SEMAINE DU 13 AU 19 AVRIL. ÉVANGILES
.LUNDI 13 AVRIL Jn 3, 1-8
1 Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs.
2 Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. »
Intéressant le nous. C'est un peu comme si Nicodème, parlait au nom d'un certain nombre de pharisiens, et on verra bien que certains auront foi en lui. C'est une belle déclaration, à la quelle Jésus aurait pu dire merci et demander ce qu'il veut exactement.
3 Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. »
4 Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? »
La réponse a de quoi déconcerter. Certes par son baptême, il est signifié que Jésus vient d'en haut. Cela dit aussi que la Loi que l'on suit aveuglement n'est pas suffisante, elle ne donne pas la vie "éternelle" s'il n'y a pas d'amour dedans. Donc pour voir, (connaître), ce royaume et donc la Présence, quelque chose est nécessaire à tout homme, et ce quelque chose, Jésus peut le donner.
La réponse de Nicodème, n'est pas vraiment digne d'un Rabbi. Elle montre qu'il est abasourdi, décontenancé, et il y a de quoi.
5 Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
6 Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit.
7 Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut.
Et pourtant Jésus enfonce le clou. Il s'agit bien de recevoir une nouvelle naissance, un bain d'eau qui purifie et délivre des péchés commis, (enfin c'est ce que j'imagine, parce que la délivrance du péché qui est là aux portes, on ne peut pas s'en abstraire) et de l'Esprit qui lui est l'onction de Dieu, sa Présence permanente en tout homme, permet d'entrer dans le Royaume, mais c'est lui, qui est la porte et le chemin. Voir Jn 10.
Quelque part si, il y a de quoi être étonné. Peut-être qu'il dit, il ne suffit pas d'être circoncis pour entrer dans le royaume.
8 Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »
Ce que je me disais, en réfléchissant à ce verset, c'est que le vent on ne peut pas l'enfermer, le mettre en cage et que c'est pareil avec Jésus. On ne lui met pas la main dessus, on ne peut pas lui mettre une étiquette, le mettre dans une case. Il est et il n'est pas. Et il en est ainsi pour ceux qui ont ce souffle en eux;
MARDI 14 AVRIL. Jn 3, 7b-15
Pour qu'en Lui, tout homme qui croit ait la vie éternelle, mais il y a déjà l'annonce de la passion;
7b En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut.
Question de traduction, naître d'en haut (à la ressemblance de Jésus, avec aussi référence à Gn 1- ou naître à nouveau, c’est-à-dire quelque part, faire un choix. Choisir soit de suivre ce qu'on pourrait appeler ses instincts, soit d'essayer de les maîtriser, pour devenir à l'image de Dieu, puisque par le don de sa vie et de son esprit, Jésus rend cela possible. Mais c'est aussi ne plus se contenter de rituels, de la Loi, mais d'écouter en soi, le souffle, qui demande d'aller vers l'autre. Et ça, on ne sait pas toujours où ça mène.
8Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »
Se laisser conduire, mais en même temps, discerner.
9Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? »
N'est ce pas la question que l'on se pose souvent?
10 Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ?
11 Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage.
Curieusement cela m'évoque le début de la 1° lettre de Jean. Ce que nous avons vu, ce que nos mains ont touché, nous vous l'annonçons. Là, le rédacteur, explicite ce qui sera dans tout son évangile la discorde entre Jésus et les savants (du moins certains). Ils ne reçoivent pas son témoignage parce que souvent c'est en contradiction avec la Loi.
12 Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ?
Et là, c'est parti sur un mot, qui sert de fil, le mot ciel. Mais il permet d'aller plus loin, si les hébreux qui regardaient le serpent étaient sauvés de la mort physique, de même ce qui regarderont celui qui exposé sur la croix et croiront que celui-là est le sauveur, recevront ce que les juifs semblent chercher désespérément (synoptiques), la vie éternelle.
13 Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme.
Sauf que ça, c'est prophétique; or il y a Hénok et Elie qui sont montés au ciel, mais au temps fixé. Pas facile du tout à comprendre.
14 De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
15 afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.
MERCREDI 15 AVRIL. Jn 3, 16-21
Faire le mal; Faire la vérité.
Faire le mal on comprend d'emblée. Faire la vérité, c'est accepter justement d'être éclairé et reconnaître que ses propres idées soient mauvaises. Quand on dit qu'on va faire la vérité sur un évènement, c'est qu'on va rechercher tout ce qui a été faux jusque là et qui empêche de porter un jugement impartial ou du moins honnête. C'est enlever les parties obscures. C'est bien choisir la lumière pour que tout soit au grand jour.
Là faire la vérité c'est bien reconnaître que l'homme Jésus est bien plus que cela, qu''il est celui qui a été envoyé pour que les hommes accèdent à la lumière, sortent de leurs ténèbres, sortent de ce qui les obscurcit pour être éclairés par l'amour.
16 En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. 17Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »
Ceci invite au silence. Ce que dit Jésus est inimaginable. Un Dieu qui donne ce qu'il a de plus cher, de plus intime, un Dieu qui donne la vie éternelle (à mon avis autre que celle donnée par l'arbre de la vie dans le jardin, mais ça reste à prouver). Un Dieu qui demande de croire en celui qui a envoyé.
18 Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
19 Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
J'ai du mal comme tous les ans, avec ce jugement. D'une part Jésus ne vient pas pour juger, mais pour sauver; croire en lui, (reconnaître en lui la lumière), permet d'échapper à la mort (si je comprends bien); de ne pas refuser la lumière qui a pris corps dans notre monde de ténèbre.
Peut-être faut-il revenir au prologue.
20 Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
21 mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »
Peut-on dire que faire la vérité, c'est être en phase avec Dieu Lumière et agir avec lui, pour que le mal recule?
JEUDI 16 AVRIL. Jn 3, 31-36
Deuxième partie du chapitre. Jésus est Judée. Des envoyés viennent voir Jean le baptiseur.
31 « Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous,
32 il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage.
Répétition qui permet de comprendre qui est cet homme au sujet du quel les envoyés des pharisiens posent des questions. Jean n'est pas. Celui-là il vient d'en haut, il vient du. Ciel et u-il est plus grand (au-dessus) de tous les hommes. Annonce de ce qui sera la vie de Jésus, son témoignage ne sera pas reçu par la majorité.
33 Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai.
34 En effet, celui que Dieu a envoyé, dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure.
35 Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main.
Définition du Fils; il est aimé par le Père et il a l'esprit en abondance, sans aucune restriction, totalement;
36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »
La vie éternelle, est donnée par la foi dans le fils; MAIS ATTENTION si pas de foi dans le fils, papa pas content et grosse colère et la colère de Dieu, ça c'est quelque chose.
VENDREDI 17 AVRIL. Jn 6 1-15
Il savait bien ce qu'il allait faire
1 En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade.
2 Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades.
3 Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.
4 Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.
Pour moi, cela évoque presque les béatitudes. Jésus est assis, posture de l'enseignant. Peut-être que cela fait un certain temps qu'il les enseigne. Peut-être parle t il de cette libération, de ce passage de Dieu, de ce sang versé sur les linteaux et qui chasse la mort?
5 Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui.
Un peu comme un aimant. Il découvre que le monde est là, autour de lui. D'où viennent ils tous ces gens? Signes sur les malades, nous on en voit un en Galilée (le fils du fonctionnaire) et un à Jérusalem, le paralytique. Mais ce sont des miracles. Comment passer de miracle à signe?
Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »
C'est très étonnant, Jésus semble penser tout de suite à la foule qui est affamée, mais de quoi est-elle affamée, il n'y a pas eu de discours avant; Jésus est comme Moïse sur la montagne. Et ensuite on va passer aux prés d'herbe fraîche. On est donc dans du symbolique, pas de géographique;
Ce signe intervient après la guérison du paralytique;
6 Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.
7 Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »
Donc nous cet argent on ne l'a pas; pour Philippe il s'gait d'acheter, pas de demander, de partager.
8 Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
9 « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »
André a un regard différent. Il y a ce jeune garçon, il y a ce qu'il a avec lui et qu'il a peut-être proposé à André? André on ne le voit pas beaucoup dans cet évangile. Il est allé chercher Pierre. Puis Jésus a appelé Philippe qui a cherché Nathanaël. Jésus a posé la question du Où, Philippe répond par le côté impossible. Chez André il y a de la confiance. Et ce petit garçon, peut-être que pour lui c'est possible de donner à tout le monde avec ce qu'il a lui;
10 Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.
Jésus a ce qui lui faut, quelque chose donné avec de l'amour et de la foi; Il ne va pas décevoir ce petit garçon qui a tout donné; Et pourtant il y en a du monde. Il fait asseoir dans l'herbe, ce qui fait penser en tous les cas moi au psaume 23.
11 Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.
Là, c'est Jésus qui prend de fait l'initiative pour tout; il veut donner à manger, il prend ce peu et il en fait de l'abondance plus que la manne. Et des restes il y en a.
12 Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. »
13 Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.
Dieu nourrit comme dans le désert, mais avec abondance ce qui est différent de la manne. Côté" symbolique, avec cette drole de phrase; pour ceux qui prenaient de cette nourriture.
Après que tous en eurent mangé.
14 À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. »
15 Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.
Comment passer du miracle au signe.
Si Jésus se retire à nouveau, mais cette fois seul, on peut penser qu'au début il s'est retiré avec les disciples pour se mettre à l'abri, un peu comme David. Nous on sait que ce n'est pas de cette royauté là qu'il veut, que ce n'est pas la sienne ; bref il disparait. Dans la péricope suivante, il va réapparaitre, mais cela évoque la résurrection : ils croyaient voir un esprit.
Hors de question de rester à Jérusalem depuis la guérison de ce paralysé qui avait comme le lui avait demandé Jésus porté son grabat le jour du Sabbat. Il faut dire qu'oser affirmer que Dieu était son propre Père et que lui Jésus, ne faisait que faire comme Lui, cela ne pouvait pas passer, ils ne pouvaient pas entendre, ils ne pouvaient pas comprendre, comprendre qu'écouter et croire en la parole de cet homme, c'est cela qui donnerait la vie éternelle et non la pratique aveugle de la Loi. Ils ne pouvaient surtout pas entendre tout l'amour qui était là. Alors oui, pour conserver la vie, il valait mieux retourner en Galilée et pourtant la fête de la Pâque était proche, cette fête que nous célébrons chaque année qui fait mémoire de notre libération, du sang de l'agneau posé sur les linteaux de nos portes, les pains sans levain. Le passage de l'Ange du Seigneur et notre passage à travers la mer.
En Galilée nous avons beaucoup marché, Jésus avait guéri beaucoup de malades, et nous nous trouvions sur les bords du lac. Ce jour-là, il nous avait pris avec lui sur la montagne, il s'était assis et nous avait parlé. Le temps nous ne l'avions pas senti passé, nous étions bien avec lui.
Mais de fait nous n'étions pas seuls, des gens étaient arrivés petit à petit, puis d'autres et encore d'autres qui voulaient certainement demander des guérisons. Jésus a cessé de parler, et a vu tous ces gens. Il m'a alors demandé où nous pourrions acheter du pain pour donner à manger à toute cette foule. Je dois dire que sa question m'a interloqué, où diable veut-il que nous trouvions autant d'argent, même avec le salaire de deux cent journées, il n'y airait qu'n tout petit peu de pain pour chacun d'entre eux. Des fois je me demande ce qu'il a en tête. Pour moi c'était vraiment impensable et pourtant à Cana en Galilée n'avait-il pas fait mettre de l'eau dans les jarres de purification pour que celle-ci devienne un vin capiteux, comme le vin dont parle le prophète Isaï? Bref pour moi, il me demandait l'impossible.
Là-dessus arrive André, avec un jeune garçon qui avait entendu la demande de Jésus et qui apportait cinq pains d'orge et deux poissons. Lui aussi devait être un peu fou, comment nourrir une foule avec si peu, mais parfois les enfants ils pensent de drôles de chose. Mais Jésus dit souvent qu'il s'agit de croire et ce petit il croyait vraiment.
Jésus a souri, il n'a pas renvoyé le garçon en lui disant que c'était pour lui, il a pris les pains, des pains d'orge, la farine du pauvre, mais aussi la farine qui sert pour la fête de la Pâque.
Il nous a demandé de faire asseoir tout le monde, car il y avait une belle herbe verte à cet endroit. Il y a eu comme un silence; un beau silence, un bon silence.; il les a bénis, comme on le fait toujours, et s'est mis à les distribuer à la foule, seulement là, ce n'étaient plus cinq pains et deux poissons, mais tout à profusion, un peu comme l'avait le prophète Élisée autrefois, qui de 20 pains en avait fait 100. Et il y a eu bien plus que ce que l'on aurait pu acheter avec mes deux cents deniers.
Quand tout le monde a fini de manger il nous demandé de rassembler ce qui restait et croyez- moi ou pas, mais il y avait douze panières remplies des morceaux qui restaient. Cela m'a fait au psaume qui parle du juste qui se sent abandonné par le très haut, mais sauvé par le très haut tient ses promesses et donne à manger en abondance, car là c'était l'abondance. Il leur avait donné comme autrefois l'avait Moïse, enfin pas Moïse mais le Très- Haut de la manne, mais en abondance, une manne qui ne périssait pas. C'était peut-être cela le signe au-delà du miracle, voir en Jésus non pas un prophète, mais l'Envoyé, Dieu présent parmi nous.
Seulement un tel miracle, ça fait du bruit si je puis dire et cette foule, cinq mille hommes, sans compter les femmes et les enfants, ils voulaient le prendre pour le proclamer leur roi. Un roi qui donne à manger à tous, ça, c'est un roi comme on l'espère tous, un roi qui fera sortir de la pauvreté et de la misère. Seulement Jésus, et ça, nous le savons, il ne sera pas ce roi-là. Alors comme il s'est si bien le faire, il a disparu dans la montagne. Il faut dire qu'en Galilée il est chez lui et qu'il connait toutes les grottes. Mais du coup, nous nous sommes retrouvés seuls à ne pas savoir que faire. La meilleure solution était de retourner à Capharnaüm. Pourquoi ne l'avons-nous pas attendu? Je ne le sais pas, quelque chose nous poussait à partir. Et nous sommes partis dans la nuit;
Seulement la tempête s'est levée; Comme vous le savez la date de la Pâque coïncide avec la nouvelle lune, alors c'était une nuit bien noire. Le vent s'est levé, et la tempête était vraiment une très mauvaise tempête et nous étions complétement perdus. Et voilà qu'une silhouette apparait, une silhouette un peu comme un fantôme et nous, qui sommes pourtant des hommes faits, nous étions morts de peur. Mais une voix est sortie de cette ombre, c'était celle de Jésus qui nous a dit "c'est moi, n'ayez plus peur". Entendre le son de sa voix quel soulagement, quel bonheur. Nous voulions qu'il vienne dans la barque avec nous, mais et là c'était vraiment incompréhensible, alors que nous étions en plein milieu du lac quand la tempête nous est tombée dessus, nous avons accosté, comme s'il était le maître du temps mais aussi de l'espace, Jésus Dieu, le Verbe.
Je me demande aussi si ce que nous avons vécu là, ce n'est pas ce que nous serions amenés à vivre après sa mort, quand nous étions réfugies dans la salle haute. Sa mort avait été une vraie tempête, nous étions désemparés, perdus, et d'un coup, comme ce soir-là ii était là, vivant, et il nous donnait sa paix.
Mais ce matin-là en arrivant à Capharnaüm, nous ne pouvions pas imaginer ce que note maître allait dire sur cet autre pain qui donne la vie et de la polémique qui en suivrait.
SAMEDI 18 AVRIL. Jn 6, 16-
16 Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer.
17 Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples.
18 Un grand vent soufflait, et la mer était agitée.
19 Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est-à-dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur.
20 Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. »
21 Les disciples voulaient le prendre dans la barque ; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient.
Tel que c'est dit Jésus ne monte pas dans la barque. La barque accoste. On a l'impression d'un court circuit du temps et de l'espace.
DIMANCHE 19 AVRIL. Luc 24, 13-35
Actes des apôtres, la phrase de Pierre; prêtez l'oreille. (prête une oreille attentive au cris de ma prière) Is 49, etc… Ecouter et prêter l'oreille.
Pretez l'oreille
Jb13.17 Écoutez, écoutez ma parole, prêtez l’oreille à mon explication.
Jb34.02 « Sages, écoutez mes paroles ; savants, prêtez-moi l’oreille.
Jb34.03 Car l’oreille apprécie les discours comme le palais goûte la nourriture.
Jb34.16 Si tu as de l’intelligence, écoute ceci, prête l’oreille au son de mes paroles !
Jb36.10 Il leur ouvre l’oreille pour les avertir et leur ordonne de se détourner du mal.
Ps44.11 Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille ; oublie ton peuple et la maison de ton père :
Ps77.01 Écoute ma loi, ô mon peuple, tends l'oreille aux paroles de ma bouche.
Ps129.02 Seigneur, écoute mon appel ! * Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière !
Si33.19 Écoutez-moi, grands de ce peuple, et vous qui présidez l’assemblée, prêtez l’oreille !
Is28.23 Tendez l’oreille, écoutez ma voix ; soyez attentifs, écoutez ma parole :
Lm3.56 tu m’as entendu dire : « Ne ferme pas l’oreille à mes soupirs, à mes clameurs ! »
13 Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem,
14 et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
15Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.
Attitude très rabbinique me semble t il. essayer de trouver du sens et même scruter les écritures, mais comment les scruter.
16 Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Je ne pense pas que ce soit endurcissement. Marie-Madeleine ne reconnait pas Jésus. Je n'imagine pas non plus que ce soit le ressuscité revêtu de sa gloire, mais un homme qui vient, s'intéresse, se met à leur portée et va rectifier leur approche des écritures; mais il le fait avec amour et compassion.
Marie Madeleine le reconnait à son timbre de voix. Les femmes qui saisissent les pieds, semblent vouloir s'assurer qu'il est bien un être de chair avec des os. Eux le reconnaissant soit au moment de la fraction du pain soit à sa manière de rompre le pain. Et cela, ils ont pu le voir non le soir de la cène, mais lors des multiplications des pains. C'est un signe pour eux, comme la voix pour Marie. Ou ça n'a rien à voir, c'est l'ouverture des yeux, l'intelligence du cœur.
17 Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. 18 L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. »
19 Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple :
2 0 comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
21 Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
22 À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
23elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant.
24 Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
25 Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit !
26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
27 Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
28 Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. 29 Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
30 Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.
31 Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
32 Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »
33 À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent :
34 « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »
35 À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.