dimanche 6 septembre 2026

SEMAINE DU 31 AOÛT AU 5 SEPTEMBRE. ÉVANGILES

 SEMAINE DU 31 AOÛT AU 5 SEPTEMBRE. 

 

 

LUNDI 31 AOÛT. Lc 4, 16-30

 

La citation utilisée par Jésus vient d'Isaïe 61, le troisième Isaïe, celui qui est censé donner du courage aux exilés. La dernière phrase de ce chapitre est intéressante, : Car, comme la terre fait éclore son germe, Et comme un jardin fait pousser ses semences, Ainsi le Seigneur, l'Éternel, fera germer le salut et la louange, En présence de toutes les nations.

 

En Jésus est le Salut, en Jésus est la louange;

 

16 En ce temps-là, Jésus vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. 

 

Si on lit la suite du texte, on comprend que Jésus a commencé son ministère à Capharnaüm et qu'il revient à Nazareth au bout d'un certain temps. Les habitants ont bien pu se poser des questions. Et le voilà qui arrive et qui dans la synagogue, s'attribue les versets qui commencent le chapitre 61 d'Isaïe,(mais à l'époque y avait-il déjà des chapitres et des versets, puisque tout se suivait?)

 

 

17 On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : 

18 ‘L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, 

19 annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.’ 

 

Jésus affirme qu'il est celui qui a reçu l'onction donc le messie, avec une mission spécifique, être un nouveau Moïse, libérer, rendre la liberté, mais plus encore, permettre de voir ce qui est voilé, non compris, obscur. Il y a du présent et du futur dans ces versets; Annoncer leur délivrance (pour quand, là on peut penser au présent), pour les aveugles c'est un futur, puis une action remettre en liberté les opprimés et enfin annoncer une année favorable; 

 

 

 

20 Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. 

 

21 Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » 

22 Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » 

 

Est-ce là où ça se gâte? La référence à le fils de Joseph, le fils du charpentier, qui a laissé sa mère pour jouer au prophète? 

 

23 Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm ; fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” » 

 

Et là, que se passe t il? est ce qu'il souligne une sorte de jalousie? Pourquoi est ce que tu n'as pas commencé par nous? 

 

Mais si j'avais commencé chez vous, est ce que vous m'auriez reconnu comme un prophète? Si Elie et Elisé ont fait des guérisons et des miracles pour des non juifs, c'est que sur leur terre, cela n'aurait pas été reconnu. 

 

24 Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. 

 

25 En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; 

26 pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. 

27 Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » 

 

Manifestement il a touché une corde sensible, puisque le geste est celui d'une lapidation. On le chasse de manière à ce qu'il tombe et se tue. 

 

28 À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. 2

29 Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. 

 

30 Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

 

Ce "au milieu d'eux," m'a toujours questionnée. Du coup j'ai pensé à Jn 20, où malgré la porte close, Jésus est au milieu d'eux, ou au retour des disciples d'Emmaüs, où Jésus est au milieu d'eux. Il y a quelque chose là, qui annonce déjà la résurrection et donc la mort. 

 

 

MARDI 1° SEPTEMBRE. Lc 4, 31-37

 

 

 

Premier match Jésus 1 Esprit Impur 0. Mais les spectateurs semblent terrifiés : quel est cet homme qui a un tel pouvoir. C'est un des qualificatifs de Jésus, l'autorité et c'est aussi, il dit et il fit que l'on trouve dans le début de la Genèse.

 

Cela peut-être une demande, que Jésus prenne autorité sur les esprits mauvais (les anciens et les plus récents qui sont en moi, en nous).

 

3 1En ce temps-là, Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. 

32 On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité

 

33 Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte : 

34 « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » 

35 Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal. 

 

Ce qui semble certain ici, c'est que personne ne conteste le fait que cette guérison ait lieu un jour de Sabbat.

 

Est-ce que cet homme savait qu'il était possédé? Ce qui est certain c'est que quelque chose en lui le pousse non pas à dire mais à crier, crier pour faire taire, crier pour interrompre. Et c'est peut-être cela qui est la marque. Obliger Jésus à la fermer. Et pourtant une question, es tu venu pour nous perdre? Si on y pense c'est une drôle de question. On perd quelque chose, quand quelqu'un fait quelque chose de très mal il est perdu( pour la société). Alors c'est bien est ce que tu veux nous détruire, nous enlever cette humanité qui est notre fond de commerce. Alors nous n'aurons plus rien à faire, et ce sera la mort pour nous. 

 

Et le truc qui est censé être une attaque envers la menace, tu es le saint de Dieu. Et pour le moment, Jésus ne doit pas être reconnu. Le temps de Dieu. 

 

La réponse est étonnante; C'est d'abord, silence, tais -toi, ferme là. Puis sors de cet homme. Oui je suis venu pour te perdre, toi et les tiens.

 

Ce qui se passe en suite, m'a toujours surprise. C'est comme si l'homme changeait de place. S'il est au milieu, c'est peut-être aussi parce qu'il retrouve sa place dans la société, place qu'il avait perdue en se laissant prendre par cet esprit. Et cela s'arrête là.

 

36 Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! » 

 

37 Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région.

 

Luc insiste beaucoup sur la réputation de Jésus. 

 

La guérison d'un possédé dans la synagogue de capharnaüm. 

 

Depuis quelques temps, il m'arrive de dire tout haut des choses que je voudrais taire, et cela insupporte ma famille. Ils disent que je suis possédé par un esprit impur, parce que parfois je dis des choses qu'il ne faut pas dire, des choses secrètes. Alors on me regarde de travers. 

 

Cela ne m'empêche pas d'aller comme tout bon juif à la synagogue le jour où le shabbat est célébré. Ce jour-là, il y avait le nouveau prophète, ce Jésus qui vient de Nazareth. Je m'étais installé assez loin de l'endroit où se placent les chantres. Je me méfie un peu de moi, puisque je ne contrôle pas mes paroles. Mais jusqu'à ce jour, je n'avais jamais eu d'ennuis. 

 

Il parlait avec autorité, ce Jésus. Il ne se référait pas à ce que disaient certains rabbis pour expliquer les écritures, non il parlait de sa propre autorité, avec autorité. Il disait que le royaume de Dieu était là, qu'il était tout proche, qu'il nous fallait, comme le dit aussi Jean le Baptiseur, changer de vie, faire du très haut le centre de notre vie, mais aussi aimer notre prochain. Il disait que le salut était là, tout proche.  

 

Tout à coup, une force m'a poussé à crier, à invectiver ce Jésus. Mais ce n'était pas vraiment ma voix. C'était affreux, cela ne m'était jamais arrivé. Quelqu'un en moi hurlait et disait  : que nous veux-tu Jésus de Nazareth, es-tu venu pour nous perdre? Tout le monde me regardait. D'où venaient ces mots? Ce Jésus de Nazareth, il ne veut que notre bien, pourquoi est-ce que je disais le contraire? Pourquoi me faisait-il peur? Qui parlait en moi? 

 

Son regard est venu se fixer sur moi sur moi. Enfin pas sur moi, au-dessus de moi, comme s'il voyait quelqu'un qui n'était pas moi et qui était en moi. Il a dit très fermement, sans crier, mais avec autorité : " tais-toi, ferme-là ! Sors de cet homme ! 

 

Je sentais que la force mauvaise qui était en moi était incapable de résister, mais elle m'a obligé à quitter la place que j'avais choisie pour me retrouver en plein milieu de l'assemblée, de fait la place à laquelle je me mettais avant de commencer à dire des choses que je ne voulais pas dire. 

 

Quelle que part, je sentais en moi un grand calme, une immense reconnaissance pour cet homme qui m'avait guéri de cette force qui me possédait, et qui me rendait ma place dans l'assemblée de mes frères. 

 

Tout le monde était dans la stupéfaction. Certains se demandaient comment cette simple parole, avait pu avoir raison de la force mauvaise. C'était bien la première fois qu'un esprit impur était chassé devant eux, avec seulement des mots, de simples mots. Pas de gestes, pas d'incantations, juste ces quelques mots. 

 

Jésus a quitté la synagogue et est allé dans la maison d'un des pêcheurs de notre ville, Simon; Moi, je suis rentré chez moi, car je voulais dire à ma famille de me pardonner de n'avoir pas compris que j'avais été possédé par un esprit mauvais et de n'avoir pas demandé au très Haut de me guérir. Je vais aller au Temple et j'offrirai un sacrifice d'action de grâce. 

 

Je suis sûr que ce Jésus, il est bien ce que le mauvais esprit m'a obligé à crier, le fils du très Haut, mais que son heure n'est pas venue. 

 

Que Dieu soit loué et remercié de nous envoyer cet homme, qui sera j'en suis sûr le berger de notre peuple.

 

 

 

MERCREDI 2 SEPTEMBRE. Lc 4, 38-44

 

 

38 En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. 

 

Est-ce Simon qui a invité Jésus chez lui à la sortie de la synagogue? Une belle-mère qui est-ce? La femme de son père, ou la mère de sa femme. Si on prend l'évangile de Jean, Simon est de Bethsaïde, donc à Capharnaüm il loge peut-être chez la mère de sa femme, qui elle reste au village avec les enfants de Simon. 

 

39 Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait. 

 

Ici il y a beaucoup de gestes. Il se penche sur elle qui est couchée. Il parle à la fièvre en la menaçant (de quoi? ) et la guérison est là avec un verbe de résurrection. Elle reprend la place son rôle dans la société. 

 

40 Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait. 

41 Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui. 

 

A nouveau les ou la menace, mais je pense que c'est le ton de la voix. Là il impose les mains, à chacun (pas du collectif, du sur mesure). Quant aux démons qui ont tous la même démarche, dire avant l'heure qui il est, il les expluse.

 

42 Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.

 

Un peu comme Pierre qui ne veut pas que Jésus aille à Jérusalem, les habitants qui ont mis la main sur une perle, ne veulent pas le lâcher. Et ça, ça peut nous concerner. Tu es "mon " Jésus "tu es à moi, tu dois t'occuper de moi", ne va pas ailleurs. Les disciples d'Emmaüs feront aussi cela, mais pas de la même manière. Ce n'est pas pour eux c'est pour lui, pour qu'il n'affronte pas la route de nuit et les brigands.

 

43 Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » 

44 Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.

 

Le modèle, annoncer la bonne nouvelle dans les lieux où se réunissent les juifs toutes les semaines. C'est ce que fera Paul. 

 

 

JEUDI 3 SEPTEMBRE. Lc 5, 1-11

 

Jésus a guéri la belle-mère de Simon, il a fait un tas de miracles, mais malgré tout Simon ne suit pas Jésus (c'est différent chez Jean).

Alors là, pardon, mais Jésus met vraiment le paquet. Ces quatre- là, il le veut. Cette pêche, on ne la trouve que dans Luc (peut-être autrement dans Jean 21, qui est aussi centré sur un appel). Et on peut peut-être la rapprocher de l'appel d'Isaïe, qui entend et qui répond, avec le même constat: celui de l'impureté. Éloigne-toi de moi, car je suis un homme pêcheur dit Simon, et Is 6, 5  "Je dis alors : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! "Mais que ce soit Isaïe ou les pêcheurs, ils se lèvent et ils se mettent en route. Ils partent. Là ils laissent ce qui faisait leur identité, la barque, les filets, et ils suivent cet homme qui n'est plus Rabbi, mais Seigneur et qui laisse une petite fortune aux deux familles. Enfin une fortune éphémère je crois;

 

 

 

1 En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.

 

Danger de la foule qui opprime, compresse, étouffe. Prendre de la distance, reprendre de l'air. Et en même temps, se faire entendre; 

 

Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. 

3 Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. 

 

Là on se centre uniquement sur la barque de Simon, qui connaît Jésus et qui lui doit peut-être quelque chose. Et qui ne l'a pas suivi quand il a quitté la ville pour aller annoncer la parole ailleurs.

 

4 Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » 

5 Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » 

6 Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. 

7 Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient.

 

Elles enfonçaient. Le trop qui peut être danger.

 

 8 À cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » 

9 En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; 

10 et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras.» 

 

On a le changement de nom pour Simon, qui traduit quelque chose de la naissance. Peut-être faudrait-il remplacer effroi (on a déjà eu cela dans un texte précédent, la guérison du possédé), par crainte qui me semble plus approprié.

 

11 Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

 

Vu que Jésus est dans la barque, il vaut mieux retourner sur le rivage. Ils laissent tout, ce qui doit être bon pour Zébédée. On découvre là que c'est déjà une petite société de pêche, avec surement son fonctionnement, ses règles. 

 

 

VENDREDI 4 SEPTEMBRE. Lc 5, 33-39

 

Guérison du lépreux, guérison du paralytique et pardon, appel de Lévi repas chez Lévi et critique des pharisiens; Lc 5 31 Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades.32 Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »

 

33 Ils lui dirent alors :

 

J'ai regardé d'autres traductions, ce  mot n'apparait pas, mais par contre ce qui se passe là, arrive après que Jésus d'une certaine manière leur ait clôt le bec en disant qu'il était là lui pour les malades et les pécheurs. Il est là pour guérir et pour sauver. Du coup il me semble que les pharisiens veulent reprendre le dessus, d'où cette question sur le comportement de ses disciples qui ne suivent pas les bonnes règles.

 

C'est très étonnant ce alors (pas retenu dans le lectionnaire). Comment le comprendre. Tes disciples ne sont pas des gens bien, et tu ne les formes pas comme Jean l'a fait. Tu ne respectes rien et tu leur enseigne à faire de même. Tu manges avec n'importe qui, tu ne te purifie pas, qui es-tu.

 

Et c'est du style, vous ne pouvez pas comprendre. Je suis le vin nouveau, l'étoffe neuve et je fais craquer votre tissu et vous ne voulez pas de mon vin nouveau, parce que vous avez peur de faire craquer vos convictions; votre savoir. Vous rejetez la nouveauté, peur de gouter quelque chose de différent.

 

En fait on a deux temps dans cette péricope. Temps 1, Jésus dit de lui qu'il est l'époux ce qui ne doit pas plaire. Versets 33-35. Mais eux ne prieront pas pour un messie inconnu, ils prieront pour que Je revienne. Mais c'est difficile de savoir si Jésus pense à se mort (donc à ce temps court qui va précéder sa résurrection ou le temps après l'ascension). Comme c'est Luc qui rédige, je penserai plutôt au temps de l'église; 

 

 

33 En ce temps-là, les pharisiens et les scribes dirent alors à Jésus : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! » 

 

Il y a ce qui se fait, ce qui est bien depuis toujours, jeuner et prier pour accélérer la venue du messie, et les tiens, ils ne font pas ça, ils mangent, ils boivent. Tu leur enseignes quoi? En plus ils mangent et boivent avec n'importe qui. Tu es vraiment nul ou alors tu es autre? 

 

34 Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ? 

35 Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. » 

 

 

Temps 2, les deux paraboles qui n'en sont peut-être qu'une. 

 

36Il leur dit aussi en parabole : 

 

« Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux. 

 

Celle-là peut être très critique, vous ne valez pas la peine que l'on abime un vêtement neuf pour cacher l'usure qui est chez vous. Ça ne collera jamais, il vaut mieux ne pas toucher au neuf et vous laissez vous avec vos trous, que vous ne voulez pas voir.

 

37 Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. 

38 Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves. 

39 Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »

 

Je suis le vin nouveau, il me faut des outres neuves, des personnes différentes. Et le vin neuf deviendra lui aussi un vin vieux, que tout le monde désirera boire. Mais il faut du temps. Mais là encore, c'est mon message il vous est impossible de l'entendre, vous êtes enfermés dans vos certitudes, dans vos attentes. Ouvrez les yeux et les oreilles, et comprenez que le royaume de Dieu est là, parmi vous, au milieu de vous.

 

 

SAMEDI 5 SEPTEMBRE. Lc 6, 1-5 les épis arrachés.

 

Je suis toujours étonnée par la présence des pharisiens qui semblent pister Jésus. Mais peut-être se rendent-ils tous à la synagogue puisque c'est un jour de Sabbat. Prendre des épis, ils peuvent, mais pour les froisser et manger ils auraient du attendre la fin du sabbat. Règle ajoutée au moment de la reconstruction du Temple. Sauf que Jésus va défendre ses disciples. Que risquent-ils pour avoir violé cette règle? Comme souvent il s'appuie sur ce qu'on trouve dans la bible, là, ce qui se passe dans le livre de Samuel quand David prend la fuite et demande au prêtre de lui donner du pain (et par la suite, l'épée de Goliath).  Bref nécessité fait loi et la loi est là pour rendre libre pas pour faire de nous ses esclaves.

 

Ce qu'il dit ensuite, qu'il est le maître du Sabbat a dû faire frémir dans les chaumières. Fils de l'Homme et Dieu présent. 

1 Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains.

 2 Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » 

3 Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?

 4 Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. » 

 

5 Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

 

 

DIMANCHE 6 SEPTEMBRE. Mt 18, 15-20

 

Si le péché commis par le frère contre moi, est si grave qu'il nécessite en cas de refus d'amendement la présence de deux frères, puis de la communauté, de quoi peut-il s'agir? J'ai pensé à Hérode qui a pris la femme de son frère. Mais on ne sait pas. Sauf que la non conversion entraine le rejet. Maintenant comme Jésus lui, dit qu'il est venu pour les pécheurs tout n'est pas perdu.

 

15En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. 

16 S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. 

17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. 

 

Peut-être qu'il faut réfléchir sur le considère le "comme". Car il peut y avoir autre chose que du rejet, je veux dire de la tristesse et le désir qu'il change. Est-ce que cela veut dire exclusion? Peut-être pas. Ceci dit c'est un péché qui concerne deux personnes. 

 

18 Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. 

 

19 Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. 

20 En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »

 

Peut-être que le début renvoie à la désunion, à la présence du malin qui crée la discorde; et que le pareillement, renvoie, lui à l'union.   Se mettre d'accord pour demander au Père. Et cela passe par Jésus.