mardi 18 novembre 2025

SEMAINE DU 10 AU 16 NOVEMBRE.

 Le livre de la Sagesse, un régal, du moins pour le début. la partie Midrash, j'aime quand même moins. reader digest. 

 

 

LUNDI 10 NOVEMBRE. Lc 17, 1-6

 

Un peu compliqué finalement. Pas le début, mais la demande des apôtres. On l'a déjà entendu à une messe du dimanche. De fait, je ne vois pas du tout ce que vient faire la foi pour pardonner. 

 

Ou alors Jésus, vient de leur demander quelque chose qui leur parait insurmontable. Mais ils peuvent penser qu'avec son aide ce sera possible. Ce serait quand plutôt, donne-nous cette force-là. Sauf que Jésus reste bien dans l'ordre de la foi, cette foi qui peut détruire nos montagnes intérieures si on le laisse agir Lui.

 

1 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive ! 

2 Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà

3a Prenez garde à vous-mêmes !

 

Cela a pris beaucoup plus de sens, maintenant, avec les scandales dans l'église. Je pense que je ferai une autre césure du verset.

 

3 bSi ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui. 

4 Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. » 

 

Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » 

 

6 Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. ».

 

Ou alors pour arriver à pardonner envers et contre tout, il faut quelque chose en soi, quelque chose de plus. Si c'est l'amour de l'autre, alors cela peut se dire en termes de foi. 

 

 

Rappel Nouis. Septembre 2025 le serviteur inutile.

 

Introduction

 

Le verset qui précède l’évangile de ce dimanche le serviteur inutile,  est un appel au pardon, un pardon inconditionnel puisque Jésus déclare que si ton frère… pèche contre toi sept fois par jour, et que sept fois il revienne à toi, en disant : « Je vais changer radicalement », tu lui pardonneras. Le chiffre sept fait sortir le pardon de notre comptabilité : Jésus ne dit pas combien de fois il faut pardonner, il dit qu’il faut toujours pardonner. Devant la radicalité de l’enseignement, les disciples posent la seule vraie question que nous devons poser lorsque nous nous présentons devant le Seigneur : Donne-nous plus de foi.

La première demande que nous pouvons exprimer dans notre prière est la demande de la foi.

 

Points d’exégèse.

 

Attention sur deux points.

 

Le grain de moutarde

 

À la demande de la foi, Jésus répond par une pirouette : Si vous aviez de la foi comme une graine de moutarde, vous diriez à ce mûrier : « Déracine-toi et plante-toi dans la mer », et il vous obéirait.

 

Jésus avait déjà utilisé l’image de la graine de moutarde pour évoquer la foi lorsqu’il avait annoncé que le règne de Dieu est semblable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin ; elle pousse, elle devient un arbre, et les oiseaux du ciel habitent dans ses branches (Lc 13.19). Ici, l’arbre n’accueille pas les oiseaux du ciel, mais va se planter dans la mer !!! Même si on ne comprend pas très bien l’intérêt pour un arbre d’aller se planter dans la mer, le disciple peut entendre que sa foi n’a pas encore atteint la taille d’un grain de moutarde, ce qui rend d’autant plus légitime la question du verset précédent.

 

Situation de la première Église

 

L’Église qui a reçu l’évangile de Luc était une toute petite communauté, pas plus grande qu’un grain de moutarde face à l’Empire romain. Elle pouvait se demander comment elle pouvait témoigner de la victoire de l’Évangile alors que son influence était ridicule dans le monde qui était le sien.

 

Jésus répond qu’un petit grain de moutarde peut déraciner les arbres les plus majestueux.

 

Tous ceux qui pourraient se décourager devant la petitesse de l’Église actuelle peuvent entendre qu’un tout petit grain d’Évangile peut venir à bout des arbres les mieux plantés.

 

Pistes d’actualisation

 

                  1er thème : Parabole du serviteur : Qu’est-ce que la foi ?

 

Ces versets sont choquants au regard des mœurs sociales de notre temps, mais tout à fait ordinaire pour l’époque. Le rôle d’un serviteur est de servir son maître toute la journée, et pas seulement dans les champs. La première façon d’augmenter notre foi est de vivre l’obéissance à l’Évangile toute la journée. Comme dans la parabole des deux maisons (Lc 6.48-49), la foi n’est pas d’abord une question de croyance ou de sentiment, mais de mise en pratique, et de service.

 

La foi est un pari, le pari du service, de la grâce, de l’espérance, de la prière, de la confiance… Lorsque nous osons faire ce pari, notre vie apparaît plus grande, plus belle et cela alimente notre foi.

 

                  2e thème : Nous n’en avons jamais fini avec la foi

 

Un des grands thèmes de la parabole est que nous n’en avons jamais fini avec la foi, jamais nous pouvons dire : J’ai fait ce que je devais, je suis quitte avec la foi. Seuls les hypocrites disent cela et au fond d’eux ils savent bien qu’ils se mentent à eux-mêmes.

 

Cela ne veut pas dire qu’il faut passer sa vie à faire de bonnes œuvres mais que nous devons vivre toute notre vie devant Dieu. C’est comme lorsque l’apôtre Paul exhorte : Priez sans cesse (1 Th 5.17), Paul ne nous demande pas de passer toutes nos journées àgenoux, mais d’avoir en tout temps conscience que nous nous tenons devant Dieu.

 

                  3e thème : Le serviteur inutile

 

Au disciple qui demande à Jésus d’augmenter sa foi, ce dernier répond que le plus dévoué des serviteurs ne sera jamais qu’un serviteur inutile, ou quelconque, ou ordinaire. Avoir une grande fois ne fait pas de nous des héros, mais des serviteurs quelconques. Inversement, nous pouvons entendre que les serviteurs de l’Évangile les plus ordinaires et les plus humbles sont ceux qui ont la plus grande foi.

 

Jésus ne nous demande pas d’être des héros de la foi, mais des serviteurs de tous les jours. La vraie foi ne se repère pas dans notre capacité à déraciner des arbres pour les envoyer se planter en mer, mais par une humble fidélité quotidienne.

 

Dans l’hymne de 1 Co 13, l’amour ce n’est pas de distribuer tous ses biens et livrer son corps par fierté, c’est pardonner tout, croire tout, espérer tout, endurer tout.

 

                  Une illustration : Une foi radicale

 

Pour évoquer la foi qui déplace les montagnes, Zvi Kolitz est un auteur juif qui a écrit un petit récit de fiction qui rapporte les propos de la lettre qu’un des derniers combattants du ghetto de Varsovie écrit à Dieu. Elle se termine de la façon suivante : « Quand j’étais jeune, mon rabbi m’a maintes fois raconté l’histoire d’un Juif qui, avec sa femme et leur enfant, a fui l’inquisition espagnole. Il a pris la mer à bord d’un petit bateau, et réussi malgré la tempête à gagner un îlot rocailleux. Là, un éclair foudroie sa femme. Puis une tornade emporte l’enfant dans les flots. Seul, malheureux comme les pierres, les mains levées vers le ciel, le Juif s’adresse à Dieu : « Dieu d’Israël, j’ai fui jusqu’ici pour pouvoir te servir librement, pour observer tes commandements et sanctifier ton nom. Mai toi, tu fais tout pour m’empêcher de croire en toi. Cependant, si tu penses réussir à me détourner du droit chemin par ces épreuves, je te crie : Tu en seras pour ta peine. Tu as beau m’offenser et me fustiger, je croirai toujours en toi ».

 

 

MARDI 11 NOVEMBRE. Lc 14, 7-10

 

7 En ce temps-là, Jésus disait : « Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ? 

8 Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ? 

9 Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ?

 

Quand on regarde certaines séries télé qui se passent en Angleterre et quand on voit la quantité de travail qui est demandée aux domestiques, (qui peuvent s'estimer heureux d'avoir un travail) il est presque évident que leurs maîtres ne leur en sont absolument pas reconnaissants. 

 

Peut-être que Jésus, évoque quand même la possibilité que Dieu soit autre qu'un maître de ce type, et que lui, il le prouvera quand il lavera les pieds de ses serviteurs. Ceux-ci ont-ils été reconnaissants? Ce n'est pas évoqué, plutôt gênés, à mon avis, et c'est bien la réaction de Pierre. 

 

C'est vrai que la reconnaissance, quelque part, j'en ai besoin. Là encore les séries policières maintenant gratifient celui qui a fait une découverte importante. Il me semble que ce n'était pas le cas autrefois.

 

 

10 De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” »

 

Finalement, pour moi, est ce que je suis au service de quelqu'un, est ce que quelqu'un me donne des ordres? Je dirai que non. Ce que je fais, finalement je choisis de le faire. Et là, je ne peux qu'être dans la gratitude. 

 

 

MERCREDI 12 NOVEMBRE. Les dix lépreux : Lc 17, 11-19

 

 

11 En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.

12 Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance 

13 et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » 

 

14 À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. 

 

15 L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. 

16 Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain.

 

 17Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? 

18 Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » 

 

19 Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

 

 

JEUDI 13 NOVEMBRE. Lc 17, 20-25

 

Une même question qui entraine deux réponses. Une pour les questionneurs, à savoir, que le règne de Dieu est parmi vous. Cela pour moi renvoie au psaume 88 et donc décrit Jésus à savoir amour, verité, justice et paix. 

 

Pour les disciples, il tourne un peu la question posée et parle de ces jours mauvais. 

Il y aura bien un jour du Fils de l'homme glorieux, mais ce jour-là ne pourra arriver que si le fils de l'homme passe par la souffrance et le rejet. Là la mort n'est pas dite, mais elle est évoquée. Pascal parle de Jésus qui est en agonie jusqu'à la fin du monde (il me semble). Et agonie, c'est cette immense souffrance.

 

20 En ce temps-là, comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable. 

21 On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. » 

 

 

22 Puis il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas. 

23 On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas. 24En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là.

 25 Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération. »

 

 

VENDREDI 14 NOVEMBRE. Lc 17, 26-38

 

Est-ce que Paul s'est un peu servi de la sagesse de Salomon pour rédiger le début de la lettre aux Romains.

 

Pour l'évangile, on est à la suite du questionnement des pharisiens sur la venue ru règne de Dieu. Il est au milieu de vous. Aux disciples Jésus leur dit bien qu'il n'y aura pas de lieux. 

 

L'enseignement continue. Et quelque part, il y a le fait de ne pas savoir, sauf que ça sera de l'ordre de la catastrophe cosmique, mais c'est aussi le style apocalyptique, et le fait de prendre les jambes à son cou pour échapper à cette mort- là. Ce qui se passe un peu partout dans notre monde, semble montrer que ce n'est plus possible. Échapper à la mort.  

 

 

26 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme. 

27 On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. 

 

Mais si on regarde la Genèse, il est question du mal. Seul Noé trouve grâce auprès du Seigneur. C'est un peu comme si le monde baigne dans le mal et que pour faire un monde neuf, Dieu fait fabriquer cette arche qui va contenir les germes de la reconstruction; mais qui devra tenir bon pendant 40 jours … La mort, la vie.

 

05 Le Seigneur vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que toutes les pensées de son cœur se portaient uniquement vers le mal à longueur de journée.

06 Le Seigneur se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre ; il s’irrita en son cœur et il dit :

07 « Je vais effacer de la surface du sol les hommes que j’ai créés – et non seulement les hommes mais aussi les bestiaux, les bestioles et les oiseaux du ciel – car je me repens de les avoir faits. »

08 Mais Noé trouva grâce aux yeux du Seigneur.

 

 

 

28 Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; 

29 mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ; 

 

Gn 18  0 Alors le Seigneur dit : « Comme elle est grande, la clameur au sujet de Sodome et de Gomorrhe ! Et leur faute, comme elle est lourde !

21 Je veux descendre pour voir si leur conduite correspond à la clameur venue jusqu’à moi. Si c’est faux, je le reconnaîtrai. »

 

Le jour où Jésus sorti de Jérusalem… Que va-t-il se passer? La mort du juste? 

 

30 cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera

 

En d'autres termes; Jésus associe la fin du monde au moment où il sera enlevé de Jérusalem. Il y a bien eu destruction, mais bien plus tard. Mais peut-être qu'on peut parler de retours au pluriel, pour chaque génération, parce qu'Il se manifeste différemment si on lit différents témoignages. Mais pour que le jour arrive il fallait bien qu'il meure hors de Jérusalem;

 

3 1En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière

32 Rappelez-vous la femme de Loth. 

 

33 Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. 

 

Une sentence, mais on la trouve ailleurs. Mt 24 (je crois).

 

34 Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée. 

35 Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. » 36[…] 

 

Un commentaire parle du jugement dernier; un sera sauvé, pas l'autre. Cela semble faire quand même du 50/50.

 

37 Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. »

 

Réponse avec une citation plus ou moins d'Isaïe, mais renvoie à une destruction totale, pourtant suivie d'une promesse de reconstruction, comme souvent chez ce prophète. 

Jean- Serge fait remarquer que les vautours sont utiles mais que dire de quelqu'un qu'il est un vautour, (il se nourrit de la chair de l'autre) ce n'est pas un compliment. Le malheur attire pourrait-on dire? S'il y a un corps malade , il y a des gens qui s'en nourrissent. Industrie de la guerre; mais les disciples ne posent pas la question que quand, mais celle du où, un peu pour s'écarter de ce lieu-là. Pensent-ils à Jérusalem? Ou à Rome? 

 

Ce n'est pas un texte que j'aime.

 

 

SAMEDI 15 OCTOBRE.  Lc 18, 1-8. Veuve et juge inique. 

 

Texte d'un dimanche, il y a peu de temps. Sur Rcf, la veuve c'est D, le juge, qui n'entend pas c'est moi…

 

Comme souvent un texte qui commence par Jésus disait et se termine par le Seigneur ajouta : écoutez bien..

 

 

 1En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : 

2 « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. 3 Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.”

 

Je sais que j'ai lu aussi il y a fort longtemps, que certes ce juge est inique, et ça tout le monde le sait, mais que si cette femme l'a choisi, ce n'est peut-être pas pour rien. Il a peut-être malgré tout une bonne réputation, il sait faire aboutir les affaires difficiles; et peut-être que c'est de ce juge là dont elle a besoin. Simplement avant qu'il ne se décide, il faut lui rappeler sans cesse son affaire. 

 

On sait juste que c'est une veuve, qui en théorie est seule. Un vrai juge, sait qu'il doit protéger (privilégier peut-être) la veuve et l'orphelin. L'idée c'est qu'elle est à plaindre et qu'en plus, elle a un adversaire qui veut peut-être récupérer quelque chose qui lui est revenu suite à la mort du mari. Il faudrait voir à qui revenait les biens. Il y a je crois dans le pentateuque une polémique pour l'héritage des filles, et finalement elles ont gain de cause. Nb 27. Là, ce n'est pas pareil. Mais on peut bien imaginer quelque chose de l'ordre de contestation entre cette femme et la famille du mari décédé. Il faut espérer que ce n'est pas avec ses enfants; En tous les cas, elle semble seule. Dans les Nb 27, il n'est pas question de la veuve. 

 

 4 Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, 5 comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” » 

 

J'ai toujours fait le lien avec la femme syro-phénicienne, et les disciples qui se plaignent par ce qu'elle leur casse les oreilles. Je pense que c'est chez Matthieu, cette note-là, de casser les oreilles. Mt 15, 23.  Effectivement pourquoi Jésus ne répond il pas.  Mais c'est une autre histoire;

 

Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! 

 

 

7 Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? 

 

8 Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. 

 

Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

 

Il est certain que dans l'évangile de la femme syro-phénicienne, la foi est là, et elle est reconnue. Et c'est quand le fils de l'homme viendra (dans sa gloire). Cela rend triste cette plainte.  Il trouvera la foi chez certains, des ilots de foi, mais sur la terre? 

 

 

DIMANCHE 16 NOVEMBRE. Lc 21, 15-19. Il me semble que c'est la fin de l'année Luc. Dommage.

 

Manque l'épisode de la veuve qui donne tout ce qu'elle a pour vivre. 

 

5 En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara :

 6 « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » 

 

D'après Nouis, qui oppose la veuve qui vz mourir de faim et les pretres qui vivent dans le luxe, un tel système va à sa perte et sera détruit. Pour ma part, je n'en suis pas si sûre, si on voit ce qui se vit dans notre monde. Beaucoup de systèmes devraient ne pas tenir, mais ils tiennent hélas;

 

7Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? » 

 

Là c'est bien la question du quand, pas celle du Où, comme dans l'évangile de vendredi;

 

8 Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux !

 

 9 Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » 

 

Des consignes, des affirmations.

 

- ne marchez par derrière les faux christs, e

-ne pas être terrifiés. Certes les évènements seront terrifiants, mais ce n'est pas ça qui sera le signe de la fin de temps, de la venue du Fils de l'homme.

- la persécution précédera ces évènements. 

- rendez témoignage devant les persécuteurs.

-La persévérance vous permettra de "gardez votre vie " et vos cheveux sont comptés, votre Père ne vous abandonne pas.

 

10 Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. 

11 Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. » 

 

 

12 Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. 

13 Cela vous amènera à rendre témoignage

 

14 Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. 15C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer

 

16 Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. 

17 Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. 

18Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. 

 

Si Luc écrit aussi pour la première église, et il a bien vu les persécutions d'abors des juifs contre les chrétiens, puis des romains contre les convertis, il leur rappelle que Jésus a prévenu que la vie sera difficile : je ne suis pas venu apporter la paix, mais la division, dans une même famille, on se dressera trois contre cinq, le fils contre le père…). Là il va plus loin, mais c'est dire que les convertis sont dans un contexte de guerre. Et c'est aussi la dernière béatitude et Matthieu.

 

19 C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »

 

Réjouissez-vous parce que votre non est inscrit dans les cieux. 

Le lien avec le livre de Malachie, n'est pas si simple. 

  

samedi 8 novembre 2025

SEMAINE DU 3 AU 9 NOVEMBRE. ÉVANGILES + ROMAINS

 SEMAINE DU 3 AU 9 NOVEMBRE. ÉVANGILES + ROMAINS

 

 

LUNDI 3 novembre

 

Romains 11,29-36.  

 

29 Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance. 

 

Une affirmation qui va permettre le raisonnement suivant lequel, le refus du peuple choisi a permis aux païens d'obtenir miséricorde; et maintenant, c'est grâce a ce peuple nouveau de ""miséricordiés que les juifs obtiendront eux aussi miséricorde. 

 

30 Jadis, en effet, vous avez refusé de croire en Dieu, et maintenant, par suite de leur refus de croire, vous avez obtenu miséricorde ; 

 

31 de même, maintenant, ce sont eux qui ont refusé de croire, par suite de la miséricorde que vous avez obtenue, mais c’est pour qu’ils obtiennent miséricorde, eux aussi. 

 

32 Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire pour faire à tous miséricorde

 

33 Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la connaissance de Dieu !

Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables ! 

34 Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? 

35 Qui lui a donné en premier et mériterait de recevoir en retour ? 

36 Car tout est de lui, et par lui, et pour lui. À lui la gloire pour l’éternité ! Amen.

 

 

Lc 14, 12-14

 

Il n'est vraiment pas bien élevé le Jésus. Il est invité et il se permet de critiquer et même d'enseigner au passage. Il se croit peut-être dans une synagogue…

En fait on ne sait pas trop si c'est le vendredi soir ou le samedi midi. 

 

07 Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit :

08 « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.

09 Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.

10 Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.

11 En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé. »

 

12 En ce temps-là, Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour. 

 

C'est quand même quelque chose qui est ancré, on apporte à celui qui reçoit un cadeau et ultérieurement on lui rend son invitation. Cela fait partie du savoir vivre. Mais là, Jésus, va mettre cela à mal. 

 

13 Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ;

 14 heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

 

Cela fait penser à amasser des trésors pour plus tard. Mais il y aura bien un rendu, mais pas par eux. 

 

 

Est-ce que Jésus se considère comme quelqu'un qui ne peut pas rendre? De fait il n'invitera pas, mais il donne des paroles qui peuvent provoquer un changement, et donner la vie.

 

 

MARDI 4 NOVEMBRE. 

 

Rm 12, 5-16a

 

Pourquoi diable enlever le verset 4, qui se termine par un ; et qui donne une cohérence. Ceci dit, c'est un beau texte. 

 

1 Je vous exhorte donc, frères, par la tendresse de Dieu, à lui présenter votre corps – votre personne tout entière –, en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu : c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte.

 

C'est beau.

 

2 Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait.

3 Par la grâce qui m’a été accordée, je dis à chacun d’entre vous : n’ayez pas de prétentions déraisonnables, mais pensez à être raisonnables, chacun dans la mesure de la mission que Dieu lui a confiée.

04 Prenons une comparaison : en un corps unique, nous avons plusieurs membres, qui n’ont pas tous la même fonction ;

 

 

Le texte du jour.

 

5 de même, nous qui sommes plusieurs, nous sommes un seul corps dans le Christ, et membres les uns des autres, chacun pour sa part. 

 

Et selon la grâce que Dieu nous a accordée, nous avons reçu des dons qui sont différents. Si c’est le don de prophétie, que ce soit à proportion du message confié ; 

7 si c’est le don de servir, que l’on serve ; si l’on est fait pour enseigner, que l’on enseigne ; 8 pour réconforter, que l’on réconforte. 

 

Celui qui donne, qu’il soit généreux ; celui qui dirige, qu’il soit empressé ; celui qui pratique la miséricorde, qu’il ait le sourire. 

 

9 Que votre amour soit sans hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien. 

 

10 Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres. 

11 Ne ralentissez pas votre élan, restez dans la ferveur de l’Esprit, servez le Seigneur, 

 

12 ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus à la prière. 

 

13Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, pratiquez l’hospitalité avec empressement. 14 Bénissez ceux qui vous persécutent ; souhaitez-leur du bien, et non pas du mal.

 

 15 Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent. 

 

16a Soyez bien d’accord les uns avec les autres ; n’ayez pas le goût des grandeurs, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne vous fiez pas à votre propre jugement.

 

 

Lc 14, 15-24 : il y a encore de la place.

 

1 5En entendant parler Jésus, un des convives lui dit : « Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! » 

 

Cela renvoie peut-être à la béatitude prononcée par Jésus, 14 heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes.

 

Manifestement c'est une parabole dans un sens escatologique. Puisque c'est ce que dit l'un des convives. 

C'est terrible, mais parfois, on donne et on aimerait bien un peu de reconnaissance, compliqué l'être humain. 

 

Il me semble que la parabole donnée par Jésus, qui dit que ceux pour lesquels le royaume était prévu et n'y entreront pas, ce sont qui s'attendent à y entrer. C'est préparé pour eux, seulement voilà, au moment venu, à la fin des temps, leur esprit est pris par autre chose, ils sont plein d'eux-mêmes, ils ne sont pas plein du manque de Dieu. Et ceux qui entreront, eux, ils sont dans ce manque là, et ils entreront. Surtout quand dans leur vie, ils ont été des exclus. Ils ont enfin un lieu. 

 

Et il y a les autres, ceux qui vont en quelque sorte combler tous les vides, tous les trous et ce sera les autres, ceux qu'on n'aurait jamais imaginé entrer dans la salle. Le de force pourrait vouloir dire, mais non, on n'ose pas entrer, on n'est pas de chez vous. 

 

Si on compare avec la parabole de Mt 22, elle est plus douce, mais elle a dû faire frémir ceux qui pensent entrer d'office. 

 

16 Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. 

17 À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.” 

 

18 Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.” 

19 Un autre dit : “J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi.” 

20 Un troisième dit : “Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne peux pas venir.” 

 

La table est prête, mais c'est le vide, le grand vide. Et ce vide il va être comblé. Mais par qui? pas par ceux qui valent mieux que ceux qui avaient été appelés en premier. Non pas veux qui sont méprisés. Et la salle sera pleine. 

 

21 De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.” 

22 Le serviteur revint lui dire : “Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place.” 

 

23 Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie. 

 

24 Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner.” »

 

 

MERCREDI 5 NOVEMBRE.

 

RM 13, !-10

 

8 Frères, n’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi.

 9 La Loi dit : ‘Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne convoiteras pas.’ Ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ 

10 L’amour ne fait rien de mal au prochain. Donc, le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour.

 

Texte sans trop de problèmes. C'est presque une paraphrase de l'évangile. A nous d'entendre une fois de plus, la fraîcheur du message mais aussi sa difficulté. 

 

Lc 14, 25-33

 

25 En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit :

 

Il est enfin sorti de ce repas. Il vient de parler quand même que ce festin au quel justement les foules sont invitées ou seront invitées, puisque des places leur seront laissée.

 

Seulement pour participer à ce repas de noce, les conditions ne sont pas si simples; Cela correspond peut-être à cette robe blanche qu'un homme n'a pas revêtu pour entrer dans la salle, dans l'évangile de Matthieu.

 

 26 « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. 

 

Ce que Jésus me semble demander c'est le premier commandement, tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur. Il y a bien la par-dessus tout. Mais on peut penser qu'avec le temps, cela s'est un peu émoussé, et Jésus rappelle que pour être disciple, c'est lui le premier dans le cœur. 

 

27 Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. 

 

Verset pas simple. La croix est elle simplement (enfin pas si simple que cela) le vécu de chaque jour, et dans ce cas là, il s'agit de porter et non pas d'être écrasé par elle, (prends on grabat  ou porte ta croix, c'est un peu pareil, je suis avec toi pour la porter cette croix, ce poids), mais viens aussi tel que tu es avec ce que tu es, avec le poids qui est le tien, mais porte le.

 

Conclusion, réfléchir avant d'agir. Es-tu capable de te décentrer de toi, de me choisir moi, et de venir aussi à moi, tel que tu es, avec tes infirmités, tes faiblesses

 

28 Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? 

29 Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui 

30 “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” 

 

31 Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? 32S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. 

 

33 Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »

 

 

JEUDI 6 NOVEMBRE

 

 

RM 14, 7-12

 

7En effet, aucun d’entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même : 8si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur. 9Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie, c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants. 10Alors toi, pourquoi juger ton frère ? Toi, pourquoi mépriser ton frère ? Tous, en effet, nous comparaîtrons devant le tribunal de Dieu. 11Car il est écrit : Aussi vrai que je suis vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi, et toute langue proclamera la louange de Dieu. 12Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi-même.

 

LC 15, 1-10

 

1En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. 2Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » 

 

3 Alors Jésus leur dit cette parabole : 

4 « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? 5Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, 

6 et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !” 

7 Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. »

 

 8 Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?

9 Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !” 

 

10 Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »

 

 

Vendredi 7 novembre.

 

14Moi-même, je suis convaincu, mes frères, que vous êtes pleins de bonnes qualités, remplis de toute connaissance de Dieu, et capables aussi de vous reprendre les uns les autres. 

15 Mais je vous ai écrit avec un peu d’audace, comme pour raviver votre mémoire sur certains points, et c’est en raison de la grâce que Dieu m’a donnée. 

 

16 Cette grâce, c’est d’être ministre du Christ Jésus pour les nations, avec la fonction sacrée d’annoncer l’Évangile de Dieu, afin que l’offrande des nations soit acceptée par Dieu, sanctifiée dans l’Esprit Saint. 

17Je mets donc ma fierté dans le Christ Jésus, pour ce qui est du service de Dieu. 

18Car je n’oserais rien dire s’il ne s’agissait de ce que le Christ a mis en œuvre par moi afin d’amener les nations païennes à l’obéissance de la foi, par la parole et l’action, 

19 la puissance des signes et des prodiges, la puissance de l’Esprit de Dieu. Ainsi, depuis Jérusalem en rayonnant jusqu’à la Dalmatie, j’ai mené à bien l’annonce de l’Évangile du Christ. 20Je l’ai fait en mettant mon honneur à n’évangéliser que là où le nom du Christ n’avait pas encore été prononcé, car je ne voulais pas bâtir sur les fondations posées par un autre, 

21 mais j’ai agi selon cette parole de l’Écriture : Ceux à qui on ne l’avait pas annoncé verront ; ceux qui n’en avaient pas entendu parler comprendront.

 

Lc 16, 1-8

 

Le texte précédent est le fils prodigue. L'un comme l'autre ont dilapidé de l'argent. L'un celui de l'héritage de son père, qui en principe lui appartient, mais avec lequel, il n'a rien su faire, puisque dans la dèche, il est abandonné et réduit à travailler pour un salaire de misère et encore. L'autre, il s'agit de l'argent de son maître, mais peut-être doit-il le rendre et il est aussi sans le sous. 

 

Les deux rentrent en eux-mêmes, mais pas tout à fait au même moment. L'un fait l'expérience de la faim et du dénuement, l'autre anticipe ce qui va advenir. Et en cela il est bien fils de ce monde, alors que peut-être l'autre, est plus fils de lumière. 

 

Et moi?

 

1 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. 

2 Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.” 

 

3 Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte.

 

 4 Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.”

 5 Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” 6Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.” 

7 Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.” 

 

8 Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. »

 

 

SAMEDI 8 NOVEMBRE.

 

Rm 16, 3-9, 22-27

 

3Saluez de ma part Prisca et Aquilas, mes compagnons de travail en Jésus Christ, 4eux qui ont risqué leur tête pour me sauver la vie ; je ne suis d’ailleurs pas seul à leur être reconnaissant, toutes les Églises des nations le sont aussi. 5Saluez l’Église qui se rassemble dans leur maison. Saluez mon cher Épénète, qui fut le premier à croire au Christ dans la province d’Asie. 6Saluez Marie, qui s’est donné beaucoup de peine pour vous. 7Saluez Andronicos et Junias qui sont de ma parenté. Ils furent mes compagnons de captivité. Ce sont des apôtres bien connus ; ils ont même appartenu au Christ avant moi. 8Saluez Ampliatus, qui m’est cher dans le Seigneur. 9Saluez Urbain, notre compagnon de travail dans le Christ, et mon cher Stakys. 16Saluez-vous les uns les autres par un baiser de paix. Toutes les Églises du Christ vous saluent. 22Moi aussi, Tertius, à qui cette lettre a été dictée, je vous salue dans le Seigneur. 23Gaïus vous salue, lui qui me donne l’hospitalité, à moi et à toute l’Église. Éraste, le trésorier de la ville, et notre frère Quartus vous saluent. 24[…] 25À Celui qui peut vous rendre forts selon mon Évangile qui proclame Jésus Christ : révélation d’un mystère gardé depuis toujours dans le silence, 26mystère maintenant manifesté au moyen des écrits prophétiques, selon l’ordre du Dieu éternel, mystère porté à la connaissance de toutes les nations pour les amener à l’obéissance de la foi, 27à Celui qui est le seul sage, Dieu, par Jésus Christ, à lui la gloire pour les siècles. Amen.

 

Luc 16, 9-15. Suite

 

Je ne peux pas dire que ce soit un texte qui me parle vraiment. Daniel a la fin a parlé des alliances faites entre Dieu et nous. Pourquoi pas. 

 

Bien entendu, il y a la phrase sentence : vous ne pouvez servir deux maîtres à la fois. La réaction des pharisiens, est ce que tous sont comme cela, sauf qu'avoir de l'argent est un signe de bénédiction. 

 

En fait, ce serait un peu comme un test. Dieu nous confie quelque chose (certains disent notre âme), et en fonction de ce qu'on en aura fait, il nous confiera (ou pas) d'autres biens dans le monde autre. Cela fait penser du coup à la parabole des talents. 

 

9En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. 

 

Peut-être que si on se rapporte aux versets précédents, ce que fait l'intendant est malhonnête, mais est ce que l'argent l'est? Toujours est-il qu'il se fait des amis qui pourront l'accueillir sur cette terre. Et on peut imaginer qu'on peut se faire des amis en leur donnant ce dont ils ont besoin, et que ces amis, s'ils meurent avant nous, plaideront pour nous pour que nous puissions avoir une demeure dans l'autre monde.

 

10 Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. 

 

Cela fait toujours penser à qui vole un œuf vole un bœuf. 

11 Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? 

12 Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? 

 

13 Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. » 

 

14 Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision

Tourner en dérision, c'est quelque chose qu'on entendra ou qu'on lira quand Jésus sera crucifié Mais là, on peut imaginer que c'est entre eux, sauf que c'est quand même très mal élevé de se moquer de quelqu'un qui est en train de parler;

 

15 Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu. »

 

Il est celui qui lit au-delà des apparences. 

 

 

 

 

DIMANCHE 9 NOVEMBRE. BASILIQUE DE LATAN.

 

Jn 2, 13-20

 

Jésus dans cet évangile a déjà quelques disciples, ils ont cru en lui à Cana, puis ils sont restés à Capharnaüm (où on peut penser que Jésus n'est pas resté inactif). Et c'est la fête de la Pâque. 

 

Quelque part  (je crois Nouïs) j'ai lu que si Jean place cela au début de son evangile, c'est pour signifier qu'on est dans du radicalement différent et que le temple, lieu de la présence, est révolu. 

 

13 Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. 

14 Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. 

 

Cette présence est je crois récente, acceptée et voulue par les grands-prêtres, parce que cela rapporte de l'argent.

 

15 Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, 

16 et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » 

Avec les vendeurs de colombes, il est un peu plus doux et il n'ouvre pas les cages. Offrandes des petits et des pauvres, mais offrande.

 

17 Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : ‘L’amour de ta maison fera mon tourment.’ 

 

Ils se le rappelèrent quand? 

 

18 Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » 

 

Et c'est déjà la question du signe. On s'attendrait à quelque chose, comme "de quel droit tu fais cela, pour qui te prends tu? 

 

19 Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » 

20 Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » 

21 Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. 

 

Ce qui me frappe, c'est comme toujours son autorité; Il ne dit pas que quelqu'un reconstruira, non il dit je le relèverai, et en français, cela est associé, à se relever des morts. Je ne sais pas si en grec ou en hébreu c'est pareil, mais la prophétie est très claire. 

 

22Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

 

Les disciples oui, les pharisiens, pas sûr du tout. Mais pour le rédacteur, après la résurrection, les yeux s'ouvrent et les écritures prennent sens, ainsi que les paroles de Jésus, qui quelque part deviennent écriture;