samedi 20 novembre 2021

SEMAINE DU 14 AU 20 NOVEMBRE .ÉVANGILES

 

DIMANCHE 14 NOVEMBRE. Mc 13, 24-32

 

C'est le dernier dimanche du temps "ordinaire", la semaine prochaine ce sera la finale avec le Christ Roi puis le temps de l'avent et ce recommencement. Là on est dans la fin de quelque chose, mais entre Marc le dimanche et Luc en semaine, je trouve que cela fait beaucoup. Les catastrophes qui annoncent la fin de quelque chose. Un commentateur dit qu'il ne s'agit pas du géographique (le soleil, la lune), mais bien plus une perte de la connaissance, où l'on se tourne vers les ténèbres et non plus vers la lumière (je traduis à  manière, ce que j'ai lu. Mais on a déjà ça ailleurs, se détourner de la saine doctrine. 

J'ai aussi lu quelque chose sur la parabole du figuier. A la fois être attentifs aux petits signes, mais penser à cette sève qui est la vie, qui permet aux arbres morts de reprendre vie, de refleurir et aujourd'hui, c'est cette sève qui je demande instamment, que la vie du Seigneur prenne force en moi, qu'elle irrigue ce qui va vers la mort, qu'elle permette de faire des feuilles neuves. 

 

24 En ces jours-là, après une pareille détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; 

25 les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. 

 

Quand quelque chose est ébranlé, c'est que cela ne tient plus, qu'une chute est imminente ou une crise. Peut-on dire que le climat soit un ébranlement? En tous les cas, c'est une menace, mais si on prend le texte, c'est juste avant l'effondrement que le fils de l'homme viendra.

 

26 Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire. 

27 Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel. 

 

Là, c'est finalement très sobre; il enverra les anges rassembler les élus. Et plus rien. D'un côté les élus, de l'autre, on ne sait pas trop.

 

28 Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. 

 

29 De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte. 

 

Et si avec le mot porte, je faisais un rapprochement avec Ap 3: alors cela change bien des choses. Il y a du malheur, de la mort, mais Lui, il est là. Et il frappe et si je lui ouvre, alors il viendra diner avec moi, et cela c'est une telle ouverture, que je peux presque souhaiter cette fin.

 

30 Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. 

31 Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. 

32 Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père.

Quant à cette finale, il y a peut-être ce que Marc a vu avec la ruine du Temple, et les armées romaines, et cela oui ce fut pour cette génération, mais cela c'est un moment du temps, et il y en eu d'autres, mais il y a cette promesse des paroles qui ne passeront pas. Et il y a une autre fin, et celle-là elle est dans le secret du Père. 

 

Alors de quoi faut-il avoir peur? Si la sève circule, si j'entends celui qui frappe, alors si rien ne me sépare de l'amour du Christ, de quoi aurai-je peur? 

 

 

LUNDI 15 NOVEMBRE. Lc 18, 35-43

 

(Ce qui précède): 

31 Prenant les Douze auprès de lui, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem, et que va s’accomplir tout ce qui a été écrit par les prophètes sur le Fils de l’homme.

32 En effet, il sera livré aux nations païennes, accablé de moqueries, maltraité, couvert de crachats ;

33 après l’avoir flagellé, on le tuera et, le troisième jour, il ressuscitera. »

34 Eux ne comprirent rien à cela : c’était une parole dont le sens leur était caché, et ils ne saisissaient pas de quoi Jésus parlait.

 

35 Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route.

 

Le texte est beaucoup moins fourni que chez Marc. On ne sait pas de qui il s'agit. Un aveugle, qui mendie au bord de la route. Ce qui est beau, c'est que Jésus qui a annoncé la couleur de ce qui va se passer aux apôtres, et que ceux-ci sont aveugles. L'homme au bord de la route, lui qui ne voit pas, a confiance en l'homme qui passe, et le nomme Fils de David, 'le Messie'. 

 

 

35 Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. 

36 Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait.

 37 On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait. 

 

38 Il s’écria : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! » 

39 Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » 

 

C'est assez étonnant. Finalement on ne sait pas très bien où est cet homme; On sait que c'est avant d'atteindre Jéricho (puisque dans cet évangile il y aura Zaché), mais la scène est difficile à visualiser. Il y a des gens qui passent devant lui, qui vont peut-être à la rencontre de Jésus, donc qui vont de la sortie vers lui ,qui arrive. Et il y a d'autres gens qui précèdent Jésus, et ceux- là, veulent le faire taire. En fait on a deux groupes de gens, qui une fois de plus se croisent comme pour le fils de la veuve. 

 

40 Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda : 41 « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue. » 

 

 Et là, la patience a été récompensée; les premiers sont passés. L'homme ne s'est pas tu. Et Jésus arrive à son niveau, et là, c'est mieux que dans Marc, il demande qu'on le lui amène, c'est-à-dire que Jésus tient compte de son infirmité.

 

Et c'est le dialogue; et j'aime que Jésus laisse la demande s'exprimer; là ce n'est plus aie pitié de moi, fais moi l'aumône, non c'est la foi, donne-moi la vue que j'ai perdue, guéris- moi, restaure-moi. 

 

42 Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. » 

43 À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu.

 

C'est une parole qui agit. Tu as eu foi en moi, tu as foi en moi, et je te donne ce que tu désires le plus. Et l'homme assis, devient aussi un vivant, qui suit et qui rend gloire à Dieu; et qui est moteur pour le peuple. Lui que l'on voulait faire taire, c'est grâce à lui que la louange est adressée au Père, d'avoir donné un homme pareil.

 

MARDI 16 NOVEMBRE. Lc 9, 1-10

 

Aujourd'hui, il faut que j'aille demeurer chez toi. C'est le "aujourd'hui " qui fait écho en moi . "Aujourd'hui n'endurcissez pas votre cœur".  Il y a un aujourd'hui de Dieu, un aujourd'hui qui s'ajuste à nous, et cela c'est magnifique. Et cet aujourd'hui Zachée l'a saisi et en a fait quelque chose. Aujourd'hui le Salut est entré dans cette maison. On peut prendre maison au sens large, la maison d'Israël. Alors oui, Zachée est bien un fils d'Abraham. 

Il y a aussi le "aujourd'hui " sur la croix, avec le malfaiteur. 

 

1 En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. 

 

Ce verset nous dit que a priori, Jésus n'a pas l'intention de s'arrêter. Mais voilà, il va y avoir un imprévu…

 

2 Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. 

3 Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. 

 

 

Le personnage est brossé. Il est riche, il est détesté,  il est petit (et peut-être qu'on se moque de lui en douce). Il est astucieux. Il pense à grimper sur un arbre pour voir. Il est curieux et astucieux. 

 

4 Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. 

5 Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » 

6 Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. 

 

Il est aussi prévoyant, car il anticipe, le passage de Jésus. Et cela fait quand même pas mal de qualités. Et c'est Jésus qui change son fusil d'épaule et qui demande à Zachée de descendre et de l'inviter aujourd'hui. Je pense que le "aujourd'hui, il faut" est très très important.

 

7 Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. » 

 

Là, c'est une fois de plus les pharisiens (encore que pas seulement, on peut penser que toute la ville est contre Jésus).Et c'est le récriminer; râler, pas content.

 

8 Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. »

 

Le pense que le debout est très important, et le dialogue entre Zachée et Jésus. Zachée se moque des autres.  Et c'est le don et la promesse. 

 

9 Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham.

10 En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

 

Et c'est la finale. Le commentaire du Père Paul, portait là-dessus, l'identité de Zachée. Il l'a un peu trop facilement assimilé à un bougnoule et brossé un tableau physique caricatural. Il a parle des deux fils d'Abraham. Après je n'ai pas suivi. 

 

L'important c'est bien que le salut soit arrivé et que le salut soit pour tous, pas seulement ceux qui se savent choisis et élus. Les publicains sont sauvés aux aussi.

 

 

MERCREDI 17 NOVEMBRE. Lc 19, 11-28

 

Là on peut supposer que Jésus n'est pas loin mais qu'il n'est pas à Jérusalem. Et il doit enseigner puisque Luc dit qu'il ajouta une parabole. Ce qui fait que l'entrée est un peu retardée. Mais la parabole a dû doucher considérablement ceux qui s'attendaient à un miracle. Chacun..

 

Pas mal de différences avec Mt. La même somme pour chacun. Celui qui rend n'est pas jeté dans les ténèbres extérieures et on lui prend quelque chose qui n'a pas fructifié..  Il y a le sentence déjà vue ailleurs sur celui qui n'a pas et à qui on prendra même ce qu'il a (enfin il faudrait chercher). 

Il y avait bien un ordre: faites de bonnes affaires. Je vous donne, à vous d'être inventifs créatifs, et productifs. Ne vous tournez pas les pouces. Je ne suis pas là, mais …

 

11 En ce temps-là, comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même. 

 

12 Voici donc ce qu’il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite. 

 

Il semble que cela fasse allusion à une réalité. Allez à Rome pour se faire reconnaître et revenir en suite. Jésus fait peut-être comprendre qu'il va partir dans un autre royaume, être confirmé en tant que roi et qu'il y aura des comptes à rendre, pour les sujets qui ne veulent pas de lui, (ceux de Jérusalem, les grands) et aussi les serviteurs. 

 

13 Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.” 

 

14 Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : “Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.” 

 

15 Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté. 

16 Le premier se présenta et dit : “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix.” 

17 Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.” 

 

18 Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq.” 

19 À celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.” 

 

20 Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ; je l’ai gardée enveloppée dans un linge. 

 

Pour le linge, je sais qu'il y a une coutume de mettre l'argent dans un linge et de le cacher dans la terre; mais c'es t juste un souvenir. 

 

21 En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.” 

22 Le roi lui déclara : “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé ; 

23 alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ? À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.” 

 

24 Et le roi dit à ceux qui étaient là : “Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus.” 

25 On lui dit : “Seigneur, il a dix fois plus ! 

 

26 – Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. 

Lc 8, 18 Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez; car on donnera à celui qui a, mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il croit avoir.

 

 

27 Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi.” » 

28 Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.

 

 

VENDREDI 18 NOVEMBRE. Luc 19, 41-44

 

JÉSUS EST entré à Jérusalem sur un petit âne. Il était à Bethpagé. Les pharisiens lui demandent de faire taire ses ses disciples: 40 Mais il prit la parole en disant : « Je vous le dis : si eux se taisent, les pierres crieront. »

 

 Et  c'est la péricope de ce 18 novembre. Dominus Flevit.

 

41En ce temps-là, lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant : 

Cela me fait penser presque à une prière au chevet de quelqu'un qui est très malade. On ne pleure pas sur soi, on pleure sur l'autre.

 

42 « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux. 

 

Et c'est une sorte de reproche. Si je remets autrement c'est tu n'as pas reconnu ce qui donne la paix. Est-ce parce que les pharisiens n'ont pas su reconnaître ce prince de la paix, monté sur un âne qui entrait vers Jérusalem? Mais ce qui est sur, c'est qu'il y a eu un temps et que ce temps est parti, et que cela reste leçon pour moi. Ouvrir les yeux au bon moment, sinon, cela peut être trop tard.

Et ce qui est annoncé c'est bien le contraire d'une paix. C'est certes une prophétie, mais qui est conséquence de cette fermeture des yeux, et là, Jésus est dans la pure lignée prophétique.Tu n'as pas reconnu le temps où Dieu te visitais;

 

43 Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ; 

44 ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu ù Dieu te visitait. »



Jésus est le Prince de la Paix. Ouvrir son cœur, ouvrir ses yeux, ne pas laisser passer le temps.. 

 

 

VENDREDI 19 NOVEMBRE.  Lc 19, 45-48

 

En écoutant le texte lu à haute voix pendant la messe, j'ai été sensible au verbe expulser, qui dans ma tête s'est associée à "il guérissait tous les malades et expulsait les démons. Car expulser c'est plus fort que chasser que l'on trouve dans les autres versions. Mais ce qui est important c'est qu'il y a une parole qui va avec: voilà ce que vous avez fait: vous avez fait de ma maison une caverne de bandits. Et là, il y a la caverne qui est un lieu souterrain et qui renvoie bien à la demeure du Mauvais. Alors oui, Jésus expulse cette possession. Et je me disais que moi aussi, il y a des démons qui sont là, mais que moi je ne suis pas capable de les expulser, Lui seul peut le faire, si je le demande.

 

45 En ce temps-là, entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs. Il leur déclarait

 46 « Il est écrit : ‘Ma maison sera une maison de prière’. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »

 

Si on suit la géographie des lieux, ou le déroulement temporel, Jésus arrive enfin au temple et ce qu'il voit le désole, le rend malade. Il y a de la magouille, là où il devrait y avoir de la prière; C'est comme si la maison de son Père, qui est aussi Sa maison avait été souillée. 

 

 47 Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir,

48 mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire ; en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait.

 

Puis, c'est le programme de Jésus: enseigner dans le Temple, là où petit il avait écouté les Maîtres enseigner. Maintenant c'est Lui qui enseigne. Et son enseignement doit déplaire, puisque la classe dirigeante veut le faire mourir et que le peuple lui, l'écoute avec joie, se gave en quelque sorte des paroles qui sortent sa bouche.

 

 

SAMEDI 20 NOVEMBRE. Lc 27-40. 

 

Là ce sont les sadducéens qui attaquent; et la fin traduit la lutte entre cette secte et les scribes qui là, pensent que Jésus qui affirme la résurrection est de leur côté. Les sadducéens utilisent la loi de Moïse, puisque seul le Pentateuque est leur source, et Jésus leur répond sur le même mode, Moïse, mais avec une autre lecture du même texte. Avoir choisi le buisson ardent, ce n'est pas n'importe quoi. C'est peut-être cela l'important. 

 

2 7En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus 

28 et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : ‘Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.’

 

Loi du lévitat poussée à l'extrême ensuite. 

 

29 Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; 

30 de même le deuxième, 

31 puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. 

32 Finalement la femme mourut aussi. 

33 Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »

 

Pauvre femme… Quelle réputation elle devait avoir.  

 

34 Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. 

35 Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, 

36 car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. 

 

Voila la réponse. Et la preuve scirpturaire...

 

37 Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur ‘le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.’ 

38 Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. » 

 

39 Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. » 

40 Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit.

 

vendredi 12 novembre 2021

SEMAINE DU 7 AU 13 NOVEMBRE. ÉVANGILES


 

DIMANCHE 7 NOVEMBRE. Mc 12, 38-44

 

 https://giboulee.blogspot.com/search?q=les+piécettes+de+la+veuve

 

 

 

38 En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, 

39 les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. 

40 Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. » 

 

Juste avant, Jésus même si cela s'est bien passé avec le scribe qui l'interrogeait a quand même bien des ennuis avec les savants, les ceux qui savent. Et là, il y a une mise en garde qui peut hélas très facilement s'actualiser. C'est vrai pour les prélats, pour tous ceux que le pouvoir enivre, mais cela peut être vrai pour moi, pour chacun. C'est si facile de paraître au lieu d'être, du penser faire du bien et comme le disait Daniel ce matin, d'oublier de faire du lien, ce qui est le plus important. Bref le paraître qui mange l'être. Et là c'est un enseignement. Ensuite il se passe autre chose. 

 

Le Père Frédéric qui commentait les textes, a fait un lien entre les scribes (il a toujours ajouté les pharisiens avec, mais je ne suis pas d'accord), qui dévorent les biens des veuves (et les réduisent peut-être à l'indigence) et la veuve que Jésus remarque, lui qui sait regarder autrement. Comme si, c'était à cause des scribes qu'elle avait été réduite à l'indigence. Cela me semble un peu étonnant comme rapprochement, mais pourquoi pas.

 

41 Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.

42 Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie.

 

C'est une scène que j'aime, car on voir Jésus qui est assis, qui médite mais qui regarde et qui fait presque feu de tout bois pour enseigner ses disciples, pour les aider à changer leur regard, à quitter le paraître, à voir l'être. Car c'est ce qui se passe avec cette femme. Donc il prend son temps, il regarde, il intériorise et il enseigne.

 

43 Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. 

44 Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

 

Il est évident que cela se passe de tout commentaire. Mais cela évoque pour moi, ces personnes qui quoiqu'il leur arrive sont capables de donner la dime de ce qu'ils possèdent, et moi, j'en suis bien loin. C'est bien de mon superflu que je donne, même si parfois même le superflu me dérange. Le rapport à l'argent ne reste pas si simple. L'important c'est déjà qu'il ne prenne pas trop de place. 

 

 

 

LUNDI 8 NOVEMBRE. Lc 17, 1-6

 

1 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive ! 

2 Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà. 

 

Si on applique cela à ce qu'a soulevé le rapport Sauvé, il y a de quoi frémir.

C'est très beau cette statue d'un enfant qui pleure, mais pour moi, justement ces adultes qui ont vécu cela, n'ont plus de larmes pour pleurer. Quelque chose a été tué en eux, et c'est bien cela le problème. Comme guérir cela, comment redonner la vie qui a été arrachée, enlevée, dévoyée aussi. 

Il ya ce beau texte, mais bon, ensuite qu'est ce qui va être fait? 

Oui, il y a le dédommagement, ça c'est une chose, mais il y a aussi la question du système pervers qui a permis cela, et ça, c'est un autre travail. 

 

En tous les cas, il y a bien, ne plus être une occasion de chute, parce que peut-être que certains se sont laissé aller parce que d'autres le faisaient. Et ils ont oublié que c'était mal, que c'était le Mal. 

 

3 Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui.

 

Prendre garde à soi-même. Ne pas être cause de scandale. 

Finalement il est très bien ce verset. Il s'agit du frère. Lui voler dans les plumes n'est pas interdit: lui faire de vifs reproches et ne pardonner que s'il se repent, du moins c'est ce qui est écrit ici.

 

4 Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. » 

 

Là, c'est autre chose, qui parfois me cause problème Est-ce que le fait de dire "pardon, je ne le ferai plus " est suffisant. Cela me fait tellement penser aux petits enfants qui disent pardon pour un oui et pour un non, et peut-être que parfois (sans retirer son amour) serait bien meilleur. Bref, cela pose la question du pardon, de ce qu'on met derrière ou dedans. 

 

5 Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » 

6 Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. »

 

Si la demande des apôtres est liée à ce qui vient d'être demandé par Jésus, elle peut se comprendre. 

 

 

MARDI 9 NOVEMBRE. BASILIQUE ST JEAN DE LATRAN. JN 2, 13-22

 

'lui parlait du sanctuaire de son corps'.

 

Peut-être que la démarche liturgique est de trouver dans ces passage de l'écriture de quoi  augmenter la foi, de trouver quelque chose qui stimule (enfin c'est ce que j'ai cru comprendre) et de faire des liens entre les deux lectures. Je veux bien, mais moi, avant tout, j'ai besoin de remettre ce texte dans son contexte. Bon il s'agit de la consécration de cette basilique romaine, basilique qui est celle du pape. Mais dans l'évangile de Jn que s'est-il passé avant?

 

Et bien ce qui me frappe, c'est que ce qui précède c'est l'évangile de noces de Cana. Et là c'est la Pâque et jésus quand il arrive à Jérusalem pour célébrer cette fête de la libération, cette libération qu'il va apporter à son peuple, je peux imaginer que la joie est dans son cœur. Il a ses disciples, il a reçu le baptême, et il va vers ce lieu si important. Et là, qu'est ce qu'il voit? Il voit tout, sauf l'amour, la reconnaissance, la foi. Il voit ces hommes qui envahissent le parvis, l'arrivée dans le temple, qui prennent toute la place, qui ne laissent peut-être pas le libre accès, qui se disputent les uns les autres pour avoir la meilleure place, qui ne laissent pas les pèlerins accéder et peut-être que les prix sont prohibitifs et ne permettront pas de célébrer la Pâques. Il y a bien les marchands de colombes, mais ceux là, ils évoquent un peu pour moi l'alliance avec No2é. 

 

Alors oui, Jésus qui venait en quelque sorte célébrer avec son Père, et avec les siens cette fête du passage, cette fête de la sortie, il a de quoi se mettre en colère.  Ceux qui sont là, n'aident pas au culte, ils l'entravent. Le vin des noces ne peut pas couler.

 

1 3Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem.

 14 Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. 

15 Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, 

16 et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. »

 

Cela c'est la description. Bon je sais qu'il y a tout le pb avec en plus les prêtres qui veulent se faire plus d'argent, car il y a la monnaie du temple, mais ce n'est peut-être pas cela l'important. L'important c'est que de maison de prière c'est devenu maison de commerce et à qui profite le commerce?

 

17 Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : ‘L’amour de ta maison fera mon tourment.’ 

 

Le plus proches les disciples, ne comprennent pas, mais au moins l'un ou l'autre ont immédiatement en eux, une phrase de psaume. L'amour de ta maison fera mon tourment et c'est bien une phrase "amoureuse";

 

18 Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » 

19 Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » 

20 Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » 

21 Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.

 

Ce qui se passe, c'est le prototype de tout ce qui va se passer. Jésus dit ou fait quelque chose et aussitôt, les juifs demandent une justification? Qui es-tu pour te permettre de faire cela (mais peut-être que là, ils sont assez d'accord avec lui, je veux dire que ce ne sont peut-être pas des adversaires). Le dialogue cependant ne va pas s'apaiser. La réponse de Jésus met le feu aux poudres. Et cette phrase sera reprise et déformée lors du procès. Cet homme a dit qu'il détruirait le temple en trois jours.  Et c'est le dialogue de sourds qui se met en place. Avec cette annonce prophétique; lui parlait du sanctuaire de son corps.

 

Sur ce mot là (et la première lecture est belle, car du sanctuaire de la présence de Dieu sort l'eau vive qui donne vie aux terres mortes et qui permet la présence de ces douze arbres dont les feuilles guérissent). 

 

 

22 Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

 

Mais en dehors de Jean, les disciples ne se sont pas souvenus de cette parole et n'ont pas cru, sauf Jn au tombeau: il vit et il cru.  Et cela évoque l'évangile d'Hier sur la graine de moutarde et sur l'arbre qui va se planter dans la mer.

 

 

MERCREDI 10 NOVEMBRE. Lc 17, 11-19

 

https://giboulee.blogspot.com/2020/11/luc-17-11-20-la-guerison-des-10-lepreux.html

 

11 En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.

12 Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance 

13 et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » 

 

Là, les lépreux respectent les règles. Certes ils viennent à sa rencontre, mais ils restent à distance et ils crient, (et peut-être pas qu'une seule fois) d'avoir pitié d'eux. C'est différent du Bartimée, qui disait Jésus, Fils de David. Eux disent Jésus Maître. Enfin là, il n'y a pas de majuscule. Mais il est bien le maître quand même. 

 

14 À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. 

 

Peut-être que je n'avais jamais été sensible à ce qui se passe chez Jésus, quand il regarde des 10 hommes, rongés par cette maladie, en haillons certainement. Et là, je ne peux qu'imaginer son cœur qui se gonfle de compassion et qui les envoie se montrer aux prêtres (ce qu'ils doivent je pense faire régulièrement). Mais il n'y a pas de parole de guérison. Il y a le "allez" comme il y a eu le "allez" pour l'envoi des disciples. Comme si Jésus leur donnait une mission et déjà leur donner une mission c'est les rendre vivants. 

 

Si on y pense, certains auraient pu se dire, mais qu'est ce qu'il nous demande, pourquoi ne nous a-t-il pas guéris? Mais ils y vont et ils sont purifiés, comme jadis le fut Naaman.

 

15 L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. 

. 

 

Là, c'est une scène magnifique. Je vois cet homme qui découvre qu'il est guéri, que sa peau est nette et qui se met à jubiler et à glorifier Dieu, lui qui est un Samaritain et qui retourne sur ses pas. Et peut-être que plein de monde le suit, ce serait presque trop beau, mais il y a une autre contagion que celle de la maladie, c'est celle de la joie.

 

16 Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain

17 Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?

18 Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » 19Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

 

Et une fois Jésus retrouvé, il se prosterne car lui a bien compris que celui qui l'a guéri, il est plus qu'un maître, il est Dieu qui Sauve. 

 

Et il aura la phrase de Jésus; relève toi, ta foi t'a sauvé, et là, ce n'est pas facile à expliciter, mais c'est autre chose que d'être guéri. Il n'y a pas que la peau qui est devenue nette, il y a autre chose qui se passe, il est "re né". Il peut se relever car il n'est plus la proie du péché. 

Quant à la tristesse de Jésus, il me semble qu'elle reste toujours de mise. Combien de fois, je vis des choses données par lui, et je fais comme si c'était normal et je ne me tourne pas vers lu, ni vers les autres pour dire les merveilles du Dieu;

 

 

JEUDI 11 NOVEMBRE.  Lc 17, 20-25

 

Le beau texte de la Sagesse. Sg 7, 22-30, 8,1

 

2 2Il y a dans la Sagesse un esprit intelligent et saint, unique et multiple, subtil et rapide ; perçant, net, clair et intact ; ami du bien, vif, 

2 3irrésistible, bienfaisant, ami des hommes ; ferme, sûr et paisible, tout-puissant et observant tout, pénétrant tous les esprits, même les plus intelligents, les plus purs, les plus subtils.

 24 La Sagesse, en effet, se meut d’un mouvement qui surpasse tous les autres ; elle traverse et pénètre toute chose à cause de sa pureté.

 

25Car elle est la respiration de la puissance de Dieu, l’émanation toute pure de la gloire du Souverain de l’univers ; aussi rien de souillé ne peut l’atteindre. 

 

26Elle est le rayonnement de la lumière éternelle, le miroir sans tache de l’activité de Dieu, l’image de sa bonté. 

 

27 Comme elle est unique, elle peut tout ; et sans sortir d’elle-même, elle renouvelle l’univers. D’âge en âge, elle se transmet à des âmes saintes, pour en faire des prophètes et des amis de Dieu. 

28 Car Dieu n’aime que celui qui vit avec la Sagesse. 

 

29 Elle est plus belle que le soleil, elle surpasse toutes les constellations ; si on la compare à la lumière du jour, on la trouve bien supérieure, 

30 car le jour s’efface devant la nuit, mais contre la Sagesse le mal ne peut rien. 

 

8,1Elle déploie sa vigueur d’un bout du monde à l’autre, elle gouverne l’univers avec bonté.



 

Lc 17, 20-25

 

20 En ce temps-là, comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable. 

21 On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. »

 

Très étonnante cette première phrase, sauf que si Jésus est la présence, la Présence, alors oui, avec Lui, le règne de Dieu est au milieu. Je crois que j'aime ce "au milieu" plus que "parmi". 

Cela c'était la réponse aux pharisiens. 

 

22 Puis il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas. 

 

Là il s'agit des disciples et certainement d'une prophétie. Quand le Fils de l'homme aura été enlevé, alors oui, tous nous aimerions tellement le voir, tel qu'il a été sur cette terre, mais cela ne sera pas possible. Les apparitions de Jésus, sont autres, du moins à l'heure actuelle. 

Il y a un passé, et ce passé reste passé.

 

23 On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas. 

24 En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là. 

 

Là,  Jésus semble donner une indication: ce sera non pas quelque chose d'individuel, mais de cosmique. Et c'est une vision étonnante celle de l'éclair qui jaillit en illuminant l'horizon d'un bout à l'autre. Il y a "je suis la lumière du monde" et c'est cette lumière-là qui jaillira. Mais la date de ce jour, reste inconnue, sauf que…

 

25 Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération. »


Sauf que le Fils de l'homme a souffert et a été rejeté mais la venue dans la Gloire, reste un futur, sauf que le baptême dans l'Esprit est déjà une réalisation.

 

 

VENDREDI 12 NOVEMBRE. L c 17, 26-37

 

 

26 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme. 

27 On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. 

 

28 Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; 

29 mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ; 

 

30 cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera. 

 

Le jour où le fils de l'homme se révèlera, cela d'après ce texte, devrait arriver de manière imprévisible (mais du temps de Noé, il y a le fait que les hommes sont pervertis sauf Noé et qu'ils voient peut-être les préparatifs, sans que cela leur pose question. DU temps de Loth, il y a le comportement de Sodome, mais j'ai toujours pensé que si Abraham n'avait pas intercédé pour son neveu, il aurait péri lui et sa famille). Bref, il y a un "trop plein" de méchanceté qui fait que Dieu ne supporte plus. Mais là, c'est peut-être autre chose. C'est que le temps du fils de l'homme, est arrivé et qu'il va révéler qui il est à l'univers.  Mais c'est dans un vécu de catastrophe .

 

31 En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière. 

32 Rappelez-vous la femme de Loth. 

 

33 Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. 

 

34 Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée. 

35 Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. » 

 

Là, c'est plus centré sur que faire ce jour là? Ne pas chercher la sécurité dans ses biens, aller de l'avant, et faire confiance. 

Une indication sur qui sera sauvé, comme dans les paraboles de Matthieu.  Qu'est ce qui fait la différence? Pas le faire, mais je pense l'être. 

 

36[…] 37Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. »

 

Là, c'est étonnant on n'est pas dans le quand, comme si, cela avait suffit, mais dans le Où? C'est du géographique. Et la réponse de Jésus, qui normalement renvoie à Isaïe, fait comprendre que la restauration est proche. 

 

SAMEDI 13 NOVEMBRE. Lc 18, 1-8

 

Je me souviens avoir lu un commentaire, où on disait que ce choix de ce juge, ce juge inique, donc aussi roublard, mais qui doit bien connaître les méandres de la justice,  là, n'était pas dû au hasard, que la veuve l'avait choisi parce qu'elle n'était pas sûre de gagner contre son adversaire, et qu'il lui fallait ce juge-là. 

 

Mais dans le choix de Luc, il y a l'insistance sur le veiller, car on ne sait pas quand le jugement (que ce soit l'individuel ou le jugement final aura lieu) et d'insister sur autre chose, à savoir la persévérance. Dieu n'est le juge inique, mais il est le dieu Juste, et il est question de justice, la vraie justice. Et peut-être qu'il s'est passé aussi quelque chose pour cette veuve, qui ne s'est pas découragée. Peut-être qu'au fond, elle avait une confiance inébranlable: elle avait le bon choix, et cela devait porter des fruits.

 

 1En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager :

 

 2 « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. 

3 Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.” 

4 Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, 

5 comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” » 

 

Ce qui est étonnant c'est que Jésus, lui, quand on lui demande avec insistance (c'est par exemple la fille de Jaïre, Bartimé), il se laisse déranger, il répond. Alors peut-être qu'on peut s'imaginer avec quelqu'un à son service encore aujourd'hui. Je ne sais pas. Mais ce qui est dit là, c'est ne perdez pas courage, faites comme cette femme.

 

6 Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! 

 

Il dit quoi ce juge? Je vais lui rendre justice pour qu'elle ne vienne plus m'assommer. Avoir la paix, retrouver ma tranquillité, mais lui rendre justice contre son adversaire? 

 

7 Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? 

8 Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »


La fin m'a toujours rendue triste. Est-ce que Jésus veut dire qu'il y aura un temps où on cessera d'avoir foi en lui, foi en sa présence et où on cessera de s'adresser à Lui? Curieusement c'est souvent ce que je constate au travers des séries américaines ou françaises. Les italiennes sont différentes. Mais il y a une absence, on ne se tourne plus vers lui, et cela me désole. 

 

vendredi 5 novembre 2021

SEMAINE DU 31 octobre 21 AU 6 NOVEMBRE. ÉVANGILES

 

DIMANCHE 31 OCTOBRE. Mc 12,28b-34

 

Curieux chapitre. C'est la parabole des vignerons homicides et la réaction des chefs du peuple qui veulent mettre Jésus à mort. Et du coup on lui envoie des pharisiens, des sadducéens et là c'est un scribe qui y va au combat, de sa propre autorité, et qui sera un peu transformé. Mais ensuite les scribes, vont en prendre pour leur grade, sauf que ça, on ne lira pas et qu'on passera directement à l'obole de la veuve.

 

Un commentaire fait l'éloge du scribe. On peut la faire si on n'enlève pas le début de la phrase; voyant que Jésus avait bien répondu. 

 

28b En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements  ? »

29 Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. 

30 Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’ 

31 Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » 

 

Il y a toujours cette question des commandements, desquels s'agit-il? Ce qui est sûr c'est que Jésus se sert et du deutéronome pour répondre, avec le "écoute Israël, et le livre du lévitique, et ce commandement qui serait au centre de ce livre. Mais Jésus ne répond pas à la question posée, à savoir le premier de tous les commandements, parce que ce serait mettre un premier et un deuxième et que lui, il met l'amour de Dieu et l'amour du prochain au même niveau, parce que c'est ce qu'il fait lui-même. 

 

 

32 Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. 

33 L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » 

 

Le scribe fait un commentaire inspiré. Il fait un lien entre aimer le prochain qui vaut mieux que tous les holocaustes et les sacrifices. 

 

34 Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

 

Fin des interrogatoires pour mettre à l'épreuve. Enfin il y en aura d'autres, avec Anne et Pilate et même Hérode. Mais ce ne sera plus dans la même optique. Là, ce qui est beau, c'est que Jésus, a gagné quelqu'un, enfin il me semble. Il n'a pas esquivé la question, il l'a répondu en allant au-delà.

Mais par la suite, il va utiliser l'écriture pour confondre les scribes, pour leur montrer que leur science ne va pas assez loin et qu'ils passent à côté de quelque chose en ne le reconnaissant pas. 

 

 

LUNDI 1° NOVEMBRE. Mt 5, 1-12a

 

Curieusement que cela fait du bien en ces temps troublés de relire les béatitudes, ces autres commandements qui sont inscrits non sur des tables ou des tablettes, mais sur et dans le cœur de l'homme. Il y a aussi ces béatitudes qui disent ce qu'est Jésus lui)-même. 

 

1 En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. 

2 Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : 

 

3 « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.

4 Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. 

5 Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.

6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. 

7 Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. 

8 Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. 

9 Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. 1

 

10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.

11 Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. 

12a Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »



 

MARDI 2 NOVEMEBRE. Mt 25, 31-46

 

31En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. 

32 Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : 

 

Ce qui me frappe ce matin, c'est que Jésus est proche de sa passion, et il donne de lui cette image de la royauté et de la résurrection finale. Lui il a vaincu la mort, lui il a pris en lui tous les pauvres, il leur a donné un corps, il leur a donné son corps, il a perdu son corps, il est la Vie, et il a le pouvoir de juger. Il est le Roi de Gloire, car c'est bien ce qui est dit là. Lui qui a été l'humilié sur la Croix il est le Roi. Et il est aussi le Roi Berger.

 

33 il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. 

 

J'aurais préféré les chèvres à la place de boucs, mais bon. Cela fait trop les femelles douces d'un côté et les males qui puent et sont agressifs de l'autre; 

 

34 Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. 

35 Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; 

36 j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” 

37 Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? 

38 tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ?39tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” 

 

40 Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”

 

Et là, ça dialogue entre les bénis et le roi. Il y a bien un porte -parole quelque part.  Il y a surtout la fraternité. Le plus petit de ses frères.  Je suis Jésus de Nazareth que tu persécutes. Il y a cette incorporation qui est un mystère, mais qui est magnifique;

 

 41 Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. 

42 Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; 

43 j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” 

 

44 Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” 

45 Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.” 

 

46 Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

 

Et il est bien possible que ce soit aussi une réponse à tous ceux qui doutent de la vie après la vie, du poids de ce qui a été fait. Et là, il est question du faire. 

Intéressant le "ils s'en iront". Il y a eu une scène de jugement, et ensuite il y a des lieux différents. Mais s'agit-il de lieux, ou d'autre chose. Ce qui est certain, c'est que c'est dans la durée et que les jeux sont faits, et qu'il n'y a pas de retour ou de repentance. Mais c'est un peu le message des trois paraboles de ce chapitre; en d'autres termes, tout se joue du vivant, pas après. Il y a des choix à faire, et ces choix ils se font maintenant. 

 

Il y a aussi la première lecture du livre de la Sagesse que j'aime beaucoup. 

 

A la paroisse, on a eu des textes bien différents, mais homélie sur toutes les formes de decès. Pas retenu grand-chose. Appris le décès de Jean Crosnier, l'ancien maire de Tigery, qui a fait tous les travaux jardins chez nous, et que j'avais conseillé pour une opération de la hanche.

 

 

MERCREDI 3 NOVEMBRE. Lc 14, 25-33

 

25 En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : 

26 « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. 

27 Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.

 

Comme le faisait remarquer le frère Luc, c'est quelque chose qu'on peut bien se représenter. Il y a une masse de gens qui suivent Jésus, mais que veulent-ils? Du merveilleux, du magique, de l'enseignement, des miracles? Et là c'est un peu la douche froide. Être à la suite de jésus, c'est à la fois se reconnaître malfaiteur, faiseur de mal, et donc être perdus (c'est un aspect) mais surtout avoir besoin de lui pour sortir de cet état de malheur, et le mettre Lui, au centre de tout, se décentrer de soi (et que c'est difficile). 

 

28 Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? 

29 Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui 

30 “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !”

 

 31 Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? 

32 S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. 

 

 

Et là, on, a deux petites histoires. Réfléchir avant d'agir, ce n'est pas si facile. Et on risque de se moquer de vous, tu as dit que tu étais son disciple, et dès que c'est un peu compliqué, tu reprends tes billes et tu t'en vas; Tu n'es pas capable d'aller au bout !, celui qui construit la tour. Ou, tu ne t'es pas rendu compte que c'est une sacrée bataille, alors avant de t'engager, réflechis. Sauf que là, je ne vois pas vraiment le lien. On ne peut pas pactiser avec le mauvais. On peut pactiser avec Dieu, du moins lui demander son aide. Donc à réfléchir.

 

33 Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »

 

Renoncer d'être le centre du monde. Être comme lui, qui a renoncé à ce qui était Lui.

 

 

 

 

 

JEUDI 4 NOVEMBRE. Lc 15, 1-10,

 

J'aime bien ce que dit le pape, une brebis fidèle et un troupeau à aller chercher.. 

 

1 En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. 

2 Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » 

 

Deux attitudes différentes, hélas. Il y a les pauvres, les qui ne savent pas mais qui ont un cœur et qui viennent à Jésus pour écouter, et ceux qui savent qui récriminent (terme très biblique) qui montre aussi la déception. Il n'est pas celui que nous attendons, il est avec les pécheurs. En plus il mange avec, donc il se rend impur. Et ensuite il a le culot de vouloir enseigner.

 

Une fois de plus, cela se passe "entre eux", à mots couverts et une fois de plus Jésus montre qu'il a entendu car c'est à eux qu'il parle, avec l'espoir que cela les fera bouger. Et on a deux paraboles pour le prix d'une. Mais pour la première, Jésus les fait réfléchir; qui d'entre vous…

 

3 Alors Jésus leur dit cette parabole :

 

 

4 « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? 

5 Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux,

 6 et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue!” 

 

Là, on peut se demander de quel désert il s'agit? Est-ce le désert où Dieu conduit son peuple, et il veut sz révéler au cœur des toutes, mais si une n'est pas là, alors cela le désespère et il part à recherche. Ou c'est le désert lieu où il n'y a, ni rien ni personne, le lieu de tous les dangers; et voilà qu'une brebis a pris la poudre d'escampette. Et ce qui est dit là, montre aussi que celui qui perdu sa brebis, il va remuer ciel et terre pour la retrouver. Il ne la laisse pas, il ne s'avoue pas battu, il la retrouve. Et quand il la retrouve, il ne fait pas de reproches. Il est tout joyeux, peut-être parce qu'il a entendu les bêlements de désespoir et que la bête appelle et appelle encore. Et il y a sa joie.

 

7 Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » 

 

Je me suis toujours demandé si ce qu'il dit des 99 qui n'ont pas besoin de conversion, n'est pas un raccourci, car si le juste pèche 7 fois par jour, il a aussi besoin de conversion, mais il ne s'est pas détourné, il est resté sur la route, dans le champ.

 

8 Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? 

9 Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !”

 

Et ça va papoter une bonne partie de l'après-midi. Là, il y a aussi une joie qui se communique. Et c'est peut-être cela l'important. 

 

10 Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »

 

Joie au ciel, exulte la terre. Ce qui est chouette, c'est que les anges sont dans un autre type de louange, et je crois que j'aime bien. Mais curieux la phrase: il y a de la joie devant les anges . Ailleurs c'est parmi, mais là c'est autre chose. C'est comme si l'action provoquait un nuage de joie qui arrive au ciel et qui enivre les anges. Le vin nouveau.

 

 

VENDREDI 5 NOVEMBRE. Lc 16, 1-8

 

C'est quand même étonnant. Le chapitre 15, c'est la miséricorde. Et là, jésus raconte quand même une drole d'histoire. Mais c'est peut-être la fin qui est importante. Si ceux qui font de mauvaises choses sont capables sur cette terre d'assurer leur vie, vous qui êtes des fils du très haut, il vous faut penser aussi à ne pas croire que c'est gagné parce que vous vous dites disciples, mais à poser des gestes qui vous permettront d'avoir cette vie éternelle. Et peut-être que l'un des moyens, c'est da faire du bien autour de vous. Et si on relie cela à la première lecture, c'est bien ce que Paul dit avoir fait, en faisant attention de ne pas planter là où l'annonce avait déjà été faite, et que pour l'annonce il avait pour lui la force de l'esprit, pour amener les nations païennes à l'obéissance de la foi.

 

Après coup, j'ai quand même fait un lien avec le chapitre précédent. Car le jeune homme a dilapidé l'"héritage donné et là le gérant dilapide les biens de son maître. Or pour l'un il y a un retour possible, pour l'autre pas. Tous les deux cherchent un toit, une nouvelle sécurité, mais les démarches sont complétement différentes. Et peut-être que Jésus, dit que même si ce n'est pas "bien", encore que normalement cela ne pénalise pas le propriétaire, faire du bien à celui qui doit, c'est déjà ça. C'est très différent de ce qui se passe pour le fils, mais cela reste une ouverture. Et dilapider les biens, peut-être que oui, cela me concerne.

 

1 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. 

2 Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.” 

 

Le gérant ne fait rien pour se disculper. Un peu comme s'il savait qu'un jour cela allait arriver. Seulement il vivait comme si cela ne devait jamais arriver (un peu comme l'homme qui a fait une trop bonne récolte, et qui ne sait pas qu'il va mourir dans la nuit).

 

3 Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. 

4 Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.” 

 

Et là, il constate qu'il n'a pas envie de faire un travail difficile, et que mendier, après avoir été intendant, c'est la honte. Et là, c'est l'éclair de génie, il a trouvé le truc pour ne pas être à la rue, pour être accueilli. 

 

5 Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” 6Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.” 

7 Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.” 

 

Là, je sais que l'on explique que cela ne nuit pas au maître, puisque ce n'est pas lui qui s'occupe de ce genre de choses. Mais le maître est au courant du stratagème et il ne dit pas que c'est bien, mais il fait l'éloge de l'habileté de cet homme.

 

8 Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce mondesont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. »

 

Les fils de ce monde, sont plus habiles entre eux, que les fils de lumière. Mais On peut voir une comparaison entre fils de ce monde et fils de la lumière (les disciples), mais c'est le "entre eux" qui est bizarre. Est-ce que les débiteurs auraient dû refuser? Oui s'ils avaient été des fils de lumière. Que doivent faire les fils de lumière? Être habiles entre eux, ou être habiles avec les fils de ce monde? Je pense que c'est avec les fils de ce monde, ce qui reprend la parabole de Mt 25, mais ce n'est pas être habile. Mais c'est un peu ce qui va être dit dans la suite du texte;

 

 

SAMEDI 6 NOVEMBRE. Lc 16, 9-15

 

C'est la suite du texte d'hier, qui se comprendrait mieux, si on avait ajouté ce verset 9.  Par contre à partir du verset 10, on bascule dans un autre type de discours, pour moi, des sentences, de la sagesse. Et cela se termine par le mépris des pharisiens, puisque avoir de l'argent, c'est quelque part, si on reste dans la rétribution, être ami de Dieu. 

 

9 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. 

 

Peut-être que l'argent qui me permet de me sentir à l'aise, cet argent que je n'ai pas gagné, c'est cet argent malhonnête, mais s'il me permet de faire du bien à d'autres, c'est déjà ça.

 

 

 

10 Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande.

 

C'est le "qui vole un œuf, vole un bœuf". 

 

11 Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? 

12 Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ?

 

Si vous n'avez pas su gérer ce qu'on vous a demandé de gérer, si vous n'avez pas été digne de confiance dans cela (et ce peut être l'éducation des enfants, la relation avec les autres), comment serez- vous rémunérés?  Vous comptez sur ce qui vous revient, mais est-ce que ce sera possible. 

 

 13 Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. » 

 

Là c'est une sorte de conclusion sur ce passage.

 

14 Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision.

15 Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu. »

 

Et la réponse de Jésus, est bien à la manière d'un prophète; Il ne se laisse pas faire, il montre, il clame que ce qui semble bien en fait dieu l'a en horreur. 

 

Mais que ce texte reste difficile. J'ai beaucoup apprécié la finale des Romains, avec tous ces noms de personnes, tous ces gens connus ou inconnus qui ont fait l'évangile pour les nations. Attention au "faire" qui permet de sembler juste alors ce n'est pas ça. Ça ce n'est pas aimer.