dimanche 18 janvier 2026

SEMAINE DU 12 AU 18 JANVIER. ÉVANGILES


 

 

LUNDI 12 JANVIER. Mc 1, 14-20

 

Mc 1,  4 Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.

 

 

14 Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; 

15 il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » 

 

Ceci peut laisser supposer que Jésus est resté en Judée un certain temps. Il a reçu le baptême dit de conversion pour le pardon des péchés (épouser la condition humaine), il a été poussé dans le désert (très bref chez Marc, avec les bêtes qui le serve).

Ce qui me frappe à la lecture c'est que le discours de Jean est centré sur Jésus, Jean est bien l'annonceur. Et Jésus prend les choses en mains. Il annonce que les temps nouveaux sont là, que le temps de Dieu est là, que son règne est tout proche. Qu'il ne s'agit plus de recevoir un baptême, mais de changer et surtout de croire à cette bonne nouvelle, Dieu est là, il est présent dans son peuple. 

 

 

16 Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. 

17 Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » 

18 Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. 

 

 

Les deux "aussitôt" sont différents; tout d'abord Jésus, passe et voit et quelque chose lui dit que ces ceux-là, ils sont pour lui. Il donne une sorte d'ordre, et une promesse. Cette promesse, l'ont-ils comprise à ce moment-là? Être pécheurs d'hommes?  Et Jésus passe d'un à trois, ce qui sur plan symbolique n'est pas rien. 

 

Mais d'un point de vue compréhension, l'évangile de Luc (ils lavaient leurs filets) me parait plus simple. J'imagine mal Jésus criant à des hommes qui sont éloignés et viennent de jeter leurs filets qu'il leur demande de le suivre. Et laisser les filets en plan, ça me parait difficile pour des pêcheurs.

 

19 Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. 

20 Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.

 

 

Puis c'est un peu comme si quelque chose en Jésus, lui faisait comprendre que ces deux -là c'est bien, mais que ce n'est pas assez pour la mission. Il continue à marcher avec les deux (ou pas), mais il ne reste pas statique. Jésus est un marcheur. Pourquoi cette attirance pour des pêcheurs? Patience, stratégie, ravauder les filets, ça c'est important, soin et réparation. Et c'est un deuxième appel, et les voilà 5, comme une main.

 

Le chiffre 3,

 il se passe pas mal de choses le 3° jour dans la bible. Exprime une totalité, en rapport avec les trois dimensions du temps : passé, présent, futur. Dans la Bible, dire trois équivaut à dire "la totalité" ou "toujours". Ainsi, les trois fils de Noé représentent la totalité de ses descendants. Les trois reniements de Pierre symbolisent toutes les fois où Pierre a été infidèle à son Maître. Les trois tentations que Jésus subit de la part du diable, représentent l’ensemble des tentations auxquelles il dut faire face au cours de son existence terrestre. Et quand l'Ancien Testament appelle Dieu le trois fois saint, c'est pour signifier qu'il possède la plénitude de la sainteté.

 

J'aime bien : J’ai besoin de vous pour sortir les femmes et les hommes des filets qui les emprisonnent. Mais seul je n’y arriverai jamais. Ensemble, nous pourrions peut-être y parvenir ».

Jésus vient à notre rencontre et s’offre ici librement pour donner sens à notre existence, dans l’ordinaire des gestes simples, en nous désignant une tâche : celle de devenir humain en prenant conscience d’autrui. Il ne nous demande pas de tout abandonner, pour nous réfugier dans une secte ou autre, mais nous interpelle sur les rives de notre quotidien. Il nous appelle à hisser les voiles de l’espérance pour accomplir un monde meilleur.

Le chiffre 5

Signifie "quelques-uns", une quantité indéterminée. Ainsi, Jésus, lors de la multiplication des pains, prend cinq pains ; sur le marché, cinq moineaux se vendent deux sous ; Élisabeth, la mère de Jean-Baptiste, après avoir conçu, se tient cachée dans sa maison durant cinq mois. Plusieurs fois, dans ses paraboles, Jésus emploie le chiffre 5 en lui donnant ce sens indéterminé : les cinq vierges sages et les cinq vierges imprévoyantes, les cinq talents, les cinq paires de bœufs achetés par des invités au banquet…

 

MARDI 13 JANVIER. Mc 1, 21-28

 

Il enseigne, il expulse sans rituel. Il interroge. Qui est-il , celui- là ? 

 

 

21 Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.

22 On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. 

 

Ils sont maintenant le groupe des cinq. Ils ont laissé leurs filets, ils ont laissé leur barque, et peut-être vont-ils chez l'un d'entre eux, peut-être Simon. Arrive le jour du Shabbat et là, Jésus y va, ce qui est normal, et il enseigne. La manière dont il enseigne semble différente. Il se différencie des scribes. 

23 Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier 

24 « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » 

25 Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »

 

Là, il se passe quelque chose; Pour comprendre ce que dit l'homme qui se met à crier (qu'est ce qui crie en lui à ce moment-là? ) il faut bien parler de possession. Ça ne se fait pas. Donc il est possédé. Un homme dans son bon sens ne dirait pas ça; ce qui est étonnant c'est que cette partie de l'homme, celle qui crie, se pose en victime. Alors que ce sont bien ces forces là, qui perdront Jésus? Et une affirmation, mais est-ce qu'elle n'est pas déjà dans le cœur de certains? Tu es le saint de Dieu. Qu'est ce qu'on peut entendre par cette affirmation qui est donc un qualificatif de Jésus?  Tu es celui qui a été mis à part par Dieu? 

 

L'important c'est que Jésus ne discute pas. C'est un ordre et c'est important. En fait, deux ordres. Se taire pour que la parole puisse advenir du cri et sortir,. Ce n'est pas si facile parfois de se taire quand ça tourne dans la tête, quand ça ressasse. Alors important de chasser cela, de le mettre dehors.

 

26 L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. 

 

Pauvre homme, qui se met à convulser; est ce qu'on peut entendre qu'il est (le mauvais esprit) comme enragé qu'on lui donne un ordre auquel il ne peut résister. Lui qui se prend pour le plus fort, il doit obéir et il crie de rage. Et voilà la partie malade, abîmée qui est dehors et l'homme est restauré.

 

27 Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » 

 

28 Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.t 

 

Et revoilà, le mot de stupeur qui revient, stupeur qui peut tourner vers Dieu. Ez 20, 26 je les ai rendus impurs par leurs dons, quand ils faisaient passer par le feu tous les premiers-nés. C’était pour les frapper de stupeur, afin qu’ils sachent que Je suis le Seigneur.

 

 

MERCREDI 14 JANVIER. Mc 1, 29-39.  Tout le monde te cherche.

 

Il faut dire qu'avoir quelqu'un comme ça, dans sa ville, c'est une sacrée chance et qu'on ne doit pas avoir envie de le partager. Mais là encore Jésus se montre comme différent. Il n'est pas le prophète qui réside dans lieu fixe. 

 

Lui qui fait sortir les démons et les maladies, il sort aussi, il est bien le dieu qui chemine, le dieu de l'abondance, le dieu de la gratuité.

 

29 En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. 

30 Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre.

 Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. 

31 Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.

 

On est dans la continuité du shabbat. Jésus fait quand même un miracle, mais peut-être est plus un exorcisme, la fièvre la quitta, comme l'esprit impur a quitté l'homme de la synagogue. Rôle de la femme, se lever (revenir à la vie) et servir. 

 

 32 Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. 

33 La ville entière se pressait à la porte.* 

34 Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. 

 

Fin du Shabbat, donc, on peut marcher comme on veut et c'est l'affluence. Jésus guérit beaucoup (est-ce que cela voudrait dire qu'il ne guérit pas tous?). Cela je n'y ai jamais pensé. Il y a le silence imposé aux mauvais esprits. Eux ils sont dans un ailleurs où ils savent. Les hommes auront, à découvrir petit à petit qui se cache derrière ce guérisseur, derrière cet enseignant. 

 

35 Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. 

 

Et là, le besoin de solitude, peut-être de se laver aussi de toute cette impureté. Un lieu où on attend que le soleil se lève, que la nuit s'achève. Un lieu de silence, après cette overdose de bruit. 

 

 

36 Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. 

37 Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » 

 

Pour la première fois, je fais un lien avec Jésus perdu et retrouvé dans l'évangile de Luc; là, ce n'est plus : 48 En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »

49 Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »

 

 

38 Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » 

39 Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

 

Manifestement, si on lit juste cela, c'est un peu une feuille de route. Rester à Capharnaüm ou partir. Et c'est bien partir, enseigner et guérir, sillonner toute la Galilée. Ce qui est frappant aussi c'est que ce chapitre commence par une expulsion et se termine par des expulsions, ce qui signe le combat contre le mal. Ce qui se passe ensuite avec le lépreux, peut montrer que la bonté de Jésus peut le perdre, puisqu'il ne peut plus entrer dans les villes. 

* On aura un peu la même chose pour la guérison du paralytique, mais on ne pourra plus entrer. Là, ça circule encore.

 

 

JEUDI 15 JANVIER. Mc 1, 40-45 "si tu le veux"

 

40 En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » 

41 Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » 42À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié.

 

Finalement c'est étonnant cette demande. La lèpre se voit. Si guérison il y a, il ne semble pas qu'elle vienne de qui que ce soit. Elle part comme elle était venue, et on ne peut que constater ce fait. Lui le lépreux, il a compris quelque chose; que de cette chose qui l'abîme et qui fait de lui un sous-homme, (un pestiféré on dirait), cet homme-là qui guérit des maladies, peut aussi le guérir lui. Il y a un lien entre guérison et purification. Marc parle des esprits impurs, alors peut-être que ce que l'homme demande, cela va au-delà de la guérison, c'est la purification. On doit avoir ce même terme dans la guérison de Naaman le syrien, dont la peau redevient pure.  

 

 43 Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt

 

C'est là, où il me semble que les termes varient, mais c'est un renvoi plus que rude, comme si l'homme lui avait extorqué quelque chose. J'ai toujours été étonnée par cette relation qui se brise. En fait il lui donne comme une mission. Dire que c'est la vue du péché qui rend Jésus comme cela (évangiles cyriaques), ça me semble étonnant. 

 

44 en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. » 

 

Cela me fait un peu penser à la parabole de l'homme qui est délivré d'un démon. Celui-ci revient avec sept plus méchants que lui et l'état de cet homme devient pire. Là c'est presque dépêche-toi de te montrer et de donner ce qu'il faut. A moi, tu ne dois rien, mais tu pourras me rendre témoignage à moi, en faisant cela, vite. 

 

En même temps, le  "attention" me fait penser à ( l'état de cet homme devint pire qu'avant). Comme s'il y a pour cet homme-là un danger. Si la lèpre est liée à la calomnie, il semble bien qu'il ne soit pas sorti de l'auberge. 

 

45 Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.i;

 

Est-ce que c'est le fait que Jésus ait guéri ce lépreux en le touchant (c'est ce qu'on dit en général) ou parce que sa renommée est telle, (là on ne lui reproche pas de manger avec et chez les pécheurs). Maintenant, ce sont des déplacements vers lui. Mais ensuite on a le retour à C et la guérison du paralytique qui va mettre autrement le feu aux poudres. 

 

VENDREDI 15 JANVIER. Mc 2, 1-12

 

2012. https://giboulee.blogspot.com/search?q=le+paralytique+de+Capharnaüm

2022 https://giboulee.blogspot.com/2022/01/marc-2-1-12la-guerison-du-paralytique.html

https://giboulee.blogspot.com/2009/04/porter-sa-croix.html

 

 

Stupeur revient 4 fois dans le début de l'évangile de Marc.

 

-Peut-être qu'on peut faire un parallèle entre les porteurs et les scribes assis, qui n'ont pas bougé pour faire de la place. Ils sont comme on dit assis sur leurs convictions. Du coup ils sont incapables de regarder. Ils sont là pour surveiller cet homme qui est quand même dangereux et qui n'a pas fait de formation, et qui plus est, vient de Nazareth. Les autres agissent, ils portent, ils prennent des risques.

 

-Je me disais aussi que ce groupe là, 4+1, fait // à un autre groupe Jésus+4 disciples. L'appel de Matthieu vient juste après, ce n'est peut-être pas un hasard.

 

Autre chose, l'enseignement se passe dans une maison. On quitte donc complétement le temple, la synagogue pour passer à la maison, à la famille. Église de maison comme on dit parfois, mais c'est important de savoir que ça peut se passer au domicile.

 

 

1 Quelques jours après la guérison d’un lépreux, plus tard, Jésus revint à Capharnaüm, et l’on apprit qu’il était à la maison.

 2 Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. 

 

Ce qui est aussi intéressant, c'est que ça se passe dans une maison, et que dès que Jésus est là, tout le monde rapplique. Que dit-il, ça on aimerait tellement le savoir. 

Mais il y a comme un blocage, il n'y a plus de place; on ne peut plus entrer ou sortir. Étouffement? 

 

3 Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. 

Ce qui laisse à supposer qu'il y a une petite troupe, le paralysé et les quatre et les autres et les voilà tous à l'extérieur. Ils n'ont pas fait tout ce chemin pour rien. Il faut trouver une solution.

4 Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. 

 

Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » 

 

La foi de qui? l'éternel truc sur la foi des porteurs, mais pas que. Et cette douceur de Jésus, mon enfant, (qui dit cela à un autre, de nos jours). 

 

Il me semble que Jésus dira "ma fille" à la femme qui perd du sang; il y a de la tendresse. Or là, que veut dire cette phrase, tes péchés te sont pardonnés? C'est une forme passive, mais c'est aussi, tu es paralysé (voir ce que dissent les notes de la version syriaque de cela, je crois qu'il y a mou.. ). Or il y a bien un psaume qui dit, mes fautes me font perdre mes forces. Donc si tu es délivré de tes péchés, ta force reviendra et tu peux te mettre debout.

 

Une référence jb 30, 11,  Ps (perdre cœur).

 

6 Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : 

7 « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »

 

De plus, c'est passer à une relation autre avec Dieu. Il y a bien le Kippour, une fois par an. Mais là, cela se passe dans un aujourd'hui, dans un tout de suite.

 

 8 Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ?

 

Jésus nous est ici montré avec une faculté terrible, percevoir ce qui se passe dans la tête des autres. Et ce qui se passe là, c'est une atteinte, une souffrance pour lui. Ça aurait pu le paralyser.

 

 9 Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ? 

 

10 Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s’adressa au paralysé – 

11 je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » 

 

12 Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. 

 

Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »

 

SAMEDI 17 JANVIER. Mc 2, 13-17. Ils viennent prendre place avec J2sus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre.

 

 

13 En ce temps-là, Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait. 

14 En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. 

 

Je ne sais plus qui, faisait remarquer que Jésus, sort beaucoup. Là il est dehors, au bord du lac. Et bien sûr, d'abord la foule et l'enseignement, un peu indistinct. Il sème à tout vent. 

 

Et un non prévu, l'appel de Lévi, fils d'alphée. Et le verbe se "lever", qui est aussi fréquent dans ces premiers chapitres. Mais oser appeler un publicain comme disciple, c'est quand même un peu gonflé. Mais c'est beau, et ça ouvre sur l'infini. Il nous prend tel que nous sommes, même si pour les autres, nous avons mauvaise réputation (chanson de Brassens). 

 

15 Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre. 

 

C'est peut-être un peu non différencié, ces disciples. Mais ils sont là. Est-ce qu'ils quittent tout? Ils trouvent quelque chose en Lui, ils sont aimantés pas Lui, et ils le suivent. Sûr que les pharisiens vont voir ça d'un mauvais œil. 

i

 

16 Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! 

 

D'emblée une disqualification. Regardez ce prétendu Rabbi, qui mange avec l'importe qui, ce que nous ne ferions jamais.

 

17 Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

 

Et c'est la deuxième joute. Vainqueur Jésus, enfin pas si sûr. 

 

DIMANCHE 18 JANVIER. Jn 1, 29-34

 

 

29 En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; 

30 c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. 

31 Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » 

 

32 Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. 

33Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” 

 

34 Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. » 

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