lundi 6 janvier 2020

SEMAINE DU 30 DÉCEMBRE 2019 AU 5 JANVIER 2020. ÉVANGILES.



LUNDI 30 DÉCEMBRE.

Le texte des lectures(office).
 Col2.02
 Je combats pour que leurs cœurs soient remplis de courage et pour que, rassemblés dans l’amour, ils accèdent à la plénitude de l’intelligence dans toute sa richesse, et à la vraie connaissance du mystère de Dieu. Ce mystère, c’est le Christ,03 en qui se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance.

Lc 2, 36-40
Ce qui me paraît important dans ces épisodes rapportés par Luc, c'est la notion de temps favorable, d'aujourd'hui de Dieu. Il y a des deux personnes, âgées ou pas si âgées que ça, qui attendent et qui savent que c'est maintenant, mais pas le jour. Et cela leur est révélé. Le Peuple qui est peut-être symboliquement représenté par ce couple de juifs pieux, qui servent Dieu, jour et nuit, est prêt à voir et à recevoir mais aussi à reconnaître. Et c'est beau. 

36 En ce temps-là, quand les parents de Jésus vinrent le présenter au Temple, il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, 
37 demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. 
38 Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. 

39 Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. 
40 L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.


MARDI 31 DÉCEMBRE. Jn 1, 1-18

AU COMMENCEMENT était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. 
Il était au commencement auprès de Dieu.
 C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
 En lui était la vie, et la vie était la lumièredes hommes ;
 la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. 

01 AU COMMENCEMENT, Dieu créa le ciel et la terre.
02 La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux.
03 Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut.
04 Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres.



Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. 
Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. 
Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. 

Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. 
10 Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. 

Lumière/ténèbres

6 fois le mot lumière, les 6 jours de la création. En premier la séparation terre/ciel, lumière ténèbres et le dernier l'homme.


11 Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. 

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. 
13 Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. 

14 Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. 

15 Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » 

16 Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ;

17 car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. 

18 Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.

            Adoption/ révélation/connaissance donc ouverture des yeux.

MERCREDI 1°JANVIER: Lc 2, 16-21 DECOUVRIR. 

16 En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. 
17 Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. 
18 Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.

J'ai bien aimé ce verbe "découvrir". A la fois l'inattendu, mais aussi cette image d'une couverture que l'on soulève et on trouve quelque chose sous la couverture. Eux, ils font une découverte; ce que les anges avaient raconté, c'est vrai. Peut-être pensaient ils ne rien trouver à cet endroit, personne n'y allait sauf eux, et encore. Découvrir, faire confiance.

Il y a autre chose: on peut découvrir un trésor, et comme le feront les mages plus tard, ils ont découvert cet enfant trésor, cet enfant dieu, cet enfant rempli de grâces, cet enfant là. Il sont trouvé un trésor et ils vont l'annoncer. 

Marie et Joseph sont en quelque sorte les gardiens de ce trésor, et je peux imaginer ce qu'ils ont pu ressentir lors de la "perte" de leur fils, resté à Jérusalem. Ils avaient veiller sur lui, et ils ont failli Peut-être que leur fils, leur fait comprendre que quelque chose est terminé, que quelque chose commence à s'affirmer, même s'il retourne avec eux (il aurait pu rester à Jérusalem et devenir un disciple d'un rabbi quelconque), mais il choisit de retourner à Nazareth et de rester caché dans la vie de tous les jours.

 19 Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. 

Découvrir, mettre en lumière et retenir, garder à l'intérieur. 

20 Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. 

 Glorifier et louer Dieu, on va retrouver cela après certaines guérisons dans l'évangile de Luc (les 10 lépreux, le paralytique, les foules). Et il y a un témoignage.

21 Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

On fait comme si, cela ne s'était pas passé, mais c'est l'introduction de cet enfant dans une lignée, dans un monde dans une culture. Et on laisse de côté. Ça m'énerve.


JEUDI 2 JANVIERJn 1, 19-27

19 Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » 
20 Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » 21Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. »

Ce sera la question de tout cet évangile; qui es-tu.. Et tout l'évangile y répondra petit à petit, avec les " je suis", mais aussi ce que Jésus dit de lui. La lumière, l'eau vive, le pain, la boisson.. 

Ici Jean se définit par ce qu'il n'est pas. Dire qu'il n'est pas Elie est différent de ce qui se dit dans les synoptiques où Jésus parle de jean en le comparant à Elie. Tourner le cœur des fils vers les pères et réciproquement. Jean affirme avoir une mission, autre. Il n'est pas un clone, il est lui, et cela est important. 

 22 Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » 
23 Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » 

Il se définit comme la voix (prédicateur) mais aussi prophète. Il annonce quelque chose à faire. C'est difficile ce qu'il demande. Redresser votre chemin pour le rendre conforme à celui que Dieu vous demande de suivre? 

24 Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. 

25 Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » 
26 Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; 
27 c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. » 

 Et là peut-être la vraie mission, annoncer l'autre.. Celui qui vient derrière (disciple) mais qui dépasse le maître. Il va se présenter comme disciple, comme agneau.. Mais..

28 Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.

Voir le blog...


VENDREDI 3 JANVIER: Jn 1, 29-34

On est dans quelque chose de beaucoup plus intime. Les autres, ceux de Jérusalem sont partis, enfin je suppose. Et il y a Jésus (je pense qu'on peut imaginer qu'il a reçu le baptême de Jean et qu'il se fond peut-être dans l'anonymat des disciples. Et là, il se passe comme une révélation. 

29 En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; 

Il y a le "voir" de jean et la parole qui suit et qui fait de Jésus l'agneau d'Isaïe 53. Il ne porte pas le péché, il enlève, ce qui est autre chose. Il prend, il porte, il détruit, il enlève. 


30 c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. 

Une nouvelle révélation: si Jésus est derrière lui, c'est la place du disciple, mais ce n'est pas sa place. Et une affirmation prophétique pour ceux qui écoutent; avant moi, il était (ce qui qui est, qui était et qui vient).

31 Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »

32 Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. 

33 Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” 

34 Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

Il y a cette alternance avec connaître et témoignage. Or cela peut nous concerner tous, on ne le connaît pas, il se révèle et on lui rend témoignage, mais quel témoignage.. 

Ce qui est intéressant, c'est que pour jean le baptiseur, tout ce qu'il a fait jusque là, prend sens. Il est venu proposer ce baptême pour que Jésus soit manifeste à Israël. Est ce ce qui s'est passé? 

Le signe que Jean a reçu: l'esprit (pas question d'une colombe ou de langue de feu). On ne sait pas ce que Jean a vu, mais il a vu quelque chose qui descend et qui demeure. Qui est permanent, qui demeure. Et qui sera transmis: il baptisera dans l'esprit. 

La vision qui conduit au témoignage et à la connaissance; c'est lui le fils de Dieu. Or cela, ça mettre bien du temps pour que les disciples de Jésus en soient convaincus.


SAMEDI 4 JANVIER: Jn 1, 35-42

St Maxime le confesseur: "Dieu se fait parfaitement homme, en n'omettant rien de ce qui appartient à notre nature, sauf le péché, lequel n'en faisait pas partie. Il voulait ainsi présenter notre chair comme un appât pour provoquer le dragon insatiable, prêt à engloutir cette chair, devenue pour lui un poisoncapable de le détruire entièrement, par la puissance de la divinité cachée en elle. Et cette même chair deviendrait un remèdepour la nature humaine en la ramenant à la grâce des origines, par la puissance de la divinité unie à elle".

Juste, parce que j'aime bien les images qui sont données là.


35 En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. 
36 Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » 

37 Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. 
38 Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » 
39 Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). 

40 André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. 
41 Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. 
42 André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.

Nous avons trouvé le Messie.jn 2, 41

André raconte.

Il a changé celui que je suivais. Il est devenu différent. Cela s'est produit après qu'il ait donné le baptême à un homme qui venait de Galilée. Cet homme, Jean dit qu'il s'appelle Jésus, a le même accent que moi: moi je suis de Bethsaïde, je suis pécheur, lui il est de Nazareth.

Jean nous a dit que celui-là il était l'agneau de Dieu, qui enlevait le péché du monde. Enlever le péché, est-ce possible? Nos prêtres, dans le Temple, offrent bien à Dieu des sacrifices d'animaux, (en quelque sorte ils payent à notre place), pour que nos péchés ne retombent pas sur nous. On peut dire qu'ils portent notre péché, comme le serviteur dont parle le prophète Isaïe, mais est-ce que ce sacrifice, permet d'enlever le péché, de l'effacer? Je n'en suis pas sûr. Ensuite, il a dit que tout ce qu'il fait depuis le début de son appel, pousser à la conversion, baptiser et baptiser avec nous, presque à tout de bras, c'est pour qu'un jour, apparaisse celui qu'il annonce, celui qui doit venir remettre de l'ordre. 

Et là, ce Jésus, c'est lui, celui que Jean attend depuis le début. L'esprit de Dieu serait descendu sur lui et y serait demeuré, tandis qu'il sortait de l'eau. Moi, je n'ai rien vu, il n'y a pas eu de voix, pas de bruit, mais Jean lui, il a vu. Et il a dit aussi que lui, le prophète, il n'était pas digne de délier la courroie de sa sandale. Cela m'a fait penser au prophète Isaïe, qui lors de sa vision du très haut, dit de lui qu'il est un homme aux lèvres impures. C'est comme si Jean, qui pourtant est un ascète, se sentait pêcheur, lépreux, sale.. Je me demande vraiment qui il est cet homme. Jean dit que son nom est Jésus. 

Et, aujourd'hui, le revoilà. Il marche de long en large comme s'il attendait quelque chose. Jean et lui se regardent, et Jean nous dit, voici l'agneau de dieu. Ce qu'il avait déjà dit l'autre jour. L'agneau de Dieu, qui a participé à la libération de l'esclavage. Agneau de Dieu. Cela a résonné en moi. Il y avait aussi un autre disciple avec moi quand Jean a prononcé ces mots. On a eu l'impression que c'était comme pour nous dire: suivez-le. Alors nous avons quitté jean pour le suivre. Mais on ne savait pas trop où il allait. Il s'est retourné et il nous a demandé ce que nous voulions. Ses mots ont été: "que cherchez vous"? En fait on ne savait pas trop. Nous lui avons alors demandé, parce que nous étions un peu pris de court, où il demeurait. Il nous a alors dit de venir avec lui comme cela nous verrions où il demeurait. Nous sommes partis avec lui, c'était dans l'après-midi, le soleil n'était pas couché, c'était une belle journée, une journée qui restera à tout jamais dans mon souvenir, une journée de naissance.

Il a fait un feu, il a parlé de lui, de sa famille, de son Père, celui que nous ne voyons pas mais qui demeure en lui, et nous avons compris, comme Jean l'avait vu, qu'il était le messie que nous attendions. Alors au petit matin je suis parti chercher mon frère Simon. 

Comme d'habitude, il a fait un peu de résistance pour me suivre, il pensait qu'une fois de plus je m'étais emballé, mais il est quand même venu. Jésus l'a regardé, et je sais par expérience que quand Jésus vous regarde, il se passe quelque chose, au plus profond de soi, et lui a parlé. Il lui a donné un nouveau nom: Képhas, comme si mon frère Simon était appelé à devenir un roc, mais un roc pour qui? Toujours est-il que mon frère est resté ce jour là et qu'il a décidé de rester avec Lui.

Je ne sais pas dans quelle aventure il va nous embarquer, mais je pense que la pêche, c'est fini pour nous. Ce qui est certain, c'est que je veux demeurer auprès de cet homme en qui je sens palpiter la présence de l'Esprit. 

DIMANCHE 5 JANVIER: Mt 2, 1-12

"02 Les cieux proclament la gloire de Dieu, le firmament raconte l'ouvrage de ses mains. 
03 Le jour au jour en livre le récit et la nuit à la nuit en donne connaissance.
04 Pas de paroles dans ce récit, pas de voix qui s'entende
05 mais sur toute la terre en paraît le message et la nouvelle, aux limites du monde. Là, se trouve la demeure du soleil : + 

Peut-être une autre manière de lire le texte de l'évangile de ce jour. Contempler ce qui se passe autour de soi.


Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem 
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » 

 Voir, partir, agir: se prosterner devant lui. Reconnaître.

En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. 5Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : 
‘Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël.’ »

Il y a toujours ce bouleversé que j'aime bien qui indique une sorte de chambardement intérieur, mais on peut comme Marie, attendre, ou comme Hérode de mettre en rage et d'emblée concocter un plan de destruction, à cause de la peur.
.
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; 
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » 

 En soi, Hérode aurait très pu aller avec eux, bon un roi comme Hérode ne veut pas se déplacer pour rien. Mais il y a ce "en secret" qui pour moi évoque ce qui se passait avec Jérémie, que l'on fait venir en secret, qui dit ce qu'il faut faire, mais qui n'est jamais écouté.

Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. 
10 Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. 

Importance de l'étoile, ce qui est peut-être cette phrase du psaume 18: pas de parole dans ce récit… mais sur toute la terre, la gloire de Dieu.

11 Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. 

Ici l'adoration est première, les dons viennent ensuite. Peut-être que c'est important aussi pour nous. Si on donne de la myrrhe aux jeunes mariés, alors c'est un beau signe de l'alliance avec les nations.

12 Mais, avertis en songe, de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

C'est beau la docilité de ces savants. Ils savent lire et comprendre beaucoup de signes. Ils ne sont pas des juifs, mais ils reconnaissent la présence du tout puissant.


dimanche 29 décembre 2019

SEMAINE DU 23 AU 29 DÉCEMBRE: ÉVANGILES.



LUNDI 23 DÉCEMBRE. Lc 1, 57-66

57 Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.

 58 Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. 

Ce qui est étonnant c'est qu'en lisant ce que l'évangéliste, on a l'impression que ce n'est que quand l'enfant  est là, qu'ils sont vivants tous les deux, que les voisins et la famille se réjouissent avec elle. Que Dieu ait montré sa grandeur, oui. Sa miséricorde, cela reviendrait à dire qu'il y a une faute, alors qu'il s'agit je pense de la sortie de la honte. Elisabeth peut enfin exister, elle n'est plus la stérile. Elle est une autre Sara, une autre femme de Manoa (intéressant, on ne connaît pas le nom de la femme). Mais si Isaac est porteur d'une lignée, Samson est un juge et il se bat contre les envahisseurs. Il n'est pas prophète alors que Jean sera prophète. Bref, ils se réjouissent avec elle.

59 Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. 

Peut-être que ces versets 58 et 59 avec le "ilsse réjouissaient avec elle" et ils vinrent pour la circoncision de l'enfant, et ils voulaient l'appeler " est important. Il y a la loi du groupe, le voilà comment il faut faire, ce "ils" que Jésus aura en permanence à affronter. Et obéir à l'ordre donné: il s'appellera Jean.

60 Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » 
61 On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » 

 Pauvre Elisabeth… On l'envoie bouler.. Tu dis n'importe quoi.. Mais dans les généalogies, les fils ne portent pas le prénom de leur père, donc c'est curieux. 

62 On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. 
63 Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. 

Lui, il est juste muet, pas sourd, sauf si on imagine que la mutité est liée au fait que l'on a refusé d'écouter la parole de Dieu. 

64 À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. 

La corrélation: il écrit (comme s'il pouvait donner un autre nom), sa bouche s'ouvre, sa langue de délie (on aura le même verbe plus tard), et l'important c'est il bénit Dieu, pas son fils, pas sa femme, mais Dieu. Sa bouche s'ouvrit; cela fait psaume. C'est beau. Le à l'instant même, ne sonne pas comme le aussitôt de Marc. 

65 La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. 


66 Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.


A nouveau les gens du voisinage. La main du Seigneur était sur lui, n'apparaît pas dans la naissance de Jésus. Questionnement.. Mais "et Marie conservai toutes ces choses dans son cœur". 


MARDI 24 DÉCEMBRE. Lc 1, 67-79

En ce temps-là, à la naissance de Jean Baptiste, Zacharie, son père, fut rempli d’Esprit Saint et prononça ces paroles prophétiques :

68 Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, qui visite et rachète son peuple.

 69 Il a fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David, son serviteur, 
70 comme il l'avait dit par la bouche des saints, par ses prophètes, depuis les temps anciens :

1 salutqui nous arrache à l'ennemi, à la main de tous nos oppresseurs
72 amourqu'il montre envers nos pères, mémoire de son alliance sainte, 
73 sermentjuré à notre père Abraham   de nous rendresans crainte

74 afin que, délivrés de la main des ennemis, +
75 nous le servions dans la justice et la sainteté, en sa présence, tout au long de nos jours.

 76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé   prophète du Très-Haut : *tu marcheras devant, à la face du Seigneur,  

 et tu prépareras ses chemins77 pour donner à son peuple de connaître le salutpar la rémission de ses péchés,
78 grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu, quand nous visite l'astre d'en haut, 
79 pour illuminerceux qui habitent les ténèbres   et l'ombre de la mort, *pour conduire nos pas   au chemin de la paix.


J'aime bien faire ces correspondances: 
Salut qui nous arrache à l'ennemi/ salut par la rémission de ses péchés;
Amour qu'il monte à nos pères/ Amour de notre Dieu quand nous visite l'astre d'en haut
serment juré à notre père Abraham/ 

Et peut-être oppresseurs/ ennemis. 

Messe du 24 au soir.  Lc 2, 1-14

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. 
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.

Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. 
Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte. 

Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. 
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.

 Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. 
L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. 

10 Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : 
11 Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. 

12 Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » 

13 Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : 
14 « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »


MERCREDI 25 DÉCEMBRE. Jn 1, 1-18

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.
 Il était au commencement auprès de Dieu. 
C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. 

En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; 
la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. 

Ce que j'aime ou ai aimé dans ce verset c'est le fait (parfois on dit, tenu captive) qu'il y a la notion de combat, que la ténèbre veut rester ténèbre. Mais dès que la lueur est là, c'est fini. Mais il reste ce combat qui peut se déchaîner pour pour souffler la flamme (il n'éteindra pas la bougie qui fume encore), et c'est là, où la puissance se manifeste. Et c'est beau. 

Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. 
Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. 
Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. 

Et voilà Jean qui apparaît, avec cette question du témoignage. Un témoin est-il suffisant? 

Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. 
10 Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. 
11 Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. 

Sorte de redite mais apparaît le monde qui est comme la ténèbre, donc lieu de présence du mal.

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. 
13 Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.

Le recevoir, cela évoque aussitôt demeurer. Si on l'accepte avec notre pauvre cœur si lourd, si raide, si dur, alors une sorte de miracle se passe. Il nous change se statut, il nous élève avec lui qui s'abaisse dans un autre lieu. Il fait de nous des frères. Etre né de Dieu, peut aussi s'oppose dans cet évangile à né du démon.

14 Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. 

Témoignage de l'écrivain. Donc avec Jean, cela en fait deux.

15 Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. »

16 Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ;
17 car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. 
18 Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.

Commentaire. Avoir part à la plénitude recevoir grâce sur grâce (c'est presque devenir des mères, car cela décrit aussi Marie, remplie de grâces, et avoir part à cette plénitude qui est synonyme de vie éternelle.
Opposition (qui va perdurer) entre loi donnée par Moïse (mais révélée à lui par Dieu) et autre chose que la loi, grâce et vérité (mais il faudra développer cela plus loin). Et le rôle de Jésus, non plus donner la Loi, mais faire connaître qui est le tout Puissant.





JEUDI 26 DÉCEMBRE. ST ETIENNE. Mt 10, 17-22

Une fois de plus reprendre le texte. C'est le texte sur l'envoi de disciples qui ne sont pas au-dessus du maître. Ils sont envoyés comme des brebis au milieu des loups. Mais là, on est dans le temps de l'Esprit qui a été donné. Et il ne s'agit plus de chasser les démons (encore que), de guérir de toute infirmité,, (encore que), mais pour cela à mon avis fonctionne, il faut reconnaître et son infirmité et éventuellement ce lieu ce lieu où il y a trop de rochers.. jésus là, annonce ce qui va lui arriver à lui, et ce qui arrivera aux témoins.  

17 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. 

Pas dans les synagogues si on lit ce qui est arrivé à Pierre et à Jean et plus tard à Paul. Mais bon, c'est Matthieu qui parle. Un lieu de prière qui devient lieu de jugement, de la jsuteice des hommes et non pas de celle de Dieu. Il y  a quelque chose de dévoyé.

18 Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. 

Témoignage pour eux et pour les païens. On est déjà dans l'universel. Etonnant alors qu'on leur a dit de s'adresser aux brebis perdues de la maison d'israël.

19 Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là.
 20 Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. 

 Et là, c'est bien quelque chose qui est réalisé et dans les actes, mais dans toutes les histoires de martyrs de premiers siècles et ce quelque soit leur âge et leur sexe. 

21 Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. 
22 Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. »

et la phrase sentence: celui qui aura persévéré jusqu'à la fin sera sauvé. Ce  qui pouvait s'entendre un un retour imminent. Mais là, persévérer a pris une dimension bien plus longue.



VENDREDI 27 DÉCEMBRE. ST JEAN. Jn 20, 2-8

Comme ça court beaucoup dans ce chapitre, c'est peut-être la vie qui reprend..

Manque le premier verset, pourtant important: et la liturgie a fait un mixage des deux premiers versets, ce qui est dommage. 

01 Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine
se rend au tombeau de grand matin ; 
C’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.

02  Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneurde son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »

Plusieurs choses me frappent. Il y a cette notion des ténèbres, importante chez Jean, mais aussi on n'y voit pas grand chose. Ce qu'elle voit, c'est que la pierre a été enlevée du tombeau, donc beaucoup de choses ont alors pu se produire, mais surement pas la résurrection. Et peut-être que le "nous", renvoie aux autres femmes, dont parlent les synoptiques. SI elle était restée que ce serait-il passé? 

Pour elle, ce qui semble certain c'est que pierre enlevée (et on ne sait pas non plus où on la mise cette pierre) veut dire corps enlevé. Et c'est la panique pour elle.

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Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » 

Là encore, quand je lis ça, c'est l'équivalent d'un rapt, presque d'un rapt de bébé. Il était dans son berceau (tombeau), il ne pouvait bouger, et il n'y a plus rien, il n'a pas pu partir tout seul, donc on nous l'a volé. Et là il y a une autre dimension, la perte totale de la maîtrise, nous ne savons pas où on l'a déposé. Mais ce tombeau a été pris au hasard, même si on dit que c'est celui de Joseph. Mais ce n'est pas ce qui est écrit. Du coup, cela pourrait être: les propriétaires sont venus, ils ont enlevé ce corps qui n'est pas à eux, ils l'ont mis ailleurs, mais où? Et là, il est perdu. C'est comme si elle revivait elle, l'épisode de Jésus perdu et retrouvé au Temple. Il doit être quelque part, on sait où et voilà qu'il fausse compagnie, et on le perd, on ne peut plus mettre la main sur lui. 

Et il y a aussi ces traductions de Jn 10; 17-18. Déposer sa vie, mais les traductions ont changé. Mais ce qui est sur, c'est que Marie il n'y a pas de résurrection. 

Ce qui est aussi intéressant dans ces versets, c'est le courir; comme si la vie se mettait à circuler.

Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. 
Ils couraient tous les deux, ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. 
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. 

Tel qu'est le texte, on a l'impression qu'ils se mettent en route, mais que d'un coup, ils veulent savoir, peut-être que de loin, ils voient le trou dans le rocher, et c'est un peu la course. L'autre question c'est et Marie qui normalement réside chez Jean.. 
Il voit donc les linges à plat (peut-être simplement dans l'entrée du tombeau, si je ne base sur ce que j'ai vu à Jérusalem. Et c'est quand même tout noir. Logiquement il y aussi les vases qui ont contenu les aromates. Mais pourquoi n'entre-t-il pas. Préséance? J'ai du mal à le croire.

Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. 

Lui, il ne se pose pas questions, il entre. Il voit les posés à plat, pour moi le à plat, renvoie au manque d'épaisseur. Il n'y a rien dans ces linges. Et que veut dire le suaire, roulé à part, à sa place. Là où était le visage de Jésus? 

C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.

Puis les deux sont là, si pour Pierre, il n'y a aucun commentaire, pour Jean, il se passe quelque chose, avec ces linges roulés, qui ne servent plus et aussi ce tombeau un peu volé, qui est rendu bien propre à ses propriétaires légitimes. 

Est ce que cela renvoie à la question des disciples dans le 1° chapitre de Jean. Où habites-tu? Venez et voyez. Ils sont venus là où est la demeure, ils voient qu'il n'y est plus, (il ne reste que la dépouille de la chrysalide, les linges qui attestent la présence) et soit jésus a été volé, soit il est redevenu vivant et c'est ce que croit Jean.

Même si la suite dit: ils n'avaient pas compris que Jésus était ressuscité.

SAMEDI 28 DÉCEMBRE Mt 2, 13-18

13 Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » 
14 Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, 
15 où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur, prononcée par le prophète : ‘D’Égypte, j’ai appelé mon fils.’

J'imagine que faire un songe de cet ordre là, ne doit pas être facile. On doit se demander si on rêve ou pas. Et comment un ange du Seigneur se manifeste t il en songe? A croire que Joseph avait des insomnies. Dans cet évangile, comme d'ailleurs chez Luc, jésus pour être en conformité avec les écritures est bien né à Bethléem. Mais on ne sait rien, tout à du se passer normalement. Toujours est-il que Joseph et cela c'est beau, ne se pose pas question et part dans la nuit. Je pense que le "il se retira" doit plus ou moins évoquer Moïse qui prend la fuite devant pharaon après avoir tué l'égyptien. 

16 Alors Hérode, voyant que les mages s’étaient moqués de lui, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants jusqu’à l’âge de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d’après la date qu’il s’était fait préciser par les mages. 
17 Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : 
18 ‘Un cri s’élève dans Rama, pleurs et longue plainte : c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, car ils ne sont plus.’

Et ça passe, presque sans transition à Hérode (le pharaon), et du coup, on est bien dans la logique de Moïse. Il y a un enfant sauvé, il y a des enfants mis à mort et l'enfant sauvé est là pour le salut de tous;


DIMANCHE 29 DÉCEMBRE. Mt 2, 13-15, 19-20.

13 Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » 
14 Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, 
15 où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur, prononcée par le prophète : ‘D’Égypte, j’ai appelé mon fils.’ 

Il y a ces verbes d'action  Lève toi. Prends. Va (fuis) Qui seront les verbes employés pas Jésus pour la guérison du paralytique.  Bien sûr, là il y a la suite; Rester jusqu'à ce que..

Je me demande aussi si ces verbes ne peuvent pas renvoyer à Abraham, puisqu'il s'agit bien de quitter son pays, (même si là, ce n'est que temporaire) mais il s'agit bien de faire confiance et de se mettre en route, ce que Joseph fait, dans la nuit et immédiatement. Cela correspond un peu à l'empressement de Marie pour se mettre en route et aller chez sa cousine. 

Ce qui manque c'est le massacre à Bethléem et dans les environs, mais cela c'est rapporté mais Joseph ne sait pas ce qui pas se passer;

19 Après la mort d’Hérode, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte
 20 et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. »

Verbes symétriques: Lève toi, Prends l'enfant et sa mère et pars pour 

21 Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël. 

Pour la troisième fois ces verbes; il se leva, il prit et il alla. (là où on le lui avait dit).

22 Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée 
23 et vint habiter dans une ville appelée Nazareth, pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes : ‘Il sera appelé Nazaréen.’

A nouveau un songe, il doit veiller sur la vie de l'enfant, et il s'installe à Nazareth ce qui réalise une prophétie bizarre (pas dans la bible), mais celle d'une secte qui était des descendants purs de David (enfin je crois). Mais c'est un moyen de dire que le choix de cette ville, n'est pas le fruit du hasard et que Joseph a été inspiré.  

Lève-toi, prends, et va. C'est un programme, et on arrive à ces déplacements qui peuvent donner la vie. Ecouter ce qui se dit à l'intérieur de soi.

SI on reprend Gn 12,c'est très proche pour les verbes. On retrouve bien le se lever (quitter), prendre (sa femme et ses biens) et aller (il se mit en route pour le pays de Canaan). Le quitter évoque le même arrachement que celui que Joseph et Marie ont dû vivre: quitter sa parenté et la maison de son père. Et faire confiance. Là il n'est pas à Joseph que son nom deviendra grand, et qu'il deviendra une bénédiction et pourtant on pourrait bien le penser. 

01 Le Seigneur dit à Abram : « Quitte tonpays, ta parenté et la maison de ton père, et vavers le pays que je te montrerai.

02 Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction.
03 Je bénirai ceux qui te béniront ; celui qui te maudira, je le réprouverai. En toi seront bénies toutes les familles de la terre. »
04 Abram s’en alla,comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth s’en alla avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu’il sortit de Harane.

05 Il prit sa femme Saraï, son neveu Loth, tous les biens qu’ils avaient acquis, et les personnes dont ils s’étaient entourés à Harane ; ils se mirent en route pour Canaanet ils arrivèrent dans ce pays.

J'aime bien cette appartenance de Joseph aussi bien à Abraham qu'à Moïse, car quand pharaon meurt, quand Moïse revient du pays de Madian en Egypte, on a une phrase identique:

19 Au pays de Madiane, le Seigneur dit à Moïse : « Va, retourne en Égypte, car ils sont morts, tous ceux qui en voulaient à ta vie. »
20 Moïse prit sa femme et ses fils, les installa sur l’âne et retourna au pays d’Égypte. Il avait pris en main le bâton de Dieu.

mais peut-être qu'il s'agit plus de Jésus que de Joseph, Jésus le nouveau Moïse qui va faire sortir le peuple de l'esclavage.