vendredi 5 novembre 2021

SEMAINE DU 31 octobre 21 AU 6 NOVEMBRE. ÉVANGILES

 

DIMANCHE 31 OCTOBRE. Mc 12,28b-34

 

Curieux chapitre. C'est la parabole des vignerons homicides et la réaction des chefs du peuple qui veulent mettre Jésus à mort. Et du coup on lui envoie des pharisiens, des sadducéens et là c'est un scribe qui y va au combat, de sa propre autorité, et qui sera un peu transformé. Mais ensuite les scribes, vont en prendre pour leur grade, sauf que ça, on ne lira pas et qu'on passera directement à l'obole de la veuve.

 

Un commentaire fait l'éloge du scribe. On peut la faire si on n'enlève pas le début de la phrase; voyant que Jésus avait bien répondu. 

 

28b En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements  ? »

29 Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. 

30 Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’ 

31 Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » 

 

Il y a toujours cette question des commandements, desquels s'agit-il? Ce qui est sûr c'est que Jésus se sert et du deutéronome pour répondre, avec le "écoute Israël, et le livre du lévitique, et ce commandement qui serait au centre de ce livre. Mais Jésus ne répond pas à la question posée, à savoir le premier de tous les commandements, parce que ce serait mettre un premier et un deuxième et que lui, il met l'amour de Dieu et l'amour du prochain au même niveau, parce que c'est ce qu'il fait lui-même. 

 

 

32 Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. 

33 L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » 

 

Le scribe fait un commentaire inspiré. Il fait un lien entre aimer le prochain qui vaut mieux que tous les holocaustes et les sacrifices. 

 

34 Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

 

Fin des interrogatoires pour mettre à l'épreuve. Enfin il y en aura d'autres, avec Anne et Pilate et même Hérode. Mais ce ne sera plus dans la même optique. Là, ce qui est beau, c'est que Jésus, a gagné quelqu'un, enfin il me semble. Il n'a pas esquivé la question, il l'a répondu en allant au-delà.

Mais par la suite, il va utiliser l'écriture pour confondre les scribes, pour leur montrer que leur science ne va pas assez loin et qu'ils passent à côté de quelque chose en ne le reconnaissant pas. 

 

 

LUNDI 1° NOVEMBRE. Mt 5, 1-12a

 

Curieusement que cela fait du bien en ces temps troublés de relire les béatitudes, ces autres commandements qui sont inscrits non sur des tables ou des tablettes, mais sur et dans le cœur de l'homme. Il y a aussi ces béatitudes qui disent ce qu'est Jésus lui)-même. 

 

1 En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. 

2 Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : 

 

3 « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.

4 Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. 

5 Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.

6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. 

7 Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. 

8 Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. 

9 Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. 1

 

10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.

11 Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. 

12a Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »



 

MARDI 2 NOVEMEBRE. Mt 25, 31-46

 

31En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. 

32 Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : 

 

Ce qui me frappe ce matin, c'est que Jésus est proche de sa passion, et il donne de lui cette image de la royauté et de la résurrection finale. Lui il a vaincu la mort, lui il a pris en lui tous les pauvres, il leur a donné un corps, il leur a donné son corps, il a perdu son corps, il est la Vie, et il a le pouvoir de juger. Il est le Roi de Gloire, car c'est bien ce qui est dit là. Lui qui a été l'humilié sur la Croix il est le Roi. Et il est aussi le Roi Berger.

 

33 il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. 

 

J'aurais préféré les chèvres à la place de boucs, mais bon. Cela fait trop les femelles douces d'un côté et les males qui puent et sont agressifs de l'autre; 

 

34 Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. 

35 Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; 

36 j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” 

37 Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? 

38 tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ?39tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” 

 

40 Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”

 

Et là, ça dialogue entre les bénis et le roi. Il y a bien un porte -parole quelque part.  Il y a surtout la fraternité. Le plus petit de ses frères.  Je suis Jésus de Nazareth que tu persécutes. Il y a cette incorporation qui est un mystère, mais qui est magnifique;

 

 41 Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. 

42 Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; 

43 j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” 

 

44 Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” 

45 Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.” 

 

46 Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

 

Et il est bien possible que ce soit aussi une réponse à tous ceux qui doutent de la vie après la vie, du poids de ce qui a été fait. Et là, il est question du faire. 

Intéressant le "ils s'en iront". Il y a eu une scène de jugement, et ensuite il y a des lieux différents. Mais s'agit-il de lieux, ou d'autre chose. Ce qui est certain, c'est que c'est dans la durée et que les jeux sont faits, et qu'il n'y a pas de retour ou de repentance. Mais c'est un peu le message des trois paraboles de ce chapitre; en d'autres termes, tout se joue du vivant, pas après. Il y a des choix à faire, et ces choix ils se font maintenant. 

 

Il y a aussi la première lecture du livre de la Sagesse que j'aime beaucoup. 

 

A la paroisse, on a eu des textes bien différents, mais homélie sur toutes les formes de decès. Pas retenu grand-chose. Appris le décès de Jean Crosnier, l'ancien maire de Tigery, qui a fait tous les travaux jardins chez nous, et que j'avais conseillé pour une opération de la hanche.

 

 

MERCREDI 3 NOVEMBRE. Lc 14, 25-33

 

25 En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : 

26 « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. 

27 Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.

 

Comme le faisait remarquer le frère Luc, c'est quelque chose qu'on peut bien se représenter. Il y a une masse de gens qui suivent Jésus, mais que veulent-ils? Du merveilleux, du magique, de l'enseignement, des miracles? Et là c'est un peu la douche froide. Être à la suite de jésus, c'est à la fois se reconnaître malfaiteur, faiseur de mal, et donc être perdus (c'est un aspect) mais surtout avoir besoin de lui pour sortir de cet état de malheur, et le mettre Lui, au centre de tout, se décentrer de soi (et que c'est difficile). 

 

28 Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? 

29 Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui 

30 “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !”

 

 31 Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? 

32 S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. 

 

 

Et là, on, a deux petites histoires. Réfléchir avant d'agir, ce n'est pas si facile. Et on risque de se moquer de vous, tu as dit que tu étais son disciple, et dès que c'est un peu compliqué, tu reprends tes billes et tu t'en vas; Tu n'es pas capable d'aller au bout !, celui qui construit la tour. Ou, tu ne t'es pas rendu compte que c'est une sacrée bataille, alors avant de t'engager, réflechis. Sauf que là, je ne vois pas vraiment le lien. On ne peut pas pactiser avec le mauvais. On peut pactiser avec Dieu, du moins lui demander son aide. Donc à réfléchir.

 

33 Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »

 

Renoncer d'être le centre du monde. Être comme lui, qui a renoncé à ce qui était Lui.

 

 

 

 

 

JEUDI 4 NOVEMBRE. Lc 15, 1-10,

 

J'aime bien ce que dit le pape, une brebis fidèle et un troupeau à aller chercher.. 

 

1 En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. 

2 Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » 

 

Deux attitudes différentes, hélas. Il y a les pauvres, les qui ne savent pas mais qui ont un cœur et qui viennent à Jésus pour écouter, et ceux qui savent qui récriminent (terme très biblique) qui montre aussi la déception. Il n'est pas celui que nous attendons, il est avec les pécheurs. En plus il mange avec, donc il se rend impur. Et ensuite il a le culot de vouloir enseigner.

 

Une fois de plus, cela se passe "entre eux", à mots couverts et une fois de plus Jésus montre qu'il a entendu car c'est à eux qu'il parle, avec l'espoir que cela les fera bouger. Et on a deux paraboles pour le prix d'une. Mais pour la première, Jésus les fait réfléchir; qui d'entre vous…

 

3 Alors Jésus leur dit cette parabole :

 

 

4 « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? 

5 Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux,

 6 et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue!” 

 

Là, on peut se demander de quel désert il s'agit? Est-ce le désert où Dieu conduit son peuple, et il veut sz révéler au cœur des toutes, mais si une n'est pas là, alors cela le désespère et il part à recherche. Ou c'est le désert lieu où il n'y a, ni rien ni personne, le lieu de tous les dangers; et voilà qu'une brebis a pris la poudre d'escampette. Et ce qui est dit là, montre aussi que celui qui perdu sa brebis, il va remuer ciel et terre pour la retrouver. Il ne la laisse pas, il ne s'avoue pas battu, il la retrouve. Et quand il la retrouve, il ne fait pas de reproches. Il est tout joyeux, peut-être parce qu'il a entendu les bêlements de désespoir et que la bête appelle et appelle encore. Et il y a sa joie.

 

7 Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » 

 

Je me suis toujours demandé si ce qu'il dit des 99 qui n'ont pas besoin de conversion, n'est pas un raccourci, car si le juste pèche 7 fois par jour, il a aussi besoin de conversion, mais il ne s'est pas détourné, il est resté sur la route, dans le champ.

 

8 Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? 

9 Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !”

 

Et ça va papoter une bonne partie de l'après-midi. Là, il y a aussi une joie qui se communique. Et c'est peut-être cela l'important. 

 

10 Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »

 

Joie au ciel, exulte la terre. Ce qui est chouette, c'est que les anges sont dans un autre type de louange, et je crois que j'aime bien. Mais curieux la phrase: il y a de la joie devant les anges . Ailleurs c'est parmi, mais là c'est autre chose. C'est comme si l'action provoquait un nuage de joie qui arrive au ciel et qui enivre les anges. Le vin nouveau.

 

 

VENDREDI 5 NOVEMBRE. Lc 16, 1-8

 

C'est quand même étonnant. Le chapitre 15, c'est la miséricorde. Et là, jésus raconte quand même une drole d'histoire. Mais c'est peut-être la fin qui est importante. Si ceux qui font de mauvaises choses sont capables sur cette terre d'assurer leur vie, vous qui êtes des fils du très haut, il vous faut penser aussi à ne pas croire que c'est gagné parce que vous vous dites disciples, mais à poser des gestes qui vous permettront d'avoir cette vie éternelle. Et peut-être que l'un des moyens, c'est da faire du bien autour de vous. Et si on relie cela à la première lecture, c'est bien ce que Paul dit avoir fait, en faisant attention de ne pas planter là où l'annonce avait déjà été faite, et que pour l'annonce il avait pour lui la force de l'esprit, pour amener les nations païennes à l'obéissance de la foi.

 

Après coup, j'ai quand même fait un lien avec le chapitre précédent. Car le jeune homme a dilapidé l'"héritage donné et là le gérant dilapide les biens de son maître. Or pour l'un il y a un retour possible, pour l'autre pas. Tous les deux cherchent un toit, une nouvelle sécurité, mais les démarches sont complétement différentes. Et peut-être que Jésus, dit que même si ce n'est pas "bien", encore que normalement cela ne pénalise pas le propriétaire, faire du bien à celui qui doit, c'est déjà ça. C'est très différent de ce qui se passe pour le fils, mais cela reste une ouverture. Et dilapider les biens, peut-être que oui, cela me concerne.

 

1 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. 

2 Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.” 

 

Le gérant ne fait rien pour se disculper. Un peu comme s'il savait qu'un jour cela allait arriver. Seulement il vivait comme si cela ne devait jamais arriver (un peu comme l'homme qui a fait une trop bonne récolte, et qui ne sait pas qu'il va mourir dans la nuit).

 

3 Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. 

4 Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.” 

 

Et là, il constate qu'il n'a pas envie de faire un travail difficile, et que mendier, après avoir été intendant, c'est la honte. Et là, c'est l'éclair de génie, il a trouvé le truc pour ne pas être à la rue, pour être accueilli. 

 

5 Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” 6Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.” 

7 Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.” 

 

Là, je sais que l'on explique que cela ne nuit pas au maître, puisque ce n'est pas lui qui s'occupe de ce genre de choses. Mais le maître est au courant du stratagème et il ne dit pas que c'est bien, mais il fait l'éloge de l'habileté de cet homme.

 

8 Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce mondesont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. »

 

Les fils de ce monde, sont plus habiles entre eux, que les fils de lumière. Mais On peut voir une comparaison entre fils de ce monde et fils de la lumière (les disciples), mais c'est le "entre eux" qui est bizarre. Est-ce que les débiteurs auraient dû refuser? Oui s'ils avaient été des fils de lumière. Que doivent faire les fils de lumière? Être habiles entre eux, ou être habiles avec les fils de ce monde? Je pense que c'est avec les fils de ce monde, ce qui reprend la parabole de Mt 25, mais ce n'est pas être habile. Mais c'est un peu ce qui va être dit dans la suite du texte;

 

 

SAMEDI 6 NOVEMBRE. Lc 16, 9-15

 

C'est la suite du texte d'hier, qui se comprendrait mieux, si on avait ajouté ce verset 9.  Par contre à partir du verset 10, on bascule dans un autre type de discours, pour moi, des sentences, de la sagesse. Et cela se termine par le mépris des pharisiens, puisque avoir de l'argent, c'est quelque part, si on reste dans la rétribution, être ami de Dieu. 

 

9 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. 

 

Peut-être que l'argent qui me permet de me sentir à l'aise, cet argent que je n'ai pas gagné, c'est cet argent malhonnête, mais s'il me permet de faire du bien à d'autres, c'est déjà ça.

 

 

 

10 Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande.

 

C'est le "qui vole un œuf, vole un bœuf". 

 

11 Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? 

12 Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ?

 

Si vous n'avez pas su gérer ce qu'on vous a demandé de gérer, si vous n'avez pas été digne de confiance dans cela (et ce peut être l'éducation des enfants, la relation avec les autres), comment serez- vous rémunérés?  Vous comptez sur ce qui vous revient, mais est-ce que ce sera possible. 

 

 13 Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. » 

 

Là c'est une sorte de conclusion sur ce passage.

 

14 Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision.

15 Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu. »

 

Et la réponse de Jésus, est bien à la manière d'un prophète; Il ne se laisse pas faire, il montre, il clame que ce qui semble bien en fait dieu l'a en horreur. 

 

Mais que ce texte reste difficile. J'ai beaucoup apprécié la finale des Romains, avec tous ces noms de personnes, tous ces gens connus ou inconnus qui ont fait l'évangile pour les nations. Attention au "faire" qui permet de sembler juste alors ce n'est pas ça. Ça ce n'est pas aimer. 

samedi 30 octobre 2021

SEMAINE DU 24 AU 30 OCTOBRE. ÉVANGILES.

 

DIMANCHE 24 OCTOBRE. Mc 10,46b-51

 

Pourquoi ce texte me fait-il penser à la résurrection du fils de la veuve de Naïm? Peut-être parce qu'il y a ce mouvement de la foule.  Dans Lc 7, il y a les deux foules qui se croisent, celle des disciples et de la foule qui accompagnent Jésus et celle qui accompagne le mort et sa mère. Là, il y a une foule qui sort et un homme assis, un homme seul, un homme un peu comme le fils de la veuve, qui est sur le chemin, qui est dans la nuit, qui est seul mais qui peut écouter, entendre, parler. Et si je reprends les verbes qui sont utilisés par Marc: il jette son manteau (comme on jette un linceul),  il bondit, comme on bondit en dehors de la tombe, et on se lève, ce qui est bien une image de la résurrection.  Et c'est cet homme- là, confiant qui a crié du fond de la fosse dans laquelle il était, qui a crié jusqu'à plus soif et qui est entendu et qui a le choix de demander ce quelque chose dont il a besoin. Ce qui est beau, c'est que Jésus ne dit pas: je le veux, vois, mais ta foi t'a sauvé, et sauvé c'est au-delà de retrouver la vue. C'est trouver ou retrouver la vue, mais aussi ouvrir les yeux du cœur et c'est bien pour cela que l'homme, qui a peut-être compris où va Jésus, et ce qui risque de se passe, se risque lui, le fils de Timée, à suivre Jésus sur la route qui va de la mort à la résurrection.

 

46b En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. 

 

Ce n'est pas le même évangile, mais chez Luc et c'est la rencontre avec la veuve de Naïm, parce qu'il y a aussi la rencontre de jésus et ses disciples et une foule, et de l'autre le cortège avec le corps. Là c'est les disciples, la foule et un homme seul, assis, presque dans un tombeau. Mais cet homme, qui mendie, du coup change de discours. C'est Fils de David, Jésus, prends pitié de moi.

 

47 Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » 

48 Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » 

 

49 Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » 

50 L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.

 

Et là, c'est presque une scène de relèvement, de résurrection. Lève-toi, il t'appelle. Comme pour Lazare. Et la réponse, il jette son manteau, il bondit et il court. Ce n'est plus le mendiant assis, c'est déjà un autre homme. 

 

51 Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » 

 

52 Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

Un disciple raconte. 

 

Nous sommes à Jéricho, en dessous du niveau de la mer, de cette mer remplie de sel, cette mer morte. Ici il y a une oasis, et j'aurais bien aimé séjourner un peu ici, mais Jésus veut aller à Jérusalem, et nous le suivons. Il y a beaucoup d'autres, des inconnus qui sont là, qui suivent. Pourquoi sont-ils là? Qu'attendent-ils? Je ne sais pas. 

 

A un moment Jésus s'est arrêté. Dans ce cas-là, ça fait un peu de bousculade, et on se demande ce qui se passe. On a vu Jésus qui parlait à un homme, qui lui posait une question, et l'homme qui se mettait à hurler de joie et qui s'est joint à ceux qui suivaient Jésus. Mais moi, je n'ai pas compris, j'étais trop loin, je ne voyais rien.

 

Et l'homme, il est le fils de Timée, m'a raconté lors d'une halte. Il était comme tous les jours à la sortie de la ville pour mendier. Il a entendu un bruit de pas, et il a eu un peu peur, lui qui était là à attendre. Ceux qui passaient lui ont dit que c'était Jésus qui prenait la route de Jérusalem, alors lui qui se sentait écrasé par ce qui se passait s'est mis à crier très fort, parce qu'il voulait être entendu par Jésus quand il passerait à sa hauteur. Et une phrase s'est imposée à lui, et la répétait sans cesse: Fils de David, Jésus Fils de Dieu, aie pitié de moi. Et cette phrase, il la répétait sans cesse, si bien que ceux qui étaient à son niveau voulaient qu'il se taise. Mais il ne pouvait pas se taire, il ne voulait pas se taire, il savait que le Maître, s'il l'entendait ferait quelque chose pour lui. Et le Maître est arrivé à son niveau, il a entendu et il s'est arrêté. C'est là que moi, j'ai commencé à me demander ce qui se passait. 

 

Il a demandé qu'on lui amène la personne qui criait aussi fort; quelques mains secourables ont voulu l'aider, mais lui, il a jeté son manteau sur le sol pour aller plus vite, un peu comme on se débarrasse d'un poids trop lourd,  il a bondi sur ses pieds, il a été comme poussé devant Jésus. Il ne sait pas expliquer ce qui s'est passé, mais il sentait la présence de Jésus et il a entendu sa voix qui lui demandait ce qu'il pouvait pour lui. 

 

La question l'a un peu interloqué. Ce n'était une aumône qu'il voulait, mais bien que Jésus lui rende la vue, le guérisse de son infimité. Et c'est ce qui s'est passé, mais lui, quand il en parle, il dit que c'est bien plus que cela qui s'est passé. Il est devenu certes un voyant comme tout le monde, mais il est sorti de la mendicité, il est devenu libre, et pour lui, il dit même qu'il est devenu vivant. Que la vie est en lui, que la vie est devant lu, mais que cette vie donnée (ou rendue) par Jésus, il ne veut pas la garder pour lui, il veut aller avec lui, avec nous à Jérusalem pour proclamer les merveilles de Dieu en Jésus, son Envoyé.

 

LUNDI 25 OCTOBRE. Lc  13, 10-17

 

Ayant travaillé en orthopédie, quand je lis ce texte, je pense que cette femme a une scoliose carabinée, j'en ai vu. Mais malgré tout, c'est autre chose. C'est comme si ce repli, cette infirmité, était arrivée d'un coup, car il y a ce lien avec une possession, comme si une force s'était emparée d'elle et l'obligeait à regarder le sol, à ne plus voir le ciel, je dirai presque, parce que c'est ce qui me venait ce matin en position fœtale. Et ce qui se passe là, c'est qu'elle vient au monde, elle loue Dieu, elle est vivante. C'est ce souffle qui permet de se redresser, de devenir vivant et d'entrer dans la louange. 

 

10 En ce temps-là, Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. 

 

Jusque -à, tout est normal, c'est un jour de sabbat et selon sa coutume, Jésus est entré dans une synagogue et il enseigne. 

Ce qui est moins normal c'est peut-être la présence de cette femme. 

 

11 Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. 

12 Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. »

13 Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu. 

 

Je suppose qu'il y a des commentaires sur le 18 ans, 3 fois 6, deux fois 9, non ça je ne pense pas. Le 6, c'est la semaine. En tous les cas, ça fait beaucoup, que cette femme souffre, qu'elle ne peut plus rien faire, qu'elle ne sert plus à rien, qu'elle a du mal à parler, parce que ses poumons sont comprimés, qu'elle est dans le malheur. Il y a cette question de possession. Un peu un mystère, mais peut-être que ce type d'atteinte, incompréhensible, et soudaine ne pouvait être comprise que comme cela. Mais il n'y a pas d'interpellation du mauvais esprit pour le faire sortir. Et c'est jésus qui prend l'initiative, comme il le fait souvent avec des femmes en souffrance. En fait, il ne dit pas, mais il interpelle, et peut-être que là, c'est bien s'attaquer à l'esprit du mal, comme il a interpellé la mer et le vent. Il y aurait un premier temps, avec l'expulsion de ce qui rend malade, et un temps deux, avec l'imposition des mains, et cette autre guérison, rendre gloire à Dieu, retrouver sa voix. 

 

14 Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » 

 

Cette attitude de s'en prendre à un autre, m'a toujours fait sourire. Au lieu de dire ouvertement à Jésus, tu n'as pas le droit de faire ça, il s'en prend à la foule et il pense presque à un coup monté contre lui, et c'est lui qui va se faire sermoner par les pharisiens extérieurs à la synagogue.

 

15 Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? 

16 Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? » 

 

Mais une fois de plus, Jésus répond en s'appuyant sur la loi.. 

 

17 À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joieà cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait.

 

Rester dans la joie pour les actions éclatantes que jésus et l'Esprit Saint font dans le monde..

 

 

 

 

MARDI 26 OCTOBRE. Lc  13, 18-21

 

 

Deux petites paraboles, pas grand-chose à dire, sauf qu'en plus de tout il faut de l'eau. Et comme le disent certains commentateurs, il faut aussi un certain travail, même si cela ne semble pas évident pour la graine prise (donc quand même choisie) et jeté dans le jardin? D'ailleurs jardin est important, ce n'est pas le champ, c'est le jardin comme celui de l'Eden, comme celui où jésus sera jeté un jour. 

 

8 En ce temps-là, Jésus disait : « À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ? 

19 Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. » 

 

20 Il dit encore : « À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ? 

21 Il est comparable au levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »

 

 

MERCREDI 27 OCTOBRE. Lc 13, 22-30

 

Épitre aux romains:   Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu,
lui-même fait tout contribuer à leur bien,
puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour.

 

 

22 En ce temps-là, tandis qu’il faisait route vers Jérusalem, Jésus traversait villes et villages en enseignant.

 

23 Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » Jésus leur dit : 

24 « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas.

 

On peut supposer que Jésus est en train d'enseigner et que ce qu'il dit, fait un peu peur ce qui peut expliquer la question posée. Y a-t-il peu de gens qui soient sauvés. Qu'est ce qu'il y a derrière ce mot sauvé? Est-ce l'éternelle question sur la vie éternelle, ce qui en soi est un peu la même chose. Mais il y a de fait être sauvé maintenant, et être sauvé dans l'après, c'est-à-dire être vivant. Et si je formulais en disant: est ce qu'il y a peu de personnes qui sont vivantes maintenant et après? 

La réponse de Jésus, n'est pas très optimiste. Pour une fois, on n'est pas dans l'abondance, mais cela rejoint quand même ce qu'on peut lire dans l'AT. On t'a fait connaître ce qui bon et ce que l'éternel attend de toi: pratiquer la justice, aimer la miséricorde et marcher humblement avec ton Dieu. 

 

25 Lorsque le maître de maison se sera levé pour fermer la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : “Seigneur, ouvre-nous”, il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes.” 

26 Alors vous vous mettrez à dire : “Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.” 

27 Il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice.” 

 

Et là, je crois que Jésus dit autrement ce que dira Jacques plus tard. Il ne suffit pas dire, je te connais, je t'ai entendu, mais de changer, de pratiquer la justice.  Avoir vu jésus , savoir ce qu'il a enseigné, c'est une chose, mais ce n'est pas cela qui sauve.

 

28 Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors. 

29 Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. 

30 Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »

 

Là, c'est un autre registre, c'est l'universalité du Salut. C'est comme s'il disait ne croyez pas qu'il suffit de vous dire fils d'Abraham pour être sauvés. Appartenir c'est une chose, mais c'est tout. Et d'autres que vous seront sauvés, parce qu'eux, ils seront des vrais fils d' Abraham, ils auront foi.

 

 

JEUDI 28 OCTOBRE. Lc 6, 12_19. St Jude et Simon. 

 

12En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. 

13 Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres 

 

Comme, le faisait remarquer le prêtre ce jour, où étaient-ils ces disciples, alors que Jésus en théorie est sur la montagne seul.  Est-ce qu'ils sont montés en douce pendant que Jésus priait. 
On est au chap 6 de Luc. On sait que parmi ceux qui le suivent il y a les appelés de la première heure; Simon, André, Jacques, Jean Matthieu.  Là cela se passe après l'incident de la guérison de l'homme à la main desséchée. On peut penser qu'il y a déjà certains qui sont plus près de Jésus, et ce sont ceux-là qui le suivent de près ou de loin, et c'est parmi eux (pourquoi justement n'y aurait-il pas cet homme guéri, et le paralytique?

 

14 Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, 15 Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, 

16 Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître. 

 

Et on le nom des douze choisis. Peut-être que les laissés pour compte n'ont pas été très contents, mais Jésus choisit qui il veut, comme il veut, et comme on le fait toujours remarquer des personnalités très différentes. Ce Simon, fait partie normalement de ceux qui veulent combattre les romains avec les armes. Et pourtant il est choisi. Et Judas, dont on ne sait finalement rien, sauf peut-être le nom de son village, qui que son destin sera de trahir, alors que logiquement ça aurait dû être le rôle de ce Simon, le zélote.

 

17 Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. 

18 Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé

 

Là aussi un commentateur remarque que Jésus descend de la montagne, comme Moïse est descendu de la montagne, avec les tables de la Loi. Il y a un sacré ramassis de personnes. Dès ce chapitre 6, Jésus brasse très large. Et la demande est une demande de guérison et de libération. 

 

. 

19 Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.

 

C'est un verset qui m'a toujours beaucoup touchée (c'est le cas de le dire), cette foule qui veut toucher pour sentir, pour être comme traversée par cette force (qui l'on va retrouver avec la guérison de la femme qui perdait du sang, puisque Jésus dira Lc 8, 46 "quelqu'un m'a touché car j'ai reconnu qu'une force sortait de moi".  Il y a là une représentation de l'amour qui se fait acte, qui est agissant, mais il faut aussi avoir la foi, et toucher. Cela m'atteint aujourd'hui. 

 

 

VENDREDI 29 OCTOBRE. Lc 14, 1-6

 

1 Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. 

2 Or voici qu’il y avait devant lui un homme atteint d’hydropisie. 

 

Quand on regarde le texte, c'est étonnant. C'est un jour de sabbat, Jésus entre (est-il invité) dans la maison d'un chef des pharisiens, donc pas n'importe qui. Et il y a d'emblée la suspicion. Va-t-il se laver les mains, va-t-il respecter les règles? Et là-dessus, presque miraculeusement il y a devant lui un homme malade, et une maladie qui se voit. On ne sait pas comment il est arrivé là. Bref, on a Jésus, un Chef, des pharisiens et un homme pas beau à voir, qui inspire certainement la pitié, sauf si on pense que sa maladie est conséquence d'un péché. Auquel cas, on a envie qu'il s'en aille, qu'il ne souille pas ce repas. Et donc la question que va-t-il faire? Or on ne doit en principe "rien" faire ce jour-là. 

 

3 Prenant la parole, Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? » 

 

Un commentateur fait remarquer que Jésus, pose des questions: pour vous qui suis-je, que dit-on de moi, etc. C'est une question générale finalement? Après tout Dieu ne s'arrête pas de créer, et guérir c'est participer à la création. Mais eux ne veulent ou ne peuvent pas répondre. 

 

4 Ils gardèrent le silence. Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller. 

 

Et là, il y a une question sur le "permis ou défendu de faire une guérison ce jour particulier" 

Dans le silence qui suit, Jésus semble ne rien dire à l'homme, mais il le tient, donc on a contact corporel, il le guérit, mais pas de mots sont rapportés, et il ne demande rien, il le laisse partir. Ce qui est presque étonnant c'est le mutisme de cet homme. Il n'y a pas de remerciements, le louange. On a l'impression d'être dans une atmosphère à couper au couteau. 

 

5 Puis il leur dit : « Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » 

6 Et ils furent incapables de trouver une réponse.

 

Et c'est Jésus qui clôt en quelque sorte le débat, en rappelant qu'un jour de sabbat, si son bœuf ou son fils (intéressant un être humain ou même un animal), on le sauve. Peut-être que lui Jésus a sauvé l'humanité de cet homme, gros comme un bœuf. 

 

Qu'est-ce qu'en j'en tire?  Quel que soit le jour, si je vois quelqu'un qui a besoin et qui ne dit pas, c'est à moi d'agir, pas en mon nom, mais en Son nom .

 

SAMEDI 30 OCTOBRE. Lc 14, 1, 7-11

 

1 Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. 

 

C'est un choix de reprendre le verset 1. Est-ce légitime? Cela s'est déjà mal passé avec ce silence si lourd lors de la guérison de l'homme porteur d'hydropisie Et là, on peut espérer que c'est à un autre moment, pas forcément un jour de sabbat. Je veux dire, est-on dans la même ambiance de suspicion? Bref je ne suis pas trop d'accord.

Par contre, on peut penser que si eux ont observé jésus pour voir ce qu'il allait faire avec ce malade (et curieusement cela me fait penser à Jn 8, que l'on attribue parfois à Luc) là, c'est la réponse du berger à la bergère; Jésus lui aussi observe et pointe quelque chose qui ne lui parait pas bien, mais dont il pourra faire quelque chose. Et cela e dit peut-être long sur la manière d'enseigner: partir du concret pour bien se faire comprendre, pour que cela soit une bonne accroche. 

 

J'ai aussi pensé que les mieux placés étaient les mieux servis, donc que c'est un peu la course pour la meilleure place, effectivement sans se préoccuper des autres. Et peut-être que c'est que Jésus veut faire comprendre, en outrant un peu le trait, ce qui est permis quand on utilise le mode parabole.

 

7 Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit : 

 

8 « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. 

9 Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. 

 

On est dans un autre contexte que celui d'un banal repas de semaine.

Un repas de noces, et effectivement, on ne sait pas quelle place est réservée à qui, mais tous les invités n'ont pas la même importance aux yeux de celui qui invite. Se mettre à la première place, c'est aussi dire qu'on a beaucoup d'importance. Et c'est cela que Jésus démonte un peu, dans une circonstance exceptionnelle.

 

10 Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. 

 

C'est très beau cela. Ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à table avec toi. Il y aura une relation personnelle entre toi et celui qui t'a invité, il ira de te chercher, il te mettra à la place qui est la tienne, tu seras honoré et tu seras aussi regardé avec des grands yeux là où tu seras assis. 

 

11 En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé. »

 

Dans cette phrase, il y a quelque chose d'important, c'est la reconnaissance de ce que l'on est. Et c'est quand même un discernement. Peut-être pas de fausse humilité, parce que ce n'est pas ce qui est voulu, mais savoir que quelque part, on est un serviteur inutile, quelconque et que celui qui élève c'est le Père, et que Jésus lui, il s'est abaissé et c'est pour cela qu'il a été ensuite élevé; enfin Lui, il a retrouvé ce qu'il était, nous c'est autre chose. C'est retrouver la dignité de fils et filles de Dieu. Mais pour moi, si mérite il y a, le mérite ne nous revient pas, ne nous revient en aucune façon, mais il est quand même question de la vraie humilité pas d'une fausse humilité qui est peut-être une forme d'orgueuil.

samedi 23 octobre 2021

SEMAINE DU 17 AU 23 OCTOBRE. ÉVANGILES.


 

DIMANCHE 17 OCTOBRE. Mc 10, 35-44

 

Pas facile de passer de la semaine au dimanche. Si on reprend le chap 10, Jésus est sur la route de Jérusalem. La passion est proche. Il vient d'annoncer ce qui va lui arriver. 

 

Je cite: 32 Les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem ; Jésus marchait devant eux ; ils étaient saisis de frayeur, et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte. Prenant de nouveau les Douze auprès de lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver :

33 « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes,

34 qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. »

 

Ce qui suit parait complétement incongru. Certes ils ont compris que quelque chose allait se terminer, mais eux qui ont tout quitté, ils ne perdent pas espoir d'une récompense. Ils ont juste compris que ce serait pour un après, mais avec peut-être l'idée d'un retour du Maître, tout de suite après la mort. Alors ils prennent comme une avance sur ce futur. 


Un commentaire qui m'a étonnée: jésus vient de ressusciter Lazare, donc effectivement il est en pleine gloire, mais peut-on faire un tel lien entre l'évangile de Marc et l''évangile de Jean. Je reste dubitative. Mais cela pourrait expliquer la demande des fils de Zébédée, sauf que la même demande est faite aussi par leur mère.

 

35 Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. » 

36 Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »

37 Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. » 

 

Devenir comme toi, des juges. Juger, être proches de toi, tes délégués. Est-ce que ce n'est pas une tentation qui peut exister encore aujourd'hui. Être l'oreille de Jésus, être le plus proche, avoir la meilleure place en quelque sorte. 

 

38 Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? » 

39 Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé. 

40 Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. » 

 

Ce qui est sympa, c'est que Jésus continue à les éduquer. Tu ne sais pas ce que tu demandes… Tu est trop petit, tu ne te rends pas compte. Mais si tu es capable de vivre le baptême qui va être le mien,( la mort), si tu peux boire la coupe de souffrance et de mépris qui sera la mienne, alors certes tu seras avec moi, (voir l'évangile de Jn, parce que là, oui, voir Jn 15-17).  Mais les places, ça c'est le désir du Père. Si Jésus est à la droite du Père, qui peut prendre cette place. Avant il aura eu deux brigands, un à sa droite, un à sa gauche.

 

41 Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean. 

42 Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. 

43 Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. 

44 Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : 45car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

 

Jésus maître et serviteur souffrant. HUMILITÉ. 

 

 

LUNDI 18 OCTOBRE. ST LUC. Lc 10, 1-9

 

Pas facile de commenter ce texte qui a déjà été proclamé il y a bonne semaine. 

 

Comme le faisait remarquer un prêtre il y a longtemps, la première chose qui est demandée c'est de prier avant même que de partir. Prier pour ne pas être seul, mis aussi savoir dans la foi qu'une moisson est possible. Ceci dit, il semble que Jésus balise son itinéraire. Et combien envoie-t-il dans les localités, peut-être plus que 2. Là c'est une manière générale de fonctionner que l'on devrait retrouver dans les actes des apôtres. Être deux, c'est important.

 

1 En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. 

2 Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. 

 

3 Allez ! 

Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. 

4 Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin

 

Cela doit ou a dû sembler bien inquiétant. C'est l'annonce du danger. Et il y a la suite, être dans la dépendance, mais être concentré sur la mission. 

 

Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’ 

6 S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. 

7 Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. 

8 Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. 

9 Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” »


La mission est belle. Transmettre la paix, rester dans une maison pour devenir plus que des passants, et surtout donner la guérison. 

 

 

MARDI 19 OCTOBRE. Lc 12, 35-38

 

Il y a donc des versets qui manquent, puisqu'on a célébré Luc hier. Il y a plein de recommandations, ne pas s'occuper de vêtement ou de la nourriture, là où est ton trésor, là est ton cœur. Il y a des appels à ne pas se préoccuper, mais là, c'est autre chose, c'est un appel à la vigilance. une manière optimiste de présenter les choses: entendre deux fois le même texte, c'est pour nous dire que c'est important, et que nous devons bien en tenir compte. (Pascal S.). 

 

35 Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. 

 

Le commentaire RCF insistait sur la ceinture autour des reins, comme lors de la nuit du passage de Dieu en Egypte. Manger les reins ceints et les sandales aux pieds. C'est presque être sur le pied de guerre. La lampe allumée, pour voir, mais ne pas oublier l'huile. Et il s'agit bien d'un temps d'obscurité, où de fait on est seul. 

Gardez vos lampes allumées: psaume 17, 29 Tu es la lumière de la lampe, Seigneur mon Dieu, tu éclaires ma nuit.

 

36 Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. 

 

Je ne sais pas comment il serait possible de comprendre la notion de "retour des noces". Ce qui est certain c'est que les noces durent un temps certain et que le lieu peut-être éloigné. Donc on sait que le maître est parti et personne ne sait quand il rentrera, donc nécessité de continuer à croire en sa présence. Mais cela peut aussi annoncer ce que va se passer pour Jésus. Il y a ses noces à lui avec l'humanité, sa mort, sa résurrection, son départ et là il faut attendre, croire aussi à son retour. 

 

J'aime cette attente: lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera. Comme si tous les sens sont en éveil.

 

37 Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. 

38 S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

 

Et l'attitude du maître est de prendre la place du serviteur (très différent de la parabole du serviteur quelconque). Mais c'est dans le plus tard. Mais c'est magnifique. 

 

Est-ce que passé un certain temps, une certaine heure, je suis capable de veiller? Parfois je me dis que moi je dors, mais que j'espère que mon cœur veille.

 

 

MERCREDI 20 OCTOBRE. Lc 12, 39-48

 

Une première réflexion ce de matin qui n'a rien à voir avec le texte d'aujourd'hui. Nous disons "car c'est à toi qu'appartienne le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des des siècles". Et je me disais qu'en fait, le règne, je veux dire régner dans un domaine particulier, avoir soin domaine, on aime bien. Avoir de la puissance, ça aussi, c'est important, cela va avec le pouvoir, la reconnaissance, et cela hélas peut aller jusqu'à l'emprise) et la gloire, c'est le petit ou le grand orgueil.  Ce que je veux dire c'est que c'est bien me dessaisir moi de ces envies, pour les remettre à Dieu. C'est retrouver ma place, ne pas prendre la Sienne.

 

39 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. 

40 Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

 

Toujours un peu de mal avec le début. Parce qu'il y a le "si". Est-ce que le maître de maison sait? Là il semble bien que non, ni le maître de maison, ni l'intendant, mais peut-être que l'un n'est pas si loin de l'autre. Il y a bien le maitre de la noce à Cana. Donc le maitre de maison, c'est celui qui gère la maison, mais il ne sait pas ce qui peut advenir. On sait simplement que son rôle est bien de veiller à ce que le voleur ne puisse pas entrer, à garder les murs en bon état. Et la fin du verset reprend l'appel à la vigilance. 

 

 41 Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ? »

 42 Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ? 

43 Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! 

44 Vraiment, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.

 

Le commentateur du RCF fait remarquer que Pierre s'adresse à Jésus en disant Seigneur, et que Luc reprend en donnant à Jésus son titre. Et que Jésus pose une question. Il y répond en déclarant heureux ce serviteur cet intendant fidèle et sensé (ce qui évoque les proverbes, mais aussi d'autres textes; les vierges insensées, etc), qui a en charge les serviteurs, qui leur donne de quoi vivre, en temps voulu. Il doit donc être attentif. Et au jugement dernier, sera étendu, le maître confiera tous les biens. 

 

Cela c'est la cas numéro un, qui correspond peut-être à la parabole des mines (ou des talents). Entrer dans la joie de son maître.

 

45 Mais si le serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer,

 46 alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles.

 

Cas numéro deux, ou le maître va tarder, mais si celui qui est responsable des autres, décide de se désintéresser de ce qui'il doit faire, pour ne s'occuper que de sa petite personne, et somme toute dilapider les biens confiés, (car cela est sous-jacent), il sera écarté et partagera le sort des impies. 

 

 47 Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. 

48 Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, celui-là n’en recevra qu’un petit nombre. À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. »

 

Là, c'est plus surprenant, et rarement interprété. Il y a quelque chose sur la connaissance. Peut-être que cela passe à un niveau plus individuel. Je suis chargée des autres, je sais ce que je dois faire, mais je m'en fous alors il y aura sanction. Mais celui-là ne partage pas le sort des impies. Il y a 'n'a rien préparé. Est-ce que ça annonce la parabole des vierges prévoyantes? 

 

Et il y a celui qui ne savait pas, qui ne connaissait pas, et à celui-là, on ne peut pas reprocher grand-chose, sauf qu'il y a une conscience qui pouvait lui faire qu'il devait s'occuper des autres avant de s'occuper de lui. 

 

Et la finale, qui peut s'adresser aux apôtres, et à nous. Vous avez beaucoup reçu '(et c'est vrai) alors Je vous en demanderai beaucoup, je vous demanderai des comptes.

 

 

JEUDI 21 OCTOBRE. Lc  12,49-43

 

49 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! 

 

Spontanément je pense au feu de l'Esprit, mais est-ce celui-là dont parle Jésus? En tous les cas c'est une affirmation de sa part, c'est je suis venu apporter .

 

50 Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !

 

Deuxième affirmation; je dois recevoir un baptême. Et là ce n'est plus la hâte, mais l'angoisse. Et avec ces deux affirmations, l'humanité de Jésus est pleinement exprimée. Nous aussi nous avons certaines hâtes, nous aussi nous avons des angoisses. Mais lui son baptême, va faire de lui le Sauveur. 

 

51 Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division. 

52 Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ; 

53 ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »

 

Troisième affirmation: je suis ne suis pas venu pour mettre la paix sur la terre, mais la division. Peut-être pour que certains royaumes puissent s'effondrer, s'effriter. La division ce n'est pas la guerre, c'est autre chose. Si la cellule ne se divise pas, elle meurt. Peut-être que justement Jésus (et je pense à l'œuvre missionnaire de Paul), sera à partir de la cellule judaïsme, en faire naître une autres, qui parce qu'elle est fécondée par l'Esprit va donner un autre essor, une nouvelle vie. Mais Jésus là, parle de division dans la cellule familiale. Et C'est autre chose. Mais il est bien venu pour mettre en lumière ce qui était caché. 

 

Contradictions. Si le Messie est le prince de la Paix, alors dans ce texte, Jésus n'est pas le messie, mais un Autre. Et pourtant dans l'Evangile de Jean, il dit bien, je vous laisse ma Paix, je vous donne ma Paix, mais pas comme le monde vous la donne.  Peut-être que la paix de Jésus qui est une paix qui purifie, d'une certaine manière divise. 

 

Que tirer pour moi de cette division? Il y a le côté positif, de la division qui mène à la vie, même si cela passe par une crise, par une séparation. Mais il y a le côté négatif. S'affirmer du côté de Jésus peut avec des conséquences sur sa propre vie.

 

 

VENDREDI 22 OCTOBRE. Lc 12, 54-59

 

54 En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive. 

55 Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive. 

56 Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? 

 

57 Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ? 

 

Jésus s'adresse non plus aux disciples mais à la foule, à la foule toute entière, et comme aurait ma mère, il parait ulcéré par l'incapacité à la foule de voir ce qui lui est donné de voir. Mais certes ce sont des signes, ce sont des guérisons, mais ce n'est pas le merveilleux, ce n'est pas le messie venu du ciel, ce ne sont pas les plaies d'Égypte. Et pourtant les petits signes, on sait les interpréter. Alors Seigneur ouvre mes yeux, ouvre mon cœur, les yeux de mon cœur, pour voir les signes de ta présence, voire de ta venue, parce que c'est bien de venue qu'il est question, pour te lire dans les petits évènements et dans ce qui secoue ton église de France aujourd'hui.

 

58 Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison. 59Je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. »


Bien sûr, cela semble une pièce rapportés ce petit morceau. Mais si je me dis, que c'est toi qui es là, toi qui me dis que tu es en procès contre moi, alors, oui, j'ai intérêt à me réconcilier avec toi, parce que tu peux demander des comptes. Il y a un maintenant, et il est important de ne pas le laisser passer. Un maintenant qui si je reconnais que je suis en tort, peut me permettre d'échapper à la condamnation.

 

 

SAMEDI 23 OCTOBRE. Lc 13, 1-9

 

1 Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. 

2 Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? 

3 Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. 

4 Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? 

5 Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » 

 

Deux exemples, (et aussi l'aveugle -né), le malheur n'est pas une punition du péché, par contre il est peut-être conséquence du péché. Je pense toujours au stade de Furiani en Corse dont une tribune s'était effondrée, parce que les constructeurs avaient voulu faire de profits et n'avaient pas respecté les règles. Et c'est bien souvent le cas. Des actes mauvais peuvent avoir des conséquences énormes sur les autres. Et c'est peut-être ce qui est tellement mis en avant actuellement dans le changement climatique et nos habitudes de consommation. 

 

Alors se convertir, c'est bien cela, voir quels sont ces actes faits par habitude, auxquels on ne pense plus, ces actes qui sont sous-tendus par le désir de convoitise ou de profit, mais qui sont des actes mauvais. Le mal qui est en moi, ou le péché dirait Paul. 

 

Donc la recette de Jésus est simple, mais pas toujours facile à mettre en place. Viens Esprit Saint, ouvre les yeux de mon cœur, nettoies les pour que je vois. 

 

6 Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. 

7 Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?” 

8 Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. 

9 Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »

 

Un jour, un autre aura faim au petit matin, et ne trouvera pas de fruits sur un figuier et le figuier séchera sur place. Là, c'est quelqu'un qui est déçu par son figuier, et qui pense à juste titre qu'il vole la nourriture des autres, alors il demande à ce qu'on le coupe. Est -ce Dieu qui a encvyé son fils et qui trouve que le figuier n'a pas porté de fruits, et est-ce Jésus qui dit à son Père, laisse lui encore du temps, je vais donner mon sang pour enrichir la terre, peut-être qu'il portera du fruit. Et il en a porté..