dimanche 9 février 2020

SEMAINE DU 3 AU 8 FÉVRIER: ÉVANGILES



LUNDI 3 FÉVRIER. Mc 5, 1-20

Il y a eu la tempête et de fait Jésus quitte la Galilée pour aller chez les "païens", qui élèvent des porcs, et chez lesquels manifestement l'esprit du mal est présent.

En ce temps-là, Jésus et ses disciples arrivèrent sur l’autre rive, de l’autre côté de la mer de Galilée, dans le pays des Géraséniens. 
Comme Jésus sortait de la barque, aussitôt un homme possédé d’un esprit impur s’avança depuis les tombes à sa rencontre ;

C'est quand même curieux. Logiquement, sachant qui est Jésus, il aurait du se planquer cet esprit mauvais, se mettre à l'abri. C'est un peu de la provocation. On va bien voir qui est le plus fort.  

il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne;
en effet on l’avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser. 
Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres.

Pour moi, il est évident que cet homme est dissocié, suite à un événement ou à des événements traumatiques. Il y a ce retournement sur soi de l'agressivité qui est souvent le seul moyen de moins souffrir. Il y a la violence, il y a une telle souffrance..

 Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui 
et cria d’une voix forte : « Que me veux-tu, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas ! » 
Jésus lui disait en effet : « Esprit impur, sors de cet homme ! » 

Comme on le fait remarquer souvent, c'est un exorcisme à l'envers. Il y a quelque chose ou quelqu'un qui demande à Jésus de ne pas le tourmenter. Adjurer est très fort, en principe quand on adjure quelqu'un c'est qu'on est à la dernière extrémité. 

Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L’homme lui dit : « Mon nom est Légion, car nous sommes beaucoup. » 
10 Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays. 

La question soulevée, quel est ton nom? Si on prend l'hypothèse de mon fils, qui irait bien avec l'humanité de Jésus, à savoir que Jésus s'adresse à l'homme et non à la partie malade, tordue, on se rend compte que là, la partie dissociée prend le dessus, et parle à la place du sujet. La ou les parties dissociées. Mais là, elles sont considérées comme ces parties qui veulent continuer à vivre, n'importe où, et que l'on n'arrive pas à expulser. Ou alors, c'est une manière de dire, "ne pas les chasser en dehors du pays", qu'elles veulent rester là où elles sont, parce que là où est le malheur, là, elles auront de la place.

11 Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. 
12 Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. » 
13 Il le leur permit. Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer. 

Pour moi, ce que je vois là, c'est quelque chose de suicidaire. Quelque chose dans le tout ou rien, dans la destruction. Pourquoi détruire les porcs?

14 Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passé. 

15 Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et revenu à la raison, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. 
16 Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé et ce qui était arrivé aux porcs.

On peut imaginer la tête des gardiens.. Qu'est ce qui va leur arriver à eux? Quel est cet homme sorti de nulle part, qui guérit celui qu'on ne pouvait calmer, et qui prive les propriétaires de leur gagne pain? 

 17 Alors ils se mirent à supplierJésus de quitter leur territoire. 

Logique. On ne veut pas de toi, tu es un magicien, va au diable..

18 Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliaitde pouvoir être avec lui.
19 Il n’y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. » 

20 Alors l’homme s’en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l’admiration.

On a quelque chose de très différent de ce qui se passe dans les guérisons en Galilée. Va te montrer au prêtre, ne dis rien. Là au contraire, c'est je fais de toi mon témoin et cela me fait un peu penser à la samaritaine. Il est là, pour préparer le chemin.


Qui supplie Jésus (deux fois ce verbe).  Parce que c'est toujours Jésus qui est supplié.

     Les démons le supplient de ne pas les expulser de ce pays. Donc ils se sentent chez eux, ils ont leurs habitudes. S'ils vont chez les galiléens, ça va mal aller pour eux, puisqu'expulser les démons les pharisiens le font aussi. Supplier, c'est reconnaître à l'autre une autorité.

     Les habitants le supplient de partir. Trop dangereux et ne tient pas compte des aspects financiers. C'est Jésus qu'on expulse.

     Le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui/ Rentre et annonce/le paralytique de Capharnaüm. 


MARDI 4 FÉVRIER. Mc 5, 21-43

Dans ce texte, il y a l'importance de la foule et l'importance de la foi. La foule qui écrase, la foule qui empêche de l'approcher, la foule qui se moque aussi de lui..

La foi de la femme qui brave la foule, qui brave tout. Ta foi t'a sauvée. Elle a bravé tout..
La foi demandée à Jaïre: ne crains pas, crois seulement..

21 En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foules’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. 
22 Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds 
23 et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
24 Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait

25 Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – 
26 elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré –… 
27 cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. 
28 Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » 
29 À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. 

30 Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » 
31 Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » 

32 Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. 
33 Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. 
34 Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »

35 Comme il parlait encore, des gensarrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » 
36 Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » 

37 Il ne laissa personnel’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
38 Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gensqui pleurent et poussent de grands cris. 
39 Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » 
40 Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. 

41 Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » 
42 Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. 
43 Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

MERCREDI 5 FÉVRIER. Mc 6, 1-6

Très différent des autres textes. Chez Luc, c'est quasiment le début de la vie publique avec la menace de mort. 

En ce temps-là,  Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent.

On dirait que les disciples ne sont pas très très chauds, comme s'ils savaient. 

Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? 

c'est qui cet homme? Qu'est ce qui lui est arrivé pour qu'il change à ce point là, pour qu'il se mette à enseigner. Et ça donne: il se prend pour qui?  Et cela c'est toujours un risque. Quand on connaît quelqu'un, il se prend pour qui. Il se la pète…

N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. 

Pourquoi être choqué? Est ce qu'il y a aussi de la jalousie? Pourquoi lui, pourquoi pas mon fils? Il n'est pas mieux que les autres..

Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » 

Il sera méprisé dans son pays.. Méprisé peut renvoyer déjà à is 53, mais le sens n'apparaît que plus tard.

Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. 

Et il s’étonna de leur manque de foi. Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.

Là, il n'y a pas ce rejet que l'on trouve chez Luc. Il y a cette constatation: pour que des miracles (et ici on dirait que c'est différent des guérisons, qui sont peut-être banales), la foi est nécessaire, c'est à dire que ça fonctionne des deux côtés (ou au pire la foi de la famille, de ceux qui demandent). Mais c'est comme s'il y avait un déferlement de forces du mal, lui qui a vaincu le lac en colère, un peu avant, et que l'indifférence, le refus, ce sont des forces du mal, qui s'opposent à la vie, donc aux miracles.

JEUDI 6 FÉVRIER: Mc 6, 7-13

En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, 

Ce qui me frappe, c'est l'autorité sur les esprits impurs, parce que cela montre bien le combat, combat toujours présent, toujours actuel. 

etil leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. 
« Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » 

 Pour le début je comprends bien. Mais mettre des sandales s'oppose à quoi? Être pied nu? Et pourquoi ne pas prendre de tunique de rechange? Parce que le temps sera court, et que vous rentrerez vite de mission? Parce que vous avez encore à apprendre, à faire le point. Aujourd'hui on parlerait de debriefing.. Mais c'est étonnant quand même. Ou alors c'est pour faire comprendre qu'on missionne dans ses "vêtements", tel qu'on est; on n'a pas besoin de se faire beau, il y a une urgence.

10 Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ.
11 Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » 

On retrouve le secouez la poussière, et la poussière (criera) sera un témoignage. Pour eux ou contre eux? 

12 Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
 13 Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

Là, on a le programme des apôtres: conversion, changer de vie, expulser plus fort sue chasser, et les onctions. Mais s'ils sont partis sans rien, et Jésus ne fait pas d'onctions d'huile, où ont-ils trouvé cette huile et pourquoi font-ils ainsi.. 



VENDREDI 7 FÉVRIER: Mc 6, 14-29

14 En ce temps-là,  comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » 
15 Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » 

Reprise du questionnement sur qui est Jésus. Jean, Elie, le prophète ou un prophète des temps anciens. Il n'empêche que cette idée de la résurrection reste curieuse, un peu comme le dalaï lama. Mais Jean vient d'être tué et ce serait comme si son esprit se serait emparé de jésus. La différence ce sont les miracles que Jean ne faisait pas.

16 Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » 

Conclusion: manque de bol, je ne serai jamais débarrassé de ce type . C'est sans fin. 

17 Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. 
18 En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »
19 Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas 
20 parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. 

Là, le classique de l'histoire. Jean qui comme tout prophète dit c'est mal, un roi qui le fait emprisonner, mais  l'impression c'est que la faute est sur Hérodiade, comme la faute est sur Jezabel du temps du roi Acab (et donc du prophète Elie). 

21 Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. 
22 La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » 
23 Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » 
24 Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. »
 25 Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » 

 Sacrée manipulatrice la Hérodiade.. Elle a bien monté son truc et la fille est aussi sous sa coupe. Bon je sais, c'est un mauvais jeu de mot, puisque la tête de jeanava être coupée.

26 Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. 
27 Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. 
28 Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. 

Fin de l'histoire. Jean a perdu sa tête, mais son esprit est venu dans le corps de Jésus..

29 Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

Jean sans tête dans le tombeau. Jésus ..


SAMEDI 8 FÉVRIER. Mc 6, 30-34 Prélude à la première multiplication des pains.

30 En ce temps-là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. 

Cela fait tout à fait les bons élèves, qui n'en reviennent pas d'avoir été "aussi bons". Ils ont fait ce que Jésus leur a demandé, et ça a marché. Et ça a augmenté leur foi en lui. Enfin c'est ce que j'imagine. Mais ils sont épuisés les apôtres. Ils ne sont pas comme le maitre..

31 Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. 

Ce qui est intéressant, c'est que là Jésus s'occupe d'eaux. Il laisse tomber ceux qui viennent de l'extérieur pour se faire guérir. Peut-être que ce "on n'avait pas le temps de manger" sert de prélude à la multiplication des pains.

32 Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. 
33 Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. 

Pauvre Jésus, qui voulait être au calme avec son petit groupe. Quand on est trop bon, on n'a pas un instant pour soi. En fait de lieu désert, c'est un lieu rempli..

34 En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.

Là, il ne demande rien aux apôtres, qui peuvent normalement se reposer, mais lui, il se laisse "manger" par ceux qui sont là. Et il leur donner à manger autrement dans la suite du texte, que nous ne lirons pas…



DIMANCHE 9 FÉVRIER: Mt 5, 13-16 Discours après les Béatitudes.

13 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. 

Pour moi, il y a deux sels, le sel marin qui vient par évaporation, mais le sel de la terre, les mines de sel, avec des pierres que l'on sort de la terre, ces pierres un peu roses, et qui peuvent être données aussi à lécher aux animaux. Pour moi, c'est plus cette image-la. Je vois la pierre qui a perdu sa saveur et qui est jetée dehors. Le piétiné renvoie à ce que Jésus dira un peu plus loin sur ne pas donner des perles aux pourceaux, Mt 7, 6 « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré, ne jetez pas vos perles devant les porcs, de crainte qu'ils ne les piétinent,puis se retournent contre vous pour vous déchirer.

Ceci dit, je ne peux pas me considérer comme le sel de la terre.. Ce n'est pas que je sois fade, j'espère que non, mais c'est tellement petit ce que je fais, que le sel de la terre, je ne le crois pas. Jésus est le sel de la terre, pas pour conserver, même si c'est un rôle du sel, mais pour donner à la vie, toute sa saveur, lui permettre de se déployer, et par l'esprit saint de devenir un peu comme lui; mais c'est lui.


14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. 
15 Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. 

Un peu pareil. Par ta lumière, nous voyons la lumière, ps 36. 

16 De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

 j'aime la finale; si par l'E.S on fait un tout petit peu briller la présence, alors cela permet aux autres de reconnaître que Dieu Est.

dimanche 2 février 2020

SEMAINE DU 2 7JANVIER AU 2 FÉVRIER: ÉVANGILES.

 
LUNDI 27 FÉVRIER: Mc 3, 22-30

Juste avant cette périscope,  on a eu l'appel des 12 et la réaction de la famille, qui veut se saisir de lui, car affirmaient-ils il a perdu la tête. Là, c'est plus important comme accusation: il pactise avec le mauvais pour perdre le peuple.

22 En ce temps-là, les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » 


On est au chapitre 3… Et déjà les scribes de Jérusalem, viennent pour juger. Est-ce juste parce qu'il a fait une guérison le jour du Sabbat, parce qu'il a laissé ses disciples arracher des épis, ou guérir à tout de bras. EN soi, c'est vrai que c'est fou, ce serait dire, il guérit les possédés parce qu'il a fait un pacte avec le chef des démons, mais quel serait le but de ce pacte?  S'emparer du pouvoir religieux à leur place? Donc eux le perdraient, perdraient leur place dans le peuple. Comme quoi, la peur, la jalousie poussent à beaucoup de choses et si Jésus est un sujet du mauvais, alors on doit le tuer. Et cela reprend une des phrases sur l'alliance des pharisiens et des hérodiens.

23 Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? 

Les appelant près de lui… Je trouve cela magnifique. Jésus ne hausse pas les épaules, on a l'impression que cela le rend très malheureux et qu'il veut les aider à changer. Donc il va essayer de leur comprendre que leur raisonnement ne tient pas la route, mais il ne semble pas en colère, mais triste.

Le seul autre passage où Jésus appelle ses disciples auprès de lui, c'est dans Mc 10, qui sera le plus grand, et il y a eu un pb avec les fils de Zébédée. Je cite le texte: 

41 Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.
42 Jésus les appelaet leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir.
43 Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur.
44 Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous :
45 car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Là aussi, il y a dissension, et Jésus enseigne, rassure, dit ce qu'il faut faire. Mais il ne dit pas que c'est mal, il les fait aller au-delà. Et là ce sera un peu pareil. Leur faire comprendre qu'ils disent n'importe quoi, qu'ils n'ont pas réfléchi (ou trop réfléchi). Leur montrer que cet aveuglement qui est là,  il est au dela de ne pas reconnaître Dieu en tout, d'en vouloir à Dieu, parce que Dieu, ils le connaissent, mais ils le font taire. Ils s'érigent en Dieu..

24 Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. 
25 Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. 
26 Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. 

Je pense que là, c'est une petite parabole, pour leur faire comprendre à quel point c'est stupide. En d'autre termes si Satan fait ça, il scie la branche sur laquelle il est assis. Il n'est pas bête à ce point là.

27 Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. 

Normalement là, c'est une deuxième parabole, sauf que je ne suis pas sûre de la comprendre. Pour entrer chez quelqu'un qui a un coffre fort et le voler il faut d'abord neutraliser l'homme. Est ce que Jésus, dit qu'il lie le mauvais, pour pouvoir entrer chez lui, et  piller. Ce verbe on le trouve peut-être dans Jn 10, 10, le voleur ne vient que pour piller, égorger. Si le mauvais veut entrer chez quelqu'un il doit dont le ligoter. Bref, je ne comprends toujours pas.. Qui pille quoi? 

Commentaire de St Ambroise: "Alors que le Fils de Dieu a pris chair pour écraser les esprits impurs et arracher son butin au prince du monde, alors qu'il a donné aussi aux hommes le pouvoir de détruire l'esprit du mal, en partageant ses dépouilles — ce qui est la marque du vainqueur —,"certains appellent à leur aide la puissance du diable. Et pourtant, [comme le dit Luc], c'est « le doigt de Dieu » (Lc 11,20) ou, comme le dit Matthieu, « l'Esprit de Dieu » (Mt 12,28) qui chasse les démons. On comprend par-là que le Royaume de Dieu est indivisible comme un corps est indivisible puisque le Christ est la droite de Dieu et que l'Esprit semble être comparable à son doigt. « Car en lui, dans son propre corps, habite toute la plénitude de la divinité » (Col 2,9).



28 Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. 
29 Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » 

Et le péché contre l'esprit. C'est ce refus d'entendre, de transformer ce qui est vérité en mensonge. 

30 Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. 
 Comment peut-on comparer l'esprit saint à l'esprit impur, comment peut-on transformer ainsi la réalité? 

MARDI 28 JANVIER: Mc 3, 31-35

Je me disais que peut-être cet épisode est à mettre avec ce qui s'est passé avant, (pas lu cette semaine), mais que ces deux péricopes avec la famille de Jésus, qui encadrent ce qui se passe avec les scribes, se renvoient la balle, et peut-être que Jésus, peut leur faire le même reproche, car s'il est fou, c'est qu'il est possédé, donc même critique que celle des scribes, et là aussi, surtout qu'eux le connaissent depuis toujours, comment expliquer ce changement de regard. Intéressant qu'ils ne rentrent pas dans la maison, qu'ils fassent appeler Jésus qui ne les fait pas entrer, contrairement de ce qu'il a fait avec les scribes venus de Jérusalem.

31 En ce temps-là, comme Jésus était dans une maison, arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. 

Ils restent dehors, pourquoi?.
Ils le font appeler, pourquoi?

Lui rappeler qu'il n'est que le fils, qu'il doit obéir comme un toutou obéissant? Et la place de Marie, là dedans? Donner plus de poids.. Si tu es un bon fils, tu dois obéir. On note que Joseph n'est pas là, donc que Marie est veuve et que son fils doit ou devrait prendre soin d'elle.

32 Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » 

 La foule, qui est assise autour de lui, je dois dire que c'est une image que j'aime. La foule est là, elle écoute. Et quelqu'un vient comme pour rompre cette harmonie. Ils te cherchent. 
Ce qui est curieux, c'est que cela me fait penser à Jésus perdu dans le temple. Nous t'avons cherché moi et ton père. Et la réponse, ne savez vous pas que je me dois aux affaires de mon père.

33 Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » 

le début de réponse est un peu du même ordre.. ma mère, mes frères, oui mais..

34 Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. 
35 Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Et la dernière phrase est superbe, parce que peut-être que dans sa famille, Marie bien entendu fait la volonté de Dieu, mais pour nous aujourd'hui, savoir que si l'on essaye de faire la volonté du Dieu (il ne dit pas du Père, mais c'est implicite) est pour lui, un proche, un de sa famille. Moi, avec mon âge, j'aime bien imaginer que je suis comme une mère; non pas sa mère, parce qu'il a la sienne, mais comme une mère, un peu, comme parfois je suis avec les personnes que je reçois. Etre comme une mère pour Lui. Merci pour cette promesse, mais est ce que je fais la volonté de Dieu, ça c'est une autre histoire.


MERCREDI 29 JANVIER: MC 4, 1-20

Je n'ai pas envie de commenter cette parabole, de me sentir pas bien, parce que ma terre est  remplie de ceci ou de cela. Jésus parle en général, et ce qui ressort, pour lui, c'est le combat permanent. Oui, il y a du combat et il est venu pour ce combat, pour le faire avec nous. Mais je me dis que si je suis là ce matin, comme hier soir au groupe de prière, c'est que nos terres produisent à leur manière. Et j'avais ce matin envie d'être non pas un champ qui produit, mais un jardin, avec ses plantes, avec ses arbres, avec le travail nécessaire, où le Seigneur ait envie d'aller, où il vienne se promener, se reposer, écouter un ruisseau chanter. J'en ai marre de tout centrer sur le péché. Jésus est venu pour donner la vie, il est le vivant, il nous donne la vie, une vie pas rétrécie. Je ne sais pas comment le dire, mais ce centrer en permanence sur les endroits avec ceci ou cela, je ne suis pas sure que ce soit une bonne chose; pourquoi ne pas se réjouir de ce qui est déjà la, dire merci pour ça, louer pour ça, comme un enfant qui s'extasie, qui dit merci, qui a envie de sauter de joie. J'ai envie d'une religion de joie, pas de dolorisme. Il y a des appels différents; à chacun d'y répondre et de donner au Seigneur ce que le Seigneur attend, sans se comparer, sans se désespérer, parce que ça devient désespérant à la longue.

Et puis, il faut bien de la diversité. Peut-être pas là, où on sème, mais quand même. Et comme je l'ai si souvent dit, il faut si peu de terre pour qu'une fleur surgisse et donne vie à la pierraille, du moins en montagne. 

Il faut des ronciers pour avoir des mûres, et pour que les insectes butinent. 

Il faut tout ça, pour que ça vive. Après tout, dans la Genèse, ce n'est pas un champ que Dieu a crée mais un jardin, avec des arbres qui évitent justement d'avoir à cultiver. Des arbres qui donnent des fruits, de bons fruits. 

Encore une chose, si le semeur (qui n'est pas nous) sème en dépit du bon sens, parce qu'une terre qui doit donner du blé, on la prépare à l'avance, c'est qu'il espère contre toute espérance, qu'il est d'un optimisme démesuré, mais que j'aime. Une fois ça n'a pas pris, mais qu'est ce qui prouve qu'une autre fois, ça ne marchera pas, qu'il y aura moins de ronces, qu'il y aura plus de terre, que la terre aura été un peu moins piétinée.. 

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit. Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage. 
Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et dans son enseignement il leur disait :

« Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer.
 Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé.

 Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ; 
et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché. 

Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l’ont étouffé, et il n’a pas donné de fruit. 

Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un. » 

De la bonne terre oui, mais même cette bonne terre, produit différemment.

Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »

10 Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles. 
11 Il leur disait : « C’est à vous qu’est donné le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles. 
12 Et ainsi, comme dit le prophète : “Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon.” » 

13 Il leur dit encore : « Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ? 
14 Le semeur sème la Parole. 

15 Il y a ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée : quand ils l’entendent, Satan vient aussitôt et enlève la Parole semée en eux. 
16 Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie ; 
17 mais ils n’ont pas en eux de racine, ce sont les gens d’un moment ; que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils trébuchent aussitôt.

18 Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole, 
19 mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et toutes les autres convoitises les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. 

20 Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un. »




Isaïe 6.
 08"J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? qui sera notre messager ? » Et j’ai répondu : « Me voici : envoie-moi ! »

09  Il me dit : « Va dire à ce peuple : Écoutez bien, mais sans comprendre ; regardez bien, mais sans reconnaître.
10 Alourdis le cœur de ce peuple, rends-le dur d’oreille, aveugle ses yeux, de peur que ses yeux ne voient, que ses oreilles n’entendent, que son cœur ne comprenne, qu’il ne se convertisse et ne soit guéri. »


MC 8, 18:Après la multiplication des pains, il manque du pain dans la barque, et jésus à mon avis lève les yeux au ciel.."ayant des yeux, ne voyez vous pas, ayant des oreilles n'entendez vous pas et n'avez vous point de mémoire"?

Lc 8, 10 question: pourquoi parles-tu en paraboles… Ilrépondit: Il vous a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu; mais pour les autres, cela leur est dit en paraboles, afin qu'en voyant ils ne voient point, et qu'en entendant ils ne comprennent point.

Jean 12:40Fin de la vie publique de Jésus. Après Il a aveuglé leurs yeux; et il a endurci leur cœur, De peur qu'ils ne voient des yeux, Qu'ils ne comprennent du cœur, Qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse



JEUDI 30 JANVIER. Mc 4,21-25

Les peuples du Nord sont beaucoup plus confortablement logés que ceux du Midi. En Palestine, on vit en plein air et la maison de l'homme du peuple était, au premier siècle, aussi vide, aussi nue, que celle du plus misérable Arabe de nos jours. Elle se composait, avons-nous dit, d'une seule pièce où tout était réuni : la cuisine, les tapis sur lesquels on s'étendait pour dormir, ou le lit, simple couchette portative (46), les instruments de travail du père, sans parler des bestiaux, qui, parfois, partageaient la chambre commune. Des nattes et des coussins sur lesquels on s'asseyait à la mode orientale, quelques vases d'argile pour les besoins du ménage et un coffre ou grande armoire complétaient le mobilier. Dans cette armoire on mettait, durant la saison chaude. les couvertures et le.; tapis qui étaient toujours en laine et qu'il fallait garantir des insectes. « Les vers et la teigne gâtaient tout » pendant l'été (47). En hiver, c'était à la rouille (48) » qui se développait facilement dans ces maisons sans cave et rongeait les outils du père de famille. Enfin il fallait se garder des voleurs qui pouvaient facilement venir « la nuit », à. l'heure « où on ne les attendait pas » et qui « perçaient » sans difficultés les minces murailles d'argile séchée (49). La maison n'avait point de cheminée, et, quand il faisait froid, on se bornait à allumer au milieu de la chambre un grand brasier (50).
Outre ces objets, chaque maison avait une lampe, un boisseau, des outres pour le vin, un balai et un moulin. Il est à remarquer que ces ustensiles divers sont toujours nommés dans l'Evangile avec l'article : le chandelier, dit le Christ, le boisseau (51). Il n'y en avait qu'un seul par demeure. Ce chandelier ou plutôt cette lampe était très élevée et on la posait à terre. 
Quelquefois on se servait, comme aujourd'hui, d'une pierre faisant saillie dans le mur et sur laquelle on la plaçait. La lampe portait un ou plusieurs becs dans lesquels on brûlait de l'huile. Celle du pauvre était d'argile. Le boisseau était aussi un objet essentiel dans l'humble demeure du villageois. Il servait de mesure comme son nom l'indique, mais aussi de tiroir et de sac. Placé à terre et retourné, il remplaçait la table absente, et on posait la lampe « sur le boisseau et non pas dessous (52). » Les habitants, assis autour à l'orientale, voyaient la lumière et « toute la chambre était éclairée (53). » Aujourd'hui encore, le boisseau sert de table et même de plat, car on y apporte le lait caillé (54). Le balai servait à la femme qui « balayait toute la maison (55) », c'est-à-dire l'unique chambre dont elle se composait, et les outres (56) de peau de chèvre servaient à conserver le vin en lui communiquant ce goût affreux, mais très apprécié des Orientaux, et qu'elles lui donnent toujours partout où on les emploie encore aujourd'hui.



21 En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Est-ce que la lampe est apportée pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ?




Il s'adresse à la foule et non plus dans l'intime des disciples. Est ce qu'ils ont compris quelque chose, Si les lits sont des nattes, mettre une lampe en dessous, même si c'est une lampe en terre, on met le feu, ou surtout on étouffe la flamme. Pour le boisseau, si c'est un peu un coffre, c'est différent, si on met dedans, c'est mort, si on met dessus, alors la lampe est en hauteur et éclaire.


 22 Car rien n’est caché, sinon pour être manifesté ; rien n’a été gardé secret, sinon pour venir à la clarté. 

La parole est une lampe (ps 118). Donc la parole/lampe doit éclairer et doit être transmise et proclamée. La garder dans le secret, n'aurait pas de sens. Mais peut-être que Jésus parle de lui. Ce qui était au ciel, difficile à comprendre, est sorti du secret, et permet de comprendre, de venir à la clarté et c'est son rôle, encore faut-il l'écouter.. Ecoute Isarêl..
23 Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »


 24 Il leur disait encore : « Faites attention à ce que vous entendez ! La mesure que vous utilisez sera utilisée aussi pour vous, et il vous sera donné encore plus. 
25 Car celui qui a, on lui donnera ; celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a. »

Que celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende.. Faites attention à ce que vous entendez..Cela paraît un truc pour accrocher, un collier. Ouvrir ses oreilles, et être attentif, faire attention. Surtout quand on écoute les discours des pharisiens qui le prennent pour un support du malin. 

Et un nouveau collier.. Il vous sera donné. Car à celui qui a, on lui donnera..

La question de croire qu'on a, se recroqueviller sur ce qu'on a) et en fait on se dessèche et on perd; mais c'est autre chose, un peu comme le talent. On enlève.. 


VENDREDI 31 JANVIER: Mc 4, 26-34



26 En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence :
27 nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. 
28 D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. 
29 Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » 

Il s'adresse de nouveau à la foule, pas aux disciples. J'aime cette image de la semence mise en terre, qu'on ne voit pas, on ne sait pas ce qui se passe dedans et il y a cette union entre la graine et la terre, parce que sans la terre, pas de germination, il faut un berceau. Et comme pour un bébé, petit à petit ça pousse dedans, ça émerge, ça pousse dehors et là on commence à se réjouir, et la naissance (ou la moisson est là). Puisque le temps de la moisson est arrivé.

30 Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? 

il essaye de se faire comprendre en parlant en images, mais est ce le bon plan? Est ce que ce n'est pas plus facile de mettre des mots. Comment ce passage d'un enseignement tel que le discours sur la montagne à un enseignement imagé s'est-il fait? Pourquoi ce changement? 

31 Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. 
32 Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » 

les oiseaux du ciel ont leur nid, les renards ont leur tanière, mais le Fils de l'homme, ne sait pas où poser sa tête.. 

Cette graine minuscule, il faut la jeter, ne pas la mépriser, et de cette petitesse sort quelque chose d'utile, et pour les oiseaux et pour la production de graines.

Mais le règne de Dieu, qu'est ce que c'est? S'il est en nous, alors il nous faut un endroit pour faire notre nid. Non je ne le sens pas comme cela. Il est comme cette graine, si légère, si petite, on ne peut pas imaginer. Et de cette graine, on a un arbuste qui règne sur une portion de terre, qui a comme pris un morceau de territoire, et "il y a beaucoup de ces graines, toute la terre devient comme demeure de Dieu, et son règne peut être annoncé. 

33 Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. 
34 Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

C'est, ce sont des paraboles que j'aime, surtout la première, mais est ce que je les comprends? Je n'en suis pas sure du tout. J'aime la poésie qui s'en dégage, les images, mais le règne, mais le royaume? Faire leur nid à son ombre, que c'est beau. Les longues branches souples ou pas, mais quand je lis, je vois que c'est  presque devenu un arbre (planté dans la maison du Seigneur), avec ses longues branches soient qui touchent le sol, soit qui montent vers le ciel. Des feuilles, ou simplement le lacis des branches qui donne de l'ombre. C'est une image de calme, de douceur, avec les nids. Mais,Est ce que je suis capable d'entendre… Qui explique comme toi le vrai sens? Certainement l'Esprit Saint. Mais pour cela , il faut être disciples..






SAMEDI 1°FÉVRIER: Mc 4, 35-41 la tempête apaisée, ici pas après la multiplication des pains. Là, Jésus est présent dans la barque.   

Psaume 106.

25 Il parle, et provoque la tempête,
un vent qui soulève les vagues 
:
26 portés jusqu'au ciel, retombant aux abîmes,
ils étaient malades à rendre l'âme ;
27 ils tournoyaient, titubaient comme des ivrognes :
leur sagesse était engloutie.
R/ 1 28 Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,
et lui les a tirés de la détresse,
29 réduisant la tempête au silence,
faisant taire les vagues
.
30 Ils se réjouissent de les voir s'apaiser,
d'être conduits au port qu'ils désiraient.


Et si on voyait dans cet épisode, pourtant au début, enfin au premier quart de l'évangile de Marc, comme une préfiguration de la passion, de la croix, de la résurrection? 

35 Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. »
36 Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient.

Là, il donne un ordre, et on exécute. Mais c'est lui avec eux. Ce qui est drôle, et on peut supposer que cela a surpris Pierre(si c'est lui qui a raconté),  c'est le "ils emmènent Jésus comme il était"; ce qui curieusement évoque ce qui se passera à la passion, sauf que ce seront des soldats qui emmèneront. Jésus comme il était, et qu'il y aura une sacrée tempête dans le cœur des disciples, et que jésus sera bien en sommeil pour eux.

Mais, il n'y a pas qu'eux, donc on peut penser que les autres barques vivront la même chose et pourront témoigner de la furie des flots. 

37 Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait.

Cette phrase magnifique, des vagues qui sont comme conduites par des esprits et qui se jettent sur la barque, comme un esprit impur avait jeté un homme sur le sol. Là c'est presque, il dort, il n'est plus sur ses gardes, alors allons-y, noyons-le, soyons les plus forts. Si la barque se remplit, s'ils n'arrivent plus à écoper, oui, la barque va s'enfoncer, ils vont tous périr.

C'est bien ce qui va se passer: les attaques des soldats, les attaques des prêtres, a confrontation avec Pilate..

38 Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » 

Lui, il dort, ce n'est pas qu'il dorme pendant la passion, mais il est absent, perdu pour les disciples.. 
Etonnant la "ça ne fait rien"? C'est presque, mais tu n'occupes que de toi, tu dors comme un bienheureux, nous, nous écopons, et toi tu 'en fous; tu nous laisses crever.. Et ça, est ce que ce n'est pas ce qu'on a envie de dire parfois?
Et les disciples  ont bien dû se sentir abandonnés.

39 Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. 

Réveillé, important ça. Il est là, il est bien là. Il y a des psaumes où l'on demande à Dieu de se réveiller.. Là il prend la stature autre. Il menace le vent, et dit à la mer, curieux, car c'est le vent qui est responsable de tout.. Silence tais toi. Se taire, c'est autre chose. Ce n'est pas tombe, arrête, non ces tais toi, ferme là, comme si ce vent là, était bien l'expression de la voix du mauvais qui se manifeste, comme dieu peut se manifester.

Le calme du tombeau, le calme de la résurrection..

Psaumes 29 [Commentaire][Map]  
3. 
Voix de Yahvé sur les eaux le Dieu de gloire tonne; Yahvé sur les eaux innombrables,
4. 
voix de Yahvé dans la force, voix de Yahvé dans l'éclat;
5. 
voix de Yahvé, elle fracasse les cèdres, Yahvé fracasse les cèdres du Liban,
7. 
Voix de Yahvé, elle taille des éclairs de feu;
8. 
voix de Yahvé, elle secoue le désert, Yahvé secoue le désert de Cadès.
9. 
Voix de Yahvé, elle secoue les térébinthes, elle dépouille les futaies. Dans son palais tout crie : Gloire!
Il s'affirme autrement que dans les guérisons. Il s'affronte aux forces du mal, déchainées, qui hurlent, qui l'attaque.

40 Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » 
41 Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

là, encore ces petits mots: ce n'est pas n'avez vous pas la foi, mais n'avez vous pas encore la foi??  Et là, il peut y avoir une grande tristesse plus importante que le reproche, surtout si cet épisode préfigure la passion. 

Et la conclusion, celui là, qui est-il (on aura bien des réponses avec Pierre), mais en sourdine, il y a une autre réponse, c'est que la mort ne sera pas la plus forte et que Jésus la vaincra.

DIMANCHE 2 FÉVRIER: Purification qui prend le pas sur le dimanche. Lc  2, 22-40

Je ne me sens pas de commenter ces textes. Voir les blogs, parce qu'il y a de quoi faire.. 

 Exode 13:12-15, 22:29 & 34:20; 

Ex 13, 12 alors tu remettras au Seigneur tout premier-né : tout premier-né de sexe masculin et tout premier-né mâle du bétail appartiennent au Seigneur.
13 Le premier-né des ânes, tu le rachèteras par un mouton. Si tu ne le rachètes pas, tu lui briseras la nuque. Mais chez les hommes, tout fils premier-né, tu le rachèteras.


Nombres 3:45,47 tu prendras cinq sicles par tête ; tu les prendras en monnaie du sanctuaire où le sicle fait vingt guéras.

Nb 8:17 17 Car c’est à moi qu’appartient, chez les fils d’Israël, tout premier-né, homme ou bétail : le jour où j’ai frappé tout premier-né au pays d’Égypte, c’est pour moi-même que je les ai sanctifiés
18 et j’ai pris les lévites en échange de tout premier-né parmi les fils d’Israël.

Nb16 Tu les rachèteras lorsqu’ils auront un mois, au prix qu’ils valent, c’est-à-dire cinq sicles d’argent, en sicle du sanctuaire – soit vingt guéras par sicle.
18:16; 

Lévitique 12:2-4

02 « Parle aux fils d’Israël. Tu leur diras : Si une femme est enceinte et accouche d’un garçon, elle sera impure pendant sept jours, de la même impureté qu’au moment de ses règles.
03 Le huitième jour, on circoncira le prépuce de l’enfant,
04 et pendant trente-trois jours encore, elle restera à purifier son sang. Elle ne touchera rien de consacré et n’entrera pas dans le sanctuaire jusqu’à ce que soit achevé le temps de sa purification.



 Finalement on a deux rituels. Un pour la purification de la femme, et un pour le rachat de l'enfant.

22 Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, 
23 selon ce qui est écrit dans la Loi : ‘Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.’ 
24 Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : ‘un couple de tourterelles ou deux petites colombes.’ 

 Est ce qu'il s'agit de consacrer ou de racheter. Le sacrifice il me semble, renvoie au rachat; Le premier né aurait dû mourir, un agneau a été immolé à sa place, alors maintenant tu immoles toi un agneau, ou …. Actuellement on donne l'équivalent de 5 sicles d'argent; Nb 18, 16

25 Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. 
26 Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. 

On ne dit pas que c'est quelqu'un de très âgé.. On sait juste qu'il était juste et religieux et qu'il avait reçu une annonce de l'ES, qu'il verrait de ses yeux celui qui serait le le Christ, le Messie. (Là, luc met les deux). Mais la surprise, c'est de voir un enfant et pas un adulte. 

27 Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, 
28 Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : 

Là, il voit quelque chose que personne ne peut voir.. Dans cet enfant, il découvre le don de Dieu. Recevoir l'enfant dans ses bras.. Est ce qu'il joue un rôle dans le rachat, le prêtre prend l'enfant dans ses bras, et on demande au père l'argent ou l'enfant.

29 « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.
 30 Car mes yeux ont vu le salut 
31 que tu préparais à la face des peuples : 
32 lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » 

33Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
34 Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction 
35 – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » 


36 Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage,
 37 demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. 
38 Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. 

39 Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. 
40 L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.