samedi 29 mars 2025

SEMAINE DU 24 AU 30 MARS. ÉVANGILES.

SEMAINE DU 24 AU 30 MARS. ÉVANGILES.

 

 

LUNDI 24 MARS. Lc 4, 24-30 et 2R5: Naaman le Syrien. 

 

https://giboulee.blogspot.com/search?q=Luc+4%2C+synagogue+de+Nazareth

https://giboulee.blogspot.com/2024/07/marc-6-1-6-jesus-nazareth-14-dimanche.html

 

 

(Naaman le syrien). Au moins pour lui, pas de lien direct entre lèpre et péché et pourtant pour les juifs, il leur a fait beaucoup de mai. 

 

Que nous donne-t-on à contempler? Jésus qui est déjà en butte au désir de mort? Notre incapacité à voir en lui, au-delà des apparences? S'il a reçu l'onction et si comme le dit Luc, il est rempli de la puissance de l'Esprit, qui voyons-nous en Lui? Question aussi de la foi, Naaman n'avait pas trop foi dans ce qui a été juste une parole qui lui semblait stupide de la part d'Elisée, et moi, est ce que j'aurai obéi? Qu'est-ce que Jésus demande à ses compatriotes? Lui fait confiance

 

Début de la vie publique de Jésus. Il sort des tentations, et il se met, un peu à la suite de Jean, dans ce qu'il prêche, (mais dans cet évangile, il n'est pas question de conversion). Il est revêtu de la puissance de L'Esprit, et contrairement à Jean, il enseigne dans des lieux fermés: synagogues, il fait certainement des guérisons, puisque dans le texte, Jésus parlera de Capharnaüm). Il arrive donc à Nazareth, et il commente les versets d'Isaïe. Tout se passe bien, tout le monde s'étonne des paroles de grâce qui sortent de sa bouche, mais si on revient au texte, Jésus, affirme que le temps de grâce est arrivé, mais aussi qu'il est revêtu par l'onction, donc qu'il est le messie. Et là, ça se gâte, puisque tout le monde sait très bien de qui il est le fils. Alors ce qui se dit sans se dire, c'est "pour qui il se prend celui-là". 

 

Ce qui suit (verset omis) est bizarre, de quoi Jésus devait-il se guérir lui-même? En fait il s'agit de ce qu'il a fait à Capharnaüm, et là ce serait comme il le dit, une question: ce que tu as fait là-bas, pourquoi ne le fais-tu pas chez nous?  Et en même temps, il y a aussi le doute. 

 

Puis c'est cette drôle de sortie sur ces guérisons. Est-ce que Jésus veut faire comprendre qu'il est là, pour tout le monde, qu'il y a quelque chose d'universel dans sa mission? Si les habitants de Nazareth méprisent ceux de Capharnaüm, cela pourrait alors s'expliquer. 

 

 

24Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. 

 

Le doute qui commence à émerger le "pour qui il se prend", doute qui n'existe pas à Capharnaüm, pousse Jésus à se comparer aux grands prophètes du temps de la royauté.

 

25 En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; 

26 pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. 

27 Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » 

 

Pour Elie, c'est assez normal, il est tout sauf en odeur de sainteté dans son pays, après avoir provoqué cette famine. C'est le Seigneur qui lui dit de partir. Il me semble si j'en crois Jean-Pierre Nave que la ville de Sarepta est la ville d'origine de Jézabel, donc peut-être un peu risqué aussi de s'installer là.

 

Pour Elisée, il semble bien que le roi de Juda a complètement oublié l'existence de ce prophète? 

 

Jésus du coup se proclame Messie et Prophète, lui qui est le fils du charpentier. Là, trop c'est trop.

 

28 À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. 

29 Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. 

 

30 Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

 

Réflexions d'un villageois

 

Non mais, pour qui il se prend le Jésus. Nous on a toujours fait comme s'il était le fils de Joseph, parce que ça, on n'en sait trop rien. Il avait appris le métier de charpentier et nous étions contents de l'avoir, il faisait de "la belle ouvrage", il réparait aussi pas mal de choses; il faut dire qu'il est très adroit de ses mains. Bref un bon garçon sans histoires, mais il avait la trentaine et il n'était pas marié, ce qui n'est pas normal.

 

 Un jour comme tant d'autres, il est parti demander le baptême de Jean. Enfin c'est ce qu'on nous a dit. Nous, nous n'étions pas très contents d'avoir perdu notre charpentier. On nous a dit aussi, qu'il s'était installé à Capharnaüm, et qu'il avait guéri des possédés et des malades et qu'il disait qu'il fallait se convertir parce que le règne de Dieu était tout proche. C'était quand même étonnant. Qu'est ce qui s'était passé, jésus un nouveau prophète? Bizarre. Et puis un jour, il s'est pointé chez nous. On aurait bien voulu qu'il guérisse nos malades, mais il est juste allé chez sa mère. 

 

Le jour du Sabbat, il est venu à la synagogue, et là, nous lui avons laissé la parole, la possibilité de commenter un de nos grands prophètes et d'enseigner comme le font les scribes, nous aider à comprendre ces vieux écrits. 

 

Il a lu quelques phrases du prophète Isaïe, où il dit que le Seigneur a consacré quelqu'un par l'onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres, pour libérer les captifs, pour rendre la vue aux aveugles, rendre leur liberté aux opprimés et proclamer une année de bienfaits de la part du Seigneur. 

 

Bon tout ça c'est bien beau, mais personne ne l'a jamais fait, même pas le prophète. Et voilà que lui; il affirme que ce qui a été écrit il y a des siècles, cela le concerne lui, et donc qu'il va accomplir de grandes choses. 

 

Sur le coup on a trouvé ça très beau, sauf qu'il faut bien qu'il le prouve et puis quand aurait-il reçu une onction, lui que nous connaissons depuis toujours. 

 

Je crois que ça ne lui a pas plu que nous mettions en doute ce qu'il disait. Il n'a pas guéri les aveugles, libérer les opprimés, comment est- ce que ce serait possible avec ces romains qui sont cesse sur notre dos, quant à l'onction,  laissez- moi rire. Il n'est pas David, il n'est pas d'origine royale. Nous n'avalons pas tout, comme ceux de Capharnaüm, et puis les guérisons, comme je l'ai dit,  nous les attendons. Je reconnais que ce qui était étonnant c'était le changement qui s'était opéré en lui. Il était rempli d'assurance, il parlait bien, et on avait envie de l'écouter. 

 

Mais au lieu de se lever pour guérir, il nous a dit qu'il savait très bien que nul n'est prophète dans son pays, et il nous a fait la leçon en nous parlant d'Elie qui est allé sauver une veuve à Sarepta et non pas une veuve qui mourrait aussi de faim à Jérusalem, et d'Élisée qui n'avait pas guéri un ou des lépreux de chez nous, mais un étranger, et de plus un général qui nous avait fait la guerre, et qui était bien puni par la lèpre.

 

Bref, il nous a mis en colère, et chez nous la colère ça monte vite. 

 

Alors ce Jésus, il fallait l'empêcher de nuire et donc s'en débarrasser. Rien de mieux que de le pousser, de lui faire perdre l'équilibre et de le faire basculer dans le vide. Seulement ça n'a pas réussi. Je ne sais pas comment il a fait, mais il nous a échappé. Tant mieux parce que sa mère, elle ne nous l'aurait surement pas pardonné, mais bon débarras quand même. Et puis avec ce gouverneur de Judée il vaut mieux se faire oublier, se tenir à carreau.

 

Mais on suivra de loin ce qu'il fait, il ne faudrait pas que ça nous retombe sur le dos. Quant aux miracles et bien on s'en passera. 

 

 

 

 

MARDI 25 MARS. Lc 1, 26-38. 

 

-Qui regarder? L'ange ? Marie ? Celui est absent mais présent, le très Haut dont on parle quand même beaucoup ? L'enfant ? Joseph ? 

 

-J'aime bien considérer le "comblée de grâces" comme un qualificatif de Marie, qui donne son identité ( Gédéon qui est appelé à être un "vaillant guerrier" dans le livre des juges). Marie ne sait pas qu'elle est comblée de grâces, elle l'apprend et c'est peut-être ce qui lui permet de dire ce oui, qui va certainement réjouir Gabriel et tous les anges de Dieu. 

 

-Parfois trouver grâce devant le Seigneur, vous met dans une situation totalement imprévue et pas facile du tout à assumer et qui nécessite surtout une foi à toute épreuve; 

 

-Pouvoir questionner n'est pas interdit, quand elle ne met pas en doute la volonté de D. 

 

-Faire confiance au signe, même si on ne le voit pas.

 

- Finalement je suis un peu étonnée par la manière dont Marie parle d'elle, à la troisième personne. Comme si elle était un peu à distance d'elle-même. Elle ne dit pas" me voici" comme Samuel, non elle parle d'elle comme si elle s'offrait presque en sacrifice, en holocauste. Je crois qu'elle s'adresse au Très Haut, puis à Gabriel.

 

 

26 En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, 

27 à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. 

 

28 L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

 29 À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. 

30 L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. 

 

Et si ce n'est pas dans son habitation qu'il entre, mais dans son cœur (enfin ce que nous mettons derrière ce mot), en ce lieu qui est en nous et qui parfois est si difficile à cerner. 

Il y a bien un dialogue, entre l'âme et l'ange. Dans un premier temps, l'âme est bouleversée, elle s'étonne, elle ne comprend pas. Mais dans un deuxième temps, elle est comme rassurée.

 

31Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. 

32 Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;

 33 il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »

 

L'âme est comme abreuvée de révélations, mais c'est peut-être beaucoup. Engendrer, concevoir, donner naissance, nommer. Et un enfant qui est Fils du très Haut, un roi, un roi éternel. Il y a de quoi y perdre son latin.

 

 34 Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » 35L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. 

 

C'est peut-être ce qui se passe quand même pour Marie. Son âme perd pied, elle, elle veut bien tout cela, elle veut bien faire, accomplir ce dessin qui est le sien, mais elle sait aussi que quand Dieu parle, c'est tout de suite qu'il faut répondre. On ne le fait pas attendre, et là dans l'immédiat, elle est seule. Peut-être qu'elle n'a pas vraiment le temps de penser, mais c'est comment accomplir ta volonté? 

 

Et à cette question- là, l'ange répond, de manière certainement énigmatique, mais que tout est entre les mains de Dieu. Il y a d'ailleurs redondance sur le titre de cet enfant. Il sera appelé Fils de Dieu (et là, c'est la sainteté qui est mise en avant) et non la royauté.

 

36 Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. 

37 Car rien n’est impossible à Dieu. »

 

Comme l'âme est dans le silence, l'ange reprend la parole et parle de ce signe. Si une femme stérile peut donner naissance à un enfant, combien plus, toi qui es jeune, tu pourras le faire

 

 38 Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

 

L'âme alors, parle, elle donne toute sa confiance, elle accepte tout comme une esclave accepte la volonté de son maître (maîtresse).

 

Et c'est à nouveau le silence, mais un silence autre, si l'on admet que le oui de l'âme, permet l'ouverture et la réalisation du dessin du Très-Haut. Marie n'est plus seule. 

 

 

MERCREDI 26 MARS. Mt 5, 17-19

 

Si on remet ces versets dans leur contexte, c'est tout de suite après les Béatitudes. Les disciples sont la lumière du monde et le sel de la terre, et après la péricope proposée, jésus montre comment la loi doit être entendue et mise en œuvre, et ce d'une manière beaucoup plus exigeante que ce qui est demandé par Moïse. Cela touche la relation à l'autre, la relation à la femme etc. Et cela c'est accomplir.

 

La pasteur Fabre, fait remarquer que si on sélectionne ce qui nous plait ou ne nous plait pas, par exemple dans le notre Père, on perd complétement le sens.

Mais il reste le "accomplir"; est -ce que cela se rapproche du " nous ferons et nous écouterons"? 

 

On a aussi une définition autre de qui est grand et qui est petit. Mais apparemment cela n'empêche pas d'entre dans le royaume. Ce serait une bonne nouvelle. Mais je pense effectivement que si on commence à sélectionner. Mais il faut trouver dans quel domaine. Là Jésus est dans ce qui est écrit, je suppose la Tora écrite, pas la Tora orale.

 

17 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. 

18 Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. 

19 Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

 

 

 

JEUDI 27 MARS. Lc 11, 14-23

 

Juste avant Jésus a enseigné ses disciples, comment prier. Cela se termine par (il y a eu la parabole de l'ami qui vient demander des pains pensant la nuit) 13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

 

Maintenant il y a un miracle, un homme qui retrouve la parole,(quelle parole), et l'admiration. Et quelque chose qui se passe, qui semble être de l'ordre de la jalousie, ce qui montre bien la présence du mauvais, qui semble de plus en plus mécontent. On dit souvent que quand la sainteté se manifeste, le diable se manifeste aussi, pour faire échouer. 

 

Ce sont ceux qui savent, les pharisiens, qui sont peut-être plus que jaloux de na notoriété de Jésus (ce miracle va encore l'augmenter), la perte de disciples qui vont jeter le doute. Au lieu de louer, ils abîment. Et quel doute: cet homme a fait un pacte avec le diable. 

 

Jésus va leur répondre, qu'ils disent n'importe quoi. Et qu'ils devraient ouvrir les yeux et louer Dieu, parce que faire parler les muets (eux qui connaissent les écritures) c'est la prérogative de dieu. Pourquoi ce négativisme, ce complotisme pourrait-on dire? 

 

Et il y a les autres qui une fois de plus réclament un signe venant du ciel. Une réponse ou une non réponse leur sera donnée dans le même chapitre, vous n'aurez d'autre signe que celui de Jonas. 

 

Pour ma part, apprendre à me réjouir de ce que font de concret des personnes que je connais et qui font de belles choses matérielles pendant ce temps de carême.

 

14 En ce temps-là, Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration. 

 

15 Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » 

 

16 D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. 

 

Ce serait toujours le "prouve que tu es vraiment un prophète, que tu es envoyé par Dieu", sinon nous ne croirons pas en toi. 

 

17Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. 

18 Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? 

Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. 

19 Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. 

20 En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.

 

Il y a donc plusieurs choses dans ces versets; une affirmation: le démon n'est pas fou. Lui qui est le maitre de la division, il ne va pas introduire la division chez lui, sinon son royaume va s'écrouler. 

Et les disciples des pharisiens qui font aussi des expulsions, font-ils alliance avec le démon? 

Enfin: ouvrez les yeux, sortez de votre mauvaise foi, de votre jalousie, de votre rivalité, et remerciez dieu, qui vous montre qu'il est là. 

 

 

21 Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. 

22 Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. 

 

Après il y a cette petite parabole que j'ai toujours (chaque année) autant de mal à comprendre. La pasteure Fabre semble dire qu'il s'agit des pharisiens qui  se sentent dépouillés de ce en quoi ils se fiaient : leur savoir, leur supériorité sur ceux qui sont amoindris dans leur chair, comme ce sourd, leur confiance en leur discernement, leur propre parole. Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. L’enjeu est clair : quitter nos fausses assurances, nos savoirs qui nous rendent supérieurs, sûrs de nous, et oser discerner réellement ce que Dieu fait. Alors, notre propre parole rejoindra celle du muet et sera capable d’entraîner ceux et celles qui nous entourent à la louangeet non au cynisme.

 

 

23 .Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. 

 

Comme souvent une sentence qui clôt cet épisode. Là c'est quand même du radical. Rassembler c'est l'inverse de diviser, c'est donc être dans le dessin de Dieu, être dans l'abondance qui se caractérise.

 

 

VENDREDI 28 MARS Mc 12, 28-34/ deux pour le prix d'un.

 

Au chap 12, on est à J. parabole des vignerons homicides et batterie de questions pour pouvoir l'accuser. Cela commence par les pharisiens rendez à césar, les sadducéens, vous vous trompez complètement et là-dessus le scribe qui semble très intéressé par Jésus, et qui pose une question. Lui, n'est pas là (me semble-t-il) pour lui tendre un piège.

 

Le livre d'osée, est peut-être choisi parce qu'il est dit: nous ne t'offrirons plus de sacrifices d'animaux ou autre)." Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice les paroles de nos lèvres".Ce qui me semble être pointé là, c'est le détournement des idoles. C'est aussi reconnaître, dans la situation où se sont mis les habitants d'Israël, que seul dieu, leur dieu peut les sauver, pas les autres dieux. Dieu est l'Unique. Mais est-ce que tous le comprennent? Est-ce que tous nous le comprenons. Je me disais que le Dieu de la  Guerre, doit jubiler avec le nombre d'offrandes qu'il reçoit chaque jour. 

 

Finalement ce que dit cette péricope, c'est que ce n'est pas ou, mais et. Et cela le scribe l'a bien compris. Accepter que ce soit cela l'important, que les sacrifices ne sont pas des équivalents, c'est aussi sortir du légalisme. 

 

Parfois je pense (parce que cela m'aide) que Jésus fait que son corps devienne pain, donc nourriture accessible pour nous, parce que malgré tout, la chair animale n'est pas nécessaire, ce qui n'empêche pas que ce pain nourriture soit lui entier, et que le sang devient vin, boisson, vie. 

 

28b En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements  ? » 

29 Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. 

30 Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’ 

 

31Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » 

 

32 Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. 

33L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » 

 

C'est une très belle reformulation.

 

34Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

 

 

SAMEDI 28 Mars Lc 18, 9-14

 

Pour dire les choses simplement,  certes ils s'adressent tous les deux à Dieu, mais l'un demande quelque chose, il est vraiment en relation et il sait à qui il parle, l'autre, ne demande rien, il demande en fait un certificat de bonne conduite et il dit du mal des autres. Il ne demande rien. Ce que Dieu réclame, et souvent l'effet est magique, ou le parait, c'est juste de reconnaître qu'encore une fois on a fait comme s'il n'existait pas, et qu'on a fait (ou pas forcément) des choses pas belles, donc lui parler, lui dire qu'on a besoin de lui, qu'il est là, et qu'on s'en veut de l'avoir une fois de plus laissé en dehors de sa vie. 

 

9 En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : 

10 « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). 

 

11 Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. 

12 Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’ 

 

Qu'est ce que je suis un type bien quand même. Remercier parce que somme toutes, s'il peut faire cela, c'est bien parce que Dieu lui en donne les moyens. Il ne commet pas de péchés, il s'adresse à Dieu, et certes il semble remercier, mais il se juge comme parfait. Il n'a besoin de personne. Le rituel lui donne bonne conscience. 

 

13 Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !

 

Lui, il sait qu'il a besoin de Dieu, qu'il ne le mérite pas, vu le métier qu'il fait, mais il ose demander et il peut penser que Dieu lui sera favorable;

 

14Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

 

 

DIMANCHE 30 MARS. Lc 15, 1-3, 15-32. 

 

Texte de Royanais: https://royannais.blogspot.com/2025/03/le-fils-rapace-et-racaille-du-prodigue.html

 

Une phrase Joyce Meyer: mais comprenez qu'absolument tout dans votre vie dépend, non de vos mérites, de vos capacités ou de vos œuvres, mais du désir de Dieu d'utiliser sa puissance infinie pour combler vos besoins. C'est ça, la grâce. Méditez cette pensée aujourd'hui et observez votre foi grandir.

 

 

1 En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. 

2 Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! 

 

Finalement dans cette parabole, il est bien question de manger, presque de ripailler. Quelqu'un a écrit que Jésus n'allait pas seulement chez ces hommes considérés comme pécheurs, Matthieu, Zachée, mais qu'il invitait aussi chez lui. Pourquoi pas. Maintenant, est ce que manger avec des pécheurs cela vous contamine? Et puis, il y a pécheur et pécheur. Mais qui peut juger. 

 

On a bien un repas, où tout le monde, serviteur, papa et fils (pécheur) mangent ensemble et le même repas avec le refus, qui peut d'ailleurs se formuler de la même manière: tu manges avec cet homme qui est un pécheur, moi pas question que je partage ce repas si lui, il reste là. De fait, c'est presque un choix qui est implicitement proposé au père;  c'est lui ou moi. 

 

3 Alors Jésus leur dit cette parabole : 

 

11 « Un homme avait deux fils.

12Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. 

 

Je me suis toujours demandé si c'était possible. On n'hérite de quelqu'un que lorsqu'il est mort. Peut-être s'agit-il de la part maternelle, puisque celle-ci est complètement absente. Mais je ne sais pas. Ce qui est certain, c'est que normalement il y a partage entre les fils et que l'aîné, a reçu sa part, donc la manière dont il se plaint à la fin est un peu curieuse.

 

Contrairement à la parabole des talents, pas de fructification. L'un ne fait pas fructifier, l'autre fait comme s'il n'avait rien reçu, et continue à travailler pour son père, ce qui laisse à supposer que ça a été partagé en trois. Enfin ça, c'est encore pure imagination de ma part.

 

Là, le père ne part pas en voyage, mais c'est le demandeur qui s'en va dans un pays lointain;

 

13 Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. 

14 Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. 

 15Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. 

16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. 

17 Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! 

18 Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. 19 Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” 

 

Bien heureuse famine. Mais le retour n'est pas motivé par la culpabilité, mais par l'opportunité. C'est ne plus avoir faim, c'est avoir un toit. Et les ouvriers de son père, sont certainement mieux considérés que lui dans ce pays lointain où il s'occupe des porcs.

 

20 Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. 

 

Cela me fait un peu penser à Tobie qui attend le retour de son fils. C'est peut-être ce qui est le plus beau pour moi, ce père/mère qui attend contre vents et marées un retour, peut-être improbable et qui ne posera pas de questions, le prendra dans ses bras (malgré sa crasse, qui sentira la maigreur) et qui le relève au sens fort, qui lui rend sa place de fils. Qui ne pose pas de questions.

 

Comment le fils vit-il cela? Est-ce qu'au fond de lui, il sent l'amour donné, il sent monter la reconnaissance, il pleure lui aussi de joie? Aucune idée.

 

21 Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” 

22 Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, 

23 allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, 

24 car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer. 

Reprise des paraboles précédentes, surtout brebis qui a été retrouvée et chargée sur les épaules et le repas de joie avec les amis. J'ai retrouvé ma brebis perdue. 

 

 

25 Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. 

26 Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. 27Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” 

 

Il faut dire que la réponse pas fausse, mais quand même très lapidaire du serviteur, a de quoi le contrarier. On fait la fête, juste parce qu'il est en bonne santé, il n'est pas estropié, il n'est pas malade, il n'inspire donc pas la pitié… Pas normal du tout. 

 

28 Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. 

 

Là encore, il s'agit de sortir. Est-ce que le père, depuis le départ de son petit, passait du temps dehors à guetter? Je peux l'imaginer à la fenêtre. Là c'est vraiment sortir pour aller à la rencontre. C'est ce qu'il a fait pour le cadet, dès qu'il a reconnu la silhouette ou loin; sortir, aller à la rencontre. Les pharisiens peuvent -ils imaginer que leur Dieu est un Dieu qui sort (le Dieu qui était sous la tente et qui accompagnait son peuple… )

Un Dieu qui supplie. C'est aussi plus que sidérant. La supplication est du côté de l'homme, pas de Dieu, et pourtant, ah si tu m'écoutais…

 

Cela pourrait presque se dire: allez, rentre, viens manger, arrête de faire des histoires. Laisse ta colère, je la comprends, mais bon.. Viens, ta place est mise. (les invités à la noce). 

 

29 Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressétes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.

 

Et voilà, le côté pharisien qui sort, je n'ai jamais transgressé. J'attends que tu me remercies, mais tu ne fais pas. Jamais tu n'as pensé à me donner un chevreau (même pas un veau), non nada. (on peut quand même se demander pourquoi il n'utilise pas les biens qui lui appartiennent, serait-il radin?). 

 

 30Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” 

 

Et la finale c'est "franchement tu exagères, tu te fous de moi". Pour moi, rien, pour lui tout. Il est vraiment très très en colère.

 

 

31 Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. 

32 Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

 

Là, c'est la grande douceur. Le Père ne le prend pas de haut, il entend. Il lui répond d'abord à lui, en espérant faire tomber sa colère, tu n'as pas besoin de demander, tu peux prendre, comment as-tu pu l'oublier? Et puis, s'il te plait, ne gâche pas ma joie, ton frère est revenu chez nous, tu verras qu'il a changé (ça on l'espère), il était perdu il était comme mort, et le voilà revenu dans la vie. Il avait coupé les liens avec nous, mais aujourd'hui les liens sont rétablis, la sève circule à nouveau. Il est vivant. Il est retrouvé.

samedi 22 mars 2025

SEMAINE DU 17 AU 23 MARS. ÉVANGILES.


 

LUNDI 17 MARS. Lc 6, 36-38

 

Peut-être que cette semaine les textes du premier testament sont importants. Dans ce texte de Daniel, il y a du collectif. Ce n'est pas "je" mais nous, et depuis des lustres. Si nous en sommes arrivés là, c'est parce que. Et c'est un peu ce qu'on entend souvent quand on regarde le devenir de la terre. Nous avons voulu tout prendre pour nous. Il y a peu je réfléchissais sur les prémices. Quand on y pense, ce n'est pas rien. Ce qui vient d'être donné par la terre, le premier épi, la première fleur, le premier fruit, mais aussi le premier agneau, en faire offrande et remercier pour ce don, c'est mettre Dieu à sa place. 

 

Dans ces versets, on est dans le discours post béatitudes de Luc, donc dans la plaine. Cela change de Matthieu (la semaine dernière).

 

36 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.

 37 Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. 

 

Peut-être que parfois il faudrait ajouter: ne vous jugez pas, ne vous condamnez pas, pardonnez vous;

 

38 Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

 

Certes donnez, mais apprenez aussi à demander, à accueillir, ce n'est pas si simple.

 

 

MARDI 18 MARS. Mt 23, 1-12. 

 

Là le texte de la première lecture est porteur. Maintenant quand Isaïe parle l'oppresseur, je ne pense pas qu'il s'agisse de l'ennemi qui a envahi le pays, mais de celui qui opprime son frère, et cela c'est faire peser son autorité, obliger à faire certains actes, ne pas respecter. Hier le prêtre parlait de voir son péché avec honte et un autre truc, là, c'est bien le chercher dans des actions qui peuvent nous paraître banales, normales, mais qui ne le sont pas. Ne pas faite sentir le poids de son autorité. Je pense sans le rechercher à ce que Jésus dit à Simon Pierre des grands de ce monde, au moment de l'impôt (didrachme) à payer. Ne faire peser du poids sur l'autre.

 

 

 

1 En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, 

2 et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. 

3 Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. 

 

On est au chapitre 23, donc proche d'une certaine manière de la fin de l'évangile. Et jésus en rajoute une couche sur les scribes; Il ne va vraiment pas s'en faire des amis. Ils savent, ils connaissent, mais c'est du savoir, et eux ne sont pas concernés;

 

4 Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. 

 

C'est un verset qui m'a toujours marquée. Il y a ces commandements de l'église, qui rejettent et bien souvent la personne est seule, avec un règlement qui est bien trop lourd pour elle et parfois parfaitement injuste.

 

5 Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; 

6 ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues 

7 et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. 

 

 C'est terrible, mais je pense à certains prêtres que j'ai connus qui étaient comme cela, et qui le sont encore;

 

8 Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. 

9 Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.

10 Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. 

11 Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. 

12 Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé

 

Pas de commentaire ou si peu. Mais ne jamais faire peser le poids de son savoir ou d'une possible autorité sur un autre, quel qu'il soit;

 

 

MERCREDI Mt 1, 16, 18-21, 21, 24a.

 

16 Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. 

 

Intéressant l'accolade (je ne trouve pas d'autre mot)donné dès le début par Matthieu, Jésus qui l'on appelle Christ. D'un côté on a un nom Dieu sauve et de l'autre un qualificatif qui donne son identité: l'Oint du Seigneur.

 

18 Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. 

19Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. 

 

Comprenne qui pourra. Heureusement que Luc est un peu plus prolixe. Mais vu d el'extérieur, pour Joseph, il y a une rupture de promesse, d'alliance et si rupture, il y a obligatoirement renvoi.  La seule chose, c'est qu'il va faire cela sans en faire tout un foin, mais comment Marie sera-t-elle accueillie dans un ailleurs? Où ira-t-elle? Donc ce n'est pas un avenir heureux qui attend Marie.

 

20 Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; 

21 elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » 

 

Heureusement que l'ange arrange tout cela, que Joseph qui est un homme juste, mais qui comme son ancêtre lointain est capable de reconnaître un rêve d'un songe, est docile. Lui et c'est une différence avec certains songes/vision, en particulier Abram) ne pose pas de questions. C'est aussi une différence avec l'évangile de Luc. Les explications lui suffisent, ce qui laisse à penser que Marie a dû dire quelque chose que nous ignorons, peut-être a-t-elle pleuré, mais du coup la parole de l'Ange, rassure Joseph. Et c'est lui qui nommera cet enfant, donc qui le fera sien. Jesus Bar Joseph.

 

24aQuand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.  il prit chez lui son épouse,

25 mais il ne s’unit pas à elle, jusqu’à ce qu’elle enfante un fils, auquel il donna le nom de Jésus.

 

 

JEUDI 20 MARS. Lc 16, 19-31.

 

Réfléchir sur les conséquences de l'égoïsme, donc du péché, d'un péché. Être riche est peut-être signe de bénédiction,  à condition d'en faire quelque chose; De laisser le pauvre glaner, or cela il ne le fait pas.

 

 

9 En ce temps-là,  Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. 

20 Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. 

21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. 

 

Cela évoque Booz qui laisse glaner dans son champ, et celui-là qui ne donne rien et qui gaspille. Peut-être que les chiens eux, peuvent se rassasier; C'est aussi la même phrase qui est employée par la femme syro-phénicienne. Les petits chiens qui se rassasient de ce qui tombe. Mais là, le pauvre n'a droit à rien. Peut-être que les chiens le reconnaissent comme un des leurs. Il est un peu le dernier des derniers. On ne dit même pas qu'il mendie.

 

22 Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. 

 

Le pauvre a un nom, mais pas là. On a juste un qualificatif: le pauvre qui monte au ciel et le pauvre qui va dans la terre. Intéressant ce qui se passe avec les anges qui l'emportent alors que pour le riche, il est mis en terre par des hommes et il va dans les tréfonds de la terre;

 

23 Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. 

24 Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. 25– Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. 

26 Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” 

 

Deux univers bien différents. Mais sur terre, le riche aurait pu sortir de son univers et aller vers le pauvre, il n'y avait pas de barrière. Maintenant c'est l'abîme.

 

27 Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. 28En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” 

 

29 Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! 

 

Qu'ils les écoutent. 

 

30 – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” 31Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »

 

S'ils ne les écoutent pas, ils ne seront pas convaincus. Et cela concerne aussi ce qui va advenir.

 

C'est après les paraboles sur la miséricorde, quelque part, ça vient tempérer ou obliger à y regarder à deux fois.

On a le gérant malhonnête, les commentaires de Jésus qui s'adressent vraiment aux pharisiens et cette parabole qui est pour eux, et pour nous.

 

10 Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande.

11 Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?

12 Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ?

13 Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

14 Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision.

15 Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu.

 

16 La Loi et les Prophètes vont jusqu’à Jean le Baptiste ; depuis lors, le royaume de Dieu est annoncé, et chacun met toute sa force pour y entrer.

 

Mais pas les pharisiens;

 

17 Il est plus facile au ciel et à la terre de disparaître qu’à un seul petit trait de la Loi de tomber

.

18 Tout homme qui renvoie sa femme et en épouse une autre commet un adultère ; et celui qui épouse une femme renvoyée par son mari commet un adultère.

 

Que vient faire cette phrase, à cet endroit. Étonnant. 

 

Et c'est ensuite cette parabole.

 

 

VENDREDI 21 MARS.  Mt 21, 33-43, 45-46.

 

C'est une parabole qui se suffit à elle-même. Finalement le choix de la lecture est judicieux, parce qu'il y a de la jalousie qui conduit au meurtre dans un cas et dans l'autre de la convoitise et ça c'est permanent. 

 

En lisant l'exode (lecture de ce matin) et un psaume, je me disais que finalement dans l'interprétation qui est faire du malheur , c'est intimement lié au péché. Si je me détourne de Dieu, il m'arrive les malheurs qu'il avait annoncé. Donc si des malheurs m'arrivent c'est que je suis en état de péché. Si le malheur est lié au péché, du coup la mort l'est aussi. Cf St Paul mais aussi la Genèse: l'homme est chassé à cause de sa désobéissance, pour qu'il ne puisse plus avoir accès à l'immortalité.

 

La fin de la parabole va hélas dans le même sens et on en a profité pour accabler le peuple Juif. La mort du fils a pour conséquence non pas la destruction, mais la perte du domaine qui est donné à un autre peuple. 

 

33 En ce temps-là,  Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. 

34 Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. 

35 Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. 

 

36 De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. 

 

37 Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” 

 

38 Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” 

39 Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. 

 

40 Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » 

41 On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » 

 

42 Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : ‘La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux !’ 

43 Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. » 

 

45 En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux. 

46 Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.

 

Ex 19, 21 (lecture du jour)Le peuple se tint à distance, mais Moïse s’approcha de la nuée obscure où Dieu était.

 

 

SAMEDI 22 MARS. Lc 15, 1-3, 11-32.  Bien heureuse famine.

 

Que disent les deux fils. 

Le plus jeune.

- donne. Il prend. 

Ensuite il se dit ce serait préférable de faire profil bas, mais d'avoir le ventre plein. Pour moi, il n'y a pas de repentir.

Le Père vient à sa rencontre et il dit: j'ai péché .. je ne suis plus digne. A ce moment-là est ce qu'il se passe quelque chose en lui, devant ce père qui vient à sa rencontre et le couvre de baisers? Je l'espère, mais cela expliquerait la suite. 

 

 

Le second.

 

Il appelle un des serviteurs pour se renseigner.

Il réplique à son père….

 

 

Le Père.

 

Il partage sa fortune. 

Il attend le retour et il est pris de compassion. Il l'embrasse.

Il s'adresse à ses serviteurs. Mon fils qui était mort est revenu à la vie. Il était perdu (comme la brebis dont Jésus vient de parler au début de ce chapitre), il est retrouvé. (S'est-il retrouvé ce fils)? 

Il s'adresse à son fils. Tu es toujours avec moi. Tout ce qui est à moi est à toi. Abondance. Et il explique; tin frère était mort (ce qui devait bien arranger l'aîné), mais il est sauvé. Il s'est sauvé en revenant.

 

 

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. 

Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » 

Alors Jésus leur dit cette parabole : 

 

11« Un homme avait deux fils. 

 

12Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. 

13Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. 

 

14 Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. 

15 Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. 

16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. 

17 Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! 

 

            18 Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.

            19 Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” 

 

20 Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. 

 

            21 Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” 

 

22 Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, 

23 allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, 

 

            24 car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer. 

 

25 Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. 

26 Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. 

27 Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” 

 

28 Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. 

29 Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. 

30 Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” 

 

31 Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. 

            32 Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

 

 

 

 

DIMANCHE 23 MARS. Lc 13, 1-9

 

Je ne sais pas si la parabole qui suit la déclaration de Jésus sur le non lien entre la culpabilité (le péché) et le vécu (ici mort violente dans les deux cas) a quelque chose à voir. Pour moi, pas vraiment, sauf si c'est pour insister sur la patience de Dieu et le rôle de Jésus, comme intercesseur, mais aussi comme guérisseur.

 

C'est le troisième dimanche de Carême, qu'est ce que la liturgie veut-elle nous dire? 

 

La mort biologique et la mort spirituelle. 

 

Et même là, il peut y avoir de l'espoir, le figuier stérile.

 

Peut-être que les malheurs de notre vie ne sont pas liés au mal que nous aurions pu commettre, nous ou nos parents. On sort complètement de la logique qui court dans tout le premier testament entre la non obéissance et le mal vécu. Et ceci est quelque chose en soi d'énorme. 

 

Du coup la maladie n'est la conséquence du péché. Mais il y a la question de la possession. Comment l'esprit mauvais peut-il s'infiltrer s'il n'y a pas une faille. 

 

Si le lien est rompu, cela veut dire aussi (et on le trouve dans les psaumes) que le pécheur peut fort bien avoir une vie où tout lui réussit, mais cela ne veut pas dire qu'il restera impuni. 

Simplement il faut apprendre à sortir de cette logique qui empêche les pharisiens de voir. Eux sont souvent riches, donc ils sont bénis et s'ils sont bénis, ils n'ont pas besoin de conversion. Or là Jésus est formel, se reconnaître vraiment pécheur, et désirer changer est indispensable.

 

La première lecture me semble aller mieux avec la deuxième partie. Enfin pas évident. Mais Dieu entend et voit la misère de son peuple, il n'est pas indifférent et il envoie un berger, Moïse. 

 

 

1 Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. 

 

Il est plus que possible, que ce massacre qui se fait dans le temple, et mélange du sang humain avec du sang animal, a dû poser beaucoup de questions sur le pur et l'impur. Est-ce que ces hommes ont été donnés en sacrifice en même temps que les animaux? C'est compliqué. Mais cela, n'intéresse pas Jésus. Cela montre aussi de quoi les romains sont capables, même en temps de paix. On peut parler s'oppression, et peut-être que le texte sur l'appel de Moïse prend plus de sens. Le peuple a besoin d'un libérateur, il a eu Moïse, il aura Jésus, mais saura-t-il le reconnaître? 

 

2 Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? 

3 Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. 

 

Détricotage de la conception du mal comme punition rétribution du péché.

 

Mais nous, comme nous ne savons pas ni le jour, ni l'heure, se convertir. 

 

4 Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? 

5 Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » 

 

Deuxième exemple (et là, on peut penser que les coupables, sont ceux qui ont fait des malfaçons pour construire cette tour). Et même conclusion, sauf qu'il y a périr et périr.

 

6 Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. 

 

Jésus lui quand il trouvera le figuier près de Jérusalem qui ne lui donne pas de figues alors qu'il a faim, le dessèchera. C'est un peu antinomique.

 

7 Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?” 

8 Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. 

9 Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »

 

Répit possible, est-cela la miséricorde ?