vendredi 10 décembre 2021

SEMAINE DU 5 AU 11 DÉCEMBRE. ÉVANGILES.


 

DIMANCHE 5 DÉCEMBRE. Lc 3, 1-6 Jean le Baptiste.

 

1 L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène, 

2 les grands prêtres étant Hanne et Caïphe,

 

Le tableau est bien brossé par Luc et on va retrouver beaucoup de ceux nommés dans la vie de Jésus. Ponce Pilate, Hérode (les puissants). Les Prêtres Anne et Caïphe. Et l'histoire s'ouvre sur jean.

 

la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie. 

 

C'est un passif. Jean fils de Zacharie, qui est dans le désert, un lieu sans habitations, sans commerces, un lieu aimé d Dieu, le Désert. Ce qui peut évoquer la sortie d'Egypte, ce lieu où Dieu va se manifester et se révéler. Je crois qu'il faut aussi noter que la parole n'est pas adressée dans le Temple, et que le déplacement est déjà là. La parole, va dans les lieux autres, les lieux de silence, mais aussi des lieux pas faciles à vivre, et qu'elle s'adresse à un homme choisi, élu. Il y a une élection pour le fils de Zacharie.

 

3 Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés,

 

Et Jean est soumis à la parole qui lui a été adressée. Il se met en marche, et il sillonne la région du Jourdain, qui est quand même assez étendue, mais qui ne passe pas par Jérusalem. Et il proclame ce baptême de conversion qui va donner le pardon des péchés. Ce n'est plus le cérémonial liturgique, c'est autre chose, de beaucoup plus simple, de plus individuel aussi.  Peut-être que ce qui n'est pas dit, c'est que si baptême il y a, c'est qu'il faut de l'eau, ce qui explique la présence du Jourdain, mais le Jourdain a été jadis franchi par Josué pour entrer dans la terre promise. Alors pour accueillir celui qui doit venir, ce changement est nécessaire. Pardon des péchés, mais aussi changement dans le cœur.

 

4 comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : « Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. 

5 Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis; 

6 et tout être vivant verra le salut de Dieu. »

 

Et c'est la référence à isaïe. Jean est celui qui prépare, qui crie, qui appelle, et qui incite. Car il s'agit bien de travailler en soi, pour que la vue devienne possible, que l'aveuglement cesse, et que l'on puisse voir le salut donné par Dieu.

 

 

 

Il y a en moi, l'image de quelque chose qui est dans le sable, un sable assez grossier, dont on voit bien les grains. Et quelque chose est tout en dessous, et essaye de se frayer un chemin. Ce quelque chose c'est une source qui a fait son chemin petit à petit, et qui est arrivée à la surface, et qui passe du vertical à l'horizontal. Et qui commence à se répandre tout doucement. Dans mon image, il n'y a pas d'irrigation, de quelque chose qui pourrait se mettre à pousser, non c'est juste le cheminement de l'eau, sur le sable (et le sable n'est pas un très bon support, ce n'est pas comme de la pierre), mais l'eau qui est là, à la surface et qui va petit à petit conquérir une grande étendue, mais tout doucement, petitement, quitte parfois à disparaitre, à se ré-enfoncer s'il y a un éboulement, mais la force de la source est là, et rien ne pourra l'arrêter; et moi, je regarde juste ce miracle de l'eau, de l'eau qui se répande doucement, lentement, mais qui est en même temps si belle, si transparente. Elle ne fait aucun bruit, ce n'est pas un ruisseau, et sur ce support elle doit juste rester en surface, ne pas aller trop vite, et petit à petit être comme un trait d'argent et de lumière.

 

 

LUNDI 6 DÉCEMBRE. Lc 5, 17-26

 

Is 35 05 Alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds.

06 Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie ; car l’eau jaillira dans le désert, des torrents dans le pays aride.

 

 

17 Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l’assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur était à l’œuvre pour lui faire opérer des guérisons. 

 

Belle entrée en matière, on est au début de la vie publique de Jésus, et Jésus est l'homme rempli de la puissance du Seigneur; il guérit. C'est que l'on a vu dans le début de ce chapitre.

 

18 Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé ; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus. 

19 Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus. 

 

Luc continue à décrire, un homme qui ne marche plus, des gens qui le portent, et qui ne se laissent pas abattre par la difficulté (la foule qui est souvent un obstacle: on retrouvera avec Zacché et avec Bar Timée à Jéricho, la femme qui perdait du sang).

 

Et cela c'est quand même un bel exemple pour nous. Ne pas se laisser décourager quand on a l'impression qu'on ne peut atteindre Jésus, ou quand les autres nous en empêchent. Pourquoi personne n'a fait de place pour cet homme sur son brancard? 

 

20 Voyant leur foi, il dit : « Homme, tes péchés te sont pardonnés. » 

 

Et c'est la réponse pour le moins inattendue. Sauf que malgré tout, les péchés, c'est la cause de dieu qui se détourne, alors si les péchés sont pardonnés, Dieu se penche et guérit lui aussi.

 

21 Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner : « Qui est-il celui-là ? Il dit des blasphèmes ! Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ?» 

22 Mais Jésus, saisissant leurs pensées, leur répondit : « Pourquoi ces pensées dans vos cœurs ? 

 

Et bien sûr ça grogne..

 

23 Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés te sont pardonnés”, ou dire : “Lève-toi et marche” ? 

24 Eh bien ! Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité sur la terre pour pardonner les péchés, – Jésus s’adressa à celui qui était paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison. » 

25 À l’instant même, celui-ci se releva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s’en alla dans sa maison en rendant gloire à Dieu. 

 

Et c'est certes la guérison, mais aussi cette affirmation le fils de l'homme a autorité. Il est rempli de la puissance mais aussi de l'autorité qui vient d'ailleurs.

 

26 Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient : « Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui ! »

 

Ouvrir les yeux et essayer de ne pas faire obstacle, se laisser déplacer pour que les autres puissent entrer. Savoir aussi qu' au-delà du geste, Jésus regarde et voit. C'est la foi des ces hommes qui a permis autre chose qu'une simple guérison. C'est le salut qui est donné.

 

 

Un porteur raconte.

 

Dans mon village, il y a un de mes amis qui ne peut plus marcher. On ne sait pas pourquoi, mais il passe ses journées assis ou couché. Il ne peut plus rien faire. Sa femme s'occupe de lui, comme elle peut, mais il est lourd et souvent elle me demande de l'aider. J'ai entendu parler d'un guérisseur qui réside à Capharnaüm et un lépreux a même été purifié par lui. Alors je crois que cet homme, il pourra rendre de la vigueur à mon ami. Capharnaüm, ce n'est très loin mais il va falloir qu'on s'y mette à quatre pour le transporter là-bas, je dis quatre pour qu'on puisse se relayer, parce qu'il est bien lourd. Et là-bas on verra bien.

 

Nous nous sommes mis en route, nous sommes arrivés à Capharnaüm et nous n'étions pas les seuls à vouloir le voir ce Jésus, puisqu'il s'appelle comme ça. On nous a dit qu'il enseignait. Quand nous sommes arrivés, ça se pressait pour l'écouter. Nous on voulait qu'il guérisse notre ami. Mais quand nous avons voulu nous approcher, personne n'a bougé; je dois dire que cela m'a mis très très en colère; on avait fait un long trajet, on était fatigué, et personne ne bougeait.

 

 On s'est regardé et l'un d'entre nous nous a montré la terrasse. Alors on a fait comme si on partait, mais on est allé acheter des cordes, et on est revenu. Il y avait toujours autant de monde, donc lui, il était toujours là. On est allé sur la terrasse par l'escalier extérieur, on a défait la toiture et on a descendu notre ami. Il était d'ailleurs très inquiet notre ami, mais il nous a fait confiance, comme nous nous faisons confiance à cet homme. Et nous l'avons déposé en plein milieu aux pieds de Jésus.

 

Et là, quand Jésus l'a vu il ne lui a rien demandé, il lui a dit "homme tes péchés te sont remis". Cela m'a estomaqué, car qui peut remettre les péchés sinon Dieu. Et puis moi, ce que je voulais, c'était qu'il soit guéri. Mais quand même, cela m'a vraiment fait quelque chose, un peu comme un chamboulement. 

 

Les scribes et les pharisiens qui étaient assis là, eux qui n'avaient pas daigné se bouger, ont commencer à râler dans leur barbe, d'ailleurs souvent c'est tout ce qu'ils savent faire. 

 

Jésus les a interpellés comme s'il lisait dans leur tête, en leur demandant qu'est ce qui était le plus facile: pardonner les péchés ou guérir. Bien sûr ils n'ont pas répondu, mais Jésus s'est alors adresse à mon ami, il lui a dit de se lever, de prendre sa civière et de rentrer chez lui. Et là, il s'est levé mon ami, il s'est levé, il a marché. Vous vous rendez compte? Il s'est mis debout, il a pris sa couche et il est sorti. Mais il était transformé. Avant il était tout le temps de mauvaise humeur, il rendait Dieu, Béni soit-il, responsable de tout, de sa maladie, de des jambes qui ne le portaient plus, et il était souvent méchant avec ceux qui vivaient avec lui. Et là, il s'est mis à rendre grâce, à glorifier le Très Haut, et tous ceux quoi étaient là, rendaient aussi gloire à Dieu. C'est comme s'il avait vécu bien plus qu'une guérison. Il était transformé, et cette parole prononcée sur le poids de ses péchés dont il était délivré, avait fait un autre miracle. Il est redevenu Vivant. 

 

Qu'est-ce que je suis heureux d'avoir eu l'idée de l'emmener voir Jésus. Mais moi, je vais rester là, je vais l'accompagner cet homme, parce qu'il est vraiment celui que mon cœur attend depuis si longtemps, le sauveur que Dieu nous a promis. D'ailleurs n'est-ce pas le sens de son nom? 

 

 

MARDI 7 DECEMBRE.Mt18, 22-24

 

Is 40 11 Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent.

 

 Je ne sais pas s'il faut se référer à ce qui vient avant (gardez-vous de mépriser un seul de ces petits et tout le discours sur le scandale) ou sur ce qui vient après, sur le frère qui a commis une faute. Mais ce qui semble certain, c'est que celui qui considéré comme une brebis qui s'est égarée, il est du devoir du berger (du frère) de laisser tout le troupeau pour aller la chercher, et ce quoiqu'elle ait fait.  Et c'est ce que Jésus fait par l'incarnation.

 

12 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? 

 

J'aime bien quand Jésus d'un coup, interrompt son discours, pour demander l'avis de ses auditeurs. C'est un peu comme s'il avait peur qu'ils se bouchent les oreilles, qu'ils déconnectent et là, ça les ramène. Très bon orateur Seigneur. Ou très bon écrivain Matthieu. Ce qui est aussi intéressant c'est le lieu. Jérusalem est bien bâtie sur une montagne. Peut-être que Jésus part à la recherche de Jérusalem et pour cela il a laissé sa Galilée.

 

13 Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. 

 

Il y a une incertitude, mais s'il y arrive, alors ce sera sa joie. Et cela on peut le comprendre. 

 

14 Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »

 

Ce qui est dit là, c'est que le Père ne veut pas que l'on fasse du mal à ses enfants, les petits, ceux qui se laissent mener parfois par le bout du nez, et que l'on est responsable devant lui de ce qui se passe. Donc toute cette péricope est centrée sur le travail de la future église. 

 

01 À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »

02 Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,

03 et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

04 Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.

 

05 Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi.

 

06 Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’il soit englouti en pleine mer.

 

07 Malheureux le monde à cause des scandales ! Il est inévitable qu’arrivent les scandales ; cependant, malheureux celui par qui le scandale arrive !

08 Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer dans la vie éternelle manchot ou estropié, que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel.

09 Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans la vie éternelle, que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.

 

10 Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

 

12 Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?

13 Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.

14 Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu.

 

 

 

 

MERCREDI 8 DÉCEMBRE. Lc 1, 26-38

 

26 En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, 

27 à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.

 

Le tableau est dressé. Un ange qui un message à délivrer, un lieu, qui n'a aucune notoriété, une jeune inconnue, dont on sait qu'elle est promise à un homme (pas là)Joseph de la trobu de David, d'où doit naître celui qu'on attend, si on en croit les psaumes.

 

28 L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » 

29 À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. 

 

On connait bien la scène, mais on peut imaginer que cela a dû faire un sacré choc à cette jeune fille. A la fois voir et entendre. Et quand un ange apparaît, quelque chose va venir bouleverser le cours des choses. Mais c'est comme avec Gédéon, il apparait sans qu'il y ait eu de demande au préalable, et comme pour Gédéon il y aura une annonce de quelque chose de bouleversant. 

Ce qui est intéressant, c'est qu'elle ne dit rien, elle attend. 

 

30 L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. 

31 Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. 

32 Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; 

33 il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » 

34 Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » 

 

Là c'est l'annonce du roi messie. Fils du très Haut; David. Règne sur la maison de Jacob, donc sur les douze tribus. Si Joseph est de la lignée de David, cela reste possible, mais le futur qui est dans le texte, doit être quelque chose comme un futur immédiat, car Marie comprend que c'est maintenant, pas quand le mariage sera conclu. Et cela permet de mieux comprendre sa demande. Il y a en sous-jacent un aujourd'hui. Et quand Dieu parle, on ne discute pas ou le moins possible.

 

35 L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. 

 

Et là, c'est autre chose qui se dessine. Il sera rempli d'Esprit Saint, il sera Saint et Fils de Dieu. Il est question d'un autre héritage. Seul Dieu est Saint et si ce qui doit naître d'elle est saint c'est que le très haut doit agir d'une manière inconnue et incompréhensible. 

 

36 Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. 

37 Car rien n’est impossible à Dieu. » 

 

Si on pense au parallèle avec Sara et Abraham, oui rien n'est impossible à Dieu. Mais la ce ne sera pas conception d'une femme qui n'arrive pas à avoir d'enfant, mais avec une jeune fille qui devient l'épouse du très haut en quelque sorte.

 

38 Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

 

Je me disais ce matin que la phrase de Marie est celle de Jésus à Getsémanie: non pas ma volonté, mais la tienne. 

 

Le message est délivré, il a été accepté, il a pris chair et l'ange peut se dire= mission accomplie. 

 

 

JEUDI 9 DÉCEMBRE. Mt 11, 11-15

 

Je suppose que le lien avec la première lecture, puisqu'on aborde maintenant Jean Baptiste, c'est Dieu qui va faire de Jacob "16t u les vanneras, un souffle les emportera, un tourbillon les dispersera. Mais toi, tu mettras ta joie dans le Seigneur ; dans le Saint d’Israël, tu trouveras ta louange".  Car il est bien question quelque part dans le discours de Jean de la pelle à vanner qui va disperser. 

 

Et comme c'est du Matthieu, il y a le lien avec la prophétie de Malachie, qui termine le livre avec l'annonce de la venue d'Elie, sous les traits de Jean.

 

 

1 En ce temps-là, Jésus déclarait aux foules : « Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui. 

 

Dans l'épitre aux Galates, Paul dit aussi de Jésus qu'il est né d'une femme. Et c'est je crois un moyen d'affirmer l'humanité de Jésus. Là, peut-être que certains faisaient de Jean une sorte de Dieu, alors Jésus le dément. Mais il affirme qu'il est un grand homme, mais que celui qui comme lui Jésus se fera le plus petit sera le plus grand dans le royaume à venir où il y a une inversion. 

 

12 Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu’à présent, le royaume des Cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer. 

 

Je suppose que là, il s'agit de ceux qui veulent s'emparer du royaume par ce respect quasi obsessionnel de la loi, ou des autres groupes, car il s'agit toujours d'avoir la vie éternelle. 

 

13 Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont prophétisé jusqu’à Jean.

 14 Et, si vous voulez bien comprendre, c’est lui, le prophète Élie qui doit venir.

 15Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »


Avec Jean quelque chose se termine, quelque chose nait et c'est un autre accès à la vie éternelle.

 

VENDREDI 10 DÉCEMBRE. Mt 11, 16-19

 

Le discours sur Jean continue. Enfin d'une certaine manière. Les deux derniers versets étaient: jean est elie annoncé par Malachie et que celui qui a des oreilles, qu'il entende. Il s'agit toujours d'un enseignement donné aux foules.

 

16 En ce temps-là, Jésus déclarait aux foules : « À qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d’autres en disant : 

17 “Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine.” 

 

J'ai joué de la flute sur la place du marché et personne n'a voulu danser, c'était une chanson du Père Cocagnac. Et on voit bien ce que Jésus veut dire, quoique je fasse, quoique je dise, vous restez dans votre monde, dans votre univers dans votre bulle, et ce quelque soit l'interlocuteur.

 

18 Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas, et l’on dit : “C’est un possédé !” 

19 Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et l’on dit : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” 

 

En gros, vous n'êtes jamais contents, tout ce que vous savez faire, c'est critiquer, détruire, dire du mal. Mais pour Jésus, là, on ne dit pas qu'il est un possédé, mais qu'il est un ami des publicains et des pécheurs. C'est cela qui fait qu'il n'est pas fréquentable. Cela parait tellement mesquin, mais… Mais cela veut dire que Lui , Jésus, il n'est pas de leur monde, alors il ne peut être que rejeté.

 

Mais la sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu’elle fait. »

 

Mais il y a un autre regard. Celui qui sait regarder est capable de reconnaitre en ces deux hommes la présence et le dessin de Dieu. 

 

Ce qui me parait important dans ce petit texte, c'est quand je rencontre quelqu'un de ne pas rester au superficiel aussi à ce qui est peut-être différent de ma manière de fonctionner, de ne pas juger et de voir en cette personne, la Sagesse de Dieu qui se manifeste à moi. Le frère qui est un signe.

 

 

SAMEDI 11 DÉCEMBRE. Mt 17, 10-13

 

Cela se passe juste après la Transfiguration et les trois ont vu Jésus parlant à Moïse et à Elie, ce qui peut expliquer leur question.

 

10 Descendant de la montagne, les disciples interrogèrent Jésus : « Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d’abord ? » 

 Les scribes qui connaissent les écritures connaissent plus de choses que les simples juifs qui pratiquent comme ils peuvent, et si Elie est au ciel, alors qu'est-ce que ça veut dire. D'autant que jean a été mis à mort. 

 

Mais la question est un peu étonnante. Jésus après la transfiguration (ils ne virent plus que Jésus seul),  donne un ordre: "ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l'homme ne soit ressuscité d'entre les morts." Et du coup, (cela est mentionné dans l'évangile de Mc 9, 10 Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ». 

 

C'est un peu comme si la question qu'ils n'osent pas poser, est transposée sur le prophète Elie qui doit venir d'abord. 

 

11Jésus leur répondit : « Élie va venir pour remettre toute chose à sa place.

 

12 Mais, je vous le déclare : Élie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Et de même, le Fils de l’homme va souffrir par eux. » 

 

Et là, il y a une double réponse. Oui Elie par la parole de Jean est venu, donc les temps sont proches, et le salut est là. Mais lui, comme Jean, va être livré et mis à mort.

 

13 Alors les disciples comprirent qu’il leur parlait de Jean le Baptiste.



Je sais bien qu'on est dans la fin de la deuxième semaine de l'avent et que l'on se penche (ou médite) sur ceux qui sont venus avant et pendant. Le rôle d'Elie chez malachie, c'est d'avoir ramené le cœur des pères vers les fils et le cœur des fils vers les pères, et le baptême de Jean,  c'est aussi cela. Jésus d'une certaine manière propose la même démarche, mais en l'ouvrant à l'infini, et aussi avec de l'universel, et c'est peut-être aussi pour cela que sa mort sera demandée et réalisée. 

 

Lu hier (mais où,) un texte qui m'a fait réflechir. Si Jésus est la tête et nous le corps, pour que la tête "passe" qu'elle quitte la matrice terre, la matrice monde, pour que le corps puisse suivre, quand on voit par où est passé la tête, par la mort sur la croix, mais pas seulement, il y a toute cette vie de cheminement, de solitude, de travail aux œuvres), alors il nous faut, nous qui sommes le corps suivre la même route et passer par ce chemin de mort. 

samedi 4 décembre 2021

SEMAINE DU 28 NOVEMBRE AU 4 DÉCEMBRE. ÉVANGILES

DIMANCHE 28 NOVEMBRE. Lc 21, 25-28. 34-36

 

25 En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. 

26 Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées.

 

L'amorce en ce temps là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue est un peu biaisée. Il s'agit d'une réponse de Jésus à ses disciples. Ceux-ci se sont extasiés devant le temple, Jésus a annoncé sa destruction, puis il est parti sur des annonces de destructions plus générales et plus massives, mais aussi de persécutions. Puis il reparle de la chute de Jérusalem et de là, il va plus loin. Il parle de son retour à lui dans ce contexte qui peut servir de signe.

 

On peut presque penser à l'apocalypse, le texte que l'on lit pour l'Assomption. Un signe dans le ciel. Mais ces signes là, ils sont pour nous assez inimaginables. C'est de fait voir ce qui peut se passer dans l'autre monde, mais c'est bien de cet autre monde, que l'on oublie, dont parle Jésus. Oui il y a notre petit monde, mais il ya un ailleurs dont nous n'avons aucune idée, et c'est de cet ailleurs que Jésus parle. Il affirme que c'est là qu'il sera et que c'est de là, qu'il viendra ou reviendra, avec les attributs de Dieu. 

 

 

 27Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. 

 

28 Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. » 

 

Puis, ça repart un peu en arrière, et c'est un message d'espoir. Quand les cieux s'ouvriront, quand vos yeux verront, alors sachez, que je vais venir et que vous trouverez en moi le repos et le salut.

 

34 Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste 

35 comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. 

 

36 Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »


Mais en attendant, ne vous laissez pas prendre par les contingences du temps présent. Veillez et priez, et le jour dernier viendra et s'abattra. Personne ne pourra y échapper. Et vous serez des vivants debout devant moi, moi qui suis le Fils de l'Homme. 

 

Mais tout cela se passe dans le temple. Je viens de lire la finale de ce chapitre et je la trouvé émouvante, car juste après, ça bascule dans la préparation de la Pâque. 

 

37 Il passait ses journées dans le Temple à enseigner ;

mais ses nuits, il sortait les passer en plein air, à l’endroit appelé mont des Oliviers.

 

Enseigner/ prier. Dedans/dehors. 

 

38 Et tout le peuple, dès l’aurore, venait à lui dans le Temple pour l’écouter.

 

 

LUNDI 29 NOVEMBRE.  Mt 8, 5-15

 

Nécessité de faire le lien entre la première lecture: toutes les nations viendront vers Jérusalem et cet homme est le premier à le faire. 

 

Il vient de guérir le lépreux. Finalement celui qui s'approche de lui, c'est un autre lépreux aux yeux des juifs, un occupant. Et là aussi jésus accède à sa demande et de même qu'il a touché le lépreux de même il n'hésite pas à se rendre dans la maison s'un païen. 

 

Mais c'est là, où le centurion fait preuve d'une immense délicatesse et d'une immense foi. Et lui le païen, il devient modèle pour les fils d'Abraham. 

 

Il y a peut-être deux regards. Celui de Jésus qui n'hésite pas à se compromettre et le regard du centurion, qui fait confiance à cet homme, qui le regarde, qui se sait regardé et compris. 

 

5 En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : 

6 « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » 

7 Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. » 

 

Jésus ne délègue pas, il s'engage lui-même, il y a une demande importante qui traduit l'humanité de cet homme et c'est à cela que Jésus répond, et peut-être que c'est le fait d'entendre la voix, de voir le regard qui pousse le centurion a passer sur un autre registre. Il aurait pu forcer Jésus à venir, mais là, il le supplie de ne pas venir car en cet homme rayonne aussi la puissance. L'autorité comme cela est noté bien souvent.

 

8 Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. 

9 Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » 

 

Là ce n'est plus le geste mais la parole qui est demandée. Et la foi.

 

10 À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. 

11 Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux,

 

Dans ces versets, il n'y a pas les paroles de guérison:

 

 12 mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

13 Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.

 

 Donc la liturgie veut nous faire réfléchir sur autre chose. L'universalité salut. Et c'est différent.

 

MARDI 30 NOVEMBRE. ST ANDRÉ. Mt 4, 18-22

 

Il y a eu les tentations, le choix de Jésus de quitter Nazareth, la première prédication: convertissez vous, car le royaume de Dieu est tout proche et ensuite Jésus qui démabule dans une ville qu'il ne connait peut-être pas, et qui est tout seul. Et là, il sait qu'il a besoin de disciples pour être sa famille et les former. Et il regarde et parmi tous les pêcheurx ils appelle ceux là. Il y a bien un choix, une élection. Mais à ce choix il faut savoir répondre au moment opportun. 

 

Bon chez Jean, ça ne se passe pas comme ça et c'est André qui va chercher Pierre, mais les deux autres, c'est bien au bord du lac. La première famille de Jésus est différente. Andre, le disciple sans nom, Philippe, Nathanaêl, Pierre. 5 comme les doigts de la main.

 

C'est un texte qui est brut. Ça ne se passe pas après une peche étonnant, non, ça démarre comme ça. Jésus qui marche, qui regarde et qui appelle des hommes en pleine action. Ils sont en train de jeter les filets; et ils laissent en plan et ils suivent. Et rebelotte avec les deux autres qui laissent leur père, leur barque et qui le suivent. Tel que c'estraconté, cette irruption de Jésus dans le quoidien de deux fois deux hommes, c'est sidérant. Et ce qui est beaui c'est leur réponse. Ils laissent leur filet, là où il était, ils laissent leur père et leur barque et ils s'engagent pour une autre traversée. C'est peut-être cela le message. Se laisser embarquer vers une autre destination, un autre chemin, mais faire confiance à la voix de celui qui appelle, mais aussi à son regard. 

 

Là, ça fait une main, ils sont 5.. Unis pour le royaume et sans savoir ce que voudra dire "pêcheurs d'hommes".

 

18 En ce temps-là, comme Jésus marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. 

19 Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » 

20Aussitôt, laissant leurs filets, 

ils le suivirent

. 

 

21 De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela.

 22Aussitôt, laissant la barque et leur père,

 ils le suivirent.



MERCREDI 1° DECEMBRE. MT 15, 29-34   À mettre en lien avec isaïe; les vins capiteux et la viande savoureuse.

 

Jésus a guéri la fille de la femme cananéenne, il revient en Galilée, et c'est l'épisode de ce jour, à mettre en lien avec le premier texte. Et "ils mangèrent et ils furent rassasiés". C'est la deuxième  multiplication des pains. 

 

Il y a l'abondance des guérisons comme il y a l'abondance du partage. Et là, il reste 7 corbeilles et non pas 12 comme dans le passage de Mt 14.

 

Et ça se passe sur une montagne et non au bord du lac. Ce qui est surement important pour Matthieu.  

 

29 En ce temps-là, Jésus partit de là et arriva près de la mer de Galilée. Il gravit la montagne et là, il s’assit. 

30 De grandes foules s’approchèrent de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d’autres encore ; on les déposa à ses pieds et il les guérit. 

 

Cette fois -ci, Jésus n'enseigne pas. Et pourtant il aurait pu, mais c'est autre chose qui lui est demandé et il y a surement un effort des foules pour conduire, amener, déposer. On peut dire que la solidarité est importante. Et Jésus est là. J'ai toujours aimé cette image de "déposer"à ses pieds. Ce ne sont pas des trésors que l'on dépose, non ce sont des êtres qui ont besoin de guérison, et il le fait. Bon j'ai eu une image stupide des feuilletons américains où on fait la queue (les enfants) pour aller sur les genoux du Père Noël, lui parler, lui demander quelque chose, être pris en photo avec lui. Il y a un peu de cela aussi.

Mais j'aime cette scène.

 

31 Alors la foule était dans l’admiration en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis, des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ; et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël. 

 

Cela reprend la réponse de Jésus aux disciples de Jean: les muets parlent, les aveugles voient. On est dans une plénitude, et Jésus s'efface devant le Père, car c'est au Dieu d'Israël que l'on rend grâce. 

 

32 Jésus appela ses disciples et leur dit : « Je suis saisi de compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, ils pourraient défaillir en chemin. » 

 

Là, c'est la compassion, mais Jésus ne parle pas de sa fatigue à lui. Il parle des autres et il ne veut pas qu'ils défaillent alors qu'ils viennent de retrouver la santé pour beaucoup. Et c'est le dialogue, avec les disciples qui doivent penser qu'il a de drôles d'idées.

 

33 Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour rassasier une telle foule ? »

 34Jésus leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? »

 Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. »

35 Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. 

 

Là, c'est la nourriture prévue pour les disciples qui va être donnée, et c'est important aussi. Ce n'est plus dans la foule, c'est les réserves, ce sur quoi les disciples comptaient qu'il ne faut pas garder pour soi.

 

36 Il prit les sept pains et les poissons ; rendant grâce, il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules. 

 

Et c'est le pain du partage, ce mot repris je crois sur RCF et que j'aime cat Jésus est l'homme du pain rompu, du pain partagé, mais pas perdu.

 

37 Tous mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles pleines.



Apprendre à ne pas garder, même si cela parait indispensable. Après tout Jésus a donné sa vie, son souffle alors …

 

 

JEUDI 2 DÉCEMBRE. MT 7, 21. 24-27

 

Dans la première lecture, il est question d'une ville forte, que le Seigneur protège avec mur et avant mur. Si on prend appui sur le Seigneur, on perdure, mais si on ne s'appuie pas sur lui, même si on se croit invincible, on s'écroule.

 

2 1En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. 

 

Celui qui écoute et qui fait la volonté de mon père, celui la m'est un frère, une sœur, une mère. Mais la difficulté c'est bien de faire la volonté du Père, et pas la sienne propre et surtout de faire totalement confiance.

 

24 Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.

25 La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. 

26 Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable. 

27La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »

 

Dans le livre de proverbes, il y a souvent l'opposition entre le sot et le prévoyant. Le sensé et l'insensé. Là c'est la même chose.

J'avais commencé par séparer les deux, mais je pense que les lier est important. Il y a finalement accepter de se fatiguer ou être paresseux, choisir le plus facile, et ensuite devant la ou les épreuves, c'est tenir envers et contre tout, ou être emporté; On retrouve un peu les paraboles du grain étouffé par les épreuves de la vie. Et pour moi, la maison c'est aussi la lignée. 

 

VENDREDI 3 DECEMBRE. Mt 9, 27-21

 

La fin du chap 8, ce sont les possédés de Gérasa et Jésus revient chez lui, on peut penser à Capharnaum.

Il y a le paralysé (mais c'est dehors) et Jésus rentre dans sa maison.

Jésus part, et c'est l'appel de Matthieu. Un repas. 

Les disciples de Jean: pourquoi jeunons nous?

La demande du notable, viens sauver ma fille.

La femme hémorroïse.

La maison du notable et la vie. 

Et c'est sur le chemin du retour que se passe la péricope de ce jour. 

 

Bien entendu ce texte fait écho à la première lecture du livre d'Isaïe.  18Les sourds, en ce jour-là, entendront les paroles du livre. Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres, leurs yeux verront.  

Mais pas seulement, car c'est l'annonce d'un temps nouveau, un temps oùJacob sortira de la honte d'avoir été vaincu, et où Dieu sera présent dans son peuple.

 

 

27 En ce temps-là, Jésus était en route ; deux aveugles le suivirent, en criant : « Prends pitié de nous, fils de David ! »

 

Il faut dire qu'un homme qui a redonné la vie à une jeune fille, c'est quelqu'un. Il est capable de tout, alors les deux le suivent, mais c'est sirérant pour des aveugles. Et ils crient leur demande en l'adressant à celui qu'ils reconnaissent comme un roi. Un messie? Peut-être.Mais jésus ne s'arrête pas, et la "poursuite" continue.

 

28 Quand il fut entré dans la maison, les aveugles s’approchèrent de lui, et Jésus leur dit : « Croyez-vousque je peux faire cela ? » Ils lui répondirent : « Oui, Seigneur. » 

 

Ils l'ont suivi, ils sont arrivés dans la maison, ils s'approchent enfin de lui et c'est Jésus qui parle. Il pose une question, et la réponse montrerait qu'ils sont passés de Fils de David à Seigneur, ce qui est autre chose. 

 

29 Alors il leur toucha les yeux, en disant : « Que tout se passe pour vous selon votre foi ! » 

30 Leurs yeux s’ouvrirent, et Jésus leur dit avec fermeté : « Attention ! que personne ne le sache ! » 

 

Un geste, mais ce n'est pas une parole de guérison. C'est autre chose. C'est vous êtes les artisans de votre guérison. Si vous croyez en moi, vous serez guéris, si votre foi c'est du chiqué, il ne se passera rien. 

Les yeux s'ouvrent, mais il y a un ordre: j'ai ouvert vos yeux, mais vous fermez votre bouche. Cela évoque un peu la guérison du lépreux, où Jésus ordonne aussi de ne pas dire, et là aussi, la demande de Jésus est un échec.

 

31 Mais, une fois sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.



Peut-être que l'important ce n'est pas tant d'être guéri, de retrouver quelque chose de perdu, que de prêter attention à ce que Jésus peut demander à un moment donné. Et à lui obéir.

 

SAMEDI 4 DÉCEMBRE.

 

Livre d'Isaïe 30,19-21.23-26. 

19Ainsi parle le Seigneur, le Dieu saint d'Israël : Peuple de Sion, toi qui habites Jérusalem, tu ne pleureras jamais plus. À l’appel de ton cri, le Seigneur te fera grâce. Dès qu’il t’aura entendu, il te répondra. 

20 Le Seigneur te donnera du pain dans la détresse, et de l’eau dans l’épreuve. 

Celui qui t’instruit ne se dérobera plus et tes yeux le verront. 

21 Tes oreilles entendront derrière toi une parole : « Voici le chemin, prends-le ! », et cela, que tu ailles à droite ou à gauche. 

 

23 Le Seigneur te donnera la pluie pour la semence que tu auras jetée en terre, 

et le pain que produira la terre sera riche et nourrissant. 

Ton bétail ira paître, ce jour-là, sur de vastes pâturages. 

24 Les bœufs et les ânes qui travaillent dans les champs mangeront un fourrage salé, étalé avec la pelle et la fourche. 

 

25Sur toute haute montagne, sur toute colline élevée couleront des ruisseaux, au jour du grand massacre, quand tomberont les tours de défense. 

26 La lune brillera comme le soleil, le soleil brillera sept fois plus, – autant que sept jours de lumière – le jour où le Seigneur pansera les plaies de son peuple et guérira ses meurtrissures.

 

 

Celui qui t'instruit ne se dérobera plus;

 

 

 Mt 9, 35-38. 10,1. 5a-8

 

35 En ce temps-là, Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. 

36 Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. 

37 Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. 

38 Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » 

 

Il y a eu des guérisons, mais Jésus ne reste pas statique. Il est celui qui marche, qui jette la parole, qui guérit toute maladie et toute infirmité. Et là, j'entends l'infinie compassion de Jésus pour ceux qui viennent vers lui, que ce soit pour l'écouter ou lui demander une guérison. Et il y a peut-être une espèce d'impuissance que ressent Jésus. Et pour lui, cela devient aussi demande. Demandez au maître de la moisson d'envoyer des ouvriers. Et c'est là, que la réponse en quelque sorte vient pour lui. Envoie-les autres, envoies ceux que tu as commencé à former, je serai avec eux (comme dans la première lecture), et annonce par eux et avec eux.

 

1 Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité. 

 

5a Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : 

 

6 « Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. 

7 Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. » 

8 Guérissez les malades, ressuscitez les morts,

purifiez les lépreux, 

expulsez les démons. 

 

vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »

 

et c'est l'envoi, mais les apôtres sont bien nantis avec ce pouvoir d'expulser les esprits mauvais, et de guérir. Et ils en ont des choses à faire, pour proclamer que le royaume de Dieu est tout proche (ou s'est approché). 

 

Merci Seigneur de donner ton pouvoir à ceux que tu envoies aujourd'hui, à ceux qui ont reçu gratuitement, pour qu'ils te donnent gratuitement, pour qu'ils révèlent qui tu es et pour que ton nom soit reconnu.

samedi 27 novembre 2021

SEMAINE DU 21 AU 27 NOVEMBRE. FIN DE L'ANNÉE LITURGIQUE.


 

DIMANCHE 21 NOVEMBRE. Jn 18, 33b-37

 

Quelque part, je trouve que le texte se suffit en lui-même.. 

 

Ce dialogue en un haut dignitaire, et Jésus reste quand même très étonnant. Jésus est quand même un "n'importe qui" et voilà que Pilate prend le temps de l'interroger et même de vouloir comprendre. Peut-être qu'il ne veut pas se faire avoir par les grands-prêtres, mais hélas il ne leur tiendra pas tête. Voir en Jésus un roi, après la nuit qu'il vient de passer. Mais c'est bien ce qui sera écrit comme motif. 

 

33b En ce temps-là, Pilate appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » 

 

 

34 Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »

 

 35 Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » 

 

36 Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »

 

            37 Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? »

 

 Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »



Importance des verbes autour de la parole: dire, déclarer, demander. C'est bien autour de la parole que tout se joue, et du croire, de l'entendre et donc de laisser la parole entrer en soi. Il est aussi question de cette royauté qui a une autre dimension, qui n'est pas pour mettre l'homme sous sa coupe, qui n'est pas totalitaire et qui permet à l'humain de devenir ce qu'il est appelé à être. 

 

Je suis toujours terrorisée par ce qui se passe en chine et dans les pays totalitaires, qui ne permettent pas la vérité (quelle qu'elle soit) et aujourd'hui c'est pour ces pays là, que souhaite te prier, toi qui est le Roi, pour que le mensonge soit vaincu, pour que l'Amour soit annoncé, pour que tu puisses régner sur ces hommes et ces femmes qui vivent dans la terreur. 


 

LUNDI 22 NOVEMBRE.  Lc 21, 1-4 (évangile de dimanche dernier dans Marc)..

 

1En ce temps-là, comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor. 

J'aime beaucoup ces références aux regards de Jésus. Il n'est jamais statique. C'est un regard qui observe, qui est vivant, qui balaye et qui va au-delà. Là il a enseigné, et même il enseigne. Et tout en enseignant, il est attentif. Et à la limite, il va partir sur autre chose; Il se laisse surprendre. Et c'est magnifique. 

 

2 Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie. 

 

3 Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres. 

4 Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. »


Il voit, et de ce qu'il voit, il fait quelque chose pour les disciples; Faites attention à la manière dont vous regardez et dont vous jugez les autres; ce n'est pas la quantité mais la qualité. C'est la manière dont vous donnez aussi qui compte. Et si vous arrivez à tout donner pour Dieu, compter totalement sur lui, alors heureux êtes vous; car c'est cela avoir une âme de pauvre.


 

MARDI 23 NOVEMBRE LC 23, 5-11

 

Commentaire du Père Paul: on n'avait vraiment pas besoin que Jésus en rajoute une couche. Mais heureusement il a fait le lien avec le texte de demain: c'est par votre persévérance que vous gardez votre vie, et là, il faut savoir de quelle vie Jésus parle. 

 

5 En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara :

 6 « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »

 

Là c'est une réponse qui a dû être dure à entendre, surtout que ce temple était un peu une merveille et devait faire la fierté de peuple, malgré les impots. Quand on voit les pierres apportées par Hérode pour faire les fondations, je me dis que certes tout a été détruit, mais grâce à lui, ce roi sanguinaire, le mur du temple a été retrouvé et un culte différent peut-être rendu au Seigneur des Seigneurs.

 

7 Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »

 

Donc, ils sont bien entendu et les questions fusent; ave le quand et surtout le signe. C'est intéressant cette question du signe qui est un peu comme un fil rouge dans les synoptiques mais aussi dans l'évangile de Jean. Dans les actes, les signes sont nombreux.

 

8 Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux ! 

9 Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »

10 Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. 

11 Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. »

 

 

Là, Jésus est clair, ne vous méprenez pas sur les signes. Des guerres, des désordres il y en au et il y en aura. Des cataclysmes il y en aura et aussi des signes venus du ciel (et là pour moi cela évoque la bombe atomique), peut-être ces autres signes d'apparition, je ne sais pas, mais ces signes là, ne sont pas les signes. Ils peuvent aider à se convertir, mais le signe, personne ne le connaît et c'est ce qui je crois a déjà été dit. 

 

Alors oui, des signes il y en a. le seul signe connu, c'est la mort et la résurrection et c'est bien celui)-là qui ouvre une certaine fin des temps pour chacun d'entre nous.


 

MERCREDI 24 NOVEMBRE. Lc 19, 21, 12-19

 

Comme ce texte ne se trouve que dans Luc, qui est aussi le rédacteur des actes, pour moi, ce texte en quelque sorte prélude ce qui se passera.

.

12 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom.

13 Cela vous amènera à rendre témoignage. 

 

On a bien porté la main sur les apôtres et les disciples, on les a bien livrés aux autorités. Par contre livrer aux prisons je veux bien, livrer aux synagogues, j'ai un peu plus de mal. 

 

Comparaitre devant des rois et des gouverneurs, c'est bien ce qui est arrivé à Paul et Jésus dit bien à Paul, tu dois aller à Rome, c'est là que tu me rendras témoignage

 

14 Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. 

15 C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. 

 

Cela est aussi manifesté dans les Axctes où les notables se demandent comment des hommes sans instruction sont capables de tels discours. Maintenant langage et sagesse; c'est bien des attributs de l'esprit saint.

 

16 Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. 

17 Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. 

18 Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. 

19 C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »


 Là, c'est la description de la réalité en cas de guerre et de persécutions; ce sont les proches, ceux sur lesquels on devrait compter qui livrent. 

 

Et la finale, qui reste opérante aujourd'hui, la persévérance qui permet de garder la Vie et non pas la vie.


 

JEUDI 25 NOVEMBRE. Lc 21,20-28

 

20 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, alors sachez que sa dévastation approche. 

21 Alors, ceux qui seront en Judée, qu’ils s’enfuient dans les montagnes ; ceux qui seront à l’intérieur de la ville, qu’ils s’en éloignent ; ceux qui seront à la campagne, qu’ils ne rentrent pas en ville,

 

La, c'est vraiment un mot d'ordre: prenez la fuite. Et c'est prophétique.

 

22 car ce seront des jours où justice sera faite pour que soit accomplie toute l’Écriture. 


Pas facile ce verset. S'il s'agit de la chute de Jérusalem. Quelle justice? Qui paye? Accomplissement des ces prophéties des "petits prophètes), mais aussi de Daniel. Oui quelque chose va se produire, mais le fils de l'homme n'est pas apparu à ce moment là. 

 

23 Quel malheur pour les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là, car il y aura un grand désarroi dans le pays, une grande colère contre ce peuple. 

24 Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés en captivité dans toutes les nations ; Jérusalem sera foulée aux pieds par des païens, jusqu’à ce que leur temps soit accompli. 

 

Il me semble que là, on peut entendre la compassion de Jésus pour cette population qui va subir cela. L'ennui c'est que normalement qui dit colère, dit péché et la question est de savoir si cette destruction est liée à la condamnation de Jésus, ou à autre chose. 

 

25 Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. 


Ce verset m'a toujours fait penser à la bombe atomique en 1945. il y a eu un signe dans le ciel. et quel signe, mais pas celui de l'amour, celui de la destruction. 

 

26 Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. 

 

Là, ça passe à un autre registre. Et ces changements, sont source de peur. 

 

27 Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. 

 

28 Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »

 

Là, j'ai un pb. Pour moi, la rédemption est là depuis que Jésus est redevenu vivant, en fait depuis l'incarnation. Peut-être que cela veut dire simplement la vie éternelle qui sera donnée. La nouvelle vie. Comme le faisait remarquer le Père Frédéric ce matin, c'est "redressez vous, relevez la tête" qui fait comprendre que la revenue à la Vie est là.  

 

 

 

 

VENDREDI 26 NOVEMBRE. Lc 21, 29-33

 

29 En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : « Voyez le figuier et tous les autres arbres. 

30 Regardez-les : dès qu’ils bourgeonnent, vous savez que l’été est tout proche. 

 

31 De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche. 

 

Si on reprend les versets antérieurs, cela en fait des signes. Peut-être des signes différents, mais avec la consigne, veillez et continuez à aimer.

 

32 Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout cela n’arrive. 

 

33 Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.


Et c'est bien cela, tout passe, mais lui, Il demeure.

 

 

SAMEDI 27 NOVEMBRE. Lc 21, 24-36

 

Fin du chap. 21, et c'est la passion qui va commencer. On entend presque du St Paul dans le verset 34, avec les beuveries..  

 

On ne sait pas trop finalement de quel jour il s'agit, fin des temps, fin du temps pour chacun d'entre nous. Et pour nous, la mort peut tomber n'importe quand, d'où la nécessité de resté éveillé. 

 

Peut-être que l'important c'est ce que Jésus dit de la prière: priez en tout temps, ainsi vous aurez la force, d'échapper à tout ce qui doit arriver (là c'est du collectif), et de tenir debout (au moment du jugement). 

 

34 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste

 

 35 comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. 

 

Pour ce verset j'ai toujours une réminiscence de Fondation 3, où dans un aéroport, un filet s'abat sur tous les personnes présentes pour les immobiliser, les empêcher de partir et permettre à la police de faire son travail. C'est vrai du filet de l'oiseleur (le filet s'est rompu et nous nous sommes enfuis). Il y a bien cette image très forte, avec on n'échappera pas à cela, si on est vivant à ce moment-là. Le filet ne se rompra pas. Mais..

 

36 Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »

 

Mais si la prière a été une compagne, (et qu'elle peut -être dure par moment) alors, une force naitra en soi, et permettra de lutter contre la peur, et même d'être dans l'espoir que le fils de l'homme viendra enfin et que les cieux nouveaux et la terre nouvelle seront donnés. Le monde ancien s'en est allé, un monde nouveau est déjà là, et ce monde dont parle Paul, on le verra avec les yeux enfin ouverts. Le nouveau-né aura ouvert ses yeux.