samedi 14 février 2026

SEMAINE DU 9 AU 15 FÉVRIER. ÉVANGILES

 

LUNDI 9 FÉVRIER. Mc  6, 53-57 

 

Après la tempête et la marche sur les eaux. 

 

On ne peut qu'être admiratif devant cet élan de foi. Ce qui m'interroge peut-être c'est "ils reconnurent Jésus". Est-ce qu'ils pensaient qu'il aurait pu périr dans la tempête? Le "et aussitôt" est un peu curieux. Certes ce sont les disciples et normalement Jésus ne devrait pas être avec eux. Si les habitants se posent des questions, ils n'en disent rien, ce qui est différent de ce qui se passe dans l'évangile de Jean. Là, c'est comme si, le groupe des apôtres s'ouvre et que Jésus en sort et est reconnu. Presque une image de résurrection : les cieux qui s'ouvrent et le Fils de l'homme qui surgit. C'est une reconnaissance devant cette bonne nouvelle etc'est différent de ce qui s'est passé à Nazareth. 

 

Et cela procure un élan de vie : chercher tous ceux qui sont dans le besoin et les conduire à cet homme (miraculé?) miraculeux. Et cet élan de vie, donne la vie, est transmis à tous ceux qui touchent. 

 

C'est magnifique.

 

Cela fait un contraste énorme avec le début du chapitre 7, qui commence par la remarque désobligeante des pharisiens sur les mains pas lavées et le conflit entre tradition et Loi donnée à Moïse et qui devient vidée (mais c'est plus fort que ça), c'est perverti par l'usage des tradition? Vidée de son sens, dans un but précis, donner de l'argent au temple. Ce qui revient presque à faire du temple un lieu d'idolâtrie. 

 

GUILLAUME suppose que Jésus aborde en décapole et s'extasie sur l'homme de Gérasa qui a par son témoignage fait connaître Jésus dans tout le pays.  Normalement ils devaient aller du côté de Bethsaïde, on nous a dit que les vents étaient contraires, donc ils n'ont pas du bouger énormément. Par contre Génésareth est à l'oppose de Capharnaüm, lieu que Jean retient pour le discours sur le pain de vie. Je suis un peu perplexe quand même.

 

53 En ce temps-là, après la traversée, abordant à Génésareth, ils accostèrent. 

54Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus.

 

Tous ceux-là ne sont pas au courant de ce qui s'est passé avant, multiplication des pains et la tempête. Enfin peut-être que la tempête ils l'ont ressentie, mais là, c'est plutôt un cadeau pour eux. Une barque, du monde et ce Jésus, le guérisseur. Alors, c'est "le bouche à oreille" qui fonctionne. " Le Jésus, il est chez nous"

 

55 ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait. 

 

Là; ces sont des braves gens qui parcourent toute la région, qui appellent; et c'est la région qui va être comme purifiée à ton contact.

 

56 Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.

 

Importance du toucher. Ce n'est pas guéris, c'est plus que cela. Aie seulement la foi. La frange c'est ce qui touche le sol, ce n'est même pas très propre. Pour les infirmes, ça ne doit pas être facile. Du coup, j'imagine comme une chaine humaine, qui relient Jésus à la personne qui demande la guérison. Importance des frères;

 

 

MARDI 10 FÉVRIER. Mc 7, 1_13

 

Est-ce qu'on n'en est pas là à nouveau? Poids des traditions qui étouffe la parole de Dieu et la Parole du Fils, même le souffle de l'esprit.

 

1En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, 

2 et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. 

 

En gros, ça commence vraiment à intriguer, puisque même ses scribes venus de Jérusalem sont là, et qu'ils "regardent" dans un but de déconsidérer. Sur RCF, le commentateur, parle des règles données pour ceux qui participent au service du temple, d'où la pureté, mais que les pharisiens veulent appliquer à tout le monde. Tout ce qui est entrave à la vie, doit être purifié. 

 

3 – Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; 

4 et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats.

 

Manifestement c'est de l'explicatif pour ceux qui découvrent Jésus. 

 

 5 Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » 

6 Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : ‘Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. 

7 C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.’  

 

Attachement maladif ou regard tourné vers Dieu et vers le prochain;

 

8 Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. »

 

 9 Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour établir votre tradition.

 10 En effet, Moïse a dit : ‘Honore ton père et ta mère.’ Et encore : ‘Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.’ 

11 Mais vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont ‘korbane’, c’est-à-dire don réservé à Dieu”, 12alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère ; 

 

13 vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »

 

 

MERCREDI 11 FÉVRIER. (POUR BEAUCOUP N-D DE LOURDES). Mc 7, 14-23

 

On a eu le temps avec les scribes, que Jésus met un peu KO. 

 

Là, on a un temps avec la foule, mais on peut penser que c'est une question qui se pose dans les nouvelles communautés, si des juifs veulent imposer (outre la circoncision), les règles alimentaires qui viennent quand même de la Tora. Donc Jésus est formel, et s'il dit écoutez moi, c'est que c'est important ce n'est pas ce qui rentre dans la bouche de l'homme qui le rend impur parce que ça n'y reste pas. 

 

Sauf que pour moi, il y a la fellation imposée qui fait que la souillure est là, et qu'elle est quasi permanente. Je sais que Jésus s'adresse aux hommes en général, pas aux femmes ou aux enfant qui subissent ce viol, mais ceux là, ne peuvent pas évacuer ce qu'on a mis de force en eux.

 

14 En ce temps-là, appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien.

15 Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » 

16[…] 

 

C'est presque amusant, sur le "de nouveau" c'est comme si lorsque le conflit est là avec les pharisiens, la foule, s'en va. Elle ne se sent pas concernée, ou peu;

 

 

17 Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole. 

18 Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, 

19 parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » 

C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.

 

Discours très clair ici. Il y a une différence entre des aliments qui peuvent faire du mal au corps (et du coup peut-être à l'esprit, spiritus) et rendre tout le corps impur.

 

20 Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. 

21 Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, 

22 adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. 

23 Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

 

Là, on croit presque entendre Paul. L'homme. 

 

Comment contrôler les pensées? Importance de l'esprit. 

 

 

JEUDI 12 FÉVRIER. Mc 7, 24-30. La femme syro phénicienne. La païenne. 

 

ce qui m'étonne un peu, c'est que de grandes foules sont déjà venues à Jésus pour se faire guérir, dont des gens de cette région. Et Jésus ne fait pas d'histoire, il ne demande pas si le possédé ou le malade est juif ou pas. Pourquoi est-ce que c'est différent là? Qu'est-ce que Marc veut nous faire comprendre? Que le Salut est d'abord proposé au peuple élu. Bon ça se comprend. Mais pourquoi cette exclusion? Est-ce que Jésus a peur de se faire une fois de plus mal voir? Est-ce qu'il a peur de ne pas être compris? Pourtant Isaïe parle bien des nations et des iles lointaines.

 

Peut-être qu'il veut (que Marc veut) nous faire comprendre que ce qui compte, ce n'est plus l'appartenance à une race, à une nation, mais la foi en un homme, appelé Jésus. Il y a en cette femme la même foi que l'on a entendu chez la femme hémorroïsse. 

 

24 En ce temps-là,  Jésus partit et se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache, mais il ne put rester inaperçu : 

 

. Cela suppose qu'il y a des gens qui l'accueillent et le connaissent. S'il est avec ses disciples, il ne peut pas passer inaperçu. C'est peut-être juste le lieu, mais manifestement ça ne marche jamais. Donc le guérisseur est là. Et cette femme qui entend parler de lui, qui a une petite fille malade, va jouer le tout pour le tout. Elle va le trouver. Il faut que sa fille guérisse.

 

 

 

25 une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds.

26 Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.

 

C'est la même posture que celle de Jaïre, Mais la réponse est bien différente.

 

 27 Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » 

28 Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Alors il lui dit : 

 

Est-ce que les petits enfants veulent être rassasiés? C'est peut-être ce qui se passe entre Jésus et cette femme qui va permettre la seconde multiplication des pains, en territoire non juif. Sa foi à elle, ouvre un chemin aux autres. 

 

Je sais que lors de l'exode, en 1940, quand nous sommes arrivés à Bordeaux, j'avais deux semaines max et je n'étais pas en bon état, Maman est allée supplier le maire de Bordeaux de lui donner des bons pour avoir du lait en poudre, et pour moi, elle aurait fait n'importe quoi pour en avoir, un peu comme cette femme. C'est une démarche universelle que de supplier pour son enfant. 

 

 

29 « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. » 

 

Elle dit quoi (c'est moins explicite que chez Matthieu pour une fois. Elle lui dit qu'elle sait qu'elle est impure comme les petits chiens, mais elle sait que sa puissance est telle, que même les miettes, seront suffisantes pour sauver sa petite fille. Elle ne veut pas voler quelqu'e chose qui ne lui appartient pas, (elle ne met pas la main sur Jésus, même si chez Matthieu, elle fait vraiment le siège), elle veut juste que sa fille aille bien et comme le centurion, elle se contente de la parole. 

 

30 Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle.

 

Comment ce retour s'est-il passé pour elle? Un peu comme dans l'évangile de Jean, la guérison du fils du dignitaire, qui se contente d'une parole et qui prend un long chemin pour retourner chez lui. Doute, ou foi? 

 

Est-ce que moi je m'en serai contentée? Est-ce que j'aurais été dans la joie d'avoir pu parler, demander et avoir été écoutée?  Je ne sais pas trop.

 

Mais je pense qu'elle ouvre un chemin dans le cœur de Jésus.

 

Matthieu 15, 22-28

Marc 7, 24-30

21 Partant de là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.

 

 

24 En partant de là, Jésus se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache. Mais il ne put rester inaperçu :

 

 

22 Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »

 

 

 

 

 

23 Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! »

 

24 Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »

25 Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! »

 

 

 

 

25 une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds.

26 Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.

 

26 Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »

27 Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »

27 Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »

 

 

28 Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Alors il lui dit :

 

 

28 Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

29 « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. »

 

30 Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle.

 

 

 

 

VENDREDI 13 FÉVRIER. Mc 7, 31-37

 

https://giboulee.blogspot.com/2022/02/marc-7-31-37-ils-lui-demandaient-de.html

 

31 En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole

 

32 Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler et supplient Jésus de poser la main sur lui.

 

Lui ne sait pas ce qui se passe. Lui, il est passif. On le conduit à un homme qu'il ne connait pas, on parle devant lui. Peut-être que s'il parle il sait un peu lire sur les lèvres. Qui est cet homme?  

 

33 Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. 

34 Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » 35Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement

 

Et voilà que cet homme le prend par la main (ou pas) mais lui fait signe de le suivre. Et manifestement il fait comprendre aux autres de ne pas venir. Qu'est ce qui va se passer? 

Là Jésus se comporte avec lui comme tout guérisseur. Il touche les oreilles, il met sa salive sans sa langue (je dirai presque dans sa salive, comme pour la changer, la transformer). Peut-être que ces gestes sont là pour expliquer ce que Jésus veut pour lui, à la demande de ces "gens" qui l'ont conduit à cet homme.

 

Jusque-là Jésus le regarde, maintenant il ne le regarde plus. Il a les yeux tournés vers le ciel et manifestement il prie. Il soupire et le souffle divin est là, sur cette souffrance. Une parole, ouvre toi, et le ressenti de l'homme qui entend le bruit du vent autour de lui, qui comprend qu'il est guéri et qui se met à parler. Libération. Il est libre, libre comme l'air qui l'a enveloppé à un moment. Il n'est plus infirme, il est guéri.

 

Le correctement, me fait penser à la guérison du possédé dans Luc. L'homme est vêtu correctement. Le lien social est rétabli.

On retrouve le "il soupira" juste après quand les pharisiens demandent à Jésus un signe. 

 

36 Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient.

 

37 Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »

 

Il y aurait deux références, une à Isaïe 29, 18, une à un psaume : Comme leurs idoles ils « ont une bouche et ne parlent pas… des oreilles et n’entendent pas. » (Psaume 113) Or voilà que l’Évangile de ce jour nous donne une pitoyable illustration de ce monde païen : un sourd muet est amené à Jésus.

 

 

SAMEDI 14 FÉVRIER. LC 10, 1-9 STS CYRILLE ET METHODE.

 

(messe ppur la dédicace d'une église, à St Pierre du Perray). Pierre vivantes (un peu la thématique de l'homélie de l'évêque).

 

Priez et allez. Dites, restez. Guérissez et dites..

 

Dite paix à cette maison. 

Dites le règne de Dieu s'est approché. 

 

1 En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.

 

 2  Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. 

Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. 4Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. 5Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’ 6S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. 7Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. 8Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. 9Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” »

 

 

DIMANCHE 15 FÉVRIER. Mt 5, 17-37

 

Un nom savant pour ce type de discours : on vous a dit et moi je vous dis. Les antinomies;

 

Lire en allant au delà de la tradition;

 

Les modalités de cet interdit dépendent des cultures. Dans l’évangile, Jésus lui donne l’extension la plus large en le poussant jusqu’à la colère. Il ne suffit pas de ne pas tuer son prochain, il faut aussi ne pas l’humilier, ne pas l’abaisser, ne pas le mépriser. Bonhoeffer a dit que depuis l’évangile, entre moi et mon prochain il y a le Christ, il devient une image de Dieu. Abaisser mon prochain, c’est abaisser Dieu lui-même.

 

Dans ce paragraphe, Jésus dénonce l’hypocrisie de ceux qui sont de bons pratiquants religieux et qui aiment vivre dans le conflit au dehors. C’est l’attitude du pharisien de la parabole qui jeûne deux fois par semaine et qui donne la dîme de ses revenus, mais qui méprise le collecteur d’impôt qui n’est pas aussi vertueux que lui.

 

Tu ne sortiras pas de là avant d’avoir payé jusqu’au dernier quadrant, autrement dit : tu seras plus sévèrement jugé sur la façon dont tu traites ton prochain que sur ton offrande. Cette parole s’adresse aux fidèles, ceux qui ne mettent pas les pieds à l’Église, au moins, ne sont pas hypocrites.

 

Comme pour le meurtre, Jésus étend le champ de l’adultère à la convoitise. Au fond de lui chacun sait quelle est la différence entre l’admiration devant une belle personne et la convoitise, entre la rencontre et la séduction.

 

Comment ne pas convoiter ? La tradition a posé deux principes : L’interdit. Je ne convoite pas ce qui m’est inaccessible. Un citoyen ne convoitera pas la fille du roi mais la fille de son voisin. Toutes les femmes sont aussi sacrées que la fille du roi !

 

Et la reconnaissance pour ce qu’on a, comme antidote à la convoitise de ce que l’on n’a pas.

 

 

 

17En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. 

18 Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. 

 

19 Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. » 

 

20 Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. 

 

21Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : ‘Tu ne commettras pas de meurtre’, et si quelqu'un commet un meurtre, il devra passer en jugement. 

22 Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. 

 

23 Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, 

24 laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. 

 

25Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. 26Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. » 

 

27 Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu ne commettras pas d’adultère.’ 

28 Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. 

 

29 Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne. 

30 Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne. 

 

31 Il a été dit également : ‘Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation’. 

32 Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère. » 

 

33 Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : ‘Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.’ 

34 Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, 35ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi. 36Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. 

 

37 Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais. »

dimanche 8 février 2026

SEMAINE DU 2 AU 8 FÉVRIER. ÉVANGILES.


 

Semaine assez difficile pour moi. Donc certains textes ont juste été entendus, mais pas travaillés.

 

LUNDI 2. PRESENTATION. Lc 2, 22-40

 

Que dire de ces textes? Celui de Malachie avec les fils de Lévi qui sont purifiés me plait. Après tout, si Marie est cousine d'Elisabeth, peut-être qu'elle est de cette tribu. Il y a surtout plus que la purification la consécration. Si on relit le livre de Samuel, quand un enfant est consacré il devient en quelque sorte propriété de Dieu, d'où le rachat. Là on ne sait pas trop si les colombes, c'est pour Marie ou pour l'enfant. 

 

II y a aussi le lieu, le temple qui est comme illuminé par la lumière qui est vue seulement pas des deux anciens (comme on dit maintenant). Il y a cette présence de l'Esprit, il y a ce timing de Dieu, qui m'interpelle toujours. Il n'y a pas de hasard et cela c'est beau. 

 

 

22 Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, 

23 selon ce qui est écrit dans la Loi : ‘Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.’ 

 

24 Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : ‘un couple de tourterelles ou deux petites colombes.’ 

 

25 Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. 

26 Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. 

27 Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, 

28 Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : 

29 « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. 

30 Car mes yeux ont vu le salut 

31 que tu préparais à la face des peuples : 

32 lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » 

33 Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. 3

34 Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction 

35 – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » 

 

36 Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, 

37 demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. 

38 Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem

 

39 Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. 

40 L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

 

 

MARDI 3 FÉVRIER.  Mc 5, 21-43.

 

En écoutant la première lecture avec la réaction de David par rapport à la mort de son fils, qui est étonnante, parce qu'Absalon a voulu prendre sa place, l'a obligé à fuir, et a pris toutes ses femmes (prophétie de Nathan). Je me disais que les grands-prêtres, ou en tous les cas les pharisiens (et ce sera la même chose pour Paul ultérieurement), pensent avoir fait quelque chose de bien en mettant à mort Jésus et que leur Dieu doit se réjouir. Or le comportement de David, montre qu'il n'en n'est rien et là, encore moins, puisque Jésus ne s'est jamais rebellé mais est resté dans la soumission totale. Un Dieu qui apprendrait la souffrance. Je ne sais pas si Dieu (définition philosophique) est insensible, sans émotions, mais ce qui se passe avec David, peut donner une toute petite image de ce qui a pu se passer dans cet ailleurs que nous imaginons (à nos images) et dont nous ne savons rien, parce que quand Dieu se manifeste, il faut bien qu'il s'adapte à nos pauvres manières de voir et de croire, mais quand Jésus est mis en pièces sous le fouet, je peux imaginer la douleur qui a dû ou a pu envahir ce lieu, je peus imaginer la souffrance et pourtant en même temps quelque chose d'autre qui sait que le Salut, est donné au monde, à la multitude. Mais pour une fois, je trouve en David quelque chose qui réfléchit un peu le visage de ce Dieu qui nous dit la bible ne se réjouit pas de la mort de méchant, de l'impie. 

 

Marc 5, 21-43

 

Ce sont des péricopes que j'aime. Elle me semble centrées sur la foi. Ce que Jésus dit à Jaïre, ne crains pas, crois seulement. C'est ce que Jésus passera son temps à dire à ses disciples par la suite. 

 

Il y a le mot fille qui revient, et c'est un peu la spécialité de Luc, les femmes. Il y a la jeune fille, de douze ans. Est-ce que le douze peut être une représentation symbolique d'Israël, Israël est en train de mourir et Jésus va lui redonner vie.

 

Il y a cette femme, que Jésus va appeler sa fille, qu'il a remarquée parmi tous ces gens qui le poussent, l'enserrent (en théorie elle est derrière lui, c'est par derrière, dans son dos que quelque chose de passe), qui est malade depuis douze ans. Elle est impure, et Jésus la délivre de son impureté qui l'exclue du monde. C'est aussi ce qu'il fera avec les pécheurs. 

 

Cette force qui sort de Jésus reste un peu un mystère pour moi. Elle fait comme un lien entre cette femme exclue, et Jésus, quelque chose qui se vit d'abord dans le corps. Et qui affirme bien l'incarnation. 

 

Il y a beaucoup de verbes dans ces péricopes, ça tombe aux pieds de Jésus par deux fois. Une fois pour une demande, une fois pour dire toute la vérité, mais quelle vérité? Oser dire qu'elle a osé toucher mais que le vêtement, pour ne pas le rendre impur. 

 

21 En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. 

22 Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds 

23et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » 

24 Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait

 

La foi de cet homme fait contraste avec ce qui s'est passé à Gérasa. Et cet homme ce n'est pas n'importe qui, c'est un chef de synagogue. Jésus ne se fait pas prier, la maladie, c'est pour lui.

 

La foule qui écrase, c'est étonnant. Elle est presque maléfique, un peu comme les vagues qui se jettent sur la barque, qui empêchent presque Jésus d'avancer.

 

 

25 Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… 

 

       26elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé  tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré –

 

 

27 cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. 

28 Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » 

29 À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. 

30 Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » 

31 Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » 3

32 Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. 

33 Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. 

34 Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » 

 

Ne t'occupe pas des autres, de ce qu'ils disent, pensent, toi tu as eu ce que tu désirais, sois en paix, (enfin), ne te ronge plus les sangs, et profite de cette guérison. Là, personne ne rend grâce à  Dieu, ce qui est un peu différent de certains autres miracles (je pense à l'aveugle de Jéricho)).

 

35Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fillevient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » 

36 Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » 

37Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. 

38 Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. 

39 Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. »

Le Père Paul a fait le lien avec Lazare, (Lazare dort, allons le réveiller). La mort comme un sommeil et non comme une fin. 

 

40 Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant.

 41 Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » 

42 Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur

43 Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

 

Comment ne pas le faire savoir? Avec toute la foule, les pleureuses, les joueurs de flûte qui sont là.

Fermement, se retrouve après la transfiguration et le fait que les disciples ne comprennent pas ce que veut dire ressusciter d'entre les morts, mais qu'ils ne disent rien, conformément à ce que Jésus leur a demandé : Mc 9, 10-11

 

 

MERCREDI 4 FÉVRIER. Mc 6, 7-12

 

Au chapitre 3, par deux fois, les gens de Nazareth essayent de le ramener à la raison. Il est fou, et ensuite la famille de Jésus. Là, on dirait qu'il fait un essai, car malgré tout c'est un peu dangereux de revenir dans "son lieu d'origine". Et ça ne se passe pas très bien. 

 

Autant dans les péricopes d'hier, la foi était magnifiée, autant là, il semble bien que croire en quelqu'un que l'on a vu grandir, c'est difficile. Et cela peut -être vrai encore aujourd'hui. Parfois comment croire que quelqu'un est devenu autre que ce que l'on croyait qu'il deviendrait; 

 

1En ce temps-là,  Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. 

 

Là, je peux imaginer que les disciples sont un peu des gardes du corps, et le protègent. Où logent-ils? Chez Marie? J'imagine aussi, que c'est un temps qui est bon pour Jésus et pour sa mère. Puis arrive le jour du Sabbat. 

 

2 Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains? 

 

3  N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. 

4Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »

 

Ce profondément choqués est très différent de la stupeur lors de la reprise de la vie chez la fille de Jaïre. Pour Jésus, cela va plus loin, c'est du mépris. Et cela renvoie à Is 53, 3 Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien.

 

5 Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. 

6 Et il s’étonna de leur manque de foi. Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.

 

Cela fait un peu penser à ce qu'il dira ensuite sur les villes qui refusent d'accueillir les envoyés. Il ne reste pas dans ce lieu, qui est un lieu qui se ferme au lieu de s'ouvrir. Mais il n'y a pas de miracles, juste des enseignements. 

 

Pauvre Jésus, pauvre Marie. Cela n'a pas dû être facile ni pour l'un; ni pour l'autre. Ici pas de joie, pas de merci, juste de l'hostilité. Image de ce qui se passera à Jérusalem.

 

 

 JEUDI 5 FÉVRIER. Mc 6, 7-12

 

 

7En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, 

8 et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. 

9« Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » 

 

10 Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ.

 11 Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » 

 

12 Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. 13Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

 

 

VENDREDI6 FÉVRIER. Mc 6, 14-29                    

 

 

14En ce temps-là,  comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » 15Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » 16Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » 17Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. 18En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » 19Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas 20parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. 21Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. 22La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » 23Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » 24Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. » 25Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » 26Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. 27Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. 28Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. 29Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

 

 

SAMEDI 7 FÉVRIER Mc 30-34

 

30 En ce temps-là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. 

 

31 Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. 

 

32 Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. 

 

33 Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. 

34 En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.

 

 

DIMANCHE 8 FÉVRIER. Mt 5,13-16

 

On démarre au fil des dimanches, mais ça ne va pas durer avec le carême qui arrive, ce si long discours après les béatitudes.

 

13 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. 

 

Il me semble qu'ailleurs le sel est foulé par les cochons. Mais comment rendre la saveur quand c'est éventé. Ce qui veut dire qu'on a quelque chose à faire ou à être; est ce que l'esprit saint, fait de nous ce sel, sel qui nous donne de la saveur, sel qui nous conserve, et comment ne pas laisser l'esprit s'éteindre en nous?  Il y a la recommandation de Paul je crois à Tite de renouveler le don qu'il a reçu de l'Esprit quand Paul lui a imposé les mains.  C'est peut-être ça;

 

14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. 

15 Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. 

 

On n'est pas la lumière, mais la lumière peut être réfléchie. Pour moi, c'est plus l'image du miroir qui renvoie la lumière ou du prisme qui la diffracte. Que le miroir ne soit pas terni, c'est ma demande.

 

16 De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »