dimanche 18 janvier 2026

SEMAINE DU 12 AU 18 JANVIER. ÉVANGILES


 

 

LUNDI 12 JANVIER. Mc 1, 14-20

 

Mc 1,  4 Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.

 

 

14 Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; 

15 il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » 

 

Ceci peut laisser supposer que Jésus est resté en Judée un certain temps. Il a reçu le baptême dit de conversion pour le pardon des péchés (épouser la condition humaine), il a été poussé dans le désert (très bref chez Marc, avec les bêtes qui le serve).

Ce qui me frappe à la lecture c'est que le discours de Jean est centré sur Jésus, Jean est bien l'annonceur. Et Jésus prend les choses en mains. Il annonce que les temps nouveaux sont là, que le temps de Dieu est là, que son règne est tout proche. Qu'il ne s'agit plus de recevoir un baptême, mais de changer et surtout de croire à cette bonne nouvelle, Dieu est là, il est présent dans son peuple. 

 

 

16 Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. 

17 Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » 

18 Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. 

 

 

Les deux "aussitôt" sont différents; tout d'abord Jésus, passe et voit et quelque chose lui dit que ces ceux-là, ils sont pour lui. Il donne une sorte d'ordre, et une promesse. Cette promesse, l'ont-ils comprise à ce moment-là? Être pécheurs d'hommes?  Et Jésus passe d'un à trois, ce qui sur plan symbolique n'est pas rien. 

 

Mais d'un point de vue compréhension, l'évangile de Luc (ils lavaient leurs filets) me parait plus simple. J'imagine mal Jésus criant à des hommes qui sont éloignés et viennent de jeter leurs filets qu'il leur demande de le suivre. Et laisser les filets en plan, ça me parait difficile pour des pêcheurs.

 

19 Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. 

20 Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.

 

 

Puis c'est un peu comme si quelque chose en Jésus, lui faisait comprendre que ces deux -là c'est bien, mais que ce n'est pas assez pour la mission. Il continue à marcher avec les deux (ou pas), mais il ne reste pas statique. Jésus est un marcheur. Pourquoi cette attirance pour des pêcheurs? Patience, stratégie, ravauder les filets, ça c'est important, soin et réparation. Et c'est un deuxième appel, et les voilà 5, comme une main.

 

Le chiffre 3,

 il se passe pas mal de choses le 3° jour dans la bible. Exprime une totalité, en rapport avec les trois dimensions du temps : passé, présent, futur. Dans la Bible, dire trois équivaut à dire "la totalité" ou "toujours". Ainsi, les trois fils de Noé représentent la totalité de ses descendants. Les trois reniements de Pierre symbolisent toutes les fois où Pierre a été infidèle à son Maître. Les trois tentations que Jésus subit de la part du diable, représentent l’ensemble des tentations auxquelles il dut faire face au cours de son existence terrestre. Et quand l'Ancien Testament appelle Dieu le trois fois saint, c'est pour signifier qu'il possède la plénitude de la sainteté.

 

J'aime bien : J’ai besoin de vous pour sortir les femmes et les hommes des filets qui les emprisonnent. Mais seul je n’y arriverai jamais. Ensemble, nous pourrions peut-être y parvenir ».

Jésus vient à notre rencontre et s’offre ici librement pour donner sens à notre existence, dans l’ordinaire des gestes simples, en nous désignant une tâche : celle de devenir humain en prenant conscience d’autrui. Il ne nous demande pas de tout abandonner, pour nous réfugier dans une secte ou autre, mais nous interpelle sur les rives de notre quotidien. Il nous appelle à hisser les voiles de l’espérance pour accomplir un monde meilleur.

Le chiffre 5

Signifie "quelques-uns", une quantité indéterminée. Ainsi, Jésus, lors de la multiplication des pains, prend cinq pains ; sur le marché, cinq moineaux se vendent deux sous ; Élisabeth, la mère de Jean-Baptiste, après avoir conçu, se tient cachée dans sa maison durant cinq mois. Plusieurs fois, dans ses paraboles, Jésus emploie le chiffre 5 en lui donnant ce sens indéterminé : les cinq vierges sages et les cinq vierges imprévoyantes, les cinq talents, les cinq paires de bœufs achetés par des invités au banquet…

 

MARDI 13 JANVIER. Mc 1, 21-28

 

Il enseigne, il expulse sans rituel. Il interroge. Qui est-il , celui- là ? 

 

 

21 Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.

22 On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. 

 

Ils sont maintenant le groupe des cinq. Ils ont laissé leurs filets, ils ont laissé leur barque, et peut-être vont-ils chez l'un d'entre eux, peut-être Simon. Arrive le jour du Shabbat et là, Jésus y va, ce qui est normal, et il enseigne. La manière dont il enseigne semble différente. Il se différencie des scribes. 

23 Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier 

24 « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » 

25 Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »

 

Là, il se passe quelque chose; Pour comprendre ce que dit l'homme qui se met à crier (qu'est ce qui crie en lui à ce moment-là? ) il faut bien parler de possession. Ça ne se fait pas. Donc il est possédé. Un homme dans son bon sens ne dirait pas ça; ce qui est étonnant c'est que cette partie de l'homme, celle qui crie, se pose en victime. Alors que ce sont bien ces forces là, qui perdront Jésus? Et une affirmation, mais est-ce qu'elle n'est pas déjà dans le cœur de certains? Tu es le saint de Dieu. Qu'est ce qu'on peut entendre par cette affirmation qui est donc un qualificatif de Jésus?  Tu es celui qui a été mis à part par Dieu? 

 

L'important c'est que Jésus ne discute pas. C'est un ordre et c'est important. En fait, deux ordres. Se taire pour que la parole puisse advenir du cri et sortir,. Ce n'est pas si facile parfois de se taire quand ça tourne dans la tête, quand ça ressasse. Alors important de chasser cela, de le mettre dehors.

 

26 L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. 

 

Pauvre homme, qui se met à convulser; est ce qu'on peut entendre qu'il est (le mauvais esprit) comme enragé qu'on lui donne un ordre auquel il ne peut résister. Lui qui se prend pour le plus fort, il doit obéir et il crie de rage. Et voilà la partie malade, abîmée qui est dehors et l'homme est restauré.

 

27 Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » 

 

28 Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.t 

 

Et revoilà, le mot de stupeur qui revient, stupeur qui peut tourner vers Dieu. Ez 20, 26 je les ai rendus impurs par leurs dons, quand ils faisaient passer par le feu tous les premiers-nés. C’était pour les frapper de stupeur, afin qu’ils sachent que Je suis le Seigneur.

 

 

MERCREDI 14 JANVIER. Mc 1, 29-39.  Tout le monde te cherche.

 

Il faut dire qu'avoir quelqu'un comme ça, dans sa ville, c'est une sacrée chance et qu'on ne doit pas avoir envie de le partager. Mais là encore Jésus se montre comme différent. Il n'est pas le prophète qui réside dans lieu fixe. 

 

Lui qui fait sortir les démons et les maladies, il sort aussi, il est bien le dieu qui chemine, le dieu de l'abondance, le dieu de la gratuité.

 

29 En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. 

30 Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre.

 Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. 

31 Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.

 

On est dans la continuité du shabbat. Jésus fait quand même un miracle, mais peut-être est plus un exorcisme, la fièvre la quitta, comme l'esprit impur a quitté l'homme de la synagogue. Rôle de la femme, se lever (revenir à la vie) et servir. 

 

 32 Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. 

33 La ville entière se pressait à la porte.* 

34 Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. 

 

Fin du Shabbat, donc, on peut marcher comme on veut et c'est l'affluence. Jésus guérit beaucoup (est-ce que cela voudrait dire qu'il ne guérit pas tous?). Cela je n'y ai jamais pensé. Il y a le silence imposé aux mauvais esprits. Eux ils sont dans un ailleurs où ils savent. Les hommes auront, à découvrir petit à petit qui se cache derrière ce guérisseur, derrière cet enseignant. 

 

35 Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. 

 

Et là, le besoin de solitude, peut-être de se laver aussi de toute cette impureté. Un lieu où on attend que le soleil se lève, que la nuit s'achève. Un lieu de silence, après cette overdose de bruit. 

 

 

36 Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. 

37 Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » 

 

Pour la première fois, je fais un lien avec Jésus perdu et retrouvé dans l'évangile de Luc; là, ce n'est plus : 48 En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »

49 Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »

 

 

38 Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » 

39 Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

 

Manifestement, si on lit juste cela, c'est un peu une feuille de route. Rester à Capharnaüm ou partir. Et c'est bien partir, enseigner et guérir, sillonner toute la Galilée. Ce qui est frappant aussi c'est que ce chapitre commence par une expulsion et se termine par des expulsions, ce qui signe le combat contre le mal. Ce qui se passe ensuite avec le lépreux, peut montrer que la bonté de Jésus peut le perdre, puisqu'il ne peut plus entrer dans les villes. 

* On aura un peu la même chose pour la guérison du paralytique, mais on ne pourra plus entrer. Là, ça circule encore.

 

 

JEUDI 15 JANVIER. Mc 1, 40-45 "si tu le veux"

 

40 En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » 

41 Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » 42À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié.

 

Finalement c'est étonnant cette demande. La lèpre se voit. Si guérison il y a, il ne semble pas qu'elle vienne de qui que ce soit. Elle part comme elle était venue, et on ne peut que constater ce fait. Lui le lépreux, il a compris quelque chose; que de cette chose qui l'abîme et qui fait de lui un sous-homme, (un pestiféré on dirait), cet homme-là qui guérit des maladies, peut aussi le guérir lui. Il y a un lien entre guérison et purification. Marc parle des esprits impurs, alors peut-être que ce que l'homme demande, cela va au-delà de la guérison, c'est la purification. On doit avoir ce même terme dans la guérison de Naaman le syrien, dont la peau redevient pure.  

 

 43 Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt

 

C'est là, où il me semble que les termes varient, mais c'est un renvoi plus que rude, comme si l'homme lui avait extorqué quelque chose. J'ai toujours été étonnée par cette relation qui se brise. En fait il lui donne comme une mission. Dire que c'est la vue du péché qui rend Jésus comme cela (évangiles cyriaques), ça me semble étonnant. 

 

44 en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. » 

 

Cela me fait un peu penser à la parabole de l'homme qui est délivré d'un démon. Celui-ci revient avec sept plus méchants que lui et l'état de cet homme devient pire. Là c'est presque dépêche-toi de te montrer et de donner ce qu'il faut. A moi, tu ne dois rien, mais tu pourras me rendre témoignage à moi, en faisant cela, vite. 

 

En même temps, le  "attention" me fait penser à ( l'état de cet homme devint pire qu'avant). Comme s'il y a pour cet homme-là un danger. Si la lèpre est liée à la calomnie, il semble bien qu'il ne soit pas sorti de l'auberge. 

 

45 Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.i;

 

Est-ce que c'est le fait que Jésus ait guéri ce lépreux en le touchant (c'est ce qu'on dit en général) ou parce que sa renommée est telle, (là on ne lui reproche pas de manger avec et chez les pécheurs). Maintenant, ce sont des déplacements vers lui. Mais ensuite on a le retour à C et la guérison du paralytique qui va mettre autrement le feu aux poudres. 

 

VENDREDI 15 JANVIER. Mc 2, 1-12

 

2012. https://giboulee.blogspot.com/search?q=le+paralytique+de+Capharnaüm

2022 https://giboulee.blogspot.com/2022/01/marc-2-1-12la-guerison-du-paralytique.html

https://giboulee.blogspot.com/2009/04/porter-sa-croix.html

 

 

Stupeur revient 4 fois dans le début de l'évangile de Marc.

 

-Peut-être qu'on peut faire un parallèle entre les porteurs et les scribes assis, qui n'ont pas bougé pour faire de la place. Ils sont comme on dit assis sur leurs convictions. Du coup ils sont incapables de regarder. Ils sont là pour surveiller cet homme qui est quand même dangereux et qui n'a pas fait de formation, et qui plus est, vient de Nazareth. Les autres agissent, ils portent, ils prennent des risques.

 

-Je me disais aussi que ce groupe là, 4+1, fait // à un autre groupe Jésus+4 disciples. L'appel de Matthieu vient juste après, ce n'est peut-être pas un hasard.

 

Autre chose, l'enseignement se passe dans une maison. On quitte donc complétement le temple, la synagogue pour passer à la maison, à la famille. Église de maison comme on dit parfois, mais c'est important de savoir que ça peut se passer au domicile.

 

 

1 Quelques jours après la guérison d’un lépreux, plus tard, Jésus revint à Capharnaüm, et l’on apprit qu’il était à la maison.

 2 Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. 

 

Ce qui est aussi intéressant, c'est que ça se passe dans une maison, et que dès que Jésus est là, tout le monde rapplique. Que dit-il, ça on aimerait tellement le savoir. 

Mais il y a comme un blocage, il n'y a plus de place; on ne peut plus entrer ou sortir. Étouffement? 

 

3 Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. 

Ce qui laisse à supposer qu'il y a une petite troupe, le paralysé et les quatre et les autres et les voilà tous à l'extérieur. Ils n'ont pas fait tout ce chemin pour rien. Il faut trouver une solution.

4 Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. 

 

Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » 

 

La foi de qui? l'éternel truc sur la foi des porteurs, mais pas que. Et cette douceur de Jésus, mon enfant, (qui dit cela à un autre, de nos jours). 

 

Il me semble que Jésus dira "ma fille" à la femme qui perd du sang; il y a de la tendresse. Or là, que veut dire cette phrase, tes péchés te sont pardonnés? C'est une forme passive, mais c'est aussi, tu es paralysé (voir ce que dissent les notes de la version syriaque de cela, je crois qu'il y a mou.. ). Or il y a bien un psaume qui dit, mes fautes me font perdre mes forces. Donc si tu es délivré de tes péchés, ta force reviendra et tu peux te mettre debout.

 

Une référence jb 30, 11,  Ps (perdre cœur).

 

6 Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : 

7 « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »

 

De plus, c'est passer à une relation autre avec Dieu. Il y a bien le Kippour, une fois par an. Mais là, cela se passe dans un aujourd'hui, dans un tout de suite.

 

 8 Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ?

 

Jésus nous est ici montré avec une faculté terrible, percevoir ce qui se passe dans la tête des autres. Et ce qui se passe là, c'est une atteinte, une souffrance pour lui. Ça aurait pu le paralyser.

 

 9 Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ? 

 

10 Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s’adressa au paralysé – 

11 je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » 

 

12 Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. 

 

Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »

 

SAMEDI 17 JANVIER. Mc 2, 13-17. Ils viennent prendre place avec J2sus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre.

 

 

13 En ce temps-là, Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait. 

14 En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. 

 

Je ne sais plus qui, faisait remarquer que Jésus, sort beaucoup. Là il est dehors, au bord du lac. Et bien sûr, d'abord la foule et l'enseignement, un peu indistinct. Il sème à tout vent. 

 

Et un non prévu, l'appel de Lévi, fils d'alphée. Et le verbe se "lever", qui est aussi fréquent dans ces premiers chapitres. Mais oser appeler un publicain comme disciple, c'est quand même un peu gonflé. Mais c'est beau, et ça ouvre sur l'infini. Il nous prend tel que nous sommes, même si pour les autres, nous avons mauvaise réputation (chanson de Brassens). 

 

15 Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre. 

 

C'est peut-être un peu non différencié, ces disciples. Mais ils sont là. Est-ce qu'ils quittent tout? Ils trouvent quelque chose en Lui, ils sont aimantés pas Lui, et ils le suivent. Sûr que les pharisiens vont voir ça d'un mauvais œil. 

i

 

16 Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! 

 

D'emblée une disqualification. Regardez ce prétendu Rabbi, qui mange avec l'importe qui, ce que nous ne ferions jamais.

 

17 Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

 

Et c'est la deuxième joute. Vainqueur Jésus, enfin pas si sûr. 

 

DIMANCHE 18 JANVIER. Jn 1, 29-34

 

 

29 En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; 

30 c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. 

31 Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » 

 

32 Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. 

33Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” 

 

34 Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. » 

samedi 10 janvier 2026

SEMAINE DU 5 AU 11 JANVIER. ÉVANGILES

 

LUNDI 5 JANVIER

 

Un grand marcheur. Différence avec Jean qui est statique. Jésus va vers. 

Curieux ce temps après l'épiphanie. Enfin c'est encore temps de Noël, il me semble. 

 

Intéressant le cheminement. Quitter la Judée, (devenue dangereuse), se retirer dans son pays d'origine, mais ne pas rester chez lui, affronter l'inconnu, s'établir dans un lieu de ténèbres pour devenir lumière. Nous ne sommes pas lumière, mais la lumière nous l'avons en nous (et peut-être que cela fait écho avec la lecture de l'épitre de Jean). Et c'est à nous de transmettre.

 

Cela se passe après le baptême, les tentations et donc cette annonce de l'arrestation de Jean, qui se comporte en prophète vis-à-vis des puissants. 

 

12 Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. 

Jésus quitte donc la Judée, et peut-être des disciples de Jean, et se retire en Galilée, comme jadis son père s'est retiré en Egypte quand l'autre Hérode voulait le tuer. 

 

13 Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. 

14 C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : 

15 ‘Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! 

16 Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée.’ 

 

Effectivement, il aurait pu reprendre sa place chez lui, mais il quitte (et cela c'est un choix qui engage), il quitte sa famille, ses habitudes et va donc s'établir dans une ville portuaire, avec cette référence à un lieu de mélange, un lieu qui est dans les ténèbres et que Jésus va illuminer par sa présence.

 

17 À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » 

 

C'est un peu différent du message de Jean, mais c'est positiif, il y a une bonne nouvelle, le royaume des cieux (de Dieu) est tout proche.

 

Pas de baptêmes, pas de reproches, mais des guérisons, des enseignements et un prophète qui se met en marche et qui reste près et dans son peuple. 

 

23 Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. 

24 Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés. Et il les guérit. 

25 De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et de l’autre côté du Jourdain.

 

Et le voilà connu comme le loup blanc. Suivre est différent de venir à .

 

 

MARDI 6 JANVIER. Mc 6, 34-44 multiplication des pains. Dieu se manifeste à son peuple.

 

Epiphanie : La visite des mages est racontée dans l'évangile de Matthieu. Bien que la Bible ne parle que de « savants venus d'Orient », ils sont traditionnellement 3, rois et nommés : Gaspard (Caspar), Melchior et Balthazar, noms dont les initiales reprennent celles de la bénédiction : « Christus Mansionem Benedicat », « que le Christ bénisse la demeure ». Le jour de la fête de l'Épiphanie, certains chrétiens tracent sur le fronton de leurs portes une inscription avec ces initiales et les chiffres de la nouvelle année : "20 † C † M † B † 26". Cet acte rappelle les Israélites qui ont marqué leurs portes afin d'être sauvés de la 10e plaie d'Égypte. Aujourd'hui, les chrétiens accomplissent aussi cet acte parce qu'il représente l'hospitalité de la Sainte Famille. Cela sert de bénédiction à la maison, ses habitants et ses visiteurs.

 

A la question des disciples Jésus répond "Mais donnez-leur vous-même à manger" et au final ce qu'il leur dit c'est de donner ce qui est là (là on -n'est pas sur que ce soit leurs pains ou leurs poissons), mais j'entends là : "donnez-leur ce qui vous avez" et le peu que vous avez, parce qu'il est donné, sera suffisant; Ce n'est pas l'argent, mais c'est prenez ce qui est à vous, ce qui est en vous. Ne proposez pas des livres, quand on vous pose des. Questions sur la foi, dites et donnez ce qui est au fond de vous, et c'est de cela dont l'autre a besoin, le vrai pain, la vraie nourriture. 

 

34 En ce temps-là, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. 

 

Il y a cette première faim si je puis dire, et celle)là c'est Jésus qui la comble. Le berger qui sait voir. Et pourtant, ils sont venus surtout pour les guérisons. Mais ils reçoivent plus.

 

35 Déjà l’heure était avancée ; s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive

36 Renvoie-les : qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. » 

 

Le bon sens. Avec cette redondance : l'heure est avance, il se fait tard (cela évoque mais chez Luc, les disciples d'Emmaüs : il se fait tard, reste avec nous, partage notre repas, notre maison). 

 

37 Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains et leur donner à manger ? » 

 

La réponse telle qu'est rapportée là, suggère que les disciples ne sont pas ravis. Ce n'est pas ça qu'ils voulaient. Juste être un peu tranquilles. Mais ça ne marche pas, et manifestement le fait qu'ils n'ont pas d'argent n'est pas un argument pour Jésus;

 

38 Jésus leur demande : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » S’étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. » 

 

C'est là, où je ne sais pas si ces pains et ces poissons ce sont les leurs (je crois que chez Luc ce sont les leurs), mais peu importe. On prend ce qui est là. 

 

39 Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l’herbe verte.

 40 Ils se disposèrent par carrés de cent et de cinquante.

 

Puis c'est un ordre, pas question de les renvoyer. On va faire quelque chose pour eux.

 

 41 Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous. 

 

Et c'est avec ce pain donné, ces poissons donnés, que quelque chose se passe, quelque chose qui dépasse tout. Le peu devient nourriture pour tous et ce sont bien les disciples qui donnent à manger. Lui multiplie, eux donnent et partagent. Avec le peu de son corps, il va donner cette autre nourriture pour l'humanité.

 

42 Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés.

 

Rappel du psaume 21, ce qui n'est pas n'importe quel psaume.

 

 43 Et l’on ramassa les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers, ainsi que les restes des poissons. 

44 Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes

 

 

 

MERCREDI 7 JANVIER. Mc 6, 45-52 . Maitre de la matière, maitre des éléments/.

 

Ils n'avaient rien compris car leur cœur était endurci, ce qui fait penser à la finale d el'évangile de Marc, du moins la première. Le fils de l'homme trouvera t il la foi sur la terre?

 

 

45 Aussitôt après avoir nourri les cinq mille hommes, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précédersur l’autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule. 

46 Quand il les eut congédiés, il s’en alla sur la montagne pour prier.

 

Il se décide enfin à faire ce que les disciples lui avainet demandé; renvoyer les foules, mais pas comme les disciples l'avaient souhaité.

 

 47 Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre. 

 

C'est peut-être plus que le soir, c'est vraiment la nuit noire. Ça ne doit pas être très drôle de naviguer en pleine nuit, encore que pour des pêcheurs c'est en principe assez normal. 

 

On nous a dit que les disciples disent à Jésus dans la péricope précédente, que l'heure était déjà avancée. Là on peut penser qu'on est en pleine nuit. En tous les cas, Jésus ne se présente pas comme un maître facile. Ils ont dû attendre que out le monde ait mange, que l'on ait ramassé les restes pour s'entendre dire de partir et que lui restait seul. Il parle juste de congédier. 

 

48 Voyant qu’ils peinaient à ramer, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser

 

Il prie, mais il reste présent quand même et ça c'est rassurant. Et il va faire quelque chose d'assez inimaginable. Partir, marcher sur l'eau, et leur flanquer une trouille de tous les diables. Ils ne le reconnaissent pas, comme ils ne le reconnaissent pas après la résurrection; C'est la voix qui permet de s'accrocher à quelque chose.

 

Il voulait les dépasser ou il allait les dépasser. C'est curieux. 

 

Un commentaire  Les dépasser

Il vient vers eux et pour eux, marchant sur les eaux, non comme un magicien heureux d’impressionner par son tour de passe-passe, mais comme Celui qui apporte un véritable secours. Et s’il tient à les dépasser c’est justement pour mieux les guider, comme hier la Gloire du Seigneur guidait et sauvait les Hébreux de l’armée de Pharaon : Le Seigneur marchait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour leur indiquer la route, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils puissent marcher de jour et de nuit(Ex 13,21). La venue de Jésus vers ses disciples pour les devancer suggère le retour de cette Gloire de Dieu qui se manifeste ici. Et Dieu dit : « Je ferai passer devant toi toute ma beauté et je prononcerai devant toi le nom du Seigneur. Je fais grâce à qui je fais grâce et j’ai pitié de qui j’ai pitié. » (Ex 33,19)

Chaque pas de Jésus sur la mer ouvre une page de l’Écriture qui atteste Dieu comme maître des eaux, maître de la Création et comme unique sauveur. Chaque pas de Jésus ouvre un passage salutaire pour ses disciples. Sur la mer fut ton chemin, ton sentier sur les eaux innombrables. Et tes traces, nul ne les connut. Tu guidas comme un troupeau ton peuple par la main de Moïse et d’Aaron (Ps 76/77,20-21)2. En Jésus se révèle déjà le Messie royal attendu de Dieu : J’ai trouvé David mon serviteur, je l’ai oint de mon huile sainte […] j’établirai sa main sur la mer […] Il m’appellera : Toi, mon père, mon Dieu […]. À jamais je lui garde mon amour, mon alliance est pour lui véridique (Ps 88/89,21-29). Mais qui pour le reconnaître ?

 

 

Si la péricope précédente est dans un cadre baptismal une annonce du don de celui qui devient nourriture, la suivante montre bien la difficulté de croire à la résurrection. Et pourtant, le geste de Jésus est beau, mais pas compris, d'ailleurs c'est ce qui dit Marc, et ça c'est important.

 

49 En le voyant marcher sur la mer, les disciples pensèrent que c’était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris. 

50 Tous, en effet, l’avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus parla avec eux et leur dit : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! » 

 

51 Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes ils étaient au comble de la stupeur, 

52 car ils n’avaient rien compris au sujet des pains : leur cœur était endurci.

 

 

Si on reprend la fin de chapitre 6 de l'évangile de Marc, on peut se souvenir que Jésus pour la première fois a envoyé ses apôtres en mission

 

JEUDI 8 JANVIER. Lc 4, 14-22

 

 

Je comprends mal les textes proposés par la liturgie en ce temps Noël/ post Epiphanie; Mais d'une certaine manière, Jésus se présente ici (enfin c'est le début du texte) comme celui qui est plein de la puissance de l'Esprit, il en est revêtu. Maintenant, il faut apprendre à le voir. 

 

14 En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. 

15 Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. 

 

Chez Luc, il n'est question que d'enseignement, pas de guérisons. Et pourtant, la suite du texte, semble indiquer qu'il y a des déja eu des faits étonnants.

 

16 Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se levapour faire la lecture. 

 

Si c'est la lecture des prophètes, c'est que la lecture de la Tora a déjà été faite, et c'est dommage qu'on ne la connaisse pas.

 

17 On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : 

18‘L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, 19annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.’

 

20 Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. 

 

(Lc 19,  en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait.)

 

Et si on était comme ça, lors des homélies? 

 

21 Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » 

22a Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche.

 

S'étonner des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Des perles comme dans les histoires pour enfants; Chez d'autres, ce sont des crapauds et c'est bien ce qui va se passer ensuite. Le bien est étouffé par le mal.

 

 

VENDREDI 9 JANVIER. Lc 5, 12_16

 

Un verset que j'aurai dû garder en moi en ce jour. 

 

1 Jn 5 11Et ce témoignage, le voici : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. 12Celui qui a le Fils possède la vie ;

 

 

 

12 Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; voyant Jésus, il tomba face contre terre et le supplia : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » 

13 Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta. 

 

J'aime beaucoup la lèpre qui le quitte comme la fièvre avait quitté la belle-mère de Pierre et les disciples qui quittent leur barque.

 

Si la lèpre est représentation du péché, alors la guérison va bien au-delà de la simple purification.

 

14 Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ce sera pour tous un témoignage. » 

 

Lui redonner son statut d'être humain, appartenant à une communauté. 

 

15 De plus en plus, on parlait de Jésus. De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. 1

 

16 Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.

 

 

SAMEDI 10 JANVIER.  Jn 3, 22-30

 

29 Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. 

 

14.28 Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.

 

15.11 Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.

 

16.20 Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.

 

16.22 Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera.

 

16.24 Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera parfaite.

 

17.13 Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés.

 

 

 

22 En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait.

 

23 Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. 

24 En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison. 

 

Quel est alors le baptême donné par Jésus? Il n'est pas un disciple. Baptême qui purifie autrement? 

 

On peut imaginer que cela peut-être source de conflit, même si on dira dans ce même evangile que ce n'est pas Jésus qui baptise, mais ses disciples. 

Ce qui est évident et c'est très beau, c'est que Jean, il n'y a pas de rivalité, pas de conflit. Il a été appelé, il a agi comme cela  lui avait été demandé. Jésus lui a été révélé comme étant celui qui était attendu, mais dire que Jésus est l'époux, c'est bien reconnaître sa divinité. Celui qui est l'époux, qui vient chercher son peuple, c'est Dieu.

 

25 Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification. 

26 Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! » 

 

27 Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. 28 Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. 

29 Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite

 

30 Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue.

Si j'ose faire du très très mauvais esprit, il valait beaucoup mieux pour le ministère de Jésus que Jean disparaisse, et pour diminuer, il a été exaucé puisqu'il a perdu sa tête. Peut-on oser dire que compte tenu de la race humaine et de son dysfonctionnement, Dieu s'est servi d'Hérode , comme il s'est servi de Cyrus, pour que le salut puisse se réaliser? 

 

 

 

DIMANCHE 11 JANVIER.  MT 3, 13 – 17 Alors parait Jésus. Si tu paraissais. Si tu déchirais les cieux. Et là les cieux se déchirent. 

 

 

Le chapitre 3 commence par "Alors parait Jean." Et les derniers versets sont 11 Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.

12 Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »

 

Le messie qu'annonce Jean est celui qui juge, qui nettoie, qui fait le ménage. Or Jésus sera bien différent de cela. Et c'est ce qui se passe dans cette rencontre. Jean voudrait que Jésus se déclare, mais Jésus n'en fait rien. Il se fait un parmi d'autre, lui en qui se récapitule toute l'humanité. En lui, ce sont les hommes qui laissent leur péché dans le jourdain, parce que le jourdain est comme purifié par lui.

 

Le verbe paraitre est un verbe d'attente. A si tu paraissais dit-on au très haut, soit dans les psaumes, soit dans le livre d'Isaïe. 

 

13 Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui. 

14 Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » 

15 Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire. 

 

16 Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. 

17 Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »

 

Peut-être que le verbe remonter, indique déjà la Kénose. Il descend au fond de l'eai, dans ce qui est aussi le royaume du mal et il en remonte vainqueur. Les tentations ne feront de mettre des mots que ce qui a pu se passer là.

 

 

Le baptême de Jésus.

:

Matthieu 3, 16-17

Marc 1, 14

Luc 3,22

Jean 1, 22

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13 Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui.

14 Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! »

15 Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laissa faire

 

 

 

16 Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent; il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.

 

17 Et des cieux, une voix disait: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 09 En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y eut une voix venant des cieux :
« Tu es mon Fils bien-aimé ;

en toi, je trouve ma joie.»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21 Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi,Jésus priait, le ciel s’ouvrit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22 L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus,

 

 

 

 

 

et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

 

 

29 Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui, Jean déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ;

30 c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était.

31 Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

32  Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. »

 

 

 

 

Site des dominicains. La justice de Dieu. 

 

Cependant, la Bible fait de la justice quelque chose de plus vaste encore, et de plus essentiel : c'est l’ajustement de l’être humain à la volonté de Dieu, une volonté qui veut notre bien, notre salut. 

 

En musique, on dit que quelqu’un chante juste ou faux, ou que cela sonne juste ou faux. Être juste, c’est s’ajuster, se mettre au diapason du plan de Dieu. Être en harmonie, en parfait accord avec sa volonté. Marcher à la suite de Jésus, devenir son disciple par le baptême d’eau et d’Esprit, c’est accepter de se laisser accorder par lui, pour sonner juste, en même temps que lui et nos frères et sœurs. Et nous n’avons pas de trop de toute une vie pour apprendre à sonner juste comme Dieu est juste.

 

 

Quand on apprend le violon ou le violoncelle, on doit s’exercer à jouer des unissons. C’est-à-dire à produire la même note à partir de deux cordes différentes. Un professeur de violon disait à ses élèves : « Lorsque vous vous sentez seul(e), jouez des unissons… Vous serez bien vite deux ! » Car il est difficile de faire sonner ensemble deux cordes avec des doigtés différents, de façon à produire le même son sur l’une et sur l’autre. 

 

Il en va de même dans notre vie spirituelle. Dieu est le maître de nos vies : c’est lui qui nous donne le la de la vie, le la de la sainteté. Mais à nous, baptisés, d’apprendre à sonner juste par rapport à ce la que Dieu nous donne. À nous de nous ajuster à lui.