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samedi 25 mai 2024

SEMAINE DU 19 AU 25 MAI. ÉVANGILES

 

DIMANCHE 19 MAI. Jn 15, 26-27 et Jn 16, 12-15

 

Deux titres, Défenseur et Esprit de Vérité.

 

15,26 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. 27Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement. 

 

Après la parabole de la vigne et des sarments, du rappel de la loi d'amour, jésus prépare à la suite, à savoir la haine qu'ils vont vivre de la part du monde. Jésus annonce l'existence de quelque chose, de quelqu'un qui rendra témoignage. Mais s'il faut deux personnes pour qu'un témoignage soit reçu, Jésus a alors besoin du témoignage de ses disciples, rendu possible par la présence de ce Défenseur. La force de l'Esprit sera donc contrairement à ce qui se passe le soir du jeudi saint, de ne plus prendre la fuite, mais d'attester que Jésus est le Fils de Dieu? 

 

16,12 J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. 

13Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il  aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. 

14 Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. 

15Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

 

Le début du chapitre est très explicite que ce que vont vivre les disciples après la mort de Jésus. Il annonce aussi que sa mort permettra l'envoi du Défenseur. Ce défenseur qiu est esprit de vérité, les conduira dans la vérité toute entière (on passe au total, à la connaissance), car cet esprit ce qu'il dira (donc il parlera), répètera ce qu'il aura entendu, et il fera connaître ce qui va advenir. Jn 16, 13.

Il a aussi pour fonction de glorifier le Fils (comme le Fils a glorifié le Père) 

 

Union du fils et de l'esprit. L'esprit reçoit quelque chose de Jésus, un don et ce don il ne la garde pas pour Lui, il le fait connaitre aux disciples.

 

L'image qui me vient, c'est qu'il aurait pu y avoir quelque chose de fermé entre les trois, mais que le don reçu est aussi partagé avec d'autres, et que c'est un peu cela les langues de feu. C'est la Gloire qui nous est donnée, partagée pour qu'à notre tour, nous la transmettions et que le Fils et le Père soient glorifiés, et que cela nous permette aussi de vivre dans l'amour, amour reçu et amour donné.

 

 

Gal 5: le fruit de l'esprit, c'est la charité, la joie, la paix, la patience, la douceur, la bonté, la fidélité, la bénignité, la tempérance.

 

Les dons de l'esprit: sagesse, intelligence, conseil, force, connaissance, piété et force.

 

Les charismes 1 Cor 12. 

04 Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit.

05 Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur.

06 Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous.

 

07 À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien.

 

08 À celui-ci est donnée, par l’Esprit, une parole de sagesse ; 

à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ;

09 un autre reçoit, dans le même Esprit, un don de foi ; 

un autre encore, dans l’unique Esprit, des dons de guérison ;

10 à un autre est donné d’opérer des miracles,

 à un autre de prophétiser, 

à un autre de discerner les inspirations ;

à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ; 

 

 

LUNDI 20 MAI. Jn 19, 20-25

 

25 Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.

Le narrateur, ne parle que des femmes, il y a la famille (on apprend que Mariam a une sœur- et marie de Magdala (pas de Béthanie).

 

26 Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » 

27 Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. 

 

Ce n'est qu'à ce moment-là, que le lecteur comprend que les apôtres sont tous absents et qu'il y a juste le rédacteur, (enfin c'est ce que l'on peut penser), qui est ce disciple que Jésus aimait et qui était présent au lavement des pieds. 

 

Pour moi, il se passe quelque chose, c'est un peu comme dans les synoptiques, cette autre famille (celui qui fait la volonté de mon père est pour moi, un frère une sœur, une mère. 

 

Je pense aussi que c'est un moyen de sauver marie du déshonneur. Que lui serait il arrivé si elle était rentrée à Nazareth avec un fils vaurien? L'honneur du village en prenait un coup et la vie aurait été affreuse pour elle. Donc création d'une autre famille qui n'est plus la famille biologique, clanique.

 

28 Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » 

29 Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. 

30 Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. 

 

Il y a ces deux mots autour de l'accomplissement, le avant qui oblige Jésus à demande rà boire de ce vin aigre, avec le mot soif qui renvoie aussi à la samaritaine, lui, la source, il demande à boire, il a soif, et il est quand même abandonné, les onze ne sont pas là, ceux qu'il appelle ses amis et même si c'était prévu, annoncé par lui, cela peut rester infiniment douloureux. 

 

Remettre l'esprit (d'autres trad parlent je crois du souffle qui est répandu et qui est présence de l'esprit sur le monde qui se donne à ce moment là.

 

31Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. 3

32 Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. 

33 Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, 

34mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

 

Je n'aime pas la fin de cette péricope. Mais il y a le côté ouvert, le sang qui montre bien que Jésus est un homme qui meurt là ou qui est mort là, mais aussi le symbolisme du sang et de l'eau.

 

MARDI 21 MAI. Mc 9, 30-37

 

On reprend Marc. Il y a eu la transfiguration, pas d'annonce de la passion, enfin l'annonce de sa résurrection quand même, la question sur Elie, la guérison de l'enfant épileptique, et c'est après que se passe la péricope de ce jour. 

 

30 En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache, 

31 car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » 

32 Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. 

 

Retour à Capharnaüm, mais si la transfiguration a eu lieu sur le mont Hermon, cela fait une certaine distance, donc Jésus peut trouver des endroits pas fréquentés, et prendre son temps pour les enseigner, sauf que là, l'enseignement semble concerner uniquement le plan de Dieu: livré aux mains des hommes, tué, et ressuscité trois jours après la mort. Donc pas top du tout, donc non compréhension, et peur de poser des questions. Effectivement, quand mauvaise nouvelle, on se bouche les yeux et les oreilles.  

 

33 Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » 

34 Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. 

 

On peut penser que le reste du chemin qui a dû être bien long, est en silence, du moins Jésus se tait, eux c'est différent, ils restent entre eux. Je vois bien la distance entre jésus et ce petit groupe de "pèlerins".

Ils arrivent enfin chez eux, là aussi je peux imaginer des retrouvailles, et puis la question de Jésus, et là, mal dans leur peau. Ben euh… On voulait savoir celui d'entre nous qui était le plus grand (qui prendrait ta place pour diriger après ta mort). 

Peut-être que cela se passe, dès le retour, presque comme si Jésus les retrouvaient;

 

35 S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » 

 

Là, ça devient solennel, il s'assied, comme un maître, un rabbi. Et la sentence, celui qui veut être le chef, qu'il se mette au service des autres, qu'il ne se fasse pas servir. Maintenant lui, est ce qu'il ne se fait quand même pas servir? Mais cela c'est ce qu'on voit. Ce qu'on ne voit pas, c'est qu'il est venu pour servir, non pas ceux-là, mais les hommes en général, que c'est bien plus vaste, bien plus grand. La place qu'il prend, c'est accepter de mourir pour le service de l'humanité, pour que le lien rompu, lien que la loi, semble insuffisant à réparer, soit rétabli, comme si le câble était réparé ou le cordon ombilical remis en place.

 

36 Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : 

37 « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

 

Puis après la sentence, non pas l'explication, mais quelque chose pour leur faire comprendre ce qu'il veut dire. 

D'abord, prendre un enfant et du temps de Jésus, les enfants sont des bouches à nourrir, ils ne sont pas utiles, et d'après ce qu'on dit, on a plutôt tendance à les chasser (ce que les disciples font d'ailleurs, mais peut-être dans un autre évangile).

 

Donc Jésus prend un enfant et l'embrasse (pas dégouté, si je comprends bien) et il parle de la place de ceux que l'on considère comme ce moins que rien. Il se considère lui comme ce petit enfant mal propre, il est ce petit. Et si on l'accepte tel qu'il est, ou tel qu'il se voit, on accueille aussi son Père. 

 

Ceci dit, même si ce verset semble limpide, il ne l'est pas du tout. Parce que d'un côté, du temps de Jésus, jésus est celui qui est invité, celui que l'on accueille. Et après, il devient celui qui n'a pas de place, pas de nom. La crucifixion fait de lui un rejeté, et du coup accueillir un rejeté, c'est l'accueillir lui.

 

MERCREDI 22 MAI. Mc 9, 38-40

 

Un peu comme un cheveu sur la soupe ce texte. On leur a dit d'accueillir certes un enfant, mais cela peut aller plus loin et il y a vraiment eu querelle, enfin peut-être que ce fut seulement verbal, ce qui en soi c'est déjà pas mal.

 

38 En ce temps-là, Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. » 

 

On a vu, on a entendu et on ne comprend pas pour qui il se prend ce type là. Il expulse en ton nom, et nous on ne le connait pas. Un jour Jésus dira: vous dites que vous avez expulsé des démons, en mon nom, mais je ne vous connais pas.. 

 

39 Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; 

40 celui qui n’est pas contre nous est pour nous. »

 

Peut-être que Jésus ici, veut montrer que si le miracle se réalise, c'est qu'il y a en la personne un désir de faire cette bonne chose pour un autre et comme il a compris que le nom de Jésus est puissant, il utilise ce nom, peut-être un peu comme un gri-gri, mais le fait que le miracle se soit réalisé lui prouve cette puissance et en lui, il ne peut qu'adhérer. Important pour un esprit d'unité entre les différentes églises charismatiques.

 

 

JEUDI 23 MAI. Mc 9, 41-50.

  1. Comme tous les ans, je bute sur le salé pal le feu, mais je laisse tomber. Un peu l'impression que c'est une phrase d'accroche, puis que ça embraye, comme chez Matthieu, sur le sel. Sinon c'est Matthieu qui a piqué cela à Marc et qui l'a mis dans le discours des Béatitudes. 
  2. L'idée de la pérennité et de la transformation : Le sel est un agent de préservation, et le feu est un agent de transformation. Être "salé de feu" pourrait suggérer une transformation spirituelle durable que les croyants doivent subir.
  3.  

 

 

 

41 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. 

 

Donner à boire à un de ces petits qui est à moi, qui accueille en mon nom.. et là, verre d'eau. Quelque part, vous allez devenir comme ces enfants, des rejetés, donc celui qui vous donnera quand même un verre d'eau, qui transgressera quelque chose pour vous, parce que vous êtes à moi, celui là aura sa récompense. Vous qui voulez être le plus grand, ne vous trompez pas, la vie ne sera pas facile.

 

Puis importance, en tant que membre de cette fraternité, de ne pas être obstacle et de s'analyser. 

 

42 « Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer. 

 

43 Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la. Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas. 

 

44[…] 

 

45Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds. 

 

46[…] 

 

47Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux, 

48là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas. 

 

49 Chacun sera salé au feu. 

 

50 C’est une bonne chose que le sel ; mais s’il cesse d’être du sel, avec quoi allez-vous lui rendre sa saveur ? Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous. »

 

Cela se termine par une belle règle communautaire. Mais c'est comme si Jésus, anticipait des disputes possibles.

 

 

VENDREDI 24 MAI. Mc 10, 1-12

 

Et voilà Jésus en route doucement vers Jérusalem. Il quitte donc la Galilée et se trouve en Judée et là, première attaque ou controverse avec les pharisiens.

 

1 En ce temps-là, Jésus arriva dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. De nouveau, des foules s’assemblent près de lui, et de nouveau, comme d’habitude, il les enseignait.

 

 2 Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » 

 

Certainement question classique et qui a sa réponse dans le deutéronome. Tel que c'est posé, c'est le pouvoir de l'homme sur la femme. A-t-il le droit de répudier sa femme, si ça lui chante, sans aucune raison. 

 

3 Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? » 

4 Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. »

 

Or là, il y a comme un trou. Est-ce que rédiger un acte, est quelque chose de positif pour la femme répudiée? Les motifs sont pourtant évoqués dans le deutéronome, mais très vagues, et très au bon vouloir de l'homme. Dt 24,1-3.

 

 01 Lorsqu’un homme prend une femme et l’épouse, et qu’elle cesse de trouver grâce à ses yeux, parce qu’il découvre en elle une tare, il lui écrira une lettre de répudiation et la lui remettra en la renvoyant de sa maison.

 

02 Si cette femme, après avoir quitté la maison, épouse un autre homme, 03 si ce deuxième homme se met lui aussi à la détester, lui écrit une lettre de répudiation, la lui remet et la renvoie de sa maison – ou encore si ce deuxième homme vient à mourir – 04 son premier mari ne peut la reprendre pour femme, du fait qu’elle aura été rendue impure. Car elle serait une abomination devant le Seigneur. Tu n’entraîneras pas dans le péché le pays que le Seigneur ton Dieu te donne en héritage.

 

5 Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle. 

 

6 Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme.

 7 À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère,

8 il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair

.9 Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » 

 

10 De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. 

11 Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre ,devient adultère envers elle. 

 

Cela c'est très différent de ce que Moïse a écrit. Le fait d'épouser un autre, rend l'homme adultère envers la femme. 

Ici, ce n'est pas celle qui est renvoyée et qui a été épousée par un autre qui devient adultère, (aurait trompé le premier), mais celui qui répudie et qui prend une autre femme. Cela revient à dire que le lien ne peut être rompu, que le lien perdure, à l'image de ce qui a été fait au commencement.

 

12 Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. »

 

Il y a bien une symétrie, mais elle n'est pas réaliste. On dit que c'est dit par Marc, parce qu'il écrit à des romains chez lesquels la femme a une place beaucoup plus importante.

 

Ce qui est intéressant, c'est que les pharisiens n'ont pas le dernier mot avec Jésus et que ce qu'il dit ensuite aux disciples montre bien qu'il se passe quelque chose avec les préceptes de la loi (à défaut des commandements). Là, c'est injuste envers la femme (deut 22), mais Jésus change la donne complétement, et c'est très beau. Du coup, compte tenu de la date de rédaction du deutéronome, on peut se demander si cela a jamais été suivi, parce que finalement (je sais que point de vue date, ça ne va pas), mais David a pris Mikal comme femme, celle-ci lui a été reprise par Saul et donnée à un général. Il n'y a pas eu et pour cause d'acte de répudiation, mais quand David revient, il n'aurait pas du la prendre pour femme… Bref bien compliqué tout ça.

 

 

 

SAMEDI 25 MAI. Mc 10, 13-16

 

On est toujours en Judée, les gens découvrent Jésus. Il y a donc des parents qui veulent un peit plus de ce saint homme pour leurs enfants, ce qui déplait aux disciples qui finalement savent mieux que Jésus ce qui est bien pour lui, et qui les chassent (je crois que c'est ce verbe là qu'on avait autrefois, et qui est plus fort qu'écarter vivement.

 

13 En ce temps-là, des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement. 

 

On est toujours en Judée, les gens découvrent Jésus. Il y a donc des parents qui veulent un peit plus de ce saint homme pour leurs enfants, ce qui déplait aux disciples qui finalement savent mieux que Jésus ce qui est bien pour lui, et qui les chassent (je crois que c'est ce verbe là qu'on avait autrefois, et qui est plus fort qu'écarter vivement.

 

 

14 Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. 

15 Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » 

 

La réaction de Jésus est vive et immédiate: il se fâche et il proteste. Mais là, ce qui est donné à voir est un peu différent. Ce ne sont plus des gens, mais les enfants qui se pressent contre Jésus, et Jésus qui accueille et les regarde avec amour. Avec la phrase très forte: le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemble. Il me semble que ce qui est là, c'est surtout la confiance. Ils vont vers cet homme dont on a dû leur dire qu'il était bon et gentil ils lui font confiance, peut-être qu'ils sourient et embrassent eux aussi, en premier. Spontanéité. Difficile à dire;

 

Donc confiance, et certainement simplicité. Si le royaume est là, ne pas faire comme les pharisiens qui coupent en permanence les cheveux en quatre, mais simplement prendre ce qui est donné. Jésus est là, alors on l'accueille tel qu'il est.

 

16 Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

samedi 20 janvier 2024

SEMAINE DU 15 AU 21 JANVIER2024 ÉVANGILES


 

 

DIMANCHE 14 JANVIER. 2° DIMANCHE T.O. Jn 1,35-42.

 

https://giboulee.blogspot.com/search?q=Jn+1%2C+35-42   (pas mal du tout).

https://giboulee.blogspot.com/2020/01/nous-avons-trouve-le-messiejn-2-41.html  André raconte.

 

 

Voir l’excellent commentaire d’Antoine Nois.  https://regardsprotestants.com/video/bible-theologie/comprendre-bible/les-textes-liturgiques-du-dimanche-14-janvier/?utm_source=Newsletter+Regardsprotestants&utm_campaign=a27c495d37-La+sélection+du+week-end+-+12+01+2024&utm_medium=email&utm_term=0_42931e4494-a27c495d37-72779197

 

Curieux ce choix. Peut-être se comprend il puisque la semaine prochaine ce sera l’appel des premiers disciples chez Marc. 

 

Se pose pour moi la question du verbe demeurer. Peut-être qu’il ne s’agit pas tellement de lieu habitation, mais ce cet autre lieu qui est habitation du Père en lui, et lui dans le Père. Si l’évangéliste notre l’heure, c’est qu’il s’est passé quelque chose d’important pour lui. Je dirai presque une nouvelle naissance. Il a trouvé comme le dira André le messie. Ce verbe trouver, sera ensuite repris dans la suite, pour Jésus qui trouve Philippe et l’appelle, et Philippe qui trouve Nathanaël. 

 

32 Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui.

 

 

 

Qui cherche trouve, dira Jésus plus tard. Mais lui aussi cherche et trouve, et là, se laisser trouver. 

 

35 En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. 

36 Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » 

37 Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. 

 

C’est un peu comme si ces simples mots avaient eu un effet déclencheur, un peu comme dans les séances d’hpynose. Sauf qu’on ne sait pas du tout ce que Jean enseignait à ses disciples. Mais si on se base sur Luc, il est là pour préparer la venue du Sauveur, et il sait que le sauveur est là, puisqu’il a vu l’esprit demeurer sur lui, lors que baptême. On parle de la douceur de l’agneau, soit, mais il y a aussi l’agneau absent pour le sacrifice d’Isaac, agneau remplacé par un bélier. Il y a l’agneau du serviteur souffrant. Il y a des images d’agneau qui représentent Dieu, avec ses brebis, Dieu berger. Et cet agneau, cet agneau qui appartient u berger, à Dieu, il nous est donné, et cela c’est tous les jours que ce don est fait.

 

38 Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » 

39 Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). 

 

 Se retournant… Cela fait penser au chapitre 20. Marie de Magdala se retourne : 16 Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.;l

La question sur le que cherchez -vous, comment la comprendre ? Ce peut être, qu’est- ce que vous voulez, qu’est-ce que vous me voulez ?  Il y a donc la question sur le demeurer qui est dans leur bouche le « habiter ». Et ce qui est étonnant c’est encore la réponse, il est OK et c’est un futur. Il y a bien un lieu quelque part, mais quel lieu ? 

 

40 André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. 

41 Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. 

 

A croire que par la suite, André en trouvera d’autres et les conduira à Jésus.

 

 

 

42 André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.

 

 

LUNDI 15 JANVIER. Mc 2,18-22. 

 

On a eu la guérison du paralytique le jour du Sabbat, l’appel de Matthieu, et là c’est la question d’une différence concernant les disciples de Jésus et ceux des pharisiens et de Jean.

 

 

1 8En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »

 

 Jeûne normal ou jeûne rajouté ? Mais Jésus ne critique pas. Eux ils jeunent. 

 

19 Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. 20Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront.

 

Si comme on le dit, ces jeûnes étaient pour hâter la venue du Messie, c’est presque étonnant que les disciples de Jean continuent à jeûner. Les pharisiens, c’est normal. Maus jésus affirme quelque chose de lui : il est l’époux (c’est ce que Jean avait dit). Et si l’époux est présent, tout est accompli, donc on ne peut que se réjouir. 

 

 21Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. 

22 Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves. »

 

Il me semble que là, Jésus est très très critique par rapport à ceux qui lui cherchent des noises. Vous êtes un vêtement vieux et usé, pour vous raccommoder il faut juste des pièces comme vous, lâches, distendues. Le neuf ce n’est pas pour vous, et ça va être cause de scandale. 

 

Le vin nouveau, il n’est pas pour vous.  Il vous fait exploser. 

 

La question est quand même pour moi, parce que je reconnais que ce qui je suis est parfois bien sclérosé, comment faire, comment être pour que le vin soit du vin nouveau, ppour que l’outre ne soit plus aussi durcie. 

 

MARDI 16 JANVIER. Mc 2, 23-28

 

23 Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. 

24 Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. » 

 

Un fois de plus, les pharisiens en restent au geste et ne cherchent pas la cause. Arracher des épîs, les froisser dans les mains. Pas permis, parce que considéré comme un travail 

 

25 Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? 

26 Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. » 

 

Et Jésus de remettre les pendules à l’heure. Ils ont faim, et c’est cela l’important. Je jour du shabbat n’est pas un jour sans alimentation. Et David a pris des pains consacrés (et bien d’autres choses encore, si on reprend le livre de Samuel), pour lui et pas pour ses hommes qui ne sont pas là. Ce qui importe à Dieu, c’est l’homme vivant, l’homme debout. 

 

27 Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. 

28 Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. »

 

Je réfléchissais ce matin sur le Fils de l’homme. Je me disais que Jésus nous montre en lui, ce que peut être l’homme achevé, l’homme nouveau dont parle Paul, l’homme que nous sommes amenés à être. Et cet homme là, il est le Vivant. Et il sait discerner quand on doit respecter la loi, ou quand on doit en faire autre chose, la modifier. 

 

 

MERCREDI 17 JANVIER. Mc 3, 1-6

 

On change de chapitre. 

 

1 En ce temps-là, Jésus entra de nouveau dans la synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée. 

2 On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser. 

 

C’est assez dramatique comme description. Personne ne sait si l’homme qui est là, est venu comme pour tous les shabbats ou si on l’a obligé à venir, pour tendre un piège. Et il y a des regards . Est-ce qu’il va oser faire cela. On peut comme le dit le Pasteur J-P Steinberger, tput centrer sur le silence qui règne. 

 

3 Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. » 

 

Un appel qui rompt le silence. On a l’impression que le service religieux n’a pas commencé. Et c’est l’appel qui oblige l’homme qui voulait peut-être rester dans son coin, à être en vue de tous, se lever (donc il était assis), et se mettre en plein milieu. 

 

Et ça s’arrête là, avec cet homme, c’est figé, comme la main. Il n’y a pas de mouvement.

 

4 Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient. 

 

Puis c’est la question aux « autres », et le silence répond. Pourtant la question semble facile, faire le bien et sauver une vie, opposé à faire le mal et tuer. Mais non, ils ne veulent pas répondre. 

 

5 Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale. 

 

Et dans le silence, il prononce une parole acte ; étends ta main, ce qu’il ne pouvait pas faire ; Du moins il la sort cette main, et la main est guérie. Est-lle guérie parce que lui, il a eu foi en cet homme Jésus ? Il n’a rien demandé, mais que se passe t il en lui durant l’échange avec les pharisiens ? 

 

6 Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.

 

On peut penser que l’office se déroule ensuite, qui l’homme est là. Seulement aucune louange, aucun merci, aucune glorification. On est vraiment dans la mort, comme si la main morte avait donné la mort à tous ces hommes qui se prennent pour des vivants. 

 

Il y a David qui plonge sa main dans son sac, qui choisit bien sa pierre, qui arme sa fronde. Donc une main bien vivante, une main habile. Une main qui donne la mort. Et dans l’évangile il y a un homme qui a une main morte et qui retrouve une main vivante, une main habile. Étonnant que personne ne glorifie Dieu d’avoir envoyé Jésus. Étonnant qu’il n’y ait pas le moindre remerciement. 

De fait, si la main est guérie, eux, ceux qui râlent, ils sont dans la mort. Leur main est devenue maudite. 

 

 

JEUDI 18 JANVIER. Mc 3, 7-12 (mais peut-être un texte quand même pour la semaine de l’unité). On verra demain.

 

Il se retire, comme la mer se retire, mais d’une certaine manière les vagues de la mer le poursuive et il doit se mettre à l’abri dans une barque. Sauf qui si pour la parabole du semeur, on sait qu’il est monté dedans, là on ne sait pas.

Marc décrit bien le mouvement, les gens qui se précipitent sur lui, pour le toucher ; et ceux qui sont possédés par un esprit impur, qui se jettent à ses pieds (donc ne le touche pas, en principe) et qui crient (ou hurlent) et Jésus qui crie plus fort ;

 

Une belle foire d’empoigne.

 

7En ce temps-là, Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent. 

8vDe Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait.

 

 

 9vIl dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas. 

10vCar il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. 

 

11  Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! »

 12 Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

 

 

VENDREDI 20 JANVIER. Mc 3, 13-19

 

Compte tenu de ce qui est décrit dans les versets précédents, si Jésus veut continuer son ministère, il a besoin d’aide, en particulier pour expulser les esprits. On comprend mieux, pourquoi dans Marc cela se situe maintenant.

Sauf que si on lit ce qui se passe juste après, ce n’est pas très efficace, parce que, quand il rentrer à la maison, ça continue (et on ne sait pas si les disciples sont partis). Là arriveront dans un premier temps des gens de Nazareth qui commencent à trouver que c’est trop,  (ila perdu la raison, pour qui se prend il), puis une autre attaque, celle des scribes qui disent que c’est parce qu’il a fait alliance avec le diable qu’il chasse les démons, le péché contre l’esprit puis les proches et la description de la nouvelle famille.

 

Il semble bien que l’hostilité augmente. 

 

Mais après, on a le changement de discours, celui en parabole.

 

 13 En ce temps-là,  Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, 

14 et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle 

15 avec le pouvoir d’expulser les démons. 

 

16 Donc, il établit les Douze : Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –, 

17 Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques – il leur donna le nom de « Boanerguès », c’est-à-dire : « Fils du tonnerre » –, 

18 André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélote, 

19 et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.

 

 

SAMEDI 20 JANVIER. Mc 3, 20-21.

 

On retrouvera la même phrase en mc 6, 21. Et ce sera la première mulitplication des pains. Que Jésus de prive lui de manger ce n’est pas un pb, mais que d’autres puissent mourir de faim à cause de lui, il n’en n’est pas question ;

 

Se laisser manger par les autres, est-ce un signe de folie ?

 

J’ai toujours été très étonnée par cette mention : il n’était pas possible de manger. Comme si cela traduisait un comportement complètement hors norme. Certes jésus a donné le pouvoir à douze, mais il ne semble pas que cela change quoique ce soit. Et jésus attire, et la foule, se rassemble, enserre et étouffe. On a l’impression qu’on ne peut plus bouger, et c’est bien ce que l’on avait au début de ce chapitre 3. Qui est ce Jésus ?

 

Ce sont les gens de Nazareth qui apprennent, et tel que c’est rédigé, ils apprennent qu’il n’a plus le temps de manger (est-ce si important), et ils viennent pour le ramener dans son bon sens. On ne traite de fou, parce qu’il se laisse manger par les autres. On a l’impression qu’ils veulent disqualifier jésus. 

 

Or on a déjà eu, les pharisiens et les partisans d’Hérode, on a eu ceux qui disent qu’il a fait un pacte avec le mauvais, et maintenant on a les concitoyens. 

 

En général, quand on dit que quelqu’un est fou, c’est qu’il fait peur. Quelle est leur peur. Que cet homme provoque des représailles de la part du pouvoir ? C’est ce que je crois. Ils ont peur de cette notoriété et du coup, ils veulent que ça cesse.  Mais peut-on étouffer l’amour ? 

 

 

20 En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. 

21 Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »

 

  

dimanche 3 mars 2019

SEMAINE DU 25 FÉVRIER AU 3 MARS: ÉVANGILES.


LUDI 25 FÉVRIER. Mc 9, 14-29 L'enfant épileptique.

14 En ce temps-là, Jésus, ainsi que Pierre, Jacques et Jean, descendirent de la montagne ; en rejoignant les autres disciples, ils virent une grande foule qui les entourait, et des scribes qui discutaient avec eux. 
15 Aussitôt qu’elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite, et les gens accouraient pour le saluer.
16 Il leur demanda : « De quoi discutez-vous avec eux? » 


Un peu étonnant cette mise en scène. C'est un peu, comme si après ce moment fort, Jésus et les trois, ne sont pas encore complétement revenus sur terre. Et ils ne s'attendent pas à voir du monde et pas les scribes, les éternels scribes. La foule voit Jésus, comme si elle ne s'attendait pas à le voir. Peut-être que cela évoque un peu Moïse qui descend de la montagne, parce que Dieu lui a dit que le peuple s'était détourné. Et la question qui est un peu la même que celle qu'il posera aux disciples d'Emmaüs: de quoi discutez vous avec eux (et non pas entre vous). Or là il s'agit de la discussion entre les disciples et les scribes; mais on ne sait pas de quoi il s'agit, parce que quelque chose change avec l'arrivée de l'homme.


17 Quelqu’un dans la foulelui répondit : « Maître, je t’ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet; 
18 cet esprit s’empare de lui n’importe où, il le jette par terre, l’enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J’ai demandé à tes disciples d’expulser cet esprit, mais ils n’en ont pas été capables. » 

Le problème est là, l'incapacité des disciples à délivrer cet enfant malade, enfant qui ne parle pas. Par définition "l'infans "c'est celui qui n'a pas la parole. Mais c'est quand même un esprit redoutable, bien plus que la mutité. C'est un esprit qui prend tout le corps, qui qui fait tomber. L'enfant semble ne pas être là. Dans cette scène, le père parle, Jésus parle et entame le dialogue.

19 Prenant la parole, Jésus leur dit : « Génération incroyante, combien de temps resterai-je auprès de vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. »
 20 On le lui amena. Dès qu’ii vit Jésus, l’esprit fit entrer l’enfant en convulsions; l’enfant tomba et se roulait par terre en écumant.

Je pense que le "en écumant" montre à quel point il y a de l'animalité dans cet enfant qui ne tient pas debout. Tel que Marc raconte, il y a un combat: le démon veut montrer qu'il est le plus fort. Ce qui est étonnant, c'est que Jésus laisse faire, il n'intervient pas à ce moment là. Il attend qu'un espace se crée, un espace de parole. Et ça c'est magnifique et ça montre aussi à quel point Jésus est un vrai thérapeute.

21 Jésus interrogea le père : « Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? » Il répondit : « Depuis sa petite enfance. 
22 Et souvent il l’a même jeté dans le feu ou dans l’eau pour le faire périr. Mais si tu peux quelque chose, viens à notre secours, par compassion envers nous ! » 

Comme un bon médecin, Jésus pose des questions et on apprend que c'est depuis toujours et qu'il faut sans cesse veiller sur cet enfant qui se met en danger. Et quelque chose se dégage, une vraie demande, qui doute quand même.

23 Jésus lui déclara : « Pourquoi dire : “Si tu peux”… ? Tout est possible pour celui qui croit.» 
24 Aussitôt le père de l’enfant s’écria : « Je crois! Viens au secours de mon manque de foi! » 

Dans le verset précédent, l'homme disait,  viens à notre secours par compassion pour nous. Là, il dit viens au secours de mon manque de foi, ce qui est différent. Il passe de la demande de guérison, pour son fils, (et peut-être pour consoler sa femme dont on ne parle pas ici) à lui, qui est certes venu pour que son fils soit guéri, mais qui en a profité pour se disputer avec les disciples incapables de guérir son fils. Il passe de la colère (pas capables) à autre chose. Il n'en veut plus au monde entier, il devient partie prenante et comprend que pour obtenir quelque chose, qui n'est pas un dû, il faut y croire, croire que c'est possible.

25 Jésus vit que la foule s’attroupait ; il menaça l’esprit impur, en lui disant : « Esprit qui rends muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant et n’y rentre plus jamais! 
» 
26 Ayant poussé des cris et provoqué des convulsions, l’esprit sortit. L’enfant devint comme un cadavre, de sorte que tout le monde disait : « Il est mort. » 
27 Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva, et il se mit debout. 

Là on a un exorcisme, mais Jésus rajoute sourd, alors que le père avait dit seulement muet. De quelle surdité s'agit-il? Et le démon sort. Et c'est suivi d'une scène de résurrection, car Jésus saisit par la main, le relève, mais c'est l'enfant qui se met debout.

28 Quand Jésus fut rentré à la maison, ses disciples l’interrogèrent en particulier: « Pourquoi iest-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? » 
29 Jésus leur répondit : « Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir, sauf la prière. »


MARDI 26 FÉVRIER. Mc 9, 30-37

30 En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache, 
31 car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » 
32 Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. 

Normalement on devrait être sur le retour en Césarée de Philippe et Capharnaüm. Les temps sont à l'imparfait. L'enseignement, une phrase. J'imagine que Jésus ne devait pas passer son temps à marteler la phrase, mais les disciples ne devaient pas aimer et vu ce qui s'était passé avec Simon, n'osaient pas poser de questions. Car la question de la résurrection des morts persiste. 

33 Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda: « De quoi discutiez-vous en chemin ? »

Là, on arrive à un dialogue.. Comme si finalement Jésus marchait plus ou moins seuls et les apôtres et disciples derrière lui, mais sans que ça communique. Le "discutiez vous" est finalement assez fréquent dans l'évangile. On vient de le trouver dans la guérison de l'enfant épileptique; Jésus qui arrive et voit ses disciples et les scribes pose la question: de quoi discutez vous? Mais est ce que Jésus ne sait pas de quoi ils discutent? Lui qui sait voir ce que pensent les scribes (guérison du paralytique à Capharnaüm). Au moins il ne montre pas sa supériorité. 


 34 Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. 

Finalement si on suit bien le texte, ils sont comme des enfants, ils baisent la tête et ne répondent pas. Ce qui montre bien que Jésus sait de quoi ils ont parlé. Et le plus grand, c'est quel sera celui qui sera capable de le remplacer, puisqu'il doit mourir (et pas revenir à la vie). 
Dans cette optique de silence, ce que fait Jésus est encore plus frappant.

35 S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » 

Une affirmation, qui n'a pas dû être facile. Le plus grand, ce n'est pas celui qui a les qualités, c'est celui qui sait qu'il n'est capable de rien, qu'il est peut-être méprisé, et qui est d'emblée le serviteur, (esclave/enfant) des autres. SI je l'applique à moi cela veut dire; si je veux être chef (mais chef de qui), je dois être au service (bon ça ça va), mais être le dernier, ça c'est autre chose. Peut-être celui qui n'est pas considéré, qui n'a pas d'importance. N'empêche que cette phrase, si connue, elle est très difficile.

36 Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit :
 37 « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

Réponse partielle: être comme Jésus, c'est-à-dire comme un enfant. C'est à dire quelqu'un qui sait qu'il est tout petit, qu'il n'a pas de valeur, qu'il doit obéir. Est ce que Jésus est en train de dire, qu'accueillir quelqu'un qui ne paye pas de mine, qui ne sait pas faire grand chose, parce qu'on le fait par amour pour celui-ci, c'est l'accueillir lui, et en même temps le Père. Mais c'est très loin de ce qui s'est passé, quel est le plus grand, quel est celui qui est digne de prendre la suite… 

Et si c'était, moi je suis entre les mains du Père, je fais ce qu'il me demande, je suis certes son Fils, mais d'abord son serviteur. Alors à vous de faire pareil. Mettez vous entre mes mains ou entre ses mains, comme un enfant qui fait confiance, qui obéit, et qui ne se pose pas trop de questions.


MERCREDI 27 FÉVRIER: Mc 9, 38-40

38 En ce temps-là, Jean,l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent.» 

Je pense que ça pose un réel problème: comment regardons-nous ceux qui expulsent les démons ou font des miracles au nom de Jésus et qui n'ont pas la même pratique que la notre(que la mienne). Critique, peur.. Ce qui est étonnant c'est le: " il n'est pas de ceux qui "nous" suivent, alors que de fait c'est, et c'est ce que Jésus met en lumière "qui te suivent". Celui qui suit Jésus, peut même si c'est autrement, accomplir ces miracles qui changent aussi son cœur.

39Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nomne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi;
 40 celui qui n’est pas contre nous est pour nous. »

On a le dernier verset qui n'est pas tourné comme on s'y attend. Cela évoque le "faites aux autres ce que vous voulez qu'ils fassent pour vous"  et non pas le négatif: ne fais pas à autrui, ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse". Là jésus élargit le regard, il y a plein de personnes que vous ne connaissez pas, et qui sont "pour nous", pour ce que je fais, pour ce que je dis, pour ce que je suis, mais qui n'ont pas fait le choix de venir derrière moi. Peut-être qu'ils le feront un jour. J'aime l'ouverture. Celui qui est contre Jésus, ou ceux qui, ce serait bien plus les savants et les intelligents, ceux qui ont le savoir. 

JEUDI 28 FÉVRIER: Mc 9, 41-40

Il s'agit de recommandations aux disciples, qui rappellent un peu celles de Matthieu après les béatitudes. Il y a la récompense de ceux qui vous reconnaissent comme disciples. Mais pour cela, il y a un comportement à avoir. 

41 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples: « Celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.

Pas facile. Cela évoque quand même des persécutions. Donner un verre d'eau, à quelqu'un qui est assoiffé. Oui, mais le faire parce que cette personne est en train de mourir de soif, pour une raison inconnue, et le faire parce que celui là est chrétien, pour le moment je ne comprends pas. Il y a le regard de cet autre qui est dehors et qui comprend que ce qui meut le disciple c'est le nom de Jésus. J'avais soif et vous m'avez donné à boire, dira Jésus dans Matthieu 25. Ou alors, c'est parce que je sais que tu es un disciple de cet homme, je te donne à boire, même si toi en tant que personne ne ne t'aime pas. Ou, parce que tu es disciple et différent, je Le vois en toi et je donne ce verre d'eau pou Lui. 

 42  « Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer.

Si vous vous voulez disciples, alors ne soyez pas cause de chute pour ceux qui croient en moi, tous ceux qui viennent pour se faire guérir, parce qu'ils croient en moi. 

Là, si on se projette dans notre actualité, oui certains sont des occasions de chute pour les petits qui ont eu confiance en eux.  Mieux vaudrait qu'ils ne soient peut-être pas nés, mais ils sont là, et il faut faire avec. Combat puissance/ faiblesse. Qui gagne à la fin des temps?  Comment aider ceux qui ont chuté…

 43 Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la. Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas. 

Qu'est ce qui meut la main? Les pensées qui sortent du cœur.
44[…]

 45Si ton piedest pour toi une occasion de chute, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds.
 46[…] 

Qu'est ce qui meut le pied…

47 Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux,

Qu'est ce qui meut… 

Il vaut mieux renoncer à certaines choses, et ça c'est le "bon sens" chrétien. Pas pour échapper à la Gehenne, mais pour être dans la vie du royaume.

Toucher, frapper, regarder. L'œil en tant que tel n'est qu'un organe, mais s'il se fixe sur telle ou telle image, alors ça change. Cela reprend les préceptes de Matthieu,  celui qui regarde avec convoitise est déjà coupable d'adultère;

Alors peut-être que Jésus dit la même chose, mais autrement. La main, renvoie à la rapine, au désir de voler, le pied à la violence, au désir de piétiner, et l'œil qui est plus subtile, est quand même la source de tout cela. Purifier son regard, c'est ça le plus important.


 48 là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas. 

Là c'est une description de la géhenne, mais ensuite on a géhenne/feu. Feu/sel. Et sel qui renvoie encore à Matthieu. 

49 Chacun sera salé au feu. 
50  C’est une bonne chose que le sel ; mais s’il cesse d’être du sel, avec quoi allez-vous lui rendre sa saveur ? 

Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous. »

Cela c'est peut-être le plus important. Sel de l'hospitalité, sel du gout de Dieu, et vivre en paix entre vous (ne pas scandaliser qui que ce soit).

VENDREDI 1° MARS. Mc 1, 1-10 

Dans Luc, il y a: il prit avec courage la route de Jérusalem. Et là, dans Marc, c'est la Judée, donc le départ de la Galilée. Et la montée vers la ville sainte. 

 1En ce temps-là, Jésus arriva dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. De nouveau, des foules s’assemblent près de lui, et de nouveau, comme d’habitude, il les enseignait.

La parole c'est quand même la première fonction de Jésus. Guérir oui, expulser les démons, mais ce n'est pas cela l'important. L'important c'est l'écouter parler du royaume, de ce que nous sommes appelés à être. 

 2 Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » 
3 Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? » 
4 Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » 

On a vraiment l'impression qu'ils ne savent faire que ça, essayer de mettre en défaut, voir s'il est vraiment un Rabbi. Et Jésus les renvoie à leur savoir sur la Tora. Mais cela les concerne: est ce que dieu peut les renvoyer? Eux qui pour le moment renvoient Jésus. Est ce qu'ils ne sont pas en train de signer leur acte? Sauf que la réponse de Jésus sera que cette alliance ne peut être rompue. Il y aura peut-être une nouvelle alliance, mais pas sure qu'elle remplace ou détruise l'ancienne.

5 Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle.

Une règle n'est pas un commandement , mais elle peut être modifiée.

 6 Mais ,au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. 
7 À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, 
8 il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. 
9 Donc, ce que Dieua uni, que l’homme ne le sépare pas ! » 

 Et voilà, ils en ont pour leur argent.. Pas de séparation pour quelque motif que ce soit. Ce qui va chambouler les disciples.

10 De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. 
11 Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. 
12 Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. »

C'est complétement symétrique entre l'homme et la femme; enfin l'homme devient adultère envers elle. La femme devient adultère tout court. Mais j'ai lu que cela concerne de fait les femmes romaines, qui elles pouvaient répudier leur mari, ce qui n'est pas le cas en Israël. Donc là, c'est Marc (Pierre) qui étend la loi et qui montre qu'elle concerne tout le monde.



SAMEDI 2 MARS. Mc 10, 13-16

13 En ce temps-là, des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement. 
14 Voyant cela, Jésus se fâchait leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. 

On voit bien la scène; il y a des gens (je dirai des parents) qui sont là et qui se disent que ça ne fera pas de mal à leur enfant si celui çi est touché par Jésus, cet homme qui a un réel pouvoir. Cela fait un peu penser à certains baptêmes d'enfants: assurance tout risques. Sauf que les disciples, les enfants ça les gonfle, et ils écartent, comme ils ont écarté la syro-phénicienne. Ils font un peu la garde.. Ils veillent eux. Et jésus au lieu de leur dire merci, les envoie bouler. Ne faite pas obstacles à ces petits, (cela envoie un peu à ce qui a pu être dit sur le scandale), car c'est à ceux qui leur ressemblent qu'appartient le royaume de Dieu. 

Si Jésus a pu dire que jusqu'à jean, ce sont les violents qui se sont emparés du royaume de Dieu, là on a une approche complètement différente. Ressembler à un enfant, permet d'entrer dans le royaume. L'image qui me vient, est celle d'un enfant sur les épaules de son père, c'est le père qui marche, mais l'enfant arrive au somment de la montagne. Il est au somment. Et c'est Jésus qui porte, parce que l'enfant n'a pas la force. 

15 Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » 

Accueillir le royaume. Le prêtre qui commentait, disait: sans juger les autres (un enfant a le cœur ouvert, un enfant fait confiance, et … j'ai oublié..
J'ai retrouvé, l'humilité. 

16 Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

 Ils ont ces petits, la bénédiction du Père.. 


DIMANCHE 3 MARS: Lc 6, 39-45

On a donc là, plusieurs petites histoires qui sont là pour faire réfléchir. Et c'est la fin du chapitre des Béatitudes et des "conseils". Je me demande si ces histoires ne sont pas des mises en garde contre les pharisiens, contre ceux qui sont les sages, mais qui se trompent.

39 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples en parabole: « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou? 

Dans l'évangile de Matthieu, il y a deux guérisons de deux aveugles. La seconde se passe à Jéricho et est très semblable à celle rapportée dans les autres évangiles. Par contre la première, en Mt 9, 27- 30 fait état de deux aveugles, qui crient et qui le suivent jusqu'à la maison, ce qui m'a toujours étonnée. Comment ont-ils fait? Si on revient au texte d'aujourd'hui, qui est plus symbolique, il est évident qu'ils ont dû être guidés par un voyant. Pour suivre Jésus, si on se reconnaît aveugle, on a besoin d'un autre, un qui n'a qu'une paille dans son œil, et non une poutre, pour nous conduire jusqu'à lui. 

40 Le disciple n’est pas au-dessus du maître; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître.

 Je pense que ce qui est noté à, c'est que le disciple ne prend pas la place du maître, il n'est pas enseigné pour le détrôner, mais étant devenu "comme", il peut annoncer et former à son tour. Mais le maître reste le maître.

 41 Qu’as-tuà regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi,  tu ne la remarques pas ? 
42 Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-mêmene vois pas la poutre qui est dans le tien? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de tonfrère. » 

Beaucoup de "tu" dans ce texte tellement bien connu. Et pas logique. LA poutre, ce n'est peut-être pas ce que l'on croit, je veux dire le truc qui bouche. Non, c'est la question du discernement. Je suis capable de voir ce qui ne va pas chez l'autre, parce que je juge, mais je ne suis pas capable de tourner le même jugement sur moi, et du coup je ne me convertis pas. Maintenant, il y a la notion du frère. Et c'est lui qui doit m'aider à voir cette poutre, et ça ce n'est pas facile du tout. 

43 Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. 
44 Chaque arbre, en effet, se reconnaîtà son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. 

Une image agricole. Mais pour qu'un arbre ne pourrisse pas, il faut le traiter, le soigner. S'il est vraiment malade et si on est cultivateur, il faut le couper. Ne pas cueillir de figues sur des épines, et la figue est un fruit de la sagesse. Le raisin, c'est le fruit de la vigne et la vigne c'est le peuple. Or il y a des reproches dans les psaumes; la vigne que tu avais entourée d'un mur, voilà qu'elle est la proie des ronces, elle est détruite. Est ce que Jésus est en train de dire que le peuple Israël va mal et qu'il ne pourra pas donner le vin? Pareil pour les épines, sa sagesse ne pourra pas être transmise. 

45L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais: car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.

 Si cela clôt presque le chapitre 6, on est face à une mise en garde importante. Demander à l'Esprit Saint d'ouvrir les yeux, le cœur, et qu'il vienne moissonner du bon. Qu'il transforme le cœur. Et qu'il coupe ce qui est à couper.

Peut-être qu'il y a autre chose. La figue c'est la sagesse. Le raisin c'est la vigne. Or Jésus c'est la figue qui sera couronnée d"épines, il sera aussi le raisin qui donne son vin.  Il y aura bien une vendange. Et la suite du texte, faire ce que Lui dit, ma maison bâtie sur le roc, c'est montrer qu'il y a désormais moyen d'être sauvé, par Lui.