mardi 4 août 2026

SEMAINE DU 27 JUILLET AU 2 AOÛT. EVANGILES


 

LUNDI 27 JUILLET Mt 13, 31-35 (quand la semaine rattrape le dimanche)..;

 

 

31En ce temps-là, Jésus proposa aux foules une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ

 

Celui-là il ne la jette pas, mais il la prend (donc l'a choisie) et la sème dans son champ. Donc il en attend quelque chose. Certes c'est tout petit, mais il sait qu'avec le temps elle va pousser. 

 

. 32C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. »

 

Dans cette parabole il se passe même un miracle, elle devient un arbre, ce qui veut dire aussi que la terre du champ a été travaillée.  Du plus petit on passe au plus grand, mais ce n'est pas grand pour grand, c'est pour aider les oiseaux à se nicher. Si on devient un peu grand, si on se développe, c'est pour les autres/

 

 

33Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » 

 

Intéressant ce verbe enfouir. Cela va un peu avec le trésor enfoui dans le champ, mis au plus profond. Comme un jour Jésus sera enfoui peut-être pas au plus profond, mais enfoui quand même dans la terre, et ce pour que la pâte (l'humanité) puisse passer du plat au volume, 

Qu'elle puisse être gonflée par l'esprit saint, pour devenir l'homme nouveau. 

 

34Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, 35accomplissant ainsi la parole du prophète : ‘J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.’

 

Psaume 78, 2. C'est un psaume qui se termine par l'éloge de David, le roi berger, et qui rapporte combien le peuple est dur d'oreille et oublie ce que Dieu a fait quand il répond aux demandes;

 

 

MARDI 28 JUILLET Mt 13, 36-43

 

 

 

36 En ce temps-là, laissant les foules, Jésus vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » 

 

Chez Matthieu, la parabole du semeur est expliquée. Celle de l'ivraie arrive juste après. Peut-etre qu'entre eux, ils ont essayé de comprendre, mais manifestement ça na pas marché. Donc demande avec le clairement, ce qui laisse à supposer qu'ils ne comprennent pas toujours les explications de Jésus.

 

37 Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; 

 

Donc Lui, puisqu'il se nomme comme cela. Il sème le bon grain. Le semeur qui était sorti pour semer, qui était-ce?  Enfin lui ne sème que du bon et en principe partout. on peut supposer que c'est dans la bonne terre. Seulement cette bonne terre, elle appartient à tout le monde, aux bons et aux mauvais. 

 

38 le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. 

 

En fait c'est plus compliqué. Il y a le monde. Dans le monde il y a ceux qui sont du côté de Jésus ensemencés par la parole. De l'autre, les mauvais qui veulent tout faire pour les empêcher de croitre. Et ce qui va fonctionner c'est le doute, la fausseté. Qui croire? 

 

39 L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. 

40 De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. 

41 Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; 

42 ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. 

 

Les justes seront délivrés des mauvais, qui découvriont qu'ils se sont trompés ou qu'ils ont été trompés;

 

43 Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

 

 

MERCREDI 29 JUILLET; JN 11, 9, 20-27

 

9En ce temps-là, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. 

 

20 Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. 

21 Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. 

22 Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » 

23 Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » 

24 Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » 

 

25 Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ;

 2 6quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » 

27 Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »

 

Quelle foi. Parce qu'entendre ce que Jésus dit quand il dit je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, fut-il mort, vivra. Est-ce que Lazare avait cette foi- là, ou est-ce la foi de son cœur qui permet le renouvellement de la vie? Jésus dit quelque chose de général, mais là, quelle foi il a fallu à Marthe. Elle ne répond pas d'ailleurs à la question posée. Elle affirme que celui qui lui parle est bien plus que le Jésus de Nazareth, l'ami de la famille. Elle comprend qu'il est l'oint, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde (pour sauver le monde et pas pour le juger ou le condamner). Elle répond à la question par une affirmation qui ne peut venir que de l'Esprit Saint. 

 

C'est finalement un texte très difficile. Cela anticipe ce qui se passe au chapitre 14, je suis le chemin, la Vérité et la Vie. Là c'est je suis la résurrection et la vie (aujourd'hui, pas dans u futur hypothétique)? 

 

 

JEUDI 30 JUILLET Mt 13, 47-53

 

Intéressant le rôle des anges dans ce chapitre. Ils sortiront (d'où)? De leur ciel, ils viendront sur cette terre et feront finalement le sale boulot, celui du tri; C'est un peu différent de mt 25;

Nouis insiste lui beaucoup sur le travail de tri que nous avons à faire, et prendre le temps comme un temps de grâces (enfin il me semble). Il insiste aussi sur non pas l'enfer, mais le feu qui purifie. C'était très positif chez lui. 

 

Peut-être comme dans RCF regarder les verbes jeter ramener, tirer. Puis s'asseoir, ça c'est important; prendre le temps; ramasser et donc trier; 

 

47 En ce temps-là, Jésus disait aux foules : «Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.

 48 Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. 

 

On voit bien la scène, les poissons sur le sable (ou les galets) répandus, et là on tris.

 

49 Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes 

50 et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » 

Ceux qui pensaient être sauvés grinceront des dents en comprenant qu'ils se sont plantés et peut-être la jalousie règne t elle dans ce lieu, qui est le lieu de vie de celui qui introduit le doute.

 

51 « Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ».

 52 Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » 

 

53 Lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, il s’éloigna de là.

VENDREDI 31 JUILLET. Mt 13, 54-58

 

 

Ils étaient profondément choqués ! 

D'où lui vient tout cela? 

 

On a toujours ce passage brutal (cf Luc) où les gens passent de l'admiration et reconnaissent qu'il y a quelque chose en cet homme qu'ils connaissent bien, à quelque chose qui est de l'ordre de la dénégation. Ce n'est pas possible. Cela fait penser à ce qui se passera à Jérusalem avec les rameaux et la foule lors du procès. 

 

Comme si la foi se tarissait d'un coup. Et pas de foi, rien ne se passe car la relation est morte;

 

54 En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? 

 

55 N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ?

56 Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? » 

 

57 Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. » 

 

58 Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

 

 

 

SAMEDI 1° AOUT Mt 14, 1-12. 

 

Conclusion, vaut mieux ne pas boire avant de s'engager de la sorte devant d'autres. 

 

1En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, apprit la renommée de Jésus 

2 et dit à ses serviteurs : « Celui-là, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » 

3 Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison. C’était à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe. 

4 En effet, Jean lui avait dit : « Tu n’as pas le droit de l’avoir pour femme. » 

5 Hérode cherchait à le faire mourir, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète.

 

 6 Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa au milieu des convives, et elle plut à Hérode. 

7 Alors il s’engagea par serment à lui donner ce qu’elle demanderait. 

Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. »

 

 9 Le roi fut contrarié ; mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. 

10 Il envoya décapiter Jean dans la prison. 

11 La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère. 12Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, qu’ils ensevelirent ; puis ils allèrent l’annoncer à Jésus.

 

 

DIMANCHE 2 AOUT. Mt 14, 13-21. Multiplication des pains. 

 

 

Ce que j'aime dans ce texte, c'est que ce sont les provisions des disciples qui permettent à Jésus de faire ce qu'il fait. Peut-être que cela les a beaucoup ennuyés, mais c'est ce partage qui est important. D'ailleurs ces provisions, elles étaient aussi pour Jésus, donc c'est un peu comme la veuve du temple, il ne s'agit pas du superflu, mais du nécessaire, de l'indispensable. Avec une confiance totale.

 

13 En ce temps-là, quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. 

 

14En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. 

15 Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoiedonc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! » 

 

16 Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » 

17 Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » 

18 Jésus dit : « Apportez-les-moi. » 

19 Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. 

 

20 Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. 

21 Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.

samedi 25 juillet 2026

SEMAINE DU 20 AU 27 JUILLET ÉVANGILES

 SEMAINE DU 20 AU 27 JUILLET ÉVANGILES

 

 

LUNDI 20 JUILLET. Mt 12, 38-42

 

38 En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. » 

39 Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas.

 40 En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits. 

41Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.

 42 Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. »

 

 

Mt 12, 46-50

 

46 En ce temps-là, comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler.

 

Cela parait toujours curieux, cette sorte d'intrusion de la famille. Là, ils ne veulent que lui parler. Enfin ils cherchent à lui parler. Que veulent-ils lui dire, cela on ne le sait ps. Si on se réfère à Marc, c'est l'idée qu'il est devenu fou, qu'il est grand temps qu'il arrête, et qu'il revienne sans faire de vagues à la maison. Bref quil leur soit soumis et avoir Marie avec eux, c'est plus simple. Là c'est Marie et les frères 

 

 47 Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. »

 

Quelqu'un transmet le message donc interrompt Jésus, puisque Jésus est "en train de parler aux foules". Et curieusement c'est à cette personne là que Jésus répond. 

 

 48 Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » 

C'est presque:  pourquoi me parles tu de ma famille. Ma famille qui est-elle? C'est presque comme s'il disait, ma famille, ma maison tout ça j'ai abandonné pour la mission donnée par mon Père. (En fait on ne sait pas du tout au bout de combien de temps ils se manifestent? Pour ma part, je pense quand les menaces de mort sont trop fortes, et peut-être que les pharisiens sont allés les voir pour faire pression sur eux. 

 

49 Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères.

 

Ce verne me touche; c'est le verbe utilisé me semble t il pour la multiplication des pains et pour la Pâque. C'est un peu comme si par ce geste, qui est banalement montrer, il va plus loin, il en fait un corps, De ces hommes et de ces femmes, il fait des proches, il fait une famille, quelque part il les consacre.

 

50Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

 

Questionnement sur la volonté, car il est certain que même si Marie est là (peut-être à son corps défendant), elle fait depuis toujours la volonté de celui que son fils appelle son Père. Le commentaire de RCf était basé sur comment faire (pas connaître, mais faire, la vivre ou en vivre). C'est ce que fait Jésus, depuis qu'il a quitté sa famille. Et si nous faisons comme lui, alors nous entrons dans cette autre famille (familiarité) avec lui, avec parfois plus que la fraternité, parce que certains peuvent avoir avec lui une relation de type mère fils. Je pense que ça met bien en évidence la proximité. Il peut y avoir des rivalités avec les frères avec la mère, c'est autre chose.

 

 

Marie raconte.

 

Cela fait des mois que Jésus est parti. Depuis tout le monde me regarde un peu de travers. Il est même venu chez nous avant de commencer vraiment ce pourquoi il est dans ce monde. En fait tout a commencé après l'arrestation de Jean. Il a alors quitté la Judée, il est revenu ici, dans cette petite ville qui l'a vu grandir, apprendre le métier de Joseph, et partir un jour. Si les gens me regardent de travers, c'est qu'il commence à être très connu et qu'il s'est mis à dos les pharisiens et les hérodiens. Alors les gens d'ici, ont commencé à avoir peur. Les soldats romains, surtout depuis que Pilate est procurateur de notre région, tuent très facilement tous ceux qui semblent s'opposer à eux. Il vaut mieux faire profil bas, or mon fils ne fait pas profil bas. Je sais quand même que lorsque ça chauffe trop, il ne s'obstine pas, il part dans une autre contrée. 

 

Tout cela pour dire que la famille a fait pression sur moi pour qu'on aille le chercher, le ramener à la raison, avant qu'il ne soit trop tard. Ils pensaient que mon fils ne pourrait refuser d'obéir; lui qui connait si bien la parole et qui l'explique, mais qui l'explique autrement.

 

Donc ce jour-là, il enseignait quand nous sommes arrivés. D'après ce qu'on nous a dit, il venait d'être traité de suppôt de Satan par les pharisiens. Il avait dit à ceux qui lui réclamait un signe du ciel pour prouver qu'il était bien celui qu'il disait être le Fils de l'homme, qu'il n'y aurait qu'un seul signe, celui du prophète Jonas qui était resté trois jours dans les entrailles du poisson. Cela a été pour moi comme un coup de poignard. Je sais bien au fond de moi que tout ce qu'il fait ne le conduit pas à la gloire sur cette terre, mais à la mort, mais j'essaye de ne pas y penser.

 

Notre petit groupe est donc arrivé et nous avons dit que nous le demandions parce que nous voulions lui parler. Quand je dis : " nous", il s'agit de la famille, pas moi. Quelqu'un lui a transmis notre demande. Nous étions dehors, Lui et ses disciples à l'intérieur. C'est dur pour moi cette distance. Mais nous l'entendions quand même. 

 

Je l'ai alors entendu répondre à celui qui lui avait parlé de nous, qui lui avait dit que ur moi sa mère et ses frères cherchaient à lui parler, enfin je ne devrai pas dire répondre parce qu'il n'a pas répondu, mais qu'il a posé une question étonnante pour ses auditeurs. Il a demandé, il leur a demandé qui était sa mère, qui étaient ses frères? Il y a eu un silence. Un grand silence. 

 

Mon fils a alors étendu la main vers ceux qui étaient à ses côtés, qui l'entouraient, et a dit à tous : voici ma mère, voici mes frères, car celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux est pour moi, un frère, une sœur, une mère. 

 

C'est une phrase qui peut faire mal, et je pense que cela a été le cas de ceux de la famille qui étaient avec moi, qui m'avaient entraînée avec eux, et ma foi tant pis. Oui mon Jésus il a une nouvelle famille, il se crée une nouvelle famille avec une relation centrée sur l'amour, sur le respect, sue l'ouverture. Faire la volonté de son Père, c'est sortir du jugement, c'est regarder au-delà de ce que l'on voit, c'est aimer. Alors moi, je suis sa mère biologique parce que je l'ai porté en moi durant neuf mois et que j'ai peut-être de lui une connaissance que personne d'autre ne peut avoir, mais aujourd'hui, parce que la volonté du Père, je l'accepte, parfois le la devance, je suis pour lui une mère, une mère aimante, une mère qui lui ouvre son cœur comme son cœur à lui est ouvert pour tous.

 

Nous sommes rentrés chez nous, je dois dire bredouille puisqu'il n'est pas rentré avec nous, mais que Dieu soit béni, parce qu'Il fait la Volonté de son Père qui est dans les Cieux et que la volonté de son Père, c'est que pas un de ces petits qui viennent à lui ne se perde, mais soient sauvés.

 

MERCREDI 22 JUILLET? MARIE-MADELEINE. Jn 21, 1-11_21

 

De:  "apercevoir à voir". Rester dehors. Se tourner vers la mort, se tourner vers la vie.

https://giboulee.blogspot.com/2024/07/jean-20-1-20-fete-de-marie-madeleine.html

 

1 Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. 

 

11 Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. 

12 Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. 

13 Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »

 

Finalement tout se passe dehors. Contrairement aux deux hommes, elle n'est pas entrée dans le tombeau. On peut presque die que tout se passe à distance. Pourtant il s'en passe des choses à l'intérieur. 2 anges. Une question. Une réponse qui dit l'inquiétude  : je ne sais pas où on l'a déposé. Vu qu'ils ne répondent pas, ils ne sont pas intéressants, alors elle regarde vers la vie, vers le jardin.

 

 

14 Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. 

15 Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »

 

Là, elle a enfin un interlocuteur qu'elle pense valable. Celui-là, il doit bien savoir ce qui est advenu du corps. Mais elle ne lui demande pas de l'aide. Ce qui est sidérant. Une femme porter le corps d'un homme qui mesure près de 1m80. 

16 Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. 

 

Puisque le voir ne fonctionne pas, Jésus passe à un autre sens, l'audition. Et là, ça fonctionne.

 

17 Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » 

 

Alors un envoi et des ordres si. L'on peut dire.

 

18 Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », 

et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

 

 

Marie de Magdala raconte.

 

Je ne sais pas ce qui m'a pris, mais quand j'ai vu dans le jardin cet homme qui me regardait gentiment, mes larmes ont cessé, alors qu'elles n'avaient pas cesser de couler depuis que j'étais allée réveiller Simon-Pierre et Jean, pour leur dire que le corps de mon Jésus avait disparu. 

 

J'ai bien vu deux hommes dans la grotte où son corps a été déposé, qui m'ont demandé pourquoi je pleurais. C'est normal qu'une femme pleure quand celui qu'elle aime lui a été enlevé par le mort. C'est normal qu'une femme pleure quand elle a vu son aimé mis à mort sur une croix comme un malfaiteur. C'est normal qu'une femme pleure quand elle voit un soldat donner un coup de lance dans le côté de celui qui est là, mort, et qu'elle voit du sang et de l'eau couler, tellement le coup a été violent et a atteint le cœur, ce cœur qui a tant aimé. Oui c'est normal. Qu'est-ce qu'ils croyaient ces deux- là?  

 

Comment aurai-je pu voir en eux des anges qui célébraient la nouvelle alliance, qui étaient comme les Kérubins de l'arche que Moïse avait fait faire sur les ordres du Très Haut, alors que je voyais un peu trouble à cause de mes larmes et qu'ils ne répondaient pas à ma demande: retrouver son corps.

 

Avec l'autre, c'était différent. Il semblait attentif , présent à moi, à ma douleur. J'ai pensé que cet inconnu était le jardinier chargé de l'entretien du jardin et donc des tombes. J'ai supposé qu'il avait enlevé le corps, parce qu'après tout, c'était un tombeau neuf qui appartenait peut-être à quelqu'un qui l'avait retenu pour lui. 

 

Je lui ai demandé qu'il me dise où était le corps et que je le prendrai. Quand j'y repense, je me dis que j'étais un peu folle, comme moi aurai-je pu porter le corps d'un homme aussi grand ? Mais j'étais sûre de pouvoir le faire. C'était impensable qu'il demeure sans sépulture. 

 

J'ai levé les yeux vers lui pour lui faire ma demande, puis à nouveau j'ai regardé vers le tombeau vide. Et là j'ai entendu sa voix, qui disait mon prénom. Comment avais-je pu ne pas le reconnaître? C'est une question que je me poserai toute ma vie, mais je sais que deux disciples ont marché avec lui sur la route de Jérusalem à Emmaüs ne l'ont reconnu, jusqu'au moment où Lui a voulu qu'ils le reconnaissent. 

 

Pour moi, ça a été pareil, d'un coup il était là, avec moi, le même et pas le même. 

 

Je dois dire que quand j'ai entendu sa voix, au fond de moi, j'avais envie de lui dire mon amour, tu es vivant comme tu l'avais dit, tu es là, tu es entier, tu es si beau. Mais le seul mot qui est sorti de ma bouche, ce fut "mon maître à moi", Rabounni, mon maître certes, mais mon maître chéri.

 

Il m'a demandé de ne pas le retenir, et il a bien fait, parce que je n'avais qu'une envie, me jeter sur lui, le toucher, le sentir, le regarder. Enfin quand je dis cela, ce n'est pas tout à fait vrai. Une partie de moi avait ce besoin de le toucher, une autre sentait bien qu'il y avait désormais une distance à ne pas franchir, sauf si lui décidait qu'elle pouvait être franchie. 

 

J'avais aussi l'impression qu'il venait de revenir à la vie depuis peu, que lui-même était comme étonné de ce corps neuf. Plus de traces des coups, plus de traces de sang, plus rien, du moins pour moi. Plus tard, Thomas verra les trous laissés par les clous et par le coup de lance. Mais ce jour-là, ce matin béni entre tous, c'est sa voix, le son de mon prénom qui m'a permis de le reconnaître lui le Vivant.

 

Il m'a donc demandé deux choses, la première était de ne pas le retenir parce qu'il n'était pas encore monté vers le Père. Il n'a pas dit vers mon Père. Juste vers Le Père. La seconde était de trouver ses frères pour leur dire qu'il montait vers celui qui est son père et leur Père, vers celui qui est son Dieu et leur Dieu. Cela m'a paru un peu compliqué à comprendre, mais il a disparu et je suis allée comme il me l'a ordonnée d'aller vers les frères. Il n'a pas dit vers mes disciples, mais mes frères, comme si quelque chose de nouveau était advenu. Je leur ai dit que j'avais vu le Seigneur, mais je ne suis pas sûre qu'ils m'aient crue. En tous les cas moi, j'ai fait ce que Lui m'avait demandé et moi je sais qu'il est le Vivant, le Fils du Père, débordant de ce qu'Il appelait La vie éternelle ! 

 

 

JEUDI 23 JUILLET. JN 15, 1-8 ou Mc 3,31-35 (presque identique à Mt 12, 46-50

 

 

1 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. 

 

 

 Est-il question d'une fausse vigne dans le premier testament?  Il est question d'une vigne qui ne donne pas le fruit attendu, une vigne qui est mise en pièce…  Lui jésus est cette vigne qui donne de beaux fruits, qui fait du bon vin et c'est le Père qui est le vigneron, donc qui décide quand tailler, amender, donner les grappes, faire la vendange etc. 

 

2 Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. 

3 Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.

 

C'est donc le Père qui juge et qui est actif. Cette parole s'adresse certes aux disciples, mais elle renvoie au premier testament, quand Dieu décide que les bêtes sauvages viennent tout détruire. 

 

Comment se fait la purification qui permet de porter du fruit?  Jésus dit que sa parole est purification. A qui irions-nous tu as les paroles de la vie éternelle.

 

 4 Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.

 

 5 Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.

6 Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.

 7 Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.

 

8 Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

 

 

VENDREDI 24 JUILLET Mt 13, 18-22

 

 

18 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. 

 

 

C'est vrai qu'ils ont entendu, qu'ils se sont demandés pourquoi leur Maître se mettait à parler en paraboles, paraboles qui devaient leur paraître bien hermétiques; la réponse de Jésus sur le pourquoi, n'éclaire pas vraiment. Après tout, le salut concerne tous les hommes, alors pourquoi parler et que cela ne serve à rien? Est-ce que le petit nombre est la bonne terre? 

 

La manière dont Jésus, commence est assez solennelle, avec le " écoutez". Peut-être que c'est aussi un moyen dont le rédacteur se sert, pour dire que désormais le peuple choisi, c'est le ce nouveau noyau qui s'est constitué autour de Jésus, de son vivant et qui va grandir petit à petit.

 

Arrive l'explication; le commentaire de RCF dit et j'aime bien, qu'il y a en tout être un peu de bonne terre, et ce qui importe c'est qu'elle existe et qu'elle puisse permettre à une parole reçue un jour, de porter son fruit et du coup de porter aux autres. 

 

19 Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin.

 

Entendre sans comprendre. Apparemment c'est ce qui se passe avec certains, avec ceux qui disent que Jésus a fait un pacte avec Béelzéboul. Il parait évident que là, la graine ne put pousser; 

 

 20 Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; 

21 mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt. 

 

Il a donné ordre à ses anges pour qu'à la pierre ton pied ne se heurte.

 

 

22 Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. 

 

23 Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

 

 

 

SAMEDI 25 JUILLET. St Jacques. Mt 20, 20-28

 

 

20 En ce temps-là, la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. 

21 Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. » 

 

Pas dégonflée la madame. Mais ce qui est étonnant c'est qu'elle soit là parmi les femmes qui suivent. Pauvre Monsieur Zébédée, ses deux fils et sa femme. 

 

22 Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » 

 

Manifestement pour Jésus, la maman est téléguidée par les garçons, et c'est à eux qu'il répond;

 

23 Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. » 

 

24 Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. 

 

RCF suppose que les dix se sont fait doubler, ce qui explique leur indignation; Peut-être. Peut-être pas.

 

25 Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. 

 

Ne pas commander en maître et ne pas faire sentir son pouvoir (pas de joug ).

 

26 Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; 

27 et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. 

 

Pour être grand, se faire serviteur. 

Pour être le chef se faire esclave. Pas facile à comprendre.

 

Mais en filigrane, ce serait aimez vous comme je vous ai aimés. Pas de plus grand amour. Sauf que là. L'amour n'a rien à voir avec être le chef;

 

28 Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

 

 

 

DIMANCHE 26 JUILLET Mt 13, 44-52

 

Les commentaires d'Antoine Nouïs 

 

IL pouvait arriver que le propriétaire d’un champ décède et que l’acheteur de sa terre trouve un trésor caché. Le trésor devient alors une image de la grâce, car on n’a rien fait pour le mériter.

L’homme qui l’a trouvé est dans sa joie. La grâce suscite la joie.

 

-Dans la première parabole, le règne de Dieu est une grâce imméritée alors que dans la seconde il est le fruit d’une quête.

-La foi est les deux, elle est un don et elle est le résultat d’une quête. Nous ne devons jamais nous lasser de la rechercher et nous devons l’accueillir comme une grâce imméritée.

 

-Le filet est une image de notre monde, mais aussi une image de notre réalité intérieure. En chacun de nous, il y a du bon et du mauvais, de la générosité et de l’égoïsme, de la bonté et de l’orgueil. Comme le dit l’apôtre Paul : Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas (Rm 7.19). En nous, il y a ce que Paul appelle le péché qui fait que nous ne sommes pas transparents à nous-mêmes.

Nous n’avons pas à nous en culpabiliser, c’est notre nature. En revanche nous avons à travailler notre intériorité pour réduire la part de ce péché dans l’attente d’une libération complète à la fin des temps.

-Les pleurs et les grincements de dents

 

C’est dans cette perspective que nous pouvons entendre le verset qui dit que les mauvais seront jetés dans la fournaise ardente. Il ne s’agit pas d’un enfer dans lequel seront jetés les réprouvés, mais de la bonne nouvelle de la disparition par le feu de tout ce qui est mauvais en nous. C’est ainsi que Paul parle du jugement de Dieu. C’est un feu qui brûle tout ce qui n’a pas besoin d’être éternisé dans notre vie – nos fautes, nos peurs, nos rancunes et nos regrets – pour ne laisser subsister en nous que ce qu’il y a de plus beau.

 

-       Le maître et son trésor

 

Un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes. Le trésor pour nous est celui de nos différentes traditions.

De ce trésor, le disciple doit retenir des choses anciennes qui demeurent justes et pertinentes et des choses nouvelles apportées par le Christ dans notre temps.

Recevoir l’Évangile comme une parabole, c’est entendre que sa parole n’est ni la répétition de l’ancien ni de l’entièrement nouveau, mais un panachage des deux.

 

 

 

44 En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ.

 

45 Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. 

46 Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. »

 

 47 Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. 

 

48 Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. 

49 Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes 

50 et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » 

 

M-N Thabut « Pleurs et grincements de dents » (même verset 42) : Matthieu reprend ici une expression classique dans la Bible pour dire la rage et le désespoir des impies devant le bonheur des justes. Exemple : « Ils ouvrent la bouche à tes dépens, tous tes ennemis ; ils sifflent et grincent des dents. » (Lm 2,16). On trouve des formules similaires dans le livre de Job (Jb 16,9) et dans les Psaumes (Ps 35,16 ; Ps 37,12 ; Ps 112,10). On la trouve plusieurs fois chez Matthieu (Mt 8,12 ; 13,42.50 ; 22,13 ; 24,51 ; 25,30) et une fois chez Luc (Lc 13,28).

 

51 « Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ». 

52 Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »

 

 

mardi 21 juillet 2026

SEMAINE DU 13 AU 19 JUILLET ÉVANGILES.


 

LUNDI 13 JUILLET Mt 10,34-42.

 

Si je ne me trompe pas, on a eu ce texte le dernier dimanche de juin, avec le texte du  2° livre des rois, les exploits d'Élisée: une femme qui accueille un prophète et qui recoïta en prime la naissance d'un enfant.

Dans l'après-coup, ce qui m'a frappée c'est qu'ouvrir sa porte à un de ces petits, c'est accueillir Jésus mais aussi son Père. C'est Dieu qui sort de son ciel, de son Temple et qui est là, présent.

 

On est dans le cadre de l'envoi en mission des apôtres et l'avenir n'est pas un avenir qui chante.

 

Ensuite, il y a comme un ramassis de citations, qui sont quelque part la bible du nouveau chrétien;

 

 

34  En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive

 

Il s'agit de division là, mais peut-être aussi d'élection. Un sera pris, l'autre sera laissé. Il y a la phrase des Hébreux, sur la parole qui est un glaive à deux tranchants.. 

 

35 Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère :

 

Séparation, cela évoque bien aussi la politique dans les familles; mais là c'est peut-être aussi détruire des liens dysfonctionnels. Quand on regarde à la lumière de l'évangile, certaines choses doivent changer.

 

36 on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. 

 

 

 

37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; 

 

38 celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. 

 

39 Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. 

 

 

 

40 Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé.

 

 41Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. 

 

42 Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. » 

 

1 Lorsque Jésus eut terminé les instructions qu’il donnait à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole dans les villes du pays.

 

 

MARDI 14 JUILLET Mt 11, 20-24

 

Cela vient après le panégyrique de Jean le Baptiste, après que les disciples de Jean soient venus lui demander de la part de ce dernier s'il est bien celui qui doit venir, ou s'il faut en attendre un autre.

 

 

20 En ce temps-là, Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas converties : 

21 « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, ces villes, autrefois, se seraient converties sous le sac et la cendre. 

22 Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous. 

 

Je pense que c'est bien ça qui manque à notre temps. On pense que la science peut tout expliquer, que les gouvernements doivent faire ce qu'il faut pour que ça cesse, mais se tourner vers Dieu, reconnaître que la convoitise a été là en permanence (origine de bien des guerres aussi) et que c'est lui le maître, pas nous. Si l'on désire être écouté, d'abord se tourner vers Lui, et changer déjà en soi ce qui peut être changé; 

 

23 Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ? Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville serait encore là aujourd’hui. 

 

24 Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi. »

 

 

MERCREDI 15 JUILLET. Mt15, 25-27

 

Là encore messe du dimanche, mais la plus part des homélies se centraient sur doux et humble de cœur, le repos de l'âme..

 

Malgré tout, cette louange de Jésus est un peu étonnante. Chez Luc, elle se comprend très bien puisque les disciples reviennent de mission, et que ça s'est bien passé. Jésus a bien donné un tas de conseils aux apôtres, mais on ne sait pas du tout s'ils sont partis ou non. 

Je peux dire que Jésus donne dans ces versets une image de Dieu, qui est une image rassurante. Il est père, il ne regarde pas aux apparences mais au cœur,  il est bienveillant. Il se révèle.

 

25 En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit :

 

Pour une fois, le "ne ce temps-là" n'est pas rajouté. Il y a souvent cette sorte de jeu avec prendre la parole et dire. Enfin si on prend la parole, c'est bien pour dire, mais là je pense que c'est pour insister, pour faire comprendre que ce qui se dit là est important.

 

 « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.

26 Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. 

 

 

Une question pour moi, ce "Père" auquel Jésus s'adresse, est-ce son papa ou ce Père qui est comme un titre pour le Dieu d'Israël? J'opterai plutôt pour la deuxième, car Père, est une qualité du Dieu, il est le Père de ce peuple, il a fait de David son fils aîné.

 

Mais Jésus donne un autre reflet. Il est digne de louange, car il révèle da force, sa grandeur, son essence aux touts petits, (ceux qui ont un cœur de pauvre, qui s'abandonnent à Lui, mais qui écoutent sont Fils, contrairement à ceux qui disent connaître, mais ne connaissent pas.

 

Ce Dieu là, tient compte de tous, qu'ils soient petits ou grands; c'est un Dieu bienveillant.

 

 

27Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »

 

Et là, c'est la révélation de ce qui se passe entre Jésus qui là se dit Fils à part entière (pas le fils de l'homme). Seul le Père connait le Fils, seul le Fils connait le Père et par lui se fait la révélation de qui est vraiment Dieu. Et cela embraye un peu sur l'hymne des Laudes de ce jour. Ce Dieu dont il est si difficile de parler, de cette hymne de silence. 

 

 

JEUDI 16 JUILLET. Mt 11, 28-30

 

(courses ce matin alors le texte…). 

 

Soyez mes disciples, pas ceux des pharisiens ….

 

28 En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : 

 

Cela c'est ajouté pour la messe, mais n'est pas dans l'évangile. 

 

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. 

 

Une constatation de Jésus, ces foules, sont composées de personnes fatiguées, usées; qui peinent dans la vie de tous les jours. Ces gens qui se déplacent pour l'écouter, pour lui demander des guérisons, Jésus leur dit de venir à lui (mais cela n'est pas si simple),  avec une promesse : celle su repos (après il parlera de l'âme).

 

Procurer le repos, ce n'est pas donner comme un cadeau. C'est une vraie promesse. Pierre dira un peu pareil déchargez vous sur Lui de tous vos soucis. Mais là je pense au qualificatif de Dieu, Dieu pourvoit. C'est un peu ce qu'il -dit. Il se positionne comme Dieu

 

            Donc venir à Lui, un comme un dernier recours, et être certain qu'il fera ce qu'il faut pour que le trouble parte, pour que la paix vienne.

 

29 Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. 

30 Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

 

Devenir ses disciples. Ceux de Jean et ceux des pharisiens semblent avoir beaucoup de choses à faire. Le joug est lourd. Jésus annonce qu'il est doux et humble, (pas autoritaire, pas violent).

Sa loi est simple aimez- vous les uns les autres comme je vous ai aimés.

 

 

VENDREDI 17 JUILLET MT 12, 1-8

 

 

1 En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger. 

2 Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » 

 

On se demande vraiment ce qu'ils font à le surveiller comme ça. Là, ils s'adressent directement à lui et lui font la leçon. Tu es un très mauvais rabbi. Ils ne peuvent pas rester avec toi. Et ça vient quand même juste après que Jésus a demandé à ceux qui sont épuisés de venir à Lui; C'est si facile de critiquer, de ne pas chercher à comprendre. Il y a la question de la faim et les pharisiens eux ont certainement le ventre rempli. Donc pour eux c'est une mauvaise action. Vont-ils à la synagogue pour l'office?

 

3 Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? 

 

Référence au livre de Samuel. Enfin un peu revu et corrigé.

Le deuxième exemple est beaucoup plus fort. Dans le Temple, les serviteurs de Dieu, les prêtres et les lévites manquent le repas. Et ils ne se reposent pas.

 

Sauf que david a pris la fuite, 1Sam 21 et qu'il est seul..;

4 Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres. 

 

5 Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ? 

 

6 Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. 

 

Ces hommes qui sont au service de Jésus, qui est bien plus que le service rituel du templs, ont bien le droit de manger. Ils vont manquer le repas parce qu'ils sont à son service;

 

7 Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice,

 8 vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

 

Deux informations quand même, ne pas juger sans savoir et ensuite qui êtes vous pour condamner celui qui est le maître du Sabbat.

 

 

SAMEDI 18 JUILLET Mt 12, 14-21

 

Il manque la guérison de l'homme à la main atrophiée. Cela fait beaucoup quand même. Guérir un jour de sabbat..

 

 

14 En ce temps-là, une fois sortis de la synagogue, les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr. 

15 Jésus, l’ayant appris, se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous. 16Mais il leur défendit vivement de parler de lui. 

 

 

Jésus sait que son heure n'est pas venue, avoir il s'en va se mettre à l'abri, ce qui ne l'empêche pas de guérir, mais il demande une certaine discrétion. Il tient à sa peau. 

 

17Ainsi devait s’accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe :

 

Un commentaire de ce matin fait un lien entre la main guérie et Dieu qui prend son peuple par la main;

 

18“Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement. 

19 Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques.

20Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement. 

 

21Les nations mettront en son nom leur espérance.”

 

 

DIMANCHE 19 JUILLET . MT 13, 24-43 SUITE DES PARABOLES

 

 

 

 

24En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. 25Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. 26Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. 27Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?” 28Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?” 29Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. 30Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.” » 

 

 

 

31Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. 32C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. » 33Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » 34Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, 35accomplissant ainsi la parole du prophète : ‘J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.’ 36Alors, laissant les foules, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. »37Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; 38le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. 39L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. 40De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. 41Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; 42ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. 43Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »