SEMAINE DU 20 AU 27 JUILLET ÉVANGILES
LUNDI 20 JUILLET. Mt 12, 38-42
38 En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. »
39 Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas.
40 En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits.
41Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.
42 Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. »
Mt 12, 46-50
46 En ce temps-là, comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler.
Cela parait toujours curieux, cette sorte d'intrusion de la famille. Là, ils ne veulent que lui parler. Enfin ils cherchent à lui parler. Que veulent-ils lui dire, cela on ne le sait ps. Si on se réfère à Marc, c'est l'idée qu'il est devenu fou, qu'il est grand temps qu'il arrête, et qu'il revienne sans faire de vagues à la maison. Bref quil leur soit soumis et avoir Marie avec eux, c'est plus simple. Là c'est Marie et les frères
47 Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. »
Quelqu'un transmet le message donc interrompt Jésus, puisque Jésus est "en train de parler aux foules". Et curieusement c'est à cette personne là que Jésus répond.
48 Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? »
C'est presque: pourquoi me parles tu de ma famille. Ma famille qui est-elle? C'est presque comme s'il disait, ma famille, ma maison tout ça j'ai abandonné pour la mission donnée par mon Père. (En fait on ne sait pas du tout au bout de combien de temps ils se manifestent? Pour ma part, je pense quand les menaces de mort sont trop fortes, et peut-être que les pharisiens sont allés les voir pour faire pression sur eux.
49 Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères.
Ce verne me touche; c'est le verbe utilisé me semble t il pour la multiplication des pains et pour la Pâque. C'est un peu comme si par ce geste, qui est banalement montrer, il va plus loin, il en fait un corps, De ces hommes et de ces femmes, il fait des proches, il fait une famille, quelque part il les consacre.
50Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »
Questionnement sur la volonté, car il est certain que même si Marie est là (peut-être à son corps défendant), elle fait depuis toujours la volonté de celui que son fils appelle son Père. Le commentaire de RCf était basé sur comment faire (pas connaître, mais faire, la vivre ou en vivre). C'est ce que fait Jésus, depuis qu'il a quitté sa famille. Et si nous faisons comme lui, alors nous entrons dans cette autre famille (familiarité) avec lui, avec parfois plus que la fraternité, parce que certains peuvent avoir avec lui une relation de type mère fils. Je pense que ça met bien en évidence la proximité. Il peut y avoir des rivalités avec les frères avec la mère, c'est autre chose.
Marie raconte.
Cela fait des mois que Jésus est parti. Depuis tout le monde me regarde un peu de travers. Il est même venu chez nous avant de commencer vraiment ce pourquoi il est dans ce monde. En fait tout a commencé après l'arrestation de Jean. Il a alors quitté la Judée, il est revenu ici, dans cette petite ville qui l'a vu grandir, apprendre le métier de Joseph, et partir un jour. Si les gens me regardent de travers, c'est qu'il commence à être très connu et qu'il s'est mis à dos les pharisiens et les hérodiens. Alors les gens d'ici, ont commencé à avoir peur. Les soldats romains, surtout depuis que Pilate est procurateur de notre région, tuent très facilement tous ceux qui semblent s'opposer à eux. Il vaut mieux faire profil bas, or mon fils ne fait pas profil bas. Je sais quand même que lorsque ça chauffe trop, il ne s'obstine pas, il part dans une autre contrée.
Tout cela pour dire que la famille a fait pression sur moi pour qu'on aille le chercher, le ramener à la raison, avant qu'il ne soit trop tard. Ils pensaient que mon fils ne pourrait refuser d'obéir; lui qui connait si bien la parole et qui l'explique, mais qui l'explique autrement.
Donc ce jour-là, il enseignait quand nous sommes arrivés. D'après ce qu'on nous a dit, il venait d'être traité de suppôt de Satan par les pharisiens. Il avait dit à ceux qui lui réclamait un signe du ciel pour prouver qu'il était bien celui qu'il disait être le Fils de l'homme, qu'il n'y aurait qu'un seul signe, celui du prophète Jonas qui était resté trois jours dans les entrailles du poisson. Cela a été pour moi comme un coup de poignard. Je sais bien au fond de moi que tout ce qu'il fait ne le conduit pas à la gloire sur cette terre, mais à la mort, mais j'essaye de ne pas y penser.
Notre petit groupe est donc arrivé et nous avons dit que nous le demandions parce que nous voulions lui parler. Quand je dis : " nous", il s'agit de la famille, pas moi. Quelqu'un lui a transmis notre demande. Nous étions dehors, Lui et ses disciples à l'intérieur. C'est dur pour moi cette distance. Mais nous l'entendions quand même.
Je l'ai alors entendu répondre à celui qui lui avait parlé de nous, qui lui avait dit que ur moi sa mère et ses frères cherchaient à lui parler, enfin je ne devrai pas dire répondre parce qu'il n'a pas répondu, mais qu'il a posé une question étonnante pour ses auditeurs. Il a demandé, il leur a demandé qui était sa mère, qui étaient ses frères? Il y a eu un silence. Un grand silence.
Mon fils a alors étendu la main vers ceux qui étaient à ses côtés, qui l'entouraient, et a dit à tous : voici ma mère, voici mes frères, car celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux est pour moi, un frère, une sœur, une mère.
C'est une phrase qui peut faire mal, et je pense que cela a été le cas de ceux de la famille qui étaient avec moi, qui m'avaient entraînée avec eux, et ma foi tant pis. Oui mon Jésus il a une nouvelle famille, il se crée une nouvelle famille avec une relation centrée sur l'amour, sur le respect, sue l'ouverture. Faire la volonté de son Père, c'est sortir du jugement, c'est regarder au-delà de ce que l'on voit, c'est aimer. Alors moi, je suis sa mère biologique parce que je l'ai porté en moi durant neuf mois et que j'ai peut-être de lui une connaissance que personne d'autre ne peut avoir, mais aujourd'hui, parce que la volonté du Père, je l'accepte, parfois le la devance, je suis pour lui une mère, une mère aimante, une mère qui lui ouvre son cœur comme son cœur à lui est ouvert pour tous.
Nous sommes rentrés chez nous, je dois dire bredouille puisqu'il n'est pas rentré avec nous, mais que Dieu soit béni, parce qu'Il fait la Volonté de son Père qui est dans les Cieux et que la volonté de son Père, c'est que pas un de ces petits qui viennent à lui ne se perde, mais soient sauvés.
MERCREDI 22 JUILLET? MARIE-MADELEINE. Jn 21, 1-11_21
De: "apercevoir à voir". Rester dehors. Se tourner vers la mort, se tourner vers la vie.
https://giboulee.blogspot.com/2024/07/jean-20-1-20-fete-de-marie-madeleine.html
1 Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
11 Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.
12 Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
13 Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Finalement tout se passe dehors. Contrairement aux deux hommes, elle n'est pas entrée dans le tombeau. On peut presque die que tout se passe à distance. Pourtant il s'en passe des choses à l'intérieur. 2 anges. Une question. Une réponse qui dit l'inquiétude : je ne sais pas où on l'a déposé. Vu qu'ils ne répondent pas, ils ne sont pas intéressants, alors elle regarde vers la vie, vers le jardin.
14 Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
15 Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »
Là, elle a enfin un interlocuteur qu'elle pense valable. Celui-là, il doit bien savoir ce qui est advenu du corps. Mais elle ne lui demande pas de l'aide. Ce qui est sidérant. Une femme porter le corps d'un homme qui mesure près de 1m80.
16 Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.
Puisque le voir ne fonctionne pas, Jésus passe à un autre sens, l'audition. Et là, ça fonctionne.
17 Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Alors un envoi et des ordres si. L'on peut dire.
18 Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! »,
et elle raconta ce qu’il lui avait dit.
Marie de Magdala raconte.
Je ne sais pas ce qui m'a pris, mais quand j'ai vu dans le jardin cet homme qui me regardait gentiment, mes larmes ont cessé, alors qu'elles n'avaient pas cesser de couler depuis que j'étais allée réveiller Simon-Pierre et Jean, pour leur dire que le corps de mon Jésus avait disparu.
J'ai bien vu deux hommes dans la grotte où son corps a été déposé, qui m'ont demandé pourquoi je pleurais. C'est normal qu'une femme pleure quand celui qu'elle aime lui a été enlevé par le mort. C'est normal qu'une femme pleure quand elle a vu son aimé mis à mort sur une croix comme un malfaiteur. C'est normal qu'une femme pleure quand elle voit un soldat donner un coup de lance dans le côté de celui qui est là, mort, et qu'elle voit du sang et de l'eau couler, tellement le coup a été violent et a atteint le cœur, ce cœur qui a tant aimé. Oui c'est normal. Qu'est-ce qu'ils croyaient ces deux- là?
Comment aurai-je pu voir en eux des anges qui célébraient la nouvelle alliance, qui étaient comme les Kérubins de l'arche que Moïse avait fait faire sur les ordres du Très Haut, alors que je voyais un peu trouble à cause de mes larmes et qu'ils ne répondaient pas à ma demande: retrouver son corps.
Avec l'autre, c'était différent. Il semblait attentif , présent à moi, à ma douleur. J'ai pensé que cet inconnu était le jardinier chargé de l'entretien du jardin et donc des tombes. J'ai supposé qu'il avait enlevé le corps, parce qu'après tout, c'était un tombeau neuf qui appartenait peut-être à quelqu'un qui l'avait retenu pour lui.
Je lui ai demandé qu'il me dise où était le corps et que je le prendrai. Quand j'y repense, je me dis que j'étais un peu folle, comme moi aurai-je pu porter le corps d'un homme aussi grand ? Mais j'étais sûre de pouvoir le faire. C'était impensable qu'il demeure sans sépulture.
J'ai levé les yeux vers lui pour lui faire ma demande, puis à nouveau j'ai regardé vers le tombeau vide. Et là j'ai entendu sa voix, qui disait mon prénom. Comment avais-je pu ne pas le reconnaître? C'est une question que je me poserai toute ma vie, mais je sais que deux disciples ont marché avec lui sur la route de Jérusalem à Emmaüs ne l'ont reconnu, jusqu'au moment où Lui a voulu qu'ils le reconnaissent.
Pour moi, ça a été pareil, d'un coup il était là, avec moi, le même et pas le même.
Je dois dire que quand j'ai entendu sa voix, au fond de moi, j'avais envie de lui dire mon amour, tu es vivant comme tu l'avais dit, tu es là, tu es entier, tu es si beau. Mais le seul mot qui est sorti de ma bouche, ce fut "mon maître à moi", Rabounni, mon maître certes, mais mon maître chéri.
Il m'a demandé de ne pas le retenir, et il a bien fait, parce que je n'avais qu'une envie, me jeter sur lui, le toucher, le sentir, le regarder. Enfin quand je dis cela, ce n'est pas tout à fait vrai. Une partie de moi avait ce besoin de le toucher, une autre sentait bien qu'il y avait désormais une distance à ne pas franchir, sauf si lui décidait qu'elle pouvait être franchie.
J'avais aussi l'impression qu'il venait de revenir à la vie depuis peu, que lui-même était comme étonné de ce corps neuf. Plus de traces des coups, plus de traces de sang, plus rien, du moins pour moi. Plus tard, Thomas verra les trous laissés par les clous et par le coup de lance. Mais ce jour-là, ce matin béni entre tous, c'est sa voix, le son de mon prénom qui m'a permis de le reconnaître lui le Vivant.
Il m'a donc demandé deux choses, la première était de ne pas le retenir parce qu'il n'était pas encore monté vers le Père. Il n'a pas dit vers mon Père. Juste vers Le Père. La seconde était de trouver ses frères pour leur dire qu'il montait vers celui qui est son père et leur Père, vers celui qui est son Dieu et leur Dieu. Cela m'a paru un peu compliqué à comprendre, mais il a disparu et je suis allée comme il me l'a ordonnée d'aller vers les frères. Il n'a pas dit vers mes disciples, mais mes frères, comme si quelque chose de nouveau était advenu. Je leur ai dit que j'avais vu le Seigneur, mais je ne suis pas sûre qu'ils m'aient crue. En tous les cas moi, j'ai fait ce que Lui m'avait demandé et moi je sais qu'il est le Vivant, le Fils du Père, débordant de ce qu'Il appelait La vie éternelle !
JEUDI 23 JUILLET. JN 15, 1-8 ou Mc 3,31-35 (presque identique à Mt 12, 46-50
1 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Est-il question d'une fausse vigne dans le premier testament? Il est question d'une vigne qui ne donne pas le fruit attendu, une vigne qui est mise en pièce… Lui jésus est cette vigne qui donne de beaux fruits, qui fait du bon vin et c'est le Père qui est le vigneron, donc qui décide quand tailler, amender, donner les grappes, faire la vendange etc.
2 Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.
3 Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.
C'est donc le Père qui juge et qui est actif. Cette parole s'adresse certes aux disciples, mais elle renvoie au premier testament, quand Dieu décide que les bêtes sauvages viennent tout détruire.
Comment se fait la purification qui permet de porter du fruit? Jésus dit que sa parole est purification. A qui irions-nous tu as les paroles de la vie éternelle.
4 Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
5 Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
6 Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
7 Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.
8 Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »
VENDREDI 24 JUILLET Mt 13, 18-22
18 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.
C'est vrai qu'ils ont entendu, qu'ils se sont demandés pourquoi leur Maître se mettait à parler en paraboles, paraboles qui devaient leur paraître bien hermétiques; la réponse de Jésus sur le pourquoi, n'éclaire pas vraiment. Après tout, le salut concerne tous les hommes, alors pourquoi parler et que cela ne serve à rien? Est-ce que le petit nombre est la bonne terre?
La manière dont Jésus, commence est assez solennelle, avec le " écoutez". Peut-être que c'est aussi un moyen dont le rédacteur se sert, pour dire que désormais le peuple choisi, c'est le ce nouveau noyau qui s'est constitué autour de Jésus, de son vivant et qui va grandir petit à petit.
Arrive l'explication; le commentaire de RCF dit et j'aime bien, qu'il y a en tout être un peu de bonne terre, et ce qui importe c'est qu'elle existe et qu'elle puisse permettre à une parole reçue un jour, de porter son fruit et du coup de porter aux autres.
19 Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin.
Entendre sans comprendre. Apparemment c'est ce qui se passe avec certains, avec ceux qui disent que Jésus a fait un pacte avec Béelzéboul. Il parait évident que là, la graine ne put pousser;
20 Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ;
21 mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt.
Il a donné ordre à ses anges pour qu'à la pierre ton pied ne se heurte.
22 Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit.
23 Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »
SAMEDI 25 JUILLET. St Jacques. Mt 20, 20-28
20 En ce temps-là, la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande.
21 Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. »
Pas dégonflée la madame. Mais ce qui est étonnant c'est qu'elle soit là parmi les femmes qui suivent. Pauvre Monsieur Zébédée, ses deux fils et sa femme.
22 Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. »
Manifestement pour Jésus, la maman est téléguidée par les garçons, et c'est à eux qu'il répond;
23 Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
24 Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères.
RCF suppose que les dix se sont fait doubler, ce qui explique leur indignation; Peut-être. Peut-être pas.
25 Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir.
Ne pas commander en maître et ne pas faire sentir son pouvoir (pas de joug ).
26 Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ;
27 et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave.
Pour être grand, se faire serviteur.
Pour être le chef se faire esclave. Pas facile à comprendre.
Mais en filigrane, ce serait aimez vous comme je vous ai aimés. Pas de plus grand amour. Sauf que là. L'amour n'a rien à voir avec être le chef;
28 Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »
DIMANCHE 26 JUILLET Mt 13, 44-52
Les commentaires d'Antoine Nouïs
IL pouvait arriver que le propriétaire d’un champ décède et que l’acheteur de sa terre trouve un trésor caché. Le trésor devient alors une image de la grâce, car on n’a rien fait pour le mériter.
L’homme qui l’a trouvé est dans sa joie. La grâce suscite la joie.
-Dans la première parabole, le règne de Dieu est une grâce imméritée alors que dans la seconde il est le fruit d’une quête.
-La foi est les deux, elle est un don et elle est le résultat d’une quête. Nous ne devons jamais nous lasser de la rechercher et nous devons l’accueillir comme une grâce imméritée.
-Le filet est une image de notre monde, mais aussi une image de notre réalité intérieure. En chacun de nous, il y a du bon et du mauvais, de la générosité et de l’égoïsme, de la bonté et de l’orgueil. Comme le dit l’apôtre Paul : Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas (Rm 7.19). En nous, il y a ce que Paul appelle le péché qui fait que nous ne sommes pas transparents à nous-mêmes.
Nous n’avons pas à nous en culpabiliser, c’est notre nature. En revanche nous avons à travailler notre intériorité pour réduire la part de ce péché dans l’attente d’une libération complète à la fin des temps.
-Les pleurs et les grincements de dents
C’est dans cette perspective que nous pouvons entendre le verset qui dit que les mauvais seront jetés dans la fournaise ardente. Il ne s’agit pas d’un enfer dans lequel seront jetés les réprouvés, mais de la bonne nouvelle de la disparition par le feu de tout ce qui est mauvais en nous. C’est ainsi que Paul parle du jugement de Dieu. C’est un feu qui brûle tout ce qui n’a pas besoin d’être éternisé dans notre vie – nos fautes, nos peurs, nos rancunes et nos regrets – pour ne laisser subsister en nous que ce qu’il y a de plus beau.
- Le maître et son trésor
Un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes. Le trésor pour nous est celui de nos différentes traditions.
De ce trésor, le disciple doit retenir des choses anciennes qui demeurent justes et pertinentes et des choses nouvelles apportées par le Christ dans notre temps.
Recevoir l’Évangile comme une parabole, c’est entendre que sa parole n’est ni la répétition de l’ancien ni de l’entièrement nouveau, mais un panachage des deux.
44 En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ.
45 Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines.
46 Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. »
47 Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.
48 Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.
49 Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes
50 et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
M-N Thabut « Pleurs et grincements de dents » (même verset 42) : Matthieu reprend ici une expression classique dans la Bible pour dire la rage et le désespoir des impies devant le bonheur des justes. Exemple : « Ils ouvrent la bouche à tes dépens, tous tes ennemis ; ils sifflent et grincent des dents. » (Lm 2,16). On trouve des formules similaires dans le livre de Job (Jb 16,9) et dans les Psaumes (Ps 35,16 ; Ps 37,12 ; Ps 112,10). On la trouve plusieurs fois chez Matthieu (Mt 8,12 ; 13,42.50 ; 22,13 ; 24,51 ; 25,30) et une fois chez Luc (Lc 13,28).
51 « Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ».
52 Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »
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