LUNDI 29 JUILLET. St Pierre, St Paul. Mt 16, 13-19
13 En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »
14 Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
15 Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
16 Alors Simon-Pierre prit la parole et dit :
« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »
17 Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit :
« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
18 Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
19 Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
MARDI 30 JUIN, Mt 8, 24-27
On a eu la guérison du lépreux. Le serviteur du centurion et cet ordre curieux.
18 Jésus, voyant une foule autour de lui, donna l’ordre de partir vers l’autre rive.
1 9 Un scribe s’approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. »
20 Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »
21 Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »
22 Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »
23 En ce temps-là, comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent.
Aller sur l'autre rive, peut--être qu'ils n'en n'ont pas envie du tout; mais il y a eu un ordre. Il y a eu ces deux interruptions, qui ont surement un sens, et le départ.
24 Et voici que la mer devint tellement agitée que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait.
25 Les disciples s’approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. »
26 Mais il leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs, hommes de peu de foi ? » Alors, Jésus, debout, menaça les vents et la mer, et il se fit un grand calme.
Si je lis bien le texte, j'ai l'impression qu'ils se font engueuler par Jésus. Je suis avec vous, d'accord je dors, parce que je suis épuisé, mais moi qui vous ai appelés, je suis là pour vous. La tempête elle est là pour moi, pas pour vous. C'est le malin qui veut vous impressionner. C'est à moi qu'il en veut.
Jésus affirme là, sa divinité; Dieu seul est maître des vents; ps 106, 25
27 Les gens furent saisis d’étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »
Je pense que les gens ce sont certes ceux qui sont dans la barque, mais aussi les autres qui sont partis sur l'autre rive avec Jésus pour voir. Sauf qu'ils ne verront pas grand-chose, sauf que celui qui a la Puissance, qui est la Puissance, accepte de se faire jeter comme un malpropre, comme un porc. Un autre visage de Dieu, le Très Bas;
Commentaire de D. Ferry. Sur la rive, c'est le domaine de la loi, tu fais telle chose, tu sais ce que tu vas recevoir. Partir sur l'autre rive, c'est laisser la grâce être, c'est être dans la confiance, dans l'abandon. Demander la foi..; Mais ai-je bien compris;
MERCREDI 1° JUILLET Mt 8, 25-34
C'est très étonnant, car le dialogue se fait uniquement entre Jésus et les démons, du moins si on suppose que ce qui disent les possédés n'est pas leur parole.
La guérison se fait quand ils sont libérés , peut-être quand les démons prennent le corps de porcs comme porteurs. Mais pourquoi se jeter dans le lac? Ils retournent dans les profondeurs du mal, mais cela provoque l'expulsion de Jésus de ce territoire
Si vous expulsez les démons, si vous faites du bon, n'attendez pas de reconnaissance, vous serz vous aussi mis dehors.
Les démons supplient, les habitant supplient..;
28 En ce temps-là, comme Jésus arrivait sur l’autre rive, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent d’entre les tombes à sa rencontre ; ils étaient si agressifs que personne ne pouvait passer par ce chemin.
On les décrit comme des hommes violents qui attaquent leurs semblables. Personne ne peut leur venir en aide. Ils sont la proie du mauvais.
29 Et voilà qu’ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? »
Manifestement ces démons savent très bien qui est cet homme qui a échappé à la tempête, qui a échappé à la mort, qui a commandé au mal; ils ont peur de lui. Et le disent. Eux qui tourmentent, ont peur d'être tourmentés dès maintenant.
30 Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture.
31 Les démons suppliaient Jésus : « Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. »
32 Il leur répondit : « Allez. » Ils sortirent et ils s’en allèrent dans les porcs ; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots.
Ils obtiennent gain de cause, mais ils sont menteurs. Ils ont juste demandé d'entrer dans le corps de ces animaux, impurs aux yeux des juifs. Mais ils vont plus loin, ils détruisent le troupeau, ce qui renvoie à la pulsion de mort (agressivité) des deux hommes;
33 Les gardiens prirent la fuite et s’en allèrent dans la ville annoncer tout cela, et en particulier ce qui était arrivé aux possédés.
On dirait que les gardiens, se centrent plus sur la guérison, mais comment savoir. Ce qui est sûr c'est que cet homme qui vient de débarquer chez eux, est un sorcier très puissant et ils n'en veulent pas. Que les hommes aient été guéris, ne compte pas. Leur intérêt si;
34 Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ; et lorsqu’ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur territoire.
JEUDI 2 JUILLET Mt 8, 1-8
Guillaume a insisté sur "voyant leur foi et un tel pouvoir aux hommes". Pour lui, dieu nous a donné le pouvoir de conduire à Jésus des personnes qui ont besoin de lui.
1 En ce temps-là, Jésus monta en barque, refit la traversée, et alla dans sa ville de Capharnaüm. 2 Et voici qu’on lui présenta un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »
Cela me fait penser à la femme hémorroïsse. Confiance ma fille, mais peut-être pas chez Matthieu.
3 Et voici que certains parmi les scribes se disaient : « Celui-là blasphème. »
4 Mais Jésus, connaissant leurs pensées, demanda : « Pourquoi avez-vous des pensées mauvaises ?
5 En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien dire : “Lève-toi et marche” ?
6 Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés… – Jésus s’adressa alors au paralysé – lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison. »
7 Il se leva et rentra dans sa maison.
8 Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.
VENDREDI St THOMAS. Jn 20, 24-29
24 L'un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c'est-à-dire Jumeau), n'était pas avec eux quand Jésus était venu.
25 Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
26 Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
27 Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »
Thomas doit faire un geste et ensuite regarder, (pour les mains) puis faire un autre geste et là, aller peut-être plus loin, la mettre dans le côté. Est-ce une demande ou un ordre? Et ce commentaire que je trouve tellement dur. Peut-être pourquoi n'as-tu pas fait confiance à tes amis, pourquoi ne m'as-tu pas fait confiance, toi qui étais prêt à mourir avec moi en allant avec moi à Béthanie..
Et là Thomas comme Jean voit et croit et il voit le Divin. Leurs yeux s'ouvrirent à la fraction du pain.
28Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
29 Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il ne dit pas, parce que tu as vu ce que tu voulais voir, tu as cru (enfin), mais parce que tu m'as vu, tu as vu celui que je suis devenu, le ressuscité. Tu voulais voir le mort et tu as vu le vivant. Et là tu crois. Et nous, qui cherchons nous à voir?
SAMEDI 4 JUILLET / Mt 9, 14-17
D'un côté pas venu abroger mais accomplir et de l'autre, quelque chose qui donne du gout à la vie, qui rend vivant, qui sort de la rigidté.
Mais il faut que cela rentre dans des cœurs de chair et non de pierre, des cœurs non sclérosés.
D'où les comparaisons.
Je crois que chaque génération se sent prête à accueillir et à faire du nouveau, mais avec las années, devant trop de changements, le risque de la sclérose est là.
Le tissu ancien qui se rompt, cela fait penser avec ce qui se passe entre autre chose avec la fraternité St Pie X. Ils ont peur d'explose
14 En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
15 Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront.
16 Et personne ne pose une pièce d’étoffe neuve sur un vieux vêtement, car le morceau ajouté tire sur le vêtement, et la déchirure s’agrandit.
17 Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve. »
DIMANCHE 5 JUILLET. Mt 11? 25-30
2 5En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits
. 26Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
27Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Comme certains s'en doutent, je n'aime pas la version de Matthieu, j'aime la version de Luc; Matthieu avant montre un Jésus un peu déprimé par toutes ces villes qui l'ont entendues et ne se sont pas converties. Alors il se réconforte en affirmant que le salut est bien là, mais pas pour ceux qui auraient été les plus à même d'entendre. Non ce sont les rejetés, les abandonnes ceux qui ont un cœur qui écoute, un cœur non sclérosé par le savoir, qui sont aptes à "entendre ce qui se passe avec jésus; le nouveau berger, le seul berger;
28 « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
29 Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
30O ui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Joli commentaire de M-N Thabut sur le joug. La Tora d'un côté donc Dieu, et de l'autre le disciple, mais est ce quejles juifs se disent disciples? Fils d'Abraham , descendants de Moïse;
i Prenez sur vous mon joug » dit Jésus ; (nous avons déjà rencontré cette image dans un texte du livre de l’Exode que nous avons lu pour la fête de la Trinité) ; là-bas on savait bien ce qu’est un joug : une pièce de bois, très lourde, très solide, qui attache deux animaux, deux bœufs normalement, pour labourer. Ils conjuguent leurs forces et le plus puissant des deux imprime son pas à l’attelage. Au sens figuré, « Prendre le joug » suggère donc que l’on s’attache à quelqu’un pour marcher du même pas, attelés à la même tâche.
Si bien que cette expression était devenue courante dans l’Ancien Testament et dans le Judaïsme pour évoquer l’Alliance entre Dieu et son peuple : lorsqu’on promettait de « Prendre le joug de la Torah » cela voulait dire s’engager à suivre la Loi de Dieu, s’atteler à Dieu, en quelque sorte ; étant entendu que toute la force de « l’attelage » ainsi composé vient de Dieu lui-même ! Pour un Juif, le service de la Torah n’est donc pas un fardeau trop lourd, c’est le chemin du vrai bonheur ;
Ben Sirac le Sage disait : « Tu trouveras en elle (dans la pratique de la Loi) ton repos, et elle deviendra ta joie. » (Si 6,28*). On parlait même parfois de la « joie du joug ! » Visiblement c’est bien de cela que Jésus parle, et il fait lui aussi le lien entre le joug de la Torah et le repos : « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples », c’est-à-dire pratiquez mes commandements « et vous trouverez le repos pour votre âme »
Son joug à lui, c’est tout simplement la loi d’aimer, et c’est lui qui nous en donne la force.
Quant au repos, c’était également un mot familier aux auditeurs de Jésus ; par exemple, l’Ancien Testament présentait la Terre Promise comme le lieu du repos accordé par Dieu à son peuple. Et, en contrepoint, quand le peuple était infidèle à la loi, le psaume 94/95 exprimait la tristesse de Dieu : « J’ai dit : ce peuple a le coeur égaré, il n’a pas connu mes chemins… Jamais ils n’entreront dans mon repos. » Reprenant ce psaume, la lettre aux Hébreux annonce un nouveau jour où avec le Christ, nous entrerons avec assurance dans le repos de Dieu : « Empressons-nous donc d’entrer dans ce repos-là. » (He 4,11).
La chose très nouvelle dans ce discours, c’est que Jésus s’identifie à Dieu : lui seul peut se permettre de dire « Moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau léger. »
Les représentants de la religion ne pouvaient qu’être agacés par ces propos. En revanche, ceux qui « peinaient sous le poids du fardeau », pour reprendre l’expression de Jésus, étaient attirés par son attitude de respect et d’attention à chacun, lui qui était « doux et humble de cœur** ». Ce sont eux qui, spontanément, ont compris que Dieu était là. c’est ce qu’exprime à sa manière la très belle image du livre de la Genèse : l’arbre de la connaissance de ce qui rend heureux ou malheureux n’est pas accessible à l’homme par ses seules forces.
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