SEMAINE DU 23 AU 29 MARS. ÉVANGILES.
LUNDI 23 MARS. Jn 8, 1-11
https://giboulee.blogspot.com/search?q=femme+adultère Trois textes qui tiennent la route.
A la fin du chapitre 7, on nous dit que personne n'a porté la main sur Jésus, et que chacun est rentré chez soi.
Là, on nous dit que Jésus passe certainement la nuit au mont des Oliviers; on lit parfois qu'il y a une maison qui l'accueille. Une maison avec un pressoir. Je ne sais d'où me revient cette idée. De là, il va certainement chanter les psaumes au Temple puis une fois de plus il enseigne.
Dommage de ne pas savoir, mais ce qui est sûr c'est qu'à mon avis, pendant la nuit, on a fomenté quelque chose contre lui. Il faut bien trouver un motif pour l'éliminer. Et c'est l'épisode de ce jour, celui que nous nommons la femme adultère. Et là, c'est bien trouvé quelque soit sa réponse. Sauf que justement il n'y aura pas de réponse, mais un appel; qui êtes vous vous qui voulez tuer cette femme. Êtes-vous moins pécheur qu'elle?
1 En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers.
2 Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner.
3 Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu,
4 et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.
Où est l'autre? L'homme. Où est le mari?
Au milieu (dans l'évangile de Matthieu un jour Jésus mettra au milieu, au centre un petit enfant et demandera à ses disciples d'être comme un enfant comme celui-ci).
Cela a quand même dû faire un choc. Jésus parle et on balance cette femme en plein milieu. Est-elle complètement habillée? Et on dit à Jésus que cette femme est une femme qui a trompé son mari et qui a été surprise. Je trouve toujours étonnant que l'homme ne soit pas là.
Ce matin je pensais à David et à la parabole de Nathan; en quoi s'est il reconnu cet homme? Il pouvait prendre toutes les femmes qu'il avait dans son propre cheptel et il est allé prendre l'unique de l'autre homme, qui en avait pris grand soin. Mais l'herbe est toujours plus verte ailleurs et c'est bien le problème.
5 Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ?
6 Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser.
Si Jésus refuse la lapidation de la femme, il se met en contradiction avec la loi, qui constitue pour les pharisiens le cœur de la foi. Si, au contraire, il consent à la lapidation, il se met en porte-à-faux avec son enseignement sur le pardon et la miséricorde de Dieu.
Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre.
Jr 31, 31 je mettrai ma loi dans votre cœur.
et Ez 36,26 Je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair.
S'il enseigne et s'il est interrompu, il était assis et reste donc assis. Et il écrit sur le sol, sur la terre. Que peut-il écrire? Ma loi, je l'écrirai sur votre cœur. Changez vos cœurs de pierre contre des cœurs de chair. Et pour changer son cœur de pierre, il faut bien passer par l'humilité et la miséricorde. La loi a été écrite sur des tables de pierre, la loi nouvelle est écrite dans le cœur.
7 Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
8 Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre.
9 Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
10 Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? »
11 Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
Il reste toujours assis. Le jeu des postures continue à m'interpeller.
Passer du cœur de pierre au cœur de chair, passer à la loi vivante, à la loi de l'amour.
MARDI 24 MARS. Jn 8, 21_30
12 De nouveau, Jésus leur parla : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. »
13 Les pharisiens lui dirent alors : « Tu te rends témoignage à toi-même, ce n’est donc pas un vrai témoignage »
14 Jésus leur répondit : « Oui, moi, je me rends témoignage à moi-même, et pourtant mon témoignage est vrai, car je sais d’où je suis venu, et où je vais ; mais vous, vous ne savez ni d’où je viens, ni où je vais.
15 Vous, vous jugez de façon purement humaine. Moi, je ne juge personne.
16 Et, s’il m’arrive de juger, mon jugement est vrai parce que je ne suis pas seul : j’ai avec moi le Père, qui m’a envoyé.
17 Or, il est écrit dans votre Loi que, s’il y a deux témoins, c’est un vrai témoignage.
18 Moi, je suis à moi-même mon propre témoin, et le Père, qui m’a envoyé, témoigne aussi pour moi. »
19 Les pharisiens lui disaient : « Où est-il, ton père ? » Jésus répondit : « Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. »
20 Il prononça ces paroles alors qu’il enseignait dans le Temple, à la salle du Trésor. Et personne ne l’arrêta, parce que son heure n’était pas encore venue.
21En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Je m’en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller. »
22 Les Juifs disaient : « Veut-il donc se donner la mort, puisqu’il dit : “Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller” ? »
23 Il leur répondit : « Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde.
24 C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. »
25 Alors, ils lui demandaient : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur répondit : « Je n’ai pas cessé de vous le dire.
26 À votre sujet, j’ai beaucoup à dire et à juger. D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis pour le monde. »
27 Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père.
28 Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné.
29 Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. »
30 Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.
MERCREDI 25 MARS. Lc 1, 26-38
https://giboulee.blogspot.com/2022/03/lc-1-26-38-et-voici-que-dans-sa.html
26 En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
27 à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
28 L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » 29 À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
30 L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
31 Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
32 Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
33 il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
34 Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » 35L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
36 Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
37 Car rien n’est impossible à Dieu. »
38Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. Mission accomplie….
JEUDI 26 MARS. Jn 8, 51_59
La question qui traverse quand même tout cela, c'est bien qui es-tu, au nom de qui fais-tu cela, pour qui te prends-tu. La réponse de Jésus, qui affirme et ce n'est pas la première fois, qu'il Est celui qui Est, ne peut que mettre le feu aux poudres. Soit il est fou, soit il est possédé, mais il faut que ce type se taise. Si les foules se mettent à croire en lui, que vont-ils devenir eux qui font de la Loi, leur Dieu? Et moi aujourd'hui. Est-ce que ce discours de Jésus, je ne le trouve pas un peu "dur", est-ce qu'à cette époque-là, j'aurais cru en lui. Qu'est ce que Jésus enseigne, (cela on le sait assez peu, on en saura un peu plus après le discours après la cène). Il n'y a pas les phrases simples des synoptiques, sur aimer Dieu et aimer le prochain. Là, tout est centré sur la foi, foi étayée par les signes, signes qui ont parfois lieu un jour de Shabbat pour compliquer les choses. Peut-être faut-il revenir à la multiplication des pains. Et toujours, es-tu celui qui doit venir? Jamais un homme n'a parlé comme lui, disaient les gardes au chapitre 7.
Bref garder la parole, en faire comme du pain qui nourrit le cœur et l'âme, parce que cette parole-là, elle sort de la bouche de Dieu. Trinité qui s'ébauche là, sous nos yeux.
Ne pas se tromper de Dieu; ça c'est très important.
Mais tout cela ne prend sens que par la mort et la résurrection, la mort la vie, la vie la mort, la vie.
51 En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Amen, amen, je vous le dis : si quelqu'un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. »
52 Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.”
Toujours ce jeu, un peu fatigant entre une écoute littérale de ce que dit Jésus, qui parle de l(autre mort, et de vie éternelle. Tout le monde meurt et tu, tu racontes que la mort n'existe pas. Donc tu es fou, donc tu es possédé. Et voilà; à la trappe Jésus.
53Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ?»
54Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”,
55 alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde.
56 Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. »
Et là, il enfonce encore plus le clou. Il se dit Fils de Dieu, il accuse les juifs de ne pas connaître Dieu, ce Dieu au nom du quel, ils veulent le faire disparaître. Il parle d'un monde autre, qu'il nous est difficile de concevoir.
57 Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! »
58 Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »
Et voilà… Avant qu'Abraham fût, moi Je SUIS.
59Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.
VENDREDI 27 MARS. Jn 10,31-42.
Jn c'est la guérison de l'aveugle-né. Le début de Jean 10, c'est le bon pasteur;
24 Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le-nous ouvertement ! »
25 Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
26 Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis.
27 Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
28 Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main.
29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père.
30, Le Père et moi, nous sommes UN.
31En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus.
32 Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »
33 Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. »
34 Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : ‘J’ai dit : Vous êtes des dieux ?’
35 Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie.
36 Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.
37 Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire.
38 Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »
39 Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains.
40 Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura.
41 Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. »
42 Et là, beaucoup crurent en lui.
SAMEDI 28 MARS. Jn 11, 45-57. WANTED
Beaucoup crurent en lui. Cela revient 9 fois dans cet évangile. Il y a bien des pharisiens dans le nombre, donc ne pas mettre tout le monde dans le même sac. Signes pour les disciples, signe pour les autres. Étonnant ceux qui croient en lui, parce que Jean a annoncé. Jean n'a pas fait de signes, mais tout ce qu'il a dit de cet homme… Or cela c'est plus ou moins au début de l'évangile.
4 5En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.
46 Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait.
Cette scission entre ceux qui croient et ceux qui s'interrogent au point d'aller voir le conseil me semble fréquent.
47 Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes.
48 Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »
De quoi ont-ils peur exactement? Que le peuple les chasse, qu'ils perdent leurs privilèges, sauf que ce n'est pas du tout le projet de Jésus, qui est un désir de conversion. Ce serait plus quelque chose comme à Ninive, mais là ce qui prédomine c'est la peur, donc l'éliminer une bonne fois pour toute;
Ils n'ont pas compris, mais moi est ce que j'ai compris. Ce n'est pas le savoir qui compte, c'est le cœur. Rien d'autre;
49 Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien ;
50 vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »
51 Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ;
52 et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.
Commentaire de Jean. De la division à l'unification. Un seul peuple.
53 À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer.
54 C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples.
55 Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque.
56 Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »
Cela évoque la fête des Tentes. Mais ça ne se terminera pas de la même façon. Sauf que Jésus est bien à Jérusalem mais pas dans le Temple et que c'est au jardin des oliviers qu'on ira le chercher. Qui cherchez-vous demandera t il aux hommes venus l'arrêter.
57 Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter.
Cela c'est pour moi, le signe d'un état terroriste. Jésus est devenu un -danger public.
DIMANCHE 29 MARS. RAMEAUX. LECTURE PASSION MATTHIEU.
https://giboulee.blogspot.com/search?q=l%2527ânesse+raconte
Mt 21, 1-11. TOUTE LA VILLE FUT EN PROIE À L'AGITATION;
Mt 2, 3 03 En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.
Hosanna « Hosanna » : étymologiquement, ce mot hébreu traduit une prière juive « Seigneur, accorde-nous le salut ». Il est devenu une exclamation d’action de grâce pour le salut accordé. Parce que, réellement, profondément, le croyant expérimente le salut. Ce « hosanna » était l’un des refrains de la fête des Tentes, à l’automne, une fête habitée par l’attente du Messie. Elle comprenait de nombreux rites, dont des processions autour de l’autel du Temple de Jérusalem en agitant le fameux bouquet de « loulav » (composé de branches de palme, de myrte, de saule et un cédrat).
Les branches coupées
La foule dépose des vêtements devant Jésus, d’autres coupent des branches. L’évangile de Jean précise que ce sont des branches de palmiers (Jn 12.13). Dans le Premier Testament, le palmier est une image du juste (Ps 92.13) et du beau (Ct 7.8). On avait l’habitude d’en agiter lors de la fête des Tentes qui rappelle la précarité du désert (Lv 23.40).
Comme l’ânon, les branches sont un langage. Agiter des branches de palmier est un signe de réjouissance, c’est aussi une autre façon de confesser que Jésus est celui qui vient au nom du Seigneur.
Le signe du vêtement déposé
La plupart des gens de la foule étendirent leurs vêtements sur le chemin. Dans le Premier Testament, des hommes ont enlevé leurs vêtements pour les déposer à terre lorsque Jéhu a été oint comme roi. L’histoire est la suivante : Élisée envoie un de ses disciples auprès de Jéhu pour lui donner l’onction. Lorsque les serviteurs de Jéhu retrouvent leur maître, ils ôtent leurs vêtements et les mettent sous Jéhu, sonnent du cor et proclament : Jéhu est roi ! Ensuite Jéhu part et massacre le roi de Juda et le roi d’Israël, ainsi que toute la famille de la reine Jézabel qui avait fait tuer de nombreux prophètes (2 R 9).
Si ce parallèle est juste, il y a un énorme malentendu entre le signe de l’ânon et celui des vêtements disposés sous les pieds de Jésus. Jésus n’est pas un roi qui va massacrer ses ennemis, mais un agneau qui va être broyé par les religieux.
01 Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples
02 en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi.
03 Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin”. Et aussitôt on les laissera partir. »
04 Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète :
05 Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme.
06 Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné.
07 Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus.
08 Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route.
09 Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! »
10 Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? »
11 Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »
Quel contraste entre cette entrée qui va fortement déplaire aux dignitaires, et la cortège qui accompagnera Jésus vers la mort.
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