vendredi 14 février 2025

SEMAINE DU 9 AU 15 FÉVRIER. ÉVANGILES

DIMANCHE 9 FÉVRIER. Lc 5, 1-11

 

                                               La barque s'enfonçait.

 

 

On aura presque les mêmes mots au moment de la première tempête chez Marc, les vagues qui se jettent sur la barque, qui s'enfonce.

 

Et si on trouvait là, la double nourriture: la spirituelle avec l'enseignement de Jésus, que ce soit sur la terre ou sur la mer, et ensuite comme les poissons sont laissés sur place, un cadeau qui est fait à ceux qui ont écouté? 

 

 

1 En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. 

2 Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. 

3 Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.

 

L'attitude de la foule est importante ici, il y a des gens qui se pressent autour de Jésus, qui ne veulent pas en perdre une miette, et Jésus qui va trouver une solution pour que tous puissent l'entendre, sans querelles. Il monte dans une barque amarrée au bord du lac. Les pêcheurs eux, apparemment n'écoutent pas vraiment, ils s'occupent de laver leurs filets. Pourtant ils connaissent bien Jésus. Sauf que Jésus a pris la poudre d'escampette et qu'eux ne l'ont pas suivi, bien qu'il ait rendu la santé à la belle-mère de Pierre. En fait, on pourrait presque penser que Pierre avait besoin de ce signe pour se décider à suivre vraiment Jésus. 

 

 4 Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » 5Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »

6 Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. 7 Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient

 

Intervient alors la reprise de la relation et la demande (qui leur semble folle) de Jésus, d'aller au large et de jeter les filets. Là il y a les filets qui vont se déchirer, mais je n'en comprends pas la raison. Ce n'est pas la taille des poissons, c'est le poids. Donc ils ont besoin d'aide pour remonter les filets (enfin je suppose) et ils demandent l'aide de Jacques et Jean, et les filets sont plus ou moins déversés dans les deux barques, avec le fait qu'elles enfoncent, et que cela c'est signe du miracle, de l'importance de la pêche, mais ça peut aussi faire peur, est ce que la barque ne va pas sombre?

 

8 À cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » 

 

C'est vrai que Jésus étant dans la barque est resté avec eux durant tout ce temps. La phrase évoque ce qui se passe pour Isaïe, mais c'est peut-être aussi une révélation pour Simon. Jusque-là il voyait (dans ce évangile de Luc), un homme certes extraordinaire, mais un homme. Là, c'est déjà une première transfiguration, d'autant que mis à part le pauvre André, ce seront ces trois de la première heure qui y participeront. 

 

Le pêcheur devient pécheur et est appelé à devenir pêcheur d'hommes. Sortir de l'eau du péché pour passer dans l'eau du baptême et devenir vivant. 

 

9 En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;

 

Lc 9, 54 Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent

 

10 et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras.» 

11 Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

 

C'est un peu comme si, ce qui est dit à Simon, (qui n'est pas encore Pierre dans cet évangile) s'adresse aussi aux autres (enfin j'imagine), puisque les quatre quittent tout et le suivent. Le groupe des 4.

 

Commentaire Regards Protestants

 

Ce passage met en lumière la transformation d’un pêcheur en disciple. Jésus ne choisit pas des érudits religieux ou des membres du clergé, mais des travailleurs ordinaires, soulignant ainsi la valeur de la patience et de la persévérance, qualités essentielles à la vie de disciple. L’histoire souligne la nature surprenante de la conversion, où la grâce précède le repentir. La reconnaissance par Simon de la puissance divine de Jésus, illustrée par la pêche miraculeuse, l’amène à reconnaître son péché, ouvrant ainsi la voie à son appel à devenir disciple.

 

Les quatre étapes de la vie de disciple – accueillir Jésus, s’aventurer dans des eaux plus profondes, obéir à sa parole et jeter le filet – servent de modèle aux croyants. 

 

Ce passage ne dépeint pas seulement un événement miraculeux, mais enseigne également les aspects fondamentaux de la foi : la grâce, l’obéissance et la volonté d’abandonner les anciennes habitudes pour un nouvel appel. L’expérience de Simon illustre comment la rencontre avec Jésus change le cours de la vie, offrant à la fois un défi et une promesse d’espoir.

 

 

LUNDI 10 FÉVRIER. Mc 6, 53-56

 

On en était resté à l'arrivée des apôtres et de Jésus dans ce lieu "désert". Prédication, suivie de la multiplication des pains et à la traversée avec l'apparition de Jésus. Et nous voilà revenus sur la terre ferme. Et ça recommence, les foules, les foules qui en veulent toujours plus.

 

Intéressant les "ils". 

 

-Au verset 53 et 54 ce sont les apôtres et Jésus, qui accostent et sortent de la barque. 

 

-Au verset 55, ce sont les gens qui reconnaissent dans cet homme qui accoste "le Jésus" et qui, aussitôt se mettent à parcourir toute la région pour lui apporter les malades. 

 

Mais il semble que Jésus se déplace.  

 

et au verset 56, c'est un autre "ils", qui pourrait être celui des malades, mais ce n'est pas sûr. Ce qui semble certain, c'est que toucher la frange de son vêtement suffit. Ce qui évoque la femme qui perd du sang et donc qui sous-entend la foi. Mais je suppose que ce sont les valides qui demandent à Jésus que les infirmes puissent simplement toucher la frange, ce sont eux, les croyants. 

 

On ne demande pas de geste à Jésus, juste qu'il se laisse toucher. 

 

 

53 En ce temps-là, après la traversée, abordant à Génésareth accostèrent. 

54 Ils sortirent de la barque, 

et aussitôt les gens reconnurent Jésus.

55 Ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait. 

 

 

Je suppose que pour le verset 54, il s'agit de Jésus et de ses disciples, qui eux sont un peu secoués par la nuit qu'ils ont vécue. Jésus est reconnu, et c'est un peu le branle-bas de combat. Mais ce qui se passe là, est important. Eux se mettent en branle, eux apportent les malades, ceux qui ne peuvent marcher; il y a une magnifique solidarité. 

 

:56 Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.

 

Et il y a cette supplication de toucher Jésus, c'est finalement très émouvant. C'est vraiment reconnaître que celui qui est là, a une sainteté qui va jusqu'à contaminer les vêtements qu'il porte. Bien entendu cela évoque la femme hémorroïsse et montre la foi qui est la leur. Est-ce qu'on est encore en Galilée, du moins du temps de Jésus? En tous les cas, la foi est là. 

 

Et au chapitre suivant, ça se gâte avec ceux qui viennent de Jérusalem.

 

 

MARDI 11 FVRIER. Mc 7, 1-13.

 

1 En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, 

2 et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. 

 

            3– Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ;

             4et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats. 

 

5Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » 

 

Ils viennent donc de Jérusalem, et ils veulent savoir qui est ce drôle de Rabbi qui enseigne et qui guérit et pour lequel les foules se déplacent. C'est intéressant ce "ils se réunissent", mais on peut imaginer qu'ils sont un certain nombre. Et là, ils peuvent d'emblée l'attaquer sur la manière dont il gère ses disciples. Jésus ne dit rien, il laisse faire. Il est donc laxiste. 

 

            6 Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : ‘Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. 

            7 C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.’ 

8 Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. »

 

Mais Jésus ne se laisse pas faire, il attaque avec l'écriture et différenciant ce qu'il en est de la tradition et des commandements et cela reste vrai aujourd'hui. Et c'est bien cause de conflit.

 

9 Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour établir votre tradition. 

10 En effet, Moïse a dit : ‘Honore ton père et ta mère.’ Et encore : ‘Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.’ 

 

11 Mais vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont ‘korbane’, c’est-à-dire don réservé à Dieu”, 

12 alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère ; 

13 vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »

 

Il montre et c'est très malin, comment ils contournent le commandement et poussent finalement au péché. 

 

 

MERCREDI 12 FÉVRIER. Mc 7, 14-23

 

Je pense savoir pourquoi ce texte qui simplifie les choses (pardon Jésus) me dérange, c'est la question du viol. Celle qui est violée se sent impure, or elle n'y est pour rien, mais cela va l'empêcher de vivre. 

 

Il y a aussi des paroles qui peuvent avoir cet effet-là. Alors ce n'est pas si simple, sauf que Marc, qui écrit aussi pour des païens, redonne ce qui est dit dans les actes des apôtres, les aliments ne rendent pas impurs. Jésus précise que c'est parce que ça ne reste pas dans l'homme. Par contre les pensées du cœur, elles demeurent dedans et cela c'est bien autre chose. 

 

1 Cor 08 L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée.

09 En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles.

10 Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé.

11 Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant.

12 Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu.

13 Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité.

 

06 Lui nous a rendus capables d’être les ministres d’une Alliance nouvelle, fondée non pas sur la lettre mais dans l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit donne la vie.

 

07 Le ministère de la mort, celui de la Loi gravée en lettres sur des pierres, avait déjà une telle gloire que les fils d’Israël ne pouvaient pas fixer le visage de Moïse à cause de la gloire, pourtant passagère, qui rayonnait de son visage.

 

08 Combien plus grande alors sera la gloire du ministère de l’Esprit !

 

09 Le ministère qui entraînait la condamnation, celui de la Loi, était déjà rayonnant de gloire ; combien plus grande sera la gloire du ministère qui fait de nous des justes !

 

10 Non, vraiment, ce qui, dans une certaine mesure, a été glorieux ne l’est plus, parce qu’il y a maintenant une gloire incomparable.

 

11 Si, en effet, ce qui était passager a connu un moment de gloire, combien plus ce qui demeure restera-t-il dans la gloire !

 

12 Et puisque nous avons une telle espérance, c’est avec grande assurance que nous nous comportons ;13 nous ne sommes pas comme Moïse qui mettait un voile sur son visage pour empêcher les fils d’Israël de voir la fin de ce rayonnement passager.

14 Mais leurs pensées se sont endurcies. Jusqu’à ce jour, en effet, le même voile demeure quand on lit l’Ancien Testament ; il n’est pas retiré car c’est dans le Christ qu’il disparaît ;

15 et aujourd’hui encore, quand les fils d’Israël lisent les livres de Moïse, un voile couvre leur cœur.

16 Quand on se convertit au Seigneur, le voile est enlevé.

17 Or, le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où l’Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté.

18 Et nous tous qui n’avons pas de voile sur le visage, nous reflétons la gloire du Seigneur, et nous sommes transformés en son image avec une gloire de plus en plus grande, par l’action du Seigneur qui est Esprit.

 

 

2 Cor 5,14 En effet, l’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort.

15 Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.

16 Désormais nous ne regardons plus personne d’une manière simplement humaine : si nous avons connu le Christ de cette manière, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi.

17 Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né.

18 Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation.

19 Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.

20 Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu.

21 Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous, identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu.

 

 

14En ce temps-là, appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien.

15 Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » 16[…] 

 

17 Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole

 

Amusant de considérer cela comme une parabole, mais comme la foule ne sait pas ce qui s'est passé dans la maison, elle doit être assez interloquée, comme les disciples d'ailleurs;

 

18 Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, 

19 parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. 

 

L'ennui, c'est qu'il y a des choses qui viennent du dehors et qui font que celui qui en est le récepteur, se sent impur et ça c'est une autre paire de manches. Cela reprend aussi les discours pauliniens sur la chair et l'esprit. 

 

20 Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. 

21 Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, 22adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. 

 

Une belle liste avec 12 pensées perverses; 

 

23 Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

 

 

JEUDI 13 FÉVRIER. Mc  7, 24-30

 

RCF: Il en est parfois de même pour nous, chrétiens de longue date, qui pouvons-nous habituer, à sa parole, aux sacrements. Dans l’Évangile d’aujourd’hui Jésus, par cette femme, nous dit : ne vous habituez jamais. Réjouissez-vous toujours du don immense qui vous est fait. Une parcelle, une miette de la grâce devrait suffire à notre salut, à notre bonheur éternel.

 

Peut-être important que ce texte soit comme encadré par les deux multiplications des pains. 

 

24 En ce temps-là,  Jésus partit et se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache, mais il ne put rester inaperçu : 

 

Que c'est ramassé. Il part, il va quelque part sur la côte, il entre (lui et les autres) dans une maison, (un peu l'impression qu'il en a marre des pharisiens et autres et que dans cette région là, ils ne viendront pas), qu'il veut peut-être se reposer, avoir la paix, mais même là il est connu ou reconnu. Et le bouche à oreille fonctionne?  Vous savez, celui qui fait des miracles, le mec de Capharnaüm, il est chez nous. 

 

25 une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds. 

26 Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille. 

 

Et une madame, une habitante de ce pays, une horrible païenne, se précipite dans la maison pour lui demander de délivrer sa fille d'un démon qui la rend malade. En fait on ne sait pas du tout ce qui se passe, sauf que la maman ne sait pas quoi faire, que sa fille, elle ne la reconnaît plus, que ce n'est plus sa petite fille et qu'elle ne sait plus à qui demander de l'aide;

 

 

 

27 Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »

 

Chez Marc, c'est différent des autres évangiles, elle ne casse pas les oreilles des disciples, et le dialogue est direct entre elle et Jésus, qui lui déclare que les demandes des païens, il n'est pas là pour les exaucer. Que ce serait même comme du vol. Mais je dois dire que cela quelque part me gêne, sauf que comme semble le dire Mgr Gobillard, Jésus sait ce qui va se passer et ce qu'elle va dire. Et ce que lui pourra dire.

 

28 Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Alors il lui dit : 

29 « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. » 

 

Est-ce que ça serait: je sais que je ne fais pas partie de ton peuple, je sais que je ne suis pas, digne mais j'ai confiance en toi, et donne- moi juste une miette, à moi qui suis en dessous, ce n'est pas du vol, c'est le en plus, ça ne te coûte rien (en quelque sorte);

 

30 Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle.

 

Dans quel état est-elle sur le chemin du retour?-

 

 

VENDREDI 14 FÉVRIER. Cyrille et Méthode. Lc 10, 1-9

 

Ministère de prédication et de guérison.

 

 

1 En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. le 

 

J'ai l'impression que pour les apôtres, ils avaient la liberté d'aller partout. Eux avaient reçu le pouvoir de chasser les démons. Là, on a plus l'impression qu'il y a comme un déroulé qui est préparé, les villes ou localités où il allait se rendre.

 

2 Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.

 

C'est comme s'il leur disait, vous allez moissonner, mais vous allez voir que la moisson est plus abondante que ce que vous pouviez imaginer. Que votre vocation en fasse lever d'autres, c'est cela que vous demanderez au maître de la moisson; 

 

3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. 

 

Le pas très encourageant, après l'envoi. Agneaux au milieu des loups.

 

4 Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. 

Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’

 

 6 S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. 7Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. 

 

8 Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. 9Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” »

 

Ou Mc 7, 31-37

 

31 Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole.

 

32 Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler et supplient Jésus de poser la main sur lui.

33 Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue.

34 Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »

35 Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement.

36 Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient.

37 Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »

 

SAMEDI 15 FÉVRIER. Mc 8, 1-10

 

1 En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule, et que les gens n’avaient rien à manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit : 

2 « J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. 

3 Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin. » 

4 Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour les rassasier ici, dans le désert ? » 

 

Jésus tient ses apôtres au courant de ce qu'il pense et de ce qu'il ressent. Marc montre aussi l'attention et la compassion de Jésus: si je les renvoie à jeun, ils vont défaillir en chemin. Mais pour les apôtres, cela veut dire, il faut leur trouver à manger. Et là, ils anticipent la question de Jésus, surtout que s'ils font référence à la première multiplication, ils savent bien ce qui les attend. 

 

5 Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. » 

 

Il y a donc matière à faire quelque chose; Jésus ne part pas de rien. Et cela j'aime bien. 

 

6 Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule. 

7 Ils avaient aussi quelques petits poissons, que Jésus bénit et fit aussi distribuer. 

 

Est-ce qu'on peut dire que c'est le pain des disciples qui a été donné ou là encore, pain des disciples, pain de la foule? On ne sait pas, mais plus pain des disciples. Et ce sont eux, qui donnent la nourriture. (tu leur donnes leur nourriture en temps voulu, mais là, il s'agit dans le psaume, des animaux, pas des hommes). 

 

8 Les gens mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles. 

9 Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya. 

10Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha.

 

 

 

Marc 6, 33-44

 

Marc 8, 1-8

 

33 Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux.

34 En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.

 

 

35 Déjà l’heure était avancée ; s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive.

36 Renvoie-les : qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. »

 

37 Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains et leur donner à manger ? »

 

 

38 Jésus leur demande : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » S’étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. »

 

39 Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l’herbe verte.

40 Ils se disposèrent par carrés de cent et de cinquante.


 

 

41 Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous.



 

 

42 Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés.

43 Et l’on ramassa les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers, ainsi que les restes des poissons

 

 

44 Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.

 

45 Aussitôt après, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule.

 

1 En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule, et que les gens n’avaient rien à manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit :

2 « J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. 

 

 

 

3 Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin. » 

 

»

 

 

4 Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour les rassasier ici, dans le désert ?

 

 

 

 

5 Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. »

 

 

6 Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre.

 

 

 

 

 

Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule. 

7 Ils avaient aussi quelques petits poissons, que Jésus bénit et fit aussi distribuer. 

 

 

8 Les gens mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles. 

 

 

 

 

9 Or, ils étaient environ quatre mille. 

 

 

Puis Jésus les renvoya. 10Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha.

 

 

 

vendredi 7 février 2025

SEMAINE DU 2 AU 8 FÉVRIER. ÉVANGILES

SEMAINE DU 2 AU 8 FÉVRIER. ÉVANGILES

 

DIMANCHE 2 FÉVRIER. PURIFICATION. Lc 2, 22-40

 

Consolation, délivrance, lumière, contradiction, chute et relèvement, dévoilement des pensées pour Israël. (Syméon). 

Mais glaive de douleur pour sa mère.

Délivrance (Anne). 

 

22 Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, 

23 selon ce qui est écrit dans la Loi : ‘Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.’ 

24 Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : ‘un couple de tourterelles ou deux petites colombes.’ 

 

Deux démarches: consécration et purification. Je suppose que c'est pour la purification qu'il faut offrir ce sacrifice.

 

25 Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. 

26 Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. 

27 Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,

 

J'aurais mis une autre ponctuation. Syméon vient au temple au moment où les parents présentaient Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait. Il le reçut dans ses bras… c'est peut-être cela l'étonnant. 

 2 8Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant 

 

29« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. 

30 Car mes yeux ont vu le salut 

31que tu préparais à la face des peuples : 

32 lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » 

 

33 Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. 

34 Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction 

35 – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » 

 

36 Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, 

37 demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. 

 

38 Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. 39Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. 

 

40 L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

 

 

LUNDI 3 FÉVRIER. Mc 5, 1-20.

 

https://giboulee.blogspot.com/2023/02/mc-5-1-20-le-possede-des-cimetieres3.html

 

En pensant à ce texte ce matin, je me suis souvenue qu'à Monaco, quand on prenait le sentier de côte pour aller au Cap d'Aîl, il y avait une grotte, dans laquelle vivait un homme. ça sentait assez mauvais quand on passait devant, je pense l'avoir entre-aperçu une fois ou deux, un homme en haillons. Parfois on mettait un bloc de savon de Marseille à l'entrée. Comment vivait-il, de quoi vivait-il? Il faisait quand même très froid au bord de la mer et les vagues battaient souvent les rochers. Je crois que pour moi, cet homme est un peu la représentation de cet homme dont nous parle l'évangile de ce jour. Se mettre à l'écart, fuir ses semblables, (bon peut-être qu'il n'avait pas le choix, qu'il se cachait plus ou moins, ça je ne sais pas, je ne peux qu'imaginer, sauf que ça me faisait peur). Pourquoi dans l'évangile cet homme se fait-il du mal, se blesse-t-il, c'est un peu un mystère. Ce qui est certain c'est qu'il se maltraite, comme se maltraitent parfois ces enfants qui se cognent la tête contre les murs, et qui ainsi remplacent une douleur psychique par une douleur physique. On a donc un homme en grande souffrance (mais là, c'est la psy qui réfléchit), qui ne se laisse pas soigner (mais comment à cette époque-là, à coup d'exorcismes? ) et qui est complétement associal. Par contre chez Marc, il ne fait de mal qu'à lui-même et cela me semble important. 

 

Important aussi qu'il soit dans un lieu de mort, un cimetière. Or les lieux de mort, il y en tellement, j'en côtoie tellement ,professionnellement , sans parler des miens. Et là ce qui est peut-être important, c'est de savoir que Jésus qui voit la détresse, la souffrance, agit le premier et chasse ce qui est source de souffrance, de malheur.

 

Comme j'ai regardé le texte de demain, avec la résurrection de la fille de Jaïre, il y a le verbe "saisir" et saisir cela pour moi est un geste fort, qui renvoie aux psaumes, il me saisit pas la main droit, il me tire des eaux, donc qui est bien d'arracher à la mort. 

 

Alors je me suis demandée si finalement la précicope de ce jour, n'est pas aussi comme une préfiguration de la résurrection de Lazare, car Jésus l'arrache bien à son tombeau, et cela montre la puissance de vie et d'amour qui est en lui.

 

1 En ce temps-là, Jésus et ses disciples arrivèrent sur l’autre rive, de l’autre côté de la mer de Galilée, dans le pays des Géraséniens. 

2 Comme Jésus sortait de la barque, aussitôt un homme possédé d’un esprit impur s’avança depuis les tombes à sa rencontre ; 

 

Voilà donc Jésus en pays païen, et d'emblée Marc nous fait entendre que le mal est là. Il est accueilli par un homme, dont on va apprendre ensuite qu'il est malade, (possédé), et qui vient vers lui. Pourquoi? Est-ce que cela évoque tous les possédés de Galilée, qui se jettent sur lui se prosternent et donne l'idée de Jésus, ce que Jésus leur interdit. 

 

3 il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne ; 4 en effet on l’avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser.

5 Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres.

 

Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui 

7 et cria d’une voix forte : « Que me veux-tu, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas ! »

8 Jésus lui disait en effet : « Esprit impur, sors de cet homme ! » 

 

C'est un peu en contradiction avec le verset 1.  Mais on a le comportement somme toute classique des esprits impurs, sauf qu'on apprend que Jésus d'emblée, sans doute saisi de compassion est en train d'expulser l'esprit, comme il a fait taire la mer et se calmer le vent.

 

9 Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L’homme lui dit : « Mon nom est Légion, car nous sommes beaucoup. » 

10 Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays. 

 

Là il va se passer autre chose, ce ne sera pas un esprit mais une légion d'esprits impurs qui infestent cet homme. 

 

 

11 Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. 12 Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. » 

13 Il le leur permit. Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer. 

14 Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passé. 

 

Et voilà. Jésus avait-il prévu que les esprits sauteraient dans l'eau? Aucune idée, mais à cause de cela, il sera lui exclu de ce lieu. Il devient celui qui fait peur, le magicien maudit en quelque sorte, alors il vaut mieux qu'il retourne d'où il vient.

 

15 Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et revenu à la raison, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. 

 

Là, on a l'impression qu'il y a des gens du ou des villages qui arrivent. Première surprise, l'homme est assis, habillé, (je dirai propre), et là c'est incompréhension mais crainte assez légitime.

 

16 Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé, et ce qui était arrivé aux porcs. 

17Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire. 

 

Arrivent alors les gardiens de porcs qui doivent se lamenter, et là, on supplie (ce qui est quand même très fort) jésus de revenir là d'où il vient.

 

18 Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. 

1 9Il n’y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. » 

20 Alors l’homme s’en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l’admiration.

 

Jésus ne résiste pas, et l'homme guéri deviendra témoin, ce qui simplifiera peut-être les choses quand Jésus reviendra ultérieurement dans cette région;

 

 

MARDI 4 FÉVRIER. Mc 5, 21-43. "Crois seulement". Envers en contre tout.

 

https://giboulee.blogspot.com/2024/06/marc-5-23-41-13-dimanche-du-temps.html

 

Il y en a des choses dans ce chapitre. Entre la tempête, ce qui se passe sur l'autre rive et ce qui se passe ici, comment douter de la puissance de Jésus? 

 

21 En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer.

 

En théorie, si la foule s'assemble au bord du lac, c'est qu'on est parti pour un enseignement, sauf que ce n'est pas ce qui va se passer. Jésus est toujours capable de répondre à une demande.

 

22Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds 

23 et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » 

24 Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. 

 

Donc changement de programme et le voilà qui suit Jaïre, et la foule qui suit." Vous vous rendez compte, il va chez Jaïre, il parait que sa fille est en train de mourir, allons voir s'il pourra la guérir". Et tout le monde suit.

 

Mais là encore, on a comme un petit changement: Jésus "perd quelque chose".

 

25 Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – 

26 elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré –… 

27 cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. 

28 Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » 29 À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. 

 

Et c'est la petite dame, qui ne sait plus où se fourrer, qui ne sait plus comment vivre comme ça, et joue le tout pour le tout, et qui s'imagine que personne ne verra rien. Pas vu, pas pris.

 

30 Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » 

31 Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » 

 

Là, pour moi, comme Jésus s'arrête, il y a une bousculade dans la foule. Mais jésus veut savoir, veut trouver celui ou celle qui a eu assez de foi pour simplement toucher son vêtement. 

 

32 Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. 

33 Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. 

34 Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » 

 

J'ai toujours trouvé le verset 32, étonnant. D'emblée on a l'impression que Jésus sait que c'est une femme qui a posé ce geste. Peut-être qu'un homme n'en n'aurait pas été capable. Et voilà la pauvre dame qui est là, sous le regard de tout le monde et qui effectivement doit être morte de trouille. Elle qui perd du sang a osé toucher cet homme. Certes elle est guérie, mais la foule est là et la foule c'est dangereux. Sauf que Jésus confirme bien la guérison, grâce à sa foi et c'est certainement cela qui est enseignement pour nous. La foi qui permet finalement de poser des actes qui paraissent fous.

 

Et d'un.. 

 

Maintenant normalement le trajet reprend, mais..; 

 

35 Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? »

36 Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » 37 Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.

 

Je pense que pour Jaïre, cet acte a dû être très difficile. D'un côté faire comme s'il n'avait pas entendu, et en arrivant, il y a déjà tout le bazar, ne pas montrer sa peine, et faire confiance, lui qui a peut-être des doutes quant à nazaréen.  

 

38 Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. 

39 Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » 

40 Mais on se moquait de lui.

 

Descend de ta croix… On se moquait de lui; 

 

 Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. 

41 Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » 

 

Ps 72; 23 Moi, je suis toujours avec toi, avec toi qui as saisi ma main droite. 24 Tu me conduis selon tes desseins ; puis tu me prendras dans la gloire.

 

(18:5) Les liens de la mort m'avaient environné, Et les torrents de la destruction m'avaient épouvanté ; 5 (18:6) Les liens du sépulcre m'avaient entouré, Les filets de la mort m'avaient surpris. 6 (18:7) Dans ma détresse, j'ai invoqué l'Éternel, J'ai crié à mon Dieu ; De son palais, il a entendu ma voix, Et mon cri est parvenu devant lui à ses oreilles. 7.       18:17) Il étendit sa main d'en haut, il me saisit, Il me retira des grandes eaux ; 17 (18:18) Il me délivra de mon adversaire puissant, De mes ennemis qui étaient plus forts que moi. 18 (18:19) Ils m'avaient surpris au jour de ma détresse ; Mais l'Éternel fut mon appui. 19 (18:20) Il m'a mis au large, Il m'a sauvé, parce qu'il m'aime.

 

 

42 Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur

43 Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

 

Ne le faire savoir à personne, c'est un peu mission impossible.

 

 

MERCREDI 5 FÉVRIER. Mc 6, 1-6

 

On sort d'un épisode où la foi est presque à son apogée et là, c'est l'inverse.  Qu'est ce que Jésus a-t-il pu ressentir devant cette fermeture? Mais il fait sans le dire ce qu'il conseillera à ses disciples, si vous n'êtes pas reçu dans une ville, n'y restez pas. Mais lui il y fait quand même quelques guérisons.

 

1En ce temps-là,  Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. 

2 Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? 

3 N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet

 

Miguel fait remarquer que Joseph n'est pas nommé dans cette péricope. Jésus a une profession, une mère qui est nommée, mais pas de père. Il n'est pas le fils de joseph. Alors qui est-il? qui est son père? 

 

Au chapitre 3, par deux fois, les habitants ont essayé de mettre la main sur lui, sans succès. Là ils pourraient, mais ne le font pas. 

 

En fait, je me demande si un laïc se mettait dans notre église à prêcher, quelle serait la réaction de l'assemblée? Ce serait bien du même ordre. Finalement ne pas connaître la vie du prêtre qui est envoyé par l'Evêque, c'est plus simple. Mais là, ça passe de attentif, intéressé, interrogé à choqué. 

 

4Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »

C'est devenu un proverbe, mais il me semble qu'on le trouve dans la Bible avant, mais je ne 

sais pas où.

 

 5Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. 

Et il s’étonna de leur manque de foi. Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.

 

On a un commentaire du rédacteur: il ne pouvait accomplir aucun miracle et au pourquoi du lecteur, c'est Jésus qui répond: à cause de leur manque de foi.

 

 

JEUDI 6 FÉVRIER. Mc 6, 6-13

 

7 En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,

 8 et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. 

9 « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » 

 

Voyager vraiment léger; bâton (comme Moïse- et des sandales, qu'ils peuvent enlever s'ils touchent un endroit sacré). Important de se protéger les pieds dans ce pays pierreux. Le bâton ça peut aussi servir à se défendre. Faut-il y voir un symbole du bâton signe du berger? C'est aussi une aide. J'opterai plutôt pour du matériel. Jésus avait-il un bâton? Des sandales on peut le supposer. C'est presque comme des mendiants qu'il les envoie, ils ne payent pas de mine et pourtant ils ont autorité sur les esprits impurs. Cela évoque le premier miracle de Jésus dans la synagogue de Capharnaüm, l'homme possédé par un esprit impur: Mc 1, 23

 

En fait je trouve ce texte assez difficile. Ils viennent d'être choisis mais après l'échec de Nazareth. Est-ce que les gens auront -ils assez confiance en eux pour effectivement se convertir (mais il me semble que c'est aussi le message de Jean le Baptiste), cad de changer de vie parce que le royaume de Dieu est tout proche. Ils ne préparent pas le chemin de Jésus, puisqu'ils le retrouvent plus tard à la maison. Ils font travail de missionnaires, de prophètes. Et ils peuvent en quelque sorte prouver qu'ils sont bien les envoyés, parce qu'ils chassent les esprits mauvais et font des guérisons, mais les guérisons ils ne les font pas comme Jésus, ils sont plus insérés dans une tradition, que l'on retrouve chez Jacques. Quand Pierre ou Paul guérissent, ils le font à la manière de Jésus. 

 

10 Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. 

11 Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » 

 

Acceptez ce qui vous est proposé. Reconnaissance? La poussière là, devient témoin, elle est comme habitée. Est-ce le geste, secouer la poussière des pieds, ne rien emporter, aucune trace de ce passage, qui est témoignage du refus?

 

Si je regarde un peu dans l'ancien testament, certes l'homme est formé à partir de la poussière du sol, mais par la suite la poussière est signe de malédiction, sauf pour Abraham (ta postérité sera comme la poussière de la tere. Gn 28, 14, mais dans l'exode, la poussière se transforme en poux, les malédictions de Nb 28. Globalement, ça renvoie à la mort. On pourrait dire que la poussière va s'attacher à eux qui ont refusé l'écouter, et qu'elle st comme signe de mort pour eux;

 

12 Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. 

Il faut. Se convertir pour éviter quoi? Est-ce que cela faisait partie des enseignements de Jésus, sauf ceux-là nous ne les avons pas.

 

13 Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

 

Les signes qui montrent quelque chose, mais quoi? Les temps sont proches? Dieu est là, il visite son peuple? Comment est-ce que je prendrais cela aujourd'hui? 

 

 

VENDREDI 7 FÉVRIER. Mc 5, 14-29

 

Si je lis ce passage tout seul, qu'est-ce que j'en tire pour moi, à part la méchanceté d'Hérodiade, la lâcheté d'Hérode et la pauvre Salomé qui est prise en otage par sa mère et Jean qui perd la vie. Mais cette nouvelle a quand dû faire l'effet d'une bombe dans l'entourage de Jésus, et peut-être faire craindre pour lui. Mais le discours des disciples n'est pas subversif.

 

Marc nous fait comprendre que le monde politique est un monde violent, qui ne peut entendre la parole quand ça dérange, et cela reste vrai. Alors cela veut dire que témoigner est risquer, surtout quand on dit aux gens qu'ils font mal ou qu'ils font le mal. 

 

Il est possible de faire un lien avec l'épitre aux Hébreux: 6C’est pourquoi nous pouvons dire en toute assurance : ‘Le Seigneur est mon secours, je n’ai rien à craindre ! Que pourrait me faire un homme ?’ 

 

Jésus dira ne craignez pas ceux qui peuvent tuer le corps, craignez celui qui a le pouvoir d'envoyer dans la Géhenne;

 

. 29 Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

 

Mc 15, 43 Joseph d’Arimathie intervint. C’était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le règne de Dieu. Il eut l’audace d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus.

44 Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ; il fit appeler le centurion, et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps.

45 Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps.

46 Alors Joseph acheta un linceul, il descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un tombeau qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.

 

 

14 En ce temps-là,  comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler.

 

On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » 

15 Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » 

16 Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » 

 

On a déjà parlé de la renommée des Jésus. Là c'est peut-être plus, il devient célèbre, mais on ne sait pas pourquoi. Miracles? Prédications? Disciples? Et on lui colle une étiquette: il serait le Jean qui a été tué par Hérode, il  serait le prophète Elie, celui qui doit tout remettre en ordre, il serait un grand prophète. Or pour Hérode, du moins chez Marc, il devrait être impensable que ce soit Jean qu'il a fait décapiter qui est revenu à la vie, pour à nouveau le persécuter, mais il semble que ce soit quand même le cas. Donc une grande menace pour Jésus. Et c'est l'occasion pour Marc de montrer combien les puissants sont des lâches. 

 

 

Que doivent comprendre ceux qui se convertissent? Qu'ils prennent des risques, surtout s'ils s'en prennent aux puissants. De fait ce n'est pas ce que Jésus à fait, lui il est resté dans la lignée de la conversion, pour ceux qui se disent les meilleurs.  

 

Chez Marc, il semble qu'Hérode croit que ce Jésus, est un prophète qui va être comme Jean et qui risque de lui faire du tort. Peut-être vaut-il mieux le faire disparaître. Du coup cela irait assez bien avec Marc 3, quand les pharisiens et les Hérodiens décident de le supprimer. 

 

17 Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. 

 

On apprend la pourquoi Jean a été arrêté.

 

18 En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » 1 9Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas 20 parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. 

Le car introduit la séquence sur ce qui s'est passé en Hérode et Jean. Mais le parce que du verset 20 m'étonne. Là, j'ai l'impression que si Hérode a peur de Jean, c'est qu'il a peur non pas de ses pouvoirs mais des disciples et du peuple. Contre qui le protège-t-il? quant à la finale elle est toujours aussi étonnante. Il semble reconnaître qu'il n'aurait pas dû faire ce qu'il à fait, en prenant Hérodiade comme femme, mais qu'il l'écoute avec plaisir, ce qui est étonnant. Y aurait-il du bon dans cet homme? 

 

21 Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. 

22 La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. »

 23 Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » 

24 Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. » 

25 Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. »

 

 26 Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus.

 27 Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. 

28 Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. 29 Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

 

Qu'est devenue ta tête de Jean. Il me semble qu'un corps mutilé ne pouvait pas revenir à la vie. Pour Jésus, les os ne sont pas  brisés' quoique le le côté le soit peut-être. Pour Jésus, chez Marc, c'est un homme seul. Qui ira s'occuper de la mise en terre. 

 

 

SAMEDI 8 FÉVRIER. Mc 6, 30-34 (on se prépare à la multiplication des pains).

 

                                   "Et l'on n'avait pas le temps de manger."

 

La première nourriture quand ils arrivent sur place, c'est la parole, parce que la foule provoque la compassion chez Jésus;

 

30 En ce temps-là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. 

31 Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger

 

Retour des Apôtres. RCF suppose qu'ils ont fait des disciples et que c'est cela qui contribue au fait que l'on n'avait pas le temps de manger. Or c'est bien le manger qui va prendre toute la place dans ce qui suit, que ce soit la nourriture enseignement et la nourriture dont le corps a besoin, sauf que cela on ne l'entendra pas.

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 32Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. 

33 Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux

 

Cela parait parfois étonnant que la distance soit plus courte en barque, mais manifestement cet endroit désert est un endroit connu.

 

34 En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.

 

Longuement, ça veut dire quoi pour Jésus, et quoi pour nous?