vendredi 8 octobre 2021

SEMAINE DU 3 AU 9 OCTOBRE. ÉVANGILES.

 

DIMANCHE 3 OCTOBRE. Mc 10, 2-16

 

 

2 Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » 

 

Peut-être que pour comprendre cette phrase il faut savoir que Jésus est dans le territoire de la Judée, et qu'en Judée, il y a tous les "savants, les docteurs de la loi". Donc là, Jésus qui débarque mais dont on a entendu parler (celui qui guérit le jour du Sabbat), va être testé par les religieux qui sont là. Et la question porte sur le renvoi de la femme par son mari, et en sous-jacent, on peut entendre une inquiétude: est-ce que Dieu a le droit de nous renvoyer, nous la femme de sa jeunesse? Est-ce que toi avec ton enseignement, toi qui dit que Dieu est ton père, tu ne parles pas de nous? 

 

3 Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? » 

4 Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » 

5 Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle. 

6 Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. 

7 À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, 

8 il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. 

9 Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » 

 

Mais on a un dialogue normal. Référence à la Loi: que dit Moïse. Puis élévation du débat si je puis dire, mais aussi, à cause de vous, de votre dureté (et cela reste vrai à ce moment-là, mais aussi aujourd'hui, et cela pose la question de certaines règles même sans l'église), que la loi originelle a été modifiée. Et jésus s'appuie sur la Genèse. Et il redonne la loi donnée non par Moïse, mais bien par le commencement: ce n'est pas à l'homme de séparer ce qui a été uni par Dieu.

 

Et comme la réponse est rude, mais imparable, tout le monde rentre dans ses foyers; et là, ce sont les disciples qui n'apprécient pas du tout la réponse de Jésus.

 

10 De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. 

11 Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. 

12 Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. » 

 

Et c'est la même réponse aux disciples: renvoyer pour se tourner vers un ou une autre, parce que cela nous arrange, c'est commettre l'adultère (se détourner de la Loi, de l'alliance, pour se tourner vers soi et non plus vers Dieu).

 

13 Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement. 

14 Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. 

15 Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » 

16 Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

 

Et un dernier épisode: Jésus qui prend la défense des petits enfants (et de leurs parents). Laissez venir à moi les enfants, car c'est à eux qui sont à même d'entrer dans le royaume. 

 

Maintenant que retenir de ces 3 morceaux? Revenir à l'origine, ouvrir son cœur pour le rendre semblable à celui d'un enfant. 

 

 

LUNDI 4 OCTOBRE. ST FRANÇOIS. Lc 10, 25-37

 

25 En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » 

26 Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? »

27 L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » 

28 Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. » 

29 Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » 

 

En soi, cette réponse est étonnante, car on trouve ailleurs le questionnement sur le plus grand des commandements et c'est Jésus qui donne la réponse donnée ici par le pharisien, et ensuite le scribe ne pose plus de question. Là il y a une question, une réponse, une bonne réponse, et l'enseignant Jésus, qui renvoie maintenant au faire et non plus au savoir. Qu'est ce qui. A poussé le docteur de la loi, à aller plus loin? Pourquoi la réponse ne lui a-t-elle pas suffit? Si on parle d'épreuve, alors je peux penser que la réponse de Jésus, qui ne permet pas de polémiquer et donc de l'entraîner à une mauvaise réponse,  ça ne va pas. Alors il rebondit sur un mot que lui-même a donné. Peut-être que ce mot-là, était un sujet habituel de discussion. 

En tous les cas, il va avoir "son enseignement".

 

30 Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. 

 

Ce sont plutôt les bandits qui tombent sur lui. Descendre de Jérusalem la ville Saint à Jéricho la ville du bas, au-dessous du niveau de la mer. Peut-être que content d'avoir accompli ce qu'il voulait au temple, il n'est plus sur ses gardes. Curieusement j'ai toujours pensé que cela se passait la nuit, mais rien n'est moins sur. Bref, il y a sur la route, un homme plus que mal en point. Et des bandits qui s'en sont mis plein les poches, mais qui ont fait du mal. Est-ce que cet homme, peut aussi être une représentation de Jésus, le mauvais va essayer de tout lui dérober, les siens et sa vie et va le laisser mort sur la croix. Et qui va venir à son aide? 

 

31 Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. 

32 De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. 

 

Passer de l'autre côté, changer de trottoir en quelque sorte, faire comme si on n'avait pas vu. Ne pas regarder. Ne pas prévenir no plus, ne pas donner l'alarme. Non, surtout pas toucher, regarder. Comme s'il devait en résulter du mal. Peur de quelque chose? L'impur? 

 

33 Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. 

34 Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. 

35 Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.” 

 

Il y a une quantité de verbes: il voit, il est saisi de compassion, il s'approche, il le panse, il verse de l'huile et du vin, il le charge sur sa monture, il le conduit dans une auberge, il prend soin de lui. Il donne de l'argent pour lui et il s'en va. Il ne demande rien. Pas de récompense, rien. Il a juste relevé et pris soin d'un homme qui serait certainement mort au bord de la route. 

 

36 Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »

 

Le samaritain ne s'est posé de question sur l'appartenance de l'homme couché à telle ou telle ethnie. Il a juste écouté son cœur. En même temps, curieusement il avait les moyens; une monture, de l'huile, du vin, mais surtout il a trouvé le temps. Il s'est arrêté, il a soigné, il a porté. Il a eu pitié.

 

37Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »

 

Peut-être ne pas se laisser prendre au piège d'un évangile connu. Ce n'est pas qui est mon prochain, parce que cela c'est la question sans fin, sur laquelle on pourrait ergoter, mais comment être le prochain de celui ou de celle que je rencontre aujourd'hui. Comment être le prochain des amis du groupe bible? Et bien ce n'est si facile. Et si l'Esprit n'est pas là, s'il ne m'ouvre pas les autres yeux, je risque de passer à côté, et de ne pas voir. Ouvre mes yeux aujourd'hui.

 

 

MARDI 5 OCTOBRE. Lc 10, 38-42

 

Quand je vois des représentations de cette scène, il y a juste trois personnages, mais comme je l'ai écrit ailleurs, il y en avait bien plus que cela. Et cela explique aussi ce qui se passe pour Marthe. Elle sait ce qu'elle fait en ouvrant sa maison (et même si certains disciples sont reçus ailleurs) il est évident que la présence de Jésus chez elle, va drainer plein de monde. Je crois aussi qu'elle a des serviteurs, mais peut-être a-t-elle peur du quand dira-t-on et que sa sœur ne fasse pas son devoir, elle ne supporte pas. Que va-t-on dire d'eux, d'autant que des pharisiens, il doit bien y en avoir, ceux qui mettent Jésus à l'épreuve. Mais la réponse de Jésus, recadre. Arrête de vouloir tout faire, arrête d'être parfaite, arrête, ce n'est pas grave ce qu'on va penser de toi. Prends aussi un peu de temps pour toi, viens, écoutes moi, et ensuite nous nous réjouirons de manger tous ensemble.

 

38 En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. 

 

On ne sait pas où ça se passe: un village. Pas Béthanie du moins pas dit. Et là, ça se passe un peu comme Jésus l'a dit pour la mission. Si une maison, vous accueille, entrez dans cette maison, ne choisissez pas. Acceptez l'hospitalité et dites "paix à cette maison". Peut-être que la Paix est allée se déposer d'emblée sur Marie, parce que Marthe avait déjà la tête un peu ailleurs.

 

39 Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.

 

La Paix, a fait son travail, et Marie, prise par ce don, va écouter la parole de Jésus. J'imagine Jésus assis, et Marie, assise juste devant lui, ou juste à côté de lui. Une place de choix. 

 

 40 Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » 

 

J'ai toujours aimé cette phrase curieuse: ça ne fait rien que… Elle ne s'adresse pas à se sœur, peut-être que ça ne se fait, mais à Jésus qui a pris quelque part la place du maître de maison. Et elle le rend responsable de l'attitude de sa sœur, attitude qui montre qu'elle n'est pas à sa place: les femmes aux fourneaux. Sauf que Jésus quand on lui demande de prendre parti, ce n'est pas du tout son truc. Il ne prend jamais de décision à la place d'un autre.

 

41 Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. 

42 Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

 

Jésus ne critique pas, il constate ce qui se passe. Oui, elle se donnes du souci, oui elle s'agite (et là c'est un peu comme les vagues de la mer qui s'agitent sous l'effet (du vent) de certaines forces attribuées au mal. Et c'est là que Jésus intervient réellement. IL y a une tempête et cette tempête il va l'apaiser, avec ses mots. Il y a "ne t'inquiètes pas pour ta sœur, ne lui demandes rien, laisse-là, aujourd'hui, elle a choisi la part qui est bonne pour elle, elle en a besoin et je ne veux pas que tu la lui enlèves. Mais c'est aujourd'hui, et réjouis-toi avec moi, pour cela. Sois une vraie sœur pour ta sœur. Ne décide pas pour elle, de ce qui est bon, laisse-moi le faire.

 

Alors ce que j'ai envie de retenir, c'est que Jésus donne à Marthe une sorte de leçon sur la fraternité. Tu n'as pas à faire l'adulte avec un enfant, mais à la respecter dans ses choix, à la laisser libre, et ne t'inquiètes pas, ensuite elle aussi, sera capable de s'occuper du service.

 

 

 

 

 

MERCREDI 6 OCTOBRE. Lc 11, 1-4

 

C'est un texte que j'aime. D'abord, il n'est pas situé dans l'espace ou la géographie. Et puis quand Jésus, prie, il ne faut pas le déranger, mais il le fait quand même de manière publique. Il ne se cache pas dans une chambre, dans un lieu secret. Non, il est là, et bien souvent Jésus est dehors. C'est vrai dès le début de l'évangile après la journée à Capharnaüm, Jésus part en dehors de la ville pour prier; avant l'aube, je crois. Mais c'est dehors. Et c'est seul. Et là, il y a la demande à laquelle Jésus répond. Et cette prière là, est simple, elle coule. Il y a ce "Père " qui l'on a aussi entendu dans Lc 10 (mais pas cette année): Je te bénis Père, d'avoir caché cela aux sages et aux savants et de l'avoir révélé aux touts petits; Oui Père, car tel a été ton bon plaisir; et Jésus nous dit comment lui, il parle à son Père, il l'appelle Père et nous pouvons faire comme lui, dire comme lui, parce qu'il est notre Frère, le Frère. J'aime bien rester sur un mot… Alors que ce mot Père soit le maître mot de ma journée.

 

1 Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. » 

 

C'est une demande étrange finalement, c'est soit un bon "maître en vie spirituelle" sois comme Jean qui a appris. Cela c'est dommage de ne pas savoir ce que Jean a appris à ses disciples. Peut-être qu'un jour on saura. 

 

2 Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. 

 

Deux demandes pour que Dieu soit reconnu. Le règne de Dieu, c'est bien la mission de Jésus. Que le règne du Père, vienne et que son nom soit sanctifié, mais aussi source de sanctification pour nous.

 

3 Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. 

 

Une demande sur la nourriture, nous donner non pas ce dont nous avons envie, mais ce dont nous avons besoin. Et c'est peut-être important, discerner cela. De quoi ai-je besoin. 

 

4 Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.»

 

Si péché il y a, et bien sûr il y a, pour être pardonné, pardonner. Là il y aurait tellement à dire.

Un peu comme pour la tentation. Mais là, il y a une demande d'aide et si je reconnais que j'ai besoin d'aide, alors il y aura une réponse, car cela c'est un besoin et non pas une envie.

 

 

JEUDI 7 OCTOBRE. Lc 11, 5-13

 

5 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : “Mon ami, prête-moi trois pains, 

6  car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.”

7 Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : “Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.” 

8 Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut. 

 

 

Je n'avais jamais remarqué à quel point Jésus nous inclut dans sa parabole. Imagine que tu aies  un ami, qui vienne toquer à ta porte en pleine nuit, et qui te raconte qu'un de ses amis est venu s'installer chez lui, mais que lui n'a rien à lui offrir. C'est sur que je peux me dire, pourquoi c'est tombé sur moi, pourquoi n'est il pas allé chez quelqu'un d'autre.. Mais ce que dit Jésus c'est que celui qui dort, qui est dans son lit, va se lever, même s'il n'est pas content, mais qu'il va se lever. Et ça j'aime beaucoup. Je peux comprendre que si je dérange Dieu en pleine nuit, finalement pas pour moi, mais parce qu'un autre me demande de l'aide, alors il répondra. 

 

9 Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.

10 En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. 

11 Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? 

12 ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ? 

13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

 

Et là c'est le passage pour faire comprendre cette bonne paternité en Dieu. Ce Dieu qui se déranger, parce qu'il est au-delà de l'image de la paternité humaine, qui est capable (mais hélas pas toujours) de faire de belles choses. Et ce que Dieu peut donner de mieux, c'est l'Esprit Saint. Simplement oser le demander, encore et encore. 

 

 

VENDREDI 8 OCTOBRE. Lc, 11, 15-25

 

15 En ce temps-là, comme Jésus avait expulsé un démon, certains dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » 

 

16 D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.

 

C'est étonnant cette manière de fonctionner. Il s'agit soit de disqualifier, mais aussi de calomnier, (il vous fait croire que c'est parce qu'il est ami de Dieu qu'il a ce pouvoir, que Dieu lui a donné ce pouvoir), mais c'est faux. C'est parce qu'il est adepte de Satan qu'il y arrive; Les démons lui obéissent comme ils obéissent à leur maître, et lui est un ami de leur maître.

Et l'autre manière c'est "prouve le" qu'on aura jusqu'au pied de la croix: s'il est fils de Dieu, que Dieu vienne le délivrer. Là c'est donne un signe qui vient du ciel, comme Moïse l'a fait en son temps, comme Josué l'a fait. Arrête le soleil, que les ténèbres soient sur nous, etc. Alors nous saurons que tu es vraiment l'élu. 

 

 

17 Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. 

18 Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. 

19 Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. 

20 En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.

 

Jésus aurait pu se mettre en colère. Mais j'ai toujours eu l'impression qu'il est profondément blessé par cette mauvaise foi, cet aveuglement et qu'il répond avec une grande bonté, et que cette manière de répondre, est bien signe de qui il est. 

 

Que veut-il leur faire comprendre? Que tout royaume divisé (quand ça n'est pas unifié, quand on ne sait plus qui fait quoi), alors au final, ça ne peut pas tenir. 

Il les fait vraiment réfléchir. Et leur dit l'important: si j'expulse les démons parce que la main de Dieu est sur moi, alors le règne de Dieu est venu jusqu'à vous. Dieu règne en moi, et il est là, accueillez-le 

 

21 Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. 

22 Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribuetout ce dont il l’a dépouillé. 

 

J'ai toujours eu du mal avec ces deux versets. Tout le monde dit que l'homme fort, c'est le démon, qui est vaincu par celui qui est plus fort que lui, et qu'il ne gardera rien de ce qu'il croyait posséder. En soi, c'est une bonne nouvelle.

 

23 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. » 

 

Lc 9, 50 (pour les disciples) qui n'est pas contre vous est avec vous. 

 

Marc 39 Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;

40 celui qui n’est pas contre nous est pour nous.

 

 

 

Comme souvent, il y a une sorte de sentence qui résume ce qui vient de se passer. Vous dites que je suis un être non mandaté, un faux prophète, un faux guérisseur. Et là, il est question du choix. Qui choisissez-vous? Ne pas être avec moi, c'est être contre moi. Ne pas rassembler avec mo, c'est disperser. Sauf que ça je ne comprends pas. On rassemble quoi?  Là c'est très radical. 

 

24 Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer. Et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.” 

25 En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. 

26 Alors il s’en va, et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui, au nombre de sept ; ils entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début. »

 

L'interprétation de rcf, me plait beaucoup. Il y a le "veillez", et ne pas s'appuyer sur le passé, continuer à travailler, car de nouvelles failles sont toujours possibles. 

 

SAMEDI 9 OCTOBRE. Lc 11, 27-28

 

27 En ce temps-là, comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! » 

 

28Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »



Il y a une bénédiction qui vient sur Jésus, (donc semblable à celle de Jacob sur Joseph), et cette bénédiction, Jésus en quelque sorte ne la garde pas pour lui. Il nous la donne à nous, qui essayons un jour après l'autre d'écouter la parole de Dieu et de la garder. Ici ce n'est pas mettre en pratique, c'est la garder à la fois comme un trésor, ou comme une source de vie, et c'est cette incarnation de parole en nous, qui nous permet de l'actualiser en la mettant en pratique. Ecouter et garder.


La femme qui a élevé la voix raconte.

 

Je ne sais pas ce qui m'a pris, moi qui suis une femme sans enfants, une femme stérile, une femme dont on se moque, et qui n'a pas trop le droit à la parole, moi qui envie tellement toutes ces femmes qui ont des enfants. Et en écoutant parler cet homme, ce bel homme, je me disais que j'aurais tellement désiré avoir un fils comme lui, un fils qui parle haut et fort, un fils qui affirme que le royaume est là, que le Salut c'est pour aujourd'hui, et que la règne de Dieu est là, tout proche. Qu'est-ce que j'aurais aimé avoir un tel fils.

 

Et à ma grande stupéfaction, je me suis entendue  dire très fort une phrase que je n'avais pas du tout imaginée: "Heureuse la mère qui t'a portée en elle, et dont les seins t'ont nourri."


Jésus s'est arrêté de parler, je lui avais coupé la parole, il m'a regardée et il a dit: "Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et la gardent". Et là, cette parole, elle est entrée en moi, j'ai comme goûté ce "heureux" qui me mettait debout, moi la stérile, j'ai goûté ce "garder" .


Oui la parole de cet homme, qui est lui-même parole de Dieu, elle est en moi, et elle me fera fructifier, même à mon âge. Que je suis heureuse d'avoir rencontré cet homme. Que le très Haut soit béni. Et que soient bénis tous ceux qui garderont sa parole.

samedi 2 octobre 2021

SEMAINE DU 26 SEPTEMBRE AU 2 OCTOBRE.


 

DIMANCHE 26 SEPTEMBRE.

 

Trouver ailleurs les versets 44 et 46. Sauf qu'on ne les trouve pas. D'après ce que j'ai lu, il y a (mais on ne le lit pas) vous serez salé par le feu. 

 

38En ce temps-là, Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. » 

39 Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; 

40 celui qui n’est pas contre nous est pour nous. » 

41 Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. 

 

Outre l'intransigeance de Jean, fils du tonnerre nous dit-on, il y a ce passage de je au nous, du moins d'une certaine manière. 

Il n'est pas de ceux qui "nous" suivent et non pas de ceux qui te suivent. Il ne fait pas partie du groupe. 

Et Jésus recentre sur lui, il ne peut pas faire de miracle en mon nom et parler mal de moi après, dire du mal, me rejeter. Il est donc à sa manière quelqu'un qui me bénit puisqu'il utilise mon nom et il fait partie de la grande famille.

Et là, Jésus agrandit la notion de famille. Celui qui vous fait du bien, parce que vous êtes de ma famille, il aura sa récompense. C'est à moi qu'il a fait du bien (Mt 25).

 

 

Ces premiers versets sont illustrés par le passage de l'exode où on s'étonne du fait que l'esprit est tombé sur deux hommes qui ne s'étaient rendus à la convocation '(désobéir), et pourtant ils prophétisent dans le camp, et c'est peut-être cela l'important. Prophétiser sur place, là, dans le ici et le maintenant. 

 

Ceci dit, on voit très bien que cela n'a pas dû être dans la douceur et la gentillesse. Avec l'importance du nom de Jésus. Celui qui fait un miracle en mon nom, ne peut ensuite mal parler de Jésus; Il est aussi transformé par ce qu'il a fait. Il n'est que le vecteur, mais un vecteur transformé. Importance de la reconnaissance du NOM.

 

 

42 « Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer. 

43 Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la. Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas. 

45Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds. 

47 Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux, 

48 là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas.

 

 Comment éviter de ne pas avoir part au royaume? Veiller à ses propres sens, le regard, le toucher qui ici évoque la brutalité ou la convoitise, le pied, qui évoque la violence. Je ne sais pas s'il s'agit de couper, mais on revient à la circoncision qui consiste quand même à couper quelque chose.

 

Je n'avais pas remarqué l'importance du mot chute. Et dans certains midrashim quand Adam se détourne de Dieu, il y a une chute qui se fait, il perd sa stature, sa longévité, sa vigueur. J'ai l'image de quelqu'un qui se rabougrit (un peu comme Alice quand elle mange les champignons).

 Alors là, Jésus dit de faire attention à ne pas être occasion de chute pour le petit qui est à lui,  

Parce que si l'on fait cela, c'est la mort qui nous attend. Il nous met en garde, contre les nos sens, mais il est le seul à pouvoir nous préserver du regard mauvais, du mouvement mauvais, de l'écoute faussée. Ce n'est qu'en se branchant sur lui et je pense en acceptant d'être émondé que cela devient possible. 

 

Seigneur au secours. Viens à mon aide. Purifie (même si c'est douloureux) mes sens pour qu'ils soient moins charnels et qu'ils voient aussi en l'autre ta présence et ta beauté. Apprends- moi à servir. 

 

LUNDI 27 SEPTEMBRE. Lc 9, 46-50

 

Pas simple de trouver un texte qui presque semblable à celui de dimanche. Entre Luc et Marc, pour la deuxième partie, c'est juste une petite différence: qui n'est pas contre nous/contre vous, est avec nous/vous.

 

Que de passe-t-il dans l'évangile de Luc à la fin de ce chapitre 9?

 

On est loin de la fin, puisqu'il reste encore 10 versets, mais il y a eu cette petite phrase sur le "ouvrez bien vos oreilles, le Fils de l'Homme doit être livré aux mains des anciens". Et du coup, on a l'impression que les disciples ont compris que Jésus ne sera pas éternellement avec eux, que ça risque de mal se terminer, alors pour que le "mouvement de libération" perdure, se pose la question de savoir qui sera à même de le remplacer. Là, ils vendent la peau de l'ours avant de l'avoir tué, si je puis dire. 

 Comme dans Marc, il y a un geste fort. Le plus grand, c'est celui qui se sait le plus dépendant, le moins autonome,  le moins costaud, le moins fort, c'est celui qui est dans l'attente de ce que je fais en Lui, moi et mon Père.

 

46 En ce temps-là, une discussion survint entre les disciples pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand. 

47 Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur, prit un enfant, le plaça à côté de lui 

 

Peut-être que le " à côté" est important. Il ne le met pas au milieu du groupe de disciples, mais à côté de lui, et il y a "le grand Jésus" et ce petit enfant qui peut symboliser cet autre aspect de Jésus, il est devenu le tout petit qui est en totale dépendance du Père. Mais lui, il n'est pas, il se fait, ce qui est différent et c'est peut-être cela qu'il nous faut apprendre un jour après l'autre.

 

48 et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand. » 

 

Il y a plusieurs choses, là. Accueillir les petits, les fragiles, les qui puent, c'est accueillir non seulement Jésus qui est dans ceux là, mais aussi le Père, c'est entrer dans le mystère trinitaire. Ne pas mépriser ces petits, et se souvenir qu'il faut se faire petit, le plus petit. Et que c'est parfois difficile.

 

49 Jean, l’un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous. »

50 Jésus lui répondit : « Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous. »

 

Là c'est semblable à hier, sauf la finale, comme si Jésus sortait du groupe et donne des consignes pour le après. Nul ne peut chasser des démons en mon nom, s'il ne m'a pas reconnu et il ne peut pas vous faire de mal. 

 

 

MARDI 28 SEPTEMBRE. Lc 9, 51-55

 

Commentaire: St Bonaventure.

 

« Il prit avec courage la route de Jérusalem »

Le Christ est le chemin et la porte (Jn 14,6; 10,7), l'échelle et le véhicule (...), « le mystère caché depuis le commencement » (Mt 13,35). 

Celui qui tourne résolument et pleinement ses yeux vers le Christ en le regardant suspendu à la croix, avec foi, espérance et charité, dévotion, admiration, exultation, reconnaissance, louange et jubilation, celui-là célèbre la Pâque avec lui (cf Mc 14,14), c'est-à-dire se met en route pour traverser la mer Rouge grâce au bâton de la croix (cf Ex 14,16). (...) 

En cette traversée, si l'on veut être parfait, il importe de laisser là toute spéculation intellectuelle. Toute la pointe du désir doit être transportée et transformée en Dieu. Voilà le secret des secrets, que « personne ne connaît sauf celui qui le reçoit » (Ap 2,17), que nul ne reçoit sauf celui qui le désire, et que nul ne désire sinon celui qui est enflammé par l'Esprit Saint que le Christ a envoyé sur la terre. C'est pour cela que l'apôtre Paul dit que cette mystérieuse sagesse est révélée par l'Esprit Saint (1Co 2,10). Si tu recherches comment cela se produit, interroge la grâce et non le savoir (...), l'obscurité et non la clarté, non point ce qui luit mais le feu qui embrase tout l'être et le transporte en Dieu avec une onction sublime et un élan plein d'ardeur. Ce feu est en réalité Dieu lui-même dont « la fournaise est à Jérusalem » (Is 31,9). C'est le Christ qui l'a allumé dans la ferveur brûlante de sa Passion. (...) 

Celui qui aime cette mort de la croix peut voir Dieu ; car elle ne laisse aucun doute, cette parole de vérité : « L'homme ne peut me voir s'il ne cesse de vivre » (Ex 33,20). 

Mourons donc, entrons dans l'obscurité, imposons silence à nos soucis, à nos convoitises et à notre imagination. Passons avec Jésus crucifié « de ce monde au Père » (Jn 13,1). Et quand le Père se sera manifesté, disons avec Philippe : « Cela nous suffit » (Jn 14,8) ; écoutons avec Paul : « Ma grâce te suffit » (2Co 12,9) ; exultons en disant avec David : « Ma chair et mon cœur peuvent défaillir : le roc de mon cœur et mon héritage, c'est Dieu pour toujours » (Ps 72,26).

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51 Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem. 

 

Si on se base sur cet évangile, ou peut penser qu'il y a plusieurs routes pour aller à Jérusalem, en fonction de l'endroit où on se trouve en Galilée. Parce que si l'on suppose que l'arrivée à Jérusalem se fait par Jéricho, il faut attendre la fin du chapitre 18 pour que cela arrive. Et entre temps, il s'en passe des choses, il y en a des enseignements. 

 

Là c'est la fin du chapitre 9, qui est le chapitre pivot et qui a vu la transfiguration et les annonces du futur, futur pas trop réjouissant. 

Pour moi, il y a deux images dans ce verset, une référence à Elie, mais peut-être plus à Hénok, et surtout au serviteur du livre d'Isaïe qui rend son visage dur comme la pierre. Autrefois, on disait avec courage, avec résolution. "Il dressa son visage(ses faces) résolument". Mais là, il se passe quelque chose. Jésus se prépare à ce qui va advenir et il faut du courage pour cela. Ne pas revenir en arrière.

 

52 Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. 

53 Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. 

 

On trouve là un refus. Tu vas à -Jérusalem, alors on ne veut pas de toi, tu n'es pas des nôtres. Racisme? Et que veut dire préparer sa venue? On a eu l'envoi des 12, est ce qu'ils ont chassé des démons, guéris des malades et annoncé la bonne nouvelle ou est -ce qu'ils viennent juste quémander k-l'hospitalité. En général ce sont les juifs qui méprisent les samaritains, là, c'est l'inverse. Et le motif semble futile. Enfin c'est avec des motifs futiles que des querelles se provoquent dans les familles. 

 

54 Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? » 

55 Mais Jésus, se retournant, les réprimanda.

56 Puis ils partirent pour un autre village 

 

Ceux-là, réagissent mal Ils ont entendu la réponse des messagers, des ambassadeurs et ils se mettent en colère. Enfin si Jésus comme Elie doit être enlevé sur un char de feu, pourquoi puisqu'ils ont reçu plein de pouvoirs, ne pas être comme Dieu, envoyer le feu du ciel. Sauf que Jésus, ce n'est pas du tout ce pouvoir-là, qu'il a donné aux apôtres. Il a donné un pouvoir de restauration pas de destruction, et c'est normal qu'il râle. En plus il doit être triste.

Mais, cela n'arrête pas Jésus. C'est un peu comme s'il y avait une première tentative pour aller à Jérusalem, si on admet que le chapitre 10 qui se termine par Marthe et Marie, se passe à Béthanie. Mais c'est une idée comme ça. Et il y a les fêtes. 

 

 

MERCREDI 29 SEPTEMBRE. St Michel. Jn 1, 47-50

 

 

On est près du Jourdain, là où Jean baptise. André et un autre ont suivi Jésus et ont vu où il demeurait. Puis André va chercher Simon son frère. Puis Jésus appelle Philippe: c'est un appel net, sans fioriture/ suis moi. Et c'est Philippe qui lui, va comme André à la pêche, en allant chercher Nathanaël, qui donc comme lui, Simon et André sont du même village, Bethasïde. Mais Nathanaël quand il entend que Jésus vient de Nazareth, se dit que ce n'est pas possible et c'est là où Philippe a une excellente idée, il lui demande de juger par lui-même, de ne pas se fixer aux traditions qui ne reposent sur les écritures, mais qui ne disent pas tout. Jésus est bien de Nazareth, mais d'après les synoptiques, il est bien de la maison de David et serait né à Bethléem. Et là, c'est la rencontre qui va faire de Nathanaël le quatrième appelé. 

 

 

47 En ce temps-là, lorsque Jésus vit Nathanaël venir à lui, il déclara à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » 

 

Quand j'entends cette phrase je pense aux entretiens du Père Mercier qui parle d'un des petits prophètes, en disant que son patronyme, c'est fils de vérité. Et c'est un peu comme si Jésus disait à Nathanaël, tu es quelqu'un de vrai, et j'ai besoin de personnes comme toi. Pas de ruse, c'est aussi que le malin n'a pas de prise sur lui, et que ses choix sont de vrais choix.

 

48 Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » 

49 Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » 

 

La réponse de Nathanaël, montre qu'il n'est pas ravi. C'est un peu: " non mais, pour qui te prends-tu toi?". Et là Jésus, le scotche: "je t'ai vu". Or qui peut voir, sauf Dieu. Et Nathanaël qui connait les écritures, comprends que celui qui parle n'est pas le type qu'il voit, celui qui est de Nazareth, mais bien plus.

 

50 Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » 

51 Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

 

Là, on a quelque chose qui s'adresse d'abord à Philippe, tu es convaincu parce que j'ai ce don, et finalement tu vois, il ne te faut pas grand-chose, mais ensuite cela s'adresse aux autres (et à nous, et c'est une réponse à un texte d'Isaïe: "et si tu déchirais les cieux", car oui, Jésus a déchiré les cieux, il est descendu sur la terre, notre terre, et comme dans le songe de Jacob, il est en présence des anges, mais cela ne sera vu que bien plus tard. Mais l'image en soi est curieuse, et cela donne une représentation presque cosmologique de Jésus. Comment peut-on monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme? Mais Jésus prend aussi sa stature de fils de l'Humain. Vrai homme, Vrai Dieu. C'est presque comme si par son corps, que là, je ne vois pas vertical, mais horizontal, remplissant tout l'espace, avec au-dessus de lui, le Divin, le monde du Père et en dessous, notre monde, notre monde qui par lui lui, qui est la porte peut entrer dans le monde d'en Haut. 

 

Si c'est "sur le Fils de l'homme", l'image est différente. Jésus est l'échelle, qui permet au ciel de venir sur terre et peut-être à la terre de venir au ciel.



JEUDI 30 SEPTEMBRE. Lc 10, 1-12

 

Cet évangile restera pour moi, l'évangile de l'envoi en mission des "missionnaires" du centre Richelieu. Il ya donc pas mal d'affectif, mais aussi une très belle homélie qui s'était centrée sur la paix. S'abord prier le Père pour qu'il envoie des ouvriers, et ensuite dire " Paix à cette maison". Ce serait peut-être quelque chose à faire, chaque fois que j'entre dans une maison qui n'est pas la mienne.

 

1 En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. 

2 Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. 

 

Il y a vraiment un plan de route. Je me disais ce matin que si on part du tournant qui se passe du côté de Césarée de Philippe, donc au nord, effectivement pour aller à jérusalem au Sud, le chemin est long. Et donc Jésus, qui sait aussi que son temps est compté, doit faire entendre le message et préparer les cœurs. Alors c'est comme s'il envoyait évangéliser beaucoup plus large. 

 

En fait,  je n'avais pas été sensible au fait qu'il y a plusieurs possibles. Annoncer dans les maisons, annoncer dans les villes.

 

3 Allez ! 

Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. 

4 Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. 

 

            Là c'est ce qui se passe quand on est accueilli dans une maison.

5 Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’ 

6 S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. 

7 Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. 

 

 J'aime le "allez", comme si Jésus leur donnait une petite tape, comme le fait une maman au moment où son enfant est sur le point de se lâcher pour marcher, et qu'il leur fait comprendre qu'ils sont prêts. Certes ce n'est pas facile, ils sont comme des brebis au milieu des loups, ils partent le pied léger, sans rien et rien ne doit les détourner de leur mission. Et leur mission c'est d'abord de donner la Paix, cette Paix qui vient de Lui. Cette Paix qu'il nous donne et qu'il faut transmettre; si ça ne marche pas, tant pis, la Paix, un peu comme une colombe vient se reposer sur l'épaule de celui qui a donné la Paix, mais qui ne l'a pas perdue pour autant. 

 

Ensuite, c’est se faire dépendant, (peut-être comme Jésus qui accepte l'hospitalité de celui qui la lui donne), accepter de vivre comme les hôtes.

 

E,         Là, c'est la ville, et c'est plus public. 

 

8 Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. 

9 Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” » 

 

On se présente donc comme envoyé et on est accepté, on commence par faire du bien en guérissant les malades et on a une parole: le règne de Dieu s'est approché.

 

 

10 Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : 

11 “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.” 

12 Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville. »

 

Là, c'est l'autre cas de figure, mais il y a quelque chose de public. Le péché en quelque sorte est proclamé. Vous avez laissé passer la chance d'être sauvés, d'être guéris. Et donc le geste de l'inhospitalité, comme le disait un commentaire de RCF: ne rien avoir en commun, rendre la poussière dont l'homme a été tiré, mais laisser quand même une chance (un peu comme à Ninive et Jonas),  attention au jour du jugement votre sort sera pire que celui de Sodome. 

 

 

VENDREDI 1° OCTOBRE Lc 10, 13-15

 

J'ai relu le livre de Baruc. Intéressant. Envoyer ce que Jérémie semble avoir sauvé au moment de l'invasion de Jérusalem pour demander à ceux qui y sont revenus d'offrir un sacrifice  pour demander la protection, mais aussi la reconnaissance de péché des pères et le sien propre, mais rappeler à Dieu que les morts ne peuvent le louer, mais les vivants si et que les vivants ont besoin de Lui..

 

Quant à l'évangile, il suit la lecture d'hier. Mais cela élargit ce qui se passe quand le message n'est pas entendu, surtout quand il ne provoque aucune conversion, aucun changement. 

13 En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre. 

14 D’ailleurs, Tyr et Sidon seront mieux traitées que vous lors du Jugement.  

15 Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Non ! Jusqu’au séjour des morts tu descendras

Bethsaïde, c'est la ville de Pierre, de Philippe. Corazine, on ne connaît pas. Il me semble que certains prophètes, Isaïe sont loin d'être tendres avec ces deux villes, qui sont des villes riches qui ont certainement attaqué Israël à un moment donné. Capharnaüm, bon.. 

 

! 

16 Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. »

 

C'est la phrase qui s'est aussitôt associée quand j'ai lu ce verset. Et c'est ce que Jésus va faire comprendre à Saul sur la route de Damas. Ceux que tu persécutes, c'est Moi ('et donc mon Père qui tu dis vouloir servir et honorer. Et là, tu t'es complétement trompé de cible, tu t'es fourvoyé). Mais moi,  j'ai besoin d'hommes comme toi, et tu vas me servir désormais.

 

Puis s'est associée la phrase: "Celui qui accueille en mon nom un de ces petits, c'est moi qu'il accueille et il accueille celui qui m'a envoyé".

 

C'est le lien Père/Fils qui est ici fondamental. Et qui devrait plus me mouvoir.

 

 

SAMEDI 2 OCTOBRE. ANGES GARDIENS. Mt18, 1-5,10

 

Peut-être que ce que j'ai envie de retenir c'est la capacité d'émerveillement d'un enfant et de retrouver ou de cultiver cela. Hier, j'étais comme émerveillée par la relation entre jésus et son Père et par la personne qui s'est sentie poussée de venir à la messe à la paroisse, parce que c'était Thérèse de Lisieux, la sainte qu'elle prie avant Marie et Joseph, et le fait que le Père Félix, raconte quelques éléments de la vie de la "petite" Thérèse a été comme un signe pour cette dame. Là je m'émerveille. 

 

1 À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? » 

2 Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, 

3 et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. 

4 Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. 

5 Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. 

 

Dans Luc (enfin je crois) Jésus met l'enfant à côté de lui, là il le place au milieu, eux les hommes, les grands qui sont avec ce petit au milieu d'eux. Et comment changer (renaître d'en haut) pour devenir comme un enfant? Accepter et se réjouir de la dépendance, oser essayer, oser explorer,  ne pas rester figé dans son savoir, dans la peur du lendemain. Mais ce n'est pas toujours facile. 

 

10 Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

 

Si je me souviens bien de ce que j'ai lu sur les anges, il y aurait deux sortes d'anges, ceux qui voient la face de Dieu et les autres et les premiers ont quand même un vrai privilège. Voir la face de Dieu, ce que l'homme ne peut pas faire. Alors nous en avons de la chance d'avoir ces anges, mais qu'est ce que c'est difficile de penser à eux et de les prier.

 

samedi 25 septembre 2021

SEMAINE DU 19 AU 26 SEPTEMBRE. EVANGILES


DIMANCHE 19 SEPTEMBRE. Mc 9, 30-37

 

Dans ce chapitre, il y a eu la transfiguration avec l'interdiction de raconter jusqu'à ce que Jésus soit ressuscité de morts; la guérison de l'enfant épileptique, le démon que l'on ne peut chasser que par la prière et c'est l'épisode d'aujourd'hui. Et on dirait que Jésus enfonce le clou, mais que certes ils entendent, mais que ça ne passe pas. Ces paroles mettent tout par terre; et interroger Jésus, vu ce qui s'est passé avec Pierre, pas évident. Mais ils ont quand même compris que quelque chose va changer et se posera la question implicite du successeur, donc celui qui sera le plus à même de devenir le chef; de succéder.

 

30 En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache, 

31 car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » 

32 Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. 

 

Étonnant, mais si on se place dans la perspective de la montée à Jérusalem qui est toute proche, cela donne l'image d'un temps de retraite, ou Jésus est seul avec les douze, et où il essaye de leur parler de l'avenir, mais pas seulement. Mais c'est un temps pour eux, avec eux, un temps de réflexion, de solitude. Pas de foules, pas de miracles, du calme. 

 

 

33 Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » 

34 Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. 

 

On voit très bien la scène. Ils sont tous penauds. Ils n'ont pas prié, ils ont discuté pour savoir qui était le plus grand. Et là encore on (je) imagine bien le silence.

 

35 S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »

 

Et c'est la posture du Jésus qui enseigne il est assis, et il délivre sa sentence, pour répondre en quelque sorte au silence, parce que s'ils se taisent, ils n'ont pas dit. Celui qui veut être le premier, et là, il s'agit d'un choix personnel, ce n'est pas sur ses qualités que ça se joue, sur ses aptitudes, mais sur autre chose: prendre la dernière place et servir. 

 

36 Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : 

37 « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

 

Et,  pour enfoncer le clou, il prend un enfant. Il le place au milieu (quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu de vous). Celui qui doit me remplacer, ne doit pas prendre ma place, il doit me la laisser et pour cela, accueillir le petit, comme moi j'accueille le petit, le malade, le dépendant, et alors il m'accueille et s'il m'accueille, il me fait vivre, et il accueille en même temps le Père, puisque Jésus est en lien permanent avec le Père. 

 

De fait ce texte ce n'est pas redevenir comme un petit enfant, mais c'est centré sur l'accueil. C'est en accueillant le petit que l'on devient comme jésus, qu'on est dans la Présence et que l'on peut le représenter Lui. 

 

C'est bien l'accueil qui est en cause là, pas le être comme. Et si Jésus le met au milieu, c'est que parfois il nous faut le voir dans l'autre. 

 

Je ne suis pas sûre, du moins ce matin je ne le ressens pas comme cela, qu'il y ait un lien logique entre l'affirmation: le premier doit servir et se faire le dernier (en cela, il peut être comme un enfant de l'époque de Jésus), mais surtout c'est en accueillant le petit que l'on est façonné pour devenir des autres Jésus. Et quand on travaille avec des enfants handicapés, c'est bien ce que l'on vit. On est façonné par eux, par ce merveilleux amour qui est en eux, et qui nous change et c'est un long travail. 

 

 

LUNDI 20 SEPTEMBRE. Lc 8, 16-18

 

Cela suit sans transition l'explication de la parabole du semeur, alors à qui Jésus s'adresse-t-il? Aux disciples ou aux foules. S'il est la parole, les disciples qui ont compris cela, ne peuvent plus la faire taire, mais ils ne peuvent que la répandre. Ils ont trouvé le Messie, et ils auront à le faire connaître, ils ne pourront plus se taire. 

 

Parfois je commence à détecter des ressemblances avec l'évangile de Jean. Quand Jésus Jn 8, dit "je suis la lumière du monde", il me semble que c'est aussi ce qu'il dit aux disciples. Il est la lumière du monde et quand la lumière par lui, a été allumée en nous, alors elle brûle et doit éclairer les autres. 

 

16 En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. 

 

Peut-être que la centration est sur l'importance de la lumière. Elle sert à quelque chose. Voir la lumière pour ne pas trébucher sur quelqu'un ou sur un objet qui serait sur le sol. Et aussi, savoir qu'on est arrivé dans un lieu accueillant, un lieu qui n'est pas sombre. Voir et aussi être vu;

 

17 Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. 

 

Le car je ne le comprends pas trop, mais Jésus on ne le cache pas, il ne se cache pas, et tout sera dévoilé un jour.

 

18 Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »

Il avait dit: que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent. Là il parle d'écouter. Se préparer, laisser entrer, laisser ensuite agir. Pas toujours simple, mais possible. Quant à la finale, je crois que c'est un peu: tu crois avoir tout compris, tout savoir et du coup te n'écoutes pas, tu te crois au-dessus, et au final, tu n'as rien, parce que tu t'es trompé de cible.

 

 

MARDI 21 SEPTEMBRE. Mt 9, 9-13 St Matthieu.

 

Dans le récit de Matthieu (évangile de ce jour) c'est comme d'habitude plus concis que chez les autres évangélistes. J'ai lu un commentaire (1) disant que le "suis moi", voulait dire change de vie, prends ma manière de vivre au sérieux, mais pas forcément de suivre au sens fort. Mais pourtant quand on dit que Simon suit le Seigneur, il laisse tout. Et j'aime ce mouvement qui passer de statique, assis , peut-être même vautré sur son siège, à debout et en marche. Que Matthieu ait déjà écouté cet homme, cela est plus que possible, et là, je dirai c'est le son de la voix qui met en branle quelque chose qui était déjà là, mais qui ne serait pas venu si Jésus n'était pas passé. La relation, le regard, et quel regard. Justement la miséricorde: tel que tu es, avec ce que tu es, avec tes capacités et tes incapacités, je t'ouvre une autre vie, un autre avenir. Et cela c'est beau. Le passé n'est plus pris en compte. 

 

On dit toujours que tous les collecteurs d'impôts, sont malhonnêtes, l'étaient-ils vraiment tout? Ce qui leur est reproché c'est de travailler pour l'envahisseur, avec les païens. 

 

Et il y a le repas, à la maison. Quelle maison?  Ici c'est la maison, une maison bien mal fréquentée pour les pharisiens qui n'ont que ça à faire: épier. Et Jésus qui d'emblée prend la défense de ceux qui aux yeux des pharisiens sont des salauds, tous, quel qu'ils soient. Et c'est l'écriture qui leur est renvoyée. C'est la miséricorde que je veux et non les sacrifices (et non les jugements). 

 


9 En ce temps-là, Jésus sortit de Capharnaüm et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit. 

 

Finalement c'est étonnant. Jésus quitte Capharnaüm, on ne sait pas où il veut aller, il doit donc passer par la guérite où se tient celui qui est de service ce jour-là. Tel que c'est raconté, Jésus ne voit en passant, et il dit. Il ne s'arrête pas, comme ce que l'on voit sur les tableaux. Il passe, il regarde, il appelle et son appel provoque le déplacement et quel déplacement. Si Matthieu le suit, il sort de Capharnaüm. Où vont-ils?  Que se passe-t-il? Dans les autres synoptiques, c'est le repas de fête. Là c'est un peu différent. Et peut-être que j'aime bien ce temps dont je ne sais rien. Ce temps où il se passe quelque chose, un tête à tête entre Matthieu et Jésus.

 

10 Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. 

 

Si je prends le texte tel quel, quand on dit la maison, en général c'est celle de Simon. Et du coup, il y a maintenant ce nouveau disciple un pécheur notoire, et les autres collecteurs et plein de gens qui sont considérés par ceux qui savent comme des impies. Si cet homme est devenu disciple, alors, l'appel c'est pour tout le monde et du coup, tout le monde vient, et c'est ce repas avec le mélange qui ne plait pas aux pharisiens. Mais ils ne s'adressent pas directement à Jésus, comme souvent. Et c'est aussi cette disqualification sournoise. 


Là, c'est Jésus qui est assis, et entouré, lui et ses disciples par ces personnes qu'il ne faut pas fréquenter. Et c'est la question insidieuse. Vous suivez un drôle de maître qui ne respecte pas les coutumes..

 

11 Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » 

12 Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. 

 

Finalement c'est très subtil la réponse de Jésus, car on ne sait pas qui sont les gens bien portants. En fait les pharisiens pensent surement que Jésus est malade, et qu'eux sont les bien-portants, mais le sont-ils?

 

13 Allez apprendre ce que signifie : ‘Je veux la miséricorde, non le sacrifice’. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

 

Et l'affirmation mais qui est avec un article indéfini. Je ne suis pas venu appeler des justes (et non pas les justes), mais des pécheurs, donc pas tous, mais ceux qui veulent bien se laisser toucher. 

 

(1). HOMÉLIE DE S. BÈDE LE VÉNÉRABLE

Matthieu se leva et suivit Jésus.


Jésus vit un homme assis au bureau de la douane ; son nom était Matthieu. « Suis-moi », lui dit-il. Il le vit non pas tant avec les yeux du corps qu’avec le regard intérieur de sa miséricorde. ~ Il vit le publicain, et parce qu’il le vit d’un regard qui prend pitié et qui choisit, il lui dit : « Suis-moi », c’est-à-dire imite-moi. En lui demandant de le suivre, il l’invitait moins à marcher derrière lui qu’à vivre comme lui ; car celui qui déclare demeurer dans le Christ doit marcher dans la voie où lui, Jésus, a marché. ~ Matthieu se leva et le suivit. Rien d’étonnant que le publicain, au premier appel impérieux du Seigneur, ait abandonné sa recherche de profits terrestres et que, négligeant les biens temporels, il ait adhéré à celui qu’il voyait dépourvu de toute richesse. C’est que le Seigneur qui l’appelait de l’extérieur par sa parole le touchait au plus intime de son âme en y répandant la lumière de la grâce spirituelle. Cette lumière devait faire comprendre à Matthieu que celui qui l’appelait à quitter les biens temporels sur la terre était en mesure de lui donner dans le ciel un trésor incorruptible. ~

 

 

 

 

 

MERCREDI 22 SEPTEMBRE. Lc 9, 1-16. Envoi en mission des 12.

 

Il manque un sacré morceau du chapitre 8. La famille qui vient le chercher, la tempête apaisée, guérison du possédé de Gérasa, guérison fille de Jaïre et femme hémorroïsse. 

Peut-être que le temps de formation des douze lui parait suffisant pour les lancer dans l'aventure missionnaire. 

 

1 En ce temps-là, Jésus rassembla les Douze ; il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et de même pour faire des guérisons ; 

2 il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades. 

 

Quand je lis ces versets, je me dis que Judas, a eu aussi ce pouvoir, cette capacité 'avoir autorité que les démons et qu'il n'a pas pu l'utiliser pour lui. Il a certainement obtenu des guérisons, alors qu'est ce qui s'est passé pour que ça capote, pour qu'il n'ait plus confiance? Le comportement défaitiste de Jésus? N'empêche que cela pose question . 

 

Sinon, j'aime bien le verbe "rassembler". Il en fait un tout, il les rassemble et ensuite, une fois nanti de ce pouvoir, ils peuvent enfin participer à la mission, les guérisons et les dépossessions étant le signe du le royaume est là.

 

3 Il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange. 

 

Ne rien prendre pour la route. Déjà là, essayer d'être léger, enfin ailleurs il dire quand même qu'on peut prendre un bâton. Ce sont les réserves qu'il l faut essayer de ne pas faire.  Se rappeler que quand il appelle, le Seigneur pourvoie. 

 

4 Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y ; c’est de là que vous repartirez. 5Et si les gens ne vous accueillent pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds : ce sera un témoignage contre eux. » 

 

Un commentaire magnifique du pasteur Stenberger sur la poussière accumulée par ceux qui n'ont pas été accueillis. Quelle vision, mais ça remet un peu les choses en place; 

 

6 Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.



 

JEUDI 23 SEPTEMBRE. Lc 9, 7-9

 

On se demande un peu ce que ça vient faire là, sauf que Luc aime présenter ses personnages et que dans son évangile, il y aura bien une rencontre avec Jésus, mais à la fin de la vie de ce dernier et on sait qu'il ne se passe rien, sauf qu'Hérode se moque de lui, en lui donnant un manteau rouge. Mais ce ne sera pas lui qui fera couler le sang.

 

7 En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts.

 

Si Hérode pensait être débarrassé de Jean, il a de quoi être inquiet sauf que les discours de Jésus ne ressemblent pas du tout à ceux de Jean. Jésus fait peu de reproches, sauf à ceux qui savent, et il ouvre la maison du Père à tous.

 

 8 D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. » 

 

Si ce n'est pas Jean, qui est-il cet homme? Peut-être Elie, peut-être un prophète d'autrefois. Mais il y a cette idée de revenir à la vie qui est étonnant. Comme si Jésus ne pouvait pas être en tant que lui. Il est la copie d'un autre. Étonnant. En même temps très inquiétant.

 

9 Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » Et il cherchait à le voir.

 

Hérode lui, ne rentre pas dans ces considérations. Jean est mort, et c'est terminé. Mais celui-là il semble bien différent. Il fait de telles choses (on a l'impression certes d'une curiosité, mais aussi d'une admiration).

 

 

C'est toujours étonnant ce besoin de se référer au passé pour définir l'œuvre de quelqu'un, ce qui la banalise en quelque sorte. Cela peut rassurer; il y a aussi ce prophète promis par Moïse qui doit venir un jour et qui annonce des jours meilleurs. Jésus sauveur? 



 

VENDREDI 24 SEPTEMBRE. Lc 9, 18-22

 

Le pasteur Stenberg fait remarquer que quand Jésus parle de lui, il s'appelle le fils d' l'homme, le fils de l'humain. Et que c'est bien cet humain-là, cette humanité qui va mourir et revenir à la vie. 

 

Un texte magnifique de Julienne de Norwich

 

« Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup..., qu'il soit tué et que, le troisième jour, il ressuscite »

Dans ma sottise, je m'étonnais que la sagesse profonde de Dieu n'ait pas empêché le début du péché, car s'il avait fait ainsi, me semblait-il, alors tout aurait été bien. (...) 

Jésus m'a répondu : « Le péché était inéluctable, mais tout finira bien, tout finira bien, toute chose, quelle qu'elle soit, finira bien ». Dans ce simple mot « péché » notre Seigneur m'a présenté à l'esprit tout ce qui n'est pas bon : le mépris ignoble et les épreuves extrêmes qu'il a soufferts pour nous, durant sa vie et à sa mort ; toutes les souffrances et les douleurs, corporelles et spirituelles, de toutes ses créatures. (...) Je contemplais toutes les souffrances qui ont jamais existé ou existeront, et j'ai compris que la Passion du Christ a été la plus grande, la plus douloureuse de toutes et les surpasse toutes. (...) Mais je n'ai pas vu le péché. Je sais en effet, par la foi, qu'il n'a ni substance ni aucune sorte d'être ; on ne saurait le connaître autrement que par la souffrance qu'il cause. 

J'ai compris que cette souffrance n'est que pour un temps : elle nous purifie ; elle nous amène à nous connaître nous-mêmes et à crier miséricorde. La Passion de notre Seigneur nous fortifie contre le péché et la souffrance : telle est sa sainte volonté. En son tendre amour pour tous ceux qui seront sauvés, notre bon Seigneur les réconforte promptement et aimablement, comme s'il leur disait : « Il est vrai que le péché est la cause de toutes ces douleurs, mais tout finira bien : toute chose, quelle qu'elle soit, finira bien ». Ces paroles, il me les a dites très tendrement, sans le moindre blâme. (...) 

Dans ces paroles, j'ai vu un mystère profond et merveilleux caché en Dieu. Ce mystère, il nous le dévoilera et fera connaître pleinement au ciel. Lorsque nous en aurons connaissance, nous verrons en toute vérité pour quelle raison il a permis la venue du péché en ce monde. Et voyant cela, nous nous réjouirons éternellement.

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18 En ce jour-là, Jésus était en prière à l’écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea : « Au dire des foules, qui suis-je ? » 

19 Ils répondirent : « Jean le Baptiste ; mais pour d’autres, Élie ; et pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. » 

 

Il y a ce côté moment intime. Jésus est en prière, à l'écart. J'ai l'impression que le temps passé avec son père étant terminé, il s'approche des disciples et qu'il concrétise en quelque sorte ce qui s'est passé durant ce temps. Le père l'esprit, lui ont demandé de commencer à instruire ses disciples sur ce qui doit lui arriver, mais aussi d'être certain que ceux qu'il a choisi reconnaissent en lui, pas comme Hérode, quelqu'un d'autre, quelqu'un qui est celui que l'on attend, le Messie. Et Jésus fait comme souvent il pose une première question pour aller plus loin. Il est aussi question de résurrection, mais on ne sait pas du tout ce que cela représente.

 

Alors, c'est la référence au Baptiste, à Elie, au prophète annoncé par Moïse.

 

20 Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Pierre prit la parole et dit : « Le Christ, le Messie de Dieu. » 

 

Ce n'est pas n'importe quel messie. En fait c'est deux fois le même mot, tu es l'envoyé, celui qui est oint par Dieu, tu es sa présence parmi nous. 

 

21 Mais Jésus, avec autorité, leur défendit vivement de le dire à personne, 

 

Donc là, Jésus est rassuré, ils "savent" mais pas comme les démons qui disent je sais qui tu es, ce qui est (mais où ai-je lu ou entendu cela aujourd'hui) une parole exacte, mais qui n'est pas la vérité. Pour eux, il est en vérité celui qu'il dit être, le Fils. Et c'est la première annonce de la passion, qui se passe beaucoup mieux que dans l'évangile de Matthieu, où Pierre se fait jeter comme un suppôt de satan.

 

22 et déclara : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »


La belle image du messie-roi, est remplacée par celle du messie-serviteur. 

 

Retraite dans la ville: 

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Silence - Vrai mensonge

Frère Denis Bissuel

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Vrai mensonge

On était frappé par l’autorité avec laquelle Jésus parlait. L’autorité, au sens premier du terme, c’est ce qui aide à grandir ceux sur qui elle s’exerce. On le voit bien dans le domaine de l’éducation où l’autorité des parents révèle ce qu’il y a de bon chez leurs enfants, et aussi ce qu’il y a de moins bon. 

Jésus passe son temps à révéler le meilleur de chacun, mais par sa seule présence, il indispose le démon impur qui défigure l’homme possédé. Le démon se met à crier et à agresser Jésus : « Ah ! Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Pourquoi te mêles-tu de mes affaires ? Je sais qui tu es. »

L’esprit impur a une certaine connaissance, il sait qui est Jésus, sa parole est exacte, mais elle n’est pas vraie, elle n’est pas dans la vérité. 

Une parole, même exacte, ne constitue pas forcément une vérité, et, comme souvent dans les évangiles, ce sont les démons qui font les plus belles déclarations et pourtant il leur manque l’essentiel : la foi et la charité. Une parole proférée par un esprit mauvais ne peut rien apporter de bon à personne, elle sème le trouble et elle divise. C’est pourquoi Jésus lui impose le silence, littéralement il le muselle, avant de l’expulser. Alors les langues se délient, tout le monde se met à parler et à s’interroger sur la parole de Jésus et sur son autorité. On ne peut dire trop vite que Jésus est le saint de Dieu. Jésus lui-même ne veut pas que le mystère de sa personne soit divulgué trop tôt, avant que ses disciples ne soient prêts à l’entendre, prêts à l’accompagner fidèlement sur le chemin de la Passion. Alors ils pourront dire en vérité : « Vraiment celui-ci était Fils de Dieu. »*

 

 

SAMEDI 25 SEPTEMBRE: Lc 9, 43b-45.

 

Il manque la transfiguration, la guérison de l'enfant épileptique. On peut penser que cela se passe après cette guérison. Mais Jésus une fois de plus souffle le froid, d'autant que l'on n'est pas si loin de la montée à Jérusalem, puisque la transfiguration a eu lieu. Et là, c'est aux disciples qui doivent être dans l'admiration et la certitude que Jésus va devenir un grand chef que Jésus les douche avec la réalité. 

 

43b En ce temps-là, comme tout le monde était dans l’admiration devant tout ce qu’il faisait, Jésus dit à ses disciples :

 

44 « Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant : le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. » 

 

Il y a 'ouvrez bine vos oreilles', c'est important, ne l'oubliez pas. Et l'annonce: vous pensez que je vais vous libérer des romains, mais moi, je vais être livré au pouvoir de la main des hommes. On va m'enfermer, et me faire souffrir. C'est implicite ce qui va se passer, et pourtant il faut ouvrir les oreilles.  

 

45 Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée, si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens, et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.

 

Pouvaient-ils comprendre, les disciples? Même les apôtres à ce moment là, n'y arrivent pas. Cela les dépasse, dépasse leur entendement. Peut-être que c'est pour moi, de me dire qu'avec Jésus, ce qui se passe, sera toujours au-dessus de mon entendement, qu'un jour je comprendrais son ou ses projets, mais que cela passera toujours par l'échec, par la croix.