samedi 13 janvier 2024

SEMAINE DU 31 DÉCEMBRE AU 6 JANVIER. EVANGILES.

DIMANCHE 31 DÉCEMBRE. Lc 2, 22_40. Ste Famille.

 

REFLEXIONS SUR CE TEXTE .

 

 

Sur RCF commentaire  de vendredi, est que pour chacun Jésus est « contradiction , ce qui peut être comme un scandale, et provoquer en nous en certain vertige, une chute et oblige à un choix de conversion. C’est que pour l’accueillir en nos cœurs, il nous faut, dit l’Évangile une conversion : chute et relèvement, qui nous fera porter un regard nouveau sur nos vies et déceler ainsi le salut du Seigneur présent autour de nous.

 

Bizarre comme choix de texte. Enfin c’est le modèle de la famille qui se conforme en tous points à la loi donnée à Moïse. 

 

https://giboulee.blogspot.com/search?q=Luc+2%2C+22-40  2023

https://giboulee.blogspot.com/search?q=Siméon                   2010

 

 

À priori ce texte ne me disait pas grand-chose. Je me suis toujours dit que moi, en tant que jeune maman, mon premier né jamais je ne l’aurai confié à qui ce que ce soit, à une personne que je ne connaissais pas, même si elle avait l’air de s’extasier sur mon bébé. 

 

Je crois aussi que malgré mon âge qui est presque celui de Anne, il y a en moi une pulsion de vie qui fait que je n’ai pas envie d’être comparée à ces saintes personnes, peut-être aussi, parce que je sais ne pas être sainte du tout. Alors ces modèles, quelque part, ils ne me plaisent pas. 

 

Et pourtant en commençant à travailler les versets, une petite idée est apparue, et si je laissais Syméon raconter, raconter lus large que ce qui se passe dans le temple, parler un peu de sa vie, ne pas en faire une sorte de juif pieux, qui semble sorti de la vraie vie. Ce Syméon, il a une famille, il a des enfants, des petits enfants. Il peut être heureux de les prendre dans ses bras et il sait les tenir pour qu’ils se sentent se sécurité. Il respecte les demandes des uns et des autres, il vit comme un tout à chacun, avec aussi les faiblesses qui apparaissent avec l’âge, mais aussi une certaine joie d’être vivant, même s’il songe à sa mort. 

 

Et puis, il y a aussi la question de l’esprit saint qui semble avoir une très bonne communication avec lui. On nous dit que l’esprit était sur lui, et cela c’est beau. C’est comme si au lieu du châle de prière, il avait comme une enveloppe d’esprit saint, qui le met effectivement un peu à part. Et cet esprit saint lui a fait une promesse qui répond à une prière : voir le consolateur d’Israël avant sa mort. Et cela renvoie au prophète Isaïe, aux chants du serviteur, à celui sur lequel reposera l’onction, et qui apportera enfin la justice. Il est aussi ce roi messie annoncé par le psalmiste, je pense  à ces psaumes qui parlent de ce roi, de ce fils de roi, qui un jour viendra et qui soumettra tout et sui fera régner paix et justice en Israël . Quand on est dans un pays conquis, croire que Dieu réalisera ses promesses, c’est la foi. 

 

On nous dit aussi que l’esprit saint lui a fait une promesse et c’est là où je trouve que c’est beau, parce que c’est le très haut qui écoute et qui répond à la prière, même si la réponse est vageu : avant que tu ne quittes ce monde. 

 

Peut-être aussi que Syméon, s’attendait à voir un homme fait, un homme en pleine possession de ses moyens. Au lieu de cela, c’est vers le temple qu’il est envoyé, sans savoir qui il va trouver ; Peut-être un nouveau Rabbi, mais un enfant ?

 

Ce qui est beau, c’est sa soumission. Il est un peu comme les soldats du centurion donc Luc parlera plus tard, qui donne des ordres qui sont exécutés. Syméon reçoit cette motion d’aller ce jour-là, un jour comme les autres, au Temple, et il y va, et à la fois celle qui a été le temple de la présence en elle de cet enfant et cet enfant qui lui est le temple de la Présence, qui est la Présence et cela il le perçoit avec des yeux qui ne sont pas des yeux de chair., mais des yeux d’amoureux de Dieu. 

 

Pour Anne, je n’ai pas vraiment réfléchi. C’est le personnage de Syméon qui était là, avec cette communication dont je suis peut-être un peu jalouse avec l’Esprit Saint. 

 

TRAVAIL SUR LE TEXTE . 

 

22 Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,

23 selon ce qui est écrit dans la Loi : ‘Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.’

24 Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : ‘un couple de tourterelles ou deux petites colombes.’

 

Ce sacrifice, c’est pour qui ? Marie ou le rachat de l’enfant ? ou les deux ?  

 

25 Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.

26 Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.

 

Voir de ses yeux, c’est une sacrée promesse, puisque Jésus dira je crois ; vous voyez ce que eux n’ont pas vu. Donc il y a eu pour lui aussi une annonce, une annonciation. Cela pourrait presque faire un titre de billet : l’annonciation faite à Syméon. 

 

27 Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.

 

Là je trouve beau : il est comme conduit par une motion intérieure. PPeut-être qu’il n’avait pas prévu d’aller au Temple, que c’était un jour comme les autres. Mais non, il y va, comme il est. Et là, il se passe quelque chose ;

 

Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,

28 Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :

 

Il arrive au moment où l’enfant toit être présenté, et c’est à lui qu’échoit cela et c’est pour cela qu’il reçoit l’enfant dans ses bras et que quelque chose s’est ouvert en lui, comme un émerveillement et une immense gratitude.

 

29 « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.

30 Car mes yeux ont vu le salut

31 que tu préparais à la face des peuples :

32lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »

 

 

En d’autres termes, je peux mourir dans la paix, car ce que j’attendais pour tout le peuple, se réalise. En cet enfant il y a celui qui sera le salut pour le peuple,  celui qui se révèlera aux nations, qui en sera la lumière, qui les fera sortir du paganisme et qui fera que ton peuple se glorifiera d’avoir en lui un tel sauveur. 

 

33 Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.

 

Peut-être que pour eux, à Nazareth c’était la vie qui avait repris, à moins qu’ils ne soient encore à Bethléem, mais avaient conscience de ce que cette naissance impliquait bien au dela d’Israël. 

 

34 Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction

35 – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

 

Et là, c’est le truc très difficile. Il sera le révélateur, rien ne restera dans l’ombre, et les esprits auront du mal et pour toi, voir ton fils détesté, cela sera terrible, ton fils que tu aimes plus que tout ;

 

36 Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage,

37 demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.

 

Symétrie voulue par Luc dès le début ; un homme puis une femme, mais une femme âgée qui a tout misé sur Dieu, et qui attend la délivrance, comme une femme attend la délivrance quand elle enfante. Et là, c’est arrivé et elle peut le proclamer à tous. 

 

38 Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

 

 

39 Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.

40 L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

 

Et c’est le premier retour. 

 

 

Syméon parle, 

 

Syméon qui parle pour lui, mais aussi de cette femme Anne, arrivée presque au même moment que lui.

 

 Je m’appelle Syméon, je vis dans la sainte ville de Jérusalem et je pratique la Loi de mon dieu de tout mon cœur, de toute mon âme et lui je l’aime plus que tout. J’ai atteint un âge certain. J’ai une femme qui m’a donné des enfants qui eux-mêmes m’ont donné des petits enfants. Et ces petits enfants ils font ma joie. 

 

Je sais que le Seigneur est avec moi, et que les autres me considèrent comme un homme juste et religieux. Religieux oui, parce que notre religion elle fait de nous des hommes tournés vers notre Dieu, mais juste, cela le très haut seul le sait. 

 

Pourtant il m’a fait comprendre que je ne quitterai pas cette terre avant d’avoir vu le Messie, celui que nous attendons pour être la Consolation de notre peuple, pour lui redonner tout son honneur, pour être le berger qui le conduira vers le très Haut. 

 

Ce midi, alors que je ne comptais pas me rendre au Temple, j’ai ressenti en moi comme une force, une pulsion qui me poussait vers le lieu de la Présence, du moins c’est comme cela que je me représente le Temple. 

 

Il y avait un jeune couple, qui s’apprêtait à sacrifier deux petites colombes pour leur fils. Mais cet enfant il n’était pas comme les autres enfants, ce couple, il ,n’était pas comme les autres couples. Je me suis approché d’eux, et la maman m’a tendu l’enfant en toute confiance, pour que je le présente au Très Haut. Un infini bonheur s’est emparé de moi. Je comprenais que ce tout petit, c’était celui qui sera celui que nous attendions tous et il portait un si beau nom ; Dieu Sauve. Je le regardais et il me regardait avec ce regard empli de sagesse des tous petits. 

 

Des paroles sont sorties toutes seule de ma bouche. Je me suis entendu dire que maintenant je pouvais partir en paix, car mes yeux avaient contemplé celui qui est le salut préparé par Lui, le Maitre souverain, à la face des peuples, la lumière qui se révèle aux nations et qui donne gloire à ton peuple. 

 

J’étais étonné de ces paroles, car elles disaient que ce tout petit, ce messie, serait lumière pour nous, mais lumière pour tous les hommes de toutes nations et de toutes races et cela jamais je ne l’avais pensé. 

 

Les parents étaient aussi étonnés que moi, de ce que je prédisais là à leur tout petit. Je les ai bénis mais d’autres paroles me sont venues. Elles étaient pour la maman. Elles lui annonçaient ce son enfant ne ferait pas les choses facilement, qu’il serait un signe de contradiction, je dirai une sorte de scandale et que beaucoup le rejetteraient, même si d’autres le choisiraient et que cela, transpercerait son cœur de mère comme un glaive. Et il y avait en moi beaucoup de compassion pour cette toute jeune maman. 

 

Comme j’allais partir en les bénissant, une femme que tous reconnaissent comme une prophétesse est arrivée. C’est une femme très âgée qui n’a jamais eu d’enfant et qui a perdu son mari peu d années après leur union. Elle est toute ridée, mais elle se tient très droite.Elle a été attirée par le bébé (et pourtant il ne pleurait pas), et par le jeune couple comme par un aimant. Elle proclamait les louanges de Dieu, et elle disait que ce serait cet enfant qui un jour apporterait la délivrance à Jérusalem. Mais qu’entend -elle par délivrance ? Les romains ne lâchent jamais. Mais peut-être qu’il s’agit de cette autre délivrance autrement plus nécessaire et plus profonde qui est de nous délivrer du joug du péché. Mais les hommes comprendront-ils cela ?  J’ai rarement vu une femme aussi heureuse. 

 

Je me disais que le Seigneur qui fait bien toute choses avait envoyé ce jour- là deux personnes, que l’on peut considérer comme dignes de foi, pour être les témoins de ce qui était en train d’arriver : Dieu visite son peuple, Dieu renouvelle son alliance, Dieu sauve son peuple. Comment cela se fera -t-il ? Nous ne le verrons pas, mais nous savons que cet enfant, ce bébé qui a toute la vie devant lui, c’est aussi Emmanuel ; Dieu avec nous.

 

Elle et moi avons béni le couple qui est reparti chez lui, je crois en Galilée. Dans ma bénédiction, j’ai demandé comme notre Père Moïse nous l’avait enseigné que le Seigneur les bénisse et les prenne en garde, que son visage s’éclaire pour eux, qu’il tourne vers eux son visage et leur donne sa paix. Mais avec cet enfant, je savais bien que tout cela, ils l’avaient en plénitude. Et je leur ai demandé qu’eux aussi me bénisse. 

 

La joie était en moi quand j’ai regagné ma demeure. Jamais un tel amour m’avait inondé, abreuvé. Beni soit mon Seigneur qui a répondu à ma demande de voir celui qui doit apporter le Salut avant que je ne quitte cette terre.. 

 

 

 

LUNDI 1° JANVIER. Lc 2, 16-21

 

On pourrait dire, la première semaine de Jésus. 

 

Il est né, des bergers sont venus, ils ont raconté aux habitants, ceux-ci se sont étonnés (ont-ils cru ou pas) ils sont repartis, en louant Dieu (cela sera fréquent dans cet évangile), on est l’objet d’un miracle et on loue et on glorifie Dieu. On se tourne vers le très haut, parce que les yeux se sont ouverts.

 

16 En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. 

17 Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. 

18 Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. 

 

Ils sont les premiers à s’étonner ceux qui entendent le témoignage. 

Ensuite on aura Marie et Joseph qui s’étonnent de ce que dit Syméon à propos de leur premier-né. 

 

19 Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. 

 

Puis on a un coup d’œil sur Marie. Qui retient et qui médite tout cela. 

 

20 Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. 

 

Et les bergers qui ont donc servi de médiateurs, de témoins. Ils ont vu un ange, des anges, une troupe. Ils sont partis, ils ont cherché, ils ont trouvé un enfant couché dans une mangeoire et ils ont raconté aux villageois ce qu’ils ont vu et entendu. On ne sait pas comment ceux-ci réagissent, simplement ils s’étonnent. Est-ce qu’eux sont allés voir ? 

 

Ils sont repartis, plein de joie, eux les exclus, eux qui ont été choisis pour porter la bonne nouvelle. Et ils louent et glorifient le très Haut. Est-ce que ça nous en sommes capables ? 

Et Marie, qui dans ce qui est peut-être une certaine agitation si les habitants déboulent pour les voir ces étrangers, ces galiléens, garde tout cela dans son cœur, et essaye de donner un sens, du sens. Les prophéties qui se réalisent ls unes après les autres.

 

21 Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

 

 Et c’est la vie qui suit son rituel avec la circoncision et l’imposition du nom, non pas le nom que Marie avait peut-être choisi dans son cœur, parfois on a des envie de prénoms pour son bébé, bien avant la conception, mais ils donnent le nom voulu par l’ange. Soumission.

 

 

MARDI 2 JANVIER.  DEUX GRANDS SAINTS : St Basile et St Grégoire de Nazianze. 

 

Jn 1 , 19-28

 

On a entendu ce texte il y a peu de temps. Ce matin je me disais qu’il y a ce verset : quelqu’un se tient au milieu de vous, que vous ne connaissez pas et moi je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale (je cite de mémoire). 

 

Et je me disais qu’il y a aussi, au milieu de nous, des gens que nous côtoyons, qui sont là, qui sont remplis d’esprit saint, qui sont des saints et que nous ne voyons pas et pourtant ils sont là, ils sont comme des minuscules bras d’une immense rivière, d’un immense fleuve, ce saint esprit dans lequel nous sommes plongés, immergés et qui contrairement à l’eau est une onction qui pénètre et qui agit au-dedans et au dehors, et qu’ils sont là présents, qu’ils donnent, qu’ils irriguent humblement, petitement un jour après l’autre.  

 

 

19 Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » 

20 Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » 

21 Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » 

 

Premier Témoignage : non je ne suis pas. 

 

22 Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » 

 

23 Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » 

 

Deuxième témoignage, information : voilà qui je suis appelé à être.

 

Ces deux témoignages portent sur le qui 

 

24 Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. 

 

25 Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » 

26 Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; 

27 c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. » 

 

 

Arrive un autre témoignage, lié au pourquoi (et qui t’a autorisé à faire cela, à te comporter en prophète), qui montre la différence entre lui et celui qui va venir, celui qu’il a vu, celui qui est là, mais qui n’est pas encore manifesté. C’est là que je suppose que l’absence est lié à ce que les synoptiques appellent les tentations, (les épreuves qu’il doit gagner pour se montrer ensuite).  

 

28 Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.

 

 

MERCREDI 3 JANVIER .Jn 1, 29-34

 

29 En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; 

 

 Et voilà Jésus qui revient. Il a reçu l’esprit qui est descendu comme une colombe (joli commentaire sur RCF, l’esprit n’est pas une colombe, mais il descend sans faire de bruit). Jean voit, et d’emblée il parle de l’homme qu’il reconnait. Et la fonction première, c’est d’enlever le péché du monde. Et cela personne n’a jamais pu le faire. Le péché est proclamé par les prophètes, il y a certes la conversion, mais le péché demeure ; là, c’est je pense affirmer d’emblée la divinité car seul Dieu peut faire cela ;

 

30 c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. 

 

L’affirmation de la divinité se poursuit. C’est bien un homme que j’ai précédé dans l’histoire, mais lui il est de toujours à toujours. 

 

31 Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » 

 

Là, c’est finalement le vrai rôle de Jean ; parmi tous ceux qui demandent le baptême, reconnaître et présenter à ses disciples (à défaut de plus) celui qui est. Son rôle c’est de manifester à Israël que son sauveur est là ;

 

32 Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. 

33 Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” 

34 Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

 

On peut dire que c’est une synthèse des versets précédents. Cet homme que vous voyez, moi je l’ai vu et j’ai vu l’esprit descendre et je savais alors qui il était. Et il est le Fils de Dieu ;

 

 

JEUDI 4 JANVIER. Jn 1, 35-42 (on s’achemine tout doucement vers la fin de ce chapitre et je pense cana). 

 

https://giboulee.blogspot.com/2020/01/nous-avons-trouve-le-messiejn-2-41.html

 

35 En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. 

36 Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » 

 

37 Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. 

38 Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » 

 

 Toute la question est de savoir ce qu’il y a derrière le verbe demeurer. C’est surement où loges tu, mais Jésus lui demeure dans le Père et le Père est en lui, et si c’est cela qu’il a donné aux deux qui l’ont suivi, normal qu’ils soient passés de Rabbi à Messie.

 

39 Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). 

 

Importance de l’heure, ce qui laisse à penser que ce fut un évènement mémorable pour ce disciple qui raconte. Un disciple qui a quitté Jean, pour suivre Jésus ;

 

40 André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. 

41 Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. 

42 André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.

 

Conversion et du coup besoin de faire partager. Il va chercher son frère qui lui est d’emblé renommé, et nommer c’est important. 

 

 

VENDREDI 5 DÉCEMBRE. Jn 1, 43-51. Trouver, voir, connaître. 

 

https://giboulee.blogspot.com/2023/08/jn-1-45-51-fete-de-st-barthelemy.html

 

43 En ce temps-là, Jésus décida de partir pour la Galilée. Il trouve Philippe, et lui dit : « Suis-moi. » 

44 Philippe était de Bethsaïde, le village d’André et de Pierre. 

 

45 Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » 

 

46 Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. » 

 

Jésus leur avait dit : venez et vous verrez. Mais là encore quoi derrière ces deux verbes, surtout le verbe voir. 

 

 

47 Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » 

 

48 Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » 

 

49 Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » 

 

50 Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » 

51 Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

 

 

SAMEDI 6 JANVIER. Lc 3, 23-37

 

23 Quand il commença, Jésus avait environ trente ans ; il était, à ce que l’on pensait, fils de Joseph, fils d’Éli, 

 

24 fils de Matthate, fils de Lévi, fils de Melki, fils de Jannaï, fils de Joseph, 

25 fils de Mattathias, fils d’Amos, fils de Nahoum, fils de Hesli, fils de Naggaï, 

26 fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Séméine, fils de Josek, fils de Joda, 

27 fils de Joanane, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri, 2

28 fils de Melki, fils d’Addi, fils de Kosam, fils d’Elmadam, fils d’Er, 

29 fils de Jésus, fils d’Éliézer, fils de Jorim, fils de Matthate, fils de Lévi, 

30 fils de Syméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d’Éliakim, 

31 fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Natham, fils de David, 

 

32 fils de Jessé, fils de Jobed, fils de Booz, fils de Sala, fils de Naassone, 

33 fils d’Aminadab, fils d’Admine, fils d’Arni, fils d’Esrom, fils de Pharès, fils de Juda, 

34 fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham, fils de Thara, fils de Nakor,

 

35 fils de Sérouk, fils de Ragaou, fils de Phalek, fils d’Éber, fils de Sala, 

36 fils de Kaïnam, fils d’Arphaxad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamek, 37fils de Mathusalem, fils de Hénok, fils de Jareth, fils de Maléléel, fils de Kaïnam, 

38 fils d’Énos, 

fils de Seth, 

fils d’Adam, 

fils de Dieu.

 

Curieuse cette généalogie, rien avoir ou presque avec celle de Matthieu. Et elle est inversée, mais ça tout le monde le sait. Il y a bien la filiation davidique qui est transmise par Joseph.

On apprend aussi plus de choses sur la généalogie d’Abraham. 

 

Et cela va jusqu’à Seth qui est bien le seul a avoir eu une descendance selon le désir de YHWH. Et on a la finale fils de Dieu, que l’on n’a pas chez Matthieu qui s’arrête à Abraham.

SEMAINE DU 7 AU 13 JANVIER. ÉVANGILES.


 

DIMANCHE 7 JANVIER : EPIPHANIE. Mt 2, 1-12

 

 

1 Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem 

2 et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » 

 

Ce matin je pensais à Abraham qui est parti vers le pays de Canaan et qui venait quand même du même endroit. Le chemin à faire. Partir parce qu’une voix vous le suggère ou parce que vous voyez quelque chose dans le ciel, qui pour vous est signe qu’un roi va naître. 

L’étoile à l’orient ?  C’est la direction de l’Est, donc la direction que soleil qui se lève. Il s’agit si j’ai bien lu des pays de l’ancien monde, situés à l’est, par rapport à la partie occidentale qui est à l’ouest de l’Europe. Asie, Afrique du Nord et Égypte. Mais c’est surtout le lever de l’astre . 

 

S’ils sont partis de Mésopotamie ou de Babylone, cela veut dire qu’ils sont partis depuis longtemps, qu’ils ont dû faire de calculs de trajectoire et décidé d’aller à Jérusalem.

 

3 En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.

 4 Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. 

5 Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : 

6 ‘Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël.’ » 

 

 

On peut penser que le bouleversement d’Hérode n’a rien à voir avec celui de Zacharie ou de Marie. Il y a bien une crainte en lui, mais c’est de la peur, peur d’un intru qui va lui prendre son trône. Par contre pour les scribes, cela peut être différent, mais nulle part il n’est dit qu’ils vont se déplacer. Ils doivent avoir peur d’Hérode. 

 

On connaît donc le lieu. Mais ce qui se passe ensuite est étonnant. 

 

7 Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;

 8 puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » 

 

Pourquoi convoquer dans le secret ? Cela évoque ce qui se passait avec Jérémie, mais même si Jérémie donnait la parole qu’il avait reçue, cette parole n’était pas suivie. Hérode fait tout à fait béni oui-oui. En fait, il n’est pas sûr du tout que les mages trouveront qui que ce soit à Bethléem, donc pas la peine de se déranger pour rien. On les laisse aller, et si jamais il y a une menace, il sera temps d’agir . 

9 Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. 

10 Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie.

 

 

Cela confirme que Bethleem est bien la bonne direction. Que la prophétie se réalise. Et cela c’est un signe pour eux, eux, leur signe reste l’étoile, qui est apparue, qui a dû s’éclipser et qui revient. Pas très facile à comprendre du point de vue de l’astrologie. Mais là encore, à Dieu rien n’est impossible, puisqu’il est le maître des astres ;

 

 

11 Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. 

 

12 Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

 

On a beaucoup de verbes, qui peuvent aider. Entrer, donc que la porte s’ouvre, voir ce qu’on s’attend (ou pas ) à voir. Or ils ont peut-être été très déçus, ils voient juste un petit enfant, comme tous les enfants. Une maison banale, un couple banal Et pourtant leur foi demeure. Eux, ils tombent à ses pieds. Il faut rechercher où cela se trouve ailleurs : tomber à ses pieds. C’est suivi d’une prosternation et d’une offrande. Ouvrir son propre coffre, donner à l’enfant ce qui est dedans, ce qui nous appartient, nous représente. Là on est dans le symbole, l’or (normal pour un roi), l’encens, (le divin), la myrrhe (comme tous il devra mourir) donc l’humain. 

 

Que se passe-t-il ensuite ? où logent -ils ? Hérode aurait bien pu leur proposer cela. Mais obéissants, ils rentrent. Bethléem devient le centre du monde, puisque c’est là où se trouve le roi. Jérusalem passe en deuxième position . 

 

Penser à ouvrir son trésor… Donner largement, reconnaître en ce petit enfant normal autre chose.

 

 

LUNDI 8 JANVIER. MC 1, 7-11.  Baptême. (Je ne m’y attendais pas, je pensais que ce serait pour dimanche 14 janvier) . 

 

En fait c’est le baptême de Jésus. Je pensais que c’était le dimanche qui suit l’épiphanie, donc je suis un peu étonnée.  Mais demain on a du Marc, donc on est bien dans le temps ordinaire .

Réponse : Oui c'est le dimanche qui suit l'épiphanie mais comme c'était samedi, la solennité a été fêtée le dimanche et le baptême est alors fêté le lundi...

 

 

7 En ce temps-là, Jean le Baptiste proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. 

 

Si je me souviens bien, on a le verset 1 ; évangile de Jésus christ, fils de Dieu. Puis centration sur Jean Baptiste qui parait après la citation d’Isaïe. 

 

8 Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. » 

9 En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. 

 

Le projecteur se déplace alors sur le héros, jésus, qui a dû faire quand même un certain chemin de Nazareth pour aller vers Jean. Si c’est l endroit près de la mer morte,  c’est le point le plus bas et cela a surement son importance ; le très Haut qui s’abaisse, qui fait comme s’il était un pêcheur, et qui est au plus bas.

 

10 Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. 

11 Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

 

Et voilà le premier aussitôt de l’évangile de Marc. Jésus entre dans l’eau, il est plongé au fond, il peut perdre le souffle et quand il émerge, en reprenant l’air, il se passe quelque chose que je ressens ce matin comme une investiture. Mais cela, c’est pour lui seul. Il voit les cieux se déchirer, donc la communication est comme rétablie par ce qui vient de se passer, depuis le fond des abîmes, jusqu’au plus haut des cieux. Et du ciel ouvert il voit ou il ressent en lui la plénitude de l’esprit. En soit c’est étonnant, car si on prend l’évangile de Luc, l’esprit est lui depuis toujours. L’esprit l’a déjà conduit dans le temple.

 

Là chez Marc, c’est autre chose ; il y a maintenant quelque chose de l’ordre de la plénitude. Quelque chose qui réveille peut-être ce qui était en sommeil et la confirmation explicite de ce que Jésus a toujours pensé et cru, qu’il est totalement le fils bien aimé du Père, et qu’en Lui le Père trouve sa plénitude de Joie. On a là d’emblée quelque chose tu mystère trinitaire. Le fils qui est au plus bas, qui est presque dans la mort, dans le lieu de mort, l’esprit qui lui est donné en plénitude et qui régénère totalement, qui donne la vie, et cet homme qui a tout donné et tout reçu il permet au père de se sentir totalement père. 

 

 

MARDI 9 JANVIER. Mc  1, 21-28

 

   En lisant avec attention l’évangile de Marc, l’évangile du parfait Serviteur, on est frappé de la répétition du mot « aussitôt » - il s'y trouve 42 fois, et non sans raison - la Parole de Dieu est parfaite jusque dans ses moindres détails (Ps. 19 : 7).
            Le parfait Serviteur accomplit ce qu'il y a à faire sans aucun délai, et passe rapidement d'une chose à l'autre dans sa carrière de bénédiction ; car « le temps est court ». Le premier chapitre de cet évangile fournit une introduction convenable à cette activité divine ; le mot « aussitôt » s'y trouve déjà 11 fois. Quel exemple pour nous qui sommes appelés à Le suivre ! Puissions-nous y réfléchir sérieusement.
         

 

Manquent pas mal de versets : la tentation, la première annonce en Galilée, l’appel des 4 premiers disciples. Normalement les disciples n’ont pas dû pêcher un jour de Sabbat, donc entre l’appel et cette entrée dans Capharnaüm, un peu de temps a dû passer. 

 

Est-ce qu’on peut mettre en parallèle cette entrée dans cette ville de Galilée, et l’entrée à Jérusalem ?  

 

En tous les cas, cela commence par un coup d’éclat et montre bien que le vrai combat, il est et il sera contre le mal qui possède l’humain, qui le manipule, qui fait de l’homme par moment une marionnette.

 

 

21 Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. 

Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. 

 

On peut respecter une temporalité. Jésus revient du lieu de tentation, il en est sorti vainqueur. D’emblée il sait qu’il doit former des hommes à sa suite, et il choisit ces quatre-là. On ne sait pas ce qui se passe avec eux, mais peut-être vont-ils ailleurs, et ils apprennent à se connaître. Au bout d’un certain temps, ils retournent à Capharnaüm, et c’est un jour de Sabbat que Jésus, se révèle au public.

 

22 On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. 

23 Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : 

 

Il y a toujours la question de parler et crier. Est-ce que le tourment de l’homme commence à ce moment- là, ou est- ce que c’est quelque chose de récurent, qui peut évoquer un peu le roi Saul qui est tourmenté par un esprit mauvais, qui fait de lui un grand parano (enfin il a de bonnes raisons d’avoir peur de perdre sa royauté et de se méfier de David). On peut opter pour ce deuxième cas. C’est un homme qui a des pensées mauvaises, obsédantes. Mais qui vient quand même pour le Sabbat faire son devoir religieux. C’est intéressant. 

 

24 « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » 

25 Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » 

 

Arrive ce curieux dialogue. D’un côté une question générale, du style est ce qu’est bien toi celui qui va nous prendre notre terrain de chasse ? Nous ne pourrons plus jouer à posséder ces humains, tu vas les réparer ? et une autre, qui est presque puisque je sais qui tu es, j’ai un pouvoir sur toi, et en même temps, je révèle ce qui ne doit pas être dit. Je ne respecte pas les règles et je fais exprès.

 

L’exemple pour nous, c’est que Jésus ne prend pas le temps d’ergoter, il agit directement et il lui intime de se taire, et de sortir (arrêter de séduire les autres en mentant ) et délivrer l’homme.

 

26 L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. 

 

Est-ce un combat d’arrière- garde ? le faire entrer en convulsion ? Puis un cri de colère, on ne résiste pas à Jésus ? Il faut partir. Et on peut presque imaginer une sorte de râle . 

27 Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » 

 

Ce qui est étonnant, c’est qu’on ne sait rien sur ce que fait l’homme délivré. Pas de gratitude exprimée, rien. Par contre ceux qui sont là, mais qui ne posent pas de questions à Jésus . Ils sont interloqués, choqués, ils n’ont jamais vu cela.

 

28 Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

 

Et là c’est le « bouche à oreille » qui se met en marche. On raconte qu’il y a quelqu’un qui fait des choses étonnantes. Il est exorciste. Il est enseignant. 

 

 

MERCREDI 10 JANVIER. Mc 1, 29-39.

 

29 En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. 

 

J’ai l’impression que là, Jésus décide de squatter avec ses disciples (et il peut y en avoir plus que simplement jacques et jean). En fait c’est comme si ces derniers lui avaient dit : on peut aller dans la maison d’André et de Simon.  Toi tu n’as pas de lieu où aller. Chez eux qui sont nos amis et que tu as appelé à te suivre, on peut aller pour trouver l’hospitalité. 

 

Ceci dit on peut aussi imaginer que la famille de Simon a fait une drôle de tête en voyant débarquer un certain nombre d’hommes qui accompagnent Jésus. 

 

30  Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. 

31 Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.

 

Normalement Jésus aurait dû dire « Paix à cette maison », peut-être le dit-il. Il n’a pas le temps de se poser qu’on le sollicite : c’est tout de suite. Il y a une malade et d’emblée Jésus qui dans cet évangile ne dit rien, la saisit (et je trouve que c’est un verbe très fort), il l’arrache en quelque sorte à la maladie et la fièvre s’en va et elle retrouve son rôle de maîtresse de maison.

 

 

Guérison belle-mère de Pierre. Mt8,14 Mc1,29 Lc4,38

 

 

Mt 8, 14

Mc 1, 29

Lc 4,38

13 Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.

27 Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. »

28 Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

 

36 Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! »

37 Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région.

38

 

14 Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.

 

 

 

 

 

 

 

15 Il lui toucha la main, 

 

 

 

 

et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait.

 

 

29 Aussitôt sortis de la synagogue, ils allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.

30 Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.

 

 

31 Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. 

 

 

 

La fièvre la quitta, et elle les servait.

 

38 Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle.

 

 

 

39 Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta.

 

 

 À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.

 

16 Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit,

1

 

32 Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons.

 

 

33 La ville entière se pressait à la porte.

 

 

40 Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.

 

 

 

 

32 Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. 

33 La ville entière se pressait à la porte. 

34 Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. 

 

35 Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. 

 

36 Simon et ceux qui étaient avec lui, partirent à sa recherche. 

3 7Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » 

 

38 Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » 

 

Il est sorti d’où ? de Nazareth, de Capharnaüm, du sein de son Père ?

 

39Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

 

On reprend presque le début : enseigner autrement avec autorité et expulser les démons. Les malades c’est un peu annexe.

 

 

JEUDI 11 Mc 1, 40-45.

 

Petit travail sur les mots : il étendit la main. On a trouvé cela avec Moïse dans l’exode. Etendre la main sur, c’est intéressant.

 

 

40 En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » 

 

 Un peu gonflé quand même ce monsieur. Il sait qu’il n’a pas le droit, mais il s’approche quand même, il commence par supplier et il joint le geste à la parole, il se met à genou en posture de suppliant et il a une phrase étonnante, ce n’est pas guéris moi, c’est si tu le veux, tu peux. Est-ce que cela peut s’entendre comme : je sais que tu peux me guérir, mais je suis un lépreux, alors j’espère que tu veux bien faire cela pour moi, qui suis tellement indigne. Ce n’est pas dit, mais cela peut s’entendre. ; 

 

41 Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » 

42À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. 

 

 C’est peut-être cela qui pousse Jésus à le faire, mais il n’avait pas besoin de toucher et c’est comme s’il disait, tu ne me fais pas peur, je peux poser la main sur toi, je peux te toucher et c’est déjà te rendre ta dignité. 

 

43 Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt 

44 en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. » 

 

Là, ce qui se passe nous parait étrange. Il impose quelque chose à cet homme, de fait il en fait son témoin auprès des prêtres.  Tu es guéri, mais ça ne se voit pas vraiment sous tes vêtements. Alors fais ce que tu dois faire en ce cas là, va te montrer et offre ce qui est prévu..  Sous entendu, je ne veux pas de cadeau, je ne veux pas de publicité, c’est encore trop tôt. Encore que d’après ce qu’on a lu, la notoriété de jésus s’étend dans toute la Galilée. Obéis à la Loi. 

 

Ce qui me parait intéressant, c’est que Jésus, obéit lui aussi à la Loi. il a touché donc il ne peut plus entrer dans les villes. Ce n’est pas permis. Il faut attendre un certain temps, le temps d’une possible contagion ;

 

Être témoin en respectant la loi. C’est surement une épreuve qui ici a été échouée et qui du coup a des fruits négatifs. Si Jésus a touché le lépreux, il est impur donc ne peut plus être en contact avec les habitants. Mais du coup, cela fait un déplacement, ce sont les gens qui viennent à lui, un peu comme les gens venaient à Jean.  

 

45 Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.

 

 Si l’homme n’a pas respecté la loi, que Jésus lui a rappelée, lui, il la respecte. Il ne veut pas être un scandale.

 

 

VENDREDI 12 JANVIER . Mc 2, 1-12. 

 

En lisant la première lecture ce matin, la demande d’un roi, dans un premier temps il m’est venu la comparaison entre ceux qui furent les premiers rois d’Israël, Saül (et la manière un peu rocambolesque de son choix, aller vers Samuel parce que les vaches se sont égarées, penser qu’un prophète sait ce genre de choses, recevoir l’onction, puis le don de l’esprit et ensuite être choisi par un tirage au sort, c’est quand même assez drôle). Il y a ces rois qui sont soit grands (Saul) soit beau (David), soit intelligent (Salomon), et Jésus, le roi des juifs, le roi à la couronne d’épines, le roi au cœur ouvert d’où sort l’église, le roi maltraité, humilié. Et c’est ce roi là, qui aujourd’hui montre sa compassion envers le groupe des cinq, qui guérit, qui rétablit, qui restaure. 

 

1Quelques jours après la guérison d’un lépreux, Jésus revint à Capharnaüm, et l’on apprit qu’il était à la maison.

 

2Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole.

 

On est dans le cadre d’un enseignement. 

 

3 Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. 

4 Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. 

Iil y aura comme un trouble-fête, l’arrivée de ce groupe, qui comme le dit la commentatrice, passent par le toit (à si les cieux se déchiraient), et qui n’ont que leur foi pour espérer l’impossible.   Jésus ne peut plus enseigner. Ce qui montre aussi que tous les moyens sont bons pour se faire entendre de lui.

 

5 Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » 

6 Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : 

7 « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » 

 

Je suis touchée par ce « mon enfant ». Il y aura aussi ma fille pour la femme hémorroïsse. Et cela évoque aussi la parabole du fils dans Luc 15. Il y aussi dans Luc le relèvement de l’a fille de Jaïre. Et Abraham qui quand il parle au riche, lui dit mon enfant. 

 

Il est vrai que par certains côtés, cet homme devenu totalement dépendant, est comme un enfant. Peut-être est-il parlé par les autres, peut-être qu’il ne parle plus. On ne sait pas. Mais là il y a à la fois de l’affection et le positionnement de Jésus, comme puissant. Et comme c’est <Dieu seul qui pardonne les péchés, il se fait Dieu, et c’est bien ce qui ne passe pas.

 

 

8 Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? 

9 Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ? 

10 Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s’adressa au paralysé – 

11 je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. »

 

Il y a tous ces liens peut-être trop faciles entre péché qui paralyse, et la paralysie somatique de cet homme. Jésus attaque de front, mais il montre aussi, qu’il est venu pour sauver le peuple de son péché. C’est peut-être de cela dont il était en train de parler. Désormais on peut être sauvé du péché qui est comme une sorte d’entité qui vous possède ; Donc de fait c’est d’abord un exorcisme. Puis une guérison qui a valeur de témoignage ;

 

12 Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. 

Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »

 

De cet péricope, le personnage de Jésus prend du poids et de l’ampleur. Il s’agit de rendre gloire à Dieu d’avoir envoyé un tel homme, une telle bonne nouvelle. Oui, le salut est possible, la guérison est là pour tous.

 

SAMEDI 13 JANVIER. Mc 2, 13-17

 

13 En ce temps-là, Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait. 

 

Il était sorti le long de la mer et il avait pêché les quatre, qui vivaient de la pêche. Les a-t-il sortis du mal si on suppose que le lac (et l’eau) est un lieu où réside le mauvais ?  En tous les cas, il y a du monde. Il enseigne. Pas de miracle.

14 En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit.

 

Là, on ne sait pas du tout quand ça se passe. On peut supposer qu’il a renvoyé la foule, qui rentre dans la maison de Simon et qu’en passant il voit ce Lévi, (pas de prénom), mais une filiation avec un prénom. Il travaille, il est à son poste. Là, il n’est pas question de regard ou de quoique ce soit de cet ordre,  il appelle et l’homme (on reste toujours dans une sorte de flou par rapport à cet homme), se lève et le suit. 

 

Le prénom du père est intéressant : Alphée est un prénom masculin provenant du grec Ἁλφαίος « alphaios ». Sa racine proprement dite est néanmoins araméenne, en l’occurrence « alpay » se traduisant par « celui qui conduira le troupeau ». En hébreu, « alph » signifie apprendre, enseigner.

Lévi : accompagnateur.

 

15 Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre. 

 

On reste toujours dans cette distance, maison de Lévi. Mais d’emblée, cet homme devient témoin que quelque chose peut changer. Et Jésus est là, il y a donc dans un premier, beaucoup de pécheurs (et c’est quand même assez vague) et des disciples. Là, on a un détail, jésus se fait des disciples. Des hommes qui le suivent, qui marchent derrière lui. 

 

 

16 Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » 

 

Amusant la phrase, on voit bien qu’elle a été entendue telle quelle. Parce que ça donne : Non mais, c’est quoi votre Rabbi ? Vous vous rendez compte, il mange avec les collabos et ceux que nous savons être des pécheurs ; Sauf que là, c’est très vague.

 

17 Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

 

J’aime toujours quand Jésus répond à la place des disciples qui sont peut-être bien ennuyés et qui pensent la même chose. Et ce qu’il répond, c’est aussi ce que fait Dieu quand il s’occupe des brebis qui sont égarées, perdues, malades (je crois chez Ézéchiel). Intéressant le parallèle :         bien portants et justes. 

Malades et pécheurs. 

Celui qui est bien portant c’est celui qui s’ajuste déjà à la volonté du Père. Je pense qu’il a quand même besoin du médecin , parce qu’on fait si peu. Et pour le deuxième membre de phrase, le péché ne se montre pas par une maladie somatique, mais est décrit comme tel. On peut être malade de jalousie.