dimanche 31 mai 2026

SEMAINE DU 25 AU 31 MAI. ÉVANGILES


 

LUNDI 25 MAI. Jn 20, 25-34

 

 

25 Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.

 

On a un groupe de femmes dont deux sont de la même famille et une autre qui a le courage de se montrer, d'être là, qui n'a pas pris la fuite. On peut imaginer le regard porté sur elles. Le rédacteur ne parle pas de lui. L'attention est centrée sur les femmes. On peut imaginer ce que Marie peut ressentir, en voyant son fils dans cet état. Le glaive de douleur qui la traverse;

 

 26 Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »

 27 Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. 

 

 

Pour moi, ce qui se passe là, c'est comme une protection pour sa mère. Il vaut mieux pour elle, qui est déjà veuve, ne pas retourner à Nazareth pour elle celle dont le fils a été condamné, mais abandonner ce clan, pour désormais être dans cette nouvelle famille. Protection et reconnaissance. Et à charge pour le disciple de veiller sur celle qui a cru. 

 

Il y a encore autre chose, c'est que Jésus, même sa mère, il nous la donne. Il ne garde vraiment rien pour lui. Il demande à sa mère de ne pas se centrer sur lui, sur la souffrance qu'elle ressent de voir son fils dans cet état, dans sa souffrance à elle, mais de s'occuper de cet homme, simplement parce que Jésus aime celui-là. 

 

Marie change de famille. 

 

 

28 Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » 

29 Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. 

30Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. 

 

 

Ce qui m'étonne toujours, c'est la totale maîtrise de Jésus sur les évènements. Il reprend le psaume: j'avais soif et ils m'ont donné du vin aigre. Là il le prend. Puis il baisse la tête et meurt, alors qu'on s'attend à l'inverse. Mais c'est peut-être du Jean. Jésus maître de la mort; Et le remettre l'esprit. A qui le remet-il? Au Père, ou est-ce déjà un don qui nous est fait. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il donne tout. Il remet tout. Si l'esprit est remis au Père, alors la résurrection sera bien œuvre de ce dernier;

 

 

3 1Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. 32 Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. 

 

Cette manière de faire mourir est affreuse. 

 

33Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, 34mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

 

Cela sera repris par Jean, l'eau, le sang et l'esprit, qui rendent témoignage; en même temps cela confirme la mort par asphyxie et pour moi, ce cœur transpercé par une lance romaine est un cœur irréparable. Cela fait un trou énorme, Quand Jésus apparaitra par la suite, lui qui est dieu, n'a plus besoin d'un cœur d'homme pour vivre. Ce n'est plus le cœur qui est lui donne le mouvement et l'être, c'est autre chose, c'est l'Esprit;

 

 

MARDI 26 MAI. Mc 10, 28-31

 

Là il faut vraiment revenir en arrière. C'est l'épisode du jeune homme riche. Alors qui peut être sauvé? Ce qui est impossible aux hommes est possible pour Dieu. 

 

 

2 8En ce temps-là, Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » 

 

Ceci dit, ils n'ont pas vendu tous leurs biens… Mais ils ont quitté une vie normale, pour suivre Jésus en permanence. Mais la maison de Pierre demeure à lui, ainsi que sa barque, si on en croit Jn 21. 

 

Jésus avait beaucoup demandé à cet homme. et celui-ci était tout triste. 

 

29 Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre 

 

Il y a le "à cause de moi et à cause de l'évangile", ce qui évoque d'abord une rencontre, un appel, et ensuite une mission: la bonne nouvelle reçue, il faut la répandre. 

 

30 sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. 

 

Éternelle question de la vie éternelle. 

 

31 Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. »

Qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende.

MERCREDI 27 MAI. Mc 11,  32-45

 

3 annonces de la passion. Trois reniements. Est-ce qu'il y a beaucoup de triplets comme cela dans la bible? 

 

Douceur de Jésus avec les deux fils du tonnerre.  Il essaye de leur faire comprendre que ce n'est pas ça l'important. Et il confirme l'appel initial : oui ma coupe vous la boirez. Et peut-être qu'ainsi en étant mon, corps vous serez acteurs du saluait.

 

 

 

32 En ce temps-là, les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem ; Jésus marchait devant eux ; ils étaient saisis de frayeur, et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte. Prenant de nouveau les Douze auprès de lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver : 

 

Retrouver ce qui se passe entre Jésus et les douze. On a un peu l'impression qu'il les rassemble autour de lui, parce que le temps est compté et qu'il faut qu'ils entendent et comprennent, en particulier cette charte d'être le serviteur.

 

Mais il y a ces termes, frayeur, peut-être ont-ils peur pour eux. Et s'ils s'étaient trompés en lui suivant, et crainte pour la foule. Climat anxiogène .

 

33 « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes,

 34 qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. » 

 

Et voilà le programme.

 

35 Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. » 

36 Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » 

37 Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. » 

 

38 Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? » 

39 Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé. 

 

40 Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. » 

 

 

41 Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.

 

 

42 Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir.

 43 Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. 

44 Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : 

45 car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

 

Serviteur c'est une chose, esclave c'est autre chose. 

 

 

JEUDI 28 MAI. Mc 10,46b-52.

 

Du coup on ne sait pas très bien d'où Jésus est parti pour entamer la montée à Jérusalem. Il arrive à Jéricho, la ville la plus basse. Pour monter vers le lieu de la présence du Père. 

 

46b En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. 47 Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » 

 

Est-ce que le fils de David, implicitement suggère que Bartimé l'aveugle voit en cet homme qu'il ne voit pas un sauveur, un roi sauveur, ou est-ce juste une sorte de phrase honorifique pour que Jésus, se penche vers lui. Il s'agit bien que Jésus prenne pitié de lui, lui le mendiant, lui l'aveugle.

 

48 Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » 

 

Ne pas se laisser faire par les autres. Persévérer en croyant qu'on va être entendu. (Contrairement à ce qu'on pouvait croire à l'époque, la cécité n'est pas lié au péché et sa foi est totale, et de même que je figuier sera desséché, cet homme au contraire retrouvera sa sève. On a là un homme de foi. 

 

49 Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » 

 

Je suis toujours étonnée par le changement de comportement de la foule. D'un côté il casse les oreilles et on le fait taire, comme on le fait avec les mendiants et à partir du moment où Jésus lui, entend l'appel, alors on commence à le regarder autrement.  On lui dit de quitter sa posture. 

 

.

50 L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. 

 

En fait, lui ne sait pas que Jésus s'est arrêté; On vient lui porter la nouvelle. Alors il se passe quelque chose. Il bondit comme un chamois. il court, sans peur de l'obstacle. Il y a déjà une transformation visible à l'œil nu.

 

 

51 Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » 

 

Une demande simple, qui change tout. Il y a le Rabbouni que l'on trouve en Jn 20. Il ne voit pas Jésus, mais il le "sent" au plus intime de lui-même, cet homme est son maître à lui, son petit maître, son maître chéri; sa foi est totale. Toi tu peux tout. 

 

52 Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

 

Et le voilà en route avec les autres.

 

 

VENDREDI 29 MAI. Mc 11, 11-25

 

Les versets précédents rapportent l'arrivée de Jésus sur son petit âne (et le choix de cette monture). Il y a juste la descente et donc la remontée vers le Temple. Pas de commentaire des autorités. Pourtant quelle scène, très symbolique. D'emblée Jésus prend la stature du roi-messie.

 

 

11 Après son arrivée au milieu des acclamations de la foule, Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il parcourut du regard toutes choses et, comme c’était déjà le soir, il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze

 

C'est très étonnant. C'est comme s'il découvrait ce lieu. Peut-être le regarde t il avec des yeux neufs. Il sait aussi que désormais les sacrifices seront inutiles et que ce lieu ne se sera plus le lieu de la présence. Mais l'est-il encore? 

 

12 Le lendemain, quand ils quittèrent Béthanie, il eut faim

 

On parle de Béthanie, si c'est chez Marthe et Marie, j'imagine mal que Jésus puisse avoir faim. Bethphagée veut dire maison des figues. Faut-il fait un lien avec ce village? 

 

13 Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose ; mais, en s’approchant, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues. 

 

Si ce n'est pas la saison des figues, c'est étonnant comme comportement. Espère t il qu'il en reste de la saison passée? Mais il y a le lien avec le figuier où l'on médite. Et avec le temple où il est entré la veille. Peut-être qu'il aurait pu y avoir des figues précoces. 

 

14 Alors il dit au figuier : « Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! » Et ses disciples avaient bien entendu. 

 

Et c'est la phrase qui est une constatation. Plus personne ne pourra manger de tes fruits. 

 

15 Ils arrivèrent à Jérusalem. Entré dans le Temple, Jésus se mit à expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le Temple. Il renversa les comptoirs des changeurs et les sièges des marchands de colombes, 

16 et il ne laissait personne transporter quoi que ce soit à travers le Temple. 

 

Une action d'éclat, qui est un peu comme une purification. 

 

17 Il enseignait, et il déclarait aux gens : « L’Écriture ne dit-elle pas : Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations ? Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »

 

Puis un enseignement qui éclaire ce qui vient de se passer, l'acte qu'il vient de faire.

 

18 Apprenant cela, les grands prêtres et les scribes cherchaient comment le faire périr. En effet, ils avaient peur de lui, car toute la foule était frappée par son enseignement.

 

Colère des autorités, qui ne peuvent rien à ce moment là.

 

 19 Et quand le soir tomba, Jésus et ses disciples s’en allèrent hors de la ville.

 

 20 Le lendemain matin, en passant, ils virent le figuier qui était desséché jusqu’aux racines. 

21 Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : « Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché. » 

 

22 Alors Jésus, prenant la parole, leur dit : « Ayez foi en Dieu.

 

 23Amen, je vous le dis : quiconque dira à cette montagne : “Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer”, s’il ne doute pas dans son cœur, mais s’il croit que ce qu’il dit arrivera, cela lui sera accordé ! 

24 C’est pourquoi, je vous le dis : tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez obtenu, et cela vous sera accordé. 

 

25 Et quand vous vous tenez en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes. »

 

Peut-on dire que si la prière de Jésus est exaucée, c'est qu'il est "le pur" par excellente, le sans péché. Pas contre si nos prières ne sont pas exaucées, c'est peut-être parce que nos péchés liés au non pardon de ce que nous pensons être une offense, nous écartent de Dieu qui n'entend pas nos demandes, le péché faisant obstacle.  Il y. aussi la foi. Or juste avant on a eu la guérison de Bartimée.

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On peut dire aussi, qu'il est important que nous n'ayons pas de rancœur contre le frère quand nous nous adressons à Dieu, pour demander une grâce .Être plein de lui, et pas de nous. Cela renvoie bien à Matthieu, si ton frère a quelque chose contre toi, laisse la ton offrande et va te réconcilier. Et puis, cette foi totale, que tout est possible (si vous aviez la foi, gros comme un grain de sénevé, vous diriez à cet arbre, va te planter et il le ferait). 

 

Il y a aussi dire merci. 

 

 

SAMEDI 30 MAI.MC 11, 27-33

 

 

27 En ce temps-là, Jésus et ses disciples revinrent à Jérusalem. Et comme Jésus allait et venait dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver. 

28 Ils lui demandaient : « Par quelle autorité fais-tu cela ? Ou alors qui t’a donné cette autorité pour le faire ? » 

Ce allait et venait dans le temple, montre bien que Jésus se sait parfaitement libre, mais cela me fait toujours penser aux pères d'autrefois qui attendaient la naissance d'un enfant, en marchant de long en large. Jésus sait qu'il va se passer quelque chose après le geste contestataire, et il se demande quand ça va lui tomber dessus, car il sait bien qu'il a en grande partie signé son arrêt de mort, puisqu'il touche à l'économie;

 

29 Jésus leur dit : « Je vais vous poser une seule question. Répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais cela. 

30 Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? Répondez-moi. » 

 

Certainement manière bien rabbinique de poser une question. Sauf qu'ils ne peuvent répondre par une autre question et qu'ils sont pris à leur propre piège. Finalement cela me fait un peu penser à la femme adultère de Jean 8. 

 

31 Ils se faisaient entre eux ce raisonnement : « Si nous disons : “Du ciel”, il va dire : “Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?”

 32 Mais allons-nous dire : “Des hommes” ? » Ils avaient peur de la foule, car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète. 

 

33 Ils répondent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Alors Jésus leur dit : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela. »

 

 

DIMANCHE 31 MAI. Jn 3, 16-18

 

A propos du texte de l'exode. Nouïs.

 

Le livre de l’Exode contient deux grandes parties, la première qui raconte la sortie d’Égypte et la marche dans le désert, et une seconde qui rapporte les prescriptions relatives à la construction du sanctuaire pour médiatiser les relations entre Dieu et son peuple. À propos de cette partie, un commentaire a dit que la Bible ne compte que 34 versets pour raconter la création du monde alors que la construction du sanctuaire prend entre 500 et 600 versets.

Il en a déduit qu’il est dix fois plus facile pour Dieu de faire un cadre à l’humanité que pour l’humanité d’accueillir la présence de Dieu.

 

 

 

16 En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.

 

Qui perd sa vie à cause de moi la sauvera. 

 

Commentaire A. Nouïs intéressant, tous les mots sont épluchés. Le monde chez Jean, c'est les ténèbres, c'est le rejet de Dieu. C'est ce monde qui ne veut pas de lui, qui le rejette que Dieu choisit d'aimer. Et dans aimer il y a le don, donc du mouvement. Il ne garde pas pour lui. Il donne, il se donne. Il donne ce qui est le plus précieux, le fils unique. Comment articuler avec Abraham et ne pas faire du sacrifice quelque chose de négatif. Ce que Dieu veut c'est donner à ce monde de ténèbre, le moyen de sortir des ténèbres,  et pour cela en apprenant à aimer jusqu'au bout, à la manière de Jésus. Les galates (laudes de ce vendredi), Ga 2, 19B-20)

 

"Avec le Christ, je suis fixé à la croix : je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. Ma vie aujourd’hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré pour moi." Peut résumer un peu.

 

 17 Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » 

 

Pas pour juger, mais pour sauver, pour faire enfin croitre en nous ce qui est à l'image et à la ressemblance. Sauvé de ce qui attire vers la volonté de détruire, de prendre la place, peut-être aussi de juger.

 

18 Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

 

Il y a bien un jugement, mais est-ce dès cette vie, ou à la mort, où au jugement final (enfin quelque part, j'ai un peu de mal à y croire, parce que c'est quelque chose de l'ordre de l'irreprésentable). Si oin prend Mt 25, on peut supposer qu'un jour du temps, il y a aura un jugement pour ceux qui seront sur cette terre. Si on rajoute tous les morts, ça devient fou. Et d'après Luc, il y a déjà eu un jugement, le pauvre Lazare. 

), 

Ce qui est certain c'est que le jugement se fait sur la foi en celui qui a été envoyé pour nous changer, pour montrer une autre manière d'aimer (agapè), une autre relation, un monde où les valeurs sont comme inversées. Vivre de cette manière, c'est déjà mettre un pas dans la vie éternelle, avec la présence en soi de cet Esprit Saint, qui agit..

 

 

dimanche 24 mai 2026

SEMAINE DU 18 AU 24 MAI. ÉVANGILES

 

LUNDI 18 MAI. Jn 16, 29-33

 

Il me semble que ce chapitre de Jean il est question de l'esprit saint mais aussi d'une sorte de polémique pour savoir où Jésus s'en va et pour la part, je ne trouve pas que la ou les réponses soient tellement satisfaisantes et très claires. Alors ce changement chez les disciples est quand même assez étonnant. Si Jésus parle en images, ce serait au chapitre 15 avec la vigne et les sarments. Ensuite, pas vraiment. 

 

Par quel miracle comprennent-ils qu'il est "sorti de Dieu" et que veut dire cela : sorti de Dieu? Relation avec le prologue? 

 

Sauf que Jésus les mouche assez brutalement. Vous dites que vous croyez, mais vous allez m'abandonner; le seul qui restera (du moins dans le récit de la passion) ce sera effectivement Dieu. (on n'entend pas le début du psaume 21).

 

 

29 En ce temps-là, les disciples de Jésus lui dirent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images. 

30 Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. » 

 

31 Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez ! 

32Voici que l’heure vient – déjà elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi . 

 

33 Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. »

 

Je suppose que l'on peut entendre monde par ténèbre, mal. 

 

 

MARDI 19 MAI. Jn 17, 1-11a

 

 

1 En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. 

2 Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. 

 

3 Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ

 

C'est bien la thématique de cet évangile et aussi celle de la première épitre de Jean.

 

4 Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. 

5 Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.

J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole

 

 

 

7 Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi,

 8 car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé

 

Disons que c'est la finale du chapitre 16, maintenant nous savons que tu es sorti de Dieu, mais avant de recevoir le don de l'esprit, une partie de moi doute vraiment de cette reconnaissance, à ce moment- là. Ce serait comme si, durant ce long discours qui est à la fois testament et discours d'A dieu, quelque chose avait évolué chez les disciples, ce dont je doute. Qu'ils croient que Jésus est l'envoyé, c'est cohérent avec Jn 6, l'affirmation de Pierre, mais…

 

 

9 Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi.

 10 Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux.

 11a Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi.

 

Image curieuse venue pendant la messe. Si jésus n'est plus dans le monde, c'est que d'une certaine manière, il n'est plus dans les ténèbres qui vont être vaincues, qui sont déjà vaincues.il est comme déjà élevé au-dessus de cette zone d'ombre (c'est l'image que j'ai reçue) il est au-dessus, il va vers le Père, il rentre dans sa demeure, et cela va très bien avec cette souveraineté de Jésus dans le récit de la Passion selon St jean, ou Jésus, est déjà souverain. C'est presque une petite ascension qui est visible là, (pour moi).

 

 

MERCREDI 20 MAI. Jn 17, 11b-19

 

 

11b En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nomle nomque tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes

 

Il me semble que dans cet évangile quand Jésus parle de Dieu, il le nomme toujours Père. C'est un désir magnifique, l'unité pour ceux qui reconnaissent en Dieu un père, mais pas un "petit père des peuples", mais un père papa.

 

1 2Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. 

 

Jésus se présente là comme le berger du troupeau. Il y a bien une brebis qui s'est égarée, mais est-elle perdue?

 

 

13 Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés

 

Don de la joie, mais peut-on facilement se réjouir du départ de son berger, même si on sait que c'est cela qui le rend heureux.

 

14 Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde.

 15 Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. 16 Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.

 

 17 Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité

 

18 De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. 19 Et pour eux je me sanctifiemoi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »

 

Commentaire Pour eux je me sanctifie

 

Adressée au Père saint, la prière de Jésus rend compte de la sanctification des disciples, fidèles à sa parole et unis les uns aux autres et à leur Seigneur. La sanctification permet ainsi de redéfinir leur exclusion du monde, non comme un acte ostracisant, mais comme une élection divine

 

Dans le langage biblique, le saint défini Dieu lui-même dans sa transcendance. La sanctification du croyant représente son adéquation à la volonté et aux commandements de Dieu

 

Dans cette prière, cette sanctification est pourtant ordonnée à d’autres lieux. 

            Le premier est celui de l’écoute de la Parole qui n’est autre, en cet évangile, que le Verbe incarné, Jésus-Christ (Jn 1,14). Il est Celui qui révèle tout le dessein créateur et salvifique de Dieu. 

Bien plus, sa sanctification est associée à son envoi dans le monde, par le Père, qu’il manifestera pleinement à la croix. 

La livraison de sa vie, par amour, devient une véritable offrande sanctifiante destinée à la communauté des disciples. 

 

            Le Christ s’offre pour faire vivre sa communauté. L’existence de cette dernière n’est donc plus de l’ordre de la survie mais de la mission. 

 

Les disciples sont, par leur amour mutuel, leur unité et leur persévérant attachement au Christ, missionnés, envoyés dans le monde pour révéler l’amour du Père (17,23). C’est ce que développera la section suivante (17,20-26).

 

 

            JEUDI 21 MAI. Jn 17,20-26

 

 

20 En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. 

 

21 Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé

 

22 Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :

 23 moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. 

 

24 Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. 

 

25 Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. 

26 Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »

 

Texte qui concerne les disciples, mais aussi ceux qui reconnaitront en Hésus le Fils, l'envoyé. 

 

On a l'unité comme signe.

Don ce la gloire, qui permet l'unit.

Être avec, contempler sa gloire.la gloire resplendissante;

Justice du Père. 

 

Impression qu'on pourrait faire comme un bouquet avec tous les mots, ces adjectifs.

 

 

 

VENDREDI 22 MAI. Jn 21, 15-19 

 

 

15Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade.

 

En principe quand on se manifeste, quand on va à une manifestation, il s'agit de faire quelque chose, de montrer quelque chose. Là dans un premier temps Jésus se fait reconnaître à ses disciples qui semblent être revenus à leur vie normale d'avant. Comme s'il disait, ce n'est pas ça que j'attends de vous. Puis il fait comprendre à Simon-Pierre, qu'il attend quelque chose de précis de lui. Quoiqu'il ait fait, quelle qu'ait été sa vantardise (si tous t'abandonne, moi je ne te laisserai pas), il aime et cela suffit. A lui de trouver les lieux de nourriture et le conduire le troupeau, dont Jésus est le Berge.

 

 

 Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » 

 

16 Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » 

17 Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. 

 

18 Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » 

19 Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »

 

 

SAMEDI 23 mai. JN 21, 20-25

 

 

Curieuse cette finale. Apr qui a-t-elle été écrite. Ce que ça dit, c'est que chacun a un rôle, une place, et que seul Jésus peut la donner. On ne la prend pas, on est choisi. Parfois être chef peut ne pas correspondre du tout à ce qu'on voulait. Pierre dans cet épisode est un peu comme Thomas, Philippe et Jude au chapitre 14, mais du coup, il a l'air un peu d'une andouille (comme souvent dans cet évangile ou surtout dans la partie des heures, Jean a le beau rôle) 

 

Certes la réponse est un peu sibylline, parce qu'elle semble parler d'un retour de Jésus; mais l'important et cela reste vrai, quel que soit le rôle que l'on a dans l'église c'est bien de demeurer en lui, de rester greffé au cep, et de nous émerveiller des merveilles accomplies par l'esprit saint, demain ces confirmations, mais aussi ce pélé de Chartres avec 20.000 personnes.

 

 

20 En ce temps-là, Jésus venait de dire à Pierre : « Suis-moi. » S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. C’est lui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? » 

21 Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » 

 

22 Jésus lui répond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. » 

 

Comme au chapitre 14, un peu cinglant dans sa réponse le Jésus;

 

23 Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? »

Il s'agit bien d'un écrit assez spécifique pour l'église johannique;

 

 24 C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est vrai. 

 

Qui est le nous…

 

25 Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.

 

 

DIMANCHE 25 MAI . PENTECÔTE. Jn 20, 19-23

 

 

19 C’était après la mort de Jésus.

 

Étonnant, pourquoi parler de la mort et pas de la résurrection? Pourtant elle a eu lieu, Marie-Madeleine en est témoin.

 

 Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » 

 

Premier jour de la semaine, nouvelle Genèse, nouvelle création. Tel que c'est décrit, c'est informe et vide. Un peu beaucoup la panique. Et jésus qui débarque, ce qui doit augmenter la peur. Pourtant Jean ne le dit pas. Peut-être quand même une intense stupéfaction, un saisissement.

 

Eux sont muets, Jésus parle. Est-ce simplement un salut, ou déjà plus? Peut-être peut-on entendre, soyez en paix, ne soyez pas, ne soyez plus bouleversés. Souvenez-vous de mes paroles, de mes dires (Chouraqui). Vous vous êtes lamentés, alors que le monde était dans la joie, mais ce temps est fini. Recevez ma Paix.

 

 

 

20 Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. 

 

Puis après la parole, la vision qui est sollicité. Il porte bien des marques uniques qui sont les siennes, mais il est Autre.

 

21 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »

 

Une mission. Si la paix est sur eux et en eux, alors ils sont prêts pour être comme Lui des témoins de l'amour du Père et des témoins de ce que le mal a été vaincu;

 

22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. 

 

Puis, comme le fait remarquer MN Thabut, c'est le don de l'esprit, avec le souffle comme Dieu qui insuffle une haleine de vie dans Adam. Nouvelle création (voir aussi le livre de Joël).  En fait c'est un don totalement gratuit pour nous. 

 

23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

 

Et cette autre mission. Les commentateurs, surtout Nouis) insistent beaucoup sur le pardon. La rémission des péchés n'est plus un rituel une fois par an; elle aussi délégation du pouvoir du Très Haut, qui seul peur remettre les péchés. 

samedi 16 mai 2026

SEMAINE DU 11 AU 17 MAI. ÉVANGILES

 SEMAINE DU 11 AU 17 MAI. ÉVANGILES

 

 

LUNDI 11 MAI. 15,26-27.16,1-4a.

 

            Jean 15

 

26 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. 

27 Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement. 

 

Est-ce delà que vient la querelle du Filio que? Avec les orthodoxes? 

 

Hughes fait remarquer que témoignage en grec se dit martyros; comment témoigner? Pour lui un témoignage actif (dire ce que le Seigneur a fait pour moi) et un témoignage plus passif, que les autres voient ce que le Seigneur fait en moi.

 

            Jean 16

 

1 Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés

 

Je vous ai prévenu : c'est normal. Et quand ça vous arrivera souvenez-vous de ce que je vous avais dit, ce jour-là, ce soir-là. 

 

2 On vous exclura des assemblées. Bien plus, l’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu. 

3 Ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi. 

 

Cela peut s'entendre exclusion par les juifs, mais exclusion aussi par d'autres communautés, non apparentées à la communauté johanniuque.

 

4a Eh bien, voici pourquoi je vous dis cela : quand l’heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l’avais dit. »

 

Peut-être que cela, ce sera le travail de l'esprit saint.

 

 

MARDI 12 MAI Jn 16, 5-11

 

Texte magnifique de Royannais. http://royannais.blogspot.com/2026/05/le-commandemet-de-labsence-de-dieu.html

 

 

5 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?” 

6 Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur

Si on se base sur le chapitre 14, il vaut mieux ne pas demander à Jésus où il va. Peut-être que durant ces longs apartés quelque chose s'est ouvert en eux (les disciples), et ils savent que l'inéluctable est là, et que la mort est proche, sa mort. Oui, il y a de quoi être dans la tristesse, dans l'affliction. 

 

Mais comme on dit, à quelque chose malheur est bon. Et c'est ce que Jésus affirme. Le départ de Jésus, permet le don de l'Esprit Saint, que Jésus nomme ici le Défenseur. 

Comme je l'ai dit, pour moi, Défenseur , va avec le texte de job : je sais que mon défenseur est vivant, celui qui qui lui permettra de se dresser (redresser) dans la lumière…  

 

Jésus envoie quelqu'un qui va prendre soin de ceux qui s'affirmeront ses disciples. Et ce soin commence par parler de cette voix, de cette parole qui ouvre, qui rend quelque part justice.

 

7 Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai. 

8 Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péchéde justice et de jugement. 

 

9 En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi. 

Donc le refus de croire, c'est péché;

 

10 En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus.

Jésus condamné injustement, et cela c'est important. Tous ceux qui sont condamné injustement. Refus de voir le juste. 

 

 

 11 En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. »

Refus de croire que le combat contre le mal est jugé et gagné. Que le defenseur a donné la victoire à Jésus en le relevant d'entre les morts.

 

Le combat est déjà gagné, mais que c'est dur à croire. Les ténèbres me semblent tellement épaisses. 

 

 

MERCREDI 13 MAI. Jn 16, 12-16

 

 

12 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. 

 

13 Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière.

 En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.

 

 

Je trouve ce texte, même s'il est beau, très difficile; On a une qualification de l'esprit saint, qui finalement est une opposition avec le mensonge, donc avec le malin. L'esprit que Jésus va donner, vient de Dieu, et parle vrai, ne donne pas de fausses informations. Comme Jésus il transmet ce que le père et le fils lui montrent, lui disent et il le fait connaître, ce qui est plus fort que faire savoir.

 

14 Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître

 

Il me glorifiera, il vous fera comprendre que je suis vainqueur, même si j'ai donné ma vue. Cela il pourra le faire, parce qu'une d'une certaine manière il est tout en moi . Il y a là, cette fusion qui n'est pas confusion.

 

15 Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

 

Peut-on parler d'une définition johannique de la trinité? On a un premier lien entre le Père et e le Fils et un autre lien comme si le Fils donne tout à l'esprit, donc l'esprit par l'intermédiaire de Jésus est en lien complet avec le fils.

 

 

JEUDI 14 MAI. ASCENSION. Matthieu 28,16-20.

 

16 En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. 

17 Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes

 

Oui, et alors? Et il s'agit des onze. C'est assez étonnant ce doute, ces doutes, mais peut-être rassurant;. 

 

18 Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. 

19 Allez ! 

 

Il y a un mouvement que je comprends mal. Est-ce que Jésus en abolissant la distance leur permet de lever le doute? 

 

Et ce sont des paroles d'autorité; il est le tout puissant, mais ce pouvoir il l'a reçu. Et investi de ce pouvoir, c'est l'envoi en mission. Est-ce allez comme chez Luc, ou est-ce, allez- y, lancez- vous ? 

 

Et là il ne s'agit plus d'annoncer la bonne nouvelle et de guérir, mais de ratisser vaste. Là on est dans le débordement, avant l'annonce trinitaire. Et l'annonce rassurante d'une présence;

 

De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,

20 apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. 

 

Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

 

 

VENDREDI 15 MAI. Jean 16,20-23a.

 

20 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie. 

21 La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde. 

 

22 Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. 

23a En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions. »

 

Peut-on dire que le vécu des disciples (arrestation, procès, mort)  c'est comme une épreuve d'accouchement. Quand Jésus sort de la nuit, quand ils le retrouvent vivant, ils éprouveront en eux quelque chose comme une joie, être vivants et avoir donné la vie? Non . Sont-ilsl transformés? Dans l'évangile de Jean il y a le souffle de l'Esprit, qui est nouvelle naissance. Mais est-cela?

 

SI ka résurrection de Jésus est comprise comme la victoire définitive, alors il est vivant à jamais et la joie est alors parfaite. Quant à l'absence de questions elle ne se comprend que si la résurrection donne l'Esprit qui Lui apporte des réponses.

 

 

SAMEDI 16 MAI. Jean 16,23b-28.

 

23   ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. 

 

24 Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera parfaite. 

 

Il me semble qu'il a déjà parlé de la joie avant. Le monde sera

 

25 En disant cela, je vous ai parlé en images. L’heure vient où je vous parlerai sans images, et vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père. 

26 Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ; or, je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous, 

27 car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti. 

28 Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »

 

 

 

DIMANCHE 17 Mai. Jean 17,1b-11a.

 

1b En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. 

2 Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. 

3 Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

 

Etonnant, il parle de lui à troisième personne. On dit que ce chapitre reprendrait peut-être quelque chose comme une hymne.

 

 4 Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. 

5 Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. 

 

Rapprocher du prologue? 

 

6 J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. 

Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, 

8 car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. 

 

Moi, je pense qu'ils n'avaient pas compris grand-chose avant le don de l'esprit saint en plénitude, mais Jésus fait une sorte de raccourci entre le présent et ce qui va être mis en route par le don de sa vie.

 

9 Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. 

 

10 Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux

 

11a Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi.»

 

 

 

https://www.aularge.eu/blog/2021/05/03/pere-lheure-est-venue-jn-171-11a/

 

La glorification

La glorification est un des thèmes majeurs de cette prière. Dans la tradition biblique, la gloire (en hébreu cavod  / en grec doxa ) traduit une notion de poids, de richesse, ou d’honneur.  Le verbe glorifier veut donner de l’importance à son bénéficiaire. Dans notre contexte, qui précède la Passion, la glorification mutuelle vient éclairer la mission du Fils. C’est en livrant sa vie que le Fils glorifie le Père : il révèle au monde le poids de l’amour divin du seul vrai Dieu. De même, concomitamment, le Père glorifie le Fils en l’accueillant auprès de lui. Cette prière implique déjà le Père dans cette Passion qui révèle son envoyé : Jésus-Christ et son salut. Le Père ne se désolidarise pas de son fils, y compris sur la croix prochaine.

Car cette glorification mutuelle est avant tout destinée au salut des siens par le don de la vie éternelle. Ce don salvifique ne s’exprime pas en termes de mérites, mais d’accueil. Le don de la vie éternelle recouvre la connaissance relationnelle qui unit le Père et le Fils, au cœur de la Passion. La vie éternelle prend sens à la croix qui accomplit le dessein, l’œuvre de l’envoyé pour le Père. Elle ne se réduit donc pas à l’accès à un au-delà divin post-mortem. Elle représente, dans l’accueil de la foi, la grâce de Dieu au sein d’une réelle communion : une vie pleinement associée à l’Éternel, par son Fils.

 

 

A. Nouïs.

 

Père

 

La première parole de la prière de Jésus est Père ! Dans tous les évangiles, Jésus ne s’adresse jamais à Dieu autrement qu’en l’appelant Père. La seule exception est le cri sur la croix, mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Mais c’est une citation du Psaume 22. Ce ne devait pas être si courant, puisque Paul s’émerveille de cette intimité et du privilège que nous avons de pouvoir appeler Dieu Abba, Père ! (Rm 8.15, Ga 4.6). Dans le Premier Testament, des versets évoquent la paternité de Dieu, mais jamais un homme n’ose s’adresser à Dieu avec une telle familiarité. Derrière cette appellation se révèle l’image d’un Dieu proche. Non plus le Dieu immense, créateur du ciel et de la terre, mais le Dieu qui, en Jésus Christ, est venu jusqu’à nous pour s’adresser à notre intimité.

 

L’heure est venue

 

 

L’heure est venue, cette heure ne signifie pas une durée de soixante minutes, mais le temps de la pleine révélation. Dans le quatrième évangile, il y a le temps où l’heure n’est pas encore venue (Jn 2.4 ; 7.30 ; 8.20), puis celui où l’heure vient (Jn 4.21,23 ; 5.25,28 ; 16.2,25), maintenant l’heure est venue.

 

Cette heure est celle de la glorification du Fils. Dans le Nouveau Testament, la gloire ne se mesure par en honneurs et en renommée, mais dans la pleine réalisation de sa vocation. La gloire d’une personne, c’est ce qu’elle a de plus singulier. Comme le disait le Baal Shem Tov : « Que chacun sache et prenne en considération que par sa nature, il est unique au monde et qu’aucune personne identique à lui n’a jamais vécu, car si une personne identique avait déjà vécu avant lui, il n’aurait pas besoin d’être. » Pour le quatrième évangile, Jésus accomplit pleinement sa vocation en se dirigeant vers sa passion.

 

 Un essai de rendre ce texte plus accessible  

 

Père manifeste en moi ta présence et ta puissance, pour que moi ton Fils, je témoigne de ta force et de ton amour.

 

Tu m'as donné pouvoir sur tout être humain, de chair et de sang, maintenant fais que je donne la vie éternelle, à tous ces êtres qui sont miens;

 

Car la vie éternelle, c'est cette connaissance dès aujourd'hui, que toi seul est l'Unique et le Vrai Dieu, et que moi ton fils Jésus qui a reçu l'onction, je suis en toi. 

 

Moi Jésus, j'ai fait tout ce que tu m'as demandé de faire, et ainsi j'ai révélé ta présence et ta puissance.

 

Maintenant cette présence et cette puissance qui étaient en moi depuis toujours, avant que le monde ne soit, manifeste là en moi.

La glorification.