SEMAINE DU 11 AU 17 MAI. ÉVANGILES
LUNDI 11 MAI. 15,26-27.16,1-4a.
Jean 15
26 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur.
27 Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement.
Est-ce delà que vient la querelle du Filio que? Avec les orthodoxes?
Hughes fait remarquer que témoignage en grec se dit martyros; comment témoigner? Pour lui un témoignage actif (dire ce que le Seigneur a fait pour moi) et un témoignage plus passif, que les autres voient ce que le Seigneur fait en moi.
Jean 16
1 Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés.
Je vous ai prévenu : c'est normal. Et quand ça vous arrivera souvenez-vous de ce que je vous avais dit, ce jour-là, ce soir-là.
2 On vous exclura des assemblées. Bien plus, l’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu.
3 Ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi.
Cela peut s'entendre exclusion par les juifs, mais exclusion aussi par d'autres communautés, non apparentées à la communauté johanniuque.
4a Eh bien, voici pourquoi je vous dis cela : quand l’heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l’avais dit. »
Peut-être que cela, ce sera le travail de l'esprit saint.
MARDI 12 MAI Jn 16, 5-11
Texte magnifique de Royannais. http://royannais.blogspot.com/2026/05/le-commandemet-de-labsence-de-dieu.html
5 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?”
6 Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur.
Si on se base sur le chapitre 14, il vaut mieux ne pas demander à Jésus où il va. Peut-être que durant ces longs apartés quelque chose s'est ouvert en eux (les disciples), et ils savent que l'inéluctable est là, et que la mort est proche, sa mort. Oui, il y a de quoi être dans la tristesse, dans l'affliction.
Mais comme on dit, à quelque chose malheur est bon. Et c'est ce que Jésus affirme. Le départ de Jésus, permet le don de l'Esprit Saint, que Jésus nomme ici le Défenseur.
Comme je l'ai dit, pour moi, Défenseur , va avec le texte de job : je sais que mon défenseur est vivant, celui qui qui lui permettra de se dresser (redresser) dans la lumière…
Jésus envoie quelqu'un qui va prendre soin de ceux qui s'affirmeront ses disciples. Et ce soin commence par parler de cette voix, de cette parole qui ouvre, qui rend quelque part justice.
7 Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai.
8 Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement.
9 En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi.
Donc le refus de croire, c'est péché;
10 En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus.
Jésus condamné injustement, et cela c'est important. Tous ceux qui sont condamné injustement. Refus de voir le juste.
11 En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. »
Refus de croire que le combat contre le mal est jugé et gagné. Que le defenseur a donné la victoire à Jésus en le relevant d'entre les morts.
Le combat est déjà gagné, mais que c'est dur à croire. Les ténèbres me semblent tellement épaisses.
MERCREDI 13 MAI. Jn 16, 12-16
12 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.
13 Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière.
En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Je trouve ce texte, même s'il est beau, très difficile; On a une qualification de l'esprit saint, qui finalement est une opposition avec le mensonge, donc avec le malin. L'esprit que Jésus va donner, vient de Dieu, et parle vrai, ne donne pas de fausses informations. Comme Jésus il transmet ce que le père et le fils lui montrent, lui disent et il le fait connaître, ce qui est plus fort que faire savoir.
14 Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Il me glorifiera, il vous fera comprendre que je suis vainqueur, même si j'ai donné ma vue. Cela il pourra le faire, parce qu'une d'une certaine manière il est tout en moi . Il y a là, cette fusion qui n'est pas confusion.
15 Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »
Peut-on parler d'une définition johannique de la trinité? On a un premier lien entre le Père et e le Fils et un autre lien comme si le Fils donne tout à l'esprit, donc l'esprit par l'intermédiaire de Jésus est en lien complet avec le fils.
JEUDI 14 MAI. ASCENSION. Matthieu 28,16-20.
16 En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.
17 Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes.
Oui, et alors? Et il s'agit des onze. C'est assez étonnant ce doute, ces doutes, mais peut-être rassurant;.
18 Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.
19 Allez !
Il y a un mouvement que je comprends mal. Est-ce que Jésus en abolissant la distance leur permet de lever le doute?
Et ce sont des paroles d'autorité; il est le tout puissant, mais ce pouvoir il l'a reçu. Et investi de ce pouvoir, c'est l'envoi en mission. Est-ce allez comme chez Luc, ou est-ce, allez- y, lancez- vous ?
Et là il ne s'agit plus d'annoncer la bonne nouvelle et de guérir, mais de ratisser vaste. Là on est dans le débordement, avant l'annonce trinitaire. Et l'annonce rassurante d'une présence;
De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,
20 apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé.
Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »
VENDREDI 15 MAI. Jean 16,20-23a.
20 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.
21 La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde.
22 Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera.
23a En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions. »
Peut-on dire que le vécu des disciples (arrestation, procès, mort) c'est comme une épreuve d'accouchement. Quand Jésus sort de la nuit, quand ils le retrouvent vivant, ils éprouveront en eux quelque chose comme une joie, être vivants et avoir donné la vie? Non . Sont-ilsl transformés? Dans l'évangile de Jean il y a le souffle de l'Esprit, qui est nouvelle naissance. Mais est-cela?
SI ka résurrection de Jésus est comprise comme la victoire définitive, alors il est vivant à jamais et la joie est alors parfaite. Quant à l'absence de questions elle ne se comprend que si la résurrection donne l'Esprit qui Lui apporte des réponses.
SAMEDI 16 MAI. Jean 16,23b-28.
23 ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.
24 Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera parfaite.
Il me semble qu'il a déjà parlé de la joie avant. Le monde sera
25 En disant cela, je vous ai parlé en images. L’heure vient où je vous parlerai sans images, et vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père.
26 Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ; or, je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous,
27 car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti.
28 Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »
DIMANCHE 17 Mai. Jean 17,1b-11a.
1b En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie.
2 Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
3 Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
Etonnant, il parle de lui à troisième personne. On dit que ce chapitre reprendrait peut-être quelque chose comme une hymne.
4 Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
5 Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
Rapprocher du prologue?
6 J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole.
7 Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
8 car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.
Moi, je pense qu'ils n'avaient pas compris grand-chose avant le don de l'esprit saint en plénitude, mais Jésus fait une sorte de raccourci entre le présent et ce qui va être mis en route par le don de sa vie.
9 Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi.
10 Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux.
11a Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi.»
https://www.aularge.eu/blog/2021/05/03/pere-lheure-est-venue-jn-171-11a/
La glorification
La glorification est un des thèmes majeurs de cette prière. Dans la tradition biblique, la gloire (en hébreu cavod / en grec doxa ) traduit une notion de poids, de richesse, ou d’honneur. Le verbe glorifier veut donner de l’importance à son bénéficiaire. Dans notre contexte, qui précède la Passion, la glorification mutuelle vient éclairer la mission du Fils. C’est en livrant sa vie que le Fils glorifie le Père : il révèle au monde le poids de l’amour divin du seul vrai Dieu. De même, concomitamment, le Père glorifie le Fils en l’accueillant auprès de lui. Cette prière implique déjà le Père dans cette Passion qui révèle son envoyé : Jésus-Christ et son salut. Le Père ne se désolidarise pas de son fils, y compris sur la croix prochaine.
Car cette glorification mutuelle est avant tout destinée au salut des siens par le don de la vie éternelle. Ce don salvifique ne s’exprime pas en termes de mérites, mais d’accueil. Le don de la vie éternelle recouvre la connaissance relationnelle qui unit le Père et le Fils, au cœur de la Passion. La vie éternelle prend sens à la croix qui accomplit le dessein, l’œuvre de l’envoyé pour le Père. Elle ne se réduit donc pas à l’accès à un au-delà divin post-mortem. Elle représente, dans l’accueil de la foi, la grâce de Dieu au sein d’une réelle communion : une vie pleinement associée à l’Éternel, par son Fils.
A. Nouïs.
Père
La première parole de la prière de Jésus est Père ! Dans tous les évangiles, Jésus ne s’adresse jamais à Dieu autrement qu’en l’appelant Père. La seule exception est le cri sur la croix, mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Mais c’est une citation du Psaume 22. Ce ne devait pas être si courant, puisque Paul s’émerveille de cette intimité et du privilège que nous avons de pouvoir appeler Dieu Abba, Père ! (Rm 8.15, Ga 4.6). Dans le Premier Testament, des versets évoquent la paternité de Dieu, mais jamais un homme n’ose s’adresser à Dieu avec une telle familiarité. Derrière cette appellation se révèle l’image d’un Dieu proche. Non plus le Dieu immense, créateur du ciel et de la terre, mais le Dieu qui, en Jésus Christ, est venu jusqu’à nous pour s’adresser à notre intimité.
L’heure est venue
L’heure est venue, cette heure ne signifie pas une durée de soixante minutes, mais le temps de la pleine révélation. Dans le quatrième évangile, il y a le temps où l’heure n’est pas encore venue (Jn 2.4 ; 7.30 ; 8.20), puis celui où l’heure vient (Jn 4.21,23 ; 5.25,28 ; 16.2,25), maintenant l’heure est venue.
Cette heure est celle de la glorification du Fils. Dans le Nouveau Testament, la gloire ne se mesure par en honneurs et en renommée, mais dans la pleine réalisation de sa vocation. La gloire d’une personne, c’est ce qu’elle a de plus singulier. Comme le disait le Baal Shem Tov : « Que chacun sache et prenne en considération que par sa nature, il est unique au monde et qu’aucune personne identique à lui n’a jamais vécu, car si une personne identique avait déjà vécu avant lui, il n’aurait pas besoin d’être. » Pour le quatrième évangile, Jésus accomplit pleinement sa vocation en se dirigeant vers sa passion.
Père manifeste en moi ta présence et ta puissance, pour que moi ton Fils, je témoigne de ta force et de ton amour.
Tu m'as donné pouvoir sur tout être humain, de chair et de sang, maintenant fais que je donne la vie éternelle, à tous ces êtres qui sont miens;
Car la vie éternelle, c'est cette connaissance dès aujourd'hui, que toi seul est l'Unique et le Vrai Dieu, et que moi ton fils Jésus qui a reçu l'onction, je suis en toi.
Moi Jésus, j'ai fait tout ce que tu m'as demandé de faire, et ainsi j'ai révélé ta présence et ta puissance.
Maintenant cette présence et cette puissance qui étaient en moi depuis toujours, avant que le monde ne soit, manifeste là en moi.
La glorification.
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