samedi 6 juin 2026

SEMAINE DU 1 AU 7 JUIN. ÉVANGILES

 

 

 

LUNDI 1°JUIN. Mc 12, 1-12

 

Lecture du livre de Job. Jb 30, 1. Manquerait il un peu d'humilité? 

 

29.04 tel que j’étais à l’automne de mes jours, quand Dieu était le familier de ma demeure,
29.05 quand le Puissant était encore avec moi, et que mes garçons m’entouraient,
29.06 quand je lavais mes pieds dans le lait et que le rocher près de moi ruisselait d’huile à flots !
29.07 Lorsque je sortais aux portes de la cité et que sur la place j’installais mon siège,
29.08 à ma vue les jeunes gens s’esquivaient, les vieillards se levaient et restaient debout.
29.09 Les notables retenaient leurs paroles et mettaient la main sur leur bouche.
29.10 La voix des chefs s’atténuait, la langue leur collait au palais.
30.01 Et maintenant, je suis la risée de plus jeunes que moi, dont je méprisais trop les pères pour les mettre avec les chiens de mon troupeau.

 

 

 

 1En ce temps-là, Jésus se mit à parler en paraboles aux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens : 

« Un homme planta une vigne, il l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. 

 

Langage biblique si je puis dire. L'homme est bien le propriétaire. Il attend certainement un peu pour voir comment sa vigne prospère et donne du fruit. Et il la loue. Ou alors, il la confie à des vignerons qui s'occupent de la croissance, qui attendent qu'elle donne du fruit et qui vendent le vin. Ce doit -être plutôt ça. Il y a le travail des vignerons, qui avec le temps, pensent que la vigne est à eux, puisqu'ils ont travaillé. 

 

Le moment venu, il envoya un serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par eux ce qui lui revenait des fruits de la vigne. 

 

Quel est le terme pour le moment? Kaïros? 

 

Mais tel que c'est raconté, cela se déroule dans le temps. Et quelque chose ne va pas. Ce n'est pas seulement le refus de donner l'argent. Je ne sais pas, mais pour moi, il y a autre chose, qui me fait penser aux mauvais bergers d'Ézéchiel. Il y a comme si la vigne était entretenue avec de mauvais produits, comme si on voulait la faire produire toujours plus, (en exploitant ceux qui sont embauchés pour travailler à la vigne). Mais comme s'il y avait aussi quelque chose à cacher sur une mauvaise gestion. 

 

Alors tuer va dans le même sens, il y a du mal dans la vigne. Et c'est bien ce mal qui fait que le fils sera tué. Pas de respect. Il est un gêneur.

 

 

3 Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le renvoyèrent les mains vides. 

Donc pas question de payer quoique ce soit. Ils ont travaillé, ça leur appartient. 

 

4 De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ; et celui-là, ils l’assommèrent et l’humilièrent. 

 

Cela me fait penser aux hommes que David envoie en ambassade et qui reviennent la barbe à demi coupée. Mais là, on est passé des coups, à plus fort.

 

5 Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d’autres serviteurs : ils frappèrent les uns et tuèrent les autres. 

 

Cela parait fou, qu'il continue à envoyer, envoyer encore pour que la violence s'exerce encore plus et que tous les serviteurs soient exterminés. 

 

6 Il lui restait encore quelqu’un : son fils bien-aimé. Il l’envoya vers eux en dernier, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” 

7 Mais ces vignerons-là se dirent entre eux : “Voici l’héritier : allons-y ! tuons-le, et l’héritage va être à nous !”

 

 8 Ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. 

 

Plus d'héritier, donc la vigne sera à eux. Mais là, la patience est arrivée aussi à son terme. 

 

9 Que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignerons, et donnera la vigne à d’autres. 

 

La vigne sera donnée à d'autres qui sauront aussi la respecter, et lui faire donner un bon fruit, pas frelaté, 

 

10 N’avez-vous pas lu ce passage de l’Écriture ? ‘La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : 

11 c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux !’ » 

 

12 Les chefs du peuple cherchaient à arrêter Jésus, mais ils eurent peur de la foule. – Ils avaient bien compris en effet qu’il avait dit la parabole à leur intention. Ils le laissèrent donc et s’en allèrent.

 

Mais Jésus centre sur le désir de mort des anciens, et le dévoile. Il annonce que désormais la vigne sera confiée à d'autres et que lui sera la pierre d'angle du nouveau royaume.

 

 

MARDI 2 JUIN. MC 12, 13-17

 

Un lien avec Marc 3 (la guérison de l'homme à la main atrophiée). Est il permis ou non…

 

 

1 3On envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler,

 14 et ceux-ci vinrent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? » 

 

Comme le paquet cadeau est bien enveloppé. Quelle méchanceté.

 

15 Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. » 

 

16 Ils en apportèrent une, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? – De César », répondent-ils. 

 

Concordance entre l'effigie et l'inscription. Jésus a bien payé l'impôt pour le temple, histoire de la didrachme chez Matthieu, et dans les lettres importance d'être en règle avec les autorités.

 

17 Jésus leur dit : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.

 

 

Je peux me réjouir de la manière dont Jésus dénoue les choses, mais qu'est -ce que j'en fais pour moi? 

 

Être à l'effigie de celui qui a donné la vie? Évangile au quotidien.

 

 

MERCREDI 3 JUIN. Mc 12, 18-27

 

En toi est la source de vie , par ta lumière nous voyons la lumière. Ps 35. Beau programme pour cette année neuve. 

 

Cette histoire, on peut imaginer que les saducéens se la racontent entre eux, ou la proposent aux pharisiens qui croient en la résurrection, pour prouver combien c'est absurde de croire à la résurrection. En soi, c'est une sorte de démonstration. Sauf que là encore, Jésus se sert du récit pour les faire bouger, pour en faire un enseignement et un enseignement qu'ils peuvent entendre, puisqu'il s'appuie sur le Pentateuque. Dieu n'est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants;

 

 

18 En ce temps-là, des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – vinrent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient : 

19 « Maître, Moïse nous a prescrit : ‘Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.’ 

20 Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance. 

21 Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement. 

22 Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi. 

 

23 À la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » 

 

Belle démonstration de l'absurdité de croire en la résurrection de corps;

 

24 Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ?

 

25 Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans les cieux. 

 

26 Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : ‘Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ?’ 

 

2 7Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. »

 

 

JEUDI 4 JUIN. Mc 12, 28-34

 

Notre cœur n'était-il pas tout brûlant… le cœur de Jésus (aujourd'hui) peut-on le voir comme le buisson ardent, qui brûle sans se consumer? 

 

 

28b En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements  ? » 

 

Dans d'autres textes, on a la même association, du deutéronome et du lévitique. Là, on ne sait pas trop si le scribe pose une question technique, scolastique pour mettre Jésus en défaut ou s'il profite de la présence pour poser une question importante pour lui, lui qui transmet la loi. 

 

29 Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. 

30 Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’ 

31 Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » 

Donc centration sur rester à l'écoute, ouvrir son cœur à la parole, et aimer (un amour qui décentre de soi), se tourner vers la source.

 

Pour continuer en se tournant vers l'autre, mais est ce que la fin renvoie vraiment à l'amour de soi? C'est ce qu'on dit, mais ce n'est pas si simple. 

 

 

32 Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. 

33 L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » 

 

Belle synthèse.

 

34 Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

 

Fin des interrogations qui veulent le conduire à la chute devant le peuple.

 

 

VENDREDI 5 JUIN. Mc 12, 35-37

 

Essayer de ne pas être du côté des scribes, qui critiquent, cherchent à prendre en défaut, mais du côté de la foule qui écoute avec plaisir. Chez Luc, c'est suspendue à ses lèvres.

 

35 En ce temps-là, quand Jésus enseignait dans le Temple, il déclarait : « Comment les scribes peuvent-ils dire que le Messie est le fils de David ? 

36 David lui-même a dit, inspiré par l’Esprit Saint : “Le Seigneur a dit à mon Seigneur : 'Siège à ma droite jusqu'à ce que j’aie placé tes ennemis sous tes pieds !’” Psaume 109

37 David lui-même le nomme Seigneur. D’où vient alors qu’il est son fils ? » Et la foule nombreuse l’écoutait avec plaisir.

 

 

SAMEDI 6 JUIN. Mc 12, 38-44

 

Pour Paul quand il dit qu'il a gardé la foi, j'ai eu une image. La foi comme une sorte de vase, disons in récipient creux, qui contient la foi. Il ne dit pas pour moi, aujourd'hui, qu'il est resté croyant (il n'a pas perdu la foi, malgré tout ce qu'il a vécu), non cette foi, ce trésor qu'il a reçu lors de la vision sur la route de Damas, il l'a conservé intact et il l'a transmis à d'autres. Jésus mort et ressuscité pour le salut. Jésus qui vit en lui, lui est crucifié pour le monde…

 

 

38 En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, 

39  les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners.

 40 Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. » 

Je ne sais pas si mot veuve va servir d'accroche pour la péricope qui suit. Mais on a deux temps dans ce texte.

 

Un temps d'enseignement pour tous ceux qui sont là, ceux qui l'écoutent avec plaisir. 

 

Et comme un temps d'arrêt où Jésus se déplace. A qui cette salle du trésor est-elle ouverte? Là à nouveau il est assis. Et c'est lui qui regarde la foule qui va et vient. 

 

Et brusquement comme une pépite pour lui, cette femme, cette pauvre veuve (est-elle pauvre parce que les scribes lui ont tout pris, est-elle pauvre parce qu'elle n'a personne pour subvenir à ses besoins, (et là il peut penser à sa mère qui risque d'être dans cette situation après sa condamnation et sa mort, puisque lui, ne prendra pas soin d'elle sur le plan matériel), et il voit que cette femme donne tout, son tout à elle. 

 

Alors il faut que lui Jésus, transmette cela à ses disciples. On peut aux yeux du monde donner quelque chose de ridicule, alors qu'aux yeux de Dieu, c'est tout donner et se donner avec, avec une confiance totale. 

 

Quand on a cette lecture je pense le dimanche, on a le texte de la veuve de Sarepta;

 

41 Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. 

42 Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. 

43 Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. 

44 Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

 

 

DIMANCHE 7 JUIN. JN 6, 51-58. 

 

Nouïs, commente d'autres textes. Le repas chez Matthieu après son appel, un texte d'Osée et un texte de Paul.

 

Discours sur le pain de la vie. 

 

Finalement il vaudrait mieux se taire et laisser les paroles entrer tout doucement en soi, s'infiltrer pour qu'elles fassent corps avec moi et m'entrainent dans cette vie qui commence dès maintenant parce qu'il s'est fait chair un jour du temps, et qu'il a donné son essence (si j'ose dire), son sang pour qui nous vivions.

 

 

51 En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » 

52 Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »

 

Discours dans la synagogue de Capharnaüm après la multiplication des pains. 

En soi il y a de quoi se poser des questions, voir de se quereller. Parce qu'on face à un mystère. De quel pain s'agit il? de quelle chair? Pour moi aujourd'hui, le "moi je suis le pain vivant" c'est un "Je suis ". Dieu a pu donner la manne dans le temps, aujourd'hui, en Xt il donne la vie. La parole est un pain, mais le pain donné c'est plus que cela. C'est pérennité de la présence.

 

 53 Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.

 

Avoir la vie. La grande question des pharisiens (synoptiques) c'est que faire pour avoir la vie éternelle, pour reprendre vie après la mort corporelle; et là, Jésus leur donne une indication. Peut-on entendre, nourrissez-vous de moi, comme un bébé se nourrit de sa mère, acceptez que je vous nourrisse de tout ce que je suis, de tout mon être, de toute ma personne. Que je devienne le nécessaire pour vous.

 

 

54 Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

 

Cela répond bien à leur quête d'éternité, de se survivre. Enfin là, ce serait résurrection de la chair à la fin des temps, mais la vie éternelle est déjà donnée. La vie éternelle c'est  qu'ils te connaissent, toi et ton envoyé (moi)

 

55 En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. 

 

Je suis le chermin, la vérité et la vie. Mais il ne dit pas le comment. 

 

56 Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. 

57 De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.

 

 58 Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

 

C'est à rapprocher du ce qui va se passer à la Cène, mais là, que pouvaient ils comprendre, sauf le lien entre la manne (pain descendu et donné à Moïse par le père), ils pouvaient peut-être le comprendre, mais ce n'est pas évident. Comment un homme peut-il se faire pain, se faire nourriture et boisson. Le sang appartient à Dieu, c'est la vie. Là aussi Jésus dit bien que il est le Vivant.