samedi 16 novembre 2024

SEMAINE DU 10 AU 16 NOVEMBRE. ÉVANGILES

DIMANCHE 10 NOVEMBRE Mc 12, 38-42.

 

MARC 13, 28-

 

38 En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait méfiez-vous des scribes qui, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, 

39 les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. 

40 Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. 


Pour Noïs, ce seraient les scribes qui siègent au Sanhédrin, les scribes du temple, qui font partie des autorités. Ici, la traduction dit "dévorer" autrefois c'était dépouiller. Et dépouillé de tout ce qu'il a Jésus, le sera dans quelques jours. Normalement les scribes doivent protéger, l'immigré, la veuve et l'orphelin, mais apparemment ils font l'inverse, pour s'enrichir, enfin je suppose.» 

 

En tous les cas, c'est une attaque en règle, comme pour les pharisiens dans l'évangile de Luc. 

Je ne sais pas si nous entendrons ces versets, puisque lecture brève possible

 

On peut se demander si cette veuve est une de ces femmes qui a été dépouillée par les scribes du Temple; mais on ne le sait pas. Sauf que là, ce n'est pas une parabole.

 

41 Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.

42 Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. 

 

 Là, c'est toujours Jésus qui fait feu de tout bois. Il voit cette femme, (elle fait peut-être un peu penser aussi à la parabole, pharisien publicain), et il comprend lui, qu'elle a ce jour-là, tout donné. Contrairement aux autres elle n'a pas mis ce en plus. Elle a mis le tout. Pourquoi fait--elle cela, On ne le sait pas. Offrande obligatoire, impôt pour le temple?  Mais il ne lui reste rien. Elle accomplit ce qui lui est demandée, et ce faisant, elle se fait vraiment un trésor dans le ciel. Au jeune Homme riche, Jésus dit: vends tout ce que tu as et tu auras un trésor dans le ciel.

 

Il est dit aussi que cette femme (traduction du grec), jeta tout ce qu'elle possédait. C'est le rien garder pour soi. C'est tout donner à Dieu. Et c'est (je crois que c'est Nouis qui dit ça) que c'est ce que fait Jésus et aussi ce que fait sa mère.

 

 

43 Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. 

44 Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

 

Éloge de cette femme, ne pas non plus en rester aux apparences, ne pas juger, ne pas se faire remarquer quand on donne de l'argent.

Finalement j'aime bien l'hypothèse où Jésus parle de Lui.  

 

 

:"Ceci n'est pas un midrash". 2007.

 

L'évangile d'aujourd'hui était celui que l'on appelle "l'obole de la veuve", cette dame, âgée ou pas, qui met dans le trésor du temple l'argent qui correspond certainement à ce dont elle a besoin pour manger. Ce qui peut laisser à supposer qu'elle est dans un état de détresse et qu'il ne lui reste plus qu'à mourir. 

J'ai alors pensé à l'épisode de la veuve de Sarepta dans le premier livre des rois au chapitre 7, versets 7 à 15.Il y a aussi une veuve qui n'a plus rien à manger sauf un peu de farine et un peu d'huile. Elie d'une certaine manière est en danger de mort: il fuit et le roi et la famine. Il lui demande d'utiliser pour son usage à lui Elie ce qui lui reste de nourriture. Et on arrive à ces lignes que j'ai toujours entendues comme une comptine: 

Jarre de farine ne s'épuisera,
Cruche d'huile ne se videra,
jusqu'au jour où Yahvé enverra 
La pluie sur la face de la terre.

Une idée m'est venue: la veuve de "l'obole" a donné son nécessaire à Dieu. Et si en rentrant chez elle, elle trouvait dans leur coupelle les deux piécettes qu'elle vient de donner? 

Ses deux piécettes trouveras 
jusqu'au jour où Yahvé 
son Fils ressuscitera
à la face de la terre.


 

 

LUNDI 11 NOVEMBRE.

 

 

Tite 1,1-9.

 

1 Paul, serviteur de Dieu, apôtre de Jésus Christ 

-au service de la foi de ceux que Dieu a choisis 

-et de la pleine connaissance de la vérité qui est en accord avec la piété. 

2 Nous avons l’espérance de la vie éternelle, promise depuis toujours par Dieu qui ne ment pas. 

3 Aux temps fixés, il a manifesté sa parole dans la proclamation de l’Évangile qui m’a été confiée par ordre de Dieu notre Sauveur. 

 

4 Je m’adresse à toi, Tite, mon véritable enfant selon la foi qui nous est commune : à toi, la grâce et la paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Sauveur. 

5 Si je t’ai laissé en Crète, c’est pour que tu finisses de tout organiser et que, dans chaque ville, tu établisses des Anciens comme je te l’ai commandé moi-même.

 

 6 L’Ancien doit être quelqu’un qui soit sans reproche, époux d’une seule femme, ayant des enfants qui soient croyants et ne soient pas accusés d’inconduite ou indisciplinés. 

7 Il faut en effet que le responsable de communauté soit sans reproche, puisqu’il est l’intendant de Dieu ; il ne doit être ni arrogant, ni coléreux, ni buveur, ni brutal, ni avide de profits malhonnêtes ; 

8 mais il doit être accueillant, ami du bien, raisonnable, juste, saint, maître de lui. 

9 Il doit être attaché à la parole digne de foi, celle qui est conforme à la doctrine, pour être capable d’exhorter en donnant un enseignement solide, et aussi de réfuter les opposants.

 

Luc 17,1-6.

 

1 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive !

 2 Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà. 

 

Bon, nous voilà averti. Je me disais en pensant à ce verset que l'encyclique humanae vitae a été scandale pour nous. Faut-il pour autant condamner Paul 6? Mais Jésus est brutal et évoque le testament de ses pères. 

 

3 Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui. 

 

Se repentir, condition du pardon. Donc des mots. 

 

4 Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. » 

 

Ceci est donné comme un ordre. 

 

5 Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » 

 

Comment faire le lien avec ce qui précède? En pensant à la femme qui perd du sang, je me disais qu'elle avait la certitude que Jésus allait la guérir, ce n'est pas que Jésus est le dernier recours, non c'est plus que cela. Elle sait qu'i peut le faire et qu'il le fera. Et c'est bien cette certitude qui manque tellement souvent.

 

6Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. »

 

Conclusion cette foi là, cette certitude là, elle est don. 

 

 

MARDI 12 NOVEMBRE.

 

Tite 2,1-8.11-14.

 

1 Bien-aimé, dis ce qui est conforme à l’enseignement de la saine doctrine. 

2 Que les hommes âgés soient sobres, dignes de respect, pondérés, et solides dans la foi, la charité et la persévérance. 

3 De même, que les femmes âgées mènent une vie sainte, ne soient pas médisantes ni esclaves de la boisson, et qu’elles soient de bon conseil, 

4 pour apprendre aux jeunes femmes à aimer leur mari et leurs enfants, 

5 à être raisonnables et pures, bonnes maîtresses de maison, aimables, soumises à leur mari, afin que la parole de Dieu ne soit pas exposée au blasphème. 

 

6 Les jeunes aussi, exhorte-les à être raisonnables en toutes choses 

7 Toi-même, sois un modèle par ta façon de bien agir, par un enseignement sans défaut et digne de respect, 

8 par la solidité inattaquable de ta parole, pour la plus grande confusion de l’adversaire, qui ne trouvera aucune critique à faire sur nous. 

 

11Car la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. 

12 Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété, 

13 attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ. 

14 Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.

 

Luc 17,7-10. 

 

Je ne sais pas trop s'il s'agit d'un serviteur ou d'un esclave. Que le maître ne serve pas le serviteur fatigué, OK, mais qu'il ne lui permette pas de souffler un peu, pas sympa du tout. M'est alors venue le verset  de Jn 15: je ne vous appelle plus serviteurs mais amis, le texte dit même "mes amis" car tout ce que j'ai entendu du Père, je vous l'ai fait connaître. 

 

 

 

7 En ce temps-là, Jésus disait : « Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ? 

8 Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ? 

9 Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? 

10 De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” »


 

MERCREDI 13 NOVEMBRE.

 

Tite 3,1-7.

 

1 Rappelle à tous qu’ils doivent être soumis aux gouvernants et aux autorités, qu’ils doivent leur obéir et être prêts à faire tout ce qui est bien ; 

2 qu’ils n’insultent personne, ne soient pas violents, mais bienveillants, montrant une douceur constante à l’égard de tous les hommes. 

 

3 Car nous aussi, autrefois, nous étions insensés, révoltés, égarés, esclaves de toutes sortes de convoitises et de plaisirs ; nous vivions dans la méchanceté et la jalousie, nous étions odieux et remplis de haine les uns pour les autres. 

 

4 Mais lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes, 

5 il nous a sauvés, non pas à cause de la justice de nos propres actes, mais par sa miséricorde.

Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint. 

 

6 Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance, par Jésus Christ notre Sauveur, 

7 afin que, rendus justes par sa grâce, nous devenions en espérance héritiers de la vie éternelle.

 

Luc 17,11-19.

 

11 En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. 

12 Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance 

13 et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » 

 

Au moins ceux-là, ils sont respectueux des lois. Ils se tiennent à distance. En fait on ne sait pas du tout si ce village est en Samarie ou en Galilée, et combien sont samaritains et/ou galiléens. 

 

14 À cette vue, Jésus leur dit : « Allez-vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. 

 

Comme souvent, il se passe quelque chose en Jésus, qui ne se contente pas d'entendre, mais qui regarde, qui les regarde et qui est rempli de compassion. Sauf qu'il ne leur dit pas, comme avec le lépreux qui lui demande de le guérir, qu'ils sont guéris. Non il demande autre chose, et cet "autre chose", leur demande de croire. Après tout, ils auraient pu rester là, où ils étaient. Mais non, ils se sont mis en route. Normalement quand on va se montrer aux prêtres, c'est pour que ceux-ci puissent constater la guérison (ou la non guérison); si guérison il y a, il y a tout un rituel d'offrandes. 

 

Luc emploie le terme de "purifiés". C'est la même chose chez Marc. Peut-être pour distinguer l'externe de l'interne, guéri et sauvé, différent du purifiés. (vous purifiez la coupe, mais l'intérieur n'est pas purifié).

 

15 L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. 

16 Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. 

 

Peut-être qu'il y avait d'autres samaritains, mais seul un en quelque sorte a désobéi à l'injonction d'aller se montrer, en se disant que ça, ça pouvait bien attendre, et que l'important était de remercier celui qui avait pu faire cela pour lui. Peut-être que ce retour, c'est un retournement, une conversion, et c'est la finale ou Jésus parle du fait qu'il est sauvé ce qui est différent de purifié. 

 

17 Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? 

18 Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » 

 

19 Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

 

Il y a "se relever et être sauvé"; 

 

 

JEUDI 14 NOVEMBRE. 

 

Philémon 1,7-20.

 

7 Bien-aimé, ta charité m’a déjà apporté beaucoup de joie et de réconfort, car grâce à toi, frère, les cœurs des fidèles ont trouvé du repos. 

8 Certes, j’ai dans le Christ toute liberté de parole pour te prescrire ce qu’il faut faire, 

9 mais je préfère t’adresser une demande au nom de la charité : moi, Paul, tel que je suis, un vieil homme et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus, 

10 j’ai quelque chose à te demander pour Onésime, mon enfant à qui, en prison, j’ai donné la vie dans le Christ. 

11 Cet Onésime (dont le nom signifie « avantageux ») a été, pour toi, inutile à un certain moment, mais il est maintenant bien utile pour toi comme pour moi. 

12 Je te le renvoie, lui qui est comme mon cœur. 

13 Je l’aurais volontiers gardé auprès de moi, pour qu’il me rende des services en ton nom, à moi qui suis en prison à cause de l’Évangile. 

14 Mais je n’ai rien voulu faire sans ton accord, pour que tu accomplisses ce qui est bien, non par contrainte mais volontiers. 

 

15 S’il a été éloigné de toi pendant quelque temps, c’est peut-être pour que tu le retrouves définitivement,

16 non plus comme un esclave, mais, mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé : il l’est vraiment pour moi, combien plus le sera-t-il pour toi, aussi bien humainement que dans le Seigneur. 

17 Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi, accueille-le comme si c’était moi. 

18  S’il t’a fait du tort ou s’il te doit quelque chose, mets cela sur mon compte. 

 

19 Moi, Paul, j’écris ces mots de ma propre main : c’est moi qui te rembourserai. Je n’ajouterai pas que toi aussi, tu as une dette envers moi, et cette dette, c’est toi-même. 

20 Oui, frère, donne-moi cette satisfaction dans le Seigneur, fais que mon cœur trouve du repos dans le Christ.

 

Luc 17,20-25.

 

20 En ce temps-là, comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable. 

21 On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. » 

 

Si je me réfère à la péricope précédente, la guérison de 10 lépreux, il me semble que l'on peut dire que le règne de Dieu est là, au milieu de nous. Si je dis règne et non pas royaume, cela veut dire (pour moi) que Dieu règne, donc qu'il manifeste son pouvoir sur le mal et que le mal que représente la lèpre, peut être vaincu. Jésus essaye de leur faire comprendre que la manifestation de la présence de Dieu dans le monde, c'est maintenant, devant eux. Mais l'entendront-ils? 

 

22 Puis il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas. 

 

Peut-être que cela renvoie a ce qui va se passer dans peu de temps. Jésus va disparaître et quand quelqu'un est mort, on se remémore les jours où il était vivant, avec nous. Mais même si on croit à la vie après la mort, on ne voit plus et peu à peu les choses s'estompent. 

 

23 On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas. 

24En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là. 

 

Maintenant, comme il a parlé de sa résurrection effectivement certains pourront se faire passer pour lui, mais lui, et là, c'est important, il affirme là que son retour sera comme la déchirure du ciel. 

 

 

25 Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération. »

 

Et c'est l'annonce que cela arrivera, mais que beaucoup de douleur sera nécessaire pour que cela se fasse, et la douleur de Jésus, la souffrance d'être rejeté.

 

 

VENDREDI 15 NOVEMBRE.

 

Jean 1,1a.4-9.

 

1a Moi, l’ancien, à la Dame élue de Dieu, et à ses enfants que j'aime en vérité. 

 

02 à cause de la vérité qui demeure en nous et qui sera avec nous pour toujours.

03 Avec nous seront la grâce, la miséricorde, la paix, de la part de Dieu le Père et de Jésus Christ, le Fils du Père, dans la vérité et dans l’amour.

04 J’ai eu beaucoup de joie à trouver plusieurs de tes enfants qui marchent dans la vérité selon le commandement que nous avons reçu du Père.

 

 

4 J’ai eu beaucoup de joie à trouver plusieurs de tes enfants qui marchent dans la vérité selon le commandement que nous avons reçu du Père. 

5 Et maintenant, Dame élue, je t’adresse une demande : aimons-nous les uns les autres. – Ce que je t’écris là n’est pas un commandement nouveau, nous l’avions depuis le commencement. 6 Or l’amour, c’est que nous marchions selon ses commandements. Tel est le commandement selon lequel vous devez marcher, comme, depuis le commencement, vous l’avez appris. 

 

7 Beaucoup d’imposteurs se sont répandus dans le monde, ils refusent de proclamer que Jésus Christ est venu dans la chair ; celui qui agit ainsi est l’imposteur et l’anti-Christ. 

8 Prenez garde à vous-mêmes, pour ne pas perdre le fruit de notre travail, mais pour recevoir intégralement votre salaire. 

 

9 Quiconque va trop loin et ne se tient pas à l’enseignement du Christ, celui-là se sépare de Dieu. Mais celui qui se tient à cet enseignement, celui-là reste attaché au Père et au Fils.

 

Luc 17,26-37.

 

26En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme. 

27 On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. 

 

28 Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; 

29 mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ; 

 

30 cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera. 

 

31 En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière. 

32 Rappelez-vous la femme de Loth. 

 

33 Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. 

 

34 Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée. 

35 Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. » 36[…] 

 

37 Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. »

 

Isaïe 34:9-17 Là le serpent fera son nid, déposera ses oeufs, Les couvera, et recueillera ses petits à son ombre ; Là se rassembleront tous les vautours. 

 

Isaïe décrit une scène de désolation totale. Il n'y a plus d'hommes, seuls les animaux demeurent et peut-être vivent des restes humains qui sont là. 

 

Mais le chapitre 35 c'est la vie qui reprend, c'est Dieu qui redonne la vie. 01 Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse comme la rose,

 

 

SAMEDI 17 NOVEMBRE.  

 

3 lettre de Jean 1,5-8.

 

5 Bien-aimé, tu agis fidèlement dans ce que tu fais pour les frères, et particulièrement pour des étrangers.  

6 En présence de l’Église, ils ont rendu témoignage à ta charité ; tu feras bien de faciliter leur voyage d’une manière digne de Dieu. 

7 Car c’est pour son nom qu’ils se sont mis en route sans rien recevoir des païens. 

8 Nous devons donc apporter notre soutien à de tels hommes pour être des collaborateurs de la vérité.

 

Impression qu'il se fait un peu remonter les bretelles. OK tu es charitable, alors prouve le en leur donnant des sous, pour que durant leur voyage ils ne soient pas démunis. 

 

Luc 18,1-8.

 

Début du chapitre 18, qui se termine à Jéricho avec la guérison de l'aveugle. Dans ce présent-là, la foi est là. Mais ensuite que se passera t il à Jérusalem? Et comment la résurrection sera-t-elle comprise et accueillie? On dit que beaucoup de chrétiens n'y croient pas. 

 

1En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : 

2 « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. 3 Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.”

 4 Longtemps il refusa ; puis il se dit : 

“Même si je ne crains pas Dieu

et ne respecte personne,

5 comme cette veuve commence à m’ennuyer, 

je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” » 

6 Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! 

 

J'ai lu quelque part, que si cette veuve avait choisi ce juge, c'est justement parce qu'il est retord, pas comme les autres et que c'est celui-là qu'elle veut, pour que ton affaire soit traitée dans le bon sens. Mais si ce n'est pas le cas, ce qui est certain c'est que c'est un dossier qui ne l'intéresse pas, qui peut-être ne va rien lui rapporter, et il refuse de s'en occuper. Sauf que la veuve, comme la femme syro-phénicienne, comme l'aveugle de Jéricho, crie, et au final c'est ce cri qui est entendu, parce que justement il est tout le temps là. Alors importance du cri, du sans cesse.

 

Ensuite Jésus demande à ses disciples de bien écouter ce que dit ce juge. Il commence par dire que ce n'est pas la crainte de Dieu qui est un moteur pour lui, que le jugement des autres, il s'en moque, mais que le cri et la présence permanente de cette femme, l'insupporte, et que du coup, il va rendre juste pour ne plus l'entendre. 

 

Importance du cri? 

 

7 Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? 

Les fait-il attendre ? 

8 Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice.

 

Dieu n'est-il pas un dieu qui entend le cri de son peuple? On peut dire oui, mais les la question de l'attente, c'est peut-être différent? Et faire justice à ses élus (contre qui), pas facile d'aller au-delà.

 

 

Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

 

Toujours surprenante cette phrase, qui semble traduire une certaine désillusion, et qui va un peu avec les messages de Jésus à certains. Que mettre derrière ce "la foi"? 

 

Bref, ce texte, est loin d'être facile. 


Si un homme aussi endurci (on peut penser que c'est un mauvais homme, qui commet beaucoup de mauvaises choses) se laisse attendrir, combien plus, Dieu que est "bon", se laissera t il attendit?

samedi 2 novembre 2024

SEMAINE DU 27 OCTOBRE AU 2 NOVEMBRE. ÉVANGILES

 

DIMANCHE 27 OCTOBRE. Mc 10, 46b-50

 

https://giboulee.blogspot.com/2023/06/mc-10-46b-50-la-guerison-de-laveugle-de.html

 

Je crois que ce qui me frappe et que j'aime dans ce texte, parce que ce n'est pas la première fois que ça arrive, c'est que Jésus qui va arriver dans peu de temps à Jérusalem, qui sait que son temps est compté, est capable de s'arrêter, de prendre le temps et d'écouter. C'est ce qu'il fait avec les pharisiens (la question sur le mariage), ce qu'il fait avec l'homme qui voulait savoir que faire pour obtenir la vie éternelle, et ce qu'il fait maintenant avec l'aveugle. Il a aussi répondu à la question de jacques et Jean. Et à chaque fois, il en tire un enseignement. Là ça sera différent, mais interrompre Jésus, lui poser des questions; faire des demandes, il accepte. Il sait se faire déranger. 

 

46b En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. 47 Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » 

48 Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » 

 

Nouïs, parle de cri. Un pauvre a crié Dieu écoute. Et Timée, crie sans se lasser, malgré la pression des autres.

Un pauvre a crié, dieu écoute… 

 

49 Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » 

 

Là, on ne lui crie plus dessus, mais on lui parle presque gentiment. Jésus donne un ordre, c'est juste appelez le. Pas menez le à moi. Jésus le considère donc comme un adulte autonome, capable d'agir, de se débrouiller. Et de fait, personne ne semble l'aider, sauf la phrase transmise, à laquelle on rajoute le "lève toi' qui est important, et donc la demande de Jésus?

 

50 L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. 

 

C'est peut-être le verset que je préfère; il jette son manteau qui est tout ce qu'il possède, il bondit et au son de la voix, se dirige en toute confiance cers Jésus en courant, ce qui est extraordinaire. Il a été entendu, et même s'il ne voit pas avec ses yeux de chair, peut-être qu'il voit autrement. 

 

51 Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » 

 

Peut-être qu'il y a alors un temps de silence, quelque chose qui tranche avec ce qui se passe quand Jésus passe quelque part. Si je puis dire, ils se regardent tous les deux, et c'est un temps sans parole. Silence rompu par Jésus, avec sa question, qui là encore, montre qu'il voit en Timée non pas un non voyant, un laissé au bord du chemin, mais un homme. Tout est ouvert, c'est une question ouverte. Que veux-tu que je fasse pour toi. Et c'est important, parce que cela renvoie aussi avec ce qui s'est passé avec Jacques et Jean. Nous voudrions que tu fasses ce que nous allons de demander. Jésus peut faire ce qui va lui être demandé. Peut-être s 'agit-il de la vision, mais peut-être d'autre chose. Et la demande qui s'exprime, avec le titre Rabbouni, non pas maître, mais mon maître, ce qui montre aussi le choix qui est déjà fait pas cet homme. 

 

52 Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

 

La parole, mais qui montre l'importance de la foi. Tu as cru en moi, tu as fait de moi ton maître, celui que tu désires suivre, et tu es donc pour quelque chose dans ce qui arrive maintenant pour toi. On retrouve ce qui s'est passé pour la femme qui perdait du sang. 

 

Il n'y a pas le moindre geste, il y a presque autre chose, car Jésus ne dit pas: vois. Non, il dit, ta foi ta sauvé, mais il y a aussi le "va". C'est tu n'as plus besoin de moi, tu peux partir, la foi que tu as mises en moi, c'est elle qui t'a guérie. Et au lieu d'aller chez lui, il suit jésus, sur ce chemin qui monte à la mort . Mais lui, s'il le veut, il pourra enfin entrer dans le Temple de Jérusalem; 

 

 

LUNDI 27 OCTOBRE. St Simon et St Jude.

 

Éphésiens 2,19-22.

 

19Frères, vous n'êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu, 

20car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même. 

21En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur. 22En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.

.

 

Luc 6,12-19. Le choix des douze, qui sera suivi des béatitudes. 

 

12 En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. 

 

Jésus s'en va. Il semble que ce soit un peu son habitude. Il a déjà fait pareil à Capharnaüm, mais c'était après avoir passé une partie de la nuit à guérir: 42 Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter. Là,  c'est toute la nuit, et on peut penser qu'il y a de quoi réfléchir.

 

13 Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres : 14 Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, 

15 Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, 16Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître. 

 

J'ai toujours beaucoup de mal à me représenter cette scène. Il part dans la montagne, avec ses disciples. Il les laisse quelque part, et lui il va plus haut. Bon symbolique de la montagne, mais peut-être aussi, préfiguration du jardin des oliviers. Et puis, il revient vers eux, ou il les fait venir tous à lui, et c'est cet appel, que personne ne présentait. On sait bien que certains sont différents, les pécheurs et Matthieu, mais les autres d'où sortent-ils? Toujours est-il que parmi un nombre peut-être élevé de ceux qui le suivent, il n'en prend que douze. On soit juste qu'il leur donne le nom d'envoyés. Ce qui feront, on ne le saura qu'au chapitre 9, où ils seront réellement envoyés. Mais là, c'est le temps de la formation. 

 

17 Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. 

18 Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé. 

 

Donc là, il y a encore des suiveurs et d'autres qui viennent juste pour obtenir une guérison. Là, il n'y a pas de paroles. On apprend que tous sont guéris et que les esprits impurs, qui sont cause de maladie, sont chassés. Il est bien venu pour sauver les multitudes.

 

19 Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.

 

Curieux cette image. On a un Jésus qui est encerclé par la foule, par des mains qu se tendent, et par ce désir de le toucher pour sentir un changement en soi. Mais c'est comme si chacun se rend compte qu'il est malade (impur), et que seul le contact avec Jésus peut le guérir, d'où ce désir, que l'on va retrouver chez la femme qui perdait du sang, de le toucher. Et Jésus dira aussi, qu'il a senti une force qui sortait de lui. 

 

 

MARDI 29 OCTOBRE. 

 

Éphésiens 5,21-33.

 

21 Frères, par respect pour le Christ, soyez soumis les uns aux autres ; 

22 les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus ; 

23 car, pour la femme, le mari est la tête, tout comme, pour l’Église, le Christ est la tête, lui qui est le Sauveur de son corps. 

24 Eh bien ! puisque l’Église se soumet au Christ, qu’il en soit toujours de même pour les femmes à l’égard de leur mari. 

 

25 Vous, les hommes, aimez votre femme à l’exemple du Christ : il a aimé l’Église, il s’est livré lui-même pour elle, 

26 afin de la rendre sainte en la purifiant par le bain de l’eau baptismale, accompagné d’une parole ; 

27 il voulait se la présenter à lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel ; il la voulait sainte et immaculée. 

 

28 C’est de la même façon que les maris doivent aimer leur femme : comme leur propre corps. Celui qui aime sa femme s’aime soi-même. 

29 Jamais personne n’a méprisé son propre corps : au contraire, on le nourrit, on en prend soin. 

 

C’est ce que fait le Christ pour l’Église, 

30 parce que nous sommes les membres de son corps. Comme dit l’Écriture : 

31 ‘À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.’ 

 

32 Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église. 

33 Pour en revenir à vous, chacun doit aimer sa propre femme comme lui-même, et la femme doit avoir du respect pour son mari.

 

 

Je me dis en lisant ce texte que le mariage est un mariage contrat. Donc pas d'amour, sauf que cela c'est à créer. Mais ce que Paul demande est très dissymétrique, d'un côté le mari qui aime sa femme, jusqu'à éventuellement donner sa vie pour elle, et la femme qui doit obéissance et respect, ce qui est quand même très différent. C'est un peu ce que l'on attend d'un serviteur. Bien entendu, il y a cette image de l'église, mais pas si simple. 

 

Luc 13,18-21.

 

11 Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser.

12 Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. »

13 Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu.

14 Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. »

15 Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ?

16 Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? »

17 À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait.

 

Je n'avais pas repéré le lien entre cette maladie et une possession. Je dois dire que j'ai du mal, mais pourquoi pas. Psycho somatique?

 

 

18 En ce temps-là, Jésus disait : « À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ? 

19 Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches.

 

j'ai toujours aimé, le "jetée dans son jardin". Et si le jardin c'était son âme? Quelque chose se passe alors en lui. Mais ce n'est pas ça; 

 

20 Il dit encore : « À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ? 

21 Il est comparable au levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »

 

Là c'est enfouir, mettre au plus profond. 

 

En fait cela caractérise bien l'homme qui jette et qui projette et la femme qui garde en elle, comme marie, qui garde tout cela dans son cœur. 

 

Accepter le double mouvement.

 

 

MERCREDI 30 OCTOBRE. 

 

Éphésiens 6,1-9.

 

1 Frères, par respect pour le Christ, soyez soumis les uns aux autres. 

Vous, les enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car c’est cela qui est juste : 

2 ‘Honore ton père et ta mère’, c’est le premier commandement qui soit assorti d’une promesse : 

3 ‘ainsi tu seras heureux et tu auras longue vie sur la terre.’ 

 

4Et vous, les parents, ne poussez pas vos enfants à la colère, mais élevez-les en leur donnant une éducation et des avertissements inspirés par le Seigneur. 

 

5 Vous, les esclaves, obéissez à vos maîtres d’ici-bas comme au Christ, avec crainte et profond respect, dans la simplicité de votre cœur. 

6 Ne le faites pas seulement sous leurs yeux, par souci de plaire à des hommes, mais comme des esclaves du Christ qui accomplissent la volonté de Dieu de tout leur cœur, 

7 et qui font leur travail d’esclaves volontiers, comme pour le Seigneur et non pas pour des hommes. 

8 Car vous savez bien que chacun, qu’il soit esclave ou libre, sera rétribué par le Seigneur selon le bien qu’il aura fait. 

 

9Et vous, les maîtres, agissez de même avec vos esclaves, laissez de côté les menaces. Car vous savez bien que, pour eux comme pour vous, le Maître est dans le ciel, et il est impartial envers les personnes.

 

Luc 13,22-30.

 

22 En ce temps-là, tandis qu’il faisait route vers Jérusalem, Jésus traversait villes et villages en enseignant.

 

C'est là, où j'aurais aimé être là; peut-être que si je reprends l'homélie d'hier, il y a le royaume de Dieu est tout proche, parmi vous.. 

 

23 Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » Jésus leur dit : 

24 « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas. 

 

Une question qui pourrait aller avec ce qu'Il dit, lui, que ce n'est pas si facile d'être sauvé. Et la réponse de Jésus va dans le même sens, mais implicitement j'entends; impossible pour les hommes mais possible pour Dieu, et on n'y entre pas à la force du poignet, mais peut-être quand on cesse de vouloir, pour laisser Dieu, agir. Il faut quand même une certaine volonté, un certain désir, mais ce n'est pas le faire. 

 

25 Lorsque le maître de maison se sera levé pour fermer la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : “Seigneur, ouvre-nous”, il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes.” 

26 Alors vous vous mettrez à dire : “Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.” 

27 Il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice.” 

28 Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors. 

 

C'est certainement une parabole, mais explicite et qui fait penser à Mt 25. Là c'est une thématique: quand c'est fermé, c'est fermé et dire que vous m'avez "bien connu", ça ne sera pas suffisant. Ici il est question de justice. La justice, ça concerne la relation à l'autre, ne pas tenir compte de lui. Et c'est peut-être ça le nœud.

 

29 Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. 

30 Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »

 

Ouverture aux autres, que ce soient les non juifs (universalité) ou que ce soient ceux qui sont considérés comme des pécheurs.

 

 

JEUDI 31 OCTOBRE.

 

Éphésiens 6,10-20.

 

10 Frères, puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force. 

11 Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable. 

12 Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes. 

13 Pour cela, prenez l’équipement de combat donné par Dieu ; ainsi, vous pourrez résister quand viendra le jour du malheur, et tout mettre en œuvre pour tenir bon. 

14 Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice, 

15 les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix, 

16 et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais. 

17 Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu. 1

 

18 En toute circonstance, que l’Esprit vous donne de prier et de supplier : restez éveillés, soyez assidus à la supplication pour tous les fidèles. 

19 Priez aussi pour moi : qu’une parole juste me soit donnée quand j’ouvre la bouche pour faire connaître avec assurance le mystère de l’Évangile 

20 dont je suis l’ambassadeur, dans mes chaînes. Priez donc afin que je trouve dans l’Évangile pleine assurance pour parler comme je le dois.

 

Luc 13,31-35.

 

31 En ce jour-là, quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire : « Pars, va t’en d’ici : Hérode veut te tuer. » 

 

La question serait aussi de savoir si jésus en en Judée ou en Galilée. On peut supposer que les pharisiens là, essayent de le prévenir, sauf que ce n'est pas Hérode qui le fera mettre à mort. Peut-être que Luc, nous informe que cet homme aura à voir avec la passion. 

 

32 Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui et demain, et, le troisième jour, j’arrive au terme.

33 Mais il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem. 

34 Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! 

 

35 Voici que votre Temple est abandonné à vous-mêmes

 

Le message: vous êtes bien gentils, mais moi, c'est à Jérusalem que je dois mourir, pas quelque part en Galilée. Je suis un prophète, et comme tous les prophètes, ma mort sera dans cette ville, cette ville qui tue le s prophètes et qui refuse d'écouter la voix, cette ville, dont le temple est abandonné par Dieu, qui l'a quittée.

 

. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz : ‘Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !’ »

 

Un peu sibyllin,  est ce qu'il s'agit de l'arrivée à Jérusalem ou de la résurrection finale? Mais là, cela voudrait dire que les pharisiens ont reconnu que Jésus est celui qui vient au nom du Seigneur, qu'il est béni. 

 

Lc 19, 37 Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers, toute la foule des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus,

38 et ils disaient : « Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! »

39 Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule, dirent à Jésus : « Maître, réprimande tes disciples ! »

40 Mais il prit la parole en disant : « Je vous le dis : si eux se taisent, les pierres crieront. »

41 Lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant :

42 « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux.

 

 

VENDREDI 1 NOVEMBRE.

 

Jean 3,1-3.

 

1 Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. 

 

2 Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. 3

E t quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.

 

 

 Mt 5, 1-12a

 

1 En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. 

2 Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : 

 

C'est donc aux disciples qu'il s'adresse. J'ai lu dans un cours, que tout ce qu'il dit pour nous, ce sont des qualificatifs de lui; peut-être nous demande t il d'être comme lui.

 

3 « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.

 

4 Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.

 5 Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Ps 36

6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Ps 22, 27-28

7 Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.

 8 Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. 

9 Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. 

10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.

 

11 Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. 

12a Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

 

 

SAMEDI 2 NOVEMBRE. 

 

 

Jn 6, 37-40

 

Discours après la multiplication des pains, et la tempête apaisée. 

Là, ça se passe encore bien. Donne-nous toujours de ce pain-là, et l'affirmation que Jésus qui va faire polémique ensuite; je suis le pain vivant (peut-être que dans le canon, remplacer sacrifice vivant, par sacrifice qui donne la vie). 

 

37 Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.

 

Insistance du Père  Quesnel sur le tous. Tous les hommes sont ou seraient donnés à Jésus, par contre, il y a quand même un sacré chemin à faire, à savoir aller vers le lui et le reconnaître. Mais ce que dit le commentateur, c'est que même ceux qui n'ont pas pu le reconnaître ou pas su, (et peut-être que là, on pourrait revenir à Mt 25), ne seront pas jetés dehors. Le jeté dehors c'est surtout chez Matthieu qu'on le trouve.

 

38 Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.

39 Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.

 

40 Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

 

Explication de la volonté: la résurrection au dernier jour, et déjà la vie éternelle en ce monde.