée : quand ils l’entendent, Satan vient aussitôt et enlève la Parole semée en eux.

 16 Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie ; 

17 mais ils n’ont pas en eux de racine, ce sont les gens d’un moment ; que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils trébuchent aussitôt. 

18 Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole, 

19 mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et toutes les autres convoitises les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. 

 

20 Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un. »

 

 

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897)

carmélite, docteur de l'Église

Manuscrit autobiographique A, 75 v° - 76 r°

 

21En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Est-ce que la lampe est apportée pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ?

 22 Car rien n’est caché, sinon pour être manifesté ; rien n’a été gardé secret, sinon pour venir à la clarté. 

23Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »

 

 

 24 Il leur disait encore : « Faites attention à ce que vous entendez ! La mesure que vous utilisez sera utilisée aussi pour vous, et il vous sera donné encore plus.

 25 Car celui qui a, on lui donnera ; celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a. »

 

 

VENDREDI 30 JANVIER Mc 4, 26-34

 

 Jésus dit à ses disciples d'annoncer que le royaume de Dieu est tout proche. Lui, il est la présence, donc 'est possible de l'entendre comme cela. Dieu s'est approché, il est là, sous la forme d'un homme. Mais le règne, c'est Dieu qui prend sa place sur la terre et un monde qui vit autrement. Il propose deux paraboles. Est-ce que Dieu aujourd'hui règne sur notre terre? Je dirai que non. Il a des petits espaces où on essaye de vivre en faisant sa volonté, en aimant. Mais il y en a tellement d'autres où il est absent. Je trouve que les series télé montrent bien cette absence ou cette méconnaissance. On a perdu les rites et c'est assez dramatique. 

 

 

 

26 En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : 

27 nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. 

28 D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. 

29 Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. »

 

Là on peut dire que cela se passe tout seul, que c'est dieu qui jette la semence (ou son Fils); et ensuite que c'est comme un gâteau qu'on a mis dans le four, on attend que ça cuise et ensuite on le mange. Il fait des ingrédients, de la chaleur, du temps, mais ça se fait tout seul.  

 

On ne tire pas sur les feuilles d'une salade pour la faire pousser. Le facteur temps.

 

30 Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? 

 

31 Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. 

32 Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »

 

Il n'est pas grand, il est minuscule, mais là encore quand les conditions sont réunies alors il grandit. Peut-être que c'est juste ça, essayer de travailler la terre pour que ce qui est jeté en elle puisse croitre. 

 

Finalement on n'a pas grand-chose à faire. Prépare les ingrédients, et on attend.

 

 33 Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. 

34 Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

 

C'est là, où j'aimerai avoir été une petite souris pour écouter ses explications. 

 

 

SAMEDI 31 JANVIER Mc 4, 35-41. Avant de partir ailleurs. 

 

« Jésus dormait sur le coussin à l'arrière »

 

Thérèse de l'enfant Jésus.

 

      J'aurais dû, ma Mère chérie, vous parler de la retraite qui précéda ma profession. Elle fut loin de m'apporter des consolations ; l'aridité la plus absolue et presque l'abandon furent mon partage. Jésus dormait comme toujours dans ma petite nacelle ; 

 

ah, je vois bien que rarement les âmes le laissent dormir tranquillement en elles. Jésus est si fatigué de toujours faire des frais et des avances qu'il s'empresse de profiter du repos que je lui offre. Il ne se réveillera pas sans doute avant ma grande retraite de l'éternité, mais au lieu de me faire de la peine cela me fait un extrême plaisir.

 

      Vraiment je suis loin d'être une sainte, rien que cela en est une preuve. Je devrais, au lieu de me réjouir de ma sécheresse, l'attribuer à mon peu de ferveur et de fidélité, je devrais me désoler de dormir (depuis sept ans) pendant mes oraisons et mes actions de grâces. Eh bien, je ne me désole pas : je pense que les petits enfants plaisent autant à leurs parents lorsqu'ils dorment que lorsqu'ils sont éveillés ; je pense que pour faire des opérations, les médecins endorment leurs malades. Enfin je pense que « Le Seigneur voit notre fragilité, qu'il se souvient que nous ne sommes que poussière » (Ps 102,14). 

 

     Ma retraite de profession fut donc, comme toutes celles qui la suivirent, une retraite de grande aridité. Cependant, le Bon Dieu me montrait clairement, sans que je m'en aperçoive, le moyen de lui plaire et de pratiquer les plus sublimes vertus. J'ai remarqué bien des fois que Jésus ne veut pas me donner de provisions : il me nourrit à chaque instant d'une nourriture toute nouvelle ; je la trouve en moi sans savoir comment elle y est. Je crois tout simplement que c'est Jésus lui-même caché au fond de mon pauvre petit cœur qui me fait la grâce d'agir en moi et me fait penser tout ce qu'il veut que je fasse au moment présent. Laisser passer la lumière, ne pas l'enfouir sous son lit. La parole est faite pour être méditée, mais pas pour rester à l'intérieur de soir.

 

 

La tempête chez Marc.

 

Si je vais dans Marc 6, avec l'autre tempête, c'est quand même la même question, pourquoi êtes-vous aussi craintifs, n'avez-vous pas encore la foi. Qu'il soit là ou pas, il est là. Alors comme dit la petite Thérèse, peut-être peut-on ne pas le réveiller pour un oui et pour un non. Mais le premier réflexe est bien d'appeler. Dieu n'aime pas voir mourir les siens. 

 

35 Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » 

36 Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient.

 

Ce qui laisse à supposer qu'eux non plus n'ont pas eu le temps de se changer et qu'eux aussi sont peut-être fatigués. On a eu les paraboles dans ce chapitre 4 .  On ne sait pas ce qui se passe, mais c'est le soir, et il y a du monde. Et lui décide d'un coup de partir pour un ailleurs. Est-ce vraiment de l'autre côté, en territoire non juif? Si c'est le cas, c'est une assez grande traversée. 

 

37 Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. 

 

J'aime ce style où les eaux sont personnifiées. Elles se jettent sur la barque et dans la barque. Elles ont un projet, faire sombrer tout l'équipage. Qu'en est-il des barques qui accompagnent Jésus? Peut-être ont-elles fait demi-tour, avec la nuit qui est là. 

 

38 Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »

 

Sainte fatigue. On peut penser qu'ils ont hésité à le réveiller, mais là ils vont tous périr et lui avec. Nous sommes perdus. Perdus parce que nous avons perdu notre chemin perdu parce que nous allons mourir et lui avec. On ne lui dit pas "faitquelque chose", mais cela ne te fait rien"? 

 

39 Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. 

 

40 Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » 

 

41 Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux

: « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

 

Et la question que Marc veut que nous nous posions, qui est-il celui-là. 

 

 

 

 

 

 

La tempête apaisée, avant de passer dans territoire géradsénien.

 

Matthieu 9, 23

Marc 4, 35 

Luc 8, 22

23 Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent.
 
 
 
 
 
 
24 Et voici que la mer devint tellement agitée que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait.
25 Les disciples s’approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
26 Mais il leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs, hommes de peu de foi ? » Alors, Jésus, debout, menaça les vents et la mer, et il se fit un grand calme.
 
 
27 Les gens furent saisis d’étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »

 

36 Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient.
 
 
 
37 Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait.
38 Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
39 Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
40 Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »
 
 
 
 
 
41 Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

 

22 Un jour, Jésus monta dans une barque avec ses disciples et il leur dit : « Passons sur l’autre rive du lac. » Et ils gagnèrent le large.
 
 
23 Pendant qu’ils naviguaient, Jésus s’endormit. Une tempête s’abattit sur le lac. Ils étaient submergés et en grand péril.
24 Les disciples s’approchèrent et le réveillèrent en disant : « Maître, maître ! Nous sommes perdus ! » Et lui, se réveillant, menaça le vent et les flots agités. Ils s’apaisèrent et le calme se fit.
 
 
 
25 Alors Jésus leur dit : « Où est votre foi ? » 
 
 
 
 
 
 

Remplis de crainte, ils furent saisis d’étonnement et se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour qu’il commande même aux vents et aux flots, et que ceux-ci lui obéissent ? »



DIMANCHE 1° FÉVRIER. Mt 5, 1_12aes, v

 

Que dire des béatitudes?  En choisir une, les choisir toutes, voir comment en Jésus elles se réalisent? Ou simplement, faire partie de la foule, le regarder cet homme qui vient de nulle part, bien le regarder. Penser à Moïse, penser à Tout Puissant qui s'adressait sur la montagne mais qui remplissait de peur, alors que celui-là il parle avec force et conviction, mais il est douceur, et surtout entendre ce bonheur qui est tellement différent de celui proposé dans le deutéronome au chapitre 30. Heureux, bien heureux qui écoutent la parole… qui la gardent dans leur cœur.


Deux béatitudes au présent : la première et la dernière. 

 

 

1 En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. 

2 Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :

 

 3 « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. 


4 Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. 

Pourquoi pleurent-ils? Pour moi, ce n'est pas la tristesse normale liée à la perte ou au manque, c'est autre chose, c'est Dieu qui n'est pas entendu, pas écouté, pas reconnu. 



5 Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. 



6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. 


7 Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.


 8 Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. 


9 Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. 


10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. 


11 Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. 12aRéjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

samedi 24 janvier 2026

SEMAINE DU 19 AU 25 JANVIER. ÉVANGILES


 

 

LUNDI 19 JANVIER. Mc 2, 18-21

 

Jn 3 29 Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite.

 

18 En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » 

 

Il me semble qu'il s'agit d'un jeune non prescrit par la Tora, qui a pour but d'implorer dieu pour que le Messie promis arrive. Ils n'ont donc pas compris, malgré ce que Jean a pu dire, que l'époux était là, et que jeûner n'avait pas sa raison d'être. Au moins là, la question est posée directement à Jésus, pas aux disciples, comme dans la maison de Matthieu.

 

19 Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. 

20 Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. 

 

Est-ce que les envoyés ont alors compris que cet homme qui a en tant que Fils de l'homme, le pouvoir non seulement de guérir mais de remettre les péchés, est certes le messie, mais pas le roi qui conduira à la victoire, mais celui qui donnera la vie en plénitude.

 

Et c'est peut-être cette plénitude qui ne peut -être appréhendée par les pharisiens. Et c'est le reproche qui suit. Ce que j'enseigne, parce que ce n'est pas juste de mots, mais que c'est plus que les mots, il faut du neuf. Faire craquer le tissu, cela fait un peu penser à Siméon et à la contradiction apportée qui fera bien craquer quelque chose.

 

21Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. 

22 Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves. »

 

 

Lecture du livre de Samuel. On passe de 10 à 15.

 

10Quel saut de la lecture du livre de Samuel. On était au chap 10. Saul recoit l'onction. Il est renvoyé chez lui, mais certains évènements d'accélèrent. Mais Saul ne dit rien à un oncle. Assemblée convoquée par Samuel. Manifestement Saul n'a pas envie du tout, mais il reçoit la royauté par "acclamations".

 

Chap11 Première guerre de Saül, victorieuse. Ammonites contre Galaad. Renouvellement de la Royauté à Gilgal.

Chap12. Discours de Samuel au peuple, avec mise en garde. Obeissez aux ordres du Seigneur, vous et votre toi, sinon, ça ira mal pour vous.

14 Puissiez-vous craindre le Seigneur, le servir, écouter sa voix, sans vous révolter contre les ordres du Seigneur et, vous-mêmes avec le roi qui règne sur vous, puissiez-vous suivre le Seigneur votre Dieu !

15 Mais si vous n’écoutez pas la voix du Seigneur, si vous vous révoltez contre les ordres du Seigneur, la main du Seigneur sera contre vous, comme elle fut contre vos pères.

 

Un signe, la pluie qui s'abat sur la récolte;

 

Chap 13. bataille contre les philistins. Jonathan attaque avec la fougue de la jeunesse, et du coup les philistins viennent livrer bataille. Très nombreux, d'où fuite des hébreux. Saül est à Gilgal et attend Samuel pour offrir les holocaustes avant le combat. Samuel destitue Saül, parce qu'il n'a pas attendu et pris en quelque sorte sa place. Description ensuite de la différence des forces, mais surtout de l'emprise des philistins qui sont les maîtres du fer. Une épée pur SaüL….

 

Chap 14.  on a l'impression là d'un autre récit, quelque chose de rapporté; L'histoire de Jonathan.

Première déroute des philistins (ça parait un peu magique). Il y a ensuite l'histoire du jeûne pas respecté par Jonathan (le miel).Jusqu'au verset 27, pas très compréhensible, sauf que Saül veut affirmer qu'il est le roi. Mais jonathan pas condamné;

 

15. la guerre contre Amalec (punition de Dieu);. Ensuite la question de l'anathème pas respecté. Dieu envoie Samuel vers Saul, et entend les bêlements. Et c'est la destitution.

 

 

MARDI 20 Janvier. Mc 2, 23-28

 

Permis/ défendu. Le fils de l'homme. 

 

23 Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. 

24 Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. » 

 

Toujours ce regard posé sur le permis défendu. Et si on fait cela, qu'est ce qui est censé de passer? Provoquer la colère de Dieu? Et le motif de cela, ils n'en tiennent pas compte; C'est quelque chose qui revient souvent dans les téléfilms, comprendre le pourquoi avant de condamner, et accepter la parole de l'autre.

 

25 Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? 

26 Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. » 

 

Le commentaire de RCF renvoie au livre de Samuel, et ce qui se passe est très différent de ce que Jésus affirme, (les compagnons) sauf que David a bien pris les pains. Et on peut penser que cela lui a permis peut-être de recruter les compagnons et de résiter à la haine de Saûl.

 

27 Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. 28Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. »

 

 

MERCREDI 21 JANVIER. Mc 3, 1-6

 

On continue avec la question du permis/défendu. Question aussi de l'endurcissement;

 

1 En ce temps-là, Jésus entra de nouveau dans la synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée. 

2 On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser. 

 

Qui est le "on" demande Guillaume? Les pharisiens, oui, mais pas que; 

 

3 Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. » 

 

Et le voilà au centre, lui qui se fait tout petit. Comme le petit enfant que Jésus mettra un jour au milieu de ses disciples. 

 

4 Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient. 

 

C'est la question du tous. Personne n'ose dire quoique ce soit, ce qui est étonnant. 

 

5 Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale. 

B.J regard navré de colère (il me semble). 

 

6 Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.

 

 

JEUDI 22 JANVIER. Mc 3, 7-12

 

 

7 En ce temps-là, Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée. 

8 De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait

 

 

On peut supposer puisque Jésus est en danger, qu'il va ailleurs, mais là ce serait à nouveau sur les rives du Lac, mais on ne sait pas où.  Sauf qu'il y a maintenant beaucoup de monde, beaucoup de curieux. Il y a ce verbe suivre, qui me parait important. Et il y a des gens de partout. En tous les cas, Hérode aurait de bonnes raisons d'être inquiet et les pharisiens aussi. Et que fait-il, il enseigne, il guérit.

9 Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas. 

10 Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher

11 Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! » 

12 Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

 

Pour la barque, on imagine très bien que cela annonce le discours en paraboles. 

 

Sur RCF, commentaire que la foule qui menace de l'étouffer et qui peut devenir dangereuse, dans sa ferveur; donc dangereuse pour lui. Il y a les guérisons, avec l'idée que toucher est suffisant (comme s'il était une sorte de statue vivante). Ici pas d'expulsion explicite, mais pour moi, il me semble qu'il y a guérison et expulsion; avec l'interdit, parce que c'est trop tôt; Encore que dire "tu es le fils de Dieu", signifie qu'il est le Messie, mais même pour ceux qui deviendront demain ses apôtres, c'est trop tôt. Oui il est le messie, mais pas comme la foule l'entend. En fait les démons, mettent déjà la zizanie. 

 

 

VENDREDI 23 JANVIER. Mc 3, 13-19

 

Le double mouvement, être avec lui et en même temps aller proclamer ailleurs la nouvelle.

 

 

13 En ce temps-là,  Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, 

14 et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle 

15 avec le pouvoir d’expulser les démons. 

 

16 Donc, il établit les Douze : Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –, 

17 Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques – il leur donna le nom de « Boanerguès », c’est-à-dire : « Fils du tonnerre » –, 

 

18 André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélote,

 19 et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.

 

 

SAMEDI 24 JANVIER. Mc 3, 20-21

 

https://giboulee.blogspot.com/2017/01/il-perdu-la-raison-mc-321.html

 

Je doute fort que ce soit le fait qu'on n'arrive pas à manger qui motive le village de Nazareth, mais le fait que Jean est arrêté et que si Jésus fait des vagues, il va être arrêté et ça risque de retomber sur eux. Dire que quelqu'un est fou, c'est un bon plan. Comme ça, on peut l'nfermer: Une autre forme de disqualification;

 

20 En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. 

21 Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »

 

Ne pas penser qu'à soi, accepter le chemin de l'autre, même s'il peut faire peur. Mais ce n'est pas toujours si simple. Mais le "il est fou", cela me fait tellement penser aux familles dysfonctionnelles. Et quand l'autre échappe ou veut échapper au "jeu", alors il devient dangereux et il est puni; il est fou..

 

 

 

DIMANCHE 25 JANVIER. Mt 4, 12-23. 

 

Les commentateurs se centrent soit sur le début, soit sur l'appel. L'appel de Jésus et la réponse de ces hommes qui sont en train de jeter leurs filets et qui laissent tout en plan pour suivre, c'est quelque chose d'extraordinaire. En soi, c'est un miracle. Par certains côtés l'évangile de Luc, rend cela plus crédible. Mais là, c'est sidérant. On lit des récits d"appel contemporains qui sont de cet ordre là. Peut-être que oui, cet appel nous le recevons, mais est – ce que nous y répondons? Un appel de base, et des appels tout au long des jours. Le suivre, lui faire totalement confiance. Peut-être que le cœur endurci, ce serait ces moments où la confiance n'est plus là, et où on cesse de le suivre, en se faisant son propre guide. 

 

Je pense qu'on a déjà eu ce texte dans le temps après Noël. Vraiment impression de connu. Différence aussi entre Jean et Jésus : la proclamation n'est pas la même.

 

Appel des quatre. Des hommes qui ont métier, certainement une famille. Et le "pêcheur d'hommes". Qu'ont-ils compris? Ce n'est pas être berger, le berger c'est lui, et ce sera quand même Pierre à la fin de l'évangile de Jean. Mais là, pêcheur d'homme. Et moi? 

 

 

12 Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée

13 Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. 

 

Il quitte donc la Judée, repasse peut-être par Nazareth, et là, comprend qu'il ne doit pas rester là, mais aller ailleurs, dans ce port, où il y a du monde, et un mélange. Le royaume de Samarie en fait.

 

14 C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : 

15 ‘Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! 

16 Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée.’ 

 

Intéressant commentaire de M-N Thabut sur l'annonce d'une naissance, d'un nouveau roi. Un roi qui changera la donne, qui sera vainqueur de l'ennemi. 

 

Or, justement, ces promesses de relèvement du royaume du Nord résonnent à ce niveau : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; sur les habitants du pays de l’ombre une lumière a resplendi », voilà deux phrases qui faisaient partie du rituel du sacre de chaque nouveau roi. Traditionnellement, l’avènement d’un nouveau roi est comparé à un lever de soleil, car on compte bien qu’il rétablira la grandeur de la dynastie. C’est donc d’une naissance royale qu’il est question. 

 

Et ce roi assurera à la fois la sécurité du royaume du Sud et la réunification des deux royaumes.

 

Et effectivement, un peu plus bas, Isaïe l’exprime en toutes lettres : « Un enfant nous est né, un fils nous a été donné… » Ces phrases, elles aussi, sont des formules habituelles des couronnements. Ici, il s’agit du petit dauphin Ezéchias qui a sept ans. Il est ce fameux Emmanuel promis huit ans plus tôt par le prophète Isaïe au roi Achaz. Vous vous souvenez de cette promesse : « Voici que la jeune femme* est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel » (Is 7,14). Ce petit Ezéchias, dès l’âge de sept ans, a été associé au règne de son père.

 

Avec lui, l’espoir peut renaître : « Il sera le prince de la paix » affirme Isaïe. Car, il en est certain, Dieu soutient son peuple dans sa volonté de liberté, il ne le laissera pas indéfiniment sous la tutelle des grandes puissances.

 

Pourquoi cette assurance qui défie toutes les évidences de la réalité ? Simplement parce que Dieu ne peut pas se renier lui-même, comme dira plus tard Saint Paul : Dieu veut libérer son peuple contre toutes les servitudes de toute sorte. Cela, c’est la certitude de la foi.

 

Cette certitude s’appuie sur la mémoire : Moïse y avait insisté souvent : « Garde-toi d’oublier ce que le SEI­GNEUR a fait pour toi » : parce que si nous perdons cette mémoire-là, nous sommes perdus ; rappelez-vous encore le même Isaïe disant au roi Achaz : « Si vous ne croyez pas, vous ne pourrez pas tenir » (Is 7,9) ; à chaque époque d’épreuve, de ténèbres, la certitude du prophète que Dieu ne manquera pas à ses promesses lui dicte une prophétie de victoire.

 

17 À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » 

 

Là, on a l'impression juste d'un prédicateur itinérant, qui prendrait le relai de Jean. Un des ses disciples. Mais là, Matthieu montre d'emblée la différence entre lui et un disciple de Jean. Il appelle, ce que Jean semble t il n'a pas fait et surtout il se déplace. Il y a l'annonce de la Présence de Dieu, qui se fait tout proche, donc très différent du Dieu de Jean.

 

18 Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. 

19 Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » 

20 Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.  

 

Quand on y pense, c'est une scène sidérante. Comment deux hommes, ancrés dans une vie, dans un métier, qui sont en train de l'exercer, (en fait ce sera pareil avec l'appel de Lévi), laissent tout en plan (enfin, ça j'ai du mal à l'accepter, surtout des filets). Et voilà on passe de Un à trois.

 

21 De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela.

22 Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. 

 

Pauvre papa Zébédée ( et en plus sa femme va aussi le laisser, si on prend la demande qu'elle fait pour ses fils); Il ne lui reste plus  que sa barque et ses filets pour pleurer, et trouver d'autres associés. En fait, là aussi, cela fait penser à autre chose, l'appel de François d'Assise, qui laisse on père se débrouiller avec son commerce de tissus. Il y a quelque chose qui devient d'un coup "le plus important". Que se passe-t-il pour ceux-là? 

 

 

23 Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

 

En fait, Marc ne parle que de Jésus. Les quatre écoutent, proclament peut-être aussi la bonne nouvelle, mais c'est lui qui guérit .