samedi 11 octobre 2025

SEMAINE DU 6 AU 13 OCTOBRE. ÉVANGILES

 

 

 

LUNDI 6 OCTOBRE. Lc 10, 25-37

 

Importance du comment lire la parole. 

Attention à ne pas voir sans regarder. Les trois l'ont vu, seul un, a agi. Son regard a été autre. En fait; au lieu de s'occuper de lui, (si je le touche je deviens impur), il est saisi de compassion et agi en conséquence.

 

25 En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » 

26 Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » 

 

Jésus veut-il lui faire comprendre que la Tora, tout est dit? A condition de lire comme il faut. Le comment lis-tu est une très bonne interrogation.

 

27 L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » 

28 Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. » 

 

Ce qui est amusant, c'est que le docteur de la loi, donne d'emblée une réponse qui satisfait Jésus et qu'il reprendra quand on lui demandera quel est le plus grand des commandements, quand on veut le mettre à l'épreuve à Jérusalem. Mt 22. En Mc 12, 31, c'est aussi à Jérusalem et c'est un scribe qui pose la question du plus grand des commandements. Ça se termine par : tu n'es pas loin du royaume de Dieu. 

Et pour le docteur, tu sais ce que tu dois faire, maintenant, vis-le. 

 

 

29 Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » 

Il me semble que le docteur, n'est pas content. Il voulait une vraie discussion, pour pouvoir montrer sa supériorité et acculer Jésus devant ses disciples à une humiliation. Donc il relance comme il peut, histoire d'avoir le dernier mot.

 

30 Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.

 

Certains disent que Jérusalem, c'est la ville Sainte. Jéricho c'est la ville au-dessous du niveau de mer; et que les bandits symbolisent les forces du mal qui attaquent l'homme qui certes revient de J, mais qui a baissé sa garde.

 

 31 Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté

32 De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté

 

Surtout aucun contact. Pas de poser de questions, respecter la loi. 

 

33 Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. 

34 Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. 

 

Lui, ne reste pas à distance, il voit, il s'approche, il agit et lui donne sa propre monture, un toit et des soins. Il assure même le futur.

35 Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.” 

 

36 Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » 37 Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »

 

Ce n'est plus qui est mon prochain, mais comment être le prochain de l'autre. Jésus est-il le prochaine de ce docteur qui veut le mettre à l'épreuve? 

 

Je crois que dans la finale de ce chapitre 10, Jésus va se montrer le prochain de Marthe. 

 

 

MARDI 7 OCTOBRE. Lc 10, 38-42

 

Pour moi, mai c'est une redite, c'est une guérison pour Marthe. 

 

38 En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. 3

39 Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. 

40 Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » 

41 Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. 

42 Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

 

 

MERCREDI 8 OCTOBRE. Lc 11, 1_4

 

Pour moi : Lc 12, 12 car l'esprit saint vous enseignera tout ce que vous aurez à dire. 

 

1 Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »

 

Il y a un temps pour prier et un temps pour être avec les autres.

 

 

On apprend donc que Jean apprenait à ses disciples à prier; En quoi se démarque t il des pharisiens ? On peut imaginer que les Esséniens avaient aussi d'autres prières, mais dans quel but, pour demander quoi? 

En tous les cas, Jésus ne se dérobe pas. Mais on dit que cette prière est assez proche de prières qui existaient à cette époque.

 

 2 Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.

On commence par se tourner vers le Père, et a souhaiter qu'il soit connu de tous. 

Mais surtout, dire Père et non pas notre qui es aux cieux, c'est radicalement différent. Là je m'adresse comme Jésus, à quelqu'un qui n'est pas loin, qui n'est pas dans ce ciel que je ne peux imaginer, mais qui est là, tout près de moi, qui m'écoute et que je peux appeler Abba. Il n'est pas loi, il est proche et cela c'est une belle différence avec l'évangile de Mattieu. C'est vraiment le Dieu qui est le tout proche.

 

Dominique F. n'a pas pu s'empêcher de comment le verset de MAttheiu, que ta volonté soit faite qui n'est pas chez Luc;

 

 3 Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. 

 

Puis on fait une demande de vie, de la vie de tous les jours, le pain. Que ce soit le pain qui pemet de vivre que ce soit le pain de la parole. 

 

4 Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.»

 

On termine par une demande et pas n'importe laquelle, celle du pardon, et une affirmation, qui est presque je mérite d'être pardonné puisque je pardonne à ceux qui ont des torts. Or cela c'est peu évident. La dernière demande est pour moi fondamentale. 

 

A redire, tout ça lentement, pour le laisser imprégner la journée.

 

 

JEUDI 9 OCTOBRE. Lc 11, 5-13

 

Continuation imagée de la réponse sur la prière. Savoir que Dien entend, qu'il donne de bonnes choses, même si ce ne sont pas celles qui nous avons demandées. Savoir que la seule vraie demande qui sera entendue, c'est la demande de l'esprit saint. 

 

Mais je pense qu'ils ont dû être un peu déconcertés.

 

5 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : “Mon ami, prête-moi trois pains, 6car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.” 

7 Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : “Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.” 

8 Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut. 

 

Ce qui est étonnant, c'est que cet homme qui vient frapper à pas d'heure, ce n'est pas pour lui qu'il demande. Il se rend compte qu'il n'a rien pour accueillir quelqu'un qu'il aime, qu'il est démuni, et il se souviens que cet ami- là pourrait bien avoir de quoi le dépanner. Quand on reçoit, on offre le gîte et le couvert.  Et la réponse est que celui qui est dérangé en pleine nuit, il va se lever(sortir de son sommeil) et donner. 

 

J'ai souvent cru, et je le crois encore, que parfois, pour obtenir quelque chose, il fallait comme tirer la sonnette d'alarme, demander, demander et demander sans cesse, ne pas criandre de déranger. Parfois il y a urgence; Pour certaines choses, il n'en demeure pas moins que la prière qui vient, c'est que ta volonté soit faite et non la mienne.

 

9 Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. 

10 En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. 

 

Ne vous lassez pas, et vous serez entendus. Le tout est de savoir si nous demandons pour la bonne cause (là c'était la charité si je puis dire), mais parfois on ne sait pas décoder la réponse donnée.

 

11 Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? 

12 ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ? 

 

13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

 

Jésus dit que la seule demande qui sera exaucée (mais ailleurs il dira que 'il faut crier jour et nuit), c'est l'esprit saint. Et cela renvoie sur le texte de Joyce que j'ai bien aimé ce matin. 

 

Verset du jour : « Qui donc connaît la pensée du Seigneur et qui pourrait l’instruire ? Mais nous, nous avons la pensée du Christ. »
1 Corinthiens 2:16

 

 



Nous lisons dans 1 Corinthiens 2:16 que nous avons la pensée de Christ. Voilà une affirmation surprenante, et si elle ne figurait pas dans la Bible, beaucoup n’y croiraient pas. Paul n’affirme cependant pas que nous sommes parfaits ou que nous ne pécherons jamais. Ce qu’il dit, c’est que nous pouvons avoir des pensées spirituelles parce que Christ vit en nous. La bonne nouvelle est que nous n’avons plus besoin de penser comme autrefois ; nous pouvons commencer à penser comme Christ. 

Souvenons-nous également de la promesse que Dieu nous a faite par la bouche d’Ézéchiel : « Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau, j’enlèverai de votre être votre cœur dur comme la pierre et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon propre Esprit » (Ézéchiel 36:26-27). 

Christ a mis en vous une intelligence, un cœur et un esprit nouveaux. Vous grandissez spirituellement et devenez chaque jour un peu plus semblable à lui. Voilà assurément un sujet de reconnaissance !

 

 

VENDREDI 10 OCTOBRE.

 

 

15 En ce temps-là, comme Jésus avait expulsé un démon, certains dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » 

 

Je crois que si je me base aussi sur l'évangile de M, Pour Jésus, entendre cela, c'est une vraie blessure. Et il se défendra.

 

16 D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. 

Pour le signe venu du ciel (et cela aussi sera demandé) il répondra par le signe de Jonas. De même que Jonas est resté trois jours et trois nuits…

 

Certains disent, certains pensent. Et Jésus répond, pour eux et pour ses disciples. 

 

17Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. 

18 Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. 

19 Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. 

 

J'ai du mal à suivre son raisonnement. Si Satan, le diviseur est divisé, il est pris à son propre piège, il scie la branche sur laquelle il est assis. Et les disciples des pharisiens, eux par quel nom expulsent-ils?  Eux diront que vous êtes mauvais, pas moi, vous qui me jugez.

 

20 En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. 

 

Ouvrez les yeux et cessez de raisonner comme des patates, et acceptez que ce qui se passe chez vous, en ce moment, c'est signe de la présence du Dieu, de Dieu qui a quitté son ciel pour venir en ma personne jusqu'à vous.

 

21 Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. 

22 Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. 

 

Une petite parabole pour montrer (enfin je le crois) que Jésus est plus fort que le Béelzéboul.

Ce n'est pas clair. S'agit -il de celui qui se croit comme les pharisiens à l'abri de la tentation, qui du coup baisse sa garde et se fait prendre? Importance de veiller. Et là, la phrase suivante me plait plus. Avoir Jésus avec soi permet de garde l'unité. 

 

Certains disent (messe de midi) que cet homme c'est Dieu, mais je ne pense pas que Dieu puisse être désarmé. On peut dire que c'est le mauvais, mais distribuer ses dépouilles, je ne comprends pas. Maintenant, ce peut-être ceux qui se pensent forts, mais qui du coup ne pensent plus à se protéger. Et là on revient à la prière; Le prier sans cesse, et veiller. 

 

23 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. » 

 

Une petite sentence, pas si simple, donc à réfléchir. Ailleurs ii dira pour l'homme qui chasse des démons, qui n'est pas contre moi est pour moi. Là c'est avec Jésus se pose ici comme le rassembleur. Celui qui est unité, et si on n'est pas avec lui, lui qui est aussi un bouclier, on fait comme le diable, on sépare, on disperse. SI ma force c'est Jésus, alors ce n'est pas que je sois forte, mais avec lui, je peux rester dans l'unité. 

 

24 Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer. Et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.” 25 En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée.

 26Alors il s’en va, et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui, au nombre de sept ; ils entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début. »

 

-ne croyez pas être à l'abri, le travail contre le mauvais, c'est tous les jours qu'il faut le maintenir. Importance de la présence de l'Esprit comme armure contre ces démons;

 

 

SAMEDI 10 OCTOBRE. Lc 11, 27-28. St jean 23.

 

Autrefois, maternité de Marie. Avec Jésus perdu et retrouvé. 

 

Au moins il y a des gens simples, qui admirent ce Jésus qui guérit, qui explique, qui ne se met pas en colère.  Et je ne sais pas si autrefois on pouvait dire à quelqu'un heureux es-tu, (même si c'est dans les béatitudes) directement. Je veux dire qu'il peut y avoir des usages que nous ne connaissons pas. De mon temps, il ne fallait pas dire à une maman que son enfant était beau, parce que ça pouvait attirer sur lui la jalousie des démons. Mais admirer la maman d'un tel homme, la déclarer bien heureuse, c'est finalement simple et très beau.

 

Jésus ne dit rien contre sa maman, en fait il reprend aussi la phrase d'Elisabeth heureuse celle qui a cru en l'accomplissement de la parole du Seigneur. Mais a écouté, entendu, et gardé dans son cœur 

 

27En ce temps-là, comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! » 28Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »

 

Il doit avoir un autre endroit où c'est qui écoutent et mettent en pratique.

En soi, c'est un beau programme. 

 

DIMANCHE 12 OCTOBRE. LC 17, 11-19

 

SEMAINE DU 6 AU 13 SEPTEMBRE. ÉVANGILES

 

 

LUNDI 6 SEPTEMBRE. Lc 10, 25-37

 

Importance du comment lire la parole. 

Attention à ne pas voir sans regarder. Les trois l'ont vu, seul un, a agi. Son regard a été autre. En fait; au lieu de s'occuper de lui, (si je le touche je deviens impur), il est saisi de compassion et agi en conséquence.

 

25 En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » 

26 Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » 

 

Jésus veut-il lui faire comprendre que la Tora, tout est dit? A condition de lire comme il faut. Le comment lis-tu est une très bonne interrogation.

 

27 L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » 

28 Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. » 

 

Ce qui est amusant, c'est que le docteur de la loi, donne d'emblée une réponse qui satisfait Jésus et qu'il reprendra quand on lui demandera quel est le plus grand des commandements, quand on veut le mettre à l'épreuve à Jérusalem. Mt 22. En Mc 12, 31, c'est aussi à Jérusalem et c'est un scribe qui pose la question du plus grand des commandements. Ça se termine par : tu n'es pas loin du royaume de Dieu. 

Et pour le docteur, tu sais ce que tu dois faire, maintenant, vis-le. 

 

 

29 Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » 

Il me semble que le docteur, n'est pas content. Il voulait une vraie discussion, pour pouvoir montrer sa supériorité et acculer Jésus devant ses disciples à une humiliation. Donc il relance comme il peut, histoire d'avoir le dernier mot.

 

30 Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.

 

Certains disent que Jérusalem, c'est la ville Sainte. Jéricho c'est la ville au-dessous du niveau de mer; et que les bandits symbolisent les forces du mal qui attaquent l'homme qui certes revient de J, mais qui a baissé sa garde.

 

 31 Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté

32 De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté

 

Surtout aucun contact. Pas de poser de questions, respecter la loi. 

 

33 Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. 

34 Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. 

 

Lui, ne reste pas à distance, il voit, il s'approche, il agit et lui donne sa propre monture, un toit et des soins. Il assure même le futur.

35 Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.” 

 

36 Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » 37 Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »

 

Ce n'est plus qui est mon prochain, mais comment être le prochain de l'autre. Jésus est-il le prochaine de ce docteur qui veut le mettre à l'épreuve? 

 

Je crois que dans la finale de ce chapitre 10, Jésus va se montrer le prochain de Marthe. 

 

 

MARDI 7 OCTOBRE. Lc 10, 38-42

 

Pour moi, mai c'est une redite, c'est une guérison pour Marthe. 

 

38 En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. 3

39 Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. 

40 Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » 

41 Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. 

42 Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

 

 

MERCREDI 8 OCTOBRE. Lc 11, 1_4

 

Pour moi : Lc 12, 12 car l'esprit saint vous enseignera tout ce que vous aurez à dire. 

 

1 Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »

 

Il y a un temps pour prier et un temps pour être avec les autres.

 

 

On apprend donc que Jean apprenait à ses disciples à prier; En quoi se démarque t il des pharisiens ? On peut imaginer que les Esséniens avaient aussi d'autres prières, mais dans quel but, pour demander quoi? 

En tous les cas, Jésus ne se dérobe pas. Mais on dit que cette prière est assez proche de prières qui existaient à cette époque.

 

 2 Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.

On commence par se tourner vers le Père, et a souhaiter qu'il soit connu de tous. 

Mais surtout, dire Père et non pas notre qui es aux cieux, c'est radicalement différent. Là je m'adresse comme Jésus, à quelqu'un qui n'est pas loin, qui n'est pas dans ce ciel que je ne peux imaginer, mais qui est là, tout près de moi, qui m'écoute et que je peux appeler Abba. Il n'est pas loi, il est proche et cela c'est une belle différence avec l'évangile de Mattieu. C'est vraiment le Dieu qui est le tout proche.

 

Dominique F. n'a pas pu s'empêcher de comment le verset de MAttheiu, que ta volonté soit faite qui n'est pas chez Luc;

 

 3 Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. 

 

Puis on fait une demande de vie, de la vie de tous les jours, le pain. Que ce soit le pain qui pemet de vivre que ce soit le pain de la parole. 

 

4 Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.»

 

On termine par une demande et pas n'importe laquelle, celle du pardon, et une affirmation, qui est presque je mérite d'être pardonné puisque je pardonne à ceux qui ont des torts. Or cela c'est peu évident. La dernière demande est pour moi fondamentale. 

 

A redire, tout ça lentement, pour le laisser imprégner la journée.

 

 

JEUDI 9 OCTOBRE. Lc 11, 5-13

 

Continuation imagée de la réponse sur la prière. Savoir que Dien entend, qu'il donne de bonnes choses, même si ce ne sont pas celles qui nous avons demandées. Savoir que la seule vraie demande qui sera entendue, c'est la demande de l'esprit saint. 

 

Mais je pense qu'ils ont dû être un peu déconcertés.

 

5 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : “Mon ami, prête-moi trois pains, 6car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.” 

7 Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : “Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.” 

8 Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut. 

 

Ce qui est étonnant, c'est que cet homme qui vient frapper à pas d'heure, ce n'est pas pour lui qu'il demande. Il se rend compte qu'il n'a rien pour accueillir quelqu'un qu'il aime, qu'il est démuni, et il se souviens que cet ami- là pourrait bien avoir de quoi le dépanner. Quand on reçoit, on offre le gîte et le couvert.  Et la réponse est que celui qui est dérangé en pleine nuit, il va se lever(sortir de son sommeil) et donner. 

 

J'ai souvent cru, et je le crois encore, que parfois, pour obtenir quelque chose, il fallait comme tirer la sonnette d'alarme, demander, demander et demander sans cesse, ne pas criandre de déranger. Parfois il y a urgence; Pour certaines choses, il n'en demeure pas moins que la prière qui vient, c'est que ta volonté soit faite et non la mienne.

 

9 Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. 

10 En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. 

 

Ne vous lassez pas, et vous serez entendus. Le tout est de savoir si nous demandons pour la bonne cause (là c'était la charité si je puis dire), mais parfois on ne sait pas décoder la réponse donnée.

 

11 Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? 

12 ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ? 

 

13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

 

Jésus dit que la seule demande qui sera exaucée (mais ailleurs il dira que 'il faut crier jour et nuit), c'est l'esprit saint. Et cela renvoie sur le texte de Joyce que j'ai bien aimé ce matin. 

 

Verset du jour : « Qui donc connaît la pensée du Seigneur et qui pourrait l’instruire ? Mais nous, nous avons la pensée du Christ. »
1 Corinthiens 2:16

 

 



Nous lisons dans 1 Corinthiens 2:16 que nous avons la pensée de Christ. Voilà une affirmation surprenante, et si elle ne figurait pas dans la Bible, beaucoup n’y croiraient pas. Paul n’affirme cependant pas que nous sommes parfaits ou que nous ne pécherons jamais. Ce qu’il dit, c’est que nous pouvons avoir des pensées spirituelles parce que Christ vit en nous. La bonne nouvelle est que nous n’avons plus besoin de penser comme autrefois ; nous pouvons commencer à penser comme Christ. 

Souvenons-nous également de la promesse que Dieu nous a faite par la bouche d’Ézéchiel : « Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau, j’enlèverai de votre être votre cœur dur comme la pierre et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon propre Esprit » (Ézéchiel 36:26-27). 

Christ a mis en vous une intelligence, un cœur et un esprit nouveaux. Vous grandissez spirituellement et devenez chaque jour un peu plus semblable à lui. Voilà assurément un sujet de reconnaissance !

 

 

VENDREDI 10 OCTOBRE. Lc 11, 15-26 


ne pas baisser la garde. veillez et prier. 

 

 

15 En ce temps-là, comme Jésus avait expulsé un démon, certains dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » 

 

Je crois que si je me base aussi sur l'évangile de M, Pour Jésus, entendre cela, c'est une vraie blessure. Et il se défendra.

 

16 D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. 

Pour le signe venu du ciel (et cela aussi sera demandé) il répondra par le signe de Jonas. De même que Jonas est resté trois jours et trois nuits…

 

Certains disent, certains pensent. Et Jésus répond, pour eux et pour ses disciples. 

 

17Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. 

18 Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. 

19 Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. 

 

J'ai du mal à suivre son raisonnement. Si Satan, le diviseur est divisé, il est pris à son propre piège, il scie la branche sur laquelle il est assis. Et les disciples des pharisiens, eux par quel nom expulsent-ils?  Eux diront que vous êtes mauvais, pas moi, vous qui me jugez.

 

20 En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. 

 

Ouvrez les yeux et cessez de raisonner comme des patates, et acceptez que ce qui se passe chez vous, en ce moment, c'est signe de la présence du Dieu, de Dieu qui a quitté son ciel pour venir en ma personne jusqu'à vous.

 

21 Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. 

22 Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. 

 

Une petite parabole pour montrer (enfin je le crois) que Jésus est plus fort que le Béelzéboul.

Ce n'est pas clair. S'agit -il de celui qui se croit comme les pharisiens à l'abri de la tentation, qui du coup baisse sa garde et se fait prendre? Importance de veiller. Et là, la phrase suivante me plait plus. Avoir Jésus avec soi permet de garde l'unité. 

 

Certains disent (messe de midi) que cet homme c'est Dieu, mais je ne pense pas que Dieu puisse être désarmé. On peut dire que c'est le mauvais, mais distribuer ses dépouilles, je ne comprends pas. Maintenant, ce peut-être ceux qui se pensent forts, mais qui du coup ne pensent plus à se protéger. Et là on revient à la prière; Le prier sans cesse, et veiller. 

 

23 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. » 

 

Une petite sentence, pas si simple, donc à réfléchir. Ailleurs ii dira pour l'homme qui chasse des démons, qui n'est pas contre moi est pour moi. Là c'est avec Jésus se pose ici comme le rassembleur. Celui qui est unité, et si on n'est pas avec lui, lui qui est aussi un bouclier, on fait comme le diable, on sépare, on disperse. SI ma force c'est Jésus, alors ce n'est pas que je sois forte, mais avec lui, je peux rester dans l'unité. 

 

24 Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer. Et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.” 25 En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée.

 26Alors il s’en va, et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui, au nombre de sept ; ils entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début. »

 

-ne croyez pas être à l'abri, le travail contre le mauvais, c'est tous les jours qu'il faut le maintenir. Importance de la présence de l'Esprit comme armure contre ces démons;

 

 

SAMEDI 10 OCTOBRE. Lc 11, 27-28. St jean 23.

 

Autrefois, maternité de Marie. Avec Jésus perdu et retrouvé. 

 

Au moins il y a des gens simples, qui admirent ce Jésus qui guérit, qui explique, qui ne se met pas en colère.  Et je ne sais pas si autrefois on pouvait dire à quelqu'un heureux es-tu, (même si c'est dans les béatitudes) directement. Je veux dire qu'il peut y avoir des usages que nous ne connaissons pas. De mon temps, il ne fallait pas dire à une maman que son enfant était beau, parce que ça pouvait attirer sur lui la jalousie des démons. Mais admirer la maman d'un tel homme, la déclarer bien heureuse, c'est finalement simple et très beau.

 

Jésus ne dit rien contre sa maman, en fait il reprend aussi la phrase d'Elisabeth heureuse celle qui a cru en l'accomplissement de la parole du Seigneur. Mais a écouté, entendu, et gardé dans son cœur 

 

27En ce temps-là, comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! » 28Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »

 

Il doit avoir un autre endroit où c'est qui écoutent et mettent en pratique.

En soi, c'est un beau programme. 

 

DIMANCHE 12 OCTOBRE. LC 17, 11-19   https://giboulee.blogspot.com/search?q=les+dix+lépreux

 

 

11 En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. 

12 Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance 

13et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » 

14 À cette vue, Jésus leur dit : « Allez- vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. 

 

Ceux-là, contrairement au lépreux de Marc, respectent les règles. Ils restent à distance; ils semblent ne pas demander de guérison. Que mettre sous ce "prends pitié de nous"? Est-ce qu'ils veulent de l'argent? Ils font un peu penser à des mendiants. De fait, c'est ce que dira aussi l'aveugle de Jéricho : Jésus fils de David, prends pitié de moi. Sauf que Jésus lui demande ce qu'il veut. SI on prend cela comme modèle, il semble évident que ce que veulent ces hommes, c'est bien une purification, et Jésus en les envoyant aux prêtres, montre bien qu'il a compris. Sauf que ce n'est pas immédiat. Cela fait penser à l'évangile de Jean, la guérison de l'aveugle-né. Se mettre en route, sur la foi d'une parole. Et ils sont purifiés. 

 

15 L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix

16 Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. 

 

Un seul revient. Pour lui, ce qui s'est passé, c'est un don de Dieu, un cadeau fait par cet homme qu'il ne connaît pas, dont il vient peut-être juste d'entendre le nom. Et en son cœur, la gratitude explose et il la laisse exploser. Peu importe les prêtres, peu importe le moment où il sera réintégré dans la communauté des vivants; ce qui compte pour lui, c'est de se tourner vers cet homme qui l'a guéri, qui lui a rendu en quelque sorte sa vie, son honneur. Il peut à nouveau vivre normalement. Il n'est plus exclu, il n'est plus un paria, il n'est plus le rappel permanent du péché. 

 

17 Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? 

18 Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » 

 

Est-ce que je peux entendre comme une plainte de Jésus? Pourquoi, ne viennent-ils pas rendre grâce? Je crois que Nouis dit que la foi c'est aussi cette capacité à louer? Et cela me plait bien.

 

19 Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

 

Pour moi, mais je dois me répéter, c'est une phrase de résurrection, et la résurrection, ça ne touche pas que le corps, ça change aussi le dedans, ça crée un cœur nouveau. Alors oui, cet homme, parce qu'il a cette foi qui l'a poussé à revenir tout de suite pour rendre grâce, est ressuscité. Important ce que dit Jésus, ta foi t'a sauvé. Ta foi en moi, ta foi en ma parole, mais c'est un acte de ta part, un acte qui t'appartient à toi et que les autres n'ont pas fait. 

 

 

samedi 4 octobre 2025

SEMAINE DU 29 SEPTEMBRE AU 5 OCTOBRE. ÉVANGILES

 

LUNDI 29 SEPTEMBRE. ST MICHEL… Jn 1, 47-51. Appel de Nathanaël

 

Il fallait bien trouver un texte dans l'évangile où il est question d'anges. La liturgie a donc retenu ce dialogue entre Nathanaël et Jésus, avec cette promesse de voir des anges monter et descendre autour du Fils de l'homme. C'est en soi une très belle image, cette jonction de la terre et du ciel, cette vision aussi d'une porte enfin grande ouverte, et une nuée non pas d'oiseaux mais d'anges qui gravitent autour de celui qui a ouvert la porte, celui a qui a vaincu le mal qui donne la vie au monde. 

 

Mais en revenant un peu en arrière, il y a la description de ce qui se passe, et de l'impact des rencontres avec Jésus qui changent tout. André a rencontré Jésus alors qu'il était en Judée, et il s'empresse de trouver son frère Simon. 

Jésus trouve Philippe qui lui s'empresse de trouver Nathanaël. 

 

Ce à quoi je suis sensible ce matin, c'est la chaîne. Si j'ai trouvé, alors je transmets ce que j'ai trouvé, je ne le garde pas pour moi, et si j'autre ne veut pas, je devrais l'amener à Jésus, ce qui reste par contre nettement plus compliqué.

 

 

 

47 En ce temps-là, lorsque Jésus vit Nathanaël venir à lui, il déclara à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » 

48 Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » 

 

Dialogue intéressant. Une affirmation de Jésus, avec l'insistance sur israélite, qui doit être un mot unique dans l'évangile de Jean. Un israélite selon le cœur de Dieu, puisqu'il n'est pas un fils du démon, il n'y a pas de ruse en lui. 

 

Nathanaël est "touché" car sa question est un peu comme "tu es qui toi, pour me dire cela, pour me dévoiler". D'où tu me causes? 

 

Fin du dialogue si l'on peut dire, avec une affirmation de Jésus, une deuxième, qui emporte l'adhésion. 

 

49 Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » 

 

Il faudra ensuite bien du temps, pour que Philippe et les autres, comprennent que oui, Jésus est le roi d'Israël, mais pas comme ils l'entendent. 

 

50 Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » 

51 Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

 

Texte qui se termine par une affirmation, Dieu va se montrer, le ciel sera ouvert et des esprits célestes environneront cette échelle entre le ciel et la terre qui représente le Fils de l'Homme. 

 

Jésus comme lien, ce qu'il montre d'ailleurs en permanence dans tout cet évangile. 

 

 

Une rencontre qui change une vie. Nathanaël raconte .

 

Je m'appelle Nathanaël. Un prénom qui se termine par el, cela renvoie à Dieu. Mon prénom veut dire "don de Dieu". Je ne sais pas si je suis un cadeau, mais pour mon père, je l'étais. J'habite à Bethsaïde, un village de pêcheurs même si nous ne sommes pas au bord du lac. 

 

J'ai des amis, qui font le même métier que moi, André et Simon. Notre port d'attache c'est Capharnaüm

 

André est parti pour un temps pour écouter Jean, ce nouveau prophète, qui annonce l'arrivée imminente d'un messie, et qui propose à ceux qui croient cela; un baptême de conversion. Ils se plongent dans le Jourdain, ils laissent le péché qui est en eux, ils montrent qu'ils changent de vie. Moi, ça ne me dit rien, j'ai ce métier qui était celui de mon père, et je suis bien chez moi. J'ai mon jardin, j'ai mon figuier et je peux, quand je suis là, méditer la loi et les prophètes, lire les chants de louange à mon rythme. Je devrais aller à la synagogue, mais moi je ne suis pas un juif pieux, je fais comme je veux. Par contre les grandes fêtes, je les respecte. 

 

Ce jour-là, je n'avais pas été à la pêche, j'étais chez moi. Et voilà que Philippe, un de mes amis arrive et que littéralement il me saute dessus pour me dire qu'ils ont trouvé (mais c'est qui "ils") celui dont parle la loi et les prophètes et que c'est Jésus de Nazareth. 

 

Alors là, si je puis dire, les bras m'en sont tombés. Un messie qui sortirait de Nazareth ce petit trou, c'est du grand n'importe quoi. C'est d'ailleurs ce que je lui ai dit en affirmant que de Nazareth il ne pouvait rien sortir de bon. Normalement il aurait dû me laisser tranquille le Philippe !  Seulement il y avait quelque chose de changé en lui, il n'était plus le même. Avant il serait parti sans demander son reste. Là il a insisté. Il m'a demandé de venir et de voir. Juger par moi-même, ça, ça me va.

 

Qu'est-ce que j'avais à perdre? Alors je l'ai suivi. Il m'a raconté qu'André ne suivait plus Jean, mais ce Jésus, et même qu'il avait été chercher son frère Simon. Il m'a dit que ce Jésus lui avait donné un nouveau nom. Ce doit vraiment être un drôle de type ce Jésus. 

 

Il m'a dit aussi que lui, Jésus lui avait simplement dit de le suivre, et que ça lui avait suffi. Cela, ça m'a étonné, mais je sentais bien qu'il n'était différent, qu'il était autre. 

 

Nous sommes arrivés dans la maison de Pierre et d'André, qui avaient invité Jésus chez eux. Il aurait dû être étonné de voir que Philippe avait ramené quelqu'un avec lui, mais pas du tout. Et voilà qu'il m'accueille en me disant que je suis un vrai israélite sans ruse. 

 

Alors là, mon sang n'a fait qu'un tour, pour qui se prend-il celui-là. Bon d'accord, c'est peut-être un compliment, c'est me dire que je ne fais pas semblant, que je ne suis pas comme ce serpent d'autrefois qui est menteur et qui veut du mal. C'est vrai que je suis comme on dit "franc de collier". Mais quand même. Est-ce que je suis comme notre Père Jacob, qui porte ce nom donné par Dieu?  Est-ce que ça serait un nom nouveau, comme il a donné un nom nouveau à Simon? N'empêche que ça ne m'a pas plu. 

 

Je lui ai alors répondu du tac au tac, en lui demandant d'où il me connaissait, parce que c'est quand même un peu fort. 

Et voilà que lui me dit, en me regardant bien dans les yeux, qu'il m'avait vu sous mon figuier avant que Philippe ne vienne me trouver. 

 

Une phrase est revenue en moi : Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais ! Tu sais quand je m'assois, quand je me lève ; de très loin, tu pénètres mes pensées Que je marche ou me repose, tu le vois, tous mes chemins te sont familiers. C'était ce chant que je lisais quand Philippe est arrivé. 

Celui qui me connait ainsi c'est le très Haut ! Et j'ai senti au plus profond de moi que cet homme qui me parlait, me connaissait mieux que je ne me connais moi-même. J'ai été convaincu qu'il est bien celui que mon peuple attend, et je le lui ai dit, qu'il était lui le Fils de Dieu, le roi d'Israël. 

Pour dire cela, croyez-moi, il a vraiment fallu que quelque chose change radicalement en moi, comme cela s'était passé pour Philippe. 

Il m'a alors regardé avec un grand sourire, un peu comme s'il se moquait de moi, mais il ne se moquait pas de moi, parce qu'il n'est pas comme ça. Et il m'a fait remarquer qu'il avait fallu bien peu de choses pour que je crois en lui. 

Il a ajouté que je verrai des choses bien plus grandes, que je verrai les cieux ouverts et des anges qui monteraient et descendraient au-dessus du Fils de l'Homme. 

Et j'ai vu cette échelle de notre Père Jacob, cette échelle entre ciel et terre, j'ai vu en cet homme celui qui allait ouvrir le chemin, qui serait la vérité et la vie. Comment s'y prendrait-il cela je n'en n'avais pas la moindre idée, mais j'avais confiance en lui.

Alors moi aussi, comme Philippe, j'en trouverai d'autres et je les conduirais vers cet homme, pour qu'eux aussi soient transformés, comme quelque temps après il transformera de l'eau en vin. 

 

 

MARDI 30 SEPTEMBRE. Luc 9, 51-56

 

51 Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem

 

J'ai toujours le souvenir de jésus durcit ses faces. Pour moi, il y a le lien avec la transfiguration, ce moment clé et à partir de là, il quitte la Galilée pour obéir à ce qui lui est demandé. Et rien ne pourra le détourner. Par contre, le "enlevé au ciel "est un peu étonnant, parce qu'il va s'en passer des choses. Par contre, ça fait le lien avec Elie, mais lui passera par la mort.

 

52 Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. 

53 Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. 

 

Rien n'a changé. On ne se reçoit pas parce qu'on n'est pas du même bord, de la même croyance;

54 Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? » 

 

Pour aller à Jérusalem, il faut passer par la Samarie disait le père Paul. Et on voir qu'à cette époque- là, ce que savent faire les juifs, c'est  à dire faire tomber le feu du ciel. Alors sommes- nous capables de passer par la Samarie pour accéder à Jérusalem.

55 Mais Jésus, se retournant, les réprimanda. 

 

56 Puis ils partirent pour un autre village.

 

 

MERCREDI 1° OCTOBRE.  Lc 9, 57-62 thérèse de Lisieux.

 

Commentaire RCF, j'aime bien. 

 

 

Méditation  Sœur Catherine de Coster 

 

L’Evangile de ce jour nous propose trois rencontres pour nous brosser le portrait du disciple, de celui qui veut suivre le Christ.

 

Le disciple n’a pas d’endroit où reposer la tête : Nous sommes des marcheurs, des migrants, des exilés sur la terre. Nous ne sommes pas déracinés, mais, nous avons mis nos racines sur nos lèvres, car seule la Parole de Dieu est notre demeure et notre terre, et elle seule nous guide.

Le disciple n’est pas là pour enterrer les morts mais pour marcher à la suite de Celui qui est la Vie ! L’Evangile nous tourne vers le présent et l’avenir : toi, suis-moi ! Il s’agit pour nous de discerner à tout moment où est la vie et de la choisir. La vie est toujours devant nous. 

 

Le disciple, enfin, n’a pas le temps de faire ses adieux aux gens de sa maison. 

Nous ne sommes pas privés de famille ou d’amis, mais notre condition de migrants nous pousse de rupture en rupture. Notre famille, au fil des jours devient famille universelle, le monde de nos amis s’agrandit et se déplace. Chaque prochain devient un ami et un frère … 

 

Ces paroles de Jésus ne sont pas à recevoir comme des paroles dures, elles décrivent seulement le double mouvement paradoxal qui habite notre humanité : Nous avons tous besoin d’un « chez soi » et nous sommes tous appelés à le quitter, de jour en jour, jusqu’au dernier de nos jours. 

 

Avec Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus qui toute sa vie a choisi les simples gestes de la vie quotidienne pour y vivre l’amour parfait, laissons derrière nous nos fatigues, nos nostalgies mortifères, nos envies de fuite et nos regrets, et marchons libres, sur les traces de Jésus.

 

On pourrait écouter: Mt 18, 1-4 et Is 66 comme textes;

 

57 En ce temps-là, en cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. » 

58 Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » 

 

Cet homme s'engage spontanément, mais il ne se rend pas compte que Jésus ne va pas lui donner la sécurité matérielle, un toit, un logis, parce que lui-même a renoncé à cela en quittant sa famille.

 

59 Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »

 60 Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »

 

Un autre est appelé, il est presque prêt, mais il lui reste quelque chose à faire, enterrer son père. Jésus appelle à la vie. Et là, c'est un ordre.

.

 61 Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » 

62 Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

 

Est-ce que le troisième à entendu ce qui vient de se passer, on dirait que oui, mais Jésus lui fait comprendre que faire comme cela, ce n'est pas être disciple.

 

Souvenir d'Eugène, qui racontait qu'au moment de quitter le Mali, quand ils hésitaient encore, leur petite fille s'était mise à chanter ce chant. Et ils sont partis.

 

 

JEUDI 2 OCTOBRE. MT 18, 1-5, 10. Anges Gardiens.

 

1 À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? » 

2 Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, 

3et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. 

 

Là, il s'agit bien d'enfant et non pas de ceux qu'il ne faut pas scandaliser, encore que. Il ne s'agit pas de redevenir, mais de devenir. Faire confiance, dire merci , être vrai (spontané), pas pollué par les conventions sociales. C'est aussi accepter la dépendance. 

4 Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. 

 

5Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. 

 

Phrase un peu difficile, parce que peut-être qu'il y a un jeu de mot sur enfant celui qui de fait n'a pas la parole. Cela ne veut pas dire que Jésus ne parle pas, mais qu'il est avec ceux qui n'ont pas la parole, pas le pouvoir, qui ont besoin que l'on s'occupe d'eux, qu'on les aide.

 

10Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

 

J'avais lu que seuls certains anges, voir les archanges pouvaient voir la face de dieu. Là, c'est quelque chose qui semble possible, à ces entités qui sont avec ceux qui sont méprisés sur terre, et qui voient ce que peu voient. Ils sont sans cesse dans la vision de la Présence et je l'espère de ce silence qui dit la présence de Dieu. 

 

 

 

VENDREDI 3 OCTOBRE. Lc 10, 13-15

 

13 En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre. 

14 D’ailleurs, Tyr et Sidon seront mieux traitées que vous lors du Jugement

 

Est-ce une malédiction ou est-ce un cri de tristesse? Autrefois c'était malheur à toi, maintenant c'est plus doux. Mais dans le parler du 20° siècle, dire à quelqu'un malheureux, ce n'était pas bon. 

 

Il me semble qu'il y a chez Isaïe des oracles contre Tyrr et Sidon. Il y en a aussi chez Jérémie, Ezéchiel, et autres. . C'est là que Jésus ira et rencontrera la femme syrrophéniceinne.

 

15 Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Non ! Jusqu’au séjour des morts tu descendras ! 

 

16 Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette, rejette celui qui m’a envoyé. »

 

Le disciple ou l'apôtre (le disciple bien formé n'est pas au-dessus de son maître, mais comme son maître),peut en transmettant ce qu'il sait, mais aussi ce qu'il est, devenir comme. Et si on n'écoute pas le disciple de Jésus, on rejette le maitre et aussi celui qui l'a envoyé. Affirmation de cette indissolubilité des deux.

 

Où écouter Jésus? Dans les églises, ou dans les évangiles? Pas si simple.

Importe d'écouter. 

 

 

SAMEDI 4 OCTOBRE. Lc 10, 17-24

 

Le verset 21 est pour moi, mon verset fondateur. On avait eu les versets 21-22, à prier dans les groupes centre Richelieu, et le mot Père a pris sens pour moi. J'ai aussi compris en ce temps là, que souvent un mot unique, pouvait servir d'accroche dans la contemplation. 

 

17 En ce temps-là, les soixante-douze disciples que Jésus avait envoyés revinrent tout joyeux, en disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. » 

18 Jésus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair. 

19 Voici que je vous ai donné le pouvoir d’écraser serpents et scorpions, et sur toute la puissance de l’Ennemi : absolument rien ne pourra vous nuire. 

 

Joie du missionnaire, joie qui semble presque une joie d'enfant, ils ont annoncé l'évangile, ils ont fait des guérisons, donc du bien, et on apprend aussi ce qui n'avait pas été dit au début du chapitre, que même s'ils semblaient très démunis, ils avaient pourtant le pouvoir d'être plus forts que le mal.

 

20 Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. » 

 

On pourrait presque faire une béatitude de ce verset." Heureux êtes-vous, parce que vos noms sont inscrits dans les cieux".

 

21 À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.

 22 Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. » 

 

23 Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !

 24 Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

 

Et voilà la béatitude, mais elle est autre. C'est" réjouissez-vous" de voir ce qu'il vous est donné de voir. Mais peut-être que voir Jésus exulter sous l'action de l'esprit est cadeau magnifique.

 

 

DIMANCHE 5 OCTOBRE. Lc 17, 5-10

 

La question des disciples viendrait du fait que Jésus ait parlé du pardon, encore et toujours. Mais qu'est- ce que la foi a à voir avec le pardon (le devoir de pardonner, faudrait-il dire)? 

Quant à cette parabole, même si je ne vois pas très bien le lien avec les versets précédents (d'ailleurs sur RCF, le nouveau dit qu'il ne commentera que les versets sur la foi, qu'il met en relation avec la demande de l'enfant épileptique dans Marc), il ne s'en occupe pas. Cette parabole, je l'aime beaucoup, parce que quelque part, un serviteur n'est pas un enfant chéri ou gâté. Il a le vivre, le couvert, et un maître. S'il aime son maître, et si le maître c'est le Père (ou Jésus) faire parait normal, en supposant que le maître n'ira pas au-delà des forces de son serviteur. Je fais ce tu me demandes, en son temps. Je le fais parce que certes je suis embauché pour cela, mais parce que c'est ma manière, toute petite de te montrer que je t'aime en restant à ta disposition. 

 

Que le maître soit ou non reconnaissant, d'un point de vue humain, oui cela parait important, mais c'est comme cela. Et puis comme le fait remarquer Ch Pedotti, nous avons un maître qui un jour se met à nos pieds pour laver nos pieds fatigués et sales. 

 

5 En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »

 6 Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. » 

 

 J'ai bien aimé Ch Pedotti qui dit, pauvre arbre qui ne m'a rien fait et j'envoie se planter dans la mer. Et la mer, pour les juifs c'est quand même un lieu du mal. Obéissance de l'arbre, obéissance des éléments mauvais quand Jésus ordonne. Noïs parle aussi de la petite graine qu'est l'église naissante de Luc, et comment elle va déraciner les puissances par la suite.

 

« Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ? 

8 Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ? 

9 Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? 

 

Cette interrogation m'a toujours posé question. Je doute fort que les apôtres aient eu des serviteurs. Mais peut-être parmi certains disciples. Il est certain que les femmes qui suivent Jésus en aient eu. Dans l'évangile, il y a le serviteur du centurion, et la relation d'amour qui est entre eux. Il y a dans Jn les serviteurs de la noce de Cana. Le prêtre va-t-il être reconnaissant à ses servant d'autel? Et pourquoi pas. Ce sera peut-être cela l'apport du Christianisme, jeter un autre regard sur ceux qui sont au service.

 

10 De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” »

 

Mais du côté du serviteur, la phrase je l'aime. Oui Seigneur, j'ai fait dans mon possible ce que tu m'as demandé, ce sais qu'un ou qu'une autre l'aurait fait peut-être mieux que moi, mais ce que je j'ai fait, j'y ai mis aussi tout mon amour pour que tu sois servi le mieux possible, et même si ce n'était pas facile pour moi.