LUNDI 19 JANVIER. Mc 2, 18-21
Jn 3 29 Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite.
18 En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
Il me semble qu'il s'agit d'un jeune non prescrit par la Tora, qui a pour but d'implorer dieu pour que le Messie promis arrive. Ils n'ont donc pas compris, malgré ce que Jean a pu dire, que l'époux était là, et que jeûner n'avait pas sa raison d'être. Au moins là, la question est posée directement à Jésus, pas aux disciples, comme dans la maison de Matthieu.
19 Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner.
20 Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront.
Est-ce que les envoyés ont alors compris que cet homme qui a en tant que Fils de l'homme, le pouvoir non seulement de guérir mais de remettre les péchés, est certes le messie, mais pas le roi qui conduira à la victoire, mais celui qui donnera la vie en plénitude.
Et c'est peut-être cette plénitude qui ne peut -être appréhendée par les pharisiens. Et c'est le reproche qui suit. Ce que j'enseigne, parce que ce n'est pas juste de mots, mais que c'est plus que les mots, il faut du neuf. Faire craquer le tissu, cela fait un peu penser à Siméon et à la contradiction apportée qui fera bien craquer quelque chose.
21Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit.
22 Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves. »
Lecture du livre de Samuel. On passe de 10 à 15.
10Quel saut de la lecture du livre de Samuel. On était au chap 10. Saul recoit l'onction. Il est renvoyé chez lui, mais certains évènements d'accélèrent. Mais Saul ne dit rien à un oncle. Assemblée convoquée par Samuel. Manifestement Saul n'a pas envie du tout, mais il reçoit la royauté par "acclamations".
Chap11 Première guerre de Saül, victorieuse. Ammonites contre Galaad. Renouvellement de la Royauté à Gilgal.
Chap12. Discours de Samuel au peuple, avec mise en garde. Obeissez aux ordres du Seigneur, vous et votre toi, sinon, ça ira mal pour vous.
14 Puissiez-vous craindre le Seigneur, le servir, écouter sa voix, sans vous révolter contre les ordres du Seigneur et, vous-mêmes avec le roi qui règne sur vous, puissiez-vous suivre le Seigneur votre Dieu !
15 Mais si vous n’écoutez pas la voix du Seigneur, si vous vous révoltez contre les ordres du Seigneur, la main du Seigneur sera contre vous, comme elle fut contre vos pères.
Un signe, la pluie qui s'abat sur la récolte;
Chap 13. bataille contre les philistins. Jonathan attaque avec la fougue de la jeunesse, et du coup les philistins viennent livrer bataille. Très nombreux, d'où fuite des hébreux. Saül est à Gilgal et attend Samuel pour offrir les holocaustes avant le combat. Samuel destitue Saül, parce qu'il n'a pas attendu et pris en quelque sorte sa place. Description ensuite de la différence des forces, mais surtout de l'emprise des philistins qui sont les maîtres du fer. Une épée pur SaüL….
Chap 14. on a l'impression là d'un autre récit, quelque chose de rapporté; L'histoire de Jonathan.
Première déroute des philistins (ça parait un peu magique). Il y a ensuite l'histoire du jeûne pas respecté par Jonathan (le miel).Jusqu'au verset 27, pas très compréhensible, sauf que Saül veut affirmer qu'il est le roi. Mais jonathan pas condamné;
15. la guerre contre Amalec (punition de Dieu);. Ensuite la question de l'anathème pas respecté. Dieu envoie Samuel vers Saul, et entend les bêlements. Et c'est la destitution.
MARDI 20 Janvier. Mc 2, 23-28
Permis/ défendu. Le fils de l'homme.
23 Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis.
24 Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. »
Toujours ce regard posé sur le permis défendu. Et si on fait cela, qu'est ce qui est censé de passer? Provoquer la colère de Dieu? Et le motif de cela, ils n'en tiennent pas compte; C'est quelque chose qui revient souvent dans les téléfilms, comprendre le pourquoi avant de condamner, et accepter la parole de l'autre.
25 Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?
26 Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. »
Le commentaire de RCF renvoie au livre de Samuel, et ce qui se passe est très différent de ce que Jésus affirme, (les compagnons) sauf que David a bien pris les pains. Et on peut penser que cela lui a permis peut-être de recruter les compagnons et de résiter à la haine de Saûl.
27 Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. 28Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. »
MERCREDI 21 JANVIER. Mc 3, 1-6
On continue avec la question du permis/défendu. Question aussi de l'endurcissement;
1 En ce temps-là, Jésus entra de nouveau dans la synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée.
2 On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser.
Qui est le "on" demande Guillaume? Les pharisiens, oui, mais pas que;
3 Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. »
Et le voilà au centre, lui qui se fait tout petit. Comme le petit enfant que Jésus mettra un jour au milieu de ses disciples.
4 Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient.
C'est la question du tous. Personne n'ose dire quoique ce soit, ce qui est étonnant.
5 Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale.
B.J regard navré de colère (il me semble).
6 Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.
JEUDI 22 JANVIER. Mc 3, 7-12
7 En ce temps-là, Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée.
8 De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait.
On peut supposer puisque Jésus est en danger, qu'il va ailleurs, mais là ce serait à nouveau sur les rives du Lac, mais on ne sait pas où. Sauf qu'il y a maintenant beaucoup de monde, beaucoup de curieux. Il y a ce verbe suivre, qui me parait important. Et il y a des gens de partout. En tous les cas, Hérode aurait de bonnes raisons d'être inquiet et les pharisiens aussi. Et que fait-il, il enseigne, il guérit.
9 Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas.
10 Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher.
11 Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! »
12 Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.
Pour la barque, on imagine très bien que cela annonce le discours en paraboles.
Sur RCF, commentaire que la foule qui menace de l'étouffer et qui peut devenir dangereuse, dans sa ferveur; donc dangereuse pour lui. Il y a les guérisons, avec l'idée que toucher est suffisant (comme s'il était une sorte de statue vivante). Ici pas d'expulsion explicite, mais pour moi, il me semble qu'il y a guérison et expulsion; avec l'interdit, parce que c'est trop tôt; Encore que dire "tu es le fils de Dieu", signifie qu'il est le Messie, mais même pour ceux qui deviendront demain ses apôtres, c'est trop tôt. Oui il est le messie, mais pas comme la foule l'entend. En fait les démons, mettent déjà la zizanie.
VENDREDI 23 JANVIER. Mc 3, 13-19
Le double mouvement, être avec lui et en même temps aller proclamer ailleurs la nouvelle.
13 En ce temps-là, Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui,
14 et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle
15 avec le pouvoir d’expulser les démons.
16 Donc, il établit les Douze : Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –,
17 Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques – il leur donna le nom de « Boanerguès », c’est-à-dire : « Fils du tonnerre » –,
18 André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélote,
19 et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.
SAMEDI 24 JANVIER. Mc 3, 20-21
https://giboulee.blogspot.com/2017/01/il-perdu-la-raison-mc-321.html
Je doute fort que ce soit le fait qu'on n'arrive pas à manger qui motive le village de Nazareth, mais le fait que Jean est arrêté et que si Jésus fait des vagues, il va être arrêté et ça risque de retomber sur eux. Dire que quelqu'un est fou, c'est un bon plan. Comme ça, on peut l'nfermer: Une autre forme de disqualification;
20 En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger.
21 Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »
Ne pas penser qu'à soi, accepter le chemin de l'autre, même s'il peut faire peur. Mais ce n'est pas toujours si simple. Mais le "il est fou", cela me fait tellement penser aux familles dysfonctionnelles. Et quand l'autre échappe ou veut échapper au "jeu", alors il devient dangereux et il est puni; il est fou..
DIMANCHE 25 JANVIER. Mt 4, 12-23.
Les commentateurs se centrent soit sur le début, soit sur l'appel. L'appel de Jésus et la réponse de ces hommes qui sont en train de jeter leurs filets et qui laissent tout en plan pour suivre, c'est quelque chose d'extraordinaire. En soi, c'est un miracle. Par certains côtés l'évangile de Luc, rend cela plus crédible. Mais là, c'est sidérant. On lit des récits d"appel contemporains qui sont de cet ordre là. Peut-être que oui, cet appel nous le recevons, mais est – ce que nous y répondons? Un appel de base, et des appels tout au long des jours. Le suivre, lui faire totalement confiance. Peut-être que le cœur endurci, ce serait ces moments où la confiance n'est plus là, et où on cesse de le suivre, en se faisant son propre guide.
Je pense qu'on a déjà eu ce texte dans le temps après Noël. Vraiment impression de connu. Différence aussi entre Jean et Jésus : la proclamation n'est pas la même.
Appel des quatre. Des hommes qui ont métier, certainement une famille. Et le "pêcheur d'hommes". Qu'ont-ils compris? Ce n'est pas être berger, le berger c'est lui, et ce sera quand même Pierre à la fin de l'évangile de Jean. Mais là, pêcheur d'homme. Et moi?
12 Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée.
13 Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
Il quitte donc la Judée, repasse peut-être par Nazareth, et là, comprend qu'il ne doit pas rester là, mais aller ailleurs, dans ce port, où il y a du monde, et un mélange. Le royaume de Samarie en fait.
14 C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe :
15 ‘Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations !
16 Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée.’
Intéressant commentaire de M-N Thabut sur l'annonce d'une naissance, d'un nouveau roi. Un roi qui changera la donne, qui sera vainqueur de l'ennemi.
Or, justement, ces promesses de relèvement du royaume du Nord résonnent à ce niveau : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; sur les habitants du pays de l’ombre une lumière a resplendi », voilà deux phrases qui faisaient partie du rituel du sacre de chaque nouveau roi. Traditionnellement, l’avènement d’un nouveau roi est comparé à un lever de soleil, car on compte bien qu’il rétablira la grandeur de la dynastie. C’est donc d’une naissance royale qu’il est question.
Et ce roi assurera à la fois la sécurité du royaume du Sud et la réunification des deux royaumes.
Et effectivement, un peu plus bas, Isaïe l’exprime en toutes lettres : « Un enfant nous est né, un fils nous a été donné… » Ces phrases, elles aussi, sont des formules habituelles des couronnements. Ici, il s’agit du petit dauphin Ezéchias qui a sept ans. Il est ce fameux Emmanuel promis huit ans plus tôt par le prophète Isaïe au roi Achaz. Vous vous souvenez de cette promesse : « Voici que la jeune femme* est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel » (Is 7,14). Ce petit Ezéchias, dès l’âge de sept ans, a été associé au règne de son père.
Avec lui, l’espoir peut renaître : « Il sera le prince de la paix » affirme Isaïe. Car, il en est certain, Dieu soutient son peuple dans sa volonté de liberté, il ne le laissera pas indéfiniment sous la tutelle des grandes puissances.
Pourquoi cette assurance qui défie toutes les évidences de la réalité ? Simplement parce que Dieu ne peut pas se renier lui-même, comme dira plus tard Saint Paul : Dieu veut libérer son peuple contre toutes les servitudes de toute sorte. Cela, c’est la certitude de la foi.
Cette certitude s’appuie sur la mémoire : Moïse y avait insisté souvent : « Garde-toi d’oublier ce que le SEIGNEUR a fait pour toi » : parce que si nous perdons cette mémoire-là, nous sommes perdus ; rappelez-vous encore le même Isaïe disant au roi Achaz : « Si vous ne croyez pas, vous ne pourrez pas tenir » (Is 7,9) ; à chaque époque d’épreuve, de ténèbres, la certitude du prophète que Dieu ne manquera pas à ses promesses lui dicte une prophétie de victoire.
17 À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
Là, on a l'impression juste d'un prédicateur itinérant, qui prendrait le relai de Jean. Un des ses disciples. Mais là, Matthieu montre d'emblée la différence entre lui et un disciple de Jean. Il appelle, ce que Jean semble t il n'a pas fait et surtout il se déplace. Il y a l'annonce de la Présence de Dieu, qui se fait tout proche, donc très différent du Dieu de Jean.
18 Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs.
19 Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »
20 Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
Quand on y pense, c'est une scène sidérante. Comment deux hommes, ancrés dans une vie, dans un métier, qui sont en train de l'exercer, (en fait ce sera pareil avec l'appel de Lévi), laissent tout en plan (enfin, ça j'ai du mal à l'accepter, surtout des filets). Et voilà on passe de Un à trois.
21 De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela.
22 Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent.
Pauvre papa Zébédée ( et en plus sa femme va aussi le laisser, si on prend la demande qu'elle fait pour ses fils); Il ne lui reste plus que sa barque et ses filets pour pleurer, et trouver d'autres associés. En fait, là aussi, cela fait penser à autre chose, l'appel de François d'Assise, qui laisse on père se débrouiller avec son commerce de tissus. Il y a quelque chose qui devient d'un coup "le plus important". Que se passe-t-il pour ceux-là?
23 Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.
En fait, Marc ne parle que de Jésus. Les quatre écoutent, proclament peut-être aussi la bonne nouvelle, mais c'est lui qui guérit .
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