SEMAINE DU 9 AU 15 MARS. ÉVANGILES
LUNDI 9 MARS. Lc 4, 24-30.
Pour qu'un miracle se fasse, le demander et accueillir celui qui a le pouvoir de l'accomplir;
Jésus est vainqueur des tentations. Il ne commence pas son ministère à Jérusalem mais en Galilée. Tout semble bien se passer, puisque là où il passe, on fait son éloge. Et le voilà à Nazareth, chez lui. Au tout début, cela se passe bien et brusquement ça se gâte, comme si une attaque du mauvais se déclenchait.
22 Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? »
23 Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm ; fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” »
Il vient d'affirmer que l'Esprit de Dieu est sur lui, qu'il a reçu l'onction, et là ça se gâte. Jésus ils le connaissent, d'où aurait-il reçu cette onction qui ferait de lui le Serviteur ? Pour qui se prend-il. C'st là qu'arrive la phrase de l'évangile de ce jour : nul n'est prophète dans son pays. On apprend aussi qu'il a déjà été à Capharnaüm. Jalousie? Pourquoi n'a-t-il pas commencé par son lieu de naissance?
24 Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.
On a un peu l'impression qu'il lit dans leur tête, au-delà même de ce qu'ils semblent penser sur le moment. Pour qui se prend-il? On le connait. Pourquoi ne fait -il pas de miracles ici? Il y a certainement de la jalousie et du mépris.
Ensuite il se compare à Elie, et à Elisée, c'est vraiment le comble. Des miracles oui il va en faire, mais pas ici, où il n'est pas accueilli;
25 En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
26 pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère.
27 Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »
28 À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
29 Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas.
Etonnant ce "ils se levèrent, et le menèrent". On a l'impression que Jésus ne veut pas de scandale, mais il ne veut pas non plus que son sang retombe sur eux. Là il n'est pas question de lapidation, mais de se débarrasser de lui , de le faire taire. La colère a débouché sur la haine.
30 Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.
C'est un moyen de ne pas rendre Nazareth coupable. Il y a pour moi la miséricorde qui agit, et le miracle est là. Sauf que les habitants ne s'en rendent pas compte. Bien sûr, il y a aussi un combat contre les forces du mal qui (du coup cela fait un peu penser aux tempêtes sur le lac quand il s'en va en territoire païen).
Finalement texte qui donne à méditer.
MARDI 10 MARS. Mt 18, 21-35.
https://giboulee.blogspot.com/2023/08/mt-18-21-35-le-debiteur-impitoyable.html
Chapitre 18 de Matthieu, comment vivre en communauté. Est-ce que pardon est pareil que réconciliation?
Intéressant ce qui précède : 12 Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?13 Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.14 Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu.
5 Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. 16 S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins.17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain.
18 Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.19 Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.20 En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »
21 En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » 22 Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.
Peut-on pardonner tout et n'importe quoi, sans même que le pardon ne soit demandé? Si on admet que jésus est mort pour tous, alors en principe oui, sauf que nous, nous sommes tout sauf des rédempteurs.
Pour ma part, je continue à penser que c'est mieux quand le pardon est demandé et que d'un point de vue thérapeutique et/ou pédagogique parfois il dire non, pour que l'autre réagisse. C'est trop facile de dire pardon ou désolé !
Par ailleurs régler ses comptes pour moi c'est très différent des offenses qui vous atteignent je dirais au plus profond, presque dans votre chair.
C'est vrai que le notre père des béatitudes dit bien remets nous nos dettes comme nous remettons à nos débiteurs. Ensuite cela part sur la notion de fautes, d'offenses. Je sais bien aussi que les pbs d'héritages sont souvent source de querelles qui peuvent durer sur plusieurs générations, mais quand même.
Peut-être qu'on peut dire que symboliquement, cette personne qui doit une somme non remboursable, c'est l'humanité et que si celle-ci se tourne vers Dieu,( voir Jonas à Ninive), Dieu pardonne, mais ensuite, à chacun de faire que cela ouvre sur la compréhension de l'autre, pas sur la violence, parce que là, on est dans la violence.
Répondre à l'amour par la violence, en soi c'est le mal.
23 Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
24 Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
25 Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
26 Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.”
27 Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
28 Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !”
29 Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.”
30 Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
31 Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.
32 Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié.
33 Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” 3
34 Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.
35C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
Il vaut parfois pardonner du bout des lèvres que ne pas pardonner du tout, et essayer de reprendre une relation disons normale avec celui qui a fait du mal.
Ceci la miséricorde de Dieu est infinie et espérer que petit à petit la mienne augmente, mais elle en est bien loin. C'est aussi espérer que l'autre peut changer.
MERCREDI 11 MARS. Mt 5, 17-19
La loi en soi est bonne, mais quand elle devient une sorte d'idéal et surtout quand elle débouche sur la fermeture et la non vie, alors elle n'est plus bonne. Elle a été pervertie. Cela est un risque permanent.
17 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Peut-on entendre accomplir dans le sens de donner du sens? Loi de vie, loi de mort? La loi et la foi.
18 Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.
19 Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »
JEUDI 12 MARS. Lc 11, 14-23.
Qu'est ce qui empêche de croire que Jésus est l'envoyé?
14 En ce temps-là, Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration.
D'un côté l'admiration de l'autre le doute. Peut-être que c'est l'abondance qui déroute. S'il fait autant d'exorcismes réussis, (ce que ne font pas les disciples des pharisiens apparemment), c'est qu'il a fait un pacte avec le Diable. Alors qu'il nous prouve qu'il est bien en lien avec Dieu, et que celui-ci donne un signe. Alors nous croirons en lui.
15 Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. »
16 D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
17 Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.
18 Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons.
19 Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.
20 En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.
Comme je l'ai dit ailleurs, Jésus est très "gentil" de répondre aussi posément à quelque chose qui est une véritable insulte. Ouvrez les yeux. Peuple à la nuque raide de la première lecture.
21 Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité.
22 Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.
Normalement il s'agit de la défaite du malin, Jésus serait le plus fort. Mais …
23 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »
Rassembler qui ou quoi?
VENDREDI 13 MARS. Mc 12, 18b-34
On est à Jérusalem, peu de temps avant la passion; il y a eu des envoyés des sadducéens et des pharisiens pour le mettre en difficulté. Là il semble que ce soit un peu différent, que ce scribe est plus dans le désir d'être instruit.
Donner de l'amour. Recevoir et donner.
28b En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements ? »
29 Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
30 Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’
31 Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
32 Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.
33 L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
34 Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.
SAMEDI 14 MARS. Lc 18, 9-14
Ce chapitre commence par la nécessité de prier sans se décourager. Le veuve et le juge inique, et la péricope de ce jour suit directement. On est pas très loin de Jéricho. Il y aura la dernière annonce de la passion, et la guérison de l'aveugle à l'entrée de la ville.
Jésus, une fois de plus essaye de faire réfléchir les pharisiens, les faire rentrer en eux-mêmes. Ce n'est pas en montrant en Dieu tout ce qu'on est capable de faire de conforme à ce qu'il attend, que celui-ci en tient compte. Pour lui, ce qui compte c'est de se tourner vers lui, et de lui demander son aide pour changer ce qui doit (ou peut) être changé. C'est se reconnaître faible. Incapable. Le regard de Dieu est différent du regard que chacun porte sur soi. L'un se croit juste, l'autre pas. Et pourtant?
Ce n'est pas qu'est ce que Je fais, mais qu'est ce que Tu attends de moi.
Mais…..
Devant la porte de notre Eglise, il y a un mendiant, un monsieur entre deux âge, qui parle mal le français, mais qui appelle tous les gens un peu âgés (dont nous bien sûr) papa et maman (ce qui m'insupporte profondément) dès qu'on lui donne un petit quelque chose, il demande plus. Bref je passe devant lui, en lui disant bonjour et ça s'arrête là. Je sais qu'il vient de loin, Viry Chatillon ce qui laisse à supposer qu'il y a une répartition des lieux de mendicité. Bref, avec celui-là j'ai beaucoup de mal. La semaine dernière, il regarde mes chaussures avec envie (et pourtant ce ne sont pas des chaussures de marque) montre les siennes en disant qu'elles ne sont pas à sa taille, que lui c'est du 40, 41. Pas la taille de nos chaussures. Comme c'est le carême, je me dis que je peux faire un effort, et je tire quand même 60 euros au distributeur pour les lui donner ce dimanche, en précisant que je veux que ce soit pour des chaussures. Par ailleurs Philippe lui donne de l'argent toutes les semaines.
La semaine s'écoule et aujourd'hui il y a ce texte sur le publicain et le pharisien. Je pense à ce monsieur, qui est à la porte de l'église. La semaine dernière, il est entré pendant la messe, ce qu'il fait souvent car il fait bien froid dehors. En général il reste au fond. Là il vient devant, ce qui permet de passer sur une bouche de chaleur. Tout cela c'est comme d'habitude. Seulement, cette fois-là il s'agenouille pas loin de l'autel, et s'incline profondément. A t il prié ou pas? Je ne le sais pas je l'imagine. En quelle langue? Peut-être est-il roumain orthodoxe, parce qu'il ne communie jamais, même quand il est dans le fond de l'église et que la procession pour la communion commence. Ce que j'ai vu devant mes yeux, ce dimanche-là, c'est bien l'attitude du publicain. Je me suis sentie très pharisien, moi assise à mon banc, (presque à ma place). Je ne dis pas que je me sente justifiée parce que je vais à la messe le dimanche, mais là c'est un peu comme si mes yeux s'ouvraient. Enfin il a fallu toute la semaine pour ça, que je me décide à prendre de l'argent, de préparer pour lui, de renoncer à lui dire que j'aimerai bien voir les chaussures qu'il aura achetées, plus d'autres choses dont une au niveau de l'argent).
Alors on peut croire qu'on n'est pas du côté des pharisiens, et pourtant. Ne pas juger que c'est difficile.
9 En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici :
Là il n'est pas parlé explicitement des pharisiens. C'est juste "certains" et cela peut aussi s'appliquer à ceux qui se sont convertis et qui peuvent regarder de travers s'autres qui ne se sont pas convertis. Juger de la foi de l'autre.
Peut-être que Jésus parle aussi de lui. Comment est-il regardé par beaucoup? N'est-il pas méprisé?
10 « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
11 Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain.
12 Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’
Bref, je fais tout bien, et tu dois être content de moi, voire même m'admirer. Sauf qu'il n'y a pas demande. Il y a une action de grâce. Et c'est tout. Peut-on parler de louange?
13 Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’
Là on est dans une attitude de crainte. Crainte qui n'empêche pas la confiance.
14 Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre.
Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »
DIMANCHE 15 MARS. Jn 9, 1-41 Aveugle-né.
https://giboulee.blogspot.com/2023/03/jn-4-1-41-guerison-de-laveugle-ne-4.html
1 En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance.
2 Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? »
3 Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui.
4 Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.
Assez énigmatique cette phrase. Le malin qui agit de plus en plus? Pour travailler il faut voir clair, quelle que soit l'origine de la source lumineuse. Et pourtant si Jésus est la lumière, on doit pouvoir travailler, à condition qu'il soit là, quelle que soit sa manière.
5 Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »
6 Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,
7 et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.
Extrêmement concis. Là il y a bien un travail. Création, recréation.
8 Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »
Ce qui laisse à suppose qu'une fois guéri l'homme revient à sa place habituelle. Cela parait assez étonnant. Attend- il qu'on vienne le chercher pour rentrer dans sa demeure?
9 Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. »
10 Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »
11 Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : “Va à Siloé et lave-toi.” J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. »
12 Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. »
13On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.
14 Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux.
15 À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » 16 Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés.
17 Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. »
18 Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents
19 et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’à présent il voie ? »
2 0Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle. 21 Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. »
22 Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ.
23 Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! »
24 Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »
25 Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. »
26 Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »
27 Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »
28 Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.
29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »
30 L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux.
31 Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.
32 Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance.
33 Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »
34 Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors.
35 Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? »
36 Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? »
37 Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. »
38 Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui.
39 Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. »
40 Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? »
41 Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure. »
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