dimanche 20 septembre 2026

SEMAINE DU 14 AU 20 SEPTEMBRE. ÉVANGILES

  


LUNDI 14 SEPTEMBRE. Ste Croix. Jn 3, 13_17

 

Pas juger, pas condamner, sauver. 

Quand je serai élevé de terre, j'attirerai tout à moi. Au sol dans les synoptiques, les foules s'amassent autour de Jésus, jusqu'à l'enserrer, l'étouffer. La force qui sort de Lui; là c'est autre chose. J'y ai toujours vu la force d'un aimant, qui attirer la limaille qui ne peut pas résister. Mais du coup, ça pose la question de la liberté.

 

Et pourtant un certain Elie est bien monté au ciel, mais emporté par un char. Et il n'était pas descendu du ciel lui. 

 

Est-ce un moyen d'affirmer d'emblée (encore plus, si on se base sur le prologue) la divinité de Jésus. Le Fils de l'homme; 

 

13 En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme

 

 

14 De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, 

15 afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. 

 

Quelque chose d'inéluctable, un peu ma condition nécessaire, indispensable. Le seul moyen de permettre aux humains d'accéder à la vie éternelle, c'est que le fils de l'homme comme le serpent de bronze soit cloué sur un mat, pour être élevé. Pour que les hommes puissent le regarder, et croire ce cette loque parce qu'elle s'est faite obéissance, donne la salut. Là il n'est pas vraiment question de rédemption

 

16 Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. 

 

Avec le car, c'est encore plus beau; si Dieu n'aimait pas ce qu'il a créé, il n'aurait rien à faire, laisser le monde aller à sa perte. Mais ce que Dieu a créé, ce qui fut bon, ce qui fut à son image et à sa ressemblance et qui se perd, Dieu ne l'accepte pas. On ne parle pas d'un combatr mais juste d'amour.

 

17 Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »

 

 

MARDI 15 SEPTEMBRE. Jn 20, 25-27

 

 

25 Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. 

 

Pour moi, une ambiguité pour cette autre Marie. Je sais que c'est sœur/ cousine, sauf que Luc lui n'emploie pas forcément l'un pour l'autre Elisabeth est bien cousine, pas sœur. Mais l'important est peut-être que Marie ne soit pas complètement seule devant cette horreur qui se passe sous ses yeux. C'est quelque chose d'atroce qu'elle vit. Infinies douleurs. Mère écartelée qui ne peut que regarder la souffrance, l'agonie. Glaive de douleur avait dit Siméon. Et c'est cette image qui restera. Mais il parle, il ne l'abandonne pas. Il lui donne une place dans cette famille neuve, cette famille bâtie en principe sur Agape; cette famille où elle donnera aussi cet Agape. 

 

26 Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » 

27 Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

 

Il dit "à partir" j'aurais dit aussitôt. C'est peut-être étonnant que Jésus confie sa mère non pas à Pierre, mais à Jean. Une fois de plus, c'est lui qui a le beau rôle. Mais cela peut vouloir dire que Jésus donne des missions aux uns et autres et pas qu'aux responsables patentés. On dit que le disciple bien aimé cela peut être chacun d'entre nous, j'ai un peu de mal avec cette hypothèse. Même si en théorie ce disciple n'a pas de nom dans l'évangile, il semble bien en être le rédacteur et le style me semble assez proche en tous les cas de la première épitre attribuée à Jean. 

 

Ce qui est sûr aussi, c'est qu'en mettant Marie, vraiment dans cette commuauté, cela la met à l'abri des regards mauvais, du mépris qu'elle aurait essuyé toute sa vie en retournant à Nazareth après la mort de Jésus. Parce que c'est une mort infamante qui porte préjudice à tout le village.

 

MERCREDI 16 SEPTEMBRE. Lc 7, 31-35

 

On reprend le chapitre 7. Jean de sa prison a envoyé des disciples pour demander à Jésus s'il est bien celui qui doit venir.  Jésus répond par une citation d'Isaïe, complète par une petite phrase étonnante; Heureux qui ne trébuchera pas à cause de moi. Puis il s'adresse aux foules et c'est l'éloge de Jean Baptiste et une critique des pharisiens qui n'ont pas reçu le baptème alors que les publicains eux l'ont reçu et ont reconnu que Dieu est juste. Et c'est le passage d'aujourd'hui, qui peut s'adresser aux pharisiens qui refusent et Jean et Jésus, mais pas que. C'est si facile de critiquer pour ne pas se convertir.

 

 

"J'ai joué de la flute sur la place du marché, et personne avec moi n'a voulu danser"…  Père Duval. Mon Dieu que cela parait loin, ces premiers prêtres chanteurs;

 

31 En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ? 

C'est une drôle de question que pose Jésus. S'il la posait pour nous, que dirait-il? A quoi ressemblez-vous? A des gens qui sont perdus et ne le reconnaissent pas, à des gens qui s'enivrent de sensations pour croire qu'ils vivent, à des gens qui sont massacrés au nom de valeurs qui ne sont pas les leurs? De gens qui massacrent qui tuent, qui terrorisent. Que dirais tu de nous Jésus? 

 

32 Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent en disant : “Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré.”

 

Ris ou pleure, fais quelque chose, mais ne reste pas comme ça… C'est quelque chose par rapport à l'indifférence. 

 

33 Jean le Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : “C’est un possédé !” 

 

34 Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” 

Donc un pécheur. 

 

 

35 Mais, par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste.

 

Il semblerait qu'il y ait deux mots en grecs pour dire enfant. Et que le mot retenu, montre la proximité de l'enfant et de son père; Ceux qui sont proches de Lui, ouvrent les yeux et reconnaissent la justice du Père.

 

 

JEUDI 17 SEPTEMBRE Lc 7, 36-50

 

Il me semble que l'on dit que lorsqu'un personnage sera important par la suite, Luc le présente d'abord. Il est donc possible que cette femme soit celle dont il parle au chapitre 8, celle dont il a expulsé 7 démons. Si c'est cela peut-on faire l'hypothèse que cette femme a été d'abord guérie par Jésus, qu'ensuite telle qu'elle est, elle vient chez Simon, remplie de reconnaissance, je dirai éperdue de reconnaissance, et qu'elle le manifeste comme elle seule peut le faire, par des pleurs de tendresse, par des soins sur les pieds, par le don du parfum. Elle donne et se donne. Mais cela ne colle pas tout à fait avec le texte, où il semblerait que cette femme déboule là, avec une demande implicite, et la reconnaissance du mal qui est en elle avec la certitude que seul Jésus peut la sauver. Et on trouve là, la même phrase que pour la femme hémorroïsse,  va en paix, ta foi t'a sauvée.

 

 

36 En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. 

37 Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. 

38 Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum. 

39 En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » 

 

40 Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » 41 Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. 

42 Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? » 

43 Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus.

 

 44 Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. 

45 Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. 

46 Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. 

 

47 Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » 

48 Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés.

 

Personne ne sait quand les péchés ont été pardonnés. Sauf que Jésus semble dire que c'est là, maintenant, pendant qu'elle fait ces gestes d'amour. Si je garde mon hypothèse d'un avant, les gestes d'amour se comprennent mieux. Là pour moi les gestes surtout manifestent l'amour qui la remplit puisque la miséricorde elle l'a expérimenté. Ou alors, dès qu'elle, la femme de mauvaise vie entre dans cette pièce, se met aux pieds de Jésus, en quelque sorte le touche, le touche comme elle seule sait faire, qu'il s'est passé quelque chose. 

 

Faire le rapprochement avec Marie de Béthanie, je crois que je l'ai fait dans le passé, mais que je l'ai rejeté par la suite. 

 

Ce n'est que quand la dette est levée que les débiteurs aiment le créancier, d'autant plus que la somme est plus importante. 

 

Bref, je cale.

 

 49 Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » 

 

Là, il n'y a pas de scandale. Ils sont simplement étonnés et se posent des questions sur cet homme qu'ils prennent comme Simon pour un prophète. 

 

 

50 Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! » lc 8, 46 Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix. »

 

 

VENDREDI 18 SEPTEMBRE. Lc 8, 1-3

 

Quand  Luc écrit, il n'y a pas de coupures en chapitres, donc cela suit directement. Il y a eu l'appel des apôtres précédemment au chapitre 6. Là il y a comme une centration sur les femmes (comme il y en aura avec Paul, puisque Luc est le même écrivain). Par contre, pour les apôtres pas question de guérison de quoique ce soit. Les femmes, ont toutes comme une dette envers Jésus. Elles ont été guéries, mais pas que. Elles ont fait une expérience que les apôtres n'ont pas fait, sauf Paul, celle de la miséricorde et de cela elles pourront témoigner; C'est autre chose. Voilà ce qu'il a fait pour moi… 

 

1 En ce temps-là, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, 

2 ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, 

3 Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources.

 

On pourrait s'attendre à ce que Jeanne qui est la femme de l'intendant d'Hérode puisse puiser facilement, mais c'est contrebalancé par la phrase, qui le servaient en prenant sur leurs ressources, ce qui évoque déjà ce qui se passera pour la veuve du Temple, qui met son nécessaire et non son superflu. 

 

D'un côté les hommes qui sont au service de la parole (sauf que là, ils écoutent, ils sont formés) et les femmes qui permettent que cette communauté prenne vie, source de vie. 

 

 

SAMEDI 19 SEPTEMBRE.L8, 4-16

 

https://giboulee.blogspot.com/2023/07/mt-13-1-20-la-parabole-du-semeur-16.html

 

Je pense que j'aurai fait partir le chapitre 8 avec cette parabole, sauf que chez Luc, il y a des paraboles (voir ce qui s'est passé chez Simon au chapitre 7), contrairement à Matthieu.

 

Et de chaque ville, on venait vers Jésus. C'est beau tous ces hommes (femmes? ) qui se mettent en marche pour écouter le "jeune prophète de Galilée" disait le frère Hughes. La foule là, n'est pas menaçante pour lui, elle ne l'écrase pas. Simplement elle semble dense. Je les vois tous assis, et cela fait comme un immense tapis. Et c'est sur ce tapis que la graine de la parole est jetée. Mais là, on sait juste que la parole est comme de la semence, comme une graine qui désirerait  s'enfouir dans la terre pour germer et porter du fruit. Sauf que les choses ne vont pas être simples, ni pour la graine, ni pour le semeur. Parce qu'il a tellement envie que la parole porte du fruit, se multiplie, qu'il jette jette jette sans mesure et partout et que la graine ne va pas pouvoir faire ce pourquoi elle est faite. Elle va mourir, soit sur une terre trop sèche, trop tassée, soit une terre en quantité insuffisante, soit une terre mal travaillée. Mais elle finira par prospérer quand même. D'où vient la différence de rendement? Cela reste un peu un mystère . Différentes qualités de terres, plus ou moins bien travaillées avant ? 

 

4 En ce temps-là, comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus, il dit dans une parabole 

 

5 « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent, et les oiseaux du ciel mangèrent tout.

 6 Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité. 

7 Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. 

 

8 Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. » Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » 

 

Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole

 

10 Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit : ‘Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre.’ 

 

11 Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. 

 

12 Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés. 

13 Il y a ceux qui sont dans les pierres : lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. 

14 Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. 

15 Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. »

 

 

DIMANCHE 20 SEPTEMBRE. Mt 20,1-16a.

 

Je vous donnerai ce qui es juste.

 

 

19, 30 30 Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers.

 

Si on met cette parabole entre ces deux sentences, elle peut être entendue comme un avertissement. Je vais en embaucher d'autres, car ce qui compte c'est que tous travaillent à , dans et pour le royaume. Je vais revenir et à cette époque là, le retour est considéré comme proche, alors lors du jugement, vous risquez de ne pas appréciez de voir que les derniers arrivés auront la même part que vous dans mon royaume. Ma justice n'est pas la vôtre (du moins tant que l'Esprit Saint n'est pas reçu en plénitude, et oui, des derniers seront premiers… Ce qui importe c'est que chacun recoive ce dont il a besoin. J'aime l'image de la manne, tous en font la récolte, mais on ne fait pas de provisions, chacun reçoit ce dont il a besoin pour vivre sa journée. Donne nous aujourd'hui notre pain de ce jour.

 

1 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. 

2 Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. 

3 Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. 

4 Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” 

5Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. 

 

6 Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” 

7 Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.” 

 

8 Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” 

 

9 Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. 

 

10 Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. 

11 En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : 

12 “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !” 

 

13 Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? 

14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : 

 

15 n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” 

 

16 C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »


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Antoine Nous. Regards Protestants. La bonté du maître

 

Introduction

 

Les premiers mots de notre séquence font le lien avec le passage qui précède qui est la rencontre de Jésus avec l’homme riche.

 

L’homme ne peut pas suivre Jésus parce qu’il est enfermé dans ses richesses. Jésus l’aide à réfléchir à l’aide d’une parabole dont le message est que la bonté de Dieu est plus grande que notre compréhension du juste et de l’injuste.

 

Points d’exégèse

 

Attention sur deux points.

 

Une situation sociale douloureuse

 

La parabole fait référence à une situation sociale douloureuse qui est celle des journaliers. Les ouvriers agricoles se retrouvaient le matin sur la place du village dans l’espoir d’être embauchés pour la journée.

 

Quand ils l’étaient, ils pouvaient manger, mais si personne ne les faisait travailler, ils tombaient dans la misère.

 

Le texte dit que lorsqu’il a vu que des travailleurs qui étaient sur place sans rien faire, le propriétaire les embauche, non parce qu’il a des besoins, mais parce qu’il ne veut pas que des hommes ne puissent pas travailler.

 

La stratégie du maître pour payer ses employés

 

À la fin de la journée de travail, il dit à son intendant : « Appelle les ouvriers et paie-leur leur salaire, en allant des derniers aux premiers. »

 

Sachant que tous les ouvriers vont être payés la même somme, la demande ne peut que susciter les protestations des premiers. Si le maître avait voulu avoir la paix, il aurait commencé par les premiers qui seraient partis avec le salaire convenu sans savoir que les derniers allaient recevoir la même somme.

 

Si le maître commence par les derniers, c’est qu’il a un message à adresser à tous ses employés.

 

Pistes d’actualisation

 

1er thème : Qu’est-ce qu’un juste salaire ?

 

La parabole ouvre la porte à l’utopie d’un monde où les humains seraient tous traités avec dignité, ceux qui travaillent beaucoup et ceux qui ont attendu toute la journée avant de pouvoir le faire. Nous sommes bien dans l’économie du règne des cieux et non dans celui de la logique de notre monde.

 

Incidemment, cette parabole nous donne une leçon sur ce qu’est un salaire juste : c’est la rémunération qui permet à un homme et à sa famille de vivre dignement.

 

2e thème : Se libérer de la comparaison

 

Le message de la parabole est un appel à nous libérer de la comparaison.

 

Depuis le début de la Genèse, nous savons que la comparaison peut être mortifère. Dans le récit de Caïn et Abel, le premier est jaloux parce que son offrande n’a pas été accueillie alors que celle de son frère l’a été. Que ce serait-il passé si aucune des deux offrandes n’avait été accueillie ? La situation de Caïn aurait été la même, en revanche, il serait apaisé par rapport à son frère.

 

Ce qui met Caïn en colère, c’est que son frère a ce qu’il n’a pas. Quand Dieu lui dit que le péché est tapi à sa porte et qu’il doit le dominer (Gn 4.7), il l’invite à sortir de l’esprit de comparaison et à se libérer de la jalousie

 

Le problème de l’esprit de comparaison est que nous trouverons toujours un voisin plus privilégié que nous, ce qui nous condamne à la rancune.

 

3e thème : Verrais-tu d’un mauvais œil que je sois bon ?

 

Ce verset qui conclut la parabole en est la clef. Plutôt que de scruter l’assiette de son voisin, des fois qu’il en aurait plus que nous, nous sommes invités à nous inscrire dans la reconnaissance pour ce que nous avons.

 

Nous sommes d’accord pour que Dieu soit bon avec nous, mais nous regardons d’un moins bon œil qu’il le soit plus avec les autres qu’avec nous. Pourtant le verset qui dit : Verrais-tu d’un mauvais œil que je sois bon ? est la clef de la parabole.

 

Les maîtres ont dit que pour se libérer de la comparaison, il fallait s’inscrire dans la reconnaissance. Ils ont dit que le jalousie et l’esprit de comparaison sont comme une bougie qui nous brêle de l’intérieur et que s’inscrire dans la reconnaissance revient à approcher la bougie d’un brasier : elle fond et disparaît.

 

Une illustration : La parabole des deux frères

 

Soit une parabole. Deux frères reçoivent un même appel de Dieu pour se mettre au service de l’Évangile.

 

Le premier entend cet appel, quitte sa famille et renonce à un bel avenir. Il part à l’étranger et se met au service des plus pauvres afin de les aider à trouver une dignité. Comme il est talentueux, son comportement dérange les gens bien installés, et ces derniers se débrouillent pour le faire condamner pour une fausse raison. Il est humilié et mis à mort. Quand il arrive au ciel, le Seigneur l’accueille et lui dit : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ! Tu m’as rendu un service qui vaut mille talents. Je vais maintenant te donner une récompense qui vaut un milliard de talents : entre dans la joie de ton Seigneur ! »

 

Le second fils entend l’appel de Dieu mais décide de ne pas y répondre car il ne veut pas renoncer à la vie qui lui est promise. Il se marie et fonde une famille heureuse. Il crée une petite affaire et comme il est talentueux, elle prospère et il devient riche et célèbre. De temps en temps, il se souvient de sa foi et il donne un peu d’argent aux œuvres et consacre un peu de temps à sa femme et ses enfants. Arrivé au terme de sa vie, il meurt rassasié de biens et de jours, entouré des siens. Quand il arrive au ciel, le Seigneur l’accueille et lui dit : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ! Tu m’as rendu un service qui vaut vingt talents. Je vais maintenant te donner une récompense qui vaut un milliard de talents : entre dans la joie de ton Seigneur ! »

 

L’aîné est surpris quand il apprend que son jeune frère reçoit la même récompense que lui. Comme il est au ciel, il a compris ce que la grâce signifie et déclare : « Avec ce que je sais maintenant, si je pouvais refaire ma vie, j’aurais encore plus de raisons de vivre au service de cet Évangile qui accueille pareillement tous les hommes dans ton Royaume ! »

 

Pour aller plus loin :

Les théologiens Antoine Nouis et Michel Barlow commentent le texte biblique de Matthieu 20, 1-16 : https://regardsprotestants.com/video/bible-theologie/on-nachete-pas-le-salut/

 

dimanche 13 septembre 2026

SEMAINE DU 7 AU 13 SEPTEMBRE. ÉVANGILES

 SEMAINE DU 7 AU 13 SEPTEMBRE. ÉVANGILES

 

 

LUNDI 7 SEPTEMBRE Lc 6, 6-11

 

 

Importance de la qualité du regard. Dans un cas, ils observent (regard incisif, critique) et Jésus lui, il promène son regard, en espérant que l'un d'eux répondra à sa question; Mais c'est le silence. Ailleurs c'est regard navré de colère (déception et colère).

 

6 Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée. 

 

Lui, il vient malgré cette main desséchée qui peut évoquer les ossements desséchés et le cœur de pierre. Dieu redonne vie aux ossements, Dieu remplace ce cœur de pierre par un cœur de chair. Non la main du Seigneur n'est pas trop courte. Or cela c'est bien le signe de la présence et de la puissance de Dieu.

 

7Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser.

 

Est-ce que c'est un piège que la présence de cet homme. Cela en a tout l'air. 

 

 8Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout.

 

Important l'homme qui sort de son isolement de son cloisonnement, et qui se "dresse" et se tient debout . Peut-être qu'en dehors de la main, il y a d'autres infirmités mais le narrateur se centre sur la main. Peut-être que se tenir debout ce n'est pas si simple pour lui. Mais il est là, bien vivant avec sa main atrophiée, desséchée.

 

 9Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? » 

 

Question du Rabbi. Et je les vois tous en train de baisser la tête. Ce jour qui est un jour consacré à Dieu est-il permis d'agir à la manière de Dieu ou à manière du démon? Sauver ou perdre?

 

10Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale. 

11 Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus.

 

Il est question de savoir ce qu'ils vont faire, alors qu'ils n'ont su quoi faire de sa question. 

 

 

 

 

MARDI 8 SEPTEMBRE. Mt 1-16, 18-23

 

1 Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham : 2Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, 3Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, 4Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone, 5Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé, 6Jessé engendra le roi David. David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon, 7Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, 8Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias, 9Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias, 10Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, 11Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone. 12Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel, 13Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor, 14Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, 15Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, 

 

16Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. 

 

18 Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. 

19 Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. 

 

On sait que Joseph est un homme juste. Dénoncer publiquement on peut supposer que c'est lapidation, mais est-ce si sûr. La honte au retour chez elle (mais où est le chez elle de Marie, cela reste pour moi une question), c'est évident. Il peut toujours dire que c'est elle qui est partie et qu'il ne sait pas où. Mais cela reste mystérieux ce raisonnement. 

 

20 Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; 

21 elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » 

22 Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : 

23 ‘Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel’, qui se traduit : « Dieu-avec-nous »

 

On a les deux noms Jésus (donné ici par le Père) et en même temps une double identité, Dieu avec nous et Dieu Sauve. 

 

Qu'est ce que tout cela à avoir avec la naissance de Marie? Dont on ne sait rien sauf par le proto évangile de Jacques? C'est une fête de l'église d'Orient qui dat du 5° siècle. J'ai toujours un peu de mal. Enfin on a aussi la naissance de JB mais là on a un texte ce qui est différent.

 

 

MERCREDI 9 SEPTEMBRE Lc 6, 20-26

 

Je reprends ce chapitre 6. On a la guérison de l'homme à la main atrophiée, la haine des pharisiens qui veulent se débarrasser de lui. Jésus part, avec ses disciples, passe la nuit dans la montagne pourprier et c'est l'appel des 12 qu'il appelle ses apôtres. Puis redescente de la montagne (fait-il faire un // avec la descente après la transfiguration). Et il trouve plein de monde. Contrairement à Mattieu ça ne se passe pas sur la montagne (Moïse), mais dans la plaine et cela renvoie beaucoup plus à l'horizontal. Il se met au niveau de ceux qui sont venus pour l'entendre et se faire guérir. Et ce sont des guérisons à tour de bras. Puis il n'est plus dans la faire, on sait que tout le monde cherchait à le toucher parce qu'une force sortait de lui. 

 

Et il devient l'homme qui parle, il devient Parole. Il regarde les siens. Il regarde peut-être les autres, ceux qui sont pauvres, ceux qui ont faim (d'une présence, de cette force) ceux qui pleurent (maladie, mais aussi solitude, abandon, abandon de Dieu), et il pense au futur où les siens seront persécutés, dans le malheur à cause de son nom et là il leur dit s de se réjouir; Mais lui, il pourrait pleureur parce qu'il est déjà persécuté. 

 

20 En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : 

 

 J'aime bien l'insistance sur le regard. Peut-être a-t-il d'abord levé les yeux vers son Père (vers le ciel) puis ensuite un petit temps de silence et il lève les yeux vers les disciples; Il s'adresse à eux, à eux seuls, mais c'est un discours qui va bien au-delà du groupe qui est là. 

 

« Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. 

Comme chez Matthieu c'est au présent, les autres sont au futur. Et il y a une possession; là ce sont les pauvres, tout court, pas le cœur de pauvre; c'est différent. Etre dans le besoin. Ne le sommes nous pas tous? 

 

21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. 

Faim de quoi?

 

Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. 

Tristesse, peine? 

 

22 Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. 

23 Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. 

 

Paul est assez présent dans ces versets. 

 

24 Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! 

 

Que mettre derrière ce mot de consolation?

 

25 Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! 

Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! 26Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

 

 

JEUDI 10 SEPTEMBRE. Lc 6, 27-38

 

Voilà ce que Jésus attend de ceux qui se disent ses disciples. Être des autres, des extra-terrestres presque. Aimer, pardonner ne pas juger, donner et se donner. Être des petits Lui.

 

27 En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. 

28 Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. 

 

Centration me semble-t-il sur ceux que l'on vit comme des ennemis.  Et c'est exigeant et contraire quand même à ce qu'on trouve dans le pentateuque, même dans les psaumes. 

 

29 À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique. 

30 Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. 

 

31 Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.

Positif et non pas négatif.

 

32 Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. 

33 Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. 

34 Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. 

 

Explication. Bon enseignant Jésus.

 

35 Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. 

36 Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. 

 

 

37 Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. 

38 Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

 

Au total quel programme qui doit reprendre à sa manière ce qu'l y a chez Matthieu (chpitre 5-7).

 

 

VENDREDI 11 SEPTEMBRE. Lc 6, 39-42

 

39 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?

 40 Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître. 

 

Peut-être que nous sommes tous des aveugles. Importance de l'Esprit Saint pour nous laver le regard et essayer de voir comme Lui, il voit. Importance du temps. 

 

41 Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? 

42 Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

 

Illustration aussi de ne pas juger de ne pas se focaliser sur ce que l'autre fait de pas bien et du coup de ne pas se regarder soi, de ne pas se rendre compte; que l'on a plein de caca dans les yeux;

 

 

SAMEDI 12 SEPTEMBRE. Lc 6 43-49

 

43 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : «Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. 

 

Dieu planta chaque arbre selon son espèce  ça c'était dans le jardin. Depuis certains arbres donnent, selon leur espèce. Par contre des fruits pas murs ou trop ceci ou trop cela, oui. Mais des fruits pourris, je ne crois pas; Par contre Jésus passe à autre chose, et c'est peut-être avec las pharisiens, tu semble être un bon arbre, et pourtant tu donnes de maivais fruits, et c'est àç cela que tu seras reconnu. Les mauvais fruits, on les trouve dans les épitres de Paul, les collections.

44 Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.

 

La seconde partie du verset, je ne la comprends pas; La figue est le fruit de la sagesse, elle ne pousse pas chez quelqu'un qui est violent, (toutes griffes dehors). Le raisin ne pousse pas sur les ronces, si tu es ronces tu ne produis pas de raisin; ne te trompes pas sur toi m^me. 

 

45 L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.

 

 46 Et pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ? 

E qu

Ecouter et faire. Celui qui fait la volonté de mon père qui est dans les cieux est pour moi une mère, un frère une sœur.

 

47 Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble. 

48 Il ressemble à celui qui construit une maison. Il a creusé très profond et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l’inondation, le torrent s’est précipité sur cette maison, mais il n’a pas pu l’ébranler parce qu’elle était bien construite. 

49 Mais celui qui a écouté et n’a pas mis en pratique ressemble à celui qui a construit sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s’est précipité sur elle, et aussitôt elle s’est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. »

 

 

Dimanche 13 septembre. Mt 18, 21-35

 

Fais à l'autre ce que tu voudrais que l'on fasse pour toi; 

Commentaire RCF le don que tu as reçu, si tu ne transmets pas il te sera enlevé. 

 

21 En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » 

 

Qu'est ce que Pierre entend par "mon frère", C'est bien parce que l'évangile est écrit pour une communauté que cette question a du sens. Il s'agit bien de fautes à l'encontre de soi-même. On est concerné par la faute du frère. Et Pierre veut quelque chose de simple, surtout que cela se déroule dans le temps. Je pardonne 7 fois, c'est déjà beaucoup. A quoi jésus, répond n'importe quoi, tu n'as rien compris. 

 

Toi tu as été pardonné un millier de fois, gratuitement, alors tu es prié de faire pareil avec ton frère. 

 

Si tu ne le fais pas, si tu ne te laisses pas transformer par L'Esprit du Père, qui te permet de pardonner, ou de laisser le père pardonner, tu te retrouveras en dette de nouveau. 

 

22 Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

 

 23 Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. 

24Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). 

25 Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. 

26 Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” 

27 Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. 

 

28 Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” 

29 Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” 

30 Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. 

31 Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. 

 

32 Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. 

33 Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” 

 

34 Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. 

 

35 C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

 

Si le Père pardonne, c'est pour que cela change quelque chose en moi; Si cela ne se fait pas, si je ne suis pas capable de le laisser pardonner aux autres dans mon pauvre cœur, je n'entrerai pas dans le royaume;

dimanche 6 septembre 2026

SEMAINE DU 31 AOÛT AU 5 SEPTEMBRE. ÉVANGILES

 SEMAINE DU 31 AOÛT AU 5 SEPTEMBRE. 

 

 

LUNDI 31 AOÛT. Lc 4, 16-30

 

La citation utilisée par Jésus vient d'Isaïe 61, le troisième Isaïe, celui qui est censé donner du courage aux exilés. La dernière phrase de ce chapitre est intéressante, : Car, comme la terre fait éclore son germe, Et comme un jardin fait pousser ses semences, Ainsi le Seigneur, l'Éternel, fera germer le salut et la louange, En présence de toutes les nations.

 

En Jésus est le Salut, en Jésus est la louange;

 

16 En ce temps-là, Jésus vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. 

 

Si on lit la suite du texte, on comprend que Jésus a commencé son ministère à Capharnaüm et qu'il revient à Nazareth au bout d'un certain temps. Les habitants ont bien pu se poser des questions. Et le voilà qui arrive et qui dans la synagogue, s'attribue les versets qui commencent le chapitre 61 d'Isaïe,(mais à l'époque y avait-il déjà des chapitres et des versets, puisque tout se suivait?)

 

 

17 On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : 

18 ‘L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, 

19 annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.’ 

 

Jésus affirme qu'il est celui qui a reçu l'onction donc le messie, avec une mission spécifique, être un nouveau Moïse, libérer, rendre la liberté, mais plus encore, permettre de voir ce qui est voilé, non compris, obscur. Il y a du présent et du futur dans ces versets; Annoncer leur délivrance (pour quand, là on peut penser au présent), pour les aveugles c'est un futur, puis une action remettre en liberté les opprimés et enfin annoncer une année favorable; 

 

 

 

20 Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. 

 

21 Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » 

22 Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » 

 

Est-ce là où ça se gâte? La référence à le fils de Joseph, le fils du charpentier, qui a laissé sa mère pour jouer au prophète? 

 

23 Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm ; fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” » 

 

Et là, que se passe t il? est ce qu'il souligne une sorte de jalousie? Pourquoi est ce que tu n'as pas commencé par nous? 

 

Mais si j'avais commencé chez vous, est ce que vous m'auriez reconnu comme un prophète? Si Elie et Elisé ont fait des guérisons et des miracles pour des non juifs, c'est que sur leur terre, cela n'aurait pas été reconnu. 

 

24 Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. 

 

25 En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; 

26 pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. 

27 Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » 

 

Manifestement il a touché une corde sensible, puisque le geste est celui d'une lapidation. On le chasse de manière à ce qu'il tombe et se tue. 

 

28 À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. 2

29 Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. 

 

30 Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

 

Ce "au milieu d'eux," m'a toujours questionnée. Du coup j'ai pensé à Jn 20, où malgré la porte close, Jésus est au milieu d'eux, ou au retour des disciples d'Emmaüs, où Jésus est au milieu d'eux. Il y a quelque chose là, qui annonce déjà la résurrection et donc la mort. 

 

 

MARDI 1° SEPTEMBRE. Lc 4, 31-37

 

 

 

Premier match Jésus 1 Esprit Impur 0. Mais les spectateurs semblent terrifiés : quel est cet homme qui a un tel pouvoir. C'est un des qualificatifs de Jésus, l'autorité et c'est aussi, il dit et il fit que l'on trouve dans le début de la Genèse.

 

Cela peut-être une demande, que Jésus prenne autorité sur les esprits mauvais (les anciens et les plus récents qui sont en moi, en nous).

 

3 1En ce temps-là, Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. 

32 On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité

 

33 Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte : 

34 « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » 

35 Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal. 

 

Ce qui semble certain ici, c'est que personne ne conteste le fait que cette guérison ait lieu un jour de Sabbat.

 

Est-ce que cet homme savait qu'il était possédé? Ce qui est certain c'est que quelque chose en lui le pousse non pas à dire mais à crier, crier pour faire taire, crier pour interrompre. Et c'est peut-être cela qui est la marque. Obliger Jésus à la fermer. Et pourtant une question, es tu venu pour nous perdre? Si on y pense c'est une drôle de question. On perd quelque chose, quand quelqu'un fait quelque chose de très mal il est perdu( pour la société). Alors c'est bien est ce que tu veux nous détruire, nous enlever cette humanité qui est notre fond de commerce. Alors nous n'aurons plus rien à faire, et ce sera la mort pour nous. 

 

Et le truc qui est censé être une attaque envers la menace, tu es le saint de Dieu. Et pour le moment, Jésus ne doit pas être reconnu. Le temps de Dieu. 

 

La réponse est étonnante; C'est d'abord, silence, tais -toi, ferme là. Puis sors de cet homme. Oui je suis venu pour te perdre, toi et les tiens.

 

Ce qui se passe en suite, m'a toujours surprise. C'est comme si l'homme changeait de place. S'il est au milieu, c'est peut-être aussi parce qu'il retrouve sa place dans la société, place qu'il avait perdue en se laissant prendre par cet esprit. Et cela s'arrête là.

 

36 Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! » 

 

37 Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région.

 

Luc insiste beaucoup sur la réputation de Jésus. 

 

La guérison d'un possédé dans la synagogue de capharnaüm. 

 

Depuis quelques temps, il m'arrive de dire tout haut des choses que je voudrais taire, et cela insupporte ma famille. Ils disent que je suis possédé par un esprit impur, parce que parfois je dis des choses qu'il ne faut pas dire, des choses secrètes. Alors on me regarde de travers. 

 

Cela ne m'empêche pas d'aller comme tout bon juif à la synagogue le jour où le shabbat est célébré. Ce jour-là, il y avait le nouveau prophète, ce Jésus qui vient de Nazareth. Je m'étais installé assez loin de l'endroit où se placent les chantres. Je me méfie un peu de moi, puisque je ne contrôle pas mes paroles. Mais jusqu'à ce jour, je n'avais jamais eu d'ennuis. 

 

Il parlait avec autorité, ce Jésus. Il ne se référait pas à ce que disaient certains rabbis pour expliquer les écritures, non il parlait de sa propre autorité, avec autorité. Il disait que le royaume de Dieu était là, qu'il était tout proche, qu'il nous fallait, comme le dit aussi Jean le Baptiseur, changer de vie, faire du très haut le centre de notre vie, mais aussi aimer notre prochain. Il disait que le salut était là, tout proche.  

 

Tout à coup, une force m'a poussé à crier, à invectiver ce Jésus. Mais ce n'était pas vraiment ma voix. C'était affreux, cela ne m'était jamais arrivé. Quelqu'un en moi hurlait et disait  : que nous veux-tu Jésus de Nazareth, es-tu venu pour nous perdre? Tout le monde me regardait. D'où venaient ces mots? Ce Jésus de Nazareth, il ne veut que notre bien, pourquoi est-ce que je disais le contraire? Pourquoi me faisait-il peur? Qui parlait en moi? 

 

Son regard est venu se fixer sur moi sur moi. Enfin pas sur moi, au-dessus de moi, comme s'il voyait quelqu'un qui n'était pas moi et qui était en moi. Il a dit très fermement, sans crier, mais avec autorité : " tais-toi, ferme-là ! Sors de cet homme ! 

 

Je sentais que la force mauvaise qui était en moi était incapable de résister, mais elle m'a obligé à quitter la place que j'avais choisie pour me retrouver en plein milieu de l'assemblée, de fait la place à laquelle je me mettais avant de commencer à dire des choses que je ne voulais pas dire. 

 

Quelle que part, je sentais en moi un grand calme, une immense reconnaissance pour cet homme qui m'avait guéri de cette force qui me possédait, et qui me rendait ma place dans l'assemblée de mes frères. 

 

Tout le monde était dans la stupéfaction. Certains se demandaient comment cette simple parole, avait pu avoir raison de la force mauvaise. C'était bien la première fois qu'un esprit impur était chassé devant eux, avec seulement des mots, de simples mots. Pas de gestes, pas d'incantations, juste ces quelques mots. 

 

Jésus a quitté la synagogue et est allé dans la maison d'un des pêcheurs de notre ville, Simon; Moi, je suis rentré chez moi, car je voulais dire à ma famille de me pardonner de n'avoir pas compris que j'avais été possédé par un esprit mauvais et de n'avoir pas demandé au très Haut de me guérir. Je vais aller au Temple et j'offrirai un sacrifice d'action de grâce. 

 

Je suis sûr que ce Jésus, il est bien ce que le mauvais esprit m'a obligé à crier, le fils du très Haut, mais que son heure n'est pas venue. 

 

Que Dieu soit loué et remercié de nous envoyer cet homme, qui sera j'en suis sûr le berger de notre peuple.

 

 

 

MERCREDI 2 SEPTEMBRE. Lc 4, 38-44

 

 

38 En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. 

 

Est-ce Simon qui a invité Jésus chez lui à la sortie de la synagogue? Une belle-mère qui est-ce? La femme de son père, ou la mère de sa femme. Si on prend l'évangile de Jean, Simon est de Bethsaïde, donc à Capharnaüm il loge peut-être chez la mère de sa femme, qui elle reste au village avec les enfants de Simon. 

 

39 Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait. 

 

Ici il y a beaucoup de gestes. Il se penche sur elle qui est couchée. Il parle à la fièvre en la menaçant (de quoi? ) et la guérison est là avec un verbe de résurrection. Elle reprend la place son rôle dans la société. 

 

40 Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait. 

41 Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui. 

 

A nouveau les ou la menace, mais je pense que c'est le ton de la voix. Là il impose les mains, à chacun (pas du collectif, du sur mesure). Quant aux démons qui ont tous la même démarche, dire avant l'heure qui il est, il les expluse.

 

42 Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.

 

Un peu comme Pierre qui ne veut pas que Jésus aille à Jérusalem, les habitants qui ont mis la main sur une perle, ne veulent pas le lâcher. Et ça, ça peut nous concerner. Tu es "mon " Jésus "tu es à moi, tu dois t'occuper de moi", ne va pas ailleurs. Les disciples d'Emmaüs feront aussi cela, mais pas de la même manière. Ce n'est pas pour eux c'est pour lui, pour qu'il n'affronte pas la route de nuit et les brigands.

 

43 Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » 

44 Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.

 

Le modèle, annoncer la bonne nouvelle dans les lieux où se réunissent les juifs toutes les semaines. C'est ce que fera Paul. 

 

 

JEUDI 3 SEPTEMBRE. Lc 5, 1-11

 

Jésus a guéri la belle-mère de Simon, il a fait un tas de miracles, mais malgré tout Simon ne suit pas Jésus (c'est différent chez Jean).

Alors là, pardon, mais Jésus met vraiment le paquet. Ces quatre- là, il le veut. Cette pêche, on ne la trouve que dans Luc (peut-être autrement dans Jean 21, qui est aussi centré sur un appel). Et on peut peut-être la rapprocher de l'appel d'Isaïe, qui entend et qui répond, avec le même constat: celui de l'impureté. Éloigne-toi de moi, car je suis un homme pêcheur dit Simon, et Is 6, 5  "Je dis alors : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! "Mais que ce soit Isaïe ou les pêcheurs, ils se lèvent et ils se mettent en route. Ils partent. Là ils laissent ce qui faisait leur identité, la barque, les filets, et ils suivent cet homme qui n'est plus Rabbi, mais Seigneur et qui laisse une petite fortune aux deux familles. Enfin une fortune éphémère je crois;

 

 

 

1 En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.

 

Danger de la foule qui opprime, compresse, étouffe. Prendre de la distance, reprendre de l'air. Et en même temps, se faire entendre; 

 

Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. 

3 Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. 

 

Là on se centre uniquement sur la barque de Simon, qui connaît Jésus et qui lui doit peut-être quelque chose. Et qui ne l'a pas suivi quand il a quitté la ville pour aller annoncer la parole ailleurs.

 

4 Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » 

5 Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » 

6 Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. 

7 Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient.

 

Elles enfonçaient. Le trop qui peut être danger.

 

 8 À cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » 

9 En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; 

10 et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras.» 

 

On a le changement de nom pour Simon, qui traduit quelque chose de la naissance. Peut-être faudrait-il remplacer effroi (on a déjà eu cela dans un texte précédent, la guérison du possédé), par crainte qui me semble plus approprié.

 

11 Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

 

Vu que Jésus est dans la barque, il vaut mieux retourner sur le rivage. Ils laissent tout, ce qui doit être bon pour Zébédée. On découvre là que c'est déjà une petite société de pêche, avec surement son fonctionnement, ses règles. 

 

 

VENDREDI 4 SEPTEMBRE. Lc 5, 33-39

 

Guérison du lépreux, guérison du paralytique et pardon, appel de Lévi repas chez Lévi et critique des pharisiens; Lc 5 31 Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades.32 Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »

 

33 Ils lui dirent alors :

 

J'ai regardé d'autres traductions, ce  mot n'apparait pas, mais par contre ce qui se passe là, arrive après que Jésus d'une certaine manière leur ait clôt le bec en disant qu'il était là lui pour les malades et les pécheurs. Il est là pour guérir et pour sauver. Du coup il me semble que les pharisiens veulent reprendre le dessus, d'où cette question sur le comportement de ses disciples qui ne suivent pas les bonnes règles.

 

C'est très étonnant ce alors (pas retenu dans le lectionnaire). Comment le comprendre. Tes disciples ne sont pas des gens bien, et tu ne les formes pas comme Jean l'a fait. Tu ne respectes rien et tu leur enseigne à faire de même. Tu manges avec n'importe qui, tu ne te purifie pas, qui es-tu.

 

Et c'est du style, vous ne pouvez pas comprendre. Je suis le vin nouveau, l'étoffe neuve et je fais craquer votre tissu et vous ne voulez pas de mon vin nouveau, parce que vous avez peur de faire craquer vos convictions; votre savoir. Vous rejetez la nouveauté, peur de gouter quelque chose de différent.

 

En fait on a deux temps dans cette péricope. Temps 1, Jésus dit de lui qu'il est l'époux ce qui ne doit pas plaire. Versets 33-35. Mais eux ne prieront pas pour un messie inconnu, ils prieront pour que Je revienne. Mais c'est difficile de savoir si Jésus pense à se mort (donc à ce temps court qui va précéder sa résurrection ou le temps après l'ascension). Comme c'est Luc qui rédige, je penserai plutôt au temps de l'église; 

 

 

33 En ce temps-là, les pharisiens et les scribes dirent alors à Jésus : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! » 

 

Il y a ce qui se fait, ce qui est bien depuis toujours, jeuner et prier pour accélérer la venue du messie, et les tiens, ils ne font pas ça, ils mangent, ils boivent. Tu leur enseignes quoi? En plus ils mangent et boivent avec n'importe qui. Tu es vraiment nul ou alors tu es autre? 

 

34 Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ? 

35 Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. » 

 

 

Temps 2, les deux paraboles qui n'en sont peut-être qu'une. 

 

36Il leur dit aussi en parabole : 

 

« Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux. 

 

Celle-là peut être très critique, vous ne valez pas la peine que l'on abime un vêtement neuf pour cacher l'usure qui est chez vous. Ça ne collera jamais, il vaut mieux ne pas toucher au neuf et vous laissez vous avec vos trous, que vous ne voulez pas voir.

 

37 Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. 

38 Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves. 

39 Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »

 

Je suis le vin nouveau, il me faut des outres neuves, des personnes différentes. Et le vin neuf deviendra lui aussi un vin vieux, que tout le monde désirera boire. Mais il faut du temps. Mais là encore, c'est mon message il vous est impossible de l'entendre, vous êtes enfermés dans vos certitudes, dans vos attentes. Ouvrez les yeux et les oreilles, et comprenez que le royaume de Dieu est là, parmi vous, au milieu de vous.

 

 

SAMEDI 5 SEPTEMBRE. Lc 6, 1-5 les épis arrachés.

 

Je suis toujours étonnée par la présence des pharisiens qui semblent pister Jésus. Mais peut-être se rendent-ils tous à la synagogue puisque c'est un jour de Sabbat. Prendre des épis, ils peuvent, mais pour les froisser et manger ils auraient du attendre la fin du sabbat. Règle ajoutée au moment de la reconstruction du Temple. Sauf que Jésus va défendre ses disciples. Que risquent-ils pour avoir violé cette règle? Comme souvent il s'appuie sur ce qu'on trouve dans la bible, là, ce qui se passe dans le livre de Samuel quand David prend la fuite et demande au prêtre de lui donner du pain (et par la suite, l'épée de Goliath).  Bref nécessité fait loi et la loi est là pour rendre libre pas pour faire de nous ses esclaves.

 

Ce qu'il dit ensuite, qu'il est le maître du Sabbat a dû faire frémir dans les chaumières. Fils de l'Homme et Dieu présent. 

1 Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains.

 2 Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » 

3 Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?

 4 Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. » 

 

5 Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

 

 

DIMANCHE 6 SEPTEMBRE. Mt 18, 15-20

 

Si le péché commis par le frère contre moi, est si grave qu'il nécessite en cas de refus d'amendement la présence de deux frères, puis de la communauté, de quoi peut-il s'agir? J'ai pensé à Hérode qui a pris la femme de son frère. Mais on ne sait pas. Sauf que la non conversion entraine le rejet. Maintenant comme Jésus lui, dit qu'il est venu pour les pécheurs tout n'est pas perdu.

 

15En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. 

16 S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. 

17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. 

 

Peut-être qu'il faut réfléchir sur le considère le "comme". Car il peut y avoir autre chose que du rejet, je veux dire de la tristesse et le désir qu'il change. Est-ce que cela veut dire exclusion? Peut-être pas. Ceci dit c'est un péché qui concerne deux personnes. 

 

18 Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. 

 

19 Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. 

20 En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »

 

Peut-être que le début renvoie à la désunion, à la présence du malin qui crée la discorde; et que le pareillement, renvoie, lui à l'union.   Se mettre d'accord pour demander au Père. Et cela passe par Jésus.