LUNDI 5 JANVIER.
Un grand marcheur. Différence avec Jean qui est statique. Jésus va vers.
Curieux ce temps après l'épiphanie. Enfin c'est encore temps de Noël, il me semble.
Intéressant le cheminement. Quitter la Judée, (devenue dangereuse), se retirer dans son pays d'origine, mais ne pas rester chez lui, affronter l'inconnu, s'établir dans un lieu de ténèbres pour devenir lumière. Nous ne sommes pas lumière, mais la lumière nous l'avons en nous (et peut-être que cela fait écho avec la lecture de l'épitre de Jean). Et c'est à nous de transmettre.
Cela se passe après le baptême, les tentations et donc cette annonce de l'arrestation de Jean, qui se comporte en prophète vis-à-vis des puissants.
12 Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée.
Jésus quitte donc la Judée, et peut-être des disciples de Jean, et se retire en Galilée, comme jadis son père s'est retiré en Egypte quand l'autre Hérode voulait le tuer.
13 Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
14 C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe :
15 ‘Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations !
16 Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée.’
Effectivement, il aurait pu reprendre sa place chez lui, mais il quitte (et cela c'est un choix qui engage), il quitte sa famille, ses habitudes et va donc s'établir dans une ville portuaire, avec cette référence à un lieu de mélange, un lieu qui est dans les ténèbres et que Jésus va illuminer par sa présence.
17 À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
C'est un peu différent du message de Jean, mais c'est positiif, il y a une bonne nouvelle, le royaume des cieux (de Dieu) est tout proche.
Pas de baptêmes, pas de reproches, mais des guérisons, des enseignements et un prophète qui se met en marche et qui reste près et dans son peuple.
23 Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.
24 Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés. Et il les guérit.
25 De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et de l’autre côté du Jourdain.
Et le voilà connu comme le loup blanc. Suivre est différent de venir à .
MARDI 6 JANVIER. Mc 6, 34-44 multiplication des pains. Dieu se manifeste à son peuple.
Epiphanie : La visite des mages est racontée dans l'évangile de Matthieu. Bien que la Bible ne parle que de « savants venus d'Orient », ils sont traditionnellement 3, rois et nommés : Gaspard (Caspar), Melchior et Balthazar, noms dont les initiales reprennent celles de la bénédiction : « Christus Mansionem Benedicat », « que le Christ bénisse la demeure ». Le jour de la fête de l'Épiphanie, certains chrétiens tracent sur le fronton de leurs portes une inscription avec ces initiales et les chiffres de la nouvelle année : "20 † C † M † B † 26". Cet acte rappelle les Israélites qui ont marqué leurs portes afin d'être sauvés de la 10e plaie d'Égypte. Aujourd'hui, les chrétiens accomplissent aussi cet acte parce qu'il représente l'hospitalité de la Sainte Famille. Cela sert de bénédiction à la maison, ses habitants et ses visiteurs.
A la question des disciples Jésus répond "Mais donnez-leur vous-même à manger" et au final ce qu'il leur dit c'est de donner ce qui est là (là on -n'est pas sur que ce soit leurs pains ou leurs poissons), mais j'entends là : "donnez-leur ce qui vous avez" et le peu que vous avez, parce qu'il est donné, sera suffisant; Ce n'est pas l'argent, mais c'est prenez ce qui est à vous, ce qui est en vous. Ne proposez pas des livres, quand on vous pose des. Questions sur la foi, dites et donnez ce qui est au fond de vous, et c'est de cela dont l'autre a besoin, le vrai pain, la vraie nourriture.
34 En ce temps-là, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.
Il y a cette première faim si je puis dire, et celle)là c'est Jésus qui la comble. Le berger qui sait voir. Et pourtant, ils sont venus surtout pour les guérisons. Mais ils reçoivent plus.
35 Déjà l’heure était avancée ; s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive.
36 Renvoie-les : qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. »
Le bon sens. Avec cette redondance : l'heure est avance, il se fait tard (cela évoque mais chez Luc, les disciples d'Emmaüs : il se fait tard, reste avec nous, partage notre repas, notre maison).
37 Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains et leur donner à manger ? »
La réponse telle qu'est rapportée là, suggère que les disciples ne sont pas ravis. Ce n'est pas ça qu'ils voulaient. Juste être un peu tranquilles. Mais ça ne marche pas, et manifestement le fait qu'ils n'ont pas d'argent n'est pas un argument pour Jésus;
38 Jésus leur demande : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » S’étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. »
C'est là, où je ne sais pas si ces pains et ces poissons ce sont les leurs (je crois que chez Luc ce sont les leurs), mais peu importe. On prend ce qui est là.
39 Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l’herbe verte.
40 Ils se disposèrent par carrés de cent et de cinquante.
Puis c'est un ordre, pas question de les renvoyer. On va faire quelque chose pour eux.
41 Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous.
Et c'est avec ce pain donné, ces poissons donnés, que quelque chose se passe, quelque chose qui dépasse tout. Le peu devient nourriture pour tous et ce sont bien les disciples qui donnent à manger. Lui multiplie, eux donnent et partagent. Avec le peu de son corps, il va donner cette autre nourriture pour l'humanité.
42 Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés.
Rappel du psaume 21, ce qui n'est pas n'importe quel psaume.
43 Et l’on ramassa les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers, ainsi que les restes des poissons.
44 Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes
MERCREDI 7 JANVIER. Mc 6, 45-52 . Maitre de la matière, maitre des éléments/.
Ils n'avaient rien compris car leur cœur était endurci, ce qui fait penser à la finale d el'évangile de Marc, du moins la première. Le fils de l'homme trouvera t il la foi sur la terre?
45 Aussitôt après avoir nourri les cinq mille hommes, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précédersur l’autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule.
46 Quand il les eut congédiés, il s’en alla sur la montagne pour prier.
Il se décide enfin à faire ce que les disciples lui avainet demandé; renvoyer les foules, mais pas comme les disciples l'avaient souhaité.
47 Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre.
C'est peut-être plus que le soir, c'est vraiment la nuit noire. Ça ne doit pas être très drôle de naviguer en pleine nuit, encore que pour des pêcheurs c'est en principe assez normal.
On nous a dit que les disciples disent à Jésus dans la péricope précédente, que l'heure était déjà avancée. Là on peut penser qu'on est en pleine nuit. En tous les cas, Jésus ne se présente pas comme un maître facile. Ils ont dû attendre que out le monde ait mange, que l'on ait ramassé les restes pour s'entendre dire de partir et que lui restait seul. Il parle juste de congédier.
48 Voyant qu’ils peinaient à ramer, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser.
Il prie, mais il reste présent quand même et ça c'est rassurant. Et il va faire quelque chose d'assez inimaginable. Partir, marcher sur l'eau, et leur flanquer une trouille de tous les diables. Ils ne le reconnaissent pas, comme ils ne le reconnaissent pas après la résurrection; C'est la voix qui permet de s'accrocher à quelque chose.
Il voulait les dépasser ou il allait les dépasser. C'est curieux.
Un commentaire Les dépasser
Il vient vers eux et pour eux, marchant sur les eaux, non comme un magicien heureux d’impressionner par son tour de passe-passe, mais comme Celui qui apporte un véritable secours. Et s’il tient à les dépasser c’est justement pour mieux les guider, comme hier la Gloire du Seigneur guidait et sauvait les Hébreux de l’armée de Pharaon : Le Seigneur marchait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour leur indiquer la route, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils puissent marcher de jour et de nuit(Ex 13,21). La venue de Jésus vers ses disciples pour les devancer suggère le retour de cette Gloire de Dieu qui se manifeste ici. Et Dieu dit : « Je ferai passer devant toi toute ma beauté et je prononcerai devant toi le nom du Seigneur. Je fais grâce à qui je fais grâce et j’ai pitié de qui j’ai pitié. » (Ex 33,19)
Chaque pas de Jésus sur la mer ouvre une page de l’Écriture qui atteste Dieu comme maître des eaux, maître de la Création et comme unique sauveur. Chaque pas de Jésus ouvre un passage salutaire pour ses disciples. Sur la mer fut ton chemin, ton sentier sur les eaux innombrables. Et tes traces, nul ne les connut. Tu guidas comme un troupeau ton peuple par la main de Moïse et d’Aaron (Ps 76/77,20-21)2. En Jésus se révèle déjà le Messie royal attendu de Dieu : J’ai trouvé David mon serviteur, je l’ai oint de mon huile sainte […] j’établirai sa main sur la mer […] Il m’appellera : Toi, mon père, mon Dieu […]. À jamais je lui garde mon amour, mon alliance est pour lui véridique (Ps 88/89,21-29). Mais qui pour le reconnaître ?
Si la péricope précédente est dans un cadre baptismal une annonce du don de celui qui devient nourriture, la suivante montre bien la difficulté de croire à la résurrection. Et pourtant, le geste de Jésus est beau, mais pas compris, d'ailleurs c'est ce qui dit Marc, et ça c'est important.
49 En le voyant marcher sur la mer, les disciples pensèrent que c’était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris.
50 Tous, en effet, l’avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus parla avec eux et leur dit : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! »
51 Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes ils étaient au comble de la stupeur,
52 car ils n’avaient rien compris au sujet des pains : leur cœur était endurci.
Si on reprend la fin de chapitre 6 de l'évangile de Marc, on peut se souvenir que Jésus pour la première fois a envoyé ses apôtres en mission
JEUDI 8 JANVIER. Lc 4, 14-22
Je comprends mal les textes proposés par la liturgie en ce temps Noël/ post Epiphanie; Mais d'une certaine manière, Jésus se présente ici (enfin c'est le début du texte) comme celui qui est plein de la puissance de l'Esprit, il en est revêtu. Maintenant, il faut apprendre à le voir.
14 En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région.
15 Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge.
Chez Luc, il n'est question que d'enseignement, pas de guérisons. Et pourtant, la suite du texte, semble indiquer qu'il y a des déja eu des faits étonnants.
16 Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se levapour faire la lecture.
Si c'est la lecture des prophètes, c'est que la lecture de la Tora a déjà été faite, et c'est dommage qu'on ne la connaisse pas.
17 On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :
18‘L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, 19annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.’
20 Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
(Lc 19, en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait.)
Et si on était comme ça, lors des homélies?
21 Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »
22a Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche.
S'étonner des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Des perles comme dans les histoires pour enfants; Chez d'autres, ce sont des crapauds et c'est bien ce qui va se passer ensuite. Le bien est étouffé par le mal.
VENDREDI 9 JANVIER. Lc 5, 12_16
Un verset que j'aurai dû garder en moi en ce jour.
1 Jn 5 11Et ce témoignage, le voici : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. 12Celui qui a le Fils possède la vie ;
12 Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; voyant Jésus, il tomba face contre terre et le supplia : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »
13 Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta.
J'aime beaucoup la lèpre qui le quitte comme la fièvre avait quitté la belle-mère de Pierre et les disciples qui quittent leur barque.
Si la lèpre est représentation du péché, alors la guérison va bien au-delà de la simple purification.
14 Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ce sera pour tous un témoignage. »
Lui redonner son statut d'être humain, appartenant à une communauté.
15 De plus en plus, on parlait de Jésus. De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. 1
16 Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.
SAMEDI 10 JANVIER. Jn 3, 22-30
29 Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite.
22 En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait.
23 Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser.
24 En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison.
Quel est alors le baptême donné par Jésus? Il n'est pas un disciple. Baptême qui purifie autrement?
On peut imaginer que cela peut-être source de conflit, même si on dira dans ce même evangile que ce n'est pas Jésus qui baptise, mais ses disciples.
Ce qui est évident et c'est très beau, c'est que Jean, il n'y a pas de rivalité, pas de conflit. Il a été appelé, il a agi comme cela lui avait été demandé. Jésus lui a été révélé comme étant celui qui était attendu, mais dire que Jésus est l'époux, c'est bien reconnaître sa divinité. Celui qui est l'époux, qui vient chercher son peuple, c'est Dieu.
25 Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification.
26 Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! »
27 Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. 28 Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui.
29 Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite
.
30 Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue.
Si j'ose faire du très très mauvais esprit, il valait beaucoup mieux pour le ministère de Jésus que Jean disparaisse, et pour diminuer, il a été exaucé puisqu'il a perdu sa tête. Peut-on oser dire que compte tenu de la race humaine et de son dysfonctionnement, Dieu s'est servi d'Hérode , comme il s'est servi de Cyrus, pour que le salut puisse se réaliser?
DIMANCHE 11 JANVIER. MT 3, 13 – 17 Alors parait Jésus. Si tu paraissais. Si tu déchirais les cieux. Et là les cieux se déchirent.
Le chapitre 3 commence par "Alors parait Jean." Et les derniers versets sont 11 Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.
12 Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »
Le messie qu'annonce Jean est celui qui juge, qui nettoie, qui fait le ménage. Or Jésus sera bien différent de cela. Et c'est ce qui se passe dans cette rencontre. Jean voudrait que Jésus se déclare, mais Jésus n'en fait rien. Il se fait un parmi d'autre, lui en qui se récapitule toute l'humanité. En lui, ce sont les hommes qui laissent leur péché dans le jourdain, parce que le jourdain est comme purifié par lui.
Le verbe paraitre est un verbe d'attente. A si tu paraissais dit-on au très haut, soit dans les psaumes, soit dans le livre d'Isaïe.
13 Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui.
14 Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! »
15 Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire.
16 Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.
17 Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »
Peut-être que le verbe remonter, indique déjà la Kénose. Il descend au fond de l'eai, dans ce qui est aussi le royaume du mal et il en remonte vainqueur. Les tentations ne feront de mettre des mots que ce qui a pu se passer là.
Le baptême de Jésus.
:
Matthieu 3, 16-17 | Marc 1, 14 | Luc 3,22 | Jean 1, 22 |
13 Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui. 14 Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » 15 Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laissa faire
16 Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent; il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.
17 Et des cieux, une voix disait: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. » |
09 En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.
Il y eut une voix venant des cieux : |
21 Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi,Jésus priait, le ciel s’ouvrit.
22 L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus,
et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » | 29 Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui, Jean déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; 30 c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. 31 Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
32 Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. » |
Site des dominicains. La justice de Dieu.
Cependant, la Bible fait de la justice quelque chose de plus vaste encore, et de plus essentiel : c'est l’ajustement de l’être humain à la volonté de Dieu, une volonté qui veut notre bien, notre salut.
En musique, on dit que quelqu’un chante juste ou faux, ou que cela sonne juste ou faux. Être juste, c’est s’ajuster, se mettre au diapason du plan de Dieu. Être en harmonie, en parfait accord avec sa volonté. Marcher à la suite de Jésus, devenir son disciple par le baptême d’eau et d’Esprit, c’est accepter de se laisser accorder par lui, pour sonner juste, en même temps que lui et nos frères et sœurs. Et nous n’avons pas de trop de toute une vie pour apprendre à sonner juste comme Dieu est juste.
Quand on apprend le violon ou le violoncelle, on doit s’exercer à jouer des unissons. C’est-à-dire à produire la même note à partir de deux cordes différentes. Un professeur de violon disait à ses élèves : « Lorsque vous vous sentez seul(e), jouez des unissons… Vous serez bien vite deux ! » Car il est difficile de faire sonner ensemble deux cordes avec des doigtés différents, de façon à produire le même son sur l’une et sur l’autre.
Il en va de même dans notre vie spirituelle. Dieu est le maître de nos vies : c’est lui qui nous donne le la de la vie, le la de la sainteté. Mais à nous, baptisés, d’apprendre à sonner juste par rapport à ce la que Dieu nous donne. À nous de nous ajuster à lui.
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